[0001] L'invention concerne un nouveau procédé destiné à réaliser un article textile tridimensionnel
comportant au moins une ouverture sur l'une de ses faces. Elle concerne également
les articles textiles tridimensionnels obtenus par ce procédé.
[0002] De nombreux articles textiles, notamment dans le domaine de l'habillement, mais également
dans des domaines plus spécifiques, tels que celui de la protection des personnes,
présentent une ou plusieurs ouvertures, propres, par exemple à permettre de libérer
un passage pour les yeux, le nez, la bouche, etc.
[0003] On rencontre par exemple des cagoules, donc tridimensionnelles, présentant typiquement
trois ouvertures, deux pour les yeux et une pour la bouche, susceptibles d'être utilisées
comme vêtement de protection anti-feu sous un casque, utilisables par les pompiers
ou dans le domaine militaire.
[0004] Ce type de cagoule est destiné prioritairement à protéger la tête, le cou, et quelque
fois la partie supérieure du torse.
[0005] A ce jour, ce type de vêtement de protection existe, mais est traditionnellement
réalisé par assemblage de la face antérieure, munie d'ouvertures découpées et ourlées,
à une face postérieure, exempte quant à elle d'ouvertures. Cet assemblage est le plus
souvent réalisé par couture. Indépendamment de l'aspect esthétique, ces coutures présentent
plusieurs inconvénients.
[0006] Tout d'abord et surtout, ces coutures génèrent des raideurs, des surépaisseurs, donc
des irritations, sources de gêne pour l'utilisateur, affectant de manière significative
son confort. Il convient en effet de rappeler, que pour un grand nombre d'applications,
de tels vêtements se portent très près du corps, voire même épousant intimement le
corps, ou les parties du corps qu'ils sont destinés à protéger.
[0007] Ensuite, les coutures constituent des zones de moindre résistance, de sorte que l'on
observe le plus souvent une détérioration de l'article en question à partir desdites
coutures, et créant ainsi autant de zones de non-protection à ce niveau.
[0008] L'objet de l'invention est justement de s'affranchir de ces inconvénients. Elle propose,
pour les surmonter, de réaliser un article textile tridimensionnel, exempt de toute
couture. Si les articles textiles tridimensionnels existent déjà, voire par exemple
le document FR-A-2 469 884, en revanche la réalisation d'ouvertures latérales en leur
sein n'est pas réalisable automatiquement lors de l'étape même de fabrication dudit
article.
[0009] Ainsi, dans le document précité, une structure tubulaire est tout d'abord réalisée,
puis, lors de l'étape suivante, une découpe est effectuée, correspondant à la forme
souhaitée de la ou des ouvertures à réaliser. Il convient ensuite de reprendre les
bords de cette ou de ces ouvertures, afin d'éviter leur démaillage. En d'autres termes,
la réalisation d'un tel article nécessite au moins trois opérations successives, engendrant
outre une perte de temps, également un coût de fabrication relativement important,
compte tenu du personnel à mettre en oeuvre.
[0010] L'invention vise justement à s'affranchir de cette multiplicité d'étapes, en proposant
un procédé permettant de réaliser simultanément et de manière automatique, la réalisation
de l'article tridimensionnel en question, et celle de la ou des ouvertures dont on
souhaite le munir.
[0011] Ce procédé pour la réalisation d'un article textile tridimensionnel, comportant au
moins une ouverture sur l'une de ses faces, met en oeuvre un métier à tricoter dit
« tricoteuse rectiligne », qui comporte une fonture avant et une fonture arrière.
