[0001] L'invention concerne un connecteur électrique femelle, tout particulièrement destiné
à permettre la connexion avec un connecteur mâle correspondant.
[0002] Elle concerne plus spécifiquement de tels connecteurs électriques femelles de petites
dimensions, par exemple du type de ceux mis en oeuvre au niveau des boucles de ceintures
de sécurité, et destinés à signaliser le bouclage effectif de la ceinture soit par
un signal lumineux, soit par un signal sonore.
[0003] En relation avec cette application particulière, les problèmes auxquels sont confrontés
les concepteurs, sont notamment liés à l'encombrement tout particulièrement réduit
que doit occuper le connecteur, et en outre, au mode de verrouillage de la connexion
femelle sur la connexion mâle, qui doit pouvoir se réaliser sans difficulté tant pour
le verrouillage que pour le déverrouillage.
[0004] On a décrit dans le document EP-A-0 654 871 un connecteur électrique femelle du type
en question, fondamentalement constitué de deux lames métalliques en regard, incurvées
et au contact l'une de l'autre de manière élastique, lesdites lames étant reliées
à leur base au niveau d'une zone de sertissage du fil électrique de conduction.
[0005] L'ensemble conducteur ainsi constitué est surmoulé partiellement par de la matière
plastique, notamment au niveau de sa base et de ses extrémités, tout en conservant
l'élasticité de déformation desdites lames constitutives de la partie électriquement
conductrice. La forme fonctionnelle particulière desdites lames métalliques constitutives
de la partie électriquement conductrice, est conférée par le biais d'un moule lors
de l'opération de surmoulage.
[0006] Si ce type de connecteur donne satisfaction au niveau de ses fonctionnalités, en
revanche, il impose la mise en oeuvre d'un moule de surmoulage de profil particulier,
affectant les cadences de production des connecteurs en résultant. En outre, son procédé
de réalisation impose la mise en oeuvre de moules différents en fonction des différents
types de connecteur que l'utilisateur est susceptible de souhaiter. Il n'y a pas de
réelle standardisation possible avec ce type de connecteur. De sorte que, outre les
rendements de fabrication altérés, ce connecteur est d'un prix de revient relativement
élevé.
[0007] L'objet de la présente invention est tout d'abord de permettre une certaine standardisation
de ce type de connecteur en mettant notamment en oeuvre pour l'un de ses composants
une partie standard, disponible sur le marché.
[0008] En outre, elle vise à accroître les rendements de production et en outre, à diminuer
le prix de revient de ces connecteurs.
[0009] Pour ce faire, l'invention vise un connecteur électrique femelle, monté à l'extrémité
de un ou plusieurs fils de conduction, et destiné à recevoir une ou plusieurs connexions
mâles, et comprenant un boîtier standard, dont la face avant est destinée à recevoir
la où les connexions mâles, et est percée d'orifices propres à permettre l'introduction
de la ou desdites connexions mâles, lesdits orifices se prolongeant chacun par une
alvéole propre à recevoir une connexion femelle.
[0010] Selon l'invention, le connecteur femelle comprend en outre un surmoulage, réalisée
en partie postérieure du boîtier, et définissant sur deux de ses faces opposées un
moyen d'encliquetage du connecteur avec le connecteur mâle.
[0011] En d'autres termes, l'invention propose de partir de boîtiers de connectique standards,
surmoulés en partie pour répondre aux exigences notamment en termes d'encombrement,
mais également pour leur coopération avec un connecteur électrique mâle, de type également
standard.
[0012] Selon l'invention, la partie postérieure du boîtier présente au moins un orifice
traversant destiné à permettre son comblement par le matériau de surmoulage favorisant
la résistance mécanique de l'ensemble.
[0013] En outre, et avantageusement, le boîtier standard est muni au niveau de l'une de
ses faces de lumières traversantes, débouchantes au niveau des alvéoles d'accueil
des connexions femelles, et destinées à servir de point d'ancrage desdites connexions
femelles lors de leur insertion au sein des alvéoles adaptées à cet effet.
