[0001] Le domaine technique de l'invention est celui des substances pulvérulentes et plus
particulièrement des substances pyrotechniques incorporant un explosif primaire.
[0002] De telles substances pyrotechniques sont couramment mises en oeuvre pour la fabrication
d'amorces ou de détonateurs.
[0003] Elles comprennent le plus souvent un explosif primaire associé à un liant et à un
ou plusieurs additifs.
[0004] Le brevet
FR2599361 décrit ainsi une substance d'amorçage associant 40 à 70 % en masse de trinitroresorcinate
de plomb et 60 à 30% d'aluminium avec moins de 1% d'un liant formé par de la gomme
arabique.
[0005] L'aluminium a pour fonction dans ce composant de permettre l'évacuation des calories
engendrées par l'échauffement du filament de l'amorce sous l'effet des champs électromagnétiques.
On évite ainsi un échauffement intempestif pouvant conduire à l'initiation de la composition
et on augmente donc la sécurité du composant.
[0006] Les poudres d'explosif et d'aluminium sont associées sous la forme d'un mélange homogène
maintenu par un liant. Les granulométries de l'explosif primaire et de la poudre d'aluminium
sont du même ordre de grandeur et inférieures à 40 micromètres.
[0007] Cette substance pyrotechnique présente pour inconvénient de nécessiter une quantité
non négligeable d'aluminium pour réduire la susceptibilité du composant aux rayonnements
électromagnétiques.
[0008] Le pourcentage relatif d'explosif primaire est corrélativement réduit et l'efficacité
détonique du composant se trouve donc également réduite, sauf à augmenter la masse
d'explosif primaire donc le volume du composant.
[0009] Par ailleurs, l'homogénéité du mélange explosif/aluminium est difficile à assurer
d'une façon reproductible. Il en résulte des performances variables d'un lot à l'autre
du point de vue de la sensibilité aux décharges électrostatiques ou bien à la friction.
[0010] L'invention a pour but de proposer une substance pulvérulente ayant des propriétés
de mise en oeuvre (notamment de coulabilité améliorée).
[0011] L'invention vise plus particulièrement à proposer une substance pyrotechnique qui
conserve toute son efficacité tout en présentant une sensibilité réduite, notamment
aux décharges électriques et à la friction.
[0012] Ainsi l'invention a pour objet une substance pulvérulente et notamment une substance
pyrotechnique qui est caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un premier matériau
formé de grains enrobés par une couche de liant incorporant des granules d'un second
matériau de granulométrie nanométrique.
[0013] Le second matériau est constitué par l'aluminium.
[0014] Les matériaux nanométriques et notamment l'aluminium sont connus. Il a déjà été proposé
de les mettre en oeuvre dans les composants pyrotechniques. Le brevet
US5717159 propose ainsi une amorce comprenant 45% en masse d'aluminium nanométrique et 55%
en masse de trioxyde de Molybdène nanométrique.
[0015] Cependant dans un tel composant tous les matériaux mis en oeuvre sont nanométriques
et forment un mélange homogène.
[0016] L'invention propose au contraire d'associer un matériau, notamment un matériau pyrotechnique,
à granulométrique micrométrique classique (de l'ordre de 100 micromètres) avec un
matériau à granulométrie nanométrique (de 0,05 à 0,1 micromètres).
[0017] De façon à assurer un mélange intime et homogène de ces matériaux, les granules de
matériau nanométrique entourent les grains du matériau micrométrique. Un liant assure
la liaison des granules et des grains.
[0018] Ainsi chaque grain du matériau micrométrique a sa surface externe pratiquement recouverte
(à plus de 90 %) par les granules nanométriques. Il n'y a plus de ségrégation des
matériaux malgré leurs granulométries très différentes et le matériau micrométrique
se trouve protégé.
[0019] Plus particulièrement l'enrobage d'un matériau pyrotechnique par un métal nanométrique,
notamment par l'aluminium, rend l'ensemble de la substance pyrotechnique réalisée
conductrice, à la fois de la chaleur et de l'électricité, ce qui permet d'évacuer
plus facilement les calories et augmente donc la résistance de la substance pyrotechnique
à l'auto inflammation.
