[0001] L'invention concerne un panneau de visualisation d'images formé d'une matrice de
cellules électroluminescente, comprenant, en référence à la figure 1 :
- une couche électroluminescente 16 susceptible d'émettre de la lumière vers l'avant
dudit panneau (flèches 19 d'émission de lumière),
- à l'avant de cette couche, une couche avant transparente d'électrodes 18,
- à l'arrière de cette couche, une couche photoconductrice 12, elle-même intercalée
entre une couche arrière opaque d'électrodes 11 et une couche intermédiaire d'électrodes
14 au contact de la couche électroluminescente 16,
- des moyens de couplage optique entre ladite couche électroluminescente 16 et ladite
couche photoconductrice 12, qui peuvent par exemple être formés par une couche de
couplage spécifique 13 (comme sur la figure) ou formés dans la couche intermédiaire
d'électrodes 14.
[0002] Les panneaux de ce type comportent également un substrat 10, à l'arrière (comme sur
la figure) ou à l'avant du panneau, pour supporter l'ensemble des couches précédemment
décrites ; il s'agit en général d'une plaque de verre ou de matériau polymère.
[0003] La couche photoconductrice 12 est destinée à apporter aux cellules du panneau un
effet mémoire qui sera décrit ultérieurement.
[0004] Les électrodes de la couche avant 18, de la couche arrière 11 et de la couche intermédiaire
14 sont adaptées d'une manière connue en elle-même pour pouvoir commander et maintenir
l'émission des cellules du panneau, indépendamment les unes des autres ; à cet effet,
les électrodes de la couche avant 18 sont par exemple disposées en lignes Y et les
électrodes de la couche arrière 11 sont alors disposées en colonnes X, généralement
orthogonales aux lignes ; les électrodes peuvent également avoir la configuration
inverse : électrodes de couche avant en colonnes et électrodes de couche arrière en
ligne ; les cellules du panneau sont situées aux intersections des électrodes lignes
Y et des électrodes colonnes X, et sont donc disposées en matrice.
[0005] Pour visualiser sur un tel panneau des images partitionnées en une matrice de points
lumineux, on alimente les électrodes des différentes couches de manière à faire circuler
un courant électrique au travers des cellules du panneau correspondant aux points
lumineux de ladite image ; le courant électrique qui circule entre une électrode X
et une électrode Y pour alimenter une cellule positionnée à l'intersection de ces
électrodes, traverse la couche électroluminescente 16 située à cette intersection
; la cellule ainsi excitée par ce courant émet alors de la lumière 19 vers la face
avant du panneau ; l'émission de l'ensemble des cellules excitées du panneau forme
l'image à visualiser.
[0007] La couche électroluminescente 16, lorsqu'elle est organique, se décompose en général
en trois sous-couches : une sous-couche centrale 160 électroluminescente intercalée
entre une sous-couche 162 de transport de trous et une sous-couche 161 de transport
d'électrons.
[0008] Les électrodes de la couche avant d'électrodes 18, au contact de la sous-couche 162
de transport de trous, servent alors d'anodes ; cette couche d'électrodes 18 doit
être transparente, au moins partiellement, pour laisser passer vers l'avant du panneau
la lumière émise par la couche électroluminescente 16 ; les électrodes de cette couche
sont généralement elles-mêmes transparentes et réalisées en oxyde mixte d'étain et
d'indium (« ITO »), ou en polymère conducteur comme du polyéthylènedioxythiophène
(« PDOT »).
[0009] La couche intermédiaire d'électrodes 14 doit être suffisamment transparente pour
permettre un couplage optique adéquat entre la couche électroluminescente 16 et la
couche photoconductrice 12, car ce couplage optique est nécessaire au fonctionnement
du panneau et, notamment, à l'obtention de l'effet mémoire décrit ci-après.
[0010] Les documents cités ci-dessus divulguent également des configurations où, à l'inverse
de ce qui vient d'être décrit, d'une part, les électrodes de la couche intermédiaire
d'électrodes 14 et la sous-couche 161 servent respectivement à l'injection et au transport
des trous dans la sous-couche électroluminescente 160, d'autre part, les électrodes
de la couche avant d'électrodes 18 et la sous-couche 162 servent respectivement à
l'injection et au transport des électrons dans la sous-couche électroluminescente
160.
[0011] Selon une autre variante, la couche avant d'électrodes 18 peut elle-même comporter
plusieurs sous-couches, dont une sous-couche d'interface avec la couche organique
électroluminescente 16 destinée à améliorer l'injection de trous (cas anode) ou d'électrons
(cas cathode).
[0012] La couche photoconductrice 16 peut être par exemple en silicium amorphe, ou en sulfure
de cadmium.
[0013] Dans les panneaux de visualisation de ce type, le rôle de la couche photoconductrice
12 est d'apporter un effet « mémoire » aux cellules du panneau ; en se reportant à
la figure 2, chaque cellule du panneau peut être représentée par deux éléments en
série :
- un élément électroluminescent EEL englobant une zone de couche électroluminescente 16, et,
- un élément photoconducteur EPC englobant une zone de couche photoconductrice 12 au regard de cette même zone de
couche électroluminescente 16.
[0014] L'effet mémoire que l'on obtient reposerait sur un fonctionnement en boucle, tel
que représenté à la figure 2 : tant qu'un élément électroluminescent E
EL d'une cellule émet de la lumière 19 dont une partie 19' parvient, par couplage optique,
à l'élément photoconducteur E
PC de cette même cellule, l'interrupteur formé par cet élément E
PC est fermé, et tant que cet interrupteur est fermé, l'élément électroluminescent E
EL est alimenté en courant entre une borne A au contact d'une électrode de la couche
avant 18 et une borne B au contact d'une électrode de la couche arrière 11 ; l'élément
électroluminescent E
EL émet donc de la lumière 19 dont une partie 19' excite l'élément photoconducteur E
PC.
[0015] Ce fonctionnement en boucle repose donc sur un couplage optique adéquat entre la
couche électroluminescente 16 et la couche photoconductrice 12 ; si le panneau de
visualisation comporte une couche spécifique de couplage optique, il peut s'agir par
exemple d'une couche isolante opaque percée d'ouvertures transparentes adaptées et
positionnées en face de chaque élément électroluminescent E
EL, c'est à dire de chaque pixel ou sous-pixel du panneau ; en l'absence de couche spécifique
de couplage, on peut également utiliser, comme moyen de couplage, des ouvertures transparentes
pratiquées dans la couche intermédiaire d'électrodes 14 ; d'autres moyens de couplage
optique sont envisageables, qui sont connus de l'homme du métier et ne seront pas
décrits ici en détail.
[0016] Cet effet mémoire supposé est destiné à faciliter la commande des pixels et sous-pixels
du panneau pour visualiser des images et, notamment, à pouvoir utiliser un procédé
dans lequel, successivement pour chaque ligne du panneau, on passe par une phase d'adressage
destinée à allumer les cellules à allumer dans cette ligne, puis par une phase de
maintien destinée à maintenir les cellules de cette ligne dans l'état où la phase
précédente d'adressage les a mises ou laissées.