Il consiste à tricoter en permanence en déjaugé sur les deux fontures, c'est à dire
qu'une aiguille sur deux dans chaque fonture participe réellement à la formation des
mailles, les autres aiguilles n'intervenant que pour réaliser certaines opérations
nécessaires à la réalisation de la ou des ouvertures. Ces fontures pouvant chevaler,
comprennent des aiguilles actionnées par le passage d'un chariot et sélectionnées
au moyen de dispositifs informatiques et électroniques. Ainsi, il consiste pour la
réalisation des zones de l'article présentant l'ouverture :
◆ à constituer la lisière inférieure de l'ouverture, par tricotage d'une chaînette
sur un nombre déterminé d'aiguilles de la fonture qui travaille, fonture avant pour
la réalisation de la ou des ouvertures sur la face avant ou fonture arrière pour la
réalisation de la ou des ouvertures sur la face arrière, ce nombre étant fonction
de la largeur souhaitée de l'ouverture à réaliser, ladite chaînette étant destinée
à rendre indétricotable cette zone ;
◆ puis, à vider lesdites aiguilles en nombre déterminé de leur maille ;
◆ puis, à constituer les bords latéraux de l'ouverture en réalisant un tricotage semi-circulaire
alternatif des aiguilles de ladite fonture qui travaille, autres que celles en nombre
déterminé au niveau desquelles la chaînette a été tricotée, la hauteur desdits bords
étant directement proportionnelle au nombre de rangées ainsi tricotées ;
◆ à reporter les mailles impaires de la fonture qui ne travaille pas au niveau dudit
nombre déterminé d'aiguilles paires de la fonture qui travaille, après déplacement
ou chevalement de l'une desdites fontures ;
◆ à introduire en deux temps, pour améliorer le caractère tricotable de l'opération,
un fil de séparation sur les aiguilles impaires vides correspondant audit nombre déterminé
d'aiguilles ;
◆ à ramener à leur place les mailles impaires reportées sur la fonture qui ne travaille
pas, de sorte que lesdites mailles et leur entre-mailles soient passées autour dudit
fil de séparation ;
◆ à transférer après déplacement ou chevalement de l'une ou l'autre des fontures une
boucle sur deux dudit fil de séparation sur la fonture qui ne travaille pas,
◆ à tricoter ensuite sur ces mailles alternées avant-arrière dudit fil de séparation
la rangée appelée réseau en côte 1 et 1 déjaugé de la lisière supérieure de l'ouverture
;
◆ à réaliser en jersey avant puis arrière à la suite des mailles de lisière pour la
consolidation et l'amélioration esthétique du réseau ;
◆ à reporter les mailles arrières du réseau sur la fonture qui travaille, afm de revenir
en jersey déjaugé ou en point mousse ou en côte 1 et 1, afin que la partie supérieure
de l'ouverture soit de même structure que les parties latérales et inférieure.
[0012] Ce faisant, il devient possible d'obtenir en une seule opération un article textile,
présentant une ou plusieurs ouvertures, dont les bords sont nets en sortie machine,
et exempt de toute couture, ce que l'on ne savait faire à ce jour.
[0013] Selon l'invention, la forme des bords latéraux de la ou des ouvertures peut être
rectiligne ou courbe, la réalisation de forme courbe étant alors réalisée par reports
de mailles latéraux dans les deux sens gauche et droite.
[0014] En outre, dans le cadre de la réalisation d'une cagoule, d'un bonnet ou d'un article
équivalent, le haut de celui-ci est réalisé par reports de mailles successifs, le
tricotage se terminant sur une seule aiguille qu'au final on démaille afm de récupérer
ledit article.
[0015] L'invention concerne également un article textile tridimensionnel comportant une
ou plusieurs ouvertures au niveau de sa face avant. Il se caractérise en ce qu'il
est exempt de toute couture, et en ce que la ou les ouvertures sont définis par des
bords nets indémaillables, également exempt de tout fil de couture ou de reprise.
[0016] Plus spécifiquement, il se caractérise en ce que le bord inférieur de chacune des
ouvertures présente une chaînette tricotée sur les mailles de la dernière rangée issue
du tricotage tridimensionnel classique.
[0017] La manière dont l'invention peut être réalisée, et les avantages qui en découlent,
ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et
non limitatif à l'appui des figure annexées.