[0020] Cette substance pyrotechnique voit également ses sensibilités aux décharges électrostatiques
et à la friction diminuées, ce qui rend la mise en oeuvre industrielle de la substance
pyrotechnique plus sûre.
[0021] Comme liant on pourra choisir parmi les matériaux suivants : nitrocellulose, polyfluorure
de vinylidène (PVDF), copolymère chloroacétate de vinyle (CVA), copolymère de chlorofluoroéthylène,
polytétrafluoréthylène, alcool polyvinylique (plus connu sous la marque déposée "Rhodoviol").
La nitrocellulose présente l'avantage d'être un liant actif qui participera à la réaction
pyrotechnique en apportant de l'énergie. Les autres liants cités sont des liants inertes.
[0022] La proportion choisie pour le liant sera de préférence inférieure à 3% de la masse
globale (celle du matériau enrobé plus celle du matériau nanométrique).
[0023] On réalisera ainsi avantageusement une substance pulvérulente pyrotechnique comprenant
de 95% à 60% en masse d'un premier matériau pyrotechnique, de 5 à 40 % en masse d'aluminium
nanométrique et un liant dans une proportion de 0,5% à 3% de la masse globale du mélange
matériau pyrotechnique / aluminium nanométrique.
[0024] Le premier matériau pyrotechnique pourra être un explosif secondaire (tel que l'Octogène,
ou l'Hexogène). Un explosif secondaire est un explosif qui nécessite une énergie d'activation
importante pour détoner (énergie apportée par exemple par un explosif primaire).
[0025] Le premier matériau pyrotechnique pourra également être un explosif primaire détonant
ou déflagrant. Un explosif dit primaire est un matériau explosif qui est caractérisé
par une grande sensibilité sous l'une au moins des sollicitations suivantes : choc,
friction, flamme, étincelle électrique.
[0026] Les explosifs primaires détonants ont un régime de décomposition qui passe très rapidement
à la détonation même sans confinement. Les explosifs primaires déflagrants ont un
régime de décomposition qui ne passe à la détonation que dans certaines conditions
de confinement ou d'initiation.
[0027] On pourra ainsi choisir le premier matériau pyrotechnique explosif primaire parmi
les matériaux suivants : sels de dinitrobenzofuroxane, azoture de plomb, azoture d'argent,
diazodinitrophénol (DDNP), styphnate de plomb.
[0028] Comme sels de dinitrobenzofuroxane on pourra mettre en oeuvre le sel de potassium
(KDNBF) ou bien les sels de Rubidium (RbDNBF), de Sodium (NaDNBF), de Césium (CsDNBF)
ou de Baryum (BaDNBF).
[0029] La substance pulvérulente selon l'invention pourra ainsi comprendre :
- 60 à 95 % en masse de dinitrobenzofuroxane de potassium (KDNBF),
- 5 à 40% d'aluminium nanométrique,
- un liant dans une proportion de 0,5 à 3% de la masse globale du mélange matériau pyrotechnique/aluminium
nanométrique de la composition.
[0030] On pourra plus particulièrement réaliser une substance associant : 79 % en masse
de dinitrobenzofuroxane de potassium (KDNBF), 18% d'aluminium nanométrique, et 3%
en masse de nitrocellulose.
[0031] L'invention a également pour objet un procédé de préparation d'une substance pyrotechnique
pulvérulente, comportant au moins un premier matériau formé de grains enrobés par
une couche de liant incorporant des granules d'un second matériau de granulométrie
nanométrique. Le procédé selon l'invention permettant de préparer aisément et en toute
sécurité une telle substance.