[0017] En pratique, on balaye successivement chaque ligne du panneau pour mettre chaque
cellule de la ligne balayée dans l'état souhaité, allumé ou éteint ; après balayage
d'un ligne donnée, on maintient ou on alimente de la même façon l'ensemble des cellules
de cette ligne pour que seulement les cellules mises à l'état allumé de cette ligne
émettent de la lumière pendant que l'on balaye ou que l'on adresse d'autres lignes
; ainsi, de préférence, pendant les phases de maintien d'une ligne, se déroulent les
phases d'adressage d'autres lignes.
[0018] En pratique, la durée des phases de maintien permet de moduler la luminance des cellules
du panneau et, notamment, de générer les niveaux de gris nécessaires à la visualisation
d'une image.
[0019] La mise en oeuvre d'un tel procédé de commande des cellules du panneau passe généralement
par :
- lors des phases d'adressage, l'application, uniquement aux bornes A, B des cellules
à allumer, d'une tension d'allumage Va ;
- lors des phases de maintien, l'application aux bornes A, B de toutes les cellules
d'une tension de maintien Vs , qui doit être suffisamment élevée pour que les cellules préalablement allumées
restent allumées, et suffisamment faible pour ne pas risquer d'allumer les cellules
préalablement non allumées.
[0020] La phase d'adressage est donc une phase sélective ; la phase de maintien n'est au
contraire pas sélective, ce qui permet d'appliquer la même tension à toutes les cellules
et simplifie considérablement la commande du panneau.
[0022] L'élément photoconducteur d'effacement en parallèle avec l'élément électroluminescent
présente une résistance variant entre une valeur faible R-ON lorsqu'il est excité
par un éclairement d'effacement et une valeur faible R-OFF lorsqu'il n'est pas éclairé;
selon ce document, cet élément photoconducteur d'effacement sert à faire passer à
l'état éteint les cellules correspondantes qui seraient allumées et en phase de maintien
; le procédé de pilotage du panneau comprend donc des phases d'effacement de cellules,
lors desquelles on éclaire ces cellules par un éclairement d'effacement.
[0023] Lors d'une phase d'effacement, qui termine généralement une phase de maintien, il
convient évidemment que, au niveau de chaque cellule qui est allumée à l'état ON,
qui est à effacer, et dont l'élément photoconducteur d'effacement est excité, la résistance
R-ON soit inférieure à la résistance R
ON-EL que présente l'élément électroluminescent E
EL à l'état allumé, de manière à ce que l'on puisse considérer que l'intensité du courant
électrique qui traverse cette cellule encore à l'état ON passe essentiellement par
l'élément photoconducteur d'effacement, et non pas par l'élément électroluminescent
E
EL, puisqu'il s'agit précisément de l'éteindre.
[0024] En dehors des phases d'effacement, les éléments photoconducteurs d'effacement présentent
une résistance R-OFF et les éléments électroluminescents E
EL du panneau sont soit à l'état éteint et présentent résistance R
OFF-EL, soit à l'état allumé et présentent une résistance R
ON-EL ; rien n'est dit dans ce document sur la valeur de R-OFF par rapport à la valeur
de R
OFF-EL, de sorte que l'homme du métier ne peut tirer aucun enseignement sur la fonction
effective et efficace de shunt qu'auraient ou non les éléments photoconducteurs d'effacement
à l'état non excité vis à vis des éléments électroluminescents à l'état éteint.
[0025] Ainsi, ce document se borne à décrire des moyens susceptibles de shunter efficacement
des éléments électroluminescents à l'état allumé pour les effacer, alors que l'invention,
comme on le verra ci-après, propose, dans un tout autre but, des moyens pour shunter
les éléments électroluminescents à l'état éteint.
[0026] On va maintenant décrire plus précisément l'effet mémoire lorsqu'on applique un procédé
de commande de ce type à un panneau électroluminescent à effet mémoire du type qui
vient d'être décrit, dans le cas où les zones de la couche d'électrodes intermédiaires
14 propres à chaque élément électroluminescent E
EL sont isolées électriquement les unes des autres, de sorte que le potentiel électrique
au point commun C de l'élément électroluminescent E
EL et de l'élément photoconducteur E
PC est flottant.
[0027] Toujours en référence à la figure 2, le panneau de visualisation forme un ensemble
de cellules C
n,p susceptibles d'émettre de la lumière et alimentée par des lignes d'électrodes Y
n, Y
n+1 de la couche avant 18 reliées à des points A correspondant à une borne d'élément
électroluminescent E
EL et des colonnes d'électrodes X
p, X
p+1 de la couche arrière 11 reliées à des points B correspondant à une borne d'élément
photoconducteur E
PC.
[0028] La figure 3 illustre, selon ce mode de commande classique :
- pour une cellule Cn,p , une séquence d'adressage de cette ligne au temps t1, avec allumage de cette cellule qui reste allumée pour t>t1,
- pour une cellule de la ligne suivante Cn+1,p , une séquence d'adressage de cette ligne au temps t2, sans allumage de celle cellule qui reste éteinte pour t>t2.
[0029] Les trois chronogrammes Y
n, Y
n+1, X
p indiquent les tensions appliquées aux électrodes lignes Y
n, Y
n+1 et à l'électrode colonne X
p pour obtenir ces séquences.
[0030] Le bas de la figure 3 indique les valeurs de potentiels aux bornes A, B (figure 2)
des cellules C
n,p, C
n+1,p et l'état allumé (« ON ») ou éteint (« OFF ») de ces cellules.
[0031] Pour obtenir l'état ON ou OFF indiqué au bas de cette figure, il faut donc que, en
appliquant aux bornes A, B d'une cellule telle que représentée à la figure 2 :
- un potentiel Va à une cellule à l'état OFF, cette cellule bascule à l'état ON;
- un potentiel Vs ou (Vs-Voff) à une cellule à l'état ON, cette cellule reste à l'état ON ;
- un potentiel (Va-Voff) ou Vs à une cellule à l'état OFF, cette cellule reste à l'état OFF ;
[0032] La figure 4 reprend ces différentes valeurs de potentiel en les situant par rapport
:
- à la tension seuil VS.EL aux bornes AC de la diode électroluminescente EEL de la cellule (figure 2), en deçà laquelle cette diode s'éteint et au delà de laquelle
elle s'allume ; la caractéristique typique d'une telle diode EEL est représentée à la figure 5 (intensité lumineuse émise -en lumen - en fonction
de la tension appliquée - en Volt) ;
- à la tension VT aux bornes AB d'une cellule au delà de laquelle une cellule éteinte à l'état OFF
s'allume et passe à l'état ON.
[0033] Pour obtenir l'effet mémoire recherché, la valeur de la tension V
off susceptible d'être appliquée aux électrodes colonnes comme X
p doit être choisie de manière à ce que la tension Va-Voff appliquée aux bornes d'une
cellule ne soit pas suffisante pour l'allumer, donc que Va-Voff < V
T et à ce que la tension Vs-Voff n'affecte pas l'état allumé ou éteint de la cellule,
donc que V
s.EL < Vs-Voff.
[0034] Comme l'illustre la figure 4, pour un bon fonctionnement du panneau, il convient
donc qu'une cellule C
n,p à laquelle on a appliqué une tension Va > V
T continue d'émettre une quantité de lumière importante même si la tension appliquée
à ses bornes décroît jusqu'à la valeur V
s-V
off, qui reste supérieure à V
S.EL ; pour ce type de fonctionnement, il est nécessaire que la cellule, c'est à dire
que l'élément électroluminescent E
EL et l'élément photoconducteur E
PC branchés en série présentent une hystérésis importante.