[0018] La figure 1 est une représentation schématique vue de face d'une cagoule conforme
à l'invention, munie de trois ouvertures sur sa face avant.
La figure 2 est une représentation schématique selon les normes française G00-025/G00-29
d'un diagramme de fonctionnement des aiguilles d'une machine textile mise en oeuvre
conformément au procédé de l'invention,.
[0019] La description qui suit est plus particulièrement orientée vers la réalisation d'une
cagoule munie de trois ouvertures, à finalité de protection notamment sous un casque.
Il est cependant bien entendu que cette description n'est nullement restrictive, et
que tout article textile tridimensionnel muni d'ouvertures à bords jointifs ou non
pourrait être réalisé au moyen du dispositif conforme à la présente invention.
[0020] Cette cagoule (1) présente typiquement trois parties, respectivement une partie inférieure
(2), destinée à habiller tout ou partie du cou et de la partie supérieure du torse,
et limitée par un bord franc inférieur (9) indémaillable, une zone médiane (3), comprenant
le visage du menton au front, ainsi que les cotés et la partie arrière opposée, et
une partie supérieure (4), correspondant sensiblement à la boîte crânienne.
[0021] La réalisation d'une telle cagoule commence par la partie inférieure (2), au sein
d'une tricoteuse rectiligne à deux fontures à sélection d'aiguilles et report de mailles
multidirectionnelles, pilotée par ordinateur, selon une technique de tricotage dite
intégrale ou tridimensionnelle.
[0022] Une telle tricoteuse rectiligne est par exemple commercialisée par la société SHIMA
SEIKI sous la marque SWG FIRST 183 de jauge 12.
[0023] Tous les départs sont identiques et sont gérés en automatique par le logiciel intégré
dans la tricoteuse.
[0024] Cependant deux méthodes permettent d'aboutir à deux modèles différents.
[0025] Selon une première forme de réalisation de l'invention, une méthode tubulaire est
mise en oeuvre. Après un départ en réseau, afin d'obtenir un bord franc (9) indémaillable,
on tricote à la continu, soit des liages base jersey, base côte, ou mailles retournées.
Dans le cas du liage jersey, une structure particulière (telle que par exemple le
point mousse) est tricotée sur quelques rangées à partir du réseau pour éviter les
phénomènes de roulage du tricot lors du porter.
[0026] Selon une seconde forme de réalisation de l'invention, une méthode non tubulaire
est mise en oeuvre. Dès le départ du modèle, le réseau est tricoté avec deux guides
fils de façon à séparer les éléments devant et dos de la cagoule, matérialisant ainsi
deux fentes diamétralement opposées. Cette forme particulière de réalisation permet
d'aboutir à un produit épousant mieux les épaules du porteur.
[0027] La suite des opérations est similaire à la méthode tubulaire, à savoir tricotage
en continu et successivement sur les fontures avant et arrière, que ce soit en jersey,
ou en cote 1 et 1, et utilisation de diminutions ou d'augmentations pour adapter l'article
aux formes à habiller.
[0028] La zone médiane (3) est pourvue de trois ouvertures (6, 7, 8) au niveau du visage,
et destinées à venir se positionner à l'aplomb des yeux et de la bouche, lorsque la
cagoule est portée. Dans l'exemple décrit, chacune des ouvertures est de forme rectangulaire,
définies respectivement par un bord inférieur (6', 7', 8'), deux bords latéraux (6",
7", 8"), et un bord supérieur (6"', 7'", 8"').
[0029] Il va être maintenant décrit le procédé particulier conforme à l'invention, permettant
de réaliser ces ouvertures. Afin de ne pas compliquer inutilement la description,
la réalisation d'une seule ouverture va être décrite, en relation avec la figure 2.
Celle-ci illustre comme déjà dit le fonctionnement des aiguilles de la tricoteuse
rectiligne mise en oeuvre.
