(19)
(11) EP 1 447 351 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
18.08.2004  Bulletin  2004/34

(21) Numéro de dépôt: 04290353.4

(22) Date de dépôt:  11.02.2004
(51) Int. Cl.7B65F 1/00, B65D 88/16
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HU IE IT LI LU MC NL PT RO SE SI SK TR
Etats d'extension désignés:
AL LT LV MK

(30) Priorité: 13.02.2003 FR 0301729

(71) Demandeur: ECOLLECT
84800 L'Isle sur la Sorgue (FR)

(72) Inventeurs:
  • Gayet, Alain
    92400 Courbeudie (FR)
  • Alamelle, Jean-Marie
    84300 Cavaillon (FR)

   


(54) Conteneur de déchets réalisé en sac souple


(57) Le domaine de l'invention est celui des conteneurs de déchets réalisés en sac souple en particulier ceux qui sont destinés à la récupération du verre et du papier.
L'invention consiste fondamentalement à placer une toile de liaison (4) entre les deux grands cotés (3) d'un sac de forme bi-carré (1) ou bi-rectangle. Ce faisant, quand le sac est en chargement, celui-ci se transforme en bi-rond (5) &( 6).
Le calcul des formes permet à l'homme de l'art d'optimiser les proportions (2) (3) d'un sac bi-carré (1) ou bi-rectangulaire à liaison centrale (4), afin que celui-ci remplisse au mieux, par exemple, la largeur d'un camion de transport, avec un coefficient d'occupation de la surface qui soit satisfaisant, tout en pénétrant dans un encombrement donné initial (7).
On comprend ainsi que la mise en oeuvre de cette invention apporte enfin une solution satisfaisante au plan de la collecte des déchets lourds dans des sacs souples, permettant de réaliser un sac souple de, par exemple 4 m3, tout en faisant en sorte que celui-ci, une fois plein, occupe toute la largeur du camion qui le transporte et que les deux volumes du sacs soient en proportion des déchets recueillis.




Description


[0001] Le domaine de l'invention est celui des conteneurs de déchets, en particulier ceux qui sont destinés à la récupération de déchets lourds, comme le verre notamment, existants sur la voirie publique, ou semi-enterrés ou enterrés sous cette voirie. Plus précisément l'invention concerne les conteneurs réalisés sous forme de sacs souples, officiellement dénommés "Grands Récipients Vrac Souples (GRVS)" et plus communément baptisés "big-bag".

[0002] En effet, l'évolution incontournable du traitement écologique des déchets des consommateurs conduit les municipalités ou les entreprises en ayant la concession, à mettre en place les moyens d'un tri sélectif des déchets directement par le consommateur. Par ailleurs ce dernier, également citoyen, se tourne vers les pouvoirs publics, en exprimant de plus en plus une volonté de maîtrise de son environnement urbain, en particulier aux plans des nuisances visuelles, sonores, voire olfactives, ces exigences venant en supplément des contraintes de commodité d'accès, d'efficacité du service, sans renoncer évidemment aux exigences de sécurité.

[0003] Les déchetteries ayant montré leurs limites, le problème posé est de permettre à ces citoyens de disposer de manière facilement accessible, c'est-à-dire en de très nombreux lieux, de conteneurs multiples permettant la dépose sélective des déchets, en séparant dès cet instant, par exemple, le verre, les plastiques, les métaux et les matières putrescibles.

[0004] C'est ainsi que sont apparus les conteneurs spécialisés dans la collecte du verre. Cette multiplication des lieux de dépose induit immédiatement des conséquences négatives pour le public en termes de pollution visuelle, olfactive et sonore et pour les pouvoirs publics en termes de sécurité, problèmes aggravés en cas de terrorisme.

[0005] Par ailleurs, la procédure de ramassage de ces conteneurs de plusieurs mètres cubes consiste à déverser les tonnes de verre dans un important poids lourd muni d'un bras hydraulique. L'ouverture des trappes du conteneur entraîne la chute et le bris des bouteilles, le tout dans un niveau de bruit insupportable pour le voisinage.

[0006] La pression du voisinage sur les élus a généralement pour conclusion le déménagement dudit conteneur dans un autre quartier, d'où l'expression des "conteneurs baladeurs".

[0007] Afin de remédier à ces inconvénients, diverses solutions ont été proposées, notamment celles relatives au brevet français n° 2 827 846 qui proposent l'utilisation de conteneurs souples non vidés sur place et transportés en l'état. Ces conteneurs souples servent donc à la fois à la collecte des déchets, à leur transport jusqu'à des points de regroupements et au stockage de ces déchets avant leur exploitation dans la filière de recyclage qui les utilise.

