(19)
(11) EP 1 488 769 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
22.12.2004  Bulletin  2004/52

(21) Numéro de dépôt: 04356100.0

(22) Date de dépôt:  17.06.2004
(51) Int. Cl.7A61G 5/14
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HU IE IT LI LU MC NL PL PT RO SE SI SK TR
Etats d'extension désignés:
AL HR LT LV MK

(30) Priorité: 19.06.2003 FR 0307413

(71) Demandeur: Lifestand International S.A.
1650 Sion (CH)

(72) Inventeur:
  • Laffin, Francois Xavier
    1950 Sion (CH)

(74) Mandataire: Le Cacheux, Samuel L.R. 
Cabinet Beau de Loménie, 51, avenue Jean-Jaurès, B.P. 7073
69301 Lyon Cedex 07
69301 Lyon Cedex 07 (FR)

   


(54) Fauteuil verticalisateur à moyens amovibles de maintien des jambes


(57) Le fauteuil verticalisateur pour handicapés et invalides comprend un châssis supportant une structure articulée comprenant un dossier, une assise, un repose-pied (33) supporté par deux montants et des moyens de maintien des jambes, en partie au moins amovibles.
Les moyens de maintien comprennent :

■ deux potences, chacune adaptée sur un montant (27) du repose-pied pour s'étendre, dans une position de travail (T), vers l'avant du fauteuil, et pourvues, en partie avant, de moyens (80) de fixation situés en position de travail (T) à distance du montant correspondant,

■ et un élément amovible d'appui frontal pour les deux jambes de l'utilisateur, adapté sur les moyens de fixation (80) des potences, de manière à s'étendre entre les potences.


Le fauteuil verticalisateur pour handicapés et invalides comprend un châssis supportant une structure articulée comprenant un dossier, une assise, un repose-pied (33) supporté par deux montants et des moyens de maintien des jambes, en partie au moins amovibles.
Les moyens de maintien comprennent :

■ deux potences, chacune adaptée sur un montant (27) du repose-pied pour s'étendre, dans une position de travail (T), vers l'avant du fauteuil, et pourvues, en partie avant, de moyens (80) de fixation situés en position de travail (T) à distance du montant correspondant,

■ et un élément amovible d'appui frontal pour les deux jambes de l'utilisateur, adapté sur les moyens de fixation (80) des potences, de manière à s'étendre entre les potences.






Description


[0001] La présente invention concerne les fauteuils utilisés par les handicapés et les invalides et elle vise, indifféremment, les fauteuils roulants, pliants ou non.

[0002] L'objet de l'invention vise, plus particulièrement, les fauteuils du genre comportant une structure articulée comprenant un dossier, une assise et un repose-pieds associés à un organe moteur permettant d'aider ou de commander la verticalisation ou l'abaissement de la structure articulée par rapport à un châssis porteur.

[0003] Ces fauteuils représentent, incontestablement, un réel progrès car ils permettent, outre la mobilisation indispensable, la verticalisation du sujet, également indispensable, pour éviter les dégradations physiques découlant d'un maintien prolongé en position assise.

[0004] La technique antérieure propose un certain nombre de solutions pour réaliser des fauteuils comportant une structure articulée de verticalisation.

[0005] Ces différentes propositions ont leurs avantages et leurs inconvénients mais permettent, en général, de verticaliser, au moins partiellement, un sujet de façon correcte.

[0006] On a, cependant, constaté que de tels fauteuils ne pouvaient pas être utilisés par tous les sujets handicapés ou invalides. En effet, pour certains handicaps ou invalidités, le sujet ne possède pas ou plus suffisamment de contrôle musculaire pour se maintenir en position stable contre le plan d'appui de verticalisation que représente la structure articulée élevée d'un fauteuil.

[0007] Dans de tels cas, la verticalisation représente un réel danger pour le sujet qui, en l'absence d'autocontrôle, risque de tomber en étant entraîné en déplacement latéral ou par fléchissement des jambes ou, encore, par affaissement du tronc.

[0008] Or, la possibilité de verticalisation est importante pour tous les handicapés ou invalides et peut-être encore plus pour ceux qui ne possèdent pas de contrôle physique, comme dans les cas évoqués ci-dessus.

[0009] Pour régler ce problème, il a été proposé de mettre en oeuvre, d'une part, au niveau du torse, une sangle de maintien thoracique fixée sur la structure du dossier et, d'autre part, au niveau des jambes, une sangle genouillère, fixée sur des montants de support du repose-pieds et soutenant, simultanément, les deux jambes de l'utilisateur du fauteuil.

[0010] De telles sangles thoraciques et jambières doivent être considérées comme aptes à répondre, essentiellement, au problème de verticalisation et de maintien du sujet dans les phases de verticalisation et d'abaissement de la structure articulée, de telle manière que le corps dudit sujet soit convenablement maintenu en toute sécurité.

[0011] Le recul maintenant disponible concernant l'utilisation de tels fauteuils verticalisateurs a, toutefois, mis en évidence la nécessité de perfectionner certains des moyens techniques mis en oeuvre pour assurer le maintien corporel et, plus particulièrement, les moyens de maintien inférieur, destinés à assurer le blocage en fléchissement des membres inférieurs du sujet par immobilisation des jambes, immédiatement en dessous de l'articulation des genoux.

[0012] En effet, il a été constaté que c'est justement à ces endroits que les contraintes d'immobilisation sont les plus concentrées et que ces contraintes sont en rapport avec la fréquence et la durée de verticalisation, mais aussi avec la taille et le poids du sujet.

[0013] Pour des pratiques de verticalisation de durée relativement longue et se succédant, sans qu'interviennent des phases intermédiaires dans lesquelles le sujet adopte, pour des durées relativement longues, une position assise, il a été constaté l'apparition de traumatismes, voire d'escarres, induisant, soit des douleurs, soit des dégradations locales qui sont mal supportées par le sujet handicapé, en raison, notamment, de la propension de la sangle jambière à resserrer l'un contre l'autre les genoux de l'utilisateur.

[0014] Le besoin s'est donc fait sentir de pouvoir remédier à cet inconvénient.

[0015] Ainsi, un brevet FR 2 813 520 a proposé de mettre en oeuvre, en tant que dispositif de maintien corporel inférieur, deux demi-jambières constituées de deux arceaux portés par des supports d'articulation sur deux montants supportant le repose-pieds, les deux demi-jambières étant reliées entre elles par un système central de verrouillage. La mise en oeuvre d'un tel système de maintien corporel inférieur permet, effectivement, de réduire les risques d'apparition d'escarres au niveau des genoux et des zones d'appui des jambes sur les jambières, mais présente, toutefois, l'inconvénient d'être particulièrement encombrante, notamment en position assise du fauteuil, alors même que l'usage des jambières n'est plus nécessaire.

[0016] De plus, lors de leur ouverture, de telles jambières encombrent l'espace latéral du fauteuil. Par ailleurs, de telles jambières ou dispositifs de maintien corporel inférieur, alourdissent sensiblement le poids du fauteuil verticalisateur, de sorte qu'elles ne sont pas toujours adaptées dans le cas d'un fauteuil à propulsion manuelle, pour lequel l'utilisateur recherche un compromis de confort et de légèreté.

[0017] Ainsi, il apparaît donc le besoin de disposer d'un nouveau type de moyens de maintien des jambes, qui soit à même d'offrir un confort satisfaisant et, notamment, d'apporter une solution au problème posé par l'usage d'une simple sangle de maintien, tout en ne présentant pas les inconvénients de poids et d'encombrement attachés aux moyens de maintien corporel inférieurs proposés par le brevet FR 2 813 520.

[0018] Afin de répondre à ce besoin, l'invention concerne un fauteuil verticalisateur pour handicapés et invalides comprenant un châssis supportant une structure articulée comprenant un dossier, une assise, un repose-pied supporté par deux montants et des moyens de maintien des jambes, en partie au moins amovibles,

[0019] Selon l'invention, ce fauteuil est caractérisé en ce que les moyens de maintien comprennent :

■ deux potences, chacune adaptée sur un montant du repose-pied pour s'étendre, dans une position de travail, vers l'avant du fauteuil, et pourvues, en partie avant, de moyens de fixation situés en position de travail à distance du montant correspondant,

■ et un élément amovible d'appui frontal pour les deux jambes de l'utilisateur, adapté sur les moyens de fixation des potences, de manière à s'étendre entre les potences.



[0020] La mise en oeuvre de telles potences de fixation, offrant des moyens de fixation situés à distance des montants, évite, lors de la mise en place de l'élément amovible d'appui frontal, que ce dernier soit souple ou rigide, l'application de contraintes latérales sur les jambes de l'utilisateur tendant à rapprocher l'une contre l'autre ces dernières et, notamment, d'amener en frottement les genoux de l'utilisateur.

[0021] Selon une caractéristique de l'invention, afin de limiter mieux encore le risque de contrainte l'une contre l'autre des jambes de l'utilisateur, les parties avant des potences sont, en position de travail au moins, chacune immobilisée dans un plan frontal par rapport au montant correspondant.

[0022] Selon une caractéristique de l'invention, les potences ne sont pas amovibles et seul l'élément d'appui frontal se trouve amovible. Selon cette forme de réalisation, chaque potence est alors solidaire du montant correspondant et en étant mobile dans un plan vertical, entre une position escamotée et la position de travail en extension vers l'avant du fauteuil et comprend, à son extrémité avant, des moyens de fixation de l'élément d'appui frontal amovible.

[0023] Selon une caractéristique de l'invention, chaque potence présente une forme arquée dont la concavité est en position escamotée orientée vers 'lavant et qui définit deux branches, dites supérieure et inférieure, la branche supérieure étant pourvue, à son extrémité distale ou avant, des moyens de fixation de l'élément amovible d'appui frontal.

[0024] Les potences peuvent alors être liées de toute façon appropriée aux montants correspondant, afin de pouvoir connaître le mouvement entre leurs positions escamotée et de travail en extension vers l'avant du fauteuil.

[0025] De manière préférée mais non strictement nécessaire, chaque potence présente, à cet effet, une forme arquée dont la concavité est en position escamotée orientée vers 'lavant et qui définit deux branches, dites supérieure et inférieure, la branche supérieure étant pourvue, à son extrémité distale, des moyens de fixation de l'élément amovible d'appui frontal.

[0026] Selon une caractéristique de l'invention, les branches avant et arrière de chaque potence comprennent chacune une lumière, destinée à recevoir un pion, solidaire du montant correspondant, destiné à maintenir et guider la potence. La lumière de la branche inférieure est alors, de préférence mais non exclusivement, pourvue, à son extrémité inférieure, d'une encoche de verrouillage, destinée à recevoir, en position de travail, le pion de guidage correspondant, de manière à assurer un blocage du mouvement de la potence lorsqu'un effort vers l'avant est exercé sur l'extrémité distale de la branche supérieure.

[0027] Selon l'invention, l'élément d'appui frontal peut être réalisé de différentes façons. Ainsi, selon une forme de réalisation, l'élément d'appui frontal comprend une plaque rigide équipée, en partie arrière, d'au moins un coussin d'appui pour les jambes de l'utilisateur du fauteuil.

[0028] Selon une autre forme de réalisation, l'élément d'appui frontal comprend au moins une sangle reliant les deux potences.

[0029] Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description ci-dessous effectuée en référence aux dessins annexés qui illustrent différentes formes non limitatives de réalisation d'un fauteuil verticalisateur selon l'invention.

[0030] La fig. 1 est une perspective schématique d'un fauteuil roulant conforme à l'invention.

[0031] La fig. 2 est une élévation, en vue de droite, du fauteuil selon la fig. 1.

[0032] La fig. 3 est une élévation, sensiblement analogue à la fig. 2, du fauteuil en position debout.

[0033] La fig. 4 est une élévation, analogue à la fig. 2, montrant une forme préférée de réalisation de moyens de maintien des jambes selon l'invention.

[0034] La fig. 5 est une perspective, analogue à la fig. 1, illustrant les moyens de maintien selon la fig. 4.

[0035] Les fig. 6 et 7 sont des vues, analogues respectivement aux fig. 4 et 5, montrant une étape de mise en oeuvre des moyens de maintien des jambes illustrés aux fig. 4 et 5.

[0036] L'invention concerne un fauteuil verticalisateur roulant 1, tel qu'illustré aux fig. 1 à 3, à propulsion manuelle, étant entendu que le fauteuil pourrait, également, être motorisé et à propulsion électrique, par exemple.

[0037] Un tel fauteuil comprend un châssis, composé de demi-châssis latéraux 3 et 4, réunis entre eux par des traverses 5 et 6. Ces différents éléments constitutifs définissent une armature porteuse pourvue de roues motrices 10 et de roues directrices orientables 11.

[0038] Tel qu'illustré, le châssis 2 correspond à un fauteuil de conception rigide, mais il est bien évident qu'une conformation sensiblement analogue pourrait être retenue pour un fauteuil repliable. En effet, dans un tel cas, les traverses rigides 5 et 6 sont alors remplacées par des éléments pliants de conception connue en soi.

[0039] Le châssis 2, décrit ci-dessus, est équipé d'un dispositif verticalisateur qui est réalisé sous la forme d'une structure articulée 12 portée par le châssis 2. La structure articulée 12 est constituée par deux systèmes articulés latéraux, symétriques par rapport à un plan sagittal P et qui sont plus particulièrement visibles aux fig. 2 et 3. Chaque système articulé 13 est destiné à être adapté latéralement sur le châssis 2, par exemple au niveau de chacun des demi-châssis 3 et 4.

[0040] Chaque système 13 articulé comprend un premier quadrilatère déformable 17 constitué de deux barres 18 et 19, respectivement dite supérieure et inférieure, bien qu'elles ne soient pas disposées, dans la représentation illustrée fig. 3, dans un même plan vertical. Les barres 18 et 19 sont réunies, par leur partie terminale postérieure, par un élément ou une pièce d'écartement 20 et sont montées sur le châssis 2, à proximité de la partie frontale de ce dernier, par un premier point d'articulation 21 concernant la barre supérieure 18 et par un second point d'articulation 22 concernant la barre inférieure 19. Dans le cas présent, le point d'articulation 21 est prévu en partie supérieure du demi-châssis correspondant 3, 4 alors que le point d'articulation 22 est situé sur ce même demi-châssis en arrière et dessous le point d'articulation 21.

[0041] Dans l'exemple illustré, l'élément d'écartement 20 est prévu pour correspondre à la distance séparant les points d'articulation 21 et 22, de sorte que le quadrilatère 17 présente la forme privilégiée d'un parallélogramme déformable, sans qu'une telle forme puisse être considérée comme nécessaire à la réalisation d'un fauteuil selon l'invention.

[0042] Chaque système articulé 13 comprend, en outre, un second quadrilatère déformable 26, schématisé aux fig. 2 et 3 en traits mixtes, reliant le premier quadrilatère déformable à un jambage ou montant 27 destiné à supporter, seul ou en combinaison avec le jambage ou montant homologue, un repose-pied 33.

[0043] Chaque système articulé 13 comprend, enfin, une armature de dossier comprenant deux montants 35, chacun articulé sur le premier quadrilatère 13, à l'opposé du second quadrilatère 26, par l'intermédiaire de la pièce d'écartement 20. Selon l'exemple illustré, les montants 35 de dossier sont, par ailleurs, reliés par une traverse 36.

[0044] Afin de permettre un passage de la structure articulée 12 de la position d'abaissement assise A, telle qu'illustrée à la fig. 2, à la position de verticalisation ou debout B, telle qu'illustrée à la fig. 3, chaque système articulé comprend un ensemble de manoeuvre 40, interposé entre le premier quadrilatère 17 et le châssis 2 et, plus particulièrement, le demi-châssis 4 correspondant.

[0045] Chaque ensemble de manoeuvre 40 comprend un premier levier 41, articulé sur la partie arrière du châssis, par l'intermédiaire d'un pivot 42 et, à l'extrémité d'un second levier 43, par l'intermédiaire d'un pivot 44. L'autre extrémité du second levier 43 est alors articulée sur le premier quadrilatère et, selon l'exemple illustré, sur la barre inférieure 19, par l'intermédiaire d'un pivot 45 et d'une pièce de fixation 46 solidaire du second levier 43.

[0046] Chaque ensemble de manoeuvre comprend, également, une poignée de manoeuvre 49 qui pourrait être qualifiée de multiprises, dans la mesure où elle doit permettre, à l'utilisateur du fauteuil, d'appliquer un effort sur cette poignée, tant dans le cadre de la position d'abaissement ou assise illustrée à la fig. 2, que dans le cade de la position de verticalisation B illustrée à la fig. 3 et pendant la phase de transition ou mouvement de verticalisation-abaissement.

[0047] Afin de faciliter le mouvement de verticalisation-abaissement, le fauteuil verticalisateur 1 comprend, également, des moyens d'assistance 50. Selon cet exemple, ces moyens d'assistance sont constitués, pour chacun des systèmes articulés, par un ressort à gaz, interposé entre le premier quadrilatère 13 et la partie avant du châssis 2.

[0048] Selon l'exemple illustré, chaque ressort à gaz 50 intègre, également, des moyens de blocage automatique qui empêchent tout mouvement du ressort et donc du système articulé qui lui est lié, tant qu'une commande de déblocage n'est pas appliquée au système de blocage du ressort. L'une au moins des poignées, de préférence celle située du côté de la main dominante de l'utilisateur, présente alors un organe de commande 51 des moyens de blocage.

[0049] Ainsi, par une action conjointe sur l'organe de commande et sur les poignées, l'utilisateur peut passer d'une position assise à une position debout et inversement.

[0050] Afin d'assurer la stabilité de l'utilisateur en position debout, l'invention prévoit de mettre en oeuvre, comme le montrent plus particulièrement les fig. 4 à 7, des moyens 60 de maintien des jambes de l'utilisateur, disposés au niveau des genoux de ce dernier ou juste en dessous. Les moyens de maintien 60 comprennent deux potences 61 qui sont chacune adaptées sur un montant 27 du repose-pieds.

[0051] Chaque potence 61 est alors solidaire du montant 27 correspondant, en étant mobile entre une position escamotée E, telle qu'illustrée aux fig. 4 et 5, et une position de travail T en extension vers l'avant, telle qu'illustrée aux fig. 10 et 11. Selon l'exemple illustré, chaque potence 61 présente alors une forme arquée dont la concavité, en position escamotée, est orientée vers l'avant. Chaque potence présente deux branches, dites respectivement supérieure 70 et inférieure 71. Afin de permettre le mouvement de chacune des potences, chaque branche 70 et 71 est pourvue d'une lumière 72 et 73 dans laquelle est adapté un pion 75, 76 solidaire du montant 27 correspondant.

[0052] Ainsi, il est possible, compte tenu de la coopération des lumières oblongue 73 et/ou arquée 72 et des pions, de faire coulisser chaque potence 61 entre sa position escamotée E et sa position de travail T. Chaque potence 61 présente, de plus, au niveau de son extrémité distale 64 de sa branche supérieure 70, des moyens d'accrochage 80 pour un élément d'appui frontal 65 qui, selon l'exemple illustré, est réalisé sous la forme d'une plaque rigide 81 présentant, à chacune de ses extrémités, des moyens de fixation 82, tels qu'une encoche destinée à venir s'engager sur un pion offert par l'extrémité distale de la potence et formant les moyens d'accrochage 80. La plaque rigide 81 est, par ailleurs, pourvue, sur sa face arrière, d'un coussin 83 d'amortissement et d'appui. Il doit être remarqué que, selon l'invention, l'élément d'appui frontal 65 forme un ensemble unitaire qui reçoit en appui les deux jambes de l'utilisateur. Bien entendu, la plaque 81, qui forme un élément structurel rigide de reprise des efforts appliqués par les deux jambes de l'utilisateur, pourrait être réalisée d'une autre manière, telle que, par exemple, sous la forme d'une poutre tubulaire assurant la rigidité de l'élément 65.