[0030] Tout d'abord, pour la constitution des zones de la cagoule exemptes sur toute leur
périphérie d'ouverture, le procédé conforme à l'invention consiste à tricoter en déjaugé
sur les deux fontures. En d'autres termes, une aiguille sur deux participe effectivement
à la réalisation de ces zones. Les autres aiguilles ne sont utilisées que pour la
réalisation de zones de transition, et notamment lors de la constitution des ouvertures.
[0031] On a illustré selon les normes NF G00-025/G00-29 sur les lignes 1 et 2 de la figure
2 la fin du tricotage en déjaugé sur les deux fontures de la machine, d'un jersey
tubulaire de
x aiguilles de largeur. Seules les aiguilles impaires ont par exemple été utilisées
sur la fonture arrière ligne 1 et sur la fonture avant ligne 2.
[0032] Puis sur un nombre déterminé
N d'aiguilles de la fonture qui travaille, et en l'espèce la fonture avant, (dans l'exemple
décrit N = 8), correspondant à la largeur
1 souhaitée de l'ouverture sur la face avant, on tricote une chaînette. Cette chaînette
est destinée à relier entre elles les mailles de la rangée des
N aiguilles, afm de rendre indétricotable cette zone de la rangée, et qui constitue
donc la lisière ou bord inférieur (6', 7', 8') de l'ouverture en question.
[0033] Les
N aiguilles sont alors vidées de leur maille, ainsi que cela a été représenté sur la
ligne non numérotée de la figure 2. C'est ainsi que, au sein de cette figure, les
points représentant les
N aiguilles qui viennent d'être vidées, les boucles simulent les mailles en attente
sur les aiguilles de la fonture avant et de la fonture arrière du jersey tubulaire
de largeur
x au départ du produit, et les traits verticaux représentent les aiguilles de deux
fontures non utilisées puisque l'on tricote en déjaugé.
[0034] On procède alors à la constitution des bords latéraux (6", 7", 8") de l'ouverture
en question. Pour ce faire, on réalise un tricotage semi-circulaire alternatif des
aiguilles de ladite fonture, autres que les
N aiguilles au niveau desquelles la chaînette a été tricotée. La hauteur desdits bords
est directement proportionnelle au nombre de rangées ainsi tricotées (ligne 3 à 8).
Ce faisant, on obtient un tube ouvert sur une face.
[0035] Si l'ouverture a été représentée sous forme rectangulaire, il est bien évidemment
possible de réaliser des bords latéraux courbés, dans un sens ou dans l'autre, par
des reports de mailles latéraux dans les deux sens.
[0036] Les opérations suivantes concernent la réalisation de la lisière ou bord supérieur
(6"', 7"', 8"') de l'ouverture. La difficulté en tricotage est de redémarrer un article
sur une aiguille vide. La méthode décrite permet d'effectuer ce redémarrage sans utiliser
de dispositifs annexes, tels que peignes attracteurs, platines, etc. Le bord ainsi
constitué est ainsi parfaitement indémaillable et indétricotable. On procède donc
pour la reprise du réseau, à la toute première rangée de mailles du bord supérieur
de l'ouverture, à l'insertion d'un fil de séparation, ledit fil de séparation remplissant
deux fonctions :
- permettre le redémarrage sur aiguilles vides de la première rangée de mailles du bord
supérieur de l'ouverture pour son accrochage sur la face arrière ;
- et, à l'issue du tricotage de l'article, permettre par son élimination la libération
du bord supérieur de l'ouverture.
[0037] Ainsi (ligne 9 figure 2), on reporte les mailles impaires de la fonture arrière au
niveau des
N+1 aiguilles paires de la fonture avant, par déplacement ou chevalement de l'une desdites
fontures.
[0038] Puis, on introduit en deux temps pour fiabiliser l'opération un fil de séparation
sur les aiguilles impaires vides correspondant aux
N + 1 aiguilles (ligne 10 et 11 figure 2).
[0039] Ce fil de séparation est par exemple en polyamide.
