[0001] La présente invention concerne le déclenchement, par un dispositif déclencheur, d'au
moins une action exécutable par une balise signalétique. L'action exécutable par la
balise est par exemple, mais non exclusivement, la diffusion d'une information.
[0002] Dans le présent texte, le « dispositif déclencheur » peut être un dispositif portatif,
porté par une personne physique, dite usager, ou encore un dispositif orientable embarqué
sur un objet mobile, tel que par exemple un véhicule de transport, ou encore un dispositif
installé sur une installation fixe et orientable.
[0003] Dans le présent texte, le terme « balise signalétique » désigne d'une manière générale
tout élément ayant pour fonction d'exécuter une action sous la commande d'un dispositif
déclencheur. Il s'agit entre autres, et non exclusivement, d'éléments fixes apportant
une information, notamment visuelle, de type lumineux et/ou lisible, mise à disposition
d'un être humain suffisamment proche de la balise, ou encore d'éléments mobiles, installés
notamment à bord d'un véhicule dans le but d'apporter par exemple une information
à ce même être humain.
[0004] A titre d'exemple, parmi les principales balises concernées par l'invention on peut
citer notamment les feux de signalisation, et en particulier les feux de signalisation
pour piétons placés aux carrefours routiers, une des actions associées à la balise
étant dans ce cas la diffusion d'un message lié à l'état du feu de signalisation et
à l'orientation du passage protégé correspondant. On peut citer aussi les panneaux
indicateurs portant une information lisible, comme par exemple les panneaux indiquant
une localisation ou une direction (nom de rue, nom d'une station ou d'une gare, directions
proposées, indication de la sortie, etc.). Mais la balise peut aussi être embarquée
dans un véhicule, une des actions qui lui sont associées étant dans ce cas la diffusion
d'un message lié à l'identification du véhicule lui-même ou sa destination par exemple.
[0005] Selon l'invention, l'action déclenchée par le dispositif déclencheur se traduit alors
d'une manière générale au moins par la diffusion, par la balise, de l'information
qui lui est associée. Cette diffusion peut se traduire par une génération locale,
par la balise, de l'information qui lui est attachée, et peut plus particulièrement
se traduire par une émission locale par la balise d'une information de type sonore,
qui est audible par l'usager (par exemple émission d'un son ou d'une suite de sons
caractéristiques de l'information, ou encore restitution locale sous forme vocale
et intelligible de l'information attachée à la balise). Egalement, cette diffusion
peut se traduire par l'émission, par ladite balise qui a été déclenchée, de tout ou
partie de l'information qui lui est attachée, à destination du dispositif déclencheur,
ledit dispositif étant dans ce cas équipé d'un récepteur adapté et de moyens permettant
de restituer (sous forme sonore, vibratoire, visuelle, ...) l'information qui lui
a été transmise à distance par la balise.
[0006] Plus particulièrement, et à titre d'exemple, dans une première application, l'invention
est destinée à la commande sélective d'une des informations associées à une balise
signalétique portant une information visuelle, tel que par exemple des feux de signalisation
routiers, panneaux indicateurs, borne d'informations, ..., par un usager équipé d'un
dispositif déclencheur, dans le but de faire diffuser par ladite balise signalétique
(et/ou par le dispositif déclencheur lui-même) une restitution de ladite information
visuelle (état du feu de signalisation, information portée par le panneau indicateur,
informations directives, ...). Dans cette application, l'invention trouve préférentiellement
son intérêt pour les personnes malvoyantes ou non voyantes.
[0007] Egalement, l'invention trouve son application, par exemple et non exclusivement,
au déclenchement à distance d'une information associée à une balise signalétique,
du type équipant une gare, une station de métro ou un arrêt de bus, par un dispositif
déclencheur embarqué dans un véhicule de transport. Dans cette application, ce déclenchement
se traduit par exemple par l'envoi au véhicule de transport d'une information identifiant
le nom de la gare ou le nom ou numéro de la station ou de l'arrêt, ledit véhicule
étant dans ce cas équipé de moyens permettant une restitution sous forme sonore et/ou
visuelle de cette information pour tous les passagers du véhicule de transport. Egalement
dans cette application, le déclenchement de l'information peut également se traduire
par une restitution locale par la balise, sous forme vocale ou visuelle, d'une information
identifiant le véhicule de transport approchant de la balise.
[0008] Des dispositifs pour système de signalisation et de guidage ont déjà été proposés.
Ceux basés sur une transmission lumineuse, notamment infrarouge, reposent principalement
sur un système qui comporte un émetteur placé sur une balise signalétique fixe, qui
émet un signal caractéristique de la balise signalétique, le récepteur étant porté
par un usager. Par exemple, dans une application, l'émetteur infrarouge équipe un
feu de signalisation routier, et émet un signal infrarouge caractéristique de l'état
(rouge ou vert) du feu de signalisation. Le récepteur est par exemple associé à un
vibreur ou similaire, et permet de restituer pour l'usager le signal infrarouge reçu
sous forme sonore. Grâce à la directivité de l'émission lumineuse, la réception du
signal par le récepteur permet un certain guidage de l'usager portant le récepteur.
[0009] D'autre systèmes, plus évolués, utilisent le même support pour faire parvenir à l'usager
des informations plus complètes, notamment vocales (nom de rues, directions proposées,
...). Dans ces solutions, outre le fait que l'élément photosensible du récepteur porté
doit impérativement rester découvert, la balise signalétique (par exemple le feu de
signalisation ou un panneau indicateur équipés d'un émetteur) doit être sensiblement
« visée » par l'usager qui désire recevoir l'information et être guidé, ce guidage
restant limité au faisceau lumineux lui-même. De ce fait, si un usager ne se présente
pas correctement face à l'émetteur, ou si un obstacle s'interpose entre l'émetteur
et le récepteur, il ne recevra aucune information. De plus, cette solution est susceptible
de générer des erreurs de guidage (reflets du faisceau sur des vitrines par exemple)
et les informations transmises sont limitées à la direction que prend l'usager, ce
système ne pouvant pas le diriger avec précision ni corriger sa trajectoire le cas
échéant ; l'information est donc sujette à interprétation : prendre à droite par exemple
ne dit pas de combien il faut tourner sur sa droite pour être correctement orienté
par rapport à l'information donnée. La difficulté est d'autant plus importante quand
plusieurs directions sont proposées selon des angles différents. De plus, quand l'usager
a effectivement tourné, ne faisant plus face à l'émetteur, il ne peut plus recevoir
d'informations, à moins de prévoir plusieurs balises pour une même intersection (par
exemple une pour chaque direction possible), ce qui nécessite des installations et
des coûts supplémentaires. Egalement, dans cette solution, l'action de la balise signalétique
se réduit à l'émission en continu de l'information à visualiser ; cette solution est
de ce fait peu flexible en termes d'actions mises en oeuvre par la balise.
[0010] D'autres systèmes reposent sur une transmission radio (HF). L'émission, omnidirectionnelle
cette fois, présente l'avantage de ne pas nécessiter une orientation précise de l'usager
dans la zone d'émission. En contrepartie, l'usager n'a pas d'information sur la direction
à prendre en fonction de son déplacement ou de sa réelle orientation ; ainsi, tout
usager présent dans la zone d'émission reçoit la même information quelle que soit
sa destination personnelle. Les informations émises par la balise sont donc d'ordre
général et ne peuvent concerner des directions à prendre faute de directivité mais
aussi et surtout faute de connaître l'orientation même de l'usager susceptible d'être
intéressé par les informations ; cette solution est donc également fort limitée.
[0011] Dans ces diverses solutions proposées, selon les cas, les informations apportées
par la balise sont diffusées en continu, ou diffusées de façon répétitive, ou encore
déclenchées par l'usager ; on privilégie d'ailleurs cette dernière façon d'opérer
si les informations associées à la balise doivent être diffusées de façon publique
(signal sonore, information vocale), et ce dans le but évident de réduire la gêne
pour les riverains. Dans le cas où l'information est transmise à distance à titre
privé, une émission infrarouge continue ne pose pas de problème d'ordre environnemental,
de par sa délimitation spatiale limitée à un secteur précis, même si on lui préfère
une émission discontinue répétée dans le simple but d'optimiser la durée de vie de
l'émetteur tout en réduisant la consommation d'énergie. La radio, elle, ne peut pas
être utilisée de manière continue pour éviter une occupation constante d'une fréquence
susceptible d'être utilisée occasionnellement par d'autres applications. L'émission
radio régulière d'informations audio n'est donc pas souhaitable, sans parler de la
pérennité même de l'émetteur.
[0012] Que l'information soit diffusée de façon publique (haut-parleur) ou privée (transmission
infrarouge ou radio), le fait que l'usager reçoive systématiquement les informations
quand il se trouve dans la zone d'émission de l'émetteur peut présenter un caractère
agaçant pour l'habitué qui préférerait un simple repère de confirmation sur un parcours
connu. C'est une raison supplémentaire - en plus de la recherche de la limitation
de la gêne sonore par une diffusion publique de l'information sur commande - qui pousse
à ne déclencher l'émission de ses informations par la balise signalétique que quand
cela est véritablement nécessaire, c'est à dire qu'en présence de l'usager, le mieux
étant encore de limiter cette émission à la diffusion des seules informations souhaitées
par l'intéressé lui-même.
[0013] En ce qui concerne le déclenchement manuel, l'usager est équipé d'une télécommande
(émetteur), qui lui permet d'actionner à distance la balise, laquelle est équipée
d'un récepteur adapté. Cette solution est donc préconisée dans le cas de balises sonores,
par exemple à un feu de signalisation pour piéton, conçu pour délivrer un message
vocal sur l'état du feu. Cette solution présente en revanche des inconvénients majeurs
: d'une part, l'usager est obligé d'actionner une télécommande pour le déclenchement
de la balise, ce qui limite fortement son intérêt dans le cas de personnes non voyantes
ou mal voyantes, et d'autre part chaque action de sa part déclenche l'ensemble des
balises présentes dans le champ d'émission de son émetteur. Quant à la solution qui
consiste à faire émettre automatiquement et régulièrement l'émetteur de l'usager,
d'une part elle ne permet pas plus le déclenchement sélectif des balises (l'usager
les déclenche systématiquement toutes sur son passage), et d'autre part la consommation
excessive, et inutile, d'énergie qui en résulte limite considérablement l'autonomie
du dispositif déclencheur portatif.
[0014] On a également proposé dans la demande de brevet européen EP-A-338 997 une solution
technique dans laquelle l'usager est équipé d'un dispositif déclencheur, de type télécommande
radio, qui peut être utilisé pour interroger à distance une balise fixe, telle que
par exemple un feux de signalisation équipé d'un transmetteur (T), lequel transmetteur
est apte à diffuser des informations stockées en mémoire. Dans cette solution, le
dispositif déclencheur et le transmetteur (T) de la balise sont chacun équipés d'une
antenne d'émission HF de type directive, et la communication à distance se déroule
en deux étapes. Dans une première étape, l'utilisateur doit orienter correctement
le dispositif déclencheur de telle sorte que son antenne soit correctement orientée
par rapport à l'antenne du transmetteur (T) de la balise. Au cours de cette première
étape, le dispositif déclencheur s'accorde automatiquement sur le transmetteur (T).
Ensuite, dans une seconde étape, l'utilisateur peut, au moyen par exemple d'un clavier
prévu sur le dispositif déclencheur, interroger à distance le transmetteur pour déclencher
des actions, et en particulier pour que le transmetteur (T) émette à destination du
dispositif déclencheur les informations stockées en mémoire.
[0015] La solution précitée décrite dans la demande de brevet européen EP-A-338 997 présente
un inconvénient majeur : la bonne orientation du dispositif déclencheur par rapport
à la balise dépend de l'orientation physique des antennes de communication, ce qui
rend cette solution figée et peu souple d'utilisation (une seule orientation possible
du dispositif déclencheur pour toutes les actions exécutables par la balise).
[0016] La présente invention a pour but de proposer un nouveau procédé de déclenchement,
par au moins un dispositif déclencheur, d'au moins une action (A
k) exécutable par une balise signalétique (B
j), lequel procédé permet notamment de pallier l'inconvénient ci-dessus de la solution
décrite dans la demande de brevet européen EP-A-338 997.
[0017] Ce but est atteint par le procédé présentant les caractéristiques techniques de la
revendication 1.
[0018] Comparativement à la solution précitée décrite dans la demande de brevet européen
EP-A-338 997, le procédé de l'invention se différencie essentiellement par le fait
qu'une action exécutable par la balise est associée à un code d'orientation paramétrable,
le déclenchement de l'action étant fonction de l'orientation du dispositif déclencheur
et de ce code d'orientation.
[0019] De préférence, le dispositif déclencheur est équipé d'un moyen, dit compas, conçu
pour mesurer angulairement l'orientation du dispositif déclencheur par rapport à une
direction de référence (D) relative au champ magnétique terrestre, selon un sens de
rotation angulaire (S).
[0020] Pour déclencher au moins l'action (A
k), dite action orientée, exécutable par la balise signalétique (B
j), le code d'orientation représentatif de l'angle formé par l'élément lié à ladite
balise et le code d'orientation représentatif de l'angle mesuré par le dispositif
déclencheur doivent être conformes entre eux. Pour permettre une comparaison des codes
d'orientation respectifs, donc des angles de chacun des deux objets, on établit une
communication sans fil entre cette balise et le dispositif déclencheur, par exemple
en positionnant le dispositif déclencheur (un objet) à proximité de ladite balise
signalétique (B
j) (un autre objet) de manière à ce que l'émission de l'un des objets puisse être reçue
par le récepteur de l'autre objet. Quand une communication est établie entre la balise
(B
j) et le dispositif déclencheur, le code d'orientation (OA
k) relatif à l'action (A
k) associée à la balise (B
j) est comparé au code d'orientation (OM
t) représentatif de la mesure de l'angle formé par le dispositif déclencheur, à l'instant
(t), par rapport à une direction de référence (D2) relative au champ magnétique terrestre.
Nous verrons plus loin comment cette communication entre la balise signalétique et
le dispositif déclencheur peut être établie.
[0021] La comparaison et la vérification de la conformité des deux codes peuvent selon l'application
être réalisées soit par le dispositif déclencheur, soit par la balise.
[0022] Dans une réalisation préférée de l'invention, la balise signalétique (B
j) est avantageusement apte à exécuter plusieurs actions [A
1,...A
n], et on associe à chaque action (A
k) un code d'orientation (OA
k) spécifique, de telle sorte qu'il est possible de déclencher de manière sélective
une action (A
k) parmi l'ensemble des actions [A
1,...A
n] exécutables par la balise en orientant le dispositif déclencheur.
[0023] Plus particulièrement, mais non nécessairement, pour associer à chaque action (A
k) exécutable par une balise à au moins un code d'orientation (OA
k) , on mémorise ledit code d'orientation dans la balise.
[0024] Les actions déclenchées peuvent revêtir diverses formes et dépendent des applications
et des réalisations.
[0025] Dans une première réalisation, l'action déclenchée par la balise signalétique est
l'émission d'un signal sonore ou vocal, la sélection de cette action dépendant de
la conformité des orientations entre ledit dispositif déclencheur et l'élément lié
à ladite balise signalétique.
[0026] Dans une deuxième réalisation, l'action déclenchée par le dispositif déclencheur
est la restitution par ce dispositif déclencheur de l'information associée à la balise
signalétique, la sélection de cette information dépendant de la conformité des orientations
entre ledit dispositif déclencheur et l'élément lié à ladite balise signalétique.
[0027] Dans une troisième réalisation, les actions déclenchées par la balise et chaque dispositif
déclencheur sont tout ou partie des actions déclenchées dans les deux premières réalisations,
leur sélection dépendant de la conformité des orientations entre ledit dispositif
déclencheur et la balise signalétique.
[0028] Etudions les différentes variantes :
Dans la première variante, la communication entre balise signalétique et dispositif
déclencheur est établie par une émission radio du dispositif déclencheur (télécommande)
et une réception, adaptée à cette émission, par la balise signalétique. Au moment
(t), quand l'usager active sa télécommande, le code (OMt) représentant la mesure angulaire (par rapport au Nord magnétique terrestre par exemple)
effectuée par le compas du dispositif déclencheur à ce moment (t), est émis par l'émetteur
du dispositif déclencheur de l'usager. Le récepteur de la balise signalétique (intégrée
dans le feu destiné aux piétons dans cet exemple) reçoit ce code et le compare au
code (OAk) qui y est mémorisé, représentatif de l'orientation du passage protégé (k) lié à
ce feu (également par rapport au Nord magnétique terrestre par exemple). Si les deux
codes (OMt) et (OAk) sont conformes, cela veut dire que le dispositif déclencheur est orienté dans la
même direction que le passage protégé. Dans ce cas, l'action déclenchée par le feu
est la génération d'un signal sonore par exemple, de la manière convenue selon son
état. On considère les codes conformes entre eux lorsqu'ils représentent la même orientation,
c'est à dire la même direction angulaire à la tolérance près prévue par programme,
par rapport à une direction de référence selon le sens de rotation angulaire établi,
ou lorsque la différence angulaire entre les orientations correspond à ce qui est
effectivement attendu dans l'application.
[0029] Chaque feu (même celui disposé sur le trottoir opposé) ayant en mémoire des orientations
différentes, seul le feu orienté dans la même direction que celle mesurée par le compas
du dispositif déclencheur de l'usager est amené à réagir, notamment par un signal
sonore ou vocal adapté aux circonstances. Grâce à ce signal sonore ou vocal, l'usager
peut s'approcher du feu qu'il a déclenché et s'orienter correctement en vue de traverser
parallèlement à l'axe du passage protégé.
[0030] Le déclenchement de l'action associée à la balise est donc bien fonction des résultats
de la comparaison entre les codes d'orientation (OA
k) de ce passage protégé, et (OM
t), notamment au moment de l'action de la part de l'usager sur sa télécommande, cet
usager étant situé dans un périmètre relativement proche du feu destiné aux piétons,
suffisamment proche pour que cette balise soit à portée de l'émetteur du dispositif
déclencheur, la puissance d'émission de cet émetteur étant suffisante pour déclencher
l'action à distance.
[0031] Ainsi, la seule action déclenchée est bien celle associée au seul feu lié à l'orientation
de l'usager, par l'intermédiaire de l'orientation de son dispositif déclencheur ;
cette action n'est déclenchée que si l'usager est correctement orienté par rapport
au passage protégé, la tolérance de comparaison évitant une recherche trop pointue
de l'alignement avec ce passage protégé. En absence d'émission, le feu demeure muet,
de même en cas d'émission lorsque les codes ne sont pas conformes entre eux. La gêne
sonore est ainsi limitée au strict minimum, le signal sonore n'étant plus émis par
l'ensemble des balises du carrefour mais bien uniquement par celle qui concerne l'usager
bien orienté qui, désireux de connaître l'état du feu et l'orientation du passage
protégé, active sa télécommande.
[0032] Nous noterons que le signal sonore ou vocal peut être remplacé ou complété par un
message informant l'usager de l'état du feu qui le concerne, et l'invitant à se présenter
du bon côté du feu (par la gauche ou par la droite) pour lui faire faire réellement
face au passage protégé en lui évitant le risque de collision avec des obstacles potentiels
situés en dehors de la zone de traversée prévue.
La balise signalétique et le dispositif déclencheur peuvent également être équipés
respectivement d'un émetteur et d'un récepteur radio complémentaires, ce qui permettrait
à la balise de faire connaître ses messages à titre privé à l'usager, mais aussi de
transmettre au dispositif déclencheur le code d'orientation (OA
k) de l'action (A
k) qui lui est liée. Ce code peut être alors mémorisé pendant quelques secondes par
le dispositif déclencheur et être régulièrement comparé aux codes (OM
tx) relatifs aux différentes mesures angulaires effectuées régulièrement (à chaque instant
tx) par le compas du dispositif déclencheur par rapport à une référence du champ magnétique
terrestre. Ceci permet de vérifier régulièrement la bonne présentation de l'usager
face au passage protégé et de l'inviter si nécessaire, par exemple, à corriger sa
trajectoire durant la traversée. Cette façon d'opérer fait plus précisément l'objet
de la troisième variante de réalisation.
[0033] Dans le but d'automatiser déjà quelque peu la sélection de l'action à déclencher,
on a pensé à prévoir une activation régulière de l'émetteur du dispositif déclencheur
qui procéderait ainsi à l'émission des codes (OM
tx) dudit dispositif déclencheur relatifs à son orientation à différents instants. Ceci
évite le besoin d'activation manuelle de la part de l'intéressé mais présente, outre
l'inconvénient de déclencher toutes les balises correctement alignées rencontrées
sur son parcours, une consommation importante et inutile d'énergie incompatible avec
l'autonomie recherchée pour un dispositif léger et portatif.
[0034] Pour éviter ces inconvénients, une deuxième variante de l'invention consiste donc
à faire émettre leurs codes d'orientation par les balises signalétiques elles-mêmes.
Cette fois, ce sont les balises signalétiques qui sont équipées d'un émetteur radio,
et les dispositifs déclencheurs qui sont équipés du récepteur radio adéquat. Chaque
balise (B
i) émet, de préférence de manière répétitive, le code d'orientation (OA
k) de l'action (A
k) qui lui est associée, et le cas échéant le message (I
k) qui correspond à l'élément (k) lié à cette balise (B
i). Quand le dispositif déclencheur atteint le périmètre d'émission de la balise (le
feu destiné aux piétons par exemple), il reçoit et mémorise ce code ainsi que, éventuellement,
le message (I
k) correspondant (par exemple l'état du feu). La réception de ce code peut déjà être
interprétée comme un signal avertissant l'usager qu'il pénètre dans une zone susceptible
d'opérer une action ou d'apporter une information, quelle que soit l'orientation du
dispositif déclencheur.
[0035] A partir de la réception du code d'orientation (OA
k), le dispositif déclencheur le mémorise et procède régulièrement à la comparaison
de ce code avec le code d'orientation (OM
tx) mesuré à chaque instant (tx) par le compas du dispositif déclencheur. En cas de
conformité des codes, le dispositif déclencheur autorise la réception et/ou la diffusion
à l'intéressé du message (I
k) associé à la balise et transmis par cette dernière, message éventuellement mémorisé
par le dispositif déclencheur lors de sa réception, ou encore restitue un message
préalablement enregistré dans le dispositif déclencheur correspondant au code éventuel
émis par la balise à la place ou en plus du message (I
k). L'usager ainsi informé, à titre privé par exemple (oreillette), peut alors prendre
des décisions en toute connaissance de son environnement et n'activer l'émission publique
sonore ou vocale que de la balise qui l'intéresse selon la traversée envisagée. Ce
déclenchement peut là aussi être manuel mais aussi s'opérer de façon automatique lorsque
l'usager présente la même orientation pendant un temps convenu de manière à ce que
son dispositif déclencheur mesure plusieurs fois, pendant ce temps, sensiblement le
même angle par rapport à la direction de référence.
[0036] Le déclenchement manuel après prise de connaissance de l'environnement, ou son automatisme
par mesures angulaires sensiblement identiques dans un temps donné, permettent de
ne solliciter le dispositif déclencheur que dans le cas où il se situe effectivement
dans la zone d'émission d'une balise et que son orientation concorde avec celle de
l'élément lié à cette balise ; l'autonomie du dispositif déclencheur est mieux assurée.
[0037] Cette variante convient plus particulièrement aux cas où l'action à déclencher reste
localisée au dispositif déclencheur, en l'occurrence dans notre exemple à la restitution
d'un message associé à la balise elle-même.
[0038] Une troisième variante regroupe les avantages des deux premières. Elle permet le
déclenchement d'une action associée à une balise par un usager, là aussi de manière
automatique ou manuelle selon ses critères, en tenant compte des particularités de
l'usager lui-même, tout en conservant les principes évoqués précédemment sur la limitation
de la consommation d'énergie et celle des émissions radio.
[0039] La balise signalétique (B
i) et le dispositif déclencheur sont équipés chacun d'un émetteur et d'un récepteur
conçus pour permettre un échange d'informations entre les deux éléments.
[0040] Comme dans la deuxième variante, chaque balise (B
i) émet, de préférence de manière répétitive, le code d'orientation (OA
k) de l'action (A
k) qui lui est associée. Quand le dispositif déclencheur atteint le périmètre d'émission
de la balise (le feu destiné aux piétons par exemple), il reçoit et mémorise ce code.
Ici encore, le fait d'avoir reçu un code reconnu comme étant un code d'orientation
entraîne une mémorisation de ce code par le dispositif déclencheur et la comparaison
régulière par ledit dispositif déclencheur avec son code d'orientation (OM
tx) mesuré à chaque instant (tx) par le compas du dispositif déclencheur. En cas de
conformité des codes, l'émetteur du dispositif déclencheur déclenche à distance le
signal sonore ou vocal de la balise qui manifeste ainsi sa localisation spatiale pour
aider l'usager à s'en rapprocher. Le système est devenu interactif.
[0041] Le fait de déclencher ce signal est consécutif de la concordance des orientations
du dispositif déclencheur et de l'élément (k) correspondant à l'action (A
k) de la balise, action en rapport avec la même direction. En se rapprochant de la
balise signalétique, l'usager est à la fois correctement placé, et correctement orienté
vis à vis de l'élément (k) lié à la balise. Dans notre exemple, l'usager est informé
de l'emplacement et de la direction du passage protégé.
[0042] Toutes les informations issues de la balise peuvent ici encore être transmises à
l'usager par radio via le récepteur de son dispositif déclencheur. Le code d'orientation
(OA
k) étant mémorisé dans le dispositif déclencheur, l'usager est averti si ce code et
le code d'orientation (OM
tx) ne sont plus conformes entre eux, c'est à dire s'il s'éloigne de la direction qui
convient, donc si la trajectoire prévue vient à être modifiée. En l'occurrence, pour
l'exemple du feu destiné aux piétons, le dispositif déclencheur peut inviter l'usager,
à titre privé, à corriger sa trajectoire lors de sa traversée s'il s'éloigne du passage
protégé qu'il a emprunté.
[0043] En sortant de la zone de couverture radio de la balise (perte du signal radio de
la balise et absence de réception de son code d'orientation), ou en entrant dans une
autre zone (nouvelle balise rencontrée), la mémoire du dispositif déclencheur préalablement
chargée du code d'orientation (OA
k) est remise à zéro, et le cas échéant chargée du nouveau code d'orientation. En dehors
de toute réception radio de codes signifiant une zone d'action ou d'information, le
dispositif déclencheur ne procède pas à des comparaisons de codes d'orientation.
[0044] Quelle que soit la variante ou l'application, et pour éviter toute mauvaise interprétation
de codes, il peut être utile de faire précéder chaque émission de code d'orientation
d'un code convenu pour signaler au récepteur que le code qui suivra est bien un code
qu'il conviendra de comparer avec le code local. Pour la suite des explications, ce
code d'activation de la comparaison angulaire est appelé code ACA.
[0045] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description ci-après de plusieurs applications du procédé de l'invention,
laquelle description est donnée à titre d'exemple non limitatif et en référence aux
dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente schématiquement, vu de dessus, un carrefour équipé de feux
de signalisation pour piétons, chaque feu étant équipé d'un circuit électronique qui
est spécifique de l'invention, et qui permet de transformer le feu de signalisation
en une balise signalétique selon l'invention;
- la figure 2 est un schéma synoptique qui illustre d'une part un exemple d'architecture
électronique pour le circuit électronique équipant chaque feu de signalisation (balise
signalétique), et d'autre part un exemple d'architecture électronique pour le dispositif
déclencheur de l'invention; qui est destiné à être porté par un piéton, et qui est
apte, en fonction de sa localisation, à communiquer à distance avec le circuit électronique
d'un ou plusieurs feux de signalisation ;
- la figure 3 est un exemple d'organigramme de fonctionnement du circuit électronique
d'un feu de signalisation ;
- la figure 4 est un exemple d'organigramme de fonctionnement du dispositif déclencheur;
- les figures 5 et 6 sont un autre exemple d'organigramme de fonctionnement des circuits
électroniques respectifs d'un feu de signalisation (Balise) et du dispositif déclencheur
;
- la figure 7 représente, vu de dessus, un croisement de plusieurs voies (hall) proposant
plusieurs destinations dans des directions différentes, ce croisement étant équipé
d'une balise signalétique conforme à l'invention,
- la figure 8 représente, vue de dessus, une voie de circulation comportant de chaque
coté deux stations de bus, chaque station étant équipée d'une balise signalétique
conforme à l'invention.
APPLICATION / FEUX DE SIGNALISATION POUR PIETONS
[0046] Dans un premier exemple de réalisation de l'invention qui va à présent être décrit
en détail en référence aux figures 1 à 6, les balises signalétiques (B
i) sont constituées par des feux de signalisation pour piétons usuels, qui ont été
chacun équipés d'un circuit électronique spécifique permettant la mise en oeuvre du
procédé de déclenchement sélectif de l'invention. Dans la suite de la présente description,
par souci de simplification, on désignera par les termes « feu de signalisation »
B
i, la balise signalétique (B
i), c'est-à-dire en réalité le feu de signalisation équipé de son circuit électronique
spécifique de l'invention.
[0047] Dans l'exemple particulier de la figure 1, on a représenté un carrefour routier à
quatre voies V
1, V
2, V
3, V
4, chaque voie étant équipée de part et d'autre de deux feux de signalisation pour
piétons, qui sont disposés en vis à vis au niveau des passages pour piétons (par exemple
les feux B
1 et B
2 pour la voie V1 et le passage protégé PP). Ainsi dans l'exemple de réalisation de
la figure 1, on dénombre huit feux de signalisation (B
1 à B
8). De manière usuelle, lorsque le feu de signalisation pour piéton est vert, les piétons
peuvent traverser la voie correspondante, et à l'inverse lorsque le feu pour piéton
est rouge, les piétons doivent attendre.
[0048] Le circuit électronique qui équipe chaque feu de signalisation (et dont un exemple
d'architecture est illustré sur la partie gauche de la figure 2) est conçu pour communiquer
à distance avec un ou plusieurs dispositifs déclencheurs (1). Ce circuit électronique
est préférentiellement intégré au boîtier existant mais peut par exemple être logé
dans un autre boîtier étanche, fixé au poteau du feu de signalisation, et muni d'une
trappe de visite permettant un accès au circuit électronique pour le personnel de
maintenance.
[0049] Un dispositif déclencheur (1) (de type portatif) est porté par un piéton, par exemple
en sautoir sous la forme d'un médaillon, ou sous forme de badge, ou encore partiellement
ou totalement intégré dans une paire de lunettes. Lorsqu'un piéton équipé d'un dispositif
déclencheur (1) est situé dans le champ d'émission CH
i d'un feu de signalisation B
i, il reçoit automatiquement dans un premier temps le code d'orientation (OA
k), mémorisé et périodiquement émis par le circuit électronique du feu de signalisation
B
i. Ce code est représentatif de l'angle (α
x) que fait l'axe du passage protégé correspondant par rapport à la direction de référence
(D) (qui peut être le Nord magnétique terrestre par exemple) selon un sens de rotation
angulaire établi (S) (qui peut être le sens trigonométrique conventionnel par exemple).
[0050] A la réception de ce code par le dispositif déclencheur (1), ce dernier le mémorise
et averti l'usager qu'il est entré dans une zone d'information par un signal ou un
message préalablement enregistré. Le compas du dispositif déclencheur procède alors
régulièrement à une mesure de l'angle (β) qu'il fait avec la direction de référence
(D) selon le sens de rotation angulaire établi (S). A chaque instant (t), cette mesure
est traduite en un code (OM
t) qui est comparé avec le code (OA
k). En cas de conformité des codes d'orientation (OA
k) et (OM
t), cela signifie que le dispositif déclencheur est orienté de la même manière que
le passage protégé ; l'émetteur du dispositif déclencheur envoie alors ce code (OM
t) à l'intention du feu de signalisation B
i qui reconnaît alors la conformité avec son propre code (OA
k), ce qui déclenche le signal sonore ou le message vocal convenu selon l'état du feu
de signalisation B
i, et le cas échéant toute autre action prévue.
[0051] Ce signal sonore (ou ce message vocal) permet au piéton de localiser le feu de signalisation
B
i, seul feu déclenché car seul feu représentatif de la même orientation que celle du
dispositif déclencheur et dans le champ d'émission duquel il se trouve.
[0052] Dans un deuxième temps, après déclenchement automatique du feu de signalisation,
conformément au procédé de l'invention, le piéton est informé automatiquement de l'état
(vert ou rouge) du feu de signalisation ainsi que de sa localisation (nom de la rue
par exemple).
[0053] Les autres feux émettent eux aussi leur code d'orientation, mais avec des périodes
d'émission différentes, ce qui permet au récepteur du dispositif (1) situé dans une
zone d'émission commune à plusieurs feux par exemple de ne recevoir qu'un code à la
fois pour effectuer la comparaison des codes reçus avec celui qu'il forme par rapport
à la direction de référence (D). Il n'émettra son code (OM
t) que s'il est conforme au code reçu, c'est à dire que s'il est correctement orienté
vis à vis d'un feu (ou du passage protégé correspondant) pour ne déclencher que l'action
qui lui est associée.
[0054] Cette première application de l'invention, permet ainsi avantageusement d'une part
à chaque piéton équipé d'un dispositif déclencheur (1), de pouvoir se localiser facilement
en milieu urbain, sans être obligé de lire les panneaux indicateurs indiquant les
noms de voies, et d'autre part d'être guidé dans son déplacement par rapport à un
feu de signalisation, et d'être informé automatiquement de l'état du feu relatif à
sa traversée et à proximité duquel il se trouve. Cette application est de ce fait
plus particulièrement, mais non exclusivement, adaptée pour des piétons présentant
une déficience visuelle (personnes malvoyantes ou non voyantes), et permet de guider
ces piétons déficients visuellement et d'améliorer la sécurité de leurs déplacements
en milieu urbain, notamment lors de la traversée d'une voie de circulation.
Architecture du circuit (émetteur/récepteur) d'une balise (Bi) - figure 2
[0055] On a représenté sur la partie de gauche de la figure 1, un exemple de réalisation
d'un circuit électronique 2 de l'invention, qui équipe chaque feu de signalisation
B
i, et dont l'architecture électronique est basée sur la mise en oeuvre d'un microcontrôleur
20, tel que par exemple le microcontrôleur PIC 16C84 de MICROCHIP, étant précisé que
d'autres formes de réalisation sont envisageables pour l'homme du métier, l'unité
de traitement programmable constituée par le microcontrôleur 20, pouvant notamment
être réalisée au moyen d'un autre microcontrôleur, d'un microprocesseur, ou d'un circuit
électronique spécifique de type ASIC.
[0056] Le microcontrôleur 20 du circuit électronique 2 comporte essentiellement :
- un processeur 201, cadencé par un quartz 202,
- des ports d'Entrées/Sorties 203, permettant de faire communiquer le processeur 201
avec des périphériques extérieurs,
- une première mémoire 204, de type ROM, dans laquelle est sauvegardée un programme
résident, qui permet de faire fonctionner le processeur 201, et qui est spécifique
de l'invention,
- et une deuxième mémoire 205, de type ROM, dans laquelle sont principalement sauvegardés
plusieurs codes (OAk, ACA, AMM1, AMM2) et informations ('MESSAGE') ; la nature et l'utilité de ces codes
et informations seront expliquées ultérieurement lors de la description du fonctionnement
de l'ensemble des balises (Bi) et d'un dispositif déclencheur (1).
[0057] Outre le microcontrôleur 20, le circuit électronique 2 comporte :
- un émetteur radio (HF) 21, relié à un port de sortie adapté du microcontrôleur 20,
- un récepteur radio (HF) 22, relié à un port d'entrée adapté du microcontrôleur 20,
- un générateur sonore 23, qui selon le cas peut être un simple vibreur sonore ou un
générateur de messages vocaux,
- le cas échéant, un compas magnétique 24, qui mesure l'angle effectif entre l'orientation
de la balise, et une direction de référence relative au champ magnétique terrestre
; ce compas n'est pas toujours nécessaire, notamment dans le cas de balise signalétique
fixe, où une seule mesure relative à l'orientation de l'élément associé à la balise
est effectuée à la mise en service de la balise, cette mesure étant alors mémorisée
sous la forme d'un code OAk.
[0058] L'alimentation électrique (non représentée) de l'ensemble des composants actifs précités
du circuit électronique 2 peut selon le cas être réalisée à partir de l'alimentation
électrique existante des autres composants usuels du feu de signalisation, ou être
réalisée de manière indépendante au moyen d'une source électrique autonome, de type
batteries ou piles.
[0059] L'émetteur radio (HF) 21 étant de conception connue, sa structure et son fonctionnement
ne seront pas détaillés. Il permet d'une manière générale d'émettre de manière omnidirectionnelle
(figure 1/ champ d'émission CH
1) et sur une faible portée (en pratique sur quelques mètres à quelques dizaines de
mètres), sous la forme d'un signal radio de type onde porteuse haute fréquence (HF)
modulée, des données codées sous formes binaires qui lui sont envoyées par le processeur
201. A titre d'exemples non limitatifs, pour l'émission radio des données binaires
qui lui sont transmises par le processeur 201, l'émetteur radio 21 est conçu pour
mettre en oeuvre les protocoles de communication standards basés sur une modulation
de fréquence ou à largeur d'impulsion.
[0060] Il revient en outre à l'homme du métier de choisir de manière judicieuse et connue
en soi, les moyens de rayonnement (antennes) de l'émetteur radio 21, ainsi que la
puissance HF émise, en fonction de l'application visée, et en sorte d'obtenir la portée
d'émission requise. En référence à la figure 1, et par souci de clarté on a matérialisé
par un cercle uniquement le champ d'émission CH
1 de l'émetteur radio 21 du feu de signalisation B
1. Dans cette application, chaque émetteur radio (non représenté sur la figure 1) d'un
feu B
i a une portée suffisante pour que le champ d'émission radio couvre au moins toute
la largeur du passage protégé (PP) adjacent correspondant sans couvrir toutefois une
surface trop importante, l'information devant rester localisée pour guider l'intéressé.
En pratique, le rayon de la couverture nécessaire sera dépendant des installations
locales ; pour information, il devrait être souvent compris entre 3 et 10 mètres.
[0061] Le récepteur radio (HF) 22 permet de manière connue la réception omnidirectionnelle
d'une onde porteuse haute fréquence (HF) modulée (onde HF émise par un dispositif
déclencheur 1) et la démodulation de cette onde porteuse. Les données binaires issues
de cette démodulation peuvent être communiquées au processeur 201 via le port d'entrée
auquel est relié le récepteur (HF) 22. En pratique, la sensibilité du récepteur (HF)
22 est suffisante pour permettre une communication sur plusieurs dizaines de mètres.
[0062] Si l'on se réfère à la figure 2, un port d'entrée du microcontrôleur 20 reçoit en
outre un signal 27, qui est par exemple de type numérique (tout ou rien), et dont
l'état caractérise l'état (Vert ou Rouge) du feu de signalisation. Ce signal 27 est
issu du boîtier de commande 26 (connu en soi) du feu de signalisation B
i, qui permet de manière usuelle de commander dans le temps le changement d'état du
feu. Chaque changement d'état du signal 27, qui correspond à un changement d'état
du feu de signalisation pour piéton, génère sur le port d'entrée correspondant une
interruption pour le processeur 201. Le traitement de cette interruption sera expliqué
ci-après en référence à la figure 3.
Architecture du dispositif déclencheur (1) - figure 2
[0063] On a représenté sur la partie de droite de la figure 2, un exemple de réalisation
d'un dispositif déclencheur (1) de l'invention.
[0064] Ce dispositif (1) comporte un microcontrôleur 10, qui comprend essentiellement :
- un processeur 101, cadencé par un quartz 102,
- des ports d'Entrées/Sorties 103, permettant de faire communiquer le processeur 101
avec des périphériques extérieurs,
- une première mémoire 104, de type ROM, dans laquelle est sauvegardée un programme
résident, qui permet de faire fonctionner le processeur 101 et qui est spécifique
de l'invention,
- et une deuxième mémoire 105, de type ROM.
[0065] Le microcontrôleur 10 est par exemple constitué par un microcontrôleur PIC 16C84
de MICROCHIP.
[0066] Dans la mémoire 105 sont sauvegardés plusieurs codes (ACA, P) détaillées ci-après.
Les codes OM
t représentatifs de l'orientation du dispositif à chaque instant t sont mémorisés dans
cette mémoire 105 ; chaque valeur est remplacée par la suivante. Egalement, dans cette
mémoire 105, à chaque adresse pointée par le code 'AMM1' et par le code 'AMM2' d'un
feu de signalisation, sont sauvegardées respectivement deux phrases 'MESSAGE 1' et
'MESSAGE 2'.
[0067] Outre le microcontrôleur 10, le dispositif (1) comporte :
- un récepteur radio (HF) 11, qui est relié à un port d'entrée du microcontrôleur 20,
- un émetteur radio (HF) 12, qui est relié à un port de sortie du microcontrôleur 20,
- une générateur de messages vocaux 13,
- un compas magnétique 14, qui mesure l'angle effectif entre son orientation et une
direction de référence relative dans cet exemple au champ magnétique terrestre,
- une alimentation électrique autonome (non représentée) de type pile ou batterie, fournissant
l'énergie électrique nécessaire à chaque composant actif du dispositif.
[0068] Le récepteur radio (HF) 11 est adapté à l'émetteur radio (HF) 21 de chaque feu de
signalisation B
i, et assure une démodulation et un décodage des données transmises par radio qui sont
inverses à la modulation et au codage réalisés par chaque émetteur radio (HF) 21.
[0069] L'émetteur radio (HF) 12, est adapté au récepteur radio (HF) 22 de chaque feu de
signalisation B
i, et réalise une modulation de porteuse (HF) qu'est capable de démoduler chaque récepteur
radio (HF) 22.
[0070] La section audio 13 est connue et comporte essentiellement l'amplificateur audiofréquence
et le haut-parleur miniature nécessaires à la restitution vocale de messages audibles
par le piéton équipé du dispositif déclencheur (1). Ce haut parleur miniature peut
être constitué par un écouteur que le piéton loge dans son oreille, ou dispose à proximité
immédiate de son oreille, en sorte que les messages vocaux délivrés, en provenance
de la section audio 13 soient audibles par le piéton.
Fonctionnement des balises (Bi) et du dispositif déclencheur - fig. 3 et 4 :
[0071] L'algorithme de la figure 3 illustre une variante de réalisation d'un cycle de fonctionnement
du processeur 201 d'un feu de signalisation B
i. Chaque fois que le feu de signalisation B; change d'état (feu passant au vert ou
au rouge), le signal 27 reçu en entrée par le microcontrôleur 20 génère une interruption
pour le processeur 201. A chaque interruption, ce processeur 201 redémarre un cycle
de fonctionnement en exécutant les étapes de l'organigramme de la figure 3. Ce cycle
de fonctionnement est exécuté en boucle (boucle itérative 307), aussi longtemps que
le feu de signalisation B
i ne change pas d'état. Dès que le feu de signalisation B
i change d'état, le processeur 201 interrompt son fonctionnement (fin du cycle) et
redémarre un nouveau cycle.
[0072] Au cours de chaque cycle de fonctionnement, le microcontrôleur 20 émet (figure 3
/ bloc 302) de manière répétitive, via l'émetteur radio (HF) 21, un code d'orientation
balise (OA
k), qui est contenu dans la mémoire 205 du microcontrôleur, et qui identifie l'orientation,
par rapport à une direction de référence (D) relative au champ magnétique terrestre
selon un sens de rotation établi (S), du feu de signalisation (B
i), ou plus généralement l'orientation du passage protégé correspondant. Comme déjà
indiqué, dans une autre variante, on peut réaliser un dispositif dans lequel c'est
l'émetteur du dispositif déclencheur (1) qui émet un code de déclenchement, régulièrement
ou sur demande, le déclenchement de la balise étant subordonné à la conformité du
code d'orientation (OM
t) par rapport à cette même direction de référence (D) avec celui mémorisé dans la
balise (B
i) à proximité de laquelle l'usager arrive. Cependant, le fait de faire émettre régulièrement
la balise (B
i) plutôt que le dispositif déclencheur (1) permet à l'utilisateur de ce dernier d'être
averti de son arrivée dans une zone d'information par simple réception du code d'orientation
(OA
k) d'une balise proche (B
i) sans nécessiter une manoeuvre de sa part, tout en évitant une consommation énergétique
inutile du dispositif déclencheur (1).
