(19)
(11) EP 1 491 822 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
29.12.2004  Bulletin  2004/53

(21) Numéro de dépôt: 04077558.7

(22) Date de dépôt:  06.06.2000
(51) Int. Cl.7F23Q 3/00, F23D 14/74
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE DK ES FI FR GB IE IT LI LU NL PT SE

(30) Priorité: 08.06.1999 FR 9907178

(62) Numéro de dépôt de la demande initiale en application de l'article 76 CBE:
00938889.3 / 1105682

(71) Demandeur: Compagnie des Gaz de Pétrole Primagaz
75017 Paris (FR)

(72) Inventeur:
  • Bouvier, Daniel
    75011 Paris (FR)

(74) Mandataire: Eidelsberg, Albert et al
Cabinet Flechner 22, avenue de Friedland
75008 Paris
75008 Paris (FR)

 
Remarques:
Cette demande a été déposée le 16 - 09 - 2004 comme demande divisionnaire de la demande mentionnée sous le code INID 62.
 


(54) Brûleur à obstacle créant une turbulence


(57) Ce brûleur comprend un tube (3) dans lequel est monté un obstacle (12) créant une zone de turbulence et l'électrode (11) d'allumage est montée de manière à faire jaillir une étincelle dans la zone de turbulence.




Description


[0001] Pour de nombreuses applications mobiles, il est nécessaire de disposer de brûleurs de grande puissance, d'un encombrement restreint et résistant à l'extinction et générant une flamme à température élevée. Il faut de plus pouvoir allumer ces brûleurs à distance et en surveiller le fonctionnement.

[0002] Les considérations de puissance conduisent souvent à l'utilisation de brûleurs autovaporisants à échangeur intégré cylindrique, alimentés en phase liquide pour s'affranchir des problèmes de débit liés aux récipients mobiles utilisés. C'est le cas en particulier des brûleurs utilisés pour le désherbage, le défannage, la désinfection des sols et plus généralement toutes les applications mobiles.

[0003] Les brûleurs autoyaporisants, dans lesquels le combustible est chauffé au préalable par échange de chaleur indirecte avec la flamme du brûleur, ont, par le fait que le corps du brûleur sert d'échangeur de chaleur, des rapports de longueur totale/diamètre de l'ordre de 2 environ ; si un tel rapport favorise la compacité, il entraîne un certain nombre d'inconvénients: flamme instable, impossibilité d'utiliser des aérations primaires élevées, allumage très difficile par électrode obligeant à recourir à des dispositifs annexes coûteux.

[0004] L'invention vise un brûleur suivant la revendication 1. Des perfectionnements sont définis dans les revendications dépendantes.

[0005] Pour faire en sorte que l'énergie consommée par le dispositif d'allumage ne soit pas trop grande, le brûleur comprend un tube dans lequel est monté un obstacle créant une zone de turbulence et l'électrode d'allumage est montée de manière à faire jaillir une étincelle dans la zone de turbulence.

[0006] Cet agencement présente les avantages suivants, en raison du fait que la vitesse est plus petite dans la zone de turbulence :

[0007] 1°) Stabilisation de la flamme dans le corps du brûleur par établissement de la combustion dans la zone de forte turbulence engendrée par le dispositif perturbateur, la combustion étant pratiquement indépendante du débit.

[0008] 2°) Suppression de l'effet de paroi qui tend à décoller la flamme de la paroi du brûleur et occasionne des rentrées d'air frais rendant la combustion instable.

[0009] 3°) Possibilité, en plaçant une électrode d'allumage dans la zone de forte turbulence, de réaliser l'allumage du brûleur sur l'ensemble des pressions de fonctionnement avec un niveau d'énergie électrique très bas (piézo par exemple).

[0010] 4°) Possibilité, en plaçant une électrode de contrôle par ionisation dans la zone à forte turbulence à l'endroit où se stabilise la combustion, de vérifier si cette dernière est établie et par voie de conséquence de vérifier si le brûleur est en fonctionnement et sinon d'apporter des actions correctives : réallumage, fermeture de l'alimentation.

[0011] 5°) Possibilité pour un brûleur de géométrie donnée d'augmenter l'aération primaire et/ou le débit.