[0040] On ramène à leur place par un report d'avant sur arrière les
N + 1 mailles impaires de la fonture arrière précédemment reportées, de sorte que lesdites
mailles sont passées autour dudit fil de séparation. On assure de la sorte une liaison
des aiguilles de la face avant possédant le fil de séparation dans leur bec, avec
les mailles de la face arrière. (lignes 12 et 13 figure 2). En d'autres termes, on
assure ainsi une liaison temporaire, par l'intermédiaire de ce fil de séparation,
de la face avant avec la face arrière. Ce faisant, il va être possible d'assurer un
tirage vers le bas pour réaliser sur des aiguilles vide la première rangée de mailles
ou réseau du bord supérieur de l'ouverture.
[0041] Cette liaison rend alors possible le redémarrage du tricotage sur les
N aiguilles vides, grâce au tirage et à la traction vers le bas et l'accompagnement
que l'on pourra exercer sur les futures mailles avant en formation, par l'intermédiaire
des mailles de la face arrière tricotées simultanément.
[0042] Pour ce faire, on reporte de la fonture avant sur la fonture arrière une boucle sur
deux (ligne 14 figure 2) dudit fil de séparation, les autres boucles restant sur l'avant.
On aboutit ainsi à une répartition alternative avant / arrière des boucles de ce fil,
qui permet de tricoter dans la même configuration avec le fil de l'article, le réseau
proprement dit en cote 1 et 1 (ligne 15 figure 2), une maille endroit (avant) étant
suivie par une maille envers (arrière).
[0043] On consolide et on rend moins déformable le réseau par la réalisation d'un jersey
arrière sur les mailles envers de la cote 1 et 1 (ligne 15 figure 2) et d'un jersey
avant sur les mailles endroit (ligne 17 figure 2).
[0044] On reporte alors les mailles arrières du réseau sur la fonture avant, afin de revenir
en jersey avant déjaugé (ligne 18 figure 2). Dans la mesure où l'on est dans une configuration
déjaugé, le tricotage en cote 1 et 1 est possible, mais n'a pas été retenu dans l'exemple
décrit.
[0045] Puis on retourne au tricotage en déjaugé sur les deux fontures de la machine d'un
jersey tubulaire (lignes 19 et 20 figure 2).
[0046] A l'issue de la réalisation intégrale de la cagoule, le fil de séparation est extrait
du tricot manuellement ou par traitement si ce fil est soluble ou fusible, afin de
libérer l'ouverture de la face avant de la face arrière.
[0047] On aboutit ainsi à un article textile en une seule pièce sans couture d'assemblage,
une cagoule en l'espèce, tridimensionnel, muni d'une ou de plusieurs ouvertures, et
exempt de toute couture et donc de surépaisseur.
[0048] Compte tenu en outre de la multiplicité envisageable des matériaux constitutifs du
tricot, cet article peut présenter diverses propriétés, et notamment être anti-feu.
On utilise par exemple du para-aramide (marque déposée KERMEL), voire des fils complexes
à effet retardant sur les flammes.
[0049] Il est en outre possible d'améliorer le confort de l'article textile, en incorporant
un fil à comportement élastique soit par vanisage soit en âme d'un autre fil permettant
une meilleure adaptabilité au corps humain.
[0050] En fonction du choix de la nature des fils ou du tricot, l'article peut présenter
des propriétés de protection thermique, électromagnétique, électrostatique, ou bactériostatique
ou déperlante ou de haute visibilité par exemple.
[0051] On conçoit dès lors tout l'intérêt de ce procédé et du produit en résultant, compte
tenu des propriétés évoquées ci-dessus, mais en outre, en raison de sa simplicité
de fabrication, et de la réduction des étapes nécessaires à sa mise en oeuvre.