[0035] La caractéristique typique d'un élément photoconducteur E
PC d'une cellule C
n,p du panneau est représentée à la figure 6 (intensité électrique -en Ampère - en fonction
de l'éclairement - en lumen - lorsque cet élément E
PC est soumis à une tension de 10 V) ; compte tenu des caractéristiques déjà citées
(figure 5) de l'élément électroluminescent E
EL, il est maintenant possible de représenter les caractéristiques globales courant-tension
de l'ensemble de ces éléments E
EL et E
PC en série formant une cellule C
n,p du panneau : voir la figure 7, qui illustre, lorsqu'on applique une tension croissante
de 0 à 20 V puis décroissante de 20 à 0 V aux bornes AB d'une cellule :
- la tension V Eel aux bornes AC de l'élément électroluminescent de la cellule ;
- la tension V Epc aux bornes CB de l'élément photoconducteur de la cellule ;
- l'intensité I du courant circulant dans cette cellule.
[0036] On constate qu'au cours d'un cycle de croissance jusqu'à l'allumage (intensité élevée)
puis de décroissance jusqu'à l'extinction, l'évolution de l'intensité I du courant
dans cette cellule ne manifeste aucune hystérésis, ce qui montre qu'il n'existe en
réalité aucune zone de maintien (voir figure 4) de valeurs de tensions dans laquelle,
la cellule ayant été préalablement allumée, celle-ci reste allumée ; on n'obtient
donc pas l'effet mémoire précédemment décrit.
[0037] L'invention a pour but de pallier l'absence ou l'insuffisance d'effet mémoire.
[0038] A cet effet, l'invention a pour objet un panneau de visualisation d'images comprenant
une matrice de cellules électroluminescentes à effet mémoire, susceptibles d'émettre
de la lumière vers l'avant dudit panneau, comprenant :
- un réseau avant d'électrodes et un réseau arrière d'électrodes, les électrodes du
réseau avant croisant les électrodes du réseau arrière au niveau de chacune desdites
cellules,
- au moins une couche électroluminescente formant, pour chaque cellule, au moins un
élément électroluminescent,
- une couche photoconductrice pour obtenir ledit effet mémoire, formant, pour chaque
cellule, un élément photoconducteur,
l'au moins un élément électroluminescent et l'élément photoconducteur de chaque cellule
étant reliés électriquement en série et les deux bornes extrêmes de ladite série étant
reliées l'une à une électrode dudit réseau avant et l'autre à une électrode dudit
réseau arrière,
- des moyens de couplage optique, au niveau de chaque cellule, entre au moins une couche
électroluminescente du panneau et ladite couche photoconductrice ,
caractérisé en ce qu'il comprend, pour chaque cellule, un élément de shunt disposé en parallèle de l'au
moins un élément électroluminescent de la dite cellule et dont la résistance ne dépend
pas de l'éclairement.
[0039] Comme la résistance des éléments de shunt ne dépend pas de l'éclairement, l'utilisation
comme shunts d'éléments photoconducteurs d'effacement tels que décrits dans le document
« IBM Technical Disclosure Bulletin », Vol.24, n°5, pp.2307-2310 précédemment cité est tout à fait exclue ; on entend donc ici par élément de shunt
une résistance classique réalisée à l'aide d'un matériau non photoconducteur et présentant
une résistance qui ne varie pas sensiblement en fonction de l'éclairement.
[0040] De préférence, la ou les couches électroluminescentes du panneau sont organiques.
[0041] L'invention s'applique également aux panneaux du même type que ceux décrits dans
le document
US 4035774 - IBM précédemment cité qui comprennent une couche électroluminescente arrière pour
émettre la lumière adaptée à l'activation ou l'excitation des cellules photoconductrices
et une couche électroluminescente avant pour émettre la lumière nécessaire à la visualisation
des images ; la couche photoconductrice est intercalée entre les deux couches électroluminescentes
et est optiquement couplée uniquement ou principalement avec la couche électroluminescente
arrière ; chaque cellule comprend ici deux éléments électroluminescents, l'un arrière,
l'autre avant, et un élément photoconducteurs intercalé ; les bornes extrêmes de la
série formée par ces trois éléments sont connectées l'une à une électrode arrière,
l'autre à une électrode avant.
[0042] Dans le cas, le plus fréquent, où le panneau ne comprend qu'une seule couche organique
électroluminescente, l'invention a pour objet un panneau de visualisation d'images
comprenant une matrice de cellules électroluminescentes à effet mémoire, susceptibles
d'émettre de la lumière vers l'avant dudit panneau, comprenant :
- un réseau avant d'électrodes et un réseau arrière d'électrodes, les électrodes du
réseau avant croisant les électrodes du réseau arrière au niveau de chacune desdites
cellules,
- une couche organique électroluminescente formant, pour chaque cellule, un élément
électroluminescent dont une borne est reliée à une électrode dudit réseau avant,
- une couche photoconductrice pour obtenir ledit effet mémoire, formant, pour chaque
cellule, un élément photoconducteur dont une borne est reliée à une électrode dudit
réseau arrière,
- des moyens pour relier électriquement au même potentiel, au niveau de chaque cellule,
l'autre borne de l'élément électroluminescent et l'autre borne de l'élément photoconducteur,
- des moyens de couplage optique entre ledit élément électroluminescent de chaque cellule
et ledit élément photoconducteur de cette même cellule,
caractérisé en ce qu'il comprend, pour chaque cellule, un élément de shunt disposé en parallèle de l'élément
électroluminescent de la dite cellule et dont la résistance ne dépend pas de l'éclairement.
[0043] Selon ce mode de réalisation le plus fréquent de l'invention, le schéma électrique
équivalent d'une cellule quelconque du panneau est représenté à la figure 9 ; les
références E
PC, E
EL renvoient respectivement à l'élément photoconducteur et à l'élément électroluminescent
de cette cellule, comme sur la figure 2 précédemment décrite ; selon l'invention,
cette cellule comporte en outre un élément de shunt E
S.EL, de résistance constante et indépendante de l'éclairement R
S.EL, branché en parallèle sur l'élément électroluminescent E
EL.
[0044] Nous allons maintenant déterminer quelle valeur il importe de donner à la résistance
R
S.EL de l'élément de shunt E
S.EL pour tirer le meilleur parti de l'invention.
[0045] En premier lieu, il convient évidemment que la résistance R
S.EL soit supérieure à la résistance R
ON-EL que présente l'élément électroluminescent E
EL à l'état allumé, de manière à ce que l'on puisse considérer que, lorsque la cellule
est à l'état allumé ON, l'intensité du courant électrique qui la traverse passe essentiellement
par l'élément électroluminescent E
EL ; on a donc de préférence
RS.EL >
RON-EL ; on limite ainsi les pertes ohmiques dans l'élément de shunt lorsque les cellules
sont allumées ; pour limiter encore davantage les pertes, il est préférable que
RS.EL >
2 x RON-EL.
