DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention se rapporte de façon générale à un élément creux disposant
d'au moins une extrémité de raccord apte à être assemblée par raboutage à un élément
annexe, ce dernier prenant par exemple la forme d'un élément creux identique ou similaire.
[0002] Plus particulièrement, cet élément creux peut être du type tronçon de tuyauterie
comprenant au moins une tôle ainsi qu'au moins une soudure/brasure permettant l'assemblage
de deux bords de tôle adjacents. Dans un tel cas, l'invention trouve alors une application
toute particulière dans le domaine de l'évacuation des eaux pluviales.
[0003] Néanmoins, l'invention n'est pas limitée aux tronçons de tuyauterie mais se rapporte
à tout élément creux comportant une ou plusieurs tôles métalliques ou non, assemblées
par soudage/brasage, l'élément creux pouvant être de géométrie axisymétrique ou non,
d'épaisseur variable ou constante, et de géométrie linéaire ou non. A titre indicatif,
des applications possibles sont des conduits d'évacuation de fluides gazeux, par exemple
du type traversant des systèmes de ventilation ou des pots d'échappement de véhicules
automobiles.
[0004] Par ailleurs, l'invention concerne également un procédé de fabrication d'un tel élément
creux.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0005] Dans le domaine technique des tronçons de tuyauterie pour l'évacuation des eaux pluviales,
on connaît une réalisation classique consistant à mettre en forme une unique tôle
de zinc, afin que deux de ses bords se chevauchent pour être ensuite solidarisés à
l'aide d'un cordon de brasure à l'étain, sur toute la longueur du tronçon en forme
d'élément creux.
[0006] Si cette technique employée reste globalement satisfaisante en termes de réalisation
de l'élément creux, elle présente néanmoins certains inconvénients lorsqu'il s'agit
de rabouter celui-ci à un élément annexe, au niveau d'une extrémité de raccord de
cet élément creux dont la géométrie doit être modifiée par rapport à une géométrie
initiale, afin de permettre l'emboîtement de l'élément annexe, par exemple en son
intérieur.
[0007] A ce titre, pour assurer le raboutage de l'élément creux avec un élément annexe,
ainsi que leur réglage et ajustage réciproques, il est généralement procédé à une
opération de débrasage du cordon de brasure au niveau de l'extrémité de raccord concernée,
dans le but de pouvoir écarter ou resserrer les deux bords de la tôle en zinc mise
en forme. Dans le cas où les deux bords de la tôle en zinc sont écartés l'un de l'autre,
le raboutage se poursuit ensuite en faisant pénétrer l'élément annexe à l'intérieur
de l'extrémité de raccord aux bords désolidarisés. Il est noté que cette opération
de débrasage est nécessaire dans tous les cas où les dimensions respectives de l'élément
creux et de l'élément annexe ne permettent pas d'effectuer un simple emboîtement par
friction de ces deux éléments.
[0008] Par la suite, les bords de l'élément creux, s'ils ont été écartés, sont rabattus
sur l'élément annexe, puis les deux éléments raboutés sont brasés afin d'obtenir une
liaison mécanique rigide entre ces derniers.
[0009] Typiquement, sur un chantier, l'opération d'ouverture des bords de tôle d'une extrémité
de raccord de l'élément creux, destinée à coopérer avec une extrémité de raccord de
l'élément annexe, a toujours été difficile à mettre en oeuvre. En effet, elle nécessite
d'une part le maintien de l'élément creux, et d'autre part l'emploi de divers outils
spécifiques tels qu'un fer à souder pour faire fondre le métal d'apport du cordon
de brasure, et tels qu'une paire de pinces ou lamelles métalliques fines pour assurer
l'écartement des deux bords de tôle.
[0010] La difficulté de cette opération réside dans le fait que la fonte du métal d'apport
et l'écartement ou le resserrement des bords de tôle doivent être réalisés simultanément.