1. Procédé pour la réalisation d'un article textile tridimensionnel, comportant au moins
une ouverture (6, 7, 8) à bords jointifs ou non sur l'une de ses faces, mettant en
oeuvre un métier à tricoter dénommé tricoteuse rectiligne à deux fontures, respectivement
avant et arrière,
caractérisé:
• en ce qu'il consiste à tricoter en permanence en déjaugé sur les deux fontures, c'est à dire
qu'une aiguille sur deux dans chaque fonture participe réellement à la formation des
mailles, les autres aiguilles n'intervenant que pour réaliser certaines opérations
nécessaires à la réalisation de la ou des ouvertures,
• et pour la réalisation des zones de l'article, présentant la ou les ouvertures,
en ce qu'il consiste :
◆ à constituer la lisière inférieure (6', 7', 8') de l'ouverture (6, 7, 8), par tricotage
d'une chaînette sur un nombre déterminé N d'aiguilles de la fonture qui travaille, ce nombre étant fonction de la largeur souhaitée
de l'ouverture à réaliser, ladite chaînette étant destinée à rendre indétricotable
cette zone ;
◆ puis, à vider lesdites N aiguilles de leur maille ;
◆ puis, à constituer les bords latéraux (6", 7", 8") de l'ouverture en réalisant un
tricotage semi-circulaire alternatif des aiguilles de ladite fonture, autres que les
N aiguilles au niveau desquelles la chaînette a été tricotée, la hauteur desdits bords
étant directement proportionnelle au nombre de rangées ainsi tricotées ;
◆ à reporter les mailles impaires de la fonture qui ne travaille pas au niveau desdites
N aiguilles paires de la fonture qui travaille, après déplacement ou chevalement de
l'une desdites fontures ;
◆ à introduire en deux temps un fil de séparation sur les aiguilles impaires vides
correspondant audit nombre déterminé N d'aiguilles de la fonture qui travaille ;
◆ à ramener à leur place les mailles impaires reportées sur la fonture qui ne travaille
pas, de sorte que lesdites mailles et leurs entre-mailles soient passées autour dudit
fil de séparation, assurant de la sorte une liaison temporaire par l'intermédiaire
de ce fil de séparation de la face avant avec la face arrière ;
◆ à transférer après déplacement ou chevalement de l'une des fontures une boucle sur
deux dudit fil de séparation sur la fonture qui ne travaille pas,
◆ à tricoter ensuite sur ces mailles alternées avant-arrière dudit fil de séparation
la rangée appelée réseau en côte 1 et 1 déjaugé de la lisière supérieure de l'ouverture;
◆ à réaliser en jersey avant puis arrière à la suite des mailles de lisière pour la
consolidation et l'amélioration esthétique du réseau ;
◆ à reporter les mailles arrières du réseau sur la fonture qui travaille, afm de revenir
en jersey déjaugé ou en point mousse ou en côte 1 et 1.
2. Procédé pour la réalisation d'un article textile tridimensionnel selon la revendication
1, caractérisé en ce que la forme des bords latéraux (6", 7", 8") de la ou des ouvertures est rectiligne ou
courbe, la réalisation de forme courbe étant alors réalisée par reports de mailles
latéraux dans les deux sens.
3. Procédé pour la réalisation d'un article textile tridimensionnel selon l'une des revendications
1 et 2, et notamment d'une cagoule, caractérisé en ce que le haut de celui-ci est réalisé par reports de mailles successifs, le tricotage se
terminant sur une seule aiguille qu'au fmal on démaille afin de récupérer ledit article.
4. Article textile tridimensionnel comportant une ou plusieurs ouvertures (6, 7, 8) au
niveau de sa face latérale, caractérisé en ce qu'il est exempt de toute couture, et en ce que la ou les ouvertures (6, 7, 8) sont définis par des bords nets indémaillables, également
exempt de tout fil de couture ou de reprise.
5. Article textile tridimensionnel selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bord inférieur (6', 7', 8') de chacune des ouvertures (6, 7, 8) présente une chaînette
tricotée sur les mailles supérieures issues du tricotage tridimensionnel classique.