Objet de l'invention
[0001] La présente invention se rapporte à la réalisation d'une pièce de fonderie offrant
une résistance accrue à l'usure par une amélioration de la résistance à l'abrasion
tout en conservant une résistance aux chocs acceptable sur les parties renforcées.
Arrière plan technologique à la base de l'invention
[0002] Les installations d'extraction et de fragmentation des minerais et en particulier
le matériel de broyage et de concassage sont soumises à de nombreuses contraintes
de rendement et de coûts.
[0003] On citera à titre d'exemple, dans le domaine du traitement des agrégats, du ciment
et des minerais, les pièces d'usure telles que les éjecteurs et enclumes de concasseurs
à axe vertical, les marteaux et battoirs de concasseurs à axe horizontal, les cônes
pour concasseurs, les tables et rollers de broyeurs verticaux, les plaques de blindage
et releveurs de broyeurs à boulets ou à barres. Concernant les installations d'extraction
minières, nous citerons entre autres, les pompes pour sables bitumeux ou machines
de forage, les pompes de mines et les dents de dragage.
[0004] Les fournisseurs des pièces d'usure de ces machines sont confrontés à des demandes
accrues pour des éléments d'usure répondant à la fois à des contraintes de résistance
au choc et à la résistance à l'abrasion.
[0005] Les matériaux traditionnels répondent en général à l'un ou l'autre type de ces sollicitations
mais sont très rarement résistants à la fois aux chocs et à l'abrasion. En effet,
les matériaux ductiles présentent une résistance élevée aux chocs, mais supportent
très mal l'abrasion. A contrario, les matériaux durs et résistants à l'abrasion, résistent
très mal aux chocs violents.
[0006] Historiquement, lès premières réflexions sur ce problème ont conduit à une approche
exclusivement métallurgique qui consistait à proposer des aciers au manganèse très
résistants aux chocs et atteignant malgré cela des niveaux de dureté intermédiaires
de l'ordre de 650 à 700 Hv (dureté Vickers).
[0007] D'autres alternatives telles que les fontes au chrome ont également été proposées.
Celles-ci permettent d'atteindre des niveaux de dureté de l'ordre de 700 à 850 Hv
après un traitement thermique adéquat. Ces valeurs sont atteintes pour des alliages
contenant un pourcentage de carbures pouvant aller jusqu'à 35%.
[0008] A cette époque, des coulées bimétalliques ont également vu le jour, celles-ci présentent
néanmoins le désavantage d'être limitées à des pièces de forme simple ce qui réduit
fortement leur possibilité d'application industrielle.
[0009] Les pièces d'usure sont généralement considérées comme des consommables, ce qui signifie
qu'en dehors des contraintes purement techniques, il y a également une contrainte
économique qui limite les possibilités à des solutions présentant un coût moyen d'environ
4 US$/Kg. On estime généralement que ce niveau de prix, qui est deux fois plus élevé
que celui des pièces d'usure classiques, représente le seuil d'acceptabilité économique
pour les clients.
Description des solutions selon l'état de la technique
[0010] L'obtention d'une pièce d'usure, résistante à l'abrasion et aux chocs a déjà fait
l'objet d'études de diverses natures.
[0011] Dans ce contexte, on s'est tout naturellement tourné vers des pièces composites à
base de céramiques et dans ce cadre, la demanderesse divulgue déjà dans le document
WO 99/47264 un alliage à base de fer et de céramique très résistant à l'usure et aux
chocs.
[0012] Dans le document WO 98/15373 la demanderesse propose d'introduire dans un moule,
avant la coulée, une galette de céramique poreuse qui est infiltrée par le métal lors
de la coulée. Les possibilités d'application de cette invention sont néanmoins limitées
à des pièces de forte section et à des alliages bénéficiant d'une haute coulabilité.
Par ailleurs, le positionnement de ces galettes céramiques est plutôt conditionné
par des impératifs d'infiltration par le métal coulé que par la nécessité propre à
l'utilisation de la pièce.
[0013] Sans viser les mêmes objectifs, Merzhanov, dans le document WO/9007013, divulgue
un matériau réfractaire poreux obtenu par compression à froid du cru d'un mélange
exothermique de poudres sous vide suivi de l'initiation de la combustion du mélange.