[0053] Les moyens de maintien 60 des jambes, tels que décrits précédemment, sont mis en oeuvre de la manière suivante. Lorsque l'utilisateur souhaite passer en position debout, il déplace les potences 61 de manière à les positionner en extension T, tel qu'illustré aux fig. 6 et 7. Dans cette position T, chaque potence offre alors un point de fixation 80, situé à distance des montants 27, pour l'élément d'appui frontal 65 qui est engagé par ces encoches sur les pions 80 offerts par les potences 61. L'utilisateur peut alors engager son processus de verticalisation.

[0054] Il est à noter que, afin d'assurer la stabilité des potences en position d'extension, chaque lumière 70 des branches inférieures 71 présentent, de manière préférée mais non strictement nécessaire, une encoche 85 destinée à recevoir le pion 75 correspondant lorsqu'un effort est exercé vers l'avant sur l'élément d'appui 65 en position de travail T.

[0055] Il est à noter que le caractère rigide de l'élément d'appui 65, 81, ainsi que des potences 61, permet de parfaitement maintenir les jambes de l'utilisateur sans appliquer aucune contrainte latérale sur ces dernières.

[0056] Lorsque l'utilisateur a regagné sa position assise, il lui est possible de retirer l'élément d'appui frontal et de repositionner, en position escamotée, les potences.

[0057] Dans cet état, plus particulièrement illustré à la fig. 5, l'avant du fauteuil verticalisateur conforme à l'invention se trouve alors parfaitement dégagé et l'utilisateur ne se trouve pas entravé dans ses déplacements par les moyens d'appui frontal.


Revendications

1. Fauteuil verticalisateur pour handicapés et invalides comprenant un châssis supportant une structure articulée comprenant un dossier, une assise, un repose-pied (33) supporté par deux montants (37) et des moyens (60) de maintien des jambes, en partie au moins amovibles,
   caractérisé en ce que les moyens de maintien (60) comprennent :

■ deux potences (61), chacune adaptée sur un montant (27) du repose-pied pour s'étendre, dans une position de travail (T), vers l'avant du fauteuil, et pourvues, en partie avant, de moyens (80) de fixation situés en position de travail (T) à distance du montant correspondant (37),

■ et un élément amovible (65) d'appui frontal pour les deux jambes de l'utilisateur, adapté sur les moyens de fixation (80) des potences (61), de manière à s'étendre entre les potences (61).


 
2. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités avant des potences sont, en position de travail (T), au moins chacune immobilisée dans un plan frontal par rapport au montant (27) correspondant.
 
3. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque potence (61) est solidaire du montant (27) correspondant en étant mobile dans un plan vertical (P), entre une position escamotée (E) et la position de travail (T) en extension vers l'avant du fauteuil et comprend, à son extrémité avant, des moyens (80) de fixation de l'élément d'appui frontal amovible (65).
 
4. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque potence (61) présente une forme arquée dont la concavité est en position escamotée (E) orientée vers l'avant et qui définit deux branches, dites supérieure (70) et inférieure (71), la branche supérieure (70) étant pourvue, à son extrémité distale, des moyens (80) de fixation de l'élément amovible d'appui frontal (65).
 
5. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 4, caractérisé en ce que les branches supérieure (70) et inférieure (71) de chaque potence (61) comprennent chacune une lumière (73, 72), destinée à recevoir un pion (75, 76), solidaire du montant (27) correspondant, destiné à maintenir et guider la potence (61), la lumière de la branche inférieure (72) étant pourvue, à son extrémité inférieure, d'une encoche de verrouillage (85), destinée à recevoir, en position de travail (T), le pion de guidage correspondant (75), de manière à assurer un blocage du mouvement de la potence (61) lorsqu'un effort vers l'avant est exercé sur l'extrémité distale de la branche supérieure (70).
 
6. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'élément d'appui frontal (65) comprend une plaque rigide (81) équipée, en partie arrière, d'au moins un coussin (83) d'appui pour les jambes de l'utilisateur du fauteuil.
 
7. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'élément d'appui frontal (65) comprend au moins une sangle reliant les deux potences.
 




Dessins
















Rapport de recherche