[0008] Or, il résulte de cette solution, que lesdits conteneurs souples sont amenés à être transportés et stockés, le transport s'effectuant essentiellement par camion. Comme il se doit, l'industrie de fabrication de ces conteneurs souples s'est penchée sur l'optimisation des dimensions de ces "big-bag". souple, va voir sa forme se transformer au fur et à mesure de son remplissage, puis, à nouveau se modifier, quand après une manipulation, il se retrouve posé à nouveau sur le sol ou sur le fond du camion. En effet à cet instant le parallélépipède est devenu un cylindre ou un quasi-cylindre à base carré curviligne.

[0009] Or il existe une norme internationale de transport, fixant la largeur maximale intérieure des camions ou des conteneurs métalliques à 2,42 m. Dans la pratique, tout le monde essaye de ne pas dépasser 2,32 m afin da faciliter les mouvements. Divisée par 2, soit 1,16 cm (de diamètre du quasi-cylindre), cela conduit à un périmètre π fois plus grand soit 3,64 m, ce périmètre étant celui d'un carré de 0,91 m.

[0010] Et ces ainsi que les millions de "big-bag" parcourant la planète, remplis de céréales ou de produits alimentaires, d'engrais ou de produits chimiques, de sables ou de graviers, ont tous la même dimension magique : 91 cm de coté.

[0011] Au plan de la hauteur du "big-bag", une relative dispersion existe entre 1 m de haut et un maximum pratique, imposé pour des raisons de sécurité et de stabilité du produit, soit environ 1,75 m.

[0012] Un sac de cette hauteur a donc un volume théorique compris entre celui du parallélépipède parfait (1,4 m3) et celui du cylindre parfait (1,8 m3), dans la pratique 1,6 m3.

[0013] Ce sac, ainsi dimensionné, remplit parfaitement le camion ou le conteneur maritime.

[0014] Une autre approche serait un sac unique en largeur. Il aurait alors un diamètre de 1,32 m, ou un carré de 1,82 m de coté et un volume pratique de 6,6 m3, toujours avec la même hauteur.

[0015] En d'autres termes, voulant rationaliser au mieux la fonction transport des déchets, nous sommes conduit au choix suivant : retenir un sac de 1,6 m3 ou un sac de 6,6 m3.

[0016] Or, en ce qui concerne le verre, la filière de recyclage existe. Rien qu'en France près de 200 000 dispositifs de collecte du verre (bulle, colonne, totem, dispositifs enterrés, etc.) existent pour les points d'apport volontaire. Des habitudes, puis des standards de volume sont apparus pérennisant un volume, le : 4 m3, soit, pour du verre, un poids de l'ordre de 1,6 tonne. On est donc loin des deux possibilités de sac évoquées ci-dessus. 1,6 m3, et 6,6 m3,

[0017] En fait, le problème posé ne peut être effectivement résolu, que si on sait résoudre simultanément deux problèmes, c'est-à-dire concevoir un dispositif de collecte des déchets en sac souple, d'une part, répondant aux normes de sécurité légales et aux habitudes techniques des fabricants de "big-bag" et, d'autre part, répondant également aux impératifs dimensionnels des transporteurs.

[0018] Ces objectifs sont atteints et ces problèmes sont résolus selon l'invention qui consiste à réaliser comme dispositif de réceptacle des déchets, sous la forme d'un sac souple de géométrie bicarrée, c'est-à-dire un rectangle qui soit la somme de deux carrés, possédant en son milieu une toile de liaison reliant les deux grands cotés du sac. Au fur et à mesure du conduisant les deux extrémités latérales du sac à s'arrondir, tout en étant contraint par cette paroi commune, qui, elle, reste plane et sépare le sac en deux moitiés distinctes.

[0019] Ce sac double, que l'on pourrait appeler un sac "jumeau", ressemble, vu du dessus, à deux bulles de savon sphériques, accolées par une paroi commune, parfaitement plane.

[0020] Le dispositif, selon l'invention, consiste donc fondamentalement, à utiliser un sac rectangulaire, munie d'une liaison, non extensible, en son milieu.

[0021] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description d'une variante de réalisation de l'invention, donnée à titre d'exemple indicatif et non limitatif, et des figures 1 à 2, annexées, présentant des vues schématiques du dispostif selon l'invention.

[0022] C'est ainsi que :
  • la figure 1 montre, en coupe, le sac souple, dans sa forme bicarrée ;
  • la figure 2 montre, en coupe, le même sac souple sans sa liaison rigide.
  • la figure 3 montre, en coupe, les évolutions de forme d'un sac souple bi-rectangle.


[0023] Un sac souple bicarré (1) est donc, vu du dessus, un rectangle de petit coté (2) et de grand coté (3), de longueur égale au double du petit coté. L'industrie des sacs souples utilise, pour ce faire, en général, des toiles tissées en polypropylène, cousues entre elles. Ces toiles, extrêmement résistantes, se dilatant légèrement quand elles sont en charges, sont néanmoins très souples. Chargés en matériaux pondéreux, ces sacs souples trouvent leur optimum de forme en s'arrondissant. C'est ainsi qu'un sac carré, chargé en sable ou en poudre va s'arrondir jusqu'à devenir un cylindre quasi parfait.