[0032] Ainsi le procédé selon l'invention est caractérisé par la succession des étapes suivantes
:
- on prépare une solution du liant dans un premier solvant de ce dernier,
- on prépare par ailleurs un bain de liquide support non miscible avec le premier solvant,
- on introduit dans le bain un premier matériau à enrober tout en agitant pour assurer
une répartition homogène des grains de ce matériau dans le bain,
- on introduit un second matériau de granulométrie nanométrique dans le bain tout en
maintenant l'agitation,
- on introduit la solution de liant dans le bain,
- on introduit un tensioactif dans le bain,
- après agitation on lave au moins une fois avec un deuxième solvant approprié permettant
d'éliminer le premier solvant du liant,
- on essore et/ou sèche la substance pulvérulente obtenue.
[0033] Le liquide support pourra être l'huile de silicone, le liant être la nitrocellulose
et le premier solvant être le méthyléthylcétone.
[0034] Le tensioactif pourra être est un ester de sucre.
[0035] Le premier matériau micrométrique pourra alors être un explosif primaire détonant
ou déflagrant et le deuxième matériau nanométrique est par de l'aluminium.
[0036] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre de différents
modes de réalisation, description faite en référence au dessin annexé qui représente
schématiquement, en coupe et fortement grossie, une particule de la substance pulvérulente
selon l'invention.
[0037] Cette particule 1 est formée par un grain 2 d'un premier matériau qui est enrobé
par une couche de liant 3 incorporant des granules 4 d'un second matériau de granulométrie
nanométrique.
[0038] Les matériaux nanométriques (et notamment l'aluminium) sont faciles à obtenir dans
le commerce. Ces matériaux peuvent être par exemple obtenus auprès de la société Technanogy
(2146 Michelson Drive Irvine Californie USA).
[0039] On choisira un matériau nanométrique ayant une granulométrie comprise entre 50 et
100 nanomètres (soit entre 0,05 micromètres et 0,1 micromètres).
[0040] Les granules 4 entourent ainsi pratiquement toute la surface externe des grains 2
du premier matériau. Les différentes particules 1 ainsi constituées et qui forment
la substance pulvérulente se trouvent donc toujours en contact mutuel les unes avec
les autres par l'intermédiaire des granules 4.
[0041] Lorsque les granules sont formées d'un métal, et notamment d'aluminium, le contact
entre les granules rend la substance pyrotechnique conductrice.
[0042] Le premier matériau enrobé d'aluminium pourra être un matériau pyrotechnique tel
un explosif primaire. Dans ce cas la substance pulvérulente pyrotechnique d'amorçage
obtenue aura un comportement amélioré. Elle sera notamment plus résistante aux décharges
électrostatiques, à la friction et à l'échauffement.
[0043] Le premier matériau pyrotechnique pourra être un explosif secondaire tel que l'hexogène
ou l'octogène. Dans ce cas l'enrobage des grains d'explosifs pourra, en plus de la
conductivité de la composition, conférer un effet de souffle complémentaire au chargement
explosif qui sera réalisé avec une telle substance.
[0044] D'une façon générale, un enrobage d'un matériau micrométrique avec de la silice nanométrique
permettra d'améliorer la coulabilité de la substance pulvérulente.
[0045] On pourra également pour améliorer la mise en oeuvre d'une composition pyrotechnique
oxydoréductrice enrober un réducteur avec de la silice nanométrique et mélanger ce
réducteur enrobé avec un oxydant également enrobé de silice.
[0046] L'enrobage des grains d'un matériau de granulométrie micrométrique avec des granules
nanométriques est une opération a priori délicate.
[0047] Les granules très fines se dispersent en suspension dans l'air lors d'une mise en
oeuvre à sec. Elles peuvent aussi se charger en électricité statique et coller aux
outillages de chargement.
[0048] Par ailleurs, la poudre d'aluminium nanométrique réagit fortement en présence d'humidité
et se trouve donc dangereuse à manipuler.
[0049] L'invention a également pour but de proposer un procédé permettant d'assurer d'une
façon sûre et reproductible cet enrobage.
[0050] On réalise ainsi le matériau selon l'invention par un procédé d'enrobage en émulsion.
[0051] Selon ce procédé on met en suspension le premier matériau micrométrique et le second
matériau nanométrique au sein d'un liquide support.
[0052] Puis, on ajoute dans ce liquide un liant, lui-même dissous dans un premier solvant.
Il en résulte une émulsion de gouