[0001] La présente invention se rapporte au domaine de la biologie et concerne plus particulièrement
un nouveau variant d'immunoglobuline IgG3 isolée et/ou purifiée, utile comme marqueur
de protection de maladies virales infectieuses telles le SIDA, et comme outil de diagnostic
ou comme médicament préventif et curatif .
[0002] Le SIDA est un problème de santé publique extrêmement grave et préoccupant pour beaucoup
de pays dans le monde. Ainsi aux USA par exemple, le nombre de cas de SIDA déclarés
dépasse les 100 000 et le nombre de personnes infectées a été estimé à plus de un
million. La propagation de la maladie est accentuée du fait du nombre de porteurs
chroniques du virus responsable du SIDA qui restent asymptomatiques pendant de nombreuses
années, sinon leur vie entière, et sont donc des sources de contamination non identifiées.
Cette maladie, transmissible par voies sexuelle et sanguine affecte le système immunitaire
de l'hôte, favorisant ainsi l'apparition d'infections opportunistes ou de pathologies
contre lesquelles un système immunitaire sain aurait protégé l'hôte. Lorsque le SIDA
est déclaré, la mort survient généralement deux à trois ans après le diagnostic suite
à un effondrement des défenses immunitaires du patient et à de multiples infections
opportunistes. Il est très difficile de classer les virus du SIDA vu l'extrême variabilité
génétique et antigénique dont ils font preuve ; on admet classiquement qu'il existe
deux types de virus responsables du SIDA humains : HIV-1 et HIV-2 (pour human immunodeficiency
virus). Pour de multiples raisons, le mécanisme de réplication de HIV pose de nombreux
problèmes pour l'obtention d'une thérapie efficace. En effet, l'ADN proviral de par
son intégration dans le génome cellulaire se comporte comme un élément génétique de
l'hôte. D'autre part, le virus HIV est disséminé à travers tout le corps dans les
lymphocytes T, les monocytes, les macrophages ainsi que dans le système nerveux central.
Enfin, le virus HIV possède une variabilité antigénique extrèmement importante. Les
diverses thérapies curatives employées actuellement en clinique consistent pour l'essentiel
soit à bloquer l'activité de la reverse transcriptase, soit à inhiber l'activité d'enzymes
virales indispensables pour l'infection ou la réplication (protéases, intégrases).
L'efficacité de ces thérapies reste limitée dans la mesure où l'absorption de ces
antiviraux entraîne des effets secondaires. De plus, compte tenu du fort taux de mutation
du virus HIV, celui-ci devient rapidement résistant aux drogues, tels l'AZT et aux
autres analogues nucléotidiques durant la thérapie. L'émergence de résistants rend
nécessaire l'augmentation des doses thérapeutiques administrées aux patients. L'échec
des thérapies curatives actuelles nécessite donc le développement de nouvelles stratégies
thérapeutiques pour combattre l'infection rétrovirale.
[0003] Dans leur recherche de développement de nouvelles stratégies curatives, les inventeurs
ont été amenés à étudier les populations séropositives infectées par le HIV et non-progresseurs
c'est-à-dire ne développant pas de SIDA. Ils ont ainsi pu mettre en évidence pour
la première fois que chez ces patients séropositifs infectés par le HIV et qualifiés
de non-progresseurs, il existe une variante particulière d'IgG3. Les inventeurs ont
mis en évidence que cette variante d'IgG3 diffère par sa structure primaire de .poids
moléculaire plus faible, sa demi-vie plus longue ainsi que par sa concentration sérique
plus élevée que les IgG3 classiques. L'immunoglobuline IgG3 mise en évidence par les
inventeurs, isolée et purifiée, apparaît comme un marqueur de protection pour le SIDA
ainsi que comme un agent neutralisant de l'agent causal de cette maladie.
[0004] Les immunoglobulines IgG humaines se répartissent en quatre sous-classes (IgG1, IgG2,
IgG3, IgG4) qui diffèrent par des différences mineures dans la structure primaire
de leur chaîne lourde. Les principales différences concernent la région charnière
et le nombre de ponts disulfure inter-chaînes. Ainsi la région charnière de l'IgG3
est très longue ce qui rend compte de son poids moléculaire plus élevé (170 kDa) et
de certaines propriétés biologiques telles que la demi-vie (en jours) qui est beaucoup
plus courte pour les immunoglobulines IgG3 (7 jours) que pour les autres sous-classes
d'IgG qui ont une demi-vie de l'ordre de 20 jours. Les IgG3 sont capables de se lier
sélectivement à certains récepteurs au fragment Fc des immunoglobulines tel que RFcγI,
RFcγIIa, RFcγIIIa. Les immunoglobulines dont la fonction première est de lier l'antigène
pour le neutraliser, ont également comme rôle d'activer des fonctions effectrices
secondaires notamment par la voie du complément. Le système du complément qui est
un groupe complexe de protéines sériques intervenant dans les réactions inflammatoires
est un des mécanismes effecteurs le plus important pour les IgG1, IgG3 et les IgGM
humaines. Après avoir lié l'antigène, les IgG1, les IgG3 et les IgGM peuvent en effet
activer la cascade enzymatique de la voie classique du complément appelée C1q, les
IgG2 quant à elles étant peu efficaces, les IgG4 en étant incapables. La liaison de
C1q à l'immunoglobuline est la première étape dans la cascade du complément qui conduit
à la lyse cellulaire. Ce mécanisme est particulièrement important pour combattre les
maladies infectieuses et virales telles le SIDA par exemple et joue un rôle déterminant
dans la destruction des cellules infectées.
[0005] Les travaux réalisés par les inventeurs permettent donc de répondre à un besoin urgent,
à savoir la nécessité de développer des nouveaux médicaments ou compositions préventives
et/ou curatives destinées à neutraliser le virus du SIDA, ainsi qu'à développer de
nouveaux tests de diagnostic permettant d'adapter la thérapie en fonction du sérotype
du patient.
[0006] Le brevet américain US 6,113,902 délivré le 5 septembre 2000 (CHERMANN et al.) décrit
l'utilisation de l'épitope R7V pour détecter des anticorps dans le sérum de patients
et pour démontrer la présence d'anticorps protecteurs dans le sérum des patients séropositifs
qui n'ont pas développé le SIDA.
[0007] Le document GALEA et al. (Cellular Pharmacology, vol.3, no.5, 1996, p.311-316) divulgue
l'existence d'anticorps dirigés contre l'épitope R7V et le fait que leur présence
soit associée à une activité neutralisante de certaines souches de HIV in vitro et
à une forme asymptomatique de la maladie.
[0008] L'IgG3 selon la présente invention diffère de ces antisérums par le fait qu'il s'agit
du composé purifié et actif du mélange constitué par l'antisérum.
[0009] Le document SCHARF et al. (J. Vir. July 2001, vol. 75, no. 14, p.6558-6565) divulgue
l'existence d'immunoglobulines de type IgG3 dirigées contre le virus HIV et l'utilisation
éventuelle de leur activité neutralisante pour une immunisation passive.
[0010] L'IgG3 selon la présente invention possède des caractéristiques différentes d'une
IgG3 standard, à savoir une durée de vie plus longue, une chaîne lourde de poids moléculaire
plus faible et une concentration sérique plus élevée.
[0011] La présente invention a pour objet une immunoglobuline humaine de classe IgG3 purifiée
et/ou isolée, ayant les caractéristiques suivantes (i) une durée de vie dans le sérum
du patient supérieure à la durée de vie des IgG3 normalement présente dans le sérum
humain et notamment d'au moins 15 jours de préférence d'au moins un mois , (ii) une
chaîne lourde dont le poids moléculaire, déterminé par mobilité électrophorétique,
est inférieur au poids moléculaire des IgG3 normalement présentes dans le sérum humain
(60kDa), la dite chaîne lourde ayant un poids moléculaire d'environ 50 kDa et comprenant
le site de fixation du complément. Cette réduction du poids moléculaire apparant déterminée
par électrophorèse reflète soit une diminution de la longueur de la structure primaire
de l'IgG3, soit une conformation tridimensionnelle différente, soit une diminution
des modifications post-traductionnelles telles par exemple la glycosylation de la
chaîne lourde.
[0012] L'immunoglobuline IgG3 variante selon l'invention dans le sérum se caractérise enfin
par une concentration sérique supérieure à la concentration d'IgG3 d'un sérum normal
d'au moins une fois, d'au moins deux fois, en général d'au moins trois fois, ce qui
représente une concentration sérique de cette nouvelle IgG3 variante d'environ 1 g/l.
[0013] Selon un mode de réalisation de l'invention, l'immunoglobuline variante IgG3 est
isolée et/ou purifiée à partir des patients séropositifs pour le HIV ; ces patients
étant non-progresseurs, c'est-à-dire des personnes infectées par la VIH depuis plusieurs
années sans perte de défenses immunitaires donc asymptomatiques. De manière plus préférée,
l'immunoglobuline IgG3 selon l'invention lie sélectivement l'épitope R7V de la protéine
gp160 du virus HTV-1, le dit épitope comprenant la séquence Arg-Thr-Pro-Lys-Ile-Gln-Val.
[0014] Dans la présente description, les termes immunoglobulines et anticorps seront employés
indifféremment. Par épitope, on entendra désigner tout déterminant de la protéine
responsable de l'interaction spécifique avec l'anticorps ; les épitopes consistent
habituellement en des groupes de molécules présentant des surfaces chimiquement actives
telles que des acides aminés ou des chaînes latérales de sucres et ayant une structure
tridimentionnelle spécifique et/ou une charge spécifique caractéristique.
[0015] Les procédés d'isolement et/ou de purification des immunoglobulines, les méthodes
pour déterminer la longueur de la chaîne lourde des immunoglobulines ainsi que les
procédés de détermination de la durée de vie des IgG3 dans le sérum sont connues de
l'homme du métier travaillant dans le domaine de l'immunologie. A titre d'illustration,
différents procédés et protocoles pouvant être mis en oeuvre sont décrits dans Current
Protocols in Immunology" mise à jour annuellement (4volumes) édités par le "National
Institutes of Health" par John E. Coligan, Ada M. Kruisbeek, David H. Margulies, Ethan
M. Shevach, Warren Strober- Wiley Interscience.
[0016] A titre illustratif, la purification des IgG3 de la présente invention est réalisée
en utilisant des colonnes d'immuno-affinité Hitrap
™ Protein G HP (réf. 17-0404-01) et Hitrap
™ Protein A HP (réf. 17-0402-01) de chez Amersham-Pharmacia. Après le passage du sérum/plasma
sur la colonne Hitrap
™ protein A HP qui fixe uniquement les IgG1, IgG2 et IgG4, le sérum/plasma épuisé en
IgGI, IgG2 et IgG4 est passé sur la colonne Hitrap
™ Protein G HP pour purifier les IgG3
[0017] La détermination du poids moléculaire des chaînes lourdes et légères des IgG est
réalisée par exemple par électrophorèse sur un gel de polyacrylamide 12% (Ready Gel
Tris-HCl glycine BIORAD réf. 161-0901). Brièvement, les IgG3 purifiées sur colonne
d'immunoaffinité sont réduits par chauffage 3 minutes à 95°C en présence de tampon
réducteur (Laemmli sample Buffer BIORAD réf. 161-0737 +β mercaptoéthanol) puis chargées
sur le gel. La migration s'effectue en 40 minutes à 200 V, 35 mA. Les gels sont colorés
par une solution commerciale (Bio-Safe Coomassie BIORAD, réf. 161-0786).
[0018] Enfin, la détermination de la durée de vie des IgG3 variantes est réalisée par un
test ELISA réalisé chaque mois ou chaque trimestre dans le sérum ou plasma de patients
non progresseurs permettant de confirmer la présence d'IgG3.
[0019] Par isolement de l'immunoglobuline IgG3 variant selon l'invention on couvre également
la préparation d'anticorps monoclonal de type IgG3 variant. Pour la préparation d'anticorps
monoclonaux ou leurs fragments, on pourra se référer aux techniques qui sont en particulier
décrites dans le manuel « Antibodies » (Harlow et al., 1988) ou à la technique de
préparation à partir d'hybridomes décrite par Kohler et Milstein en 1975. Les anticorps
monoclonaux selon l'invention peuvent être obtenus par exemple à partir de cellule
d'un animal immunisé contre la protéine gp160, ou un de ses fragments, et comportant
l'épitope R7V. La purification de l'anticorps selon l'invention pourra par exemple
être réalisée sur une colonne d'affinité sur laquelle a préalablement été immobilisée
l'antigène ou l'épitope cible, par exemple l'épitope R7V de la protéine gp160 du HTV.
[0020] Le concept inventif à la base de l'invention ne se réduit pas aux seules immunoglobulines
IgG3 purifiées et/ou isolées de patient affectés du SIDA . En effet, le type d'immunoglobulines
lgG3 variant mises en évidence par les inventeurs sont exprimées également dans le
sérum de patients affectés d'autres pathologies impliquant une infection virale. Parmi
ces pathologies impliquant une infection par les virus, on peut citer à titre d'exemples
non exhaustifs les pathologies associées aux virus de la leucémie des cellules T humaines
(HTLV), le cytomégalovirus (CMV), les virus de l'herpès (HSV-1, HSV-2), le virus d'Epstein-Barr
(EBV), les virus de l'hépatite (HBV, HCV). L'invention concerne également les immunoglobulines
lgG3 variant isolées et/ou purifiées à partir d'un patient affecté de maladie infectieuse
à évolution variable comme les maladies neurologiques telles la sclérose en plaque,
les maladies cutanées telles le psoriasis, les maladies auto-immunes telles le lupus
érythémateux disséminé, les cancers d'origine rétroviral tels le cancer du sein inflammatoire
familial.
[0021] L'homme du métier a, à sa disposition, les outils de biologie moléculaire et cellulaire
pour réaliser le clonage, le séquençage, et l'expression par voie recombinante des
immunoglobulines IgG3 variantes (Sambrook
et al. 1989 ; Coligan et al., Current Protocols in Immunology voir page 4). Ces IgG3 recombinantes,
également dans la portée de la présente invention, pourront ainsi être produites
in vitro et facultativement modifiées par la technologies de l'ADN recombinant ou de la chimie
pour leur conférer des propriétés particulières.
[0022] Suivant les applications diagnostic désirées, l'anticorps selon l'invention peut
être immobilisé sur un support. L'immobilisation ou couplage peut être réalisée sur
de nombreux supports connus de l'homme de l'art. Cette immobilisation ou couplage
est réalisée de préférence sur un support solide directement ou indirectement par
l'intermédiaire d'un bras d'espacement. Les supports solides peuvent notamment inclure
le verre, le polystyrène, le polypropylène, le polyéthylène, le dextran, le nylon,
ou des celluloses naturelles ou modifiées. Ces supports peuvent être soit solubles
ou insolubles.
[0023] Pour d'autres applications, l'anticorps selon l'invention peut être marqué directement
ou indirectement par un marqueur de façon à obtenir un conjugué permettant de générer
un signal détectable et/ou quantifiable utilisable pour le diagnostic
in vivo ou
in vitro. Le kit de diagnostic correspondant comprenant l'anticorps marqué est également un
des objets de la présente invention. Le marqueur peut être sélectionné parmi les enzymes,
les colorants, les haptènes, les agents luminescents tels que les agents radioluminescents,
chémiluminescents, bioluminescents, fluorescents, phosphorescents, les ligands tels
que la biotine, l'avidine, la streptavidine, la digoxygénine, les isotopes radioactifs.
Ainsi, l'immunoglobuline selon l'invention est conjuguée par exemple avec des enzymes
telles que la péroxydase, la phosphatase alkaline, la β-D-galactosidase, la glucose
oxydase, la glucose amylase, l'anhydrase carbonique, l'acétyl-cholinestérase, le lysozyme,
la malate déhydrogénase ou la glucose-6 phosphate déhydrogénase ou par une molécule
comme la biotine, la digoxigénine ou la 5-bromo-désoxyuridine. Des marqueurs fluorescents
peuvent être également conjugués à l'immunoglobuline selon l'invention et incluent
par exemple la fluorescéine et ses dérivés, la rhodamine, le rouge Texas, le dansyl,
l'umbelliférone, et les protéines autofluorescentes telles la GFP (GFP pour « Green
Fluorescent Protein ») etc.. D'autres conjugués peuvent inclure également des marqueurs
chemiluminescents tels que le luminol et les dioxétanes ou des marqueurs bioluminescents
tels que la luciférase et la luciférine.
[0024] Parmi les isotopes radioactifs pouvant être fixés sur l'immunoglobuline selon l'invention,
on préfère également les marqueurs radioactifs tels que
14C,
36Cl,
57Co,
58Co,
51Cr,
152Eu,
59Fe,
3H,
125I,
131I,
32P,
35S,
75Se et
99mTc qui peuvent être détectés par des moyens connus tels que le compteur gamma ou à
scintillations, par autoradiographie, etc.. La présente invention comprend également
les conjugués dont le marqueur détectable est choisi parmi les marqueurs pouvant être
utilisés dans l'application imagerie
in vivo. Des exemples de tels marqueurs selon l'invention sont
72As,
67Cu,
67Ga,
68Ga,
123I,
125I,
131I,
111In,
97Ru,
99mTc,
201Tl et
89Zr. L'invention inclut également les isotopes paramagnétiques utilisés dans l'imagerie
par résonance magnétique (IRM) et qui incluent notamment
52Cr,
162Dy,
56Fe,
157Gd et
55Mn. Le terme « imagerie in vivo » doit être entendu dans la présente description comme
toute méthode permettant la détection d'un anticorps marqué selon la présente invention
qui se fixe spécifiquement sur l'épitope de la protéine d'intérêt dans le corps du
patient. Le patient sera de préférence un homme susceptible de présenter des cellules
infectées par un virus ou atteint d'une maladie infectieuse à évolution variable exprimant
de manière anormale la protéine d'intérêt.
[0025] De tels conjugués peuvent être préparés par des méthodes connues de l'homme de l'art.
Ils peuvent être couplés aux marqueurs directement ou par l'intermédiaire d'un groupe
fonctionnel intemiédiaire, d'un groupe espaceur ou d'un groupe de liaisons tel qu'un
polyaldéhyde, comme le glutaraldéhyde, l'acide éthylènediaminetétraacétique (EDTA),
l'acide diéthylènetriaminepentaacétique (DPTA), ou en présence d'agents de couplage
tels que le périodate, la benzoquinone etc.. Les conjugués comportant des marqueurs
de type fluorescéine peuvent être préparés par réaction avec un iso-thiocyanate.
[0026] C'est également un des objet de la présente invention de fournir un procédé de diagnostic
et/ou de dosage
in vitro d'une pathologie sélectionnée parmi les infections virales et les maladies infectieuses
à évolution variable, comprenant les étapes de (i) mise en contact d'un échantillon
de fluide corporel et/ou de tissu corporel provenant d'un patient chez lequel on suspecte
la présence de la dite pathologie avec une immunoglobuline selon l'invention; et (ii)
de détection de la présence d'un complexe immun entre la dite immunoglobuline et un
épitope spécifique de la dite pathologie. Par fluide corporel, ou fluide biologique,
on entend désigner des fluides tels le sérum, le sang total, l'urine, le sperme, les
cellules, un échantillon de tissu ou des biopsies d'origine humaine. Les méthodes
de détection du complexe immun sont multiples et connues de l'homme de l'art ; elles
dépendent de la nature du diagnostic et du dosage à effectuer. Il peut s'agir de test
ELISA, RLA, d'une méthode sandwich, d'une immuno-précipitation, d'un test d'agglutination,
d'un test par compétition; ou tout test connu de l'homme de l'art dépendant de la
formation d'un complexe immun anticorps-antigène. A titre d'exemple, une méthode préférée
met en jeu des processus immuno-enzymatiques selon la technique ELISA, par immunofluorescence,
ou radio-immunologique (RIA) ou équivalent. Toutes ces méthodes reposent de préférence
sur la fixation des immunoglobulines en cause sur des peptides antigéniques puis par
la mise en évidence de cette fixation.
[0027] Plus particulièrement, l'invention couvre également un procédé de diagnostic et/ou
de dosage
in vitro du syndrome d'immunodéficience humaine (SIDA) comprenant les étapes de (i) mise en
contact d'un échantillon de fluide corporel et/ou de tissu corporel provenant d'un
patient chez lequel on suspecte la présence du HIV avec une immunoglobuline selon
l'invention et, (ii) de détection de la présence d'un complexe immun entre la dite
immunoglobuline et la protéine gp160 du HIV, et notamment l'épitope R7V de cette protéine
contenu dans le dit échantillon.