[0073] Dans la suite de la description, pour l'application de la figure 1, on considérera
que la portée de l'émission de chaque balise (B
i) intégrée au feu de signalisation est insuffisante pour couvrir jusqu'à la zone de
couverture d'émission de la balise correspondant à la voie parallèle. On considérera
donc que chaque feu de signalisation B
i est identifié par un code d'orientation balise (OA
i) représentatif de l'orientation de l'élément qui lui lié, notamment, dans le cas
présent, le passage protégé correspondant, par rapport à une direction de référence
(D) relative au champ magnétique terrestre selon un sens de rotation établi (S). En
d'autres termes, on admettra, uniquement à titre de simplification, que les huit codes
d'orientation balise OB
1 à OB
8 suffisent pour distinguer les feux entre eux. Ceci n'est pas limitatif de l'invention.
Dans d'autres réalisations pour feux de signalisation, ou dans d'autres applications
de l'invention, plusieurs balises signalétiques peuvent être paramétrées avec le même
code d'orientation balise, notamment parce qu'elles sont représentatives d'un même
élément (même passage protégé par exemple).
[0074] Un exemple de fonctionnement des feux de signalisation B
1 à B
8 et du dispositif déclencheur (1) de la figure 1 va à présent être détaillé, en référence
aux organigrammes des figures 3 et 4.
[0075] En référence à la figure 1, un piéton équipé du dispositif déclencheur (1) est situé
dans le champ d'émission CH
1 du feu de signalisation B
1 (dite balise visible). On suppose que ce piéton, comme son dispositif déclencheur
porté, est orienté dans la même direction que celle relative au feu de signalisation
B
1, de telle sorte que l'orientation, par rapport à une direction de référence (D) relative
au champ magnétique terrestre selon un sens de rotation établi (S), de son compas
14 est orienté de la même manière par rapport à l'orientation du passage protégé dont
le code d'orientation est mémorisé dans le feu de signalisation B
1.
[0076] Initialement, le microcontrôleur 10 du dispositif (1) est en attente de réception
d'un code ACA, qui est un code d'activation de la section de comparaison angulaire
du dispositif (1) (figure 4 / bloc 401 et test 402).
[0077] Lorsque la balise visible B
1, au cours de son cycle de fonctionnement, émet ce code ACA (figure 3 / bloc 301),
ce code est reçu par le récepteur radio (HF) 11 du dispositif (1), et est transmis
au processeur 101 du microcontrôleur 10. Ce code ACA permet d'informer le microcontrôleur
10 que le prochain code qu'il recevra est un code d'orientation balise.
[0078] Lorsque le processeur 101 reçoit et reconnaît ce code ACA, il active automatiquement
le compas 14 au moyen du signal de commande 15 ainsi que le programme de comparaison
angulaire (figure 4 / étape 404). Le compas 14 procède donc aux mesures régulières
pour la vérification des conformités, mesures qu'il transfère au processeur 101 par
le signal de commande 16.
[0079] Dans une autre variante, on pourrait envisager de faire fonctionner constamment cette
comparaison angulaire, mais dans cet exemple la consommation d'énergie en serait inutilement
augmentée.
[0080] Après avoir émis un code ACA, le microcontrôleur 20 du feu de signalisation B
1, émet, via l'émetteur radio (HF) 21, son code d'orientation (OA
k), qui est sauvegardé en mémoire 205 (figure 3 / bloc 302). Par exemple, pour chaque
feu B
i ce code représente l'angle (α
i) effectif entre le passage protégé correspondant au feu B
i et la direction de référence (D) relative au champ magnétique terrestre selon un
sens de rotation établi (S). Dans une autre variante ce code d'orientation est issu
d'une mesure régulière par un compas 24, de l'angle effectif entre l'orientation de
la balise et cette direction de référence (D), notamment dans le cas où une modification
de l'orientation doit être prise en compte, ou quand plusieurs informations liées
à des directions différentes sont proposées par la balise. Une telle mesure régulière
peut aussi servir aux services de maintenance pour les avertir d'une modification
de l'orientation de la balise par comparaison avec le code (OA
i) mémorisé lors de l'installation et le code représentatif de l'angle effectif (α
i). Ce même compas 24 est nécessaire pour les applications où la balise signalétique
est mobile, notamment quand elle est embarquée dans un véhicule.
[0081] Ce code (OA
k) est reçu par le processeur 101 du microcontrôleur 10 du dispositif déclencheur (1),
lequel processeur compare (figure 4 / bloc 405) ce code avec le code (OM
t) représentatif de l'angle que fait le compas 14 du dispositif (1) à l'instant (t),
par rapport à une direction de référence (D) relative au champ magnétique terrestre
selon un sens de rotation établi (S). Les codes d'orientation de la balise (OA
k) et du dispositif déclencheur (OM
t) sont alors les mêmes (à la tolérance prévue par le programme de comparaison près),
ce qui autorise d'une part l'émission par le dispositif (1) (figure 4 / bloc 406)
du code d'activation susceptible de déclencher par la balise (B
i) certaines opérations particulières comme un déclenchement sonore, ou une émission
radio, et d'autre part autorise le fonctionnement de la section audio 13 du dispositif
déclencheur (1) au moyen du signal de commande 17.
[0082] Nous noterons que sans la reconnaissance de la conformité angulaire entre les codes
(OA
k) et (OM
t), ni le déclenchement sélectif de la balise (B
i) ni le fonctionnement de la section audio du dispositif déclencheur ne sont activés.
[0083] Après avoir émis un code d'orientation, le microcontrôleur 20 du feu de signalisation
B
1, émet, via l'émetteur radio (HF) 21, le message (variable 'MESSAGE'), qui est sauvegardé
en mémoire 205 (figure 3 / bloc 302). Par exemple, pour chaque feu B
i ce message est constitué des informations suivantes : numéro et nom de la voie au
niveau duquel est localisé le feu de signalisation B
i.
[0084] Ce message est reçu par le processeur 101 du microcontrôleur 10 du dispositif (1),
lequel processeur renvoie (signal 18 / figure 2) les informations reçues constitutives
de ce message à la section audio 13, ce qui permet une restitution vocale de ces informations
pour le piéton. Le piéton est ainsi informé automatiquement du numéro et du nom de
la voie vers laquelle il se dirige, ce qui lui permet avantageusement de se localiser.
[0085] En lieu et place du message, la balise peut émettre au moins un code parmi les codes
qui y sont préalablement mémorisés (AMM1 et AMM2 par exemple). Ces codes sont représentatifs
de l'adressage des messages audio préalablement mémorisés dans la langue du porteur.
Lors de leur réception, le dispositif déclencheur (1) restitue alors le ou les messages
correspondants.
[0086] Lorsque la restitution vocale du message est terminée, le microcontrôleur 10 du dispositif
(1) commande l'arrêt (signal 17 / figure 2) de la section audio (figure 4 / bloc 405).
[0087] Dans une autre variante, on pourrait réaliser un dispositif (1) dans lequel la section
audio 13 est constamment en fonctionnement. Cependant, un tel fonctionnement continu
de cette section audio d'une part occasionne une gêne (bruit de fond) pour le piéton,
et d'autre part augmente la consommation énergétique du dispositif (1). L'activation
temporaire de la section audio 13, pendant le temps suffisant à la restitution vocale
du message, permet ainsi avantageusement d'une part d'éviter une gêne pour l'utilisateur
et d'autre part de diminuer considérablement la consommation énergétique du dispositif
(1).
[0088] Parallèlement, les autres feux de signalisation B
2 à B
8, au cours de leur cycle de fonctionnement, émettent également leur code balise de
manière répétitive. Cependant, le dispositif (1) étant placé dans le champ de réception
CH
1 du feu de signalisation B
1, et le compas 14 de ce dispositif (1) donnant un même code relatif à l'angle par
rapport au Nord magnétique terrestre que le code relatif à celui du compas 24 du feu
de signalisation B
1, ou le code qui y est mémorisé représentant l'orientation du passage protégé correspondant
(à la tolérance prévue par le programme de comparaison près), seul le code d'orientation
balise (OA
1) est accepté par le microcontrôleur 10 du dispositif déclencheur (1) de la figure
1 ; les autres codes d'orientation balise (OA
2 à OA
8) émis parallèlement par les autres feux de signalisation ne sont pas pris en compte
par le dispositif déclencheur (1) ; chacun d'entre eux ne peut être pris en compte
que si le dispositif déclencheur (1), en changeant son orientation, finit par avoir
la même orientation que l'élément lié à la balise correspondante, en l'occurrence
ici le passage protégé. Toutefois, selon le programme de reconnaissance angulaire
du dispositif déclencheur, ce déclenchement sélectif de la balise (B
i) peut également concerner une balise représentant un autre angle (OA
i + x°), par exemple la balise opposée si la nécessité s'en fait sentir (OA
i + 180°).
[0089] Lorsqu'il reçoit le code d'orientation balise OB
1, le microcontrôleur 10 du dispositif (1) sauvegarde ce code balise en mémoire vive
104 (figure 4 / bloc 403), puis l'utilisera le cas échéant pour constituer le code
déclenchement de la balise, et l'émettre via son émetteur (HF) 22. Ce code OB
1 étant émis de manière omnidirectionnelle, il convient de limiter la portée de l'émetteur
du dispositif déclencheur ou prévoir des codes d'identification spécifiques à chaque
balise d'une zone couverte par une émission de portée importante, reçue dans ce cas
par les microcontrôleurs 20 de tous les feux de signalisation B
1 à B
8.
Code d'orientation (OAk)
[0090] D'une manière générale, le déclenchement sélectif d'une balise est subordonné à la
conformité du code d'orientation (OM
t) ( figure 4 / bloc 405) du dispositif déclencheur (1), code représentatif de son
orientation effective par rapport à une direction de référence (D) relative au champ
magnétique terrestre à l'instant t, avec le code balise (OA
k) représentatif soit de l'orientation de la balise B
j elle-même par rapport à cette même direction de référence (D), soit de l'orientation
de l'élément lié à cette balise (c'est-à-dire respectivement le feu B
1 et le passage protégé PP de la voie V1 dans le cas de l'exemple de fonctionnement
de la figure 1).
[0091] Plus particulièrement, dans une première variante de réalisation, cette conformité
est totale, le code d'orientation OA
k de la balise B
j et le code OM
t du dispositif déclencheur (1) représentant les mêmes angles par rapport à cette direction
de référence (D) relative au champ magnétique terrestre à l'instant t, à la tolérance
voulue près.
[0092] Dans une deuxième variante de réalisation, la conformité est vérifiée si le code
balise (OA
k) déterminé par l'orientation d'un dispositif déclencheur (1) est représentatif d'une
orientation différente de celle de la balise (ou de l'élément correspondant à la balise),
cette orientation différente étant prévue par programme pour être considérée comme
une autre condition de déclenchement, par exemple lorsqu'il convient de déclencher
en même temps deux balises orientées différemment (deux feux opposés par exemple)
ou quand le compas du dispositif déclencheur (1) est installé selon un autre angle
que celui du déclencheur lui-même alors que les conditions sont réunies pour autoriser
le déclenchement, ces exemples n'étant pas limitatifs.
Traitement du code d'orientation (OMt) par les feux Bi
[0093] Au cours d'un cycle de fonctionnement, chaque feu de signalisation B
1 à B
8 est dans l'attente pendant une durée prédéterminée de la réception d'un code d'orientation
(OM
t) d'un dispositif déclencheur (figure 3 / test 303) (première et troisième variantes
précitées). Lorsqu'un dispositif déclencheur envoie son code d'orientation (OM
t), ce code est reçu par les feux de signalisation présents dans la zone d'émission
limitée, notamment les feux des voies adjacentes, et chacun de ces feux effectue une
comparaison de ce code (OM
t) avec son propre code d'orientation balise (figure 3 / bloc 304), et vérifie la conformité
du code d'orientation (OM
t) reçu avec son propre code balise (OA
i) (figure 3 / test 305). Lorsqu'un feu de signalisation B
i reçoit un code balise (OM
t) envoyé par le dispositif (1) qui est conforme à son code d'orientation balise (OA
i), ledit feu de signalisation B
i déclenche une ou plusieurs actions (figure 3 / étape 306).
[0094] Lorsque le code d'orientation (OM
t) qui est émis par le dispositif (1) est identique au code d'orientation balise reçu
(OA
i) (première et troisième variantes précitées), la vérification de la conformité des
codes par chaque feu B
i (figure 3 / bloc 305) est une simple détection de conformité des codes. Ainsi, dans
l'exemple de la figure 1, le feu de signalisation B
1, lorsqu'il reçoit un code (OM
t) qui est conforme au code (OA
1), détecte qu'il s'agit de la même orientation et déclenche automatiquement les actions
prévues. En revanche, les autres feux de signalisation étant pàramétrés avec des codes
d'orientation différents du code (OA
1), lorsqu'ils reçoivent le code (OM
t) émis par le dispositif (1), ils ne reconnaissent pas une conformité de ce code avec
le leur et de ce fait ne déclenchent aucune action. Ainsi, la comparaison des codes
d'orientation entre le feu de signalisation B
1 et le dispositif (1) permet avantageusement de faire déclencher par le dispositif
(1), de manière sélective et automatique, uniquement le feu de signalisation B
1 qui est normalement visible par le piéton.
Traitement du code d'orientation (OAk) par les dispositifs déclencheurs
[0095] Au cours d'un cycle de fonctionnement, chaque dispositif déclencheur est dans l'attente
de la réception d'un code d'orientation (OA
k) émis par une balise (deuxième et troisième variante précitées). Lorsqu'une balise
envoie son code d'orientation (OA
k), ce code est reçu par le ou les dispositifs déclencheurs présents dans la zone d'émission
de la balise, et chacun de ces dispositifs déclencheurs effectue régulièrement les
mesures de l'angle qu'il forme avec la direction de référence (D) relative au champ
magnétique terrestre (figure 4 / bloc 404), puis procède pour chaque mesure effectuée
à la comparaison de ce code (OA
k) reçu avec son propre code d'orientation (OM
t) en vérifiant la conformité du code d'orientation (OA
k) reçu avec son propre code (OM
t) (figure 4 / test 405). Lorsqu'une de ces mesures correspond à celle représentée
par le code (OA
k) envoyé par une balise, c'est à dire quand le code d'orientation (OM
t) est conforme au code d'orientation (OA
k) reçu, ledit dispositif déclencheur déclenche une ou plusieurs actions (figure 4
/ étape 406).
Actions déclenchées
[0096] La ou les actions qui sont déclenchées automatiquement par un feu de signalisation
B
i (figure 3 / bloc 306), ou par un dispositif déclencheur (figure 4 / bloc 406), peuvent
être de natures diverses, et dépendront bien entendu de l'application. Parmi ces actions
déclenchées automatiquement par la balise qui a reconnu la conformité des orientations,
c'est-à-dire le feu B
1 dans l'exemple de la figure 1, on peut citer la transmission automatique de l'information
signalétique de la balise (état du feu vert ou rouge dans le cadre de l'application
à des feux de signalisation) à destination du piéton portant le dispositif déclencheur
(1).
[0097] Dans une première variante de réalisation, la transmission de cette information,
peut être générée en local au niveau du feu de signalisation. Par exemple, l'action
déclenchée par le feu de signalisation consiste à piloter son générateur local 23
de messages vocaux, en sorte d'émettre sous forme vocale et de manière audible par
chaque piéton qui se trouve à faible distance un signal sonore ou un message vocal
indiquant l'état du feu (par exemple un signal sonore distinctif pour la phase vert
ou un signal verbal « feu rouge - attendez » pour la phase rouge). Egalement, dans
une variante de réalisation plus simplifiée, le feu de signalisation peut être équipé
d'un vibreur sonore, qui est piloté automatiquement en fonction de l'état du feu (par
exemple vibreur piloté avec une fréquence prédéterminée caractéristique de l'état
du feu) en sorte d'émettre un son caractéristique de l'état vert ou rouge du feu.
[0098] Dans une deuxième variante de réalisation, qui peut se cumuler avec la première variante
ci-dessus, la transmission de l'information sur l'état du feu peut être effectuée,
en faisant transmettre cette information par le feu de signalisation, via son émetteur
radio (HF) 21, à destination du dispositif (1), la restitution sous forme sonore de
cette information étant assurée par le dispositif déclencheur (1). Plus particulièrement,
dans une réalisation préférentielle, l'action déclenchée par le feu de signalisation
consiste à envoyer un code d'adressage mémoire (AMM 1 ou AMM 2 selon l'état du feu)
via son émetteur radio (HF) 21. Lorsque le microcontrôleur 10 du dispositif déclencheur
(1) reçoit ce code d'adressage mémoire, il récupère le message sauvegardé en mémoire
à l'adresse correspondant au code reçu (MESSAGE 1 : « feu vert piétons » / MESSAGE
2 : « feu rouge, attendez! »). Puis le microcontrôleur 10 commande le générateur vocal
13, en sorte de faire émettre le message (MESSAGE 1 ou MESSAGE 2) qui est adressé
par le code (AMM 1 ou AMM 2) reçu. Il peut en être de même avec d'autres messages
préalablement mémorisés dans la langue de l'utilisateur, notamment pour l'informer
du côté de la balise vers lequel se diriger en toute sécurité.
[0099] Le dispositif déclencheur prévu pour une personne sourde peut traduire la transmission
de l'information sur l'état du feu de façon vibratoire. Ainsi, les actions déclenchées
par un dispositif déclencheur peuvent être la diffusion d'une information à titre
privée dans la langue de l'intéressé, mais aussi la mise en fonction d'un vibreur,
ou l'émission d'un code, sans que ces exemples soient limitatifs.
Code particulier P
[0100] Dans une variante plus perfectionnée, chaque dispositif déclencheur (1) est conçu
en sorte de transmettre en plus du code d'orientation (OM
t) de l'instant t, au moins un code supplémentaire, dit code particulier P. Ce code
particulier P permet de caractériser des spécificités propres au dispositif déclencheur
(1) et plus particulièrement propres au piéton portant ce dispositif. Par exemple,
ce code particulier P peut contenir une indication sur la langue du piéton. Dans ce
cas, lorsque le feu de signalisation qui a reçu ce code déclenche une action, il peut
tenir compte de la langue du piéton pour déclencher cette action appropriée, comme
par exemple une émission par le générateur vocal du feu de signalisation d'un message
dans la langue du piéton, ou encore la transmission d'un code AMM
x correspondant à une adresse mémoire du dispositif déclencheur (1) dans laquelle est
stockée le message correspondant à l'état du feu dans la langue du piéton, sans que
ces exemples soient limitatifs.
[0101] Le code particulier P peut également caractériser le handicap du piéton. En particulier,
dans une variante de réalisation, on peut prévoir au niveau du dispositif déclencheur
(1), outre un générateur vocal 13, un vibreur mécanique (non représenté sur les figures)
comme déjà indiqué. Lorsque le code particulier P renvoyé indique au feu de signalisation
que le piéton qui porte le dispositif déclencheur (1) est malentendant, dans ce cas
l'action qui est déclenchée par le feu de signalisation peut consister dans la restitution
sous forme vocale d'un message sur l'état du feu par exemple en local au niveau du
feu de signalisation, mais avec une puissance de restitution plus élevée.
[0102] Dans l'application particulière à des feux de signalisation qui vient d'être décrite
en référence aux figures 1 à 4, le signal sonore local et le message indiquant à l'utilisateur
de quel côté il doit aborder le feu de signalisation permet avantageusement un guidage
du piéton par rapport au passage protégé vers lequel il se dirige. Notamment, lorsque
le piéton reçoit clairement le message de localisation du feu, il sait qu'il est orienté
dans la même direction que le passage protégé correspondant. S'il s'approche du feu
qui se signale, il sera par définition correctement positionné pour la traversée.
[0103] L'utilisation d'une transmission omnidirectionnelle de type radio entre la balise
et le dispositif déclencheur n'est toutefois pas limitative de l'invention. Dans d'autres
mises en oeuvre, on pourra prévoir au niveau de chaque balise, en lieu et place d'un
émetteur radio, un émetteur directif, de type par exemple infrarouge ; dans ce cas,
chaque dispositif déclencheur (1) est équipé en lieu et place d'un récepteur radio,
d'un récepteur de type directif, adapté à l'émetteur des balises. Egalement, dans
une autre variante, les balises signalétiques peuvent être équipées d'un émetteur
supplémentaire, par exemple de type HF, le dispositif déclencheur (1) comportant dans
ce cas un récepteur supplémentaire HF, adapté à l'émetteur HF des balises. Ces émetteur
et récepteur HF supplémentaires peuvent par exemple être utilisés pour la transmission
du message de localisation (message qui est envoyé par le feu de signalisation après
l'envoi d'un code d'activation), sur une autre fréquence par exemple ; dans ce cas,
après réception de ce code d'activation, le microcontrôleur 10 est de préférence conçu
en sorte d'activer temporairement, non seulement l'amplificateur basse fréquence de
la section audio 13 tel que précédemment décrit, mais également le démodulateur du
récepteur HF supplémentaire.
[0104] Egalement, dans la variante de réalisation qui a été décrite ci-dessus, l'émission
d'un message sur la localisation du feu en vue de sa restitution sous forme vocale
ou similaire pour le piéton, est facultative.
[0105] On a représenté aux figures 5 et 6, une autre variante de réalisation dans laquelle
il n'y a pas d'émission de codes d'orientation de la part de la balise pour le dispositif
déclencheur (1) ; ici, c'est une action manuelle de la part de l'intéressé, ou une
émission répétitive du dispositif déclencheur qui déclenche la comparaison angulaire
et, le cas échéant, l'action associée à la balise. L'étape 501 de l'organigramme de
la figure 5 est identique à l'étape 404 de l'organigramme de la figure 4 ; les étapes
502 et 503 sont identiques respectivement aux étapes 301 et 302 de l'organigramme
de la figure 3 ; l'étape 601, le test 602, et les étapes 603 et 605, ainsi que le
test 604 de l'organigramme de la figure 6 sont identiques respectivement à l'étape
401, au test 402, et aux étapes 403 et 406, ainsi qu'au test 405 de l'organigramme
de la figure 4.
[0106] Dans cette variante de réalisation, on retrouve aussi les caractéristiques d'activation
de la section de comparaison angulaire de la balise par l'émission d'un code ACA par
le déclencheur (1), suivi de l'émission d'un code d'orientation par ledit dispositif,
code qui est comparé par la balise pour déclencher le cas échéant l'action prévue.
APPLICATION / BALISE D'INFORMATION ET D'ORIENTATION
[0107] On a représenté sur la figure 7 une autre application de l'invention dans laquelle
la balise B
i, est une borne disposant d'informations sur des directions correspondant à des destinations
proposées ou désirées. Cette borne, dite BIO, est plus particulièrement positionnée
dans les lieux publics, aux « noeuds » de directions possibles, comme les croisements
de couloirs, les intersections de voies, telles qu'on les rencontre dans des halls
de bâtiments publics ou privés (gares, stations de métro, centres commerciaux, etc.).
[0108] Plus particulièrement, on a représenté de manière schématique une borne d'information
et d'orientation (BIO) disposée à l'intersection de 6 voies différentes V1 à V6 menant
à 6 destinations différentes DS1 à DS6. La BIO est équipée d'une balise signalétique
B
i de l'invention, qui est conçue pour communiquer avec dispositifs déclencheurs présents
dans la zone d'émission CH de la BIO, tel que le dispositif déclencheur porté par
l'usager U.
[0109] Dans cette application, la balise B
i est équipée d'un circuit électronique dont l'architecture est identique à celle précédemment
décrite en référence à la figure 2, si ce n'est que le microcontrôleur de la balise
de la figure 7 ne reçoit pas nécessairement en entrée un signal d'interruption 27
issu d'un changement d'état d'un affichage (sauf particularités locales), contrairement
à la balise précédemment décrite en référence à la figure 2.
[0110] Dans l'application de la figure 7, l'usager U est équipé d'un dispositif déclencheur
(1) dont l'architecture électronique est par exemple identique à celle déjà décrite
pour l'application précédente.
[0111] La principale différence entre cette application et l'application précédemment décrite
des feux de signalisation pour piétons est constituée par les deux programmes résidents
qui font fonctionner les microcontrôleurs respectifs de la balise et des dispositifs
déclencheurs. Les organigrammes de fonctionnement des programmes respectifs qui sont
exécutés par les microcontrôleurs de la BIO et du dispositif déclencheur (1) porté
par l'intéressé sont par exemple identiques à ceux repris en figures 3 et 4 à ceci
près que le code (OA
k) prend successivement les valeurs correspondant aux différents codes d'orientation
proposées par la BIO.
[0112] En référence à la figure 7, l'usager U qui est représenté (porteur d'un dispositif
déclencheur 1) est localisé dans le champ d'émission CH de la balise B
i de la borne BIO. Le dispositif déclencheur (1) de l'usager U reçoit de la part de
la balise B
i de la borne BIO les différents codes d'orientation (OA
1) à (OA
6), respectivement représentatifs des 6 directions DS1 à DS6 des voies V1 à V6 proposées
par ladite borne BIO par rapport à une direction de référence (D) du champ magnétique
terrestre. Ces codes sont alors mémorisés par le dispositif déclencheur (1) qui, à
chaque instant t, procède à la comparaison de chacun d'entre eux avec son propre code
d'orientation (OM
t) représentatif de l'angle qu'il forme avec la direction de référence (D) mesuré par
le compas 24.
[0113] En cas de conformité des codes (OM
t) et (OA
x), donc de l'orientation de l'usager par rapport à la direction DSx (x représentant
ici une des six possibilités de l'exemple), le dispositif déclencheur (1) effectue
un certain nombre d'actions, comme par exemple l'émission de son code d'orientation
(OM
t).
[0114] Dans notre exemple, l'usager est dirigé vers la voie 3 ; le compas du dispositif
déclencheur (1) porté par l'usager U mesure naturellement, à chaque instant t, l'angle
β
t qu'il forme par rapport à la direction de référence (D). Chaque mesure est convertie
en un code (OM
t). Cet angle β
t n'est conforme qu'avec l'angle α
3 de la voie 3 (α
3 et α
6 sont bien différents) ; le code d'orientation (OM
t) est donc conforme avec le code d'orientation (OA
3) qui a été mémorisé par le dispositif déclencheur (1) lors de son arrivée dans la
zone d'émission CH. Cette conformité, donc, entraîne le déclenchement d'actions, comme
l'émission par le dispositif déclencheur (1) de son code (OM
t) qui est reçu par la balise B
i de la BIO. Ladite balise compare à son tour ce code d'orientation (OM
t) reçu avec ses codes d'orientation qu'elle a en mémoire. Elle reconnaît alors la
conformité des codes (OM
t) et (OA
3) et effectue sélectivement un certain nombre d'actions ; par exemple elle transmet
un message précis, en l'occurrence celui correspondant à la direction de la voie 3
dans notre exemple, sans transmettre la totalité des messages disponibles.
[0115] L'usager ne reçoit donc que le message correspondant à son orientation. S'il en change,
il reçoit le nouveau message correspondant à sa nouvelle orientation dès que cette
dernière correspond à une direction proposée par la balise.
[0116] On peut imaginer que l'usager formule lui-même, d'une manière quelconque (choix parmi
un menu déroulant, formulation vocale, etc.), une demande sur une destination précise
(proposée ou non par la borne BIO), la balise B
i précisant à l'usager, le cas échéant qu'il se trouve dans la bonne direction, ou
l'invitant à corriger sa trajectoire dans le cas contraire, le dispositif déclencheur
étant alors conçu pour inviter son utilisateur à s'orienter différemment quand cela
s'avère nécessaire, le déclenchement de chacune de ces actions étant toujours dépendant
de la conformité des codes d'orientation entre eux.
APPLICATION / STATIONS DE BUS
[0117] On a représenté sur la figure 8 une autre application de l'invention dans laquelle
chaque balise signalétique B
i est une balise d'identification d'un lieu, et plus particulièrement est positionnée
au niveau d'une station de bus S
i, et permet d'identifier ladite station.
[0118] Plus particulièrement, on a représenté de manière schématique sur la figure 8 une
voie de circulation V à double sens, et deux stations de bus S
1 et S
2 en vis-à-vis l'une de l'autre, de part et d'autre de la voie de circulation V. La
station Si est équipée d'une balise signalétique de l'invention B
1, qui est conçue pour communiquer avec des bus circulant sur la voie supérieure, tel
que le bus B de la figure 8, qui se dirige en direction de la station de bus S
1, le code d'orientation (OA
1) étant prévu pour être conforme au sens de circulation des bus correspondant à cette
voie. Dans le même esprit, la balise B
2 est quant à elle conçue pour communiquer avec des bus venant en sens inverse sur
la partie inférieure de la voie de circulation.
[0119] De manière plus générale, cet exemple de réalisation pourrait être généralisé à toute
station pour véhicule de transport en commun, et pourra par exemple être transposé
à des stations de métro, à des stations de train, ...
[0120] Dans cette application, chaque balise B
i est équipée d'un circuit électronique dont l'architecture est identique à celle précédemment
décrite en référence à la figure 2, si ce n'est que le microcontrôleur des balises
de la figure 8 ne reçoit pas en entrée un signal d'interruption 25, contrairement
à la balise précédemment décrite en référence à la figure 2.
[0121] Dans l'application de la figure 8, chaque bus circulant en milieu urbain, tel que
par exemple le bus B, est équipé d'un dispositif déclencheur (1) embarqué, dont l'architecture
électronique est par exemple identique à celle déjà décrite pour les applications
précédentes.
[0122] En référence à la figure 8, le bus B qui est représenté est localisé dans le champ
d'émission CH
1 de la balise B
1 de la station S
1, et se dirige en direction de la station S
1. Ce bus B reçoit ainsi le code d'orientation balise (OA
1), représentatif d'un angle α
1, qui lui est envoyé par la balise B
1 et compare ce code avec son code d'orientation (OM
t). Ce code d'orientation (OM
t) transmis par le bus est bien représentatif de l'angle β
t que forme le bus à l'instant (t) par rapport à une direction de référence (D) relative
au champ magnétique terrestre selon un sens de rotation établi (S), conformément à
ce qui a déjà été précédemment décrit pour la première application. Avec ce code,
le dispositif déclencheur embarqué transmet le code particulier P qui contient avantageusement
une information d'identification du bus (par exemple numéro du bus, ligne desservie,
destination, provenance, ou encore information selon laquelle le bus n'est pas service
et de ce fait ne prend pas de passager à son bord).
[0123] Lorsque la balise B
1 a reçu le code d'orientation (OM
t) et le code particulier P qui lui sont envoyés par le bus, elle détecte que le code
(OM
t) qui lui est transmis est conforme à son code d'orientation balise (OA
1), et déclenche ainsi automatiquement un certain nombre d'actions ci-après. En revanche,
la balise B
2 qui elle également peut recevoir ces codes (OM
t) et P, détecte que le code (OM
t) reçu n'est pas conforme à son code (OA
2) représentatif de son angle α
2, et de ce fait ne déclenche aucune action particulière.
[0124] Les actions déclenchées par la balise B
1 sont par exemple les suivantes. La balise B
1 déclenche par exemple une première action, qui consiste à transmettre, via un émetteur
radio ou infrarouge par exemple, au bus B en approche, un message qui identifie la
station S
1 (par exemple le nom de la station). Le dispositif déclencheur (1) embarqué dans le
bus B, est dans ce cas équipé et programmé pour après réception d'un tel message,
diffuser ledit message sous forme vocale et audible par tous les passagers du bus.
Egalement, une autre action qui peut être déclenchée par la balise B
1, est de diffuser en local au niveau de la station S
1, un message, qui est audible par les passagers en attente dans la station, et qui
identifie le bus B en approche (numéro de bus, ligne desservie, ...). Ce message est
généré automatiquement par le microcontrôleur de la balise B
1, à partir des informations contenues dans le code P qui lui a été retourné par le
bus B en approche.
[0125] Egalement, ce message peut également être communiqué par la balise B
1, à tout piéton équipé d'un dispositif déclencheur (1), en vue de sa diffusion sous
forme audible pour le piéton par le microcontrôleur du dispositif déclencheur (1)
porté par le piéton.
[0126] Avantageusement, dans la réalisation qui vient d'être décrite, les stations S
1 étant à chaque fois automatiquement informées de l'identification de chaque bus en
approche (grâce au code particulier P), il devient possible de relier chacune des
stations S
i à un central de localisation des bus. Chaque station S
i est en outre conçue pour communiquer à ce central de localisation l'identification
de chaque bus en approche (code particulier P). Il est ainsi possible de manière centralisée
et à distance de connaître la localisation de chaque bus en circulation.
[0127] Enfin, il est parfaitement possible de prévoir une balise signalétique embarquée
dans le véhicule en lieu et place du dispositif déclencheur, balise signalétique qui
émettra de façon répétitive le code d'orientation du moment, code relatif à l'orientation
du véhicule. Comme dans l'application des feux piétons, cette émission régulière est
destinée aux dispositifs déclencheurs présents dans la zone d'émission de la balise,
mobile cette fois. Ces dispositifs déclencheurs, installés de façon fixe ou portés
par des utilisateurs mobiles, comparent alors ces codes d'orientation reçus avec le
leur et déclenchent diverses actions associées à la balise (émission de messages...)
selon la conformité des codes respectifs. Ceci permet notamment à une personne en
attente de l'arrivée d'un bus d'être prévenue de son arrivée (sans être avertie de
l'arrivée du bus à la station d'en face) les actions déclenchées étant par exemple
l'émission par la balise d'un message relatif à la destination du bus en approche.
[0128] L'invention n'est pas limitée aux seules applications qui viennent d'être décrites
en référence aux figures 1 à 8, mais peut trouver de nombreuses autres applications.
En particulier, l'invention pourra être appliquée à toute balise permettant de communiquer
à distance au moins une information signalétique qui lui est attachée.
[0129] Egalement, dans les variantes de réalisations décrites en référence aux figures annexées,
la vérification de la conformité de l'orientation du dispositif déclencheur avec chaque
code d'orientation (OA
k) est effectuée par le dispositif déclencheur. Ceci n'est pas limitatif de l'invention.
Dans une autre variante de réalisation, cette fonction pourrait être assurée par la
balise. Dans ce cas, le dispositif déclencheur est de préférence conçu pour communiquer
à la balise une information caractéristique de son orientation dans l'espace.
[0130] Dans les exemples qui seront décrits, les directions sont mesurées par rapport à
une direction de référence relative au champ magnétique terrestre, et les moyens de
mesures sont notamment des compas magnétiques ou boussoles. Mais d'autres directions
de référence et les moyens adaptés pour mesurer les angles formés par rapport à ces
directions de référence peuvent être utilisés. Ces directions de références peuvent
être données par exemple par des balises émettrices terrestres ou spatiales pour permettre
des mesures de comparaison dans le but de déterminer et de comparer des directions.
1. Verfahren zum Fernauslösen einer durch eine Signalbake (Bj) ausführbaren Aktion (Ak) mit Hilfe einer Auslösevorrichtung (1), dadurch gekennzeichnet, daß der Aktion (Ak) mindestens ein Ausrichtungscode (OAk) zugeordnet ist und daß für das Auslösen der Aktion (Ak) die Auslösevorrichtung (1) ausgerichtet wird und die Aktion (Ak) durch die Signalbake (Bj) ausgeführt wird, wenn die Ausrichtung der Auslösevorrichtung (1) dem Ausrichtungscode
(OAk) entspricht, welcher der Aktion (Ak) zugeordnet ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Signalbake (Bj)geeignet ist, mehrere Aktionen [A1,...An] auszuführen, dadurch, daß jeder Aktion (Ak) ein spezifischer Ausrichtungscode (OAk) zugeordnet wird, so daß es möglich ist, wahlweise eine Aktion (Ak) aus der Gesamtheit der durch die Signalbake ausführbaren Aktionen [A1,...An] auszulösen, indem die Ausrichtungsvorrichtung (1) ausgerichtet wird.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß für das Zuordnen eines Ausrichtungscodes (OAk) zu jeder Aktion (Ak) der Ausrichtungscode in der Bake gespeichert wird.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Ausrichtungscode (OAk) für einen Winkel (αx) repräsentativ ist, der in Bezug auf eine Referenzrichtung (D1) entlang einer Referenzwinkeldrehrichtung
(S1) gebildet ist, und dadurch, daß jede Auslösevorrichtung den Winkel (βt) mißt, den sie in dem Moment (t) in Bezug auf eine Referenzrichtung (D2) entlang
einer Referenzwinkeldrehrichtung (S1) bildet, wobei diese Messung durch einen Ausrichtungscode
(OMt) identifiziert wird, und dadurch, daß für das Auslösen von mindestens der Aktion
(Ak) ein Vergleich ihrer jeweiligen Ausrichtungscodes durchgeführt wird und die Aktion
(Ak) ausgelöst wird, wenn der Ausrichtungscode (OMt) der Auslösevorrichtung dem Ausrichtungscode (OAk) entspricht.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Referenzrichtungen (D1) und (D2) dieselben sind und/oder dadurch, daß die Referenzwinkeldrehrichtungen
(S1) und (S2) dieselben sind.
6. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die durch die Ausrichtungscodes (OAk) und (OMt) dargestellten Winkel untereinander gemäß einer vorbestimmten Toleranz für die Anwendung
übereinstimmend sind.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Ausrichtungscode (OAk) ausgehend von der durch die Signalbake (Bj) durchgeführten Messung des Winkels bestimmt ist, den sie in Bezug auf eine Referenzrichtung
(D1) entlang einer Referenzwinkeldrehrichtung (S1) bildet.
8. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Ausrichtungscode (OMt) ein der Auslösevorrichtung (1) zugeordneter vorbestimmter Code ist.
9. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Ausrichtungscode (OMt) ausgehend von der durch die Auslösevorrichtung (1) durchgeführten Messung des Winkels
bestimmt wird, den sie in Bezug auf eine Referenzrichtung (D2) entlang einer Referenzwinkeldrehrichtung
(S2) bildet.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Signalbake (Bj) ihren Ausrichtungscode (OAk) vorzugsweise wiederholt aussendet.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß das Aussenden der Signalbake (Bj) und/oder der Vorrichtung (1) in alle Richtungen erfolgt.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß die Auslösevorrichtung (1) ihren Ausrichtungscode (OMt) eventuell wiederholt aussendet.
13. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß das Aussenden der Signalbake (Bj) und/oder der Vorrichtung (1) ein Aussenden durch Modulation eines Hochfrequenzträgers
ist.
14. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, daß die ausgelöste Aktion (Ak) die lokale Verbreitung - vorzugsweise in Tonform - einer der Signalbake zugeordneten
Information ist.
15. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß die ausgelöste Handlung (Ak) ein Befehl der Vorrichtung (1) ist, so daß die Vorrichtung, vorzugsweise in Tonform,
die der Signalbake zugeordnete Information oder eine zuvor gespeicherte Information
verbreitet.
16. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß jedem Aussenden eines Ausrichtungscodes das Aussenden eines vorbestimmten Codes (ACA)
vorangeht, um das Objekt, an welches der Code (ACA) gesendet wird, zu informieren,
daß der folgende Code, der ausgesendet wird, ein Ausrichtungscode ist.
17. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 16, dadurch gekennzeichnet, daß die Signalbake ein Lichtsignal ist.
18. Verfahren nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, daß eine durch die Signalbake ausführbare Aktion (Ak) die Verbreitung der Information des Zustands des Lichtsignals ist.
19. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 16, dadurch gekennzeichnet, daß die Signalbake eine Ausrichtungsbake ist, wobei eine durch die Signalbake ausführbare
Aktion (Ak) die Verbreitung einer Information in Bezug auf eine Richtung ist.
20. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 19, dadurch gekennzeichnet, daß die Auslösevorrichtung sich an Bord eines Transportfahrzeuges befindet.
21. Signalbake zur Umsetzung des Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 20, dadurch gekennzeichnet, daß sie ausgelegt ist, um mindestens eine aus der Ferne auslösbare Aktion (Ak) auszuführen, in Abhängigkeit von mindestens einem vorbestimmten Ausrichtungscode
(OAk).
22. Signalbake nach Anspruch 21, dadurch gekennzeichnet, daß der Ausrichtungscode (OAk) in der Signalbake gespeichert ist.
23. Signalbake nach Anspruch 21 oder 22, dadurch gekennzeichnet, daß sie ausgelegt ist, um den Winkel zu messen, den sie in Bezug auf eine Referenzrichtung
bildet, und um einen Ausrichtungscode (OAk) zu bestimmen, der für diese Messung repräsentativ ist.
24. Signalbake nach einem der Ansprüche 21 bis 23, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen Sender (21) umfaßt und ausgelegt ist, um automatisch, und vorzugsweise
wiederholend, mindestens einen Ausrichtungscode (OAk) zu senden, der einer durch die Signalbake ausführbaren Aktion (Ak) zugeordnet ist.
25. Signalbake nach einem der Ansprüche 21 bis 24, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen Empfänger (22) umfaßt und ausgelegt ist, um automatisch eine oder mehrere
vordefinierte Aktionen auszulösen, wenn sie einen Ausrichtungscode (OMt) empfängt, der ihrem Ausrichtungscode (OAk) entspricht.
26. Signalbake nach Anspruch 25, dadurch gekennzeichnet, daß sie Mittel umfaßt, welche erlauben, die Übereinstimmung des empfangenen Ausrichtungscodes
(OMt) mit dem der Aktion (Ak) zugeordneten Ausrichtungscode zu prüfen und die Aktion (Ak) auszulösen und dadurch, daß sie ausgelegt ist, um - nach der Überprüfung der Übereinstimmung
des Ausrichtungscodes (OMt) mit dem Ausrichtungscode (OAk) - die Mittel zur Ausführung der Aktion (Ak) zu steuern, so daß die Aktion (Ak) ausgeführt wird.
27. Signalbake nach einem der Ansprüche 21 bis 26, dadurch gekennzeichnet, daß sie ein Leuchtsignal bildet, wobei eine der Signalbake zugeordnete Aktion insbesondere
die Verbreitung der Information über den Zustand des Leuchtsignals ist.
28. Signalbake nach einem der Ansprüche 21 bis 26, dadurch gekennzeichnet, daß sie eine Informations- und Ausrichtungssignalbake bildet, wobei die der Signalbake
zugeordnete Aktion insbesondere die Verbreitung einer Information in Bezug auf eine
Richtung ist.
29. Auslösevorrichtung (1), welche es erlaubt, eine Signalbake aus der Ferne auszulösen,
nach einem der Ansprüche 1 bis 20, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen Sender (12) und ein Mittel (14) zum Messen des Winkels umfaßt, den sie
in Bezug auf eine Referenzrichtung bildet.
30. Vorrichtung nach Anspruch 29, dadurch gekennzeichnet, daß sie ausgelegt ist, um - eventuell wiederholend - einen Ausrichtungscode (OMt) auszusenden, der für die Messung dieses Winkels repräsentativ ist.
31. Vorrichtung nach Anspruch 29, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen Empfänger (11) und ein Mittel (14) zum Messen des Winkels umfaßt, den sie
in Bezug auf eine Referenzrichtung bildet und dadurch, daß sie ausgelegt ist, um automatisch
eine oder mehrere vordefinierte Aktionen auszulösen, wenn sie einen Ausrichtungscode
(OAk) empfängt, der mit ihrem Ausrichtungscode (OMt) übereinstimmt, der für die Messung des Winkels repräsentativ ist.
32. Informations- und Ausrichtungskonsole (BIO), die mit einer Signalbake (Bj) nach einem der Ansprüche 21 bis 28 ausgestattet ist.
33. Transportfahrzeug (B), das mit einer Auslösevorrichtung (1) nach einem der Ansprüche
29 bis 31 oder einer Signalbake (Bj) nach einem der Ansprüche 21 bis 28 ausgestattet ist.
34. Station (Si), die mit einer Auslösevorrichtung (1) nach einem der Ansprüche 29 bis 31 oder einer
Signalbake (Bj) nach einem der Ansprüche 21 bis 28 ausgestattet ist.