[0024] Un sac souple bicarré (1) est donc, vu du dessus (figure 1), un rectangle de petit coté (2) et de grand coté (3), de longueur égale au double du petit coté. Il est également muni d'une toile de liaison (4) reliant les deux grands coté (3) en leur milieu.

[0025] Quand ce sac souple (1) se charge, les cotés (2) et (3) vont s'arrondir jusqu'à une limite circulaire (5) et (6) de part et d'autre de la liaison (4), toujours inchangée et plane.

[0026] L'encombrement initial du sac souple (1), qui était celui du rectangle (2), (3) devient celui du bi-rond (5), (6), soit l'encombrement équivalent du rectangle (7).

[0027] Se basant sur le fait que dans cette transformation de forme, les périmètres restent inchangés, c'est-à-dire que le périmètre circulaire (5) ou (6) est égal aux trois cotés restants du carré initial de coté (2), l'homme de l'art saura, par quelques calculs trigonométriques, trouver les dimensions du rectangle (7), connaissant celles du rectangle initial (1).

[0028] Ou plus certainement, partant de ces mêmes calculs, l'homme de l'art saura trouver les dimensions du sac souple bicarré (1) susceptible de se transformer en sac souple bi-rond (5), (6) à l'intérieur d'une section rectangulaire (7) donnée.

[0029] La figure (2) montre que ce même sac souple (1') rectangulaire de petit coté (2) et de grand coté (3), mais non muni d'une liaison centrale comme précédemment, mis en charge, va carré de dimension (9).

[0030] Là aussi l'homme de l'art sait calculer ces dimensions, étant donné que le périmètre du cercle (8) est celui du rectangle (1').

[0031] Le calcul le démontre, mais il saute aux yeux que, pour 2 sacs de dimension identique, l'occupation de surface du sac bicarré (1) à liaison centrale (4) est nettement meilleure que celle du sac simplement rectangulaire (1') sans liaison central.

[0032] On comprend également la possibilité d'étendre ce raisonnement à un sac bi-rectangle à liaison centrale, où le grand coté (3) serait plus petit ou plus grand que deux fois le petit coté (2), comme le montre la figure 3. et où le partage des volumes s'effectuant par une cloison souple (4) placée telle que le grand coté (3) est partagé en (3a) et (3b). Si la densité des déchets déposés de part et d'autre de la cloison (4) est la même, la cloison (4) ne bouge pas. Si la densité est plus élevée du coté (3a) la cloison (4) s'incurvera en (4'). Dans sa transformation en sac bi-rond, (5) et (6), l'occupation rectangulaire du sac devient( 7).

[0033] Le calcul des formes est semblable au précédent calcul et permet à l'homme de l'art d'optimiser les proportions d'un sac bi-rectangulaire à liaison centrale, afin que celui-ci remplisse au mieux la largeur d'un camion de transport, avec un coefficient d'occupation de la surface qui soit satisfaisant, tout en pénétrant dans un encombrement donné initial et qui présenterait deux volumes distinctes et différends.

[0034] Appliqué à la collecte du verre, cela permet d'avoir un sac bi-rectangle, d'un volume total d'environ 4 m3, partagé en deux volumes dans les proportions 2/3 et 1/3 qui sont celles, en France, des verres colorés et du verre blanc et, une fois plein, de se transformer en sac bi-rond occupant parfaitement la largeur d'un camion de transport.

[0035] Plus généralement, on comprend ainsi que la mise en oeuvre de cette invention apporte enfin une solution satisfaisante au plan de la collecte des déchets lourds dans des sacs souples, permettant de réaliser un sac souple de, par exemple 4 m3, tout en faisant en sorte que celui-ci, une fois plein, occupe toute la largeur du camion qui le transporte.


Revendications

1. Dispositif de collecte, de stockage et de transport de déchets lourds, qui, dans sa réalisation sous forme de sac souple (1), conduit à lui donner une forme géométrique dite bi-carrée (2) (3), caractérisée en ce que,

(i) une toile de liaison centrale (4) existe, reliant les deux grands cotés (3) du sac souple (1), de sorte que cette liaison (4), au fur et à mesure du remplissage dudit sac souple (1), reste parfaitement droite et plane et isole les deux volumes,

(ii) les deux extrémités (2) (3) dudit sac souple (1), ayant la faculté de s'arrondir en cylindre (5) et (6), de part et d'autre de ladite liaison centrale (4), au fur et à mesure du remplissage dudit sac souple (1).


 
2. Dispositif de récupération, de stockage et de transport de déchets lourds selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sac souple possède une géométrie ou le double carré (2) (3) devient un double rectangle (2) (3a) (3b) permettant deux volumes différents.
 




Dessins













Rapport de recherche