Effectivement, la présence d'un métal d'apport tel que l'étain implique que les bords
de tôle se solidarisent d'eux-mêmes s'ils ne sont pas écartés ou resserrés pendant
que le métal d'apport reste fondu. Par conséquent, cette opération d'ouverture est
difficilement maîtrisable, et peut naturellement provoquer des amorces de rupture
dans l'élément creux au niveau du cordon de brasure, pouvant obliger un opérateur
à rebraser tout ou partie de cet élément creux.
[0011] Ainsi, outre les risques liés à la possibilité d'avoir à effectuer des opérations
supplémentaires de rebrasage, il est noté que la conception même de ces éléments creux
est relativement néfaste en termes de facilité procurée à l'opérateur effectuant le
raboutage des deux éléments, ainsi qu'en termes de temps de réalisation d'un tel raboutage.
De plus, le caractère délicat de cette réalisation nécessite un savoir-faire spécifique.
[0012] Une autre solution connue de l'art antérieur consiste à assembler les bords de tôle
par soudage, avec ou sans métal d'apport, afin d'obtenir l'élément creux en forme
de tronçon de tuyauterie.
[0013] Cependant, le cordon de soudure obtenu rend l'opération d'ouverture des bords de
l'extrémité de raccord quasiment impossible à réaliser, en raison de la grande solidité
du cordon constitué d'un mélange homogène des métaux solidifiés.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0014] L'invention a donc pour but de proposer un élément creux disposant d'au moins une
extrémité de raccord apte à être assemblée par raboutage à un élément annexe, l'élément
creux remédiant au moins partiellement aux inconvénients mentionnés ci-dessus relatifs
aux réalisations de l'art antérieur.
[0015] Plus précisément, le but de la présente invention est de présenter un élément creux
comprenant au moins une tôle ainsi qu'au moins une soudure/brasure permettant l'assemblage
de deux bords de tôle adjacents, et dont la conception permet d'envisager un raboutage
avec un élément annexe, un réglage ainsi qu'un ajustement simplifiés par rapport à
ceux opérés dans l'art antérieur.
[0016] En outre, l'invention a pour but de fournir un procédé de fabrication d'un tel élément
creux.
[0017] Pour ce faire, l'invention a tout d'abord pour objet un élément creux disposant d'au
moins une extrémité de raccord apte à être assemblée par raboutage à un élément annexe,
l'élément creux comprenant au moins une tôle ainsi qu'au moins une soudure/brasure
permettant l'assemblage de deux bords de tôle adjacents. Selon l'invention, au niveau
d'au moins une extrémité de raccord, au moins une soudure/brasure comprend une zone
fragilisée.
[0018] Avantageusement, avec la conception spécifique de l'élément creux selon l'invention,
la désolidarisation des bords de tôle au niveau d'au moins une extrémité de raccord,
et par exemple au niveau de chaque extrémité de raccord, peut être effectuée facilement
et rapidement par un opérateur, en procédant à la rupture de chaque zone fragilisée
de chaque soudure/brasure, préférentiellement à l'aide d'un outillage manuel classique
tel qu'une paire de pinces, un cutter, ou encore un tournevis.
[0019] Chaque zone fragilisée est effectivement conçue de manière à pouvoir être rompue
facilement par un opérateur disposant d'un outillage mécanique simple, tout en étant
capable d'assurer l'assemblage géométrique des bords de tôle de l'élément creux, afin
que ce dernier conserve sa forme initiale lorsque cet élément n'à pas à être rabouté
à un élément annexe, ou lorsque cet élément est rabouté à un élément annexe sans que
cela ne nécessite de modification de sa forme initiale.
[0020] De cette façon, le raboutage de l'élément creux avec un élément annexe, tel qu'un
élément creux identique ou similaire, ne nécessite plus la mise en oeuvre de moyens
assurant la fonte de la brasure. De plus, une fois les bords écartés par simple rupture
de chaque zone fragilisée présente au niveau de l'extrémité de raccord concernée,
l'élément annexe peut être inséré à l'intérieur de l'élément creux, de la même façon
que celle rencontrée antérieurement. De la même manière, si les bords sont resserrés
suite à la rupture de chaque zone fragilisée, c'est alors l'élément creux qui peut
être inséré à l'intérieur de l'élément annexe.
[0021] Par conséquent, le temps nécessaire pour réaliser cet assemblage est considérablement
réduit par rapport à celui requis avec les éléments creux de l'art antérieur.
[0022] Par ailleurs, la longueur de chaque zone fragilisée est avantageusement prévue pour
pouvoir assurer un bon emboîtement de l'élément annexe dans l'extrémité de raccord
associée lorsque les bords sont écartés et que cette zone fragilisée est totalement
rompue, de sorte que l'opérateur réalisant l'écartement des bords de tôle n'a pas
à se soucier de la distance sur laquelle la rupture doit être effectuée. Cette rupture
sera en effet directement stoppée à l'endroit souhaité par l'autre partie de la soudure/brasure,
prenant de préférence la forme d'un cordon de soudure/brasure classique, dès que l'intégralité
de la zone fragilisée de cette soudure/brasure aura été rompue.
[0023] A ce titre, il est également précisé que les risques d'amorce de rupture de l'élément
creux, rencontrés dans l'art antérieur en raison de la présence de moyens assurant
la fonte de la brasure, sont naturellement totalement réduits à néant.
[0024] De préférence, chaque zone fragilisée comprend au moins un point de soudure/brasure.
Cependant, une solution alternative pourrait consister à prévoir que chaque zone fragilisée
est un cordon de soudure/brasure, sans sortir du cadre de l'invention. Dans ce dernier
cas, le cordon de soudure/brasure, constituant bien entendu une soudure/brasure continue,
serait naturellement réalisé de manière à pouvoir être facilement rompu.
[0025] De plus, on peut prévoir que l'élément creux comporte une tôle unique mise en forme
de sorte que deux bords soient adjacents, les deux bords adjacents étant assemblés
à l'aide d'une unique soudure/brasure.
[0026] Dans une telle configuration, l'unique soudure/brasure est préférentiellement constituée
d'un cordon de soudure/brasure prolongé par au moins une zone fragilisée. D'autre
part, il serait également possible de prévoir que l'unique soudure/brasure soit constituée
d'une zone comportant une pluralité de points de soudure/brasure, cette zone étant
prolongée par au moins une zone fragilisée.
[0027] Ainsi, il est à comprendre que chaque soudure/brasure de l'élément creux dispose
d'une zone non fragilisée ainsi que d'au moins une zone fragilisée prolongeant cette
zone non fragilisée, et que d'une part chaque zone non fragilisée peut indifféremment
être constituée d'un cordon de soudure/brasure ou d'une pluralité de points de soudure/brasure,
et que d'autre part chaque zone fragilisée peut indifféremment être constituée d'un
cordon de soudure/brasure ou d'un ou plusieurs points de soudure/brasure.
[0028] De manière préférée, l'élément creux présente une forme tubulaire, et constitue un
tronçon de tuyauterie.
[0029] Enfin, on peut prévoir que l'élément creux comporte deux extrémités de raccord, et
que chaque tôle est métallique.
[0030] D'autre part, l'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un élément creux
disposant d'au moins une extrémité de raccord apte à être assemblée par raboutage
à un élément annexe, l'élément creux comprenant au moins une tôle ainsi qu'au moins
une soudure/brasure permettant l'assemblage de deux bords de tôle adjacents, le procédé
comprenant une étape de réalisation de chaque soudure/brasure effectuée de sorte qu'au
niveau d'au moins une extrémité de raccord de l'élément creux, au moins une soudure/brasure
comprend une zone fragilisée.
[0031] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description
détaillée non limitative ci-dessous.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0032] Cette description sera faite au regard des dessins annexés parmi lesquels ;
- la figure 1 représente une vue partielle en perspective d'un élément creux selon un
premier mode de réalisation préféré de la présente invention,
- la figure 2 représente une vue partielle de face de deux éléments creux identiques
raboutés, tels que celui représenté sur la figure 1, et
- la figure 3 représente une vue partielle en perspective d'un élément creux selon un
second mode de réalisation préféré de la présente invention.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PRÉFÉRÉS
[0033] En référence à la figure 1, il est représenté un élément creux 1 selon un premier
mode de réalisation préféré de la présente invention.
[0034] Il est précisé que dans ce mode de réalisation préféré, l'élément creux 1 prend la
forme d'un tronçon de tuyauterie, par exemple destiné à l'évacuation des eaux pluviales.
[0035] Comme on peut l'apercevoir sur la figure 1, l'élément creux 1 comporte une unique
tôle 2, de préférence en zinc, mais pouvant être réalisée à l'aide de tout autre matériau
métallique ou non-métallique.
[0036] La tôle 2 est mise en forme de façon à ce que l'élément creux 1 présente une forme
sensiblement tubulaire de section circulaire. Pour ce faire, deux bords de tôle 2a
et 2b parallèles et opposés de la tôle 2 initialement plane et de forme rectangulaire
sont amenés de façon à être adjacents, et de sorte que l'un recouvre partiellement
l'autre sur toute la longueur de l'élément creux 1, selon un axe principal longitudinal
4 de ce dernier. Après recouvrement des bords 2a et 2b, la tôle 2 présente alors facilement
la forme souhaitée sensiblement tubulaire de section circulaire.
[0037] Les bords de tôle 2a et 2b de la tôle 2 sont solidarisés l'un à l'autre par l'intermédiaire
d'une unique soudure 6 s'étendant sur toute la longueur de l'élément creux 1, parallèlement
à l'axe principal longitudinal 4 de ce dernier. Bien entendu, la soudure 6 effectuée
avec ou sans apport pourrait être remplacée par une brasure, sans sortir du cadre
de l'invention.
[0038] L'élément creux 1 comporte deux extrémités ouvertes et opposées 1a et 1b, chacune
permettant l'accès à un espace intérieur cylindrique 8 de cet élément creux 1. Chaque
extrémité 1a et 1b est considérée comme une extrémité de raccord apte à être assemblée
par raboutage à un élément annexe (non représenté sur cette figure). A ce titre, il
est à comprendre par « extrémité de raccord » une extrémité de l'élément creux 1 apte
à être emboîtée avec un élément annexe, que cette extrémité ait ou non à subir une
modification de sa géométrie pour pouvoir assurer l'emboîtement. Néanmoins, comme
cela sera exposé plus clairement ci-dessous, dans ce premier mode de réalisation préféré
de la présente invention, seule l'extrémité de raccord 1a est dotée d'une zone fragilisée
qui est susceptible d'être rompue facilement afin de pouvoir permettre le modification
de la géométrie de cette extrémité. En revanche, l'autre extrémité de raccord 1b est
sensiblement identique à celle prévue dans l'art antérieur, à savoir qu'elle dispose
d'une soudure/brasure classique rendant la séparation des deux bords de tôle 2a et
2b très difficile.
[0039] Bien entendu, il serait également possible de prévoir que l'extrémité de raccord
1b soit de conception analogue à celle de l'extrémité de raccord 1a, sans sortir du
cadre de l'invention. D'autre part, il est indiqué que cette extrémité de raccord
1b peut naturellement être assemblée à un élément annexe, par exemple également par
raboutage, mais sans que sa géométrie ne soit modifiée.
[0040] Toujours en référence à la figure 1, on peut voir que la soudure 6 se présente sous
la forme d'un cordon de soudure 10 s'étendant de façon continue et sensiblement homogène
depuis l'extrémité de raccord 1b, et étant prolongé par une zone fragilisée 12 située
au niveau de l'extrémité de raccord 1a de l'élément 1.
[0041] Plus précisément, la zone fragilisée 12 s'étendant parallèlement à l'axe principal
longitudinal 4, au niveau de l'extrémité de raccord 1a, sur une longueur appropriée
pour que lorsque cette zone fragilisée 12 est totalement rompue par un opérateur,
tout élément annexe susceptible de coopérer avec cette extrémité de raccord 1a puisse
être correctement emboîté avec cette extrémité aux bords désolidarisés.
[0042] De préférence, la zone fragilisée 12 prend la forme d'une pluralité de points de
soudure 14, ceux-ci étant par exemple espacés régulièrement et présentant chacun une
longueur identique selon l'axe principal longitudinal 4. En d'autres termes, cette
zone fragilisée 12 peut être assimilée à une soudure discontinue, prévue de telle
sorte qu'elle puisse être rompue facilement par un opérateur disposant d'un outillage
mécanique simple, tout en étant capable d'assurer l'assemblage géométrique des bords
de tôle 2a et 2b de l'élément creux 1, afin que ce dernier conserve sa forme initiale
lorsque l'extrémité de raccord 1a de cet élément 1 n'a pas à être raboutée à un élément
annexe, ou lorsque l'extrémité de raccord 1a de cet élément 1 est raboutée à un élément
annexe sans que cela ne nécessite de modification de sa forme initiale.
[0043] Une telle zone fragilisée 12, du type soudure discontinue, est particulièrement aisée
à réaliser à l'aide d'une technique de soudage laser, bien qu'elle soit facile à mettre
en oeuvre à l'aide de toute autre technique du type TIG, MIG, faisceau d'électron,
brasage, collage, etc. En effet, le laser offre la possibilité d'effectuer des soudures
très ponctuelles, par exemple inférieures au millimètre, plus facilement qu'avec les
autres techniques énumérées ci-dessus. D'autre part, la technique de soudage laser
présente une souplesse d'exploitation qui lui permet de passer indéfiniment d'un mode
de soudure continue à un mode de soudure discontinue, et inversement. Elle est également
très indiquée pour obtenir des zones fragilisées sous forme de cordon, donc sous forme
de soudure continue. Effectivement, il suffit de modifier les paramètres de fonctionnement
du laser, en particulier sa puissance, pour que la soudure ne pénètre plus de part
en part les deux bords 2a et 2b de la tôle 2. Ainsi, la soudure obtenue est donc plus
fragile dans cette zone que dans la zone non fragilisée continue réalisée avec une
puissance supérieure. Enfin, il est précisé que les changements de paramètres du laser
peuvent s'opérer en ligne, sans avoir à procéder à l'arrêt de ce laser.
[0044] A titre d'exemple indicatif, pour un tronçon de tuyauterie en zinc d'évacuation des
eaux pluviales de 80 mm de diamètre et de 0,6 mm d'épaisseur, la longueur de la zone
fragilisée 12 peut être de l'ordre de 40 mm, et le diamètre de chaque point de soudure
14 d'environ 1 mm. Par ailleurs, le pas au niveau de la zone fragilisée 12 peut être
de l'ordre de quelques millimètres, tandis que la zone soudée non fragilisée est de
préférence réalisée de façon continue, comme cela a été exposé ci-dessus.
[0045] Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, l'élément creux 1 selon le premier
mode de réalisation préféré de la présente invention pourrait être adapté afin d'être
réalisé à l'aide d'une pluralité de tôles assemblées entre-elles par soudage. Avec
un tel agencement, une ou plusieurs soudures prévues entre les tôles pourraient alors
comporter une zone fragilisée au niveau d'au moins une extrémité de raccord de l'élément
creux, le nombre de zones fragilisées prévues pour chaque extrémité de raccord concernée
pouvant naturellement être adapté en fonction des besoins rencontrés.
[0046] A titre d'exemple illustratif, l'élément creux pourrait être conçu de sorte que pour
chaque extrémité de raccord concernée, il soit prévu deux zones fragilisées diamétralement
opposées.
[0047] L'invention se rapporte également à un procédé de fabrication d'un tel élément creux
1, dont la particularité réside dans la manière d'effectuer la soudure 6 entre les
bords de tôle 2a et 2b de la tôle 2, cette soudure 6 étant en effet réalisée de sorte
qu'au niveau de l'extrémité de raccord 1a de l'élément creux 1, elle comprenne la
zone fragilisée 12.
[0048] Dans un mode de réalisation préféré du procédé de fabrication selon l'invention,
l'étape de réalisation de la soudure 6 est mise en oeuvre de telle sorte que la plupart
des paramètres de soudage restent les mêmes durant toute cette étape, que ce soit
pour la réalisation du cordon continu 10 ou celle de la zone fragilisée discontinue
12 de la soudure 6.
[0049] Une fois l'élément creux 1 réalisé, lorsque l'on désire l'assembler par raboutage
à un élément annexe au niveau de l'extrémité de raccord 1a et que les dimensions respectives
de l'élément creux 1 et de l'élément annexe ne permettent pas d'effectuer un simple
emboîtement par friction, un opérateur peut aisément rompre la zone fragilisée 12
à l'aide d'un outillage manuel classique tel qu'une paire de pinces, un cutter, un
tournevis, ou tout autre outil susceptible de permettre la rupture de chacun des points
de soudure 14.
[0050] Lorsque la zone fragilisée 12 est par exemple totalement rompue, les bords 2a et
2b de la tôle 2 sont alors exclusivement retenus par le cordon de soudure 10 extrêmement
rigide, de sorte que l'opérateur est ainsi sûr de ne pas déformer l'élément creux
1 plus que cela n'est nécessaire pour autoriser un bon emboîtement de l'élément annexe
dans l'extrémité de raccord 1a aux bords 2a et 2b désolidarisés. Cependant, si besoin
est, la zone fragilisée 12 peut n'être rompue que partiellement, les points de soudure
restants 14 étant alors suffisamment rigides pour conserver la solidité de l'assemblage.
[0051] D'autre part, dans le but d'effectuer un emboîtement aisé, une fois que la zone fragilisée
12 est rompue ou même durant la rupture de cette dernière, les bords 2a et 2b de la
tôle 2 peuvent être écartés radialement extérieurement, ou resserrés radialement intérieurement.
[0052] A cet égard, la figure 2 montre deux éléments creux 1 identiques assemblés par raboutage,
l'extrémité de raccord 1a de l'un des deux éléments 1 coopérant alors avec l'extrémité
de raccord 1b de l'autre des deux éléments creux 1.
[0053] Après la rupture de la zone fragilisée 12 et le resserrement vers l'intérieur des
bords 2a et 2b (schématisés en pointillés sur la figure 2) de l'extrémité de raccord
1a de l'un des deux éléments 1, cette extrémité 1a peut alors être emboîtée dans l'extrémité
1b de l'autre des deux éléments 1 n'ayant fait l'objet d'aucune modification géométrique.
Ensuite, les deux éléments 1 raboutés sont définitivement solidarisés par l'intermédiaire
d'une brasure 16 sensiblement annulaire, assurant une liaison étanche et rigide entre
ces deux éléments creux 1.
[0054] Naturellement, ces opérations peuvent être réitérées autant de fois que nécessaire
en ajoutant progressivement des éléments creux 1 à l'ensemble présenté sur la figure
2, afin d'obtenir une conduite d'évacuation des eaux pluviales d'une longueur et d'une
forme déterminées.
[0055] Par ailleurs, il est indiqué que l'élément annexe, prévu pour être emboîté dans l'extrémité
de raccord 1a, peut indifféremment disposer d'un diamètre extérieur supérieur ou inférieur
au diamètre intérieur de l'élément creux 1. De plus, dans le cas où le diamètre intérieur
de l'élément creux 1 est sensiblement identique au diamètre extérieur de l'élément
annexe, ou dans le cas où le diamètre intérieur de l'élément annexe est sensiblement
identique au diamètre extérieur de l'élément creux 1, un emboîtement par friction
de ces deux éléments peut être envisagé, sans que cela ne nécessite de rompre la zone
fragilisée 12 de la soudure 6.
[0056] En référence à la figure 3, il est représenté un élément creux 100 selon un second
mode de réalisation préféré de la présente invention.
[0057] Il est précisé que sur les figures 1 à 3, les éléments disposant des mêmes références
numériques correspondent à des éléments identiques ou similaires. Par conséquent,
on peut voir que l'élément creux 100 selon le second mode de réalisation préféré est
sensiblement identique à l'élément creux 1 décrit ci-dessus, à la différence que les
bords adjacents 2a et 2b de la tôle 2 ne sont pas disposés en recouvrement, mais agencés
dans une configuration bord à bord dans laquelle leurs chants longitudinaux respectifs
sont en contact et en regard l'un de l'autre.
[0058] Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme du métier
aux éléments creux 1 et 100 et au procédé de fabrication qui viennent d'être décrits,
uniquement à titre d'exemples non limitatifs.
[0059] De plus, l'invention n'est pas limitée aux éléments creux prenant la forme de tronçons
de tuyauterie comme décrit ci-dessus, mais se rapporte à tout élément creux disposant
d'au moins une extrémité de raccord apte à être assemblée par raboutage à un élément
annexe et comportant une ou plusieurs tôles métalliques ou non, assemblées par soudage/brasage,
l'élément creux pouvant être de géométrie axisymétrique ou non, d'épaisseur variable
ou constante, et de géométrie linéaire ou non.
1. Elément creux (1,100) disposant d'au moins une extrémité de raccord (1a) apte à être
assemblée par raboutage à un élément annexe, ledit élément creux (1,100) comprenant
au moins une tôle (2) ainsi qu'au moins une soudure/brasure (6) permettant l'assemblage
de deux bords de tôle adjacents (2a,2b), caractérisé en ce qu'au niveau d'au moins une extrémité de raccord (1a), au moins une soudure/brasure (6)
comprend une zone fragilisée (12).
2. Elément creux (1,100) selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque zone fragilisée (12) comprend au moins un point de soudure/brasure (14).
3. Elément creux (1,100) selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque zone fragilisée (12) est un cordon de soudure/brasure.
4. Elément creux (1,100) selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte une tôle unique (6) mise en forme de sorte que deux bords (2a,2b) soient
adjacents, les deux bords adjacents (2a,2b) étant assemblés à l'aide d'une unique
soudure/brasure (6).
5. Elément creux (1,100) selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'unique soudure/brasure (6) est constituée d'un cordon de soudure/brasure (10) prolongé
par au moins une zone fragilisée (12).
6. Elément creux (1,100) selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'unique soudure/brasure (6) est constituée d'une zone comportant une pluralité de
points de soudure/brasure, ladite zone étant prolongée par au moins une zone fragilisée
(12).
7. Elément creux (1,100) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque brasure/soudure (6) est réalisée par soudage laser.
8. Elément creux (1,100) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente une forme tubulaire.
9. Elément creux (1,100) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est un tronçon de tuyauterie et qu'il comporte deux extrémités de raccord (1a,
1b).
10. Elément creux (1,100) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque tôle (2) est métallique.
11. Procédé de fabrication d'un élément creux (1,100) disposant d'au moins une extrémité
de raccord (1a) apte à être assemblée par raboutage à un élément annexe, l'élément
creux (1,100) comprenant au moins une tôle (2) ainsi qu'au moins une soudure/brasure
(6) permettant l'assemblage de deux bords de tôle adjacents (2a,2b), ledit procédé
comprenant une étape de réalisation de chaque soudure/brasure (6), caractérisé en ce que ladite étape de réalisation de chaque soudure/brasure (6) est effectuée de sorte
qu'au niveau d'au moins une extrémité de raccord (1a) de l'élément creux (1), au moins
une soudure/brasure (6) comprend une zone fragilisée (12).
12. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que ladite étape de réalisation de chaque soudure/brasure (6) est mise en oeuvre à l'aide
d'une technique de soudage laser.