Il s'agit ici d'une réaction autopropagée. Par ce procédé, il obtient des matériaux
extrêmement durs mais sans aucune résistance aux chocs. Ceci est essentiellement dû
à la porosité élevée des produits.
[0014] Par ailleurs, dans le document WO/9011154 le même inventeur propose une méthode similaire,
où cette fois, le mélange de poudres, après avoir réagi, est soumis à des pressions
pouvant aller jusqu'à 1000 bars. Cette invention aboutit à la réalisation de couches
fortement résistantes à l'abrasion mais avec une résistance insuffisante aux chocs.
Le but est ici avant tout de réaliser des surfaces pour des outils abrasifs fortement
sollicités dans ce sens.
[0015] De façon générale, l'utilisation de poudres très pures comme les poudres de titane,
bore, tungstène, aluminium, nickel, molybdène, silicium, carbone,.. aboutit à des
corps extrêmement poreux après réaction avec des taux de porosité proches de 50%.
Ceux-ci nécessitent alors une compression ultérieure à la réaction entraînant une
compaction et donc une augmentation de la densité, indispensable pour une utilisation
industrielle.
[0016] La complexité de mise en oeuvre d'un tel procédé, la maîtrise des réactions et le
coût des matières premières entravent néanmoins considérablement l'industrialisation
de ces technologies.
[0017] La demande de brevet allemande 1949777 - Lehmann divulgue un procédé de fabrication
de pièces en fonte hautement résistantes à l'usure. Dans ce procédé, des poudres de
carbures sont combinées à des liants combustibles et/ou des poudres métalliques ayant
une basse température de fusion. Lors de la coulée, le liant fait place au métal de
coulée qui enrobe alors les particules de carbure. Dans ce procédé, il n'y a pas de
réaction chimique auto-propagée et toutes les particules fortement résistantes à l'usure
sont présentes dès le départ dans le moule.
[0018] De nombreux documents divulguent un tel enrobage de particules dures et notamment
US-P-5,052,464 et US-P-6,033,791 - Smith qui sont basés sur la présence de particules
dures avant la coulée qui est destinée à infiltrer les pores entre des particules
de céramique.
[0019] L'invention évite les écueils de l'état de la technique en réalisant des pièces d'usure
d'une constitution originale et fabriquées par un procédé original et simple, donc
peu coûteux.
Buts de l'invention
[0020] La présente invention vise à fournir des pièces d'usure résistantes à la fois à l'abrasion
et aux chocs à un prix économiquement justifiable ainsi qu'un procédé pour leur réalisation.
Elle vise en particulier à résoudre les problèmes liés aux solutions proposées selon
l'état de la technique.
Résumé de l'invention
[0021] La présente invention se rapporte à une pièce d'usure, réalisée en fonderie, à structure
renforcée par au moins un type de carbure métallique, et/ou de nitrures métalliques,
et/ou d'oxydes métalliques, et/ou de borures métalliques, ainsi que de composés intermétalliques,
ci-après dénommés les composants, caractérisée en ce que les matières premières servant
de réactifs pour lesdits composants ont été introduits dans un moule, avant la coulée,
sous forme d'inserts ou de préformes de poudres compactées ou sous forme de barbotines,
en ce que la réaction desdites poudres est amorcée in situ par la coulée d'un métal,
formant un conglomérat poreux in situ, et en ce que ledit métal infiltre le conglomérat
poreux, constituant ainsi une structure renforcée, pour aboutir à une addition dudit
conglomérat dans la structure du métal utilisé pour la coulée de la pièce, et ainsi
créer une structure de renfort sur la pièce d'usure.
[0022] Un des aspects clé de la présente invention montre que le conglomérat poreux, créé
in situ, infiltré plus tard par la coulée possède une dureté Vickers supérieure à
1000 Hv
20, la pièce d'usure ainsi obtenue offrant une ténacité supérieure à la ténacité des
céramiques pures envisagées et au moins égale à 10MPa√
m.
[0023] Selon l'une des caractéristiques de l'invention, la réaction in situ entre les matières
premières, c'est à dire les réactifs pour lesdits composants, est auto-propagée et
est initiée par la chaleur de la coulée en formant un conglomérat très poreux capable
d'être infiltré simultanément par le métal coulé sans modification particulière de
la structure de renfort.
[0024] Selon un mode particulièrement avantageux de l'invention, la réaction entre les matières
premières se fait à pression atmosphérique et sans aucune atmosphère gazeuse de protection
particulière, et sans nécessiter de compression après réaction.
[0025] Les matières premières, destinées à produire le composant, appartiennent au groupe
des ferroalliages, de préférence le FerroTi, FerroCr, FerroNb, FerroW, FerroMo, FerroB,
FerroSi, FerroZr ou le FerroV, ou appartiennent au groupe des oxydes, de préférence
le TiO
2, FeO, Fe
2O
3, SiO
2, ZrO
2, CrO
3, Cr
2O
3, B
2O
3, MoO
3, V
2O
5, CuO, MgO et NiO ou encore au groupe des métaux ou leurs alliages, de préférence,
le fer, le nickel, le titane ou l'aluminium et par ailleurs le carbone, le bore ou
les composés nitrurés.
Brève description des figures
[0026] La figure 1 représente une barbotine 1 étalée aux endroits où on souhaite renforcer
la pièce coulée 2 dans le moule 1.
[0027] La figure 2 représente l'invention sous forme d'inserts de renfort 3 dans la pièce
à couler 2 dans le moule 1.
[0028] Les figures 3, 4, et 5 représentent des empreintes de dureté pour une fonte au chrome
(fig.3), une céramique pure (fig. 4) et un alliage renforcé (fig.5) à la céramique
selon la présente invention.
[0029] La figure 6 représente des particules de TiC dans un alliage de fer, résultant d'une
réaction in situ de FerroTi avec du carbone pour donner du TiC dans une matrice à
base de fer. La dimension des particules de TiC est de l'ordre de quelques microns.
Description détaillée de l'invention
[0030] La présente invention propose des pièces de fonderie dont les surfaces d'usure sont
renforcées en plaçant dans le moule, avant la coulée, des éléments constitués de poudres,
susceptibles de réagir in situ et sous la seule action de la chaleur de la coulée.
[0031] A cette fin, on utilise des éléments réactifs, en poudres compactées, que l'on fixe
dans le moule sous forme de galettes ou d'inserts 3 de formes désirées, ou encore
sous forme d'un enduit 4 recouvrant le moule 1 à l'endroit ou la pièce 2 est susceptible
d'être renforcée.
[0032] Les éléments susceptibles de réagir in situ donnent lieu à des composés durs du type
carbures, borures, oxydes, nitrures ou composés intermétalliques. Ceux-ci, une fois
formés, vont s'ajouter aux carbures éventuellement déjà présents dans l'alliage de
coulée de façon à augmenter encore la proportion de particules dures d'une dureté
Hv >1300 et qui participent à l'augmentation de la résistance à l'usure. Ceux-ci sont
« infiltrés » à environ 1500 °C par le métal coulé, et forment une addition de particules
résistantes à l'abrasion incorporées dans la structure du métal utilisé pour la coulée
(Fig.6).
[0033] Par ailleurs, contrairement aux procédés de l'état de la technique, il n'est pas
nécessaire d'utiliser des poudres métalliques pures pour obtenir cette réaction in
situ. Le procédé proposé permet avantageusement l'utilisation de ferroalliages ou
d'oxydes peu coûteux pour obtenir des particules extrêmement dures noyées dans la
matrice formée par le métal de la coulée à l'endroit ou un renforcement de la résistance
à l'usure est nécessaire.
[0034] Non seulement, l'invention ne nécessite aucune densification, donc compression, à
posteriori, des parties à structure renforcées, mais tire avantage de la porosité
ainsi créée dans lesdites parties pour permettre une infiltration à température élevée
du métal coulé dans les interstices (Fig.6).
[0035] Ceci ne nécessite aucune atmosphère de protection particulière et se fait à pression
atmosphérique avec la chaleur fournie par la coulée, ce qui a évidemment une répercussion
particulièrement positive sur le coût du procédé. On obtient ainsi une structure avec
des caractéristiques très avantageuses en terme de résistance simultanée aux chocs
et à l'abrasion.
[0036] Les valeurs de dureté atteintes par les particules ainsi introduites dans les surfaces
renforcées se situent dans un domaine allant de 1300 à 3000 Hv. Suite à l'infiltration
par le métal de coulée, le composé obtenu présente une dureté supérieure à 1000 Hv
20 tout en conservant une ténacité supérieure à 10
MPa√
m. La ténacité est mesurée par indentation ce qui signifie que l'on effectue une empreinte
à l'aide d'un pénétrateur en diamant de forme pyramidale soumis à une charge calibrée.
Sous l'effet de la charge, le matériau se déforme et peut développer des fissures
aux sommets de l'empreinte. La mesure de la longueur des fissures permet une évaluation
de la ténacité (figures 3, 4 et 5).
[0037] Les matières premières, destinées à produire le composant, appartiennent au groupe
des ferroalliages, de préférence le FerroTi, FerroCr, FerroNb, FerroW, FerroMo, FerroB,
FerroSi, FerroZr ou le FerroV, elles peuvent aussi appartenir au groupe des oxydes,
de préférence le TiO
2, FeO, Fe
2O
3, SiO
2, ZrO
2, CrO
3, Cr
2O
3, H
2O
3, MoO
3, V
2O
5, CuO, MgO et NiO, ou au groupe des métaux ou leurs alliages, de préférence, le fer,
le nickel, le titane ou l'aluminium et par ailleurs le carbone, le bore ou les composés
nitrurés.
[0038] A titre d'exemple, les réactions auxquelles on a recours dans la présente invention
sont généralement du type:
FeTi + C -> TiC + Fe
TiO
2 + Al + C -> TiC + Al
2O
3
Fe
2O
3 + Al -> Al
2O
3 + Fe
Ti + C -> TiC
Al + C + B
2O
3 -> B
4C + Al
2O
3
MoO
3+ Al + Si -> MoSi
2 + Al
2O
3
Ces réactions peuvent également être combinées entre elles.
[0039] La vitesse de réaction pourra être contrôlée par différents ajouts de métaux, alliages
ou particules ne participant pas à la réaction. Ces ajouts peuvent d'ailleurs être
utilisés avantageusement pour modifier, selon les besoins, la ténacité ou d'autres
propriétés du composite créé in situ. Ceci est représenté par les réactions illustratives
suivantes :
Fe
2O
3 + 2Al + x Al
2O
3 -> (1+x) Al
2O
3 + 2Fe
Ti + C + Ni -> TiC + Ni
Description d'une forme d'exécution préférée de l'invention
[0040] Le premier mode d'exécution préféré de l'invention consiste à compacter par simple
pressage à froid les poudres réactives choisies. Ceci est réalisé dans un moule de
compression reprenant la forme désirée de l'insert ou de la préforme 3, éventuellement
en présence d'un liant, pour le renforcement de la pièce coulée 2. Cet insert ou préforme
sera alors fixé dans le moule de coulée 1 à l'endroit voulu.
[0041] Pour les poudres, on choisit une distribution granulométrique dont le D50 se situe
entre 1 et 1000 microns, et de préférence inférieur à 100
µ. L'expérience pratique a montré que cette granulométrie réalisait un compromis idéal
entre le maniement du cru, l'infiltrabilité du produit poreux et la maîtrise de la
réaction.
[0042] Lors de la coulée, le métal chaud amorce la réaction de la préforme ou de l'insert
qui se transforme en un conglomérat à structure poreuse de particules dures. Ce conglomérat,
encore à haute température, est lui-même infiltré et noyé par le métal de coulée constituant
la pièce. Cette étape se fait entre 1400 et 1700 °C suivant la température de coulée
de l'alliage choisi pour réaliser la pièce.
[0043] Un second mode d'exécution préféré est l'utilisation d'une barbotine (pâte) 4 contenant
les divers éléments réactifs afin d'enduire certaines parties du moule 1 ou des noyaux.
L'application de une ou plusieurs couches est possible en fonction de l'épaisseur
désirée. On laisse ensuite sécher ces différentes couches avant de couler le métal
dans le moule 1. Ce métal en fusion va également amorcer la réaction pour créer une
couche poreuse qui est infiltrée immédiatement après sa réaction pour former une structure
particulièrement résistante à la fois aux chocs et à l'usure.
1. Pièce d'usure réalisée en fonderie comprenant une structure renforcée, ladite structure
renforcée comprenant au moins un composant sélectionné parmi le groupe des carbures
métalliques, des nitrures métalliques, des borures, des oxydes métalliques et de composés
intermétalliques,
caractérisée en ce que :
- lesdits composants sont formés par une réaction in situ à partir de matières premières
servant de réactifs pour lesdits composants, lesdits réactifs étant préalablement
introduits dans un moule (1), avant la coulée, sous forme d'inserts ou de préformes
de poudres compactées (3) ou sous forme de barbotines (4) ;
- la réaction in situ desdites poudres est amorcée par la coulée d'un métal ;
- ladite réaction in situ forme un conglomérat poreux ;
- ledit métal de coulée infiltre ledit conglomérat poreux, pour aboutir à une inclusion
dudit conglomérat dans la structure du métal utilisé pour la çoulée, constituant ainsi
une structure renforcée sur la pièce d'usure (2).
2. Pièces d'usure selon la revendication 1 caractérisé en ce que ledit conglomérat poreux est créé in situ et est infiltré par le métal coulé, en ce que ledit conglomérat possède une dureté Vickers comprise entre 1300 et 3000 Hv, et en ce que ladite structure renforcée sur la pièce d'usure a une ténacité supérieure à 10MPa√m.
3. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure à structure renforcée par au moins un
composant sélectionné parmi le groupe des carbures métalliques, des nitrures métalliques,
des borures, des oxydes métalliques et de composés intermétalliques,
caractérisé en ce que :
- lesdits composants sont formés par une réaction in situ à partir de matières premières
servant de réactifs pour lesdits composants, lesdits réactifs étant préalablement
introduits dans un moule (1), avant la coulée, sous forme d'inserts ou de préformes
de poudres compactées (3) ou sous forme de barbotines (4) ;
- la réaction in situ desdites poudres a été amorcée par la coulée d'un métal ;
- ladite réaction in situ forme un conglomérat poreux ;
- ledit métal de coulée infiltre ledit conglomérat poreux, pour aboutir à une inclusion
dudit conglomérat dans la structure du métal utilisé pour la coulée, constituant ainsi
une structure renforcée sur la pièce d'usure (2) ;
- ladite réaction in situ entre les matières premières destinées à former lesdits
composants après ladite réaction est initiée et auto-propagée par la chaleur de la
coulée.
4. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon la revendication 3 caractérisé en ce que la réaction entre les matières premières forme un conglomérat, très poreux capable
d'être infiltré simultanément par le métal coulé sans modification particulière de
la structure renforcée.
5. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon la revendication 3 ou 4 caractérisé en ce que la réaction entre les matières premières se fait à pression atmosphérique sans que
le procédé ne nécessite aucune compression après réaction des poudres.
6. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon l'une quelconque des revendications
3 à 5 caractérisé en ce que la réaction entre les matières premières ne nécessite aucune atmosphère gazeuse de
protection spécifique.
7. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon l'une quelconque des revendications
3 à 6 caractérisé en ce que lesdites matières premières appartiennent au groupe des ferroalliages, de préférence
le FerroTi, FerroCr, FerroNb, FerroW, FerroMo, FerroB, FerroSi, FerroZr et le FerroV.
8. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon l'une quelconque des revendications
3 à 6 caractérisé en ce que lesdites matières premières appartiennent au groupe des oxydes, de préférence le
TiO2, FeO, Fe2O3, SiO2, ZrO2, CrO3, Cr2O3, B2O3, MoO3, V2O5, CuO, MgO et NiO.
9. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon l'une quelconque des revendications
3 à 6 caractérisé en ce que lesdites matières premières appartiennent au groupe des métaux ou leurs alliages,
de préférence, le fer, le titane, le nickel ou l'aluminium.
10. Procédé pour la fabrication de pièces d'usure selon l'une quelconque des revendications
3 à 6 caractérisé en ce que lesdites matières premières comprennent le carbone, le bore ou les composés nitrurés.
11. Utilisation des pièces d'usures réalisées selon l'une des revendications précédentes
pour des applications nécessitant une résistance simultanée à l'usure et aux chocs.
1. Wear part produced in a foundry, comprising a reinforced structure, said reinforced
structure comprising at least one component selected from the group consisting of
metallic carbides, metallic nitrides, borides, metallic oxides and intermetallic compounds,
characterised in that :
- said components are formed by a reaction in situ from raw materials acting as reagents
for said components, said reagents being beforehand introduced into a mould (1) before
the casting in the form of inserts or preformed shapes of compacted powders (3) or
in the form of barbitones (4);
- the reaction in situ of said powders is triggered by the casting of a metal;
- said reaction in situ forms a porous conglomerate;
- said casting metal infiltrates said porous conglomerate so as to result in the inclusion
of said conglomerate in the structure of the metal used for the casting, thus creating
a reinforced structure on the wear part (2).
2. Wear parts according to Claim 1, characterised in that said porous conglomerate is created in situ and is infiltrated by the cast metal,
in that said conglomerate has a Vickers hardness between 1300 and 3000 Hv and in that said reinforced structure on the wear part has an impact resistance of over 10MPa√m.
3. Method for the production of wear parts with a structure reinforced by at least one
component selected from the group consisting of metallic carbides, metallic nitrides,
borides, metallic oxides and intermetallic compounds,
characterised in that :
- said components are formed by a reaction in situ from raw materials acting as reagents
for said components, said reagents being beforehand introduced into a mould (1) before
the casting in the form of inserts or preformed shapes of compacted powders (3) or
in the form of barbitones (4);
- the reaction in situ of said powders is triggered by the casting of a metal;
- said reaction in situ forms a porous conglomerate;
- said casting metal infiltrates said porous conglomerate so as to result in the inclusion
of said conglomerate in the structure of the meal used for the casting, thus creating
a reinforced structure on the wear part (2);
- said reaction in situ between the raw materials for forming said components after
said reaction is triggered and sustained by the heat of the casting.
4. Method for the production of the wear parts according to Claim 3, characterised in that the reaction between the raw materials forms a very porous conglomerate capable of
being simultaneously infiltrated by the cast metal without any particular alteration
of the reinforced structure.
5. Method for the production of wear parts according to Claim 3 or 4, characterised in that the reaction between the raw materials takes place at atmospheric pressure without
requiring any compression after the reaction of the powders.
6. Method for the production of wear parts according to any one of Claims 3 to 5, characterised in that the reaction between the raw materials does not require any specific gaseous protective
atmosphere.
7. Method for the production of wear parts according to any one of Claims 3 to 6, characterised in that said raw materials belong to the group consisting of ferrous alloys, preferably FerroTi,
FerroCr, FerroNb, FerroW, FerroMo, FerroB, FerroSi, FerroZr and FerroV.
8. Method for the production of wear parts according to any one of Claims 3 to 6, characterised in that said raw materials belong to the group of oxides, preferably TiO2, FeO, Fe2O3, SiO2, ZrO2, CrO3, Cr2O3, B2O3, MoO3, V2O5, CuO, MgO and NiO.
9. Method for the production of wear parts according to any one of Claims 3 to 6, characterised in that said raw materials belong to the group of metals or their alloys, preferably iron,
titanium, nickel or aluminium.
10. Method for the production of wear parts according to any one of Claims 3 to 6, characterised in that said raw materials comprise carbon, boron, or nitride compounds.
11. Use of the wear parts produced according to any one of the preceding claims for applications
requiring simultaneous resistance to both wear and impact.
1. Gussverschleißteil mit einer verstärkten Struktur, wobei die verstärkte Struktur mindestens
einen Bestandteil enthält, der aus der Gruppe der Metallkarbide, Metallnitride, Boride,
Metalloxide und intermetallischen Verbindungen ausgewählt wird,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die besagten Bestandteile durch eine Reaktion in situ aus Rohstoffen gebildet werden,
die als Reagenzien für die genannten Bestandteile dienen, wobei die Reagenzien zuvor,
vor dem Gießvorgang, als Einsatzteile, verdichtete Pulver-Vorformlinge (3) oder Schlicker
(4) in eine Gießform (1) eingebracht werden;
- die Reaktion der besagten Pulver in situ durch das Gießen eines Metalls ausgelöst
wird;
- die besagte Reaktion in situ zur Bildung eines porösen Konglomerats führt;
- das besagte Gussmetall das besagte poröse Konglomerat infiltriert, bis das besagte
Konglomerat in der Struktur des für das Gießen verwendeten Metalls eingeschlossen
ist und so die Verstärkungsstruktur des Verschleißteils (2) bildet.
2. Verschleißteil gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das besagte poröse Konglomerat in situ gebildet wird und durch das gegossene Metall
infiltriert wird, dass das besagte Konglomerat eine Vickers-Härte zwischen 1300 und
3000 Hv aufweist und dass die besagte verstärkte Struktur am Verschleißteil eine Festigkeit
über 10 MPa√m aufweist.
3. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen mit verstärkter Struktur durch
mindestens einen Bestandteil, der aus der Gruppe der Metallkarbide, Metallnitride,
Boride, Metalloxide und intermetallischen Verbindungen ausgewählt wird,
dadurch gekennzeichnet, dass
- die besagten Bestandteile durch eine Reaktion in situ aus Rohstoffen gebildet werden,
die als Reagenzien für die genannten Bestandteile dienen, wobei die Reagenzien zuvor,
vor dem Gießvorgang, als Einsatzteile, verdichtete Pulver-Vorformlinge (3) oder Schlicker
(4) in eine Gießform (1) eingebracht werden;
- die Reaktion der besagten Pulver in situ durch das Gießen eines Metalls ausgelöst
wird;
- die besagte Reaktion in situ zur Bildung eines porösen Konglomerats führt;
- das besagte Gussmetall das besagte poröse Konglomerat infiltriert, bis das besagte
Konglomerat in der Struktur des für das Gießen verwendeten Metalls eingeschlossen
ist und so die Verstärkungsstruktur des Verschleißteils (2) bildet.
- die besagte Reaktion in situ zwischen den Rohstoffen, die nach der besagten Reaktion
die besagten Bestandteile bilden sollen, durch die Hitze beim Gießen ausgelöst wird
und sich selbst ausbreitet.
4. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Reaktion zwischen den Rohstoffen zur Bildung eines sehr porösen Konglomerats
führt, das gleichzeitig durch das gegossene Metall ohne besondere Änderung der verstärkten
Struktur infiltriert werden kann.
5. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß Anspruch 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Reaktion zwischen den Rohstoffen bei Luftdruck stattfindet, ohne dass das Verfahren
nach der Reaktion der Pulver eine Verdichtung erforderlich macht.
6. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß einem der Ansprüche 3 bis
5, dadurch gekennzeichnet, dass die Reaktion zwischen den Rohstoffen keine spezielle Schutzgasatmosphäre erforderlich
macht.
7. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß einem der Ansprüche 3 bis
6, dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Rohstoffe zur Gruppe der Eisenlegierungen gehören, vorzugsweise FeTi,
FeCr, FeNb, FeW, FeMo, FeB, FeSi, FeZr und FeV.
8. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß einem der Ansprüche 3 bis
6, dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Rohstoffe zur Gruppe der Oxide gehören, vorzugsweise TiO2, FeO, Fe2O3, SiO2, ZrO2, CrO3, Cr2O3, B2O3, MoO3, V2Os, CuO, MgO und NiO.
9. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß einem der Ansprüche 3 bis
6, dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Rohstoffe zur Gruppe der Metalle oder ihrer Legierungen gehören, vorzugsweise
Eisen, Titan, Nickel oder Aluminium.
10. Verfahren für die Herstellung von Verschleißteilen gemäß einem der Ansprüche 3 bis
6, dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Rohstoffe Kohlenstoff, Bor oder nitrierte Verbindungen umfassen.
11. Verwendung der gemäß einem der vorstehenden Ansprüche hergestellten Verschleißteile
für Anwendungen, die gleichzeitig Verschleißfestigkeit und Stoßfestigkeit erfordern.