[0028] L'invention concerne également un procédé
in vitro ou
in vivo de traitement de fluide biologique d'un patient affecté d'une pathologie sélectionnée
panni les infections virales, notamment le HIV, et les maladies infectieuses à évolution
variable, le dit procédé comprenant l'étape de mettre en contact une quantité efficace
d'immunoglobuline, selon l'invention, avec le dit fluide biologique, de sorte à neutraliser
un épitope spécifique de la pathologie dans le dit fluide. Le procédé comprend en
outre éventuellement l'étape additionnelle d'éliminer du mélange récationnel le complexe
immun ainsi formé. Dans le cadre d'un procédé
in vitro de traitement du fluide biologique, le procédé peut comprendre en outre l'étape additionnelle
de réinjectcr au patient tout ou partie du fluide biologique ainsi traité. Par neutralisation
du virus HIV par exemple, on entendra désigner tout mécanisme ayant pour effet
in vivo de détruire et/ou d'empêcher la propagation des virus. L'immunoglobuline variant
d'IgG3 selon l'invention apparaît compte tenu de son sous type G3 et de sa stabilité,
constituer un excellent moyen pour neutraliser tout fluide corporel destiné à être
réinoculé ou réintroduit chez un individu, comme le sang d'un homme HTV séropositif
pour la transfusion sanguine d'un individu, un tissu d'un homme HIV séropositif dans
le cas d'une greffe tissulaire, ou le sperme d'un homme HIV séropositif pour l'insémination
d'une femme séronégative. En effet, le sous-type IgG3 fixant le complément, les immunoglobulines
selon l'invention induisent la lyse des cellules infectées.
[0029] Selon un mode particulier de réalisation, l'invention fournit un procédé
in vitro de neutralisation de cellules infectées par le HIV dans une échantillon biologique
de fluide corporel et/ou de tissu corporel provenant d'un patient séropositif. Ce
procédé comprend les étapes suivantes de :
(i) combiner de manière simultanée, séparée ou étalée dans le temps l'immunoglobuline
selon l'invention avec l'échantillon biologique contenant les cellules infectées par
le HIV présentant la protéine gp160 à leur surface et avec de la protéine G attachée
à des particules magnétiques ;
(ii) Incuber le mélange obtenu en (i) dans des conditions permettant la fixation de
la dite immunoglobuline sur la protéine gp160, et de préférence sur l'épitope R7V,
pour former un complexe, le dit complexe comprenant le dit anticorps lié à une cellule
infectée par le HIV fixé sur cette particule magnétique ;
(iii) Déplacer cette particule magnétique vers un endroit prédéterminé du récipient
contenant ce mélange réactionnel, tel que le déplacement est accompli par un champ
magnétique agissant sur la dite particule magnétique.
[0030] L'invention couvre également un procédé
in vitro de diagnostic de patient non-progresseur affecté d'une pathologie sélectionnée parmi
les infections virales, notamment le SIDA et les maladies infectieuses à évolution
variable caractérisé en ce que l'on détecte de préférence par un test immunologique
la présence d'immunoglobuline IgG3 ayant les caractéristiques suivantes (i) une durée
de vie dans le sérum du patient supérieure à celle des IgG3 normalement présente,
et notamment d'au moins 15 jours, de préférence d'au moins un mois ; (ii) une chaîne
lourde dont le poids moléculaire, déterminé par mobilité électrophorétique, est inférieur
au poids moléculaire des IgG3 normalement présentes dans le sérum humain (60kDa),
la dite chaîne lourde ayant un poids moléculaire d'environ 50 kDa et comprenant le
site de fixation du complément., et (iii) facultativement ayant une concentration
sérique supérieure d'au moins une fois, d'au moins deux fois, d'au moins trois fois
(soit 1g/l) à la concentration d'lgG3 d'un sérum nornaal. Le test de diagnostic utilisé
est de préférence choisi parmi un test ELISA, RIA, une méthode sandwich, une immuno-précipitation,
un test d'agglutination. Ce diagnostic de détection de la variante IgG3 selon l'invention
présente un intérêt considérable. En effet, les patients séropositifs dans le cas
du HIV et porteurs de cette variante d'IgG3 sont non-progresseurs. Dans ce cas le
diagnostic est très favorable et il est possible d'éviter des traitements thérapeutiques
lourds. Ceci est particulièrement vrai dans le cas d'une grossesse où la présence
de ces anticorps chez la mère (HIV+) semblerait conduire à une non-infection du nouveau-né.
La présente invention vise donc à utiliser l'immunoglobuline IgG3 variante selon l'invention
comme un marqueur de protection dans les pathologies sélectionnées parmi les maladies
virales, notamment le SIDA et les maladies infectieuses à évolution variable.
[0031] Plus généralement, la présente invention vise à couvrir l'utilisation d'une immunoglobuline
selon l'invention pour la réalisation d'un test immunologique choisi parmi le test
ELISA, le test RIA, la méthode sandwich, l'immuno-précipitation, le test d'agglutination.
[0032] La présente invention vise également à couvrir la mise en couvre de l'immunoglobuline
selon l'invention à titre de médicament, et plus précisément comme anticorps thérapeutique
ou comme agent de ciblage. Par anticorps thérapeutique, on entend désigner des immunoglobulines
IgG3 ou un sérum, plasma le contenant, injectées par voie veineuse à des patients
progresseurs et généralement en échec de thérapie classique.
[0033] L'immunoglobuline lgG3 variant est utile à la préparation de médicament destiné au
traitement thérapeutique et/ou prophylactique d'une maladie virale, notamment le SIDA,
mais également des maladies dont l'agent causal est un virus tel que listé précédemment.
Lorsque la maladie est le SIDA, l'immunoglohuline IgG3 variant utilisée pour la préparation
d'un médicament destiné à neutraliser chez un homme affecté du SIDA la protéine gp160
de HIV est de préférence dirigée contre l'épitope R7V de la protéine gp160 du HIV.
L'immunoglobuline IgG3 variant est également utile à la préparation de médicament
destiné au traitement thérapeutique et/ou prophylactique d'une maladie infectieuse
à évolution variable.
[0034] L'immunoglobuline IgG3 selon l'invention, peut être mise en oeuvre comme médicament
sous la forme d'un mélange avec au moins un agent anti-rétroviral choisi parmi le
groupe composé des inhibiteurs de la reverse transcriptase et/ou des antiprotéases
virales comme produit de combinaison pour une utilisation simultanée, séparée ou étalée
dans le temps en thérapie antivirale. L'inhibiteur de la reverse transcriptase est
de préférence choisi parmi le 3'-azido-3'déoxythymidine (AZT), le 2',3'-didéoxyinosine
(ddI), le 2',3'-didéoxycytidine (ddC), le (-)2',3'-didéoxy-3'-théacytidine (3TC),
le 2',3'-didéhydro-2',3'didéoxythymidine (d4T) et le (-)2'-déoxy-5-fluoro-3'-théacytidine
(FTC), le TIBO, le HEPT, le TSAO, l'α-APA, la névirapine, le BAHP, l'acide phosphonoformique
(PFA) ; l'antiprotéase virale est choisie parmi l'indinavir et le saquinavir.
[0035] Dans le cadre d'une mise en oeuvre de l'anticorps comme agent de ciblage, celui-ci
est éventuellement modifié par les technologies de la chimie et/ou de l'ADN recombinant,
pour modifier sa stabilité, son affinité, sa bio-disponibilité ou sa compatibilité
etc... L'immunegiobuline selon l'invention comme agent de ciblage est conjuguée directement
ou indirectement à au moins un agent sélectionné parmi le groupe des agents antiprolifératifs,
antinéoplastiques ou cytotoxiques. Parmi les agents qui peuvent être conjugués aux
anticorps selon l'invention sont inclus, outre les radio-isotopes et les marqueurs
précédemment décrits notamment, les composés alkylants tels que la méchloréthamine,
la triéthylène phosphoramide, la triaziquone, la camustine, la sémustine, le méthotrexate,
la mercaptopurine, la cytarabine, le fluorouracile, les antibiotiques tels que l'actiriomycine,
les hormones ou les antagonistes d'hormones tels que les corticostéroïdes, comme la
prednisone ou les progestines, les toxines bactériennes ou virales. Dans un mode particuler
de réalisation, l'agent antiprolifératif et/ou antinéoplasique et/ou cytotoxique non
isotopique est une molécule d'acide nucléique telle par exemple de l'ADN simple brin,
de l'ADN double brin, de l'ARN simple brin, notamment un ARN antisens, de l'ARN double
brin, un hybride ARN/ADN. Cet acide nucléique code facultativement pour un produit
protéique d'intérêt.
[0036] Il entre également dans la portée de l'invention de fournir une vaccin ou une composition
pharmaceutique pour le traitement ou la prévention d'une pathologie sélectionnée parmi
les infections virales et les maladies infectieuses à évolution variable comprenant
une immunoglobuline anticorps selon l'invention en association avec un transporteur,
un excipient ou un diluant pharmaceutiquement acceptable. Les excipients pharmaceutiquement
acceptables incluent notamment l'eau, les solutions salines, les tampons ou tout autre
composé décrit par exemple dans l'Index de Merck.
[0037] Les compositions ou vaccin selon l'invention peuvent comporter également des composants
augmentant l'immunogénicité, notamment des adjuvants d'immunité spécifiques ou non
tels que l'adjuvant de Freund, des polysaccharides ou des composé équivalents. Il
s'agit là de composés connus par l'homme du métier dans le domaine de la vaccination.
Les compositions peuvent être sous une forme quelconque compatible avec la voie d'administration
choisie. L'administration de ces composés au patient peut être locale ou systémique
et accomplie par voie intraveineuse, intra-artérielle, intra-musculaire, intra-péritonéale,
par l'intermédiaire du liquide spinal, par voie intradennique, par voie orale, nasale,
anale.. Toutefois Jes compositions selon la présente invention pourront être utilisées
par d'autres voies, notamment par voie aérosol, pour induire une protection des muqueuses.
[0038] La quantité d'immunoglobulines IgG3 variant, comprise dans les compositions pharmaceutiques
selon la présente invention et nécessaire pour une thérapie efficace dépendra de différents
facteurs tels que le mode d'administration, la partie du corps ciblée, l'état physiologique
et l'âge du patient, des éventuels effets secondaires, de contre-indications s'il
en existe, de thérapies concomittantes ou d'autres variables qu'un homme de l'art
saura ajuster. Le dosage pour de telles préventions ou traitements thérapeutiques
devra être réalisé de manière à optimiser sa sécurité et son efficacité. En général,
les dosages utilisés
in vitro peuvent fournir une indication pour les quantités utilisées pour l'administration
d'anticorps
in situ et ainsi des modèles animaux peuvent être utilisés pour déterminer les quantités
efficaces d'immunoglobulines selon l'invention pour le traitement de pathologie particulière,
notamment du SIDA.
[0039] Les anticorps monoclonaux selon l'invention constituent également un moyen d'analyse
immunocytochimique ou immunohistochimique de l'expression de la protéine d'intérêt
sur des gels d'électrophorèse ou des membranes de tranferts, ou des coupes de tissus
spécifiques, par exemple par immunofluorescence, par marquage enzymatique, radioactif
ou à l'or. Ils permettent notamment de mettre en évidence et de quantifier la présence
spécifique normale ou anormale de la protéine d'intérêt dans les tissus ou prélèvements
biologiques, ce qui les rend utiles pour l'identification et la localisation de l'expression
de la protéine d'intérêt, pour le diagnostic de pathologies liées à la présence anormale
de la protéine d'intérêt, tel par exemple la gp160, mais également pour le suivi de
l'évolution de méthodes de prévention ou de traitement de pathologie nécessitant ladite
détection ou ledit dosage. Plus généralement, les anticorps selon l'invention peuvent
être avantageusement mis en oeuvre dans toute situation où l'expression d'une protéine
d'intérêt, la protéine gp160 contenant l'épitope R7V par exemple, doit être observée
de manière qualitative et/ou quantitative.
[0040] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaissent dans la suite
de la description avec les exemples et les figures dont les légendes sont représentées
ci-après.
FIGURES
[0041]
FIGURE 1
1a : Comparaison d'une IgG3 d'un sérum normal (SN1) avec celle d'un patient HIV positif non-progresseur (ARG).
1b : Confirmation du poids moléculaire plus faible de la chaîne lourde avec un autre
patients (ETC).
1c : Autres patients (THO, GEM)
1d : Autre patient (VAL) et autre séronégatif (SN2).
1e : Autre patient (BOI)
FIGURE 2.
Protocole d'immuno-précipitation du rétrovirus VIH par l'IgG3 variant à titre d'exemple.
FIGURE 3.
Immuno-précipitation du virus par les IgG3 de trois patients différents.
FIGURE 4.
Immuno-précipitation de quantités variables de virus avec une quantité fixe d'anticorps
IgG3.
FIGURE 5.
Immuno-précipitation de souches différentes et éloignées entre elles par une quantité
fixe d'IgG3.
FIGURE 6.
Schéma résumant le protocole de neutralisation des virus.
EXEMPLES
EXEMPLE 1 : Mise en évidence de variantes d'IgG3 chez certains sujets infectés par
le VIH qualifiés de non progresseurs.
[0042] Les immunoglobulines anticorps se divisent en quatre sous-classes et généralement
les anticorps induits après immunisation appartiennent aux IgG
1, qui ont une demi-vie très longue.
[0043] Les inventeurs décrivent ici chez des patients infectés par le VIH, la présence d'anticorps
protecteurs associés aux IgG
3, alors que les anticorps signant l'infection sont toujours des IgG
1. Une variante d'IgG
3 existe chez certains sujets infectés par le VIH qualifiés de non progresseurs.
1.1. La variante IgG3 a une durée de vie de plusieurs mois
[0044] Cette variante diffère des IgG
3 classiques par sa demi-vie ; elle est de sept jours pour les IgG
3 classiques et de plusieurs mois pour la variante, comme le montre 1'.étude sur les
suivis séquentiels de patients, les sérums étant prélevés à plusieurs mois d'intervalle
(tableau 1).
[0045] Sur le tableau 1, on voit les résultats d'un test ELISA pour la recherche des anticorps
protecteurs dirigés contre un épitope associé au HIV, appelé R7V. Ces anticorps sont
révélés par des anticorps seconds distinguant les différentes sous-classes des immunoglobulines
humaines.
[0046] Les anticorps protecteurs anti-R7V sont toujours des IgG
3 ou / et IgG
4, mais jamais des IgG
1 ou IgG
2, et leur titre élevé se maintient plusieurs mois.

1.2. La variante IgG3 a une chaîne lourde d'environ 50 kDa
[0047] Les analyses électrophorétiques des figures 1 montrent que la variante de l'IgG
3 présente chez les patients non-progresseurs infectés par le VIH a une chaîne lourde
à mobilité électrophorétique plus grande, ce qui signifie que son poids moléculaire
est plus faible que celui d'une IgG
3 classique purifiée chez un sujet normal HIV négatif.
[0048] Les figures
1a à
1e montrent la migration des IgG
3 purifiées soit à partir de sujets normaux HIV négatifs, soit à partir de patients
HIV positifs sur un gel de polyacrylamide 12%. Les chaînes lourdes ont un poids moléculaire
aux alentours de 50 kda, alors que les chaînes légères ont un poids moléculaire de
25 kda. (Marqueurs de poids moléculaire : M
1 :250 ; 150 ; 100 ; 75 ; 50 ; 37 ; 25 ;15 ; 10 kda / M
2 : 200 ; 116 ; 97 ; 66 ; 45 ; 31 ; 21,5 ;14,4 ; 6,5 kda)
[0049] La variante de l'IgG
3 est reconnue par des anticorps dirigés soit contre la partie Fab des IgG
3 soit des anticorps dirigés contre la partie charnière. La variation devrait donc
porter sur le fragment Fc, probablement au niveau de la glycosylation.
1.3. La variante de l'IgG3 est retrouvée chez la majorité des HIV séropositifs non-progresseurs (tableau 2).
[0050]
Tableau 2 : Détermination de la sous-classe des IgG anti-R7V par ELISA
| Seuil de positivité = 0,2. |
| |
IgG1 |
IgG2 |
IgG3 |
IgG4 |
| |
Blanc |
0,058 |
0,056 |
0,085 |
0,081 |
| |
Témoin séronégatif 1/50 |
0,059 |
0,060 |
0,113 |
0,091 |
| |
Témoin positif |
0,057 |
0,057 |
0,854 |
0,084 |
| 1 |
ALB HE 1/50 (07/01/94) |
0,072 |
0,063 |
0,080 |
0,073 |
| 2 |
ANO MA 1/50 (13/11/00) |
0,061 |
0,057 |
0,136 |
0,108 |
| 3 |
ARG CH 1/50 (30/11/00) |
0,058 |
0,055 |
0,481 |
0,071 |
| 4 |
AUC LA 1/50 (15/11/99) |
0,065 |
0,061 |
0,112 |
0,138 |
| 5 |
AUR PH 1/50 (03/01/94) |
0,069 |
0,064 |
0,343 |
0,685 |
| 6 |
BEN MI 1/50 (14/02100) |
0,062 |
0,064 |
0,077 |
0,071 |
| 7 |
BER YV 1/50 (13/03/00) |
0,105 |
0,073 |
0,109 |
0,307 |
| |
BER YV 1/50 (25/11/99) |
0,102 |
0,072 |
0,107 |
0,339 |
| 8 |
BITT MA 1/50 (27/05/99) |
0,060 |
0,054 |
0,384 |
0,091 |
| 9 |
BOI CH 1/50 (27/11/00) |
0,060 |
0,055 |
0,236 |
0,092 |
| 10 |
BOU NA 1/50 (23/12/99) |
0,070 |
0,067 |
0,119 |
0,081 |
| 11 |
CAM GE 1/50 (27/11/00) |
0,063 |
0,072 |
0,079 |
0,077 |
| 12 |
COU DI 1/50 (16/09/98) |
0,094 |
0,073 |
0,081 |
2,468 |
| |
COU DI 1/50 (09/03/00) |
0,074 |
0,070 |
0,077 |
1,935 |
| |
COU DI 1/50 (08/09/00) |
0,058 |
0,059 |
0,059 |
2,641 |
| 13 |
CUC JE 1/50 (28/09/00) |
0,059 |
0,056 |
0,173 |
0,088 |
| 14 |
DAN NO 1/50 (28/09/00) |
0,073 |
0,066 |
0,083 |
0,094 |
| 15 |
DAR DO 1/50 (10/03/94) |
0,078 |
0,066 |
0,795 |
0,085 |
| 16 |
DOM JO 1/50 (13/07/92) |
0,060 |
0,057 |
0,275 |
0,096 |
| 17 |
ESM GU 1/50 (18/12/00) |
0,061 |
0,064 |
0,083 |
0,119 |
| 18 |
ETC MA 1/50 (25/09/98) |
0,114 |
0,067 |
1,266 |
0,089 |
| |
ETC MA 1/50 (13/06/00) |
0,057 |
0,057 |
0,854 |
0,084 |
| 19 |
FER JE 1/50 (26/06/00) |
0,064 |
0,070 |
0,079 |
0,204 |
| 20 |
FIN RO 1/50 (13/11/00) |
0,063 |
0,065 |
0,097 |
0,089 |
| 21 |
FON RE 1/50 (29/06/00) |
0,083 |
0,053 |
0,095 |
0,070 |
| 22 |
GEM SA 1/50 (20/10/98) |
0,093 |
0,071 |
0,090 |
0,086 |
| |
GEM SA 1/50 (29/04/99) |
0,060 |
0,061 |
0,114 |
0,080 |
| |
GEM SA 1/50 (07/06/00) |
0,078 |
0,050 |
0,079 |
0,068 |
| 23 |
GOU JE 1/50 (13/06/00) |
0,069 |
0,052 |
0,098 |
0,072 |
| 24 |
KAZ AL 1/50 (20/01/01) |
0,059 |
0,065 |
0,117 |
0,080 |
| 25 |
KOH MI 1/50 (05/08/94) |
0,056 |
0,056 |
0,869 |
0,088 |
| 26 |
MAN GU 1/50 (06/04/00) |
0,074 |
0,053 |
0,072 |
0,079 |
| 27 |
MART DO 1/50 (03/05/00) |
0,082 |
0,064 |
0,311 |
0,077 |
| |
MART DO 1/50 (09/05/94) |
0,082 |
0,067 |
0,329 |
0,079 |
| 28 |
MART PA 1/50 (13/06/00) |
0,055 |
0,058 |
0,106 |
0,083 |
| 29 |
MEC EV 1/50 (28/01/00) |
0,068 |
0,054 |
0,086 |
0,074 |
| 30 |
MEN CH 1/50 (09/03/00) |
0,051 |
0,053 |
0,078 |
0,155 |
| 31 |
MOR AN 1/50 (20/04/00) |
0,075 |
0,065 |
0,109 |
0,086 |
| 32 |
PAT MA 1/50 (09/07/98) |
0,086 |
0,072 |
0,116 |
0,085 |
| |
PAT MA 1/50 (07/07/00) |
0,054 |
0,053 |
0,104 |
0,070 |
| |
PAT MA 1/50 (11/06191) |
0,082 |
0,067 |
0,152 |
0,067 |
| 33 |
REF EL 1/50 (28/09/00) |
0,070 |
0,067 |
0,085 |
1,153 |
| 34 |
RIG ST 1/50 (02/02/98) |
0,089 |
0,070 |
0,131 |
0,096 |
| 35 |
RIO EM 1/50 (11/06192) |
0,071 |
0,067 |
0,115 |
0,073 |
| 36 |
ROB IS 1/50 (26/06/00) |
0,054 |
0,056 |
0,095 |
0,068 |
| 37 |
ROD CH 1/50 (12/04/99) |
0,057 |
0,055 |
0,155 |
0,068 |
| 38 |
SAN FR 1/50 (19106/00) |
0,059 |
0,054 |
0,139 |
0,088 |
| 39 |
SAU CH 1/50 (20/12/91) |
0,074 |
0,069 |
0,092 |
0,640 |
| |
SAU CH 1/50 (27111/00) |
0,059 |
0,054 |
0,142 |
0,307 |
| 40 |
SEN BE 1/50 (22/02/91) |
0,058 |
0,057 |
0,143 |
0,082 |
| 41 |
SIL RE 1/50 (25/08/00) |
0,056 |
0,057 |
0,131 |
0,107 |
| 42 |
SIMO FR 1/50 (29/06/00) |
0,061 |
0,055 |
0,221 |
0,077 |
| 43 |
SLI ZB 1/50 (13/11/00) |
0,065 |
0,055 |
0,260 |
0,095 |
| 44 |
SOL EM 1/50 (27/11/00) |
0,056 |
0,059 |
0,180 |
0,143 |
| 45 |
TAR AL 1/50 (24/07/91) |
0,059 |
0,058 |
0,203 |
0,414 |
| 46 |
TEM ST 1/50 (10/05/93) |
0,059 |
0,055 |
0,219 |
0,338 |
| |
TEM ST 1/50 (18/11/99) |
0,056 |
0,060 |
0,104 |
0,103 |
| 47 |
TER YV 1/50 (02/06/99) |
0,061 |
0,057 |
0,123 |
0,101 |
| |
TER YV 1/50 (28/10/99) |
0,104 |
0,076 |
0,122 |
0,412 |
| 48 |
THI SY 1/50 (05/06/00) |
0,056 |
0,062 |
0,096 |
0,089 |
| 49 |
THO EL 1/50 (04/12/00) |
0,077 |
0,066 |
0,115 |
1,189 |
| 50 |
THO MI 1/50 (08/06/00) |
0,057 |
0,057 |
0,146 |
0,078 |
| 51 |
THO PA 1/50 (04/12/00) |
0,075 |
0,073 |
0,088 |
0,080 |
| 52 |
TOC RO 1/50 (23/11/92) |
0,058 |
0,056 |
0,095 |
0,097 |
| 53 |
TOC UR 1/50 (23/11/92) |
0,064 |
0,057 |
0,106 |
0,136 |
| 54 |
VAL MAR 1/50 (12/02/92) |
0,060 |
0,058 |
0,098 |
0,084 |
| 55 |
VIA JE 1/50 (01/07/93) |
0,098 |
0,077 |
1,426 |
0,099 |
| |
VIA JE 1/50 (23/03/00) |
0,059 |
0,053 |
0,181 |
0,073 |
Ainsi, il apparaît à la lecture de ce tableau qu'aucun des sérums testés n'a d'anticorps
anti-R7V de type IgG
1 ou IgG
2. Sur 28 patients différents et R7V positifs, 13 patients sont IgG
3 positif (46,4%), 3 patients sont IgG
3 positif et IgG
4 positif (10,7%) et 12 patients sont IgG
4 positifs (42,8%).
Chez un même patient, on retrouve toujours la même sous-classe d'IgG anti-R7V quelque
soit la date de prélèvement, lorsque la réponse est positive (BER YV, COU DI, ETC
MA, MART DO, SAU CH).
[0051] La sous-classe d'anticorps dirigés contre la glycoprotéine d'enveloppe du virus (gp
160) a été déterminée par un tests ELISA (tableau 3).
Tableau 3 : Détermination de la sous-classe en IgG anti-gp 160 (Kit Sanofi Diagnostics
Pasteur)
| Seuil de positivité = 0,09 |
| |
IgG1 |
IgG2 |
IgG3 |
IgG4 |
| Blanc |
0,065 |
0,062 |
0,060 |
0,067 |
| Témoin séronégatif 1/5 |
0,058 |
0,059 |
0,066 |
0,069 |
| ARG CH 1/5 (30/11/00) |
0,355 |
0,061 |
0,328 |
0,076 |
| AUR PH 1/5 (03/01/94) |
1,645 |
0,068 |
0,160 |
0,781 |
| BER YV 1/5 (25/11/99) |
1,322 |
0,073 |
0,371 |
0,078 |
| CAM GE 1/5 (27/11/00) |
0,121 |
0,050 |
0,066 |
0,051 |
| COU DI 1/5 (16/09/98) |
1,659 |
0,064 |
0,479 |
0,162 |
| DAN NO 1/5 (28/09/00) |
0,855 |
0,058 |
0,361 |
0,069 |
| DAR DO 1/5 (31/08/98) |
1,102 |
0,064 |
0,107 |
0,101 |
| ESM GU 1/5 (18/12/00) |
0,435 |
0,065 |
0,084 |
0,111 |
| ETC MA 1/5 (13/06/00) |
0,513 |
0,060 |
0,135 |
0,172 |
| FIN RO 1/5 (13/11/00) |
0,735 |
0,063 |
1,538 |
0,082 |
| GEM SA 1/5 (07/06/00) |
0,540 |
0,058 |
0,104 |
0,081 |
| MEN CH 1/5 (09/03/00) |
1,260 |
0;054 |
0,209 |
0,069 |
| PAT MA 1/5 (09/07/98) |
0,828 |
0,061 |
0,168 |
0,125 |
| REF EL 1/5 (28/09/00) |
1,511 |
0,073 |
0,252 |
0,080 |
| ROB IS 1/5 (26/06/00) |
0,182 |
0,049 |
0,076 |
0,052 |
| ROD CH 1/5 (12/04/99) |
0,952 |
0,059 |
0,154 |
0,071 |
| SAN FR 1/5 (19/06/00) |
1,112 |
0,063 |
0,157 |
0,076 |
| SAU CH 1/5 (27/11/00) |
0,122 |
0,06 |
0,062 |
1,297 |
| SOL EM 1/5 (27/11/00) |
0,191 |
0,056 |
0,106 |
0,062 |
| TEM ST 1/5 (18/11/99) |
0,834 |
0,061 |
0,069 |
0,082 |
| TER YV 1/5 (28/10/99) |
1,389 |
0,061 |
0,252 |
0,231 |
| THI SY 1/5 (05/06/00) |
0,633 |
0,063 |
0,088 |
0,088 |
| THO EL 1/5 (04/12/00) |
0,899 |
0,057 |
0,158 |
0,064 |
| THO MI 1/5 (08/06/00) |
0,151 |
0,053 |
0,082 |
0,059 |
| THO PA 1/5 (04/12/00) |
0,435 |
0,066 |
0,071 |
0,097 |
| TOC RO 1/5 (25/11/99) |
1,042 |
0,06 |
0,173 |
2,387 |
| VIA JE 1/5 (01/07/93) |
1,748 |
0,080 |
3,062 |
0,127 |
[0052] A la lecture de ce tableau, il apparaît qu'aucun des sérums testés n'a d'anticorps
anti-gp160 de type IgG
2. Sur 27 patients différents, 27 patients sont IgG
1 positif (100%), 6 patients sont IgG
1 positif uniquement (22,2%), 10 patients sont IgG
1 positif et IgG
3 positif (40,7%), 2 patients sont IgG
1 positif et IgG
4 positif (7,4%), et 9 patients sont IgG
1 positif, IgG
3 positif et IgG
4 (29,6%).
[0053] Cette expérience confirme la dispersion de la réponse en anticorps dirigés contre
la glycoprotéine d'enveloppe gp160 du virion, et la constance des IgG
3 ou IgG
4 chez les personnes protégées.
EXEMPLE 2 : Immunoprécipitation du VIH par les IgG3 totales, purifiées à partir des patients HIV séropositifs et non-progresseurs.
2.1. Protocole expérimental:
[0054] À une quantité donnée d'IgG
3, on ajoute une quantité voulue de virus HIV pur, et le mélange est laissé à incuber
1 heure à +4°C.
On ajoute alors :
- soit 50-100 µl de protéine G fixé sur des billes magnétiques et on incube 1 heure
à +4°C (la protéine G fixe les anticorps IgG1, IgG2 IgG3 et IgG4)
- soit 50-100 µl de protéine A fixé sur des billes magnétiques et on incube 1 heure
à +4°C (la protéine A fixe les anticorps IgG1, IgG2 et IgG4 mais pas les IgG3).
Les billes se fixe à la paroi du tube la plus proche du champ magnétique que l'on
applique et le complexe billes de protéine G-IgG
3-virus peut alors être isolé. Le virus lié aux anticorps est ensuite mis en évidence
par la mesure de la protéine virale P24 libérée après lyse du virus du virus immunoprécipité
(kit COULTER (6604535) et/ou par la technique de RT-PCR pour déceler l'ARN viral.
(voir
figure N°2).
2.2. Résultats
[0055] Une expérience type est montrée sur le tableau 4 où 65% du virus est précipité par
20µg d'IgG
3 d'un patient HIV positif non-progresseur, alors que les IgG
3 d'un séronégatif sont sans effet.