[0046] A noter que cette caractéristique distingue encore davantage l'élément de shunt selon
l'invention de l'élément photoconducteur d'effacement du panneau décrit dans le document
« IBM Technical Disclosure Bulletin », Vol.24, n°5, pp.2307-2310 précédemment cité ; en effet, puisque la résistance R
S.EL de cet élément de shunt est supérieure à la résistance interne R
ON-EL que présente l'élément électroluminescent E
EL à l'état allumé, il n'est susceptible en aucun cas de shunter efficacement l'élément
électroluminescent correspondant E
EL lorsqu'il est allumé ; à noter que, dans le cas contraire, l'élément de shunt selon
l'invention éteindrait ou effacerait l'élément électroluminescent correspondant, ce
qui serait absolument contraire au but poursuivi par l'invention.
[0048] En second lieu, il convient que la résistance R
S.EL soit inférieure, de préférence très inférieure, à la résistance interne R
OFF-EL que présente l'élément électroluminescent E
EL à l'état éteint, de manière à ce que l'on puisse considérer que, lorsque la cellule
est à l'état éteint OFF, l'intensité du courant électrique qui la traverse passe essentiellement
par l'élément de shunt E
S.EL ; on a donc
RS.EL <
ROFF-EL , de préférence R
S.EL < ½ R
OFF-EL ; autrement dit, l'élément de shunt selon l'invention est « passant » lorsque l'élément
électroluminescent E
EL est à l'état éteint, alors que l'élément photoconducteur d'effacement décrit dans
le document « IBM - Technical Disclosure Bulletin » précédemment cité est adapté pour
être susceptible de devenir « passant » lorsque l'élément électroluminescent E
EL est à l'état allumé.
[0049] A noter qu'on a généralement R
OFF-EL > R
ON-EL, ce qui permet de combiner avantageusement les deux conditions énoncées ci-dessus
: R
S.EL > R
ON-EL et R
S.EL < R
OFF-EL.
[0050] Soit R
OFF-PC la résistance de l'élément photoconducteur E
PC à l'état non excité OFF ; dans les conditions de commande d'un panneau précédemment
décrites en référence aux figures 3 et 4, soit, conformément à la définition déjà
donnée, V
T la tension aux bornes AB de cette cellule au delà de laquelle cette cellule éteinte
(à l'état OFF) s'allume et passe à l'état ON ; alors, pour une tension V
T - ε très légèrement inférieure à la tension d'allumage V
T (ε très petit), la tension V
Eel aux bornes de l'élément électroluminescent E
EL est très proche de la tension de seuil précédemment définie V
S.EL, de sorte que : V
Eel = V
S.EL - ε' (ε' très petit) ; si V
PC est la tension aux bornes de l'élément photoconducteur E
PC, on a alors V
T - ε = V
PC + V
S.EL - ε' ; par ailleurs, si I est l'intensité du courant parcourant la cellule, si l'on
considère que tout ce courant passe par l'élément de shunt E
S.EL et non pas par l'élément électroluminescent E
EL parce que la cellule est éteinte, on a :

[0051] De ces deux équations, on déduit : V
T - ε = (1+ R
OFF/R
S.EL) (V
S.EL - ε'), soit, en simplifiant : V
T = (1 + R
OFF-PC/R
S.EL) V
S.EL ou (V
T/V
S.EL)= (1 + R
OFF-PC/R
S.EL).
[0052] En considérant le schéma des tensions de commande du panneau de la figure 4, la largeur
de la « zone de maintien » correspond à V
T-V
S.EL ; en pratique, pour bénéficier d'une « zone de maintien » suffisamment large pour
pouvoir piloter facilement le panneau de visualisation, il convient que la différence
V
T-V
S.EL soit supérieure ou égale à 8 ou 9 Volt ; dans le cas où, par exemple, la tension
de seuil de déclenchement de la diode électroluminescente vaut V
S.EL = 9 V , il convient donc que (V
T/V
S.EL) ≥ 2, c'est à dire (R
OFF-PC/R
S.EL) ≥ 1 ou
RS.EL ≤
ROFF-PC ; dans le but de limiter les pertes, la technique des diodes électroluminescentes
pour visualisation d'images s'oriente vers l'abaissement des tensions de seuil de
déclenchement en deçà de la valeur de 9 Volt, ce qui implique que, pour que la largeur
de la « zone de maintien » reste supérieure à 8 ou 9 volts, le ratio (V
T/V
S.EL) soit strictement supérieur à 2, voire égal ou supérieur à 3 et le ratio (R
OFF-PC/R
S.EL) soit strictement supérieur à 1, voire égal ou supérieur à 2.
[0053] Ainsi, de préférence, pour chaque cellule du panneau selon l'invention, la résistance
R
S.EL de l'élément de shunt E
S.EL de l'élément électroluminescent E
EL de cette cellule est inférieure ou égale à la résistance R
OFF-PC de l'élément photoconducteur correspondant E
PC lorsqu'il n'est pas à l'état excité et est inférieure à la résistance R
OFF-EL de l'élément électroluminescent correspondant E
EL lorsqu'il est éteint, ce qui suppose généralement que R
OFF-EL > R
OFF-PC.
[0054] De préférence, la résistance R
S.EL de l'élément de shunt E
S.EL de l'élément électroluminescent E
EL de cette cellule est strictement inférieure à la résistance R
OFF-PC de l'élément photoconducteur correspondant E
PC lorsqu'il n'est pas à l'état excité, voire inférieure ou égale à la moitié de cette
résistance.
[0055] Grâce à l'élément de shunt E
S.EL de l'élément électroluminescent selon l'invention, on constate, comme l'illustre
de manière plus détaillée l'exemple ci-après, que le panneau est maintenant doté d'un
effet mémoire réellement exploitable par un procédé de commande classique tel que
précédemment décrit, et que l'évolution de l'intensité I du courant dans chaque cellule
du panneau manifeste une hystérésis et une zone de maintien (voir figure 4 et 10)
de valeurs de tensions dans laquelle, la cellule ayant été préalablement allumée,
celle-ci reste allumée.
[0056] Selon un autre mode de réalisation avantageux de l'invention, le panneau selon l'invention
comprend également, pour chaque cellule, un élément de shunt disposé en parallèle
de l'élément photoconducteur de la dite cellule.
[0057] On parvient ainsi à diminuer sensiblement la consommation d'énergie du panneau ;
en outre, ce shunt additionnel facilite la désexcitation des éléments photoconducteurs
et permet avantageusement de diminuer les durées de commutation des cellules du panneau.
[0058] Le schéma électrique équivalent d'une cellule quelconque du panneau selon cet autre
mode de réalisation avantageux de l'invention est représenté à la figure 15 ; les
références E
PC, E
EL renvoient respectivement à l'élément photoconducteur et à l'élément électroluminescent
de cette cellule ; cette cellule comporte ici non seulement un élément de shunt E
S.EL, de résistance R
S.EL, branché en parallèle sur l'élément électroluminescent E
EL, mais également un élément de shunt E
S.PC, de résistance R
S.PC, branché en parallèle sur l'élément photoconducteur E
PC.
[0059] Soit R
OFF-PC la résistance de l'élément photoconducteur E
PC à l'état non excité OFF ; la résistance R
S.PC doit être choisie très inférieure à la résistance interne R
OFF-PC que présente l'élément photoconducteur E
PC à l'état éteint, de manière à ce que l'on puisse considérer que, lorsque la cellule
est à l'état éteint OFF, l'intensité du courant électrique qui la traverse passe essentiellement
par l'élément de shunt E
S.PC ; on a donc R
S.PC < R
OFF-PC, de préférence R
S.PC < ½ R
OFF-PC.
[0060] Dans les conditions de commande d'un panneau (précédemment décrites en référence
aux figures 3 et 4), soit, conformément à la définition déjà donnée, V
T la tension aux bornes AB de cette cellule au delà de laquelle cette cellule éteinte
(à l'état OFF) s'allume et passe à l'état ON ; alors, pour une tension V
T - ε très légèrement inférieure à la tension d'allumage V
T (ε très petit), la tension V
Eel aux bornes de l'élément électroluminescent E
EL est très proche de la tension de seuil précédemment définie V
S.EL, de sorte que : V
Eel = V
S.EL - ε' (ε' très petit) ; si V
Epc est la tension aux bornes de l'élément photoconducteur E
PC, on a alors V
T - ε = V
Epc + V
S.EL - ε' ; par ailleurs, si I est l'intensité du courant parcourant la cellule, si l'on
considère que tout ce courant passe par les éléments de shunt E
S.PC et E
S.EL, et non pas par l'élément photoconducteur E
PC et l'élément électroluminescent E
EL parce que la cellule est éteinte, on a :

[0061] De ces deux équations, on déduit : V
T - ε = (1 + R
S.PC/R
S.EL) (V
S.EL - ε'), soit, en simplifiant : V
T = (1 + R
S.PC/R
S.EL) V
S.EL ou (V
T/V
S.EL)= (1 + R
S.PC/R
S.EL).
[0062] En considérant le schéma des tensions de commande du panneau de la figure 4, la largeur
de la « zone de maintien » correspond à V
T-V
S.EL ; en pratique, pour bénéficier d'une « zone de maintien » suffisamment large pour
pouvoir piloter facilement le panneau de visualisation, il convient que la différence
V
T-V
S.EL soit supérieure ou égale à 8 ou 9 Volt ; dans le cas où, par exemple, la tension
de seuil de déclenchement de la diode électroluminescente vaut V
S.EL = 9 V , il convient donc que (V
T/V
S.EL) ≥ 2, c'est à dire (R
S.PC/R
S.EL) ≥ 1 ou
RS.EL ≤ RS.PC ; dans le but de limiter les pertes, la technique des diodes électroluminescentes
pour visualisation d'images s'oriente vers l'abaissement des tensions de seuil de
déclenchement en deçà de la valeur de 9 Volt, ce qui implique que, pour que la largeur
de la « zone de maintien » reste supérieure à 8 ou 9 volts, le ratio (V
T/V
S.EL) soit strictement supérieur à 2, voire égal ou supérieur à 3 et le ratio (R
S.PC/R
S.EL) soit strictement supérieur à 1, voire égal ou supérieur à 2.
[0063] Ainsi, de préférence, pour chaque cellule du panneau selon l'invention, la résistance
R
S.PC de l'élément de shunt E
S.PC de l'élément photoconducteur E
PC de cette cellule est supérieur ou égale à la résistance R
S.EL de l'élément de shunt E
S.EL de l'élément électroluminescent E
EL de cette même cellule.
[0064] De préférence, on a R
S.PC / R
S.EL ≥ 2, et même, encore mieux, R
S.PC /R
S.EL ≥ 3.
[0065] De préférence, le panneau selon l'invention comprend, au niveau de chaque cellule,
un élément conducteur à chaque interface entre l'au moins une couche électroluminescente
et la couche photoconductrice pour relier électriquement en série les éléments électroluminescent
et photoconducteur correspondants et les éléments conducteurs de différentes cellules
sont isolés électriquement les uns des autres.
[0066] De préférence, les éléments conducteurs entre la même couche électroluminescente
la même couche photoconductrice forment une même couche conductrice qui est évidemment
discontinue pour que les éléments conducteurs des différentes cellules soient isolés
électriquement les uns des autres ; dans le cas d'un panneau du type décrit dans le
document
US 4035774 déjà cité comprenant deux couches électroluminescentes, on a donc deux couches conductrices
d'interface.
[0067] Dans le cas plus fréquent d'un panneau à une seule couche électroluminescente, chaque
élément de shunt de l'élément électroluminescent est reliée à la même électrode du
réseau avant et au même élément conducteur de la couche intermédiaire que l'élément
électroluminescent E
EL qu'il shunte ; le cas échéant, chaque élément de shunt de l'élément photoconducteur
est reliée à la même électrode du réseau arrière et au même élément conducteur de
la couche intermédiaire que l'élément photoconducteur E
PC qu'il shunte ; on entend par élément de shunt tout moyen de shuntage : plusieurs
exemples seront donnés ultérieurement.
[0068] Avantageusement, le panneau selon l'invention comprend des moyens de commande des
cellules pour la visualisation d'images, adaptés pour mettre en oeuvre un procédé
dans lequel, successivement pour chaque ligne de cellules du panneau, on passe par
une phase sélective d'adressage destinée à allumer les cellules à allumer dans cette
ligne, puis par une phase non-sélective de maintien destinée à maintenir les cellules
de cette ligne dans l'état où la phase précédente d'adressage les a mises ou laissées.
[0069] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront dans la description
d'un mode de réalisation préférentiel, donnée à titre non limitatif et faite en référence
aux dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est un schéma en coupe d'une cellule d'un panneau électroluminescent à
couche photoconductrice de l'art antérieur,
- la figure 2 illustre le schéma équivalent électrique de la cellule de la figure 1,
- la figure 3 donne trois chronogrammes des tensions appliquées à deux électrodes de
ligne et à une électrode de colonne d'un panneau matriciel électroluminescent à effet
mémoire, lorsqu'on utilise un procédé classique de commande de panneau adapté pour
tirer parti de l'effet mémoire des cellules de ce panneau,
- la figure 4 illustre le positionnement des différentes tensions appliquées aux électrodes
d'un panneau lors de l'application d'un procédé de commande de la figure 3,
- les figures 5 et 6 représentent les caractéristiques typiques respectivement d'un
élément électroluminescent EEL et d'un élément photoconducteur EPC d'une cellule d'un panneau telle que représentée aux figures 1 et 2 ;
- la figure 7 illustre, selon l'art antérieur, la répartition des tensions VE-el et VE-pc respectivement aux bornes de l'élément électroluminescent EEL et de l'élément photoconducteur EPC d'une cellule d'un panneau telle que représentée aux figures 1 et 2, lorsqu'on applique
aux bornes AB de cette cellule un cycle de tension croissante (0 à 20 V), puis décroissante
(20 à 0 V) ; cette figure illustre également l'évolution de l'intensité du courant
circulant dans cette cellule ;
- la figure 8 est un schéma en coupe d'une cellule d'un panneau électroluminescent à
couche photoconductrice selon un mode de réalisation de l'invention,
- la figure 9 illustre le schéma équivalent électrique de la cellule de la figure 8,
- la figure 10 illustre, selon l'invention, la répartition des tensions VE-el et VE-pc respectivement aux bornes de l'élément électroluminescent EEL et de l'élément photoconducteur EPC d'une cellule d'un panneau telle que représentée aux figures 8 et 9, lorsqu'on applique
aux bornes AB de cette cellule un cycle de tension croissante (0 à 20 V), puis décroissante
(20 à 0 V) ; cette figure illustre également l'évolution de l'intensité du courant
circulant dans cette cellule ;
- les figures 11 et 12 sont des coupes d'un premier mode de réalisation d'un panneau
selon l'invention, respectivement selon la direction des électrodes lignes et selon
la direction des électrodes colonnes, destinées à illustrer un procédé de fabrication
de ce panneau ;
- les figures 13 et 14 sont des coupes d'un second mode de réalisation d'un panneau
selon l'invention, respectivement selon la direction des électrodes lignes et selon
la direction des électrodes colonnes, destinées à illustrer une variante du procédé
de fabrication de ce panneau illustré aux figures 11 et 12.
- la figure 15 illustre le schéma équivalent électrique d'une cellule selon un autre
mode de réalisation avantageux de l'invention.
[0070] Les figures représentant des chronogrammes ne prennent pas en compte d'échelle de
valeurs afin de mieux faire apparaître certains détails qui n'apparaîtraient pas clairement
si les proportions avaient été respectées.
[0071] Afin de simplifier la description et de faire apparaître les différences et avantages
que présente l'invention par rapport à l'état antérieur de la technique, on utilise
des références identiques pour les éléments qui assurent les mêmes fonctions.
[0072] On va maintenant décrire un panneau selon un mode général de réalisation de l'invention,
c'est à dire comportant des éléments de shunt uniquement des éléments électroluminescents
; on va également décrire un procédé de fabrication de ce panneau.
[0073] En référence à la figure 8, chaque cellule du panneau selon l'invention comprend,
outre les éléments du panneau déjà décrit en référence à la figure 1 qui présentent
ici les mêmes références :
- des barrières 20 entourant la zone de couche électroluminescente 16 et la zone de
couche intermédiaire d'électrodes 14 de cette cellule, dont la base s'appuie sur la
couche photoconductrice 12, et dont le sommet parvient au moins à hauteur de la couche
avant transparente d'électrodes 18 ;
- un couche de shunt 21 appliquée sur le versant de ces barrières de manière à mettre
en contact électrique la couche photoconductrice 12 et l'électrode transparente de
la couche 18 ; cette couche de shunt 21 forme l'élément de shunt ES.EL selon l'invention ; la résistance RS.EL de cet élément de shunt ES.EL est proportionnelle à la largeur de la couche 21 (qui s'étend dans le sens de la
hauteur des barrières) et inversement proportionnelle à son épaisseur ; le dimensionnement
de cette couche de shunt, notamment son épaisseur, le matériau de cette couche de
shunt 21 sont choisis de manière à ce que, au niveau de chaque cellule, la résistance
RS.EL de cet élément de shunt ES.EL qu'il forme soit :
- d'une part inférieure ou égale à la résistance ROFF-PC de l'élément photoconducteur EPC correspondant à la zone de couche électroluminescente 16 de cette cellule, lorsqu'elle
n'est pas à l'état excité ;
- d'autre part, inférieure à la résistance ROFF-EL de l'élément électroluminescent EEL qu'il shunte, correspondant à la zone de couche photoconductrice12 de cette cellule,
lorsqu'elle n'est pas à l'état excité ;
[0074] Enfin, le matériau de cette couche de shunt 21 n'est pas photoconducteur de sorte
que la résistance des éléments de shunt correspondant ne dépend pas de l'éclairement.
[0075] Les barrières 20 forment alors un réseau bidimensionnel de délimitation des cellules
du panneau ; le dimensionnement de ces barrières, notamment leur hauteur, le matériau
de ces barrières sont choisis de manière à ce que, au niveau de chaque cellule, la
résistance électrique de ces barrières, mesurée entre leur base et leur sommet, soit
largement supérieure à celle R
S.EL de l'élément de shunt E
S.EL de cette cellule ; ainsi, ces barrières isolent électriquement les cellules du panneau
les une des autres ; ainsi,
- les éléments de shunt ES.EL sont isolés les uns des autres,
- les zones de la couche d'électrodes intermédiaires 14, propres à chaque cellule, sont
isolées électriquement les unes des autres, de sorte que le potentiel électrique au
point commun de l'élément électroluminescent EEL et de l'élément photoconducteur EPC de cette cellule est flottant.
[0076] Selon une variante de l'invention non représentée, la couche de shunt présente des
discontinuités sur le pourtour des barrières d'une cellule, de sorte que, par exemple,
seules les barrières d'un seul côté de chaque cellule sont recouvertes de cette couche
de shunt ; par contre, il est évidemment essentiel que cette couche de shunt 21 mette
en contact électrique la couche photoconductrice 12 et l'électrode transparente de
la couche 18.
[0077] Selon une variante non représentée, ce contact électrique peut être assuré indirectement
par l'intermédiaire les électrodes de la couche intermédiaire 14.
[0078] En se reportant à la figure 9, chaque cellule du panneau peut être représentée par
les éléments suivants :
- un élément électroluminescent EEL englobant une zone de couche électroluminescente 16, et,
- en série avec l'élément électroluminescent EEL, un élément photoconducteur EPC englobant une zone de couche photoconductrice 12 au regard de cette même zone de
couche électroluminescente 16.
- en parallèle avec l'élément électroluminescent EEL, un élément de shunt ES.EL, formé par la couche de shunt 21 de cette cellule.
[0079] Sur la base des caractéristiques électriques typiques précédemment décrites en référence
aux figures 5 et 6 de l'élément électroluminescent E
EL et de l'élément photoconducteur E
PC, et en choisissant R
S.EL = 25 kΩ environ égal à 1/4 R
OFF-PC (avec R
OFF-PC = 100 kΩ environ), on examine les caractéristiques globales courant-tension de cette
cellule selon l'invention : voir la figure 10, qui illustre, lorsqu'on applique une
tension croissante de 0 à 20 V puis décroissante de 20 à 0 V aux bornes AB d'une cellule
:
- la tension V Eel aux bornes AC de l'élément électroluminescent EEL de la cellule et de l'élément de shunt ES.EL ;
- la tension V Epc aux bornes CB de l'élément photoconducteur EPC de la cellule ;
- l'intensité I du courant circulant dans l'élément électroluminescent EEL .
[0080] On constate qu'au cours d'un cycle de croissance jusqu'à l'allumage (intensité élevée)
puis de décroissance jusqu'à l'extinction, l'évolution de l'intensité I du courant
dans cette cellule manifeste une hystérésis importante, grâce à l'adjonction de l'élément
de shunt E
S.EL selon l'invention.
[0081] Il est alors possible d'utiliser, pour la commande des cellules du panneau et la
visualisation d'images, un procédé dans lequel, successivement pour chaque ligne du
panneau, on passe par une phase sélective d'adressage destinée à allumer les cellules
à allumer dans cette ligne, puis par une phase non-sélective de maintien destinée
à maintenir les cellules de cette ligne dans l'état où la phase précédente d'adressage
les a mis ou laissés.
[0082] En reprenant les définitions précédentes de Va, V
S, V
off en référence aux figures 3 et 4, pour appliquer ce procédé de commande :
- il suffit de choisir Va (tension d'allumage de la cellule) supérieur ou égal à la
tension VT ; la tension VT est celle qui, appliquée aux bornes d'une cellule éteinte à l'état OFF, provoque
son allumage et son passage à l'état ON ; la valeur de VT est reportée à la figure 10 ;
- il suffit de choisir VS (tension de maintien de la cellule) et Voff tels que la valeur (VS -Voff) soit supérieure ou égale à la tension VS.EL ; la tension VS.EL est celle qui appliquée aux bornes d'un élément électroluminescent EEL, provoque son allumage (V>VS.EL) ou son extinction (V<VS.EL) ; la valeur de VS.EL est également reportée sur la figure 10.
[0083] Comme expliqué précédemment, on a en outre V
T = (1+ R
OFF-PC/R
S.EL) V
S.EL.
[0084] Contrairement à l'art antérieur, on constate qu'il existe une zone de maintien (voir
figure 4 et 10) de valeurs de tensions dans laquelle, la cellule du panneau ayant
été préalablement allumée, celle-ci reste allumée ; grâce à l'élément de shunt E
S.EL propre à l'invention, on obtient donc l'effet mémoire précédemment décrit pour toutes
les cellules du panneau.
[0085] Pour fabriquer les panneaux électroluminescent de visualisation selon l'invention,
on utilise des méthodes de dépôt et de gravure de couches classiques pour l'homme
du métier de ce type de panneaux ; on va maintenant décrire un procédé de fabrication
d'un tel panneau en référence aux figures 11 et 12 qui sont des coupes du panneau
respectivement selon la direction des électrodes lignes et selon la direction des
électrodes colonnes.
[0086] Sur un substrat 10 formé par exemple par une plaque de verre, on dépose une couche
homogène d'aluminium par pulvérisation cathodique ou par évaporation sous vide («
PVD ») puis on grave la couche obtenue de manière à former un réseau d'électrodes
parallèles ou électrodes de colonnes X
p, X
p+1 : on obtient ainsi la couche arrière opaque d'électrodes 11.
[0087] Sur cette couche d'électrodes de colonne 11, on dépose ensuite une couche homogène
de matériau photoconducteur 12 : par exemple du silicium amorphe par dépôt chimique
en phase vapeur assisté par plasma (« PECVD », ou Plasma Enhanced Chemical Vapor Deposition
en langue anglaise), ou un matériau photoconducteur organique par dépôt chimique en
phase vapeur (« CVD ») ou dépôt par centrifugation (« spin-coating » en langue anglaise).
[0088] On applique ensuite la couche de couplage optique 13, comprenant, pour chaque future
cellule électroluminescentes C
n,p, un élément de couplage 25 formée d'une portion de couche opaque d'aluminium percée
en son centre d'une ouverture 26 destinée à laisser passer de la lumière vers la couche
photoconductrice 12 : on procède par dépôt d'une couche homogène d'aluminium 25 puis
gravure des ouvertures 26 de couplage optique, positionnées au centre des futures
cellules du panneau ainsi que gravure des zones définissant les futures barrières
20 destinées à partitionner le panneau en cellules.
[0089] On applique ensuite, par pulvérisation cathodique sous vide, une couche mince et
conductrice 14 d'oxyde mixte d'étain et d'indium (« ITO »), destinée à former des
électrodes intermédiaires de connexion entre les éléments photoconducteurs de la couche
photoconductrice 12 et les éléments électroluminescents de chaque cellule. Cette couche
est ensuite gravée, toujours pour définir les zones sur lesquelles les barrières 20
seront posées.
[0090] Puis on forme le réseau bidimensionnel de barrières 20 destinées à partitionner le
panneau en cellules électroluminescentes C
n,p et à isoler électriquement les éléments de shunt E
S.EL de chaque cellule : à cet effet, on dépose d'abord une couche homogène de résine
organique de barrière par centrifugation (« spin-coating » en langue anglaise), puis
on grave cette couche de manière à former le réseau bidimensionnel de barrières 20.
[0091] Ensuite le matériau servant au « shuntage » selon l'invention est déposé en une couche
pleine homogène sur toute la surface active du panneau ; cette couche épouse les reliefs
que présente la surface du panneau à cette étape du procédé ; les éléments de shunt
E
S.EL selon l'invention sont ensuite obtenus par gravure anisotrope pleine plaque de manière
à ne laisser une couche de shuntage d'épaisseur égale à l'épaisseur initiale du dépôt
que sur les parois des barrières 20 ; en se repérant sur la figure, la gravure n'opère
donc que dans le sens vertical et n'enlève que les parties horizontales de la couche
de shuntage ; on obtient alors la couche de shuntage 21 et les éléments de shunt E
S.EL selon l'invention pour chaque cellule ; par exemple le matériau de « shuntage » peut
être du nitrure de titane (TiN) obtenu par dépôt chimique en phase vapeur (« CVD »)
; la gravure anisotrope peut être faite dans une enceinte de gravure plasma « haute
densité » en utilisant une chimie adaptée connue en elle-même. Pour une cellule de
500x500 µm
2, il faudrait entre 2 nm et 100 nm d'épaisseur de nitrure de titane (TiN - matériau
dont la résistivité est ajustable de 2.10
-4 Ω.cm à 10
-2 Ω.cm) pour obtenir une résistance de shunt R
S.EL autour de 5kΩ, susceptible d'apporter le fonctionnement en mode bi-stable à effet
mémoire selon l'invention.
[0092] En se référant à la figure 12, perpendiculairement aux électrodes colonnes X
p, X
p+1 et entre les futures cellules, on peut alors monter, sur les barrières 20, un réseau
de séparateurs 20' perpendiculaires aux électrodes colonnes X
p, X
p+1 : à cet effet, on dépose d'abord une couche homogène de résine organique de barrière
par centrifugation (« spin-coating » en langue anglaise), puis on grave cette couche
de manière à former le réseau de séparateurs 20'. ; la hauteur des séparateurs, c'est
à dire l'épaisseur de la couche déposée, doit être largement supérieure à l'épaisseur
des couches encore à déposer dans les phases ultérieures du procédé, comme illustré
sur la figure 12.
[0093] Entre les barrières 20 revêtues de la couche de shunt 21 selon l'invention, on dépose
ensuite les couches organiques 161, 160, 162 destinées à former les éléments électroluminescents
E
EL de la couche électroluminescente 16 ; ces couches organiques 161, 160, 162 sont connues
en elles-mêmes et ne sont pas décrites ici en détail ; d'autres variantes peuvent
être envisagées sans se départir de l'invention, notamment l'utilisation de matériaux
électroluminescents minéraux.
[0094] Entre les barrières sur-élevées 20' perpendiculaires aux électrodes de colonnes X
p, X
p+1, on dépose ensuite la couche conductrice transparente 18 de manière à former des
lignes d'électrodes Y
n, Y
n+1 : de préférence, cette couche comprend la cathode et une couche d'ITO. Il faut que
les conditions de dépôt soient telles que la tranche des éléments de shunt E
S.EL de chaque cellule soit recouverte par cette couche transparente 18. On obtient ainsi
un panneau de visualisation d'images selon l'invention.
[0095] En référence aux figures 13 et 14, on va maintenant décrire une variante de procédé
de fabrication du panneau selon l'invention ; le procédé reste le même que le procédé
précédemment décrit, à la différence près qu'on va utiliser la couche superficielle
des versants des barrières 20 comme élément de shunt E
S.EL selon l'invention, à la place de la couche de shunt 21 ; à cet effet, on va doper
les barrières en surface pour en rendre la couche superficielle plus conductrice ;
ce procédé est avantageux car il permet d'éviter de déposer une couche de shunt spécifique
; étant données les dimensions usuelles des barrières (de l'ordre de 1 µm d'épaisseur
pour 40µm de largeur), la fuite générée par le dopage superficiel des barrières sera
suffisante pour obtenir l'effet de shunt souhaité entre les électrodes aux bornes
des éléments électroluminescents E
EL au sein de chaque cellule ; le dopage conducteur des barrières n'étant que superficiel,
on conserve la même isolation électrique que précédemment entre les cellules du panneau.
[0096] Selon une troisième variante, la fonction de shunt selon l'invention est assurée
par un dopage de la multicouche organique électroluminescente 16 adapté pour créer
des canaux parallèles de transport non recombinatoire de charges au travers de cette
couche.
[0097] L'homme du métier déduira directement de la description détaillée ci-dessus et de
ses connaissances générales les éléments nécessaires pour la réalisation d'un panneau
selon un mode préférentiel de réalisation de l'invention, c'est à dire comportant
des éléments de shunt à la fois au niveau des éléments électroluminescents et des
éléments photoconducteurs, sur la base de la description générale de ce mode de réalisation
faite en tête de ce document.
[0098] La présente invention s'applique à tout type de panneaux matriciels électroluminescents,
qu'ils utilisent des matériaux électroluminescents organiques ou des matériaux électroluminescents
inorganiques.
1. Bildanzeigetafel mit einer Matrix von elektrolumineszenten Zellen mit Speichereffekt
(1), die Licht zum vorderen Bereich der Bildanzeigetafel hin ausstrahlen können, mit
- einem vorderen Elektrodengitter (18) und einem hinteren Elektrodengitter (11), wobei
die Elektroden des vorderen Gitters die Elektroden des hinteren Gitters an den jeweiligen
Zellen (1) kreuzen,
- mindestens einer elektrolumineszenten Schicht (16), welche für jede Zelle (1) mindestens
ein elektrolumineszentes Element (EEL) bildet,
- einer fotoleitenden Schicht (12) zur Erzielung des Speichereffektes, welche für
jede Zelle (1) ein fotoleitendes Element EPC bildet,
wobei das mindestens eine elektrolumineszente Element (E
EL) und das fotoleitende Element (E
PC) jeder Zelle elektrisch in Serie verbunden sind und die beiden Endanschlüsse der
Serie mit einer Elektrode des vorderen Gitters (18) beziehungsweise mit einer Elektrode
des hinteren Gitters (11) verbunden sind,
- Mitteln zur optischen Kopplung an jeder Zelle zwischen der mindestens einen elektrolumineszenten
Schicht (16) der Bildanzeigetafel und der fotoleitenden Schicht (12), wobei die Bildanzeigetafel
für jede Zelle (1) ein Shuntelement (ES.EL) (21) aufweist, das parallel zu dem mindestens einen elektrolumineszenten Element
(EEL) der Zelle angeordnet ist, dadurch gekennzeichnet, dass der Widerstand des Shuntelements nicht von der Belichtung abhängt.
2. Bildanzeigetafel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass für jede Zelle der Widerstand (RS.EL) des Shuntelements (ES.EL) des mindestens einen elektrolumineszenten Elements (EEL) dieser Zelle größer ist als der Widerstand (RON-EL) des elektrolumineszenten Elements (EEL) in angeschaltetem Zustand.
3. Bildanzeigetafel nach einem der Ansprüche 1 bis 2, dadurch gekennzeichnet, dass die mindestens eine elektrolumineszente Schicht (16) organisch ist.
4. Bildanzeigetafel nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass, für jede Zelle, der Widerstand (RS.EL) des Shuntelements (ES.EL) des mindestens einen elektrolumineszenten Elements (EEL) dieser Zelle kleiner als oder gleich dem Widerstand (ROFF-PC) des entsprechenden fotoleitenden Elements (EPC) ist, wenn dieses fotoleitende Element (EPC) nicht in erregtem Zustand ist, und kleiner als der Widerstand (ROFF-EL) des mindestens einen entsprechenden elektrolumineszenten Elements (EEL) ist, wenn dieses elektrolumineszente Element (EEL) abgeschaltet ist.
5. Bildanzeigetafel nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Widerstand (RS.EL) des Shuntelements (ES.EL) des mindestens einen elektrolumineszenten Elements (EEL) dieser Zelle strikt kleiner als der Widerstand (ROFF-PC) des entsprechenden fotoleitenden Elements (EPC) ist, wenn dieses fotoleitende Element (EPC) nicht in erregtem Zustand ist.
6. Bildanzeigetafel nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Widerstand (RS.EL) des Shuntelements (ES.EL) des mindestens einen elektrolumineszenten Elements (EEL) dieser Zelle kleiner als oder gleich der Hälfte des Widerstands (ROFF-PC) des entsprechenden fotoleitenden Elements (EPC) ist, wenn dieses fotoleitende Element (EPC)nicht in erregtem Zustand ist.
7. Bildanzeigetafel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie für jede Zelle (1) ein Shuntelement (ES.PC) (22) aufweist, der parallel zu dem fotoleitenden Element (EPC) der Zelle ist.
8. Bildanzeigetafel nach Anspruch 7,
dadurch gekennzeichnet, dass für jede Zelle der Widerstand (R
S.PC) des Shuntelements (E
S.PC) des fotoleitenden Elements (E
PC) dieser Zelle
- kleiner als oder gleich dem Widerstand (ROFF-PC) dieses fotoleitenden Elements (EPC) ist, wenn dieses fotoleitende Element (EPC) nicht in erregtem Zustand ist, und
- größer als oder gleich dem Widerstand (RS.EL) des Shuntelements (ES.EL) des mindestens einen elektrolumineszenten Elements (EEL) derselben Zelle ist.
9. Bildanzeigetafel nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass für jede Zelle RS.PC/RS.EL ≥ 2, wobei RS.PC der Widerstand des Shuntelements des fotoleitenden Elements dieser Zelle und RS.EL der Widerstand des Shuntelements des mindestens einen elektrolumineszenten Elements
derselben Zelle sind.
10. Bildanzeigetafel nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass für jede Zelle RS.PC/RS.EL ≥ 3.
11. Bildanzeigetafel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie an jeder Zelle ein leitendes Element an jeder Schnittstelle zwischen der mindestens
einen elektrolumineszenten Schicht und der fotoleitenden Schicht umfasst, um das elektrolumineszente
und das entsprechende fotoleitende Element elektrisch in Serie zu verbinden, und dass
die leitenden Elemente unterschiedlicher Zellen (1, 1') elektrisch gegenüber einander
isoliert sind.
12. Bildanzeigetafel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie Mittel zur Steuerung der Zellen für die Anzeige von Bildern umfasst, welche Mittel
geeignet sind, um ein Verfahren umzusetzen, bei dem sukzessive für jede Zeile von
Zellen der Bildanzeigetafel eine selektive Adressierphase, die dazu bestimmt ist,
die in dieser Zeile anzuschaltenden Zellen anzuschalten, und anschließend eine nicht
selektive Aufrechterhaltungsphase, die dazu bestimmt ist, die Zellen dieser Zeile
in dem Zustand aufrechtzuerhalten, in den die vorherige Adressierungsphase sie versetzt
oder in dem sie sie belassen hat, durchlaufen werden.