[0012] 6°) Possibilité pour des brûleurs autovaporisants à échangeur annulaire (tubes ou monobloc) de proportionner la quantité de chaleur transmise au dispositif de réchauffage en déplaçant le front de flamme ou en jouant sur l'effet de paroi.

[0013] A titre indicatif, le dispositif perturbateur peut être constitué d'une bille résistante à la chaleur d'un diamètre de 5 à 10 mm placée à 55 mm du fond du brûleur d'un diamètre de 52 mm et d'une longueur de 95 mm - la distance étant prise à l'arrivée du mélange dans le brûleur, l'électrode étant placée à environ 5 mm des parois dans la zone turbulente établie à 65 mm environ du fond du brûleur.

[0014] Suivant un mode de réalisation, l'obstacle est conformé de manière à donner avec la paroi latérale du brûleur une flamme plate.

[0015] Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple :

[0016] la figure 1 est un schéma d'un brûleur suivant l'invention

[0017] et les figures 2 et 3 illustrent deux variantes du brûleur suivant l'invention.

[0018] Le brûleur représenté à la figure 1, comporte un accumulateur 1 qui peut être constitué par la batterie d'un véhicule porteur et qui alimente, par l'intermédiaire d'un interrupteur 2, en parallèle la bobine 3 d'une électrovanne 4, et un allumeur constitué successivement d'un oscillateur 5, d'un étage de puissance 6 et d'un transformateur élévateur de tension 7. L'électrovanne 4 est placée sur le conduit 8 d'arrivée du combustible à un brûleur 9. Bien que cela ne soit pas représenté à la figure, le combustible passe d'abord dans une chemise le long du corps 9 du brûleur avant de pénétrer dans le corps du brûleur. Le transformateur 7 alimente par un conducteur 10 une électrode 11 d'allumage du brûleur.

[0019] A l'intérieur du brûleur, est montée par deux tiges s'étendant suivant la direction longitudinale du brûleur 9, une bille 12 en acier de 5 mm de diamètre placée à 55 mm du fond du brûleur, lequel a un diamètre de 52 mm et une longueur de 95 mm. L'électrode est placée à 5 mm environ des parois dans la zone de turbulence établie à 65 mm environ du fond du brûleur.

[0020] Lorsque l'interrupteur 2 est ouvert, tout le système est au repos. Du combustible n'est pas envoyé au brûleur et le dispositif d'allumage ne fonctionne pas. Mais dès que l'on ferme l'interrupteur 2, du combustible arrive au brûleur et il est allumé par l'électrode 11, les opérations d'allumage s'effectuant en permanence tant que l'interrupteur 2 est fermé à un intervalle de temps d'un dixième de seconde.

[0021] La figure 2 montre un brûleur dans lequel le corps 13 est rectangulaire et délimite avec la bille 14 des intervalles relativement plats en sorte que les flammes qui sortent du brûleur sont sous la forme d'un voile.

[0022] A la figure 3, qui est une vue en coupe d'un brûleur, on reconnaît la bille 12 et le corps 9 du brûleur. Il est prévu en outre une entrée 15 d'air secondaire, et une électrode 16 de contrôle par ionisation qui permet de vérifier que la combustion est bien établie et sinon d'apporter des actions correctives telles qu'une fermeture de l'alimentation.


Revendications

1. Brûleur comprenant un corps (9) tubulaire, un obstacle (12) créant une zone de turbulence dans le corps (9) et une électrode (11) montée de manière à faire jaillir une étincelle dans la zone de turbulence, caractérisé en ce que l'obstacle est un corps plein et, de préférence, une bille (12) n'occupant qu'une partie de la section transversale du corps (9).
 
2. Brûleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'obstacle (12) est conformé de manière à donner une flamme plate.
 
3. Brûleur suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'obstacle (12) occupe du dixième au cinquième de la section transversale du tube (3).
 
4. Brûleur comprenant un corps (9) tubulaire et un obstacle (14) créant une zone de turbulence dans le corps (9), caractérisé en ce que l'obstacle (12) est conformé de manière à ménager entre lui et le corps (9) un intervalle plat.
 




Dessins







Rapport de recherche