Tableau 4 : Immunoprécipitation (virus NDK/PBL du 29/02/96)
| Echantillon |
% Précipitation |
| 20 µg IgG3 ARG CH + 50 µl virus pur + 100 µl protéine G |
64,70% |
| 10 µg IgG3 ARG CH + 50 µl virus pur + 50 µl protéine G |
56,40% |
| 20 µg IgG3 Séroneg + 50 µl virus pur + 100 µl protéine G |
0,40% |
| 10 µg IgG3 Séroneg + 50 µl virus pur + 50 µl protéine G |
0,20% |
| Témoin virus: 50 µl virus pur + 50 µl protéine G |
0,10% |
| 20 µg IgG3 ARG CH + 50 µl virus pur + 100 µl protéine A |
0,70% |
| 10 µg IgG3 ARG CH + 50 µl virus pur + 50 µl protéine A |
0,70% |
| 20 µg IgG3 Séroneg + 50 µl virus pur + 100 µl protéine A |
0,20% |
| 10 µg IgG3 Séroneg + 50 µl virus pur + 50 µl protéine A |
0,40% |
| Témoin virus: 50 µl virus pur + 50 µl protéine A |
0,40% |
[0056] La
figure 3 montre l'immunoprécipitation du virus par les IgG
3 de trois patients différents. Cette immunoprécipitation du virus pour une quantité
fixe de virus est dose-dépendante. La
figure 4 montre qu'avec une quantité fixe d'IgG
3, on peut piéger diverses dilutions de virus. La
figure 5 nous indique que quelque soit le type de VIH, il est immunoprécipite par les IgG
3, ici de trois patients. Les souches virales utilisées sont des isolats primaires
avec comme phénotype les clades de A à F ou une souche ni O ni M la YBF 30.
[0057] Ces expériences confirment que l'on peut isoler un virus par immunoprécipitation
à partir des IgG
3 purifiés par la protéine G.
EXEMPLE 3 : Neutralisation du VIH par les IgG3 totales, purifiées à partir des patients HIV séropositifs et non-progresseurs.
3.1. Protocole expérimental :
[0058] 50 µl de solution d'IgG
3 + 50 µl de virus dilué (dans du milieu RPMI 10 %) sont mis à incuber 1 heure à 37°C
dans une plaque de 96 puits. Puis 0,3 10
6 cellules par puits sont ajoutées au mélange et placées 1 heure à 37 °C. Après 2 lavages
par du milieu RPMI 0%, les cellules sont mises en plaque de 24 puits dans du milieu
RPMI 10% en présence d'IgG
3 (
figure 6).
3.2. Résultats (cf. tableau 5)
[0059]
Tableau 5 : Neutralisation de NDK/PBL (29/02/96) par les IgG3 ou IgG1,2,4 d'ARG CH, d'ETC MA, d'AUR PH, et de THO MI.
| |
Dose (µg/ml) |
Jour 3 |
Jour 4 |
Jour 5 |
Jour 6- |
| IgG3 ARG CH |
40 µg/ml |
- |
(+) |
++ |
++T |
| - |
(+) |
++ |
++T |
| 20 µg/ml |
- |
- |
(+) |
+ |
| - |
- |
+ |
++T |
| 10 µg/ml |
(+) |
+ |
++ |
++T |
| (+) |
+ |
++ |
++T |
| 5 µg/ml |
(+) |
- |
(+) |
+ |
| (+) |
(+) |
++ |
++T |
| IgG1,2,4 ARG CH |
40 µg/ml |
- |
(+) |
+ |
++T |
| - |
(+) |
++ |
++T |
| 20 µg/ml |
(+) |
+ |
++ |
++T |
| - |
(+) |
++ |
++T |
| 10 µg/ml |
+ |
++ |
++ |
++T |
| - |
(+) |
+ |
++T |
| 5 µg/ml |
(+) |
+ |
++ |
++T |
| (+) |
+ |
++ |
++T |
| IgG3 ETC MA (13/09/01) |
100 µg/ml |
(+) |
+ |
++ |
++T |
| - |
(+) |
++ |
++T |
| 50 µg/ml |
(+) |
+ |
++ |
++T |
| - |
(+) |
++ |
++T |
| 25 µg/ml |
(+) |
++ |
+ |
++T |
| (+) |
+ |
++ |
++T |
| 12,5 µg/ml 12,5 µg/ml |
- |
- |
++ |
++T |
| (+) |
(+) |
++ |
++T |
| IgG1,2,4 ETC MA (13/09/01) |
100 µg/ml |
(+) |
++ |
++ |
++T |
| (+) |
+ |
++ |
++T |
| 50 µg/ml |
(+) |
++ |
++ |
++T |
| (+) |
+ |
+ |
++T |
| 25 µg/ml |
(+) |
(+) |
++ |
++T |
| - |
- |
++ |
++T |
| 12,5 µg/ml |
(+) |
++ |
++T |
++T |
| - |
(+) |
++ |
++T |
| Sérum témoin positif de neutralisation |
1/50 |
- |
- |
- |
- |
| - |
- |
- |
- |
| 1/100 |
- |
- |
- |
- |
| - |
- |
- |
- |
| Cellules MT4 TEMOIN |
|
- |
- |
- |
- |
| |
- |
- |
- |
- |
| VIRUS NDK/PBL (29/02/96) |
10-4 |
(+) |
+ |
++ |
++T |
| (+) |
+ |
++ |
++T |
| -: absence de syncitia + : présence de syncitia |
Les IgG
3 isolés de deux patients neutralisent le VIH comme il est montré dans le tableau 5.
À 40 µg et 20 µg d'IgG
3, on constate une neutralisation du virus, c'est à dire une absence de syncitia, alors
que les IgG
1,
2,
4 sont limités à la dose de 40 µg/ml.
EXEMPLE 4 : Virolyse du VIH par le complément et les IgG3 totales, purifiées à partir des patients HIV séropositifs et non-progresseurs.
4.1. Protocole expérimentai :
[0060] 10 ou 20 µg d'IgG3 + 12,5 µl de virus pur sont mis à incuber 1 heure à 4°C sous agitation
rotative. Puis 1 ml de complément de lapin au 1/12 (dilution du complément dans du
milieu RPMI 10% chauffé à 37°C) est ajouté au mélange, et mis à incuber 30 min à 37°C.
Les échantillons sont dilués et la P24 est dosée (kit COULTER 6604535).
4.2. Résultats : (tableau 6)
[0061]
Tableau 6 : Essai de lyse par le complément (virus NDK/PBL du 29/02/96)
| Echantillon |
% Lyse |
| 20 µg IgG3 ARG CH + 12,5 µl virus + 1 ml complément au 1/12 |
57,60% |
| 10 µg IgG3 ARG CH + 12,5 µl virus + 1 ml complément au 1/12 |
60,30% |
| 12,5 µl virus + 1 ml de RPMI 10%, pas de triton |
18,60% |
| 12,5 µl virus + 1 ml complément au 1/12 |
1,70% |
| 12,5 µl virus + 1 ml de RPMI 10% + triton |
100% |
[0062] Le complément se fixe sur le complexe IgG
3 - virus et lyse le virus, comme il est montré sur le tableau 6 où 60 % du virus est
lysé en présence de 10 µg d'IgG
3.
[0063] La neutralisation des virus, et la virolyse en :présence de complément font des IgG
3 un potentiel important pour leur emploi comme anticorps thérapeutiques dans l'infection
à VIH ou dans toute autre infection virale où les IgG
3 seront présentes soit de façon classique, soit sous la forme de la variante.
[0064] Cette étude suggère que le complément en adjonction avec les anticorps anti-R7V dans
le sang des personnes infectées par le VIH, peuvent lyser le virus et détruire son
infectivité.
La présence de virus infectieux dans le plasma est de 10 à 100 fois supérieur chez
les progresseurs que chez les non-progresseurs. En effet, les patients progresseurs
n'ayant pas d'anticorps anti-R7V donc pas d'IgG
3 anti-R7V, il n'y aura pas de neutralisation ni de virolyse, et donc présence de virus.
[0065] En conclusion, les inventeurs ont démontré que les anticorps à visée thérapeutique
de nature IgG
3 fixant le complément et assurant une virolyse seront très efficaces, non seulement
en précipitant et en neutralisant le virus mais encore en le détruisant.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[0066]
Coligan et al., Current Protocols in Immunology [mise à jour annuellement] (4volumes)
édités par le "National Institutes of Health" par - Wiley Interscience.
Harlow, et al., (1988) Antibodies: A Laboratory Manual, Cold Spring Harbor Publications
pp. 726.
Köhler et Milstein. (1975) Nature, 256: 495-497.
Sambrook, J., Frischt, E.F. and Maniatis, T. Molecular cloning. A laboratory manual.
Cold Spring Harbor Laboratory Press, Cold Spring Harbor, N.Y., 1989.
1. Immunoglobuline humaine de classe IgG3 purifiée et/ou isolée, ayant les caractéristiques
suivantes :
- une durée de vie dans le sérum du patient d'au moins un mois ;
- une chaîne lourde dont le poids moléculaire, déterminé par mobilité électrophorétique,
est inférieur au poids moléculaire des IgG3 normalement présentes dans le sérum humain
qui est 60kDa, la dite chaîne lourde ayant un poids moléculaire d'environ 50 kDa et
comprenant le site de fixation du complément.
2. Immunoglobuline selon la revendication 1 caractérisée en ce que la concentration de la dite immunoglobuline dans le sérum est supérieure à la concentration
d'IgG3 d'un sérum normal d'au moins trois fois, soit environ 1g/l.
3. Immunoglobuline selon les revendications 1 à 2 isolée et/ou purifiée à partir d'un
patient affecté d'une pathologie choisie parmi les infections par les virus, les maladies
infectieuses à évolution variable telles les maladies neurologiques, les maladies
cutanées, les maladies auto-immunes, les cancers d'origine rétrovirale.
4. Immunoglobuline selon la revendication 3, caractérisée en ce que le dit virus est sélectionné parmi le virus de l'immunodéficience humaine (HIV),
les virus de la leucémie des cellules T humaines (HTLV), le cytomégalovirus (CMV),
les virus de l'herpès (HSV-1, HSV-2), le virus d'Epstein-Barr (EBV), les virus de
l'hépatite (HBV, HCV).
5. Immunoglobuline selon la revendication 4 caractérisée en ce que le dit virus est le HIV et le dit individu est un patient séropositif non-progresseur.
6. Immunoglobuline selon la revendication 5 liant sélectivement l'épitope R7V de la protéine
gp160 du virus HIV-1, le dit épitope comprenant la séquence Arg-Thr-Pro-Lys-Ile-Gln-Val.
7. Immunoglobuline selon les revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la dite immunoglobuline est marquée directement ou indirectement par un marqueur
sélectionné parmi les isotopes radioactifs, les enzymes, les colorants, les haptènes,
les agents luminescents tels que les agents radioluminescents, chémiluminescents,
bioluminescents, fluorescents, phosphorescents, les ligands tels que la biotine, l'avidine,
la streptavidine, la digoxygénine.
8. Immunoglobuline selon la revendication 7 caractérisée en ce que elle est couplée à un support solide directement ou indirectement par l'intermédiaire
d'un bras d'espacement.
9. Procédé de diagnostic et/ou de dosage
in vitro d'une pathologie sélectionnée parmi les infections virales et les maladies infectieuses
à évolution variable, comprenant les étapes de:
- (i) Mise en contact d'un échantillon de fluide corporel et/ou de tissu corporel
provenant d'un patient chez lequel on suspecte la présence de la dite pathologie avec
une immunoglobuline selon l'une quelconque des revendications 1 à 8; et
- (ii) Détection de la présence d'un complexe immun entre la dite immunoglobuline
et un épitope spécifique de là dite pathologie.
10. Procédé de diagnostic et/ou de dosage
in vitro du syndrome d'immunodéficience humaine (SIDA) comprenant les étapes de:
- (i) Mise en contact d'un échantillon de fluide corporel et/ou de tissu corporel
provenant d'un patient chez lequel on suspecte la présence du HIV avec une immunoglobuline
selon l'une quelconque des revendications 4 à 6,
- (ii) Détection de la présence d'un complexe immun entre la dite immunoglobuline
et l'épitope R7V de la protéine gp160 du HIV contenu dans le dit échantillon.
11. Procédé in vitro de traitement de fluide biologique d'un patient affecté d'une pathologie sélectionnée
parmi les infections virales et les maladies infectieuses à évolution variable, le
dit procédé comprenant l'étape de mettre en contact une quantité efficace d'immunoglobuline
selon les revendications 1 à 8 avec le dit fluide biologique, de sorte à neutraliser
un épitope spécifique de la pathologie dans le dit fluide.
12. Procédé
in vitro de neutralisation de cellules infectées par le HIV dans une échantillon biologique
de fluide corporel et/ou de tissu corporel provenant d'un patient séropositif
caractérisée en ce qu'il comprend les étapes suivantes:
a) Combiner de manière simultanée, séparée ou étalée dans le temps :
- l'immunoglobuline selon les revendications 5 à 6,
- l'échantillon biologique contenant les cellules infectées par le HIV présentant
la protéine gp160 à leur surface, et
- la protéine G attachée à des particules magnétiques ;
b) Incuber le mélange obtenu en a) dans des conditions permettant la fixation de la
dite immunoglobuline sur la protéine gp160, et de préférence sur l'épitope R7V, pour
former un complexe, le dit complexe comprenant le dit anticorps lié à une cellule
infectée par le HIV fixé sur cette particule magnétique ;
c) Déplacer cette particule magnétique vers un endroit prédéterminé du récipient contenant
ce mélange réactionnel, tel que le déplacement est accompli par un champ magnétique
agissant sur la dite particule magnétique.
13. Procédé
in vitro de diagnostic de patient non-progresseur affecté d'une pathologie sélectionnée parmi
les infections virales et les maladies infectieuses à évolution variable
caractérisé en ce que l'on détecte la présence d'immunoglobuline IgG3 ayant les caractéristiques suivantes
:
- une durée de vie dans le sérum du patient d'au moins un mois ;
- une chaîne lourde dont le poids moléculaire, déterminé par mobilité électrophorétique,
est inférieur au poids moléculaire des IgG3 normalement présentes dans le sérum humain
(60kDa), la dite chaîne lourde ayant un poids moléculaire d'environ 50 kDa et comprenant
le site de fixation du complément.
14. Procédé selon les revendications 11 et 13 caractérisé en ce que la dite infection virale est le SIDA.
15. Procédé selon les revendications 13 et 14 caractérisé en ce que la détection est réalisée au moyen d'un test immunologique choisi parmi un test ELISA,
RIA, une méthode sandwich, une immuno-précipitation, un test d'agglutination.
16. Utilisation d'une immunoglobuline selon les revendications 1 à 8 pour la réalisation
d'un test immunologique choisi parmi le test ELISA, le test RIA, la méthode sandwich,
l'immuno-précipitation, le test d'agglutination.
17. Immunoglobuline selon la revendication 1 à 7 à titre de médicament.
18. Utilisation d'une immunoglobuline selon la revendication 17 à titre de médicament
comme anticorps thérapeutique.
19. Utilisation d'une immunoglobuline selon la revendication 17 à titre de médicament
comme agent de ciblage.
20. Utilisation d'une immunoglobuline selon les revendications 1 à 7 pour la préparation
d'un médicament destiné au traitement thérapeutique et/ou prophylactique d'une maladie
virale ou infectieuse à évolution variable.
21. Utilisation d'une immunoglobuline selon les revendications 1 à 7 pour la préparation
d'un médicament destiné au traitement thérapeutique et/ou prophylactique du SIDA.
22. Utilisation selon la revendication 21 d'une immunoglobuline selon les revendications
5 ou 6 pour la préparation d'un médicament destiné à neutraliser chez un homme affecté
du SIDA la protéine gp160 de HIV.
23. Vaccin ou composition pharmaceutique pour le traitement ou la prévention d'une pathologie
sélectionnée parmi les infections virales et les maladies infectieuses à évolution
variable comprenant une immunoglobuline selon les revendications 1 à 7 en association
avec un transporteur, un diluant ou un excipient pharmaceutiquement acceptable.
24. Utilisation d'une immunoglobuline selon les revendications 1 à 7 comme marqueur de
protection dans les pathologies sélectionnées parmi les maladies virales et les maladies
infectieuses à évolution variable.
1. Purified and/or isolated human immunoglobulin class IgG3, which has the following
characteristics:
- a lifespan in the patient's serum of at least one month;
- a heavy chain whose molecular weight, determined by electrophoretic mobility, is
less than the molecular weight of the IgG3's normally present in human serum, which
is 60 kDa, the said heavy chain having a molecular weight of about 50 kDa and comprising
the complement binding site.
2. Immunoglobulin according to Claim 1, characterized in that the concentration of the said immunoglobulin in the serum is at least three times
as high as the IgG3 concentration of a normal serum, that is about 1 g/l.
3. Immunoglobulin according to either of Claims 1 and 2, isolated and/or purified from
a patient affected by a pathology chosen from viral infections, infectious diseases
with variable progression such as neurological diseases, skin diseases, autoimmune
diseases and cancers of retroviral origin.
4. Immunoglobulin according to Claim 3, characterized in that the said virus is selected from the human immunodeficiency virus (HIV), the human
T cell leukaemia virus (HTLV), the cytomegalovirus (CMV), the herpesvirus (HSV-1,
HSV-2), the Epstein-Barr virus (EBV) and the hepatitis virus (HBV, HCV).
5. Immunoglobulin according to Claim 4, characterized in that the said virus is HIV and the said individual is a non-progressor seropositive patient.
6. Immunoglobulin according to Claim 5, selectively binding the R7V epitope of the HIV-1
virus gp160 protein, the said epitope comprising the sequence Arg-Thr-Pro-Lys-Ile-Gln-Val.
7. Immunoglobulin according to Claims 1 to 6, characterized in that the said immunoglobulin is directly or indirectly labelled with a marker selected
from radioactive isotopes, enzymes, dyes, haptens, luminescent agents such as radioluminescent,
chemiluminescent, bioluminescent, fluorescent and phosphorescent agents, ligands such
as biotin, avidin, streptavidin and digoxigenin.
8. Immunoglobulin according to Claim 7, characterized in that it is directly or indirectly coupled to a solid support via a spacer arm.
9. Method for the in
vitro diagnosis and/or assay of a pathology selected from viral infections and infectious
diseases with variable progression, comprising the steps of:
- (i) bringing a sample of body fluid and/or body tissue obtained from a patient in
whom the presence of the said pathology is suspected, into contact with an immunoglobulin
according to any one of Claims 1 to 8, and
- (ii) detecting the presence of an immune complex between the said immunoglobulin
and an epitope specific to the said pathology.
10. Method for the
in vitro diagnosis and/or assay of the human immunodeficiency syndrome (AIDS) comprising the
steps of:
(i) bringing a sample of body fluid and/or body tissue obtained from a patient in
whom the presence of HIV is suspected, into contact with an immunoglobulin according
to any one of Claims 4 to 6,
(ii) detecting the presence of an immune complex between the said immunoglobulin and
the R7V epitope of the gp160 protein of the HIV contained in the said sample.
11. In vitro method for treating biological fluid from a patient affected by a pathology selected
from viral infections and infectious diseases with variable progression, the said
method comprising the step of bringing an effective quantity of immunoglobulin according
to Claims 1 to 8 into contact with the said biological fluid, so as to neutralize
an epitope specific to the pathology in the said fluid.
12. In vitro method for neutralizing cells infected with HIV in a biological sample of body fluid
and/or body tissue obtained from a seropositive patient,
characterized in that it comprises the following steps:
a) combining simultaneously, separately or spread out over time:
- the immunoglobulin according to Claims 5 to 6,
- the biological sample containing the HIV-infected cells exhibiting the gp160 protein
at their surface, and
- the G protein attached to magnetic particles;
b) incubating the mixture obtained in a) under conditions allowing the attachment
of the said immunoglobulin to the gp160 protein, and preferably to the R7V epitope,
to form a complex, the said complex comprising the said antibody bound to a cell infected
with the HIV attached to this magnetic particle;
c) moving this magnetic particle to a predetermined location of the vessel containing
this reaction mixture, such that the movement is achieved by a magnetic field acting
on the said magnetic particle.
13. In vitro method for the diagnosis of a non-progressor patient affected by a pathology selected
from viral infections and infectious diseases with variable progression,
characterized in that the presence of immunoglobulin IgG3 is detected, which has the following characteristics:
- a lifespan in the patient's serum of at least one month;
- a heavy chain whose molecular weight, determined by electrophoretic mobility, is
less than the molecular weight of the IgG3's normally present in human serum (60 kDa),
the said heavy chain having a molecular weight of about 50 kDa and comprising the
complement binding site.
14. Method according to Claims 11 and 13, characterized in that the said viral infection is AIDS.
15. Method according to Claims 13 and 14, characterized in that the detection is carried out by means of an immunological test chosen from an ELISA
test, an RIA test, a sandwich method, an immuno-precipitation and an agglutination
test.
16. Use of an immunoglobulin according to Claims 1 to 8, for carrying out an immunological
test chosen from the ELISA test, the RIA test, the sandwich method, immunoprecipitation
and the agglutination test.
17. Immunoglobulin according to Claims 1 to 7, as a medicament.
18. Use of an immunoglobulin according to Claim 17, as a therapeutic antibody, as medicament.
19. Use of an immunoglobulin according to Claim 17, as a targeting agent, as medicament.
20. Use of an immunoglobulin according to Claims 1 to 7, for the preparation of a medicament
intended for the therapeutic and/or prophylactic treatment of a viral disease or an
infectious disease with variable progression.
21. Use of an immunoglobulin according to Claims 1 to 7, for the preparation of a medicament
intended for the therapeutic and/or prophylactic treatment of AIDS.
22. Use according to Claim 21, of an immunoglobulin according to Claim 5 or 6, for the
preparation of a medicament intended to neutralize the HIV gp160 protein in humans
affected by AIDS.
23. Vaccine or pharmaceutical composition for the treatment or prevention of a pathology
selected from viral infections and infectious diseases with variable progression comprising
an immunoglobulin according to Claims 1 to 7, in combination with a pharmaceutically
acceptable vehicle, diluent or excipient.
24. Use of an immunoglobulin according to Claims 1 to 7, as a protective marker in pathologies
selected from viral diseases and infectious diseases with variable progression.
1. Gereinigtes und/oder isoliertes humanes Immunglobulin der Klasse IgG3, welches die
folgenden Merkmale aufweist:
- eine Lebensdauer im Serum des Patienten von wenigstens einem Monat;
- eine schwere Kette, deren Molekulargewicht, bestimmt anhand von elektrophoretischer
Mobilität, geringer ist als das Molekulargewicht der normalerweise im menschlichen
Serum vorhandenen lgG3, welches 60 kDa beträgt, wobei die schwere Kette ein Molekulargewicht
von ungefähr 50 kDa aufweist und die Komplementbindungsstelle umfasst.
2. Immunglobulin nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Konzentration des Immunglobulins im Serum wenigstens dreimal höher ist als die
Konzentration von IgG3 eines normalen Serums, was ungefähr 1 g/l entspricht.
3. Immunglobulin nach den Ansprüchen 1 bis 2, welches ausgehend von einem von einer Pathologie,
ausgewählt unter den Infektionen durch Viren, den Infektionskrankheiten mit variabler
Entwicklung, wie den neurologischen Erkrankungen, den Hauterkrankungen, den Autoimmunerkrankungen,
den Krebserkrankungen retroviralen Ursprungs, befallenen Patienten isoliert und/oder
gereinigt worden ist.
4. Immunglobulin nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Virus ausgewählt wird unter dem "human immunodeficiency virus" (HIV), den humanen
T-Zell-Leukämieviren (HTLV), dem Zytomegalievirus (CMV), den Herpes-Viren (HSV-1,
HSV-2), dem Epstein-Barr-Virus (EBV), den Hepatitis-Viren (HBV, HCV).
5. Immunglobulin nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass das Virus das HIV ist und das Individuum ein seropositiver "Non-Progressor"-Patient
ist.
6. Immunglobulin nach Anspruch 5, welches selektiv das Epitop R7V des Proteins gp160
des HIV-1-Virus bindet, wobei das Epitop die Sequenz Arg-Thr-Pro-Lys-Ile-Gln-Val umfasst.
7. Immunglobulin nach den Ansprüchen 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass das Immunglobulin direkt oder indirekt durch einen Marker, ausgewählt unter den radioaktiven
Isotopen, den Enzymen, den Färbemitteln, den Haptenen, den lumineszierenden Mitteln,
wie den radiolumineszierenden, chemolumineszierenden, biolumineszierenden, fluoreszierenden,
phosphoreszierenden Mitteln, den Liganden, wie Biotin, Avidin, Streptavidin, Digoxigenin,
markiert ist.
8. Immunglobulin nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass es direkt oder indirekt über einen Spacer-Arm mit einem festen Träger verknüpft ist.
9. In vitro-Verfahren zur Diagnose und/oder zur quantitativen Bestimmung einer Pathologie, ausgewählt
unter den Virusinfektionen und den Infektionskrankheiten mit variabler Entwicklung,
welches die Schritte umfasst:
- (i) Inkontaktbringen einer Probe von Körperflüssigkeit und/oder von Körpergewebe,
welche von einem Patienten stammt, bei welchem man das Vorliegen der Pathologie vermutet,
mit einem Immunglobulin nach einem der Ansprüche 1 bis 8; und
- (ii) Detektion des Vorhandenseins eines Immunkomplexes zwischen dem Immunglobulin
und einem für die Pathologie spezifischen Epitop.
10. In vitro-Verfahren zur Diagnose und/oder zur quantitativen Bestimmung des humanen Immundefektsyndroms
(AIDS), welches die Schritte umfasst:
- (i) Inkontaktbringen einer Probe von Körperflüssigkeit und/oder von Körpergewebe,
welche von einem Patienten stammt, bei welchem man das Vorhandensein des HIV vermutet,
mit einem Immunglobulin nach einem der Ansprüche 4 bis 6;
- (ii) Detektion des Vorhandenseins eines Immunkomplexes zwischen dem Immunglobulin
und dem Epitop R7V des Proteins gp160 des HIV, welches in der Probe enthalten ist.
11. In vitro-Verfahren zur Behandlung eines biologischen Fluids von einem Patienten, welcher von
einer Pathologie, ausgewählt unter den Virusinfektionen und den Infektionskrankheiten
mit variabler Entwicklung, befallen ist, wobei das Verfahren den Schritt umfasst,
eine wirksame Menge Immunglobulin nach den Ansprüchen 1 bis 8 mit dem biologischen
Fluid in Kontakt zu bringen derart, dass ein für die Pathologie spezifisches Epitop
in dem Fluid neutralisiert wird.
12. In vitro-Verfahren zur Neutralisation von durch das HIV infizierten Zellen in einer biologischen
Probe von Körperflüssigkeit und/oder von Körpergewebe, welche von einem seropositiven
Patienten stammt,
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden Schritte umfasst:
a) gleichzeitig, getrennt oder zeitlich gestaffelt zusammenzugeben:
- das Immunglobulin nach den Ansprüchen 5 bis 6,
- die biologische Probe, welche die durch das HIV infizierten Zellen, die auf ihrer
Oberfläche das Protein gp160 aufweisen, enthält, und
- das an magnetische Teilchen angeheftete Protein G;
b) die in a) erhaltene Mischung zu inkubieren unter Bedingungen, welche die Bindung
des Immunglobulins an das Protein gp160 und bevorzugt an das Epitop R7V erlauben,
um einen Komplex zu bilden, wobei der Komplex den Antikörper gebunden an eine durch
das HIV infizierte Zelle, fixiert auf diesem magnetischen Teilchen, umfasst;
c) dieses magnetische Teilchen in Richtung einer vorher festgelegten Stelle des Behälters,
welcher diese Reaktionsmischung enthält, zu verschieben, wobei die Verschiebung beispielsweise
durch ein magnetisches Feld, welches auf das magnetische Teilchen einwirkt, bewerkstelligt
wird.
13. In vitro-Verfahren zur Diagnose eines "Non-Progressor"-Patienten, welcher von einer Pathologie,
ausgewählt unter den Virusinfektionen und den Infektionskrankheiten mit variabler
Entwicklung, befallen ist,
dadurch gekennzeichnet, dass man das Vorhandensein von Immunglobulin IgG3, welches die folgenden Merkmale aufweist:
- eine Lebensdauer im Serum des Patienten von wenigstens einem Monat;
- eine schwere Kette, deren Molekulargewicht, bestimmt anhand von elektrophoretischer
Mobilität, geringer ist als das Molekulargewicht der normalerweise im menschlichen
Serum vorhandenen IgG3 (60 kDa), wobei die schwere Kette ein Molekulargewicht von
ungefähr 50 kDa aufweist und die Komplementbindungsstelle umfasst,
detektiert.
14. Verfahren nach den Ansprüchen 11 und 13, dadurch gekennzeichnet, dass die Virusinfektion AIDS ist.
15. Verfahren nach den Ansprüchen 13 und 14, dadurch gekennzeichnet, dass die Detektion mittels eines immunologischen Tests, ausgewählt unter einem ELISA-Test,
einem RIA-Test, einem Sandwich-Verfahren, einer Immunpräzipitation, einem Agglutinationstest,
ausgeführt wird.
16. Verwendung eines Immunglobulins nach den Ansprüchen 1 bis 8, für die Ausführung eines
immunologischen Tests, welcher unter dem ELISA-Test, dem RIA-Test, dem Sandwich-Verfahren,
der Immunpräzipitation, dem Agglutinationstest ausgewählt wird.
17. Immunglobulin nach Anspruch 1 bis 7 als Arzneimittel.
18. Verwendung eines Immunglobulins nach Anspruch 17 als Arzneimittel als therapeutischer
Antikörper.
19. Verwendung eines Immunglobulins nach Anspruch 17 als Arzneimittel als Targeting-Mittel.
20. Verwendung eines Immunglobulins nach den Ansprüchen 1 bis 7 für die Herstellung eines
Arzneimittels, welches für die therapeutische und/oder prophylaktische Behandlung
einer Viruserkrankung oder Infektionskrankheit mit variabler Entwicklung bestimmt
ist.
21. Verwendung eines Immunglobulins nach den Ansprüchen 1 bis 7 für die Herstellung eines
Arzneimittels, welches für die therapeutische und/oder prophylaktische Behandlung
von AIDS bestimmt ist.
22. Verwendung nach Anspruch 21 eines Immunglobulins nach den Ansprüchen 5 oder 6 für
die Herstellung eines Arzneimittels, welches dafür bestimmt ist, bei einem von AIDS
befallenen Menschen das Protein gp160 von HIV zu neutralisieren.
23. Impfstoff oder pharmazeutische Zusammensetzung für die Behandlung oder die Verhütung
einer Pathologie, ausgewählt unter den Virusinfektionen und den Infektionskrankheiten
mit variabler Entwicklung, umfassend ein Immunglobulin nach den Ansprüchen 1 bis 7
in Kombination mit einem Transportmittel, einem Verdünnungsmittel oder einem Träger,
welche pharmazeutisch annehmbar sind.
24. Verwendung eines Immunglobulins nach den Ansprüchen 1 bis 7 als Schutzmarker bei den
Pathologien, welche unter den Viruserkrankungen und den Infektionskrankheiten mit
variabler Entwicklung ausgewählt werden.