[0014] Selon une version évoluée de l'invention, le boîtier standard est en fait constitué
par une pluralité de boîtiers élémentaires parallèles, solidarisés entre eux au moyen
de ponts sécables. Ce faisant, l'utilisateur peut choisir en fonction de ses besoins
la largeur du boîtier en fonction de la connexion nécessaire au connecteur mâle correspondant.
[0015] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent
ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit donné à titre indicatif et
non limitatif à l'appui des figures annexées.
La figure 1 est une représentation schématique en perspective du connecteur électrique
femelle conforme à l'invention vue de trois quart avant.
La figure 2 est une vue analogue à la figure 1, vue de trois quart arrière.
La figure 3 est une vue schématique en éclaté du connecteur conforme à l'invention.
La figure 4 est une représentation schématique en section longitudinale du boîtier
réalisé au niveau de l'une des alvéoles destinées à recevoir la connexion électrique
femelle proprement dite.
La figure 5 est une vue en coupe transversale du boîtier.
La figure 6 est une représentation schématique en perspective du surmoulage vue de
trois quart avant.
La figure 7 est une vue analogue à la figure 6, vue de trois quart arrière.
La figure 8 est une représentation schématique en section longitudinale dudit surmoulage,
réalisée au niveau de l'axe du plan de symétrie centrale du connecteur électrique
[0016] Le connecteur électrique femelle conforme à l'invention a été représenté schématiquement
en relation avec les figures 1 et 2, sous forme totalement assemblé.
[0017] Fondamentalement, il se compose tout d'abord d'un boîtier (1) de forme standard par
exemple, réalisé en polyamide 6 - 6, chargé, notamment en billes de verre et ce, afin
de lui conférer une plus grande rigidité et précision dimensionnelle.
[0018] Ce boîtier (1) présente une face avant (3) plane, laquelle est munie de deux ouvertures
de forme sensiblement carrée (6), destinée à permettre l'insertion à ce niveau des
connexions électriques mâles du connecteur avec lequel ledit connecteur femelle selon
l'invention est destiné à coopérer.
[0019] On a mieux détaillé en relation avec les figures 3 à 5 ce boîtier (1).
[0020] Il est muni, dans l'exemple décrit, de deux alvéoles (10) s'étendant sur toute sa
longueur, à l'intérieur desquelles sont destinées à être insérées les connexions électriques
femelles (19) et (20), décrites ci-après plus en détail.
[0021] Ces alvéoles sont de section sensiblement carrée, même si cette section n'est pas
uniforme sur tout le long du boîtier.
[0022] Lesdites alvéoles (10) communiquent en outre avec l'une des faces du boîtier par
une lumière débouchante (7), destinée à coopérer avec un ergot (23) ménagé au niveau
des connexions (19) et (20), afin d'assurer leur blocage à ce niveau, après leur insertion.
[0023] Le positionnement respectif des ergots (23) et des lumières débouchantes (7) est
tel que l'extrémité (22) desdites connexions électriques femelles (19) et (20) sont
sensiblement au voisinage très proche des ouvertures (6) décrites précédemment.
[0024] Selon l'invention, la zone postérieure du boîtier (1) est munie d'un léger évidement
(9), au niveau de ses deux faces principales.
[0025] Ces évidements (9) sont en outre percés d'orifices traversants (8), deux dans l'exemple
décrit. Ces évidements (9) et ces orifices traversants (8) sont destinés à favoriser
la liaison mécanique entre le matériau de surmoulage constitutif du surmoulage (2)
avec le boîtier (1) et partant, à optimiser la résistance mécanique de l'ensemble.
[0026] Dans l'exemple décrit, les ouvertures (6) et donc corollairement les deux connexions
femelles sont séparées l'une de l'autre d'une distance de 10,16 mm, c'est à dire un
multiple du pas standard de 2,54 mm.
[0027] Il est bien évident que, conceptuellement, il peut être envisagé tout type de pas
entre ces deux connexions, voire ces multiples connexions électriques femelles.
[0028] De fait, et dans une version évoluée de l'invention (non représentée), ce boîtier
est constitué d'éléments unitaires correspondant à ce pas de 2,54 mm, solidarisé les
uns aux autres deux à deux au moyen de ponts sécables, facilement détachables l'un
de l'autre, par l'utilisateur.
[0029] Ainsi, celui-ci peu à son gré, sélectionner la largeur souhaitée du boîtier, et en
l'espèce, par exemple, sélectionner quatre éléments unitaires, en application à l'exemple
décrit précédemment, et ne remplir que les alvéoles extrêmes qu'il comporte pour arriver
à deux connexions femelles de 4 fois le pas de 2,54 mm, soit 10,16 mm.
[0030] On conçoit dès lors la très grande modularité de ce boîtier, adaptable à tout type
de connecteur mâle standard.
[0031] Selon l'invention, ce boîtier (1) présente un surmoulage (2) en zone postérieure
qui va être décrit, notamment en relation avec les figures 3, 6 à 8.
[0032] Tout d'abord, il convient de préciser que l'opération de surmoulage intervient après
insertion des connexions électriques femelles (19) et (20) au sein des alvéoles (10)
du boîtier.
[0033] Ces connexions électriques (19) et (20) sont serties au niveau de l'extrémité dénudée
(17) et (18) du câble (13) et (14) au niveau d'une zone de sertissage (21), d'un type
en soi connu.
[0034] Une fois cette opération de sertissage réalisée, les connexions électriques femelles
(19) et (20) sont insérées dans les alvéoles (10) par les ouvertures (11) colinéaires
dont est munie la face arrière (4) du boîtier, jusqu'à aboutir à l'encliquetage des
ergots (23) au niveau des lumières débouchantes (7).
[0035] Cet encliquetage est réalisé de par l'effet élastique du matériau métallique constitutif
des connexions électriques (19) (20), et ce, de manière en soi connue.
[0036] L'opération de surmoulage peut alors être entreprise au sein d'un moule, et ce, également
de manière connue.
[0037] Le matériau de surmoulage choisi en l'espèce est constitué par du polyamide 6,6 chargé
de 30% en fibres de verre, et ce, également pour lui conférer davantage de résistance
mécanique.
[0038] Lors de cette opération de surmoulage, il peut être observé les éléments suivants.
[0039] Tout d'abord, le matériau de surmoulage vient combler les orifices traversants (8)
dont est munie la partie postérieure du boîtier (1).
[0040] On peut notamment observer ce remplissage au niveau de la figure 6, dans lequel le
boîtier a été représenté en traits discontinus.
[0041] Corollairement, ce matériau de surmoulage vient combler les évidements (9) contribuant
également ainsi à un meilleur accrochage du surmoulage sur le boîtier (1).
[0042] En outre, le moule, pour l'opération de surmoulage, est agencé de telle sorte, que
le surmoulage définit un épaulement (15) faisant face à un épaulement (5) ménagé au
niveau de la partie antérieure du boîtier (1).
[0043] Ce faisant, il se définit sur chacune des faces principales du connecteur en résultant,
un espace ou rainure (16), destiné à coopérer avec un organe complémentaire du connecteur
mâle avec lequel est destiné à fonctionner le connecteur femelle, cet organe complémentaire
étant typiquement constitué d'un ergot de verrouillage.
[0044] Ce faisant, on dispose d'un connecteur femelle respectant les impératifs en termes
de cotes et de géométrie pour sa coopération avec le connecteur mâle.
[0045] En outre, le caractère modulaire du connecteur est renforcé, tout d'abord de par
la standardisation du boîtier de connectique proprement dit, et d'autre part, dans
le cadre de la forme évoluée, de par son caractère sécable.
[0046] Qui plus est, on peut adapter de manière très facile tout le connecteur complet,
en conférant à la forme du surmoulage une forme complémentaire à son lieu d'implantation,
tel que notamment une boucle de ceinture de sécurité, attendu notamment que la partie
fonctionnelle n'est pas affectée par le surmoulage.
[0047] De par la structure particulière du connecteur conforme à l'invention, il peut être
souligné les avantages suivants :
[0048] Tout d'abord, les connexions sont standards et librement commercialisées sur le marché.
[0049] Il convient également de souligner que ces connexions sont positionnées dans le même
sens, ne nécessitant pas d'opération particulière de retournement, tel qu'on le connaît
pour d'autres connecteurs électriques et susceptibles d'être automatisés.
[0050] Compte-tenu de cette orientation dans le même sens, elles peuvent donc être serties
simultanément au moyen d'un outil double ou multiple, en fonction des besoins.
[0051] Il convient également de souligner que le recul des connexions est impossible après
leur encliquetage au sein du boîtier, de par notamment la présence des lumières débouchantes
(7).
[0052] L'alignement des connexions est garanti.
[0053] En outre, un court-circuit est impossible entre les deux connexions (19) ou (20),
voire les multiples connexions, de par la structure particulière du boîtier d'une
part, et d'autre part, de par le surmoulage postérieur, dans la mesure où du matériau
de surmoulage vient se loger entre les fils (13) et (14) en zone postérieure du boîtier,
tel qu'on peut en outre l'observer, notamment sur la figure 6.
[0054] Il convient également de souligner qu'il est possible de procéder à un indexage visuel
du connecteur en choisissant des fils (13) et (14) de couleurs différentes visibles,
ainsi qu'on peut l'observer notamment figures 1 et 2 depuis l'extérieur du boîtier.
[0055] Enfin, compte tenu du surmoulage réalisé, le produit fmi est monobloc, indémontable,
et que tous les composants entrant dans sa réalisation sont bloqués mécaniquement.
1. Connecteur électrique femelle, monté à l'extrémité de un ou de plusieurs fils de conduction
(13, 14), et destiné à recevoir une ou plusieurs connexions mâles, comprenant un boîtier
standard (1), dont la face avant (3) est destinée à recevoir la où les connexions
mâles, et est percée d'orifices (6) propres à permettre l'introduction de la ou desdites
connexions mâles, lesdits orifices se prolongeant chacun par une alvéole (10) propre
à recevoir une connexion femelle (19, 20), caractérisé en ce qu'il comprend en outre un surmoulage (2), réalisée en partie postérieure du boîtier,
et définissant sur deux de ses faces opposées un moyen (16) d'encliquetage du connecteur
avec le connecteur mâle.
2. Connecteur électrique femelle selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen (16) d'encliquetage du connecteur avec le connecteur mâle est constitué
par un espace ou rainure, défini par un épaulement (5) ménagé au niveau du boîtier
(1) et par un épaulement (15) réalisé par le surmoulage (2).
3. Connecteur électrique femelle selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la partie postérieure du boîtier (1) présente au moins un orifice traversant (8),
destiné à permettre son comblement par le matériau de surmoulage favorisant la résistance
mécanique de l'ensemble.
4. Connecteur électrique femelle selon la revendication 3, caractérisé en ce que le ou les orifices traversants (8) sont ménagés au niveau d'un évidemment (9), également
situé en partie postérieure du boîtier (1).
5. Connecteur électrique femelle selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le boîtier (1) est muni au niveau de l'une de ses faces de lumières traversantes
(7), débouchantes au niveau des alvéoles d'accueil (10) des connexions femelles (19,
20), et destinées à servir de point d'ancrage desdites connexions femelles lors de
leur insertion au sein des alvéoles (10), lesdites connexions femelles étant munies
à cet effet d'un ergot (23) à effet élastique.
6. Connecteur électrique femelle selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le boîtier (1) est constitué par une pluralité de boîtiers élémentaires parallèles,
solidarisés entre eux au moyen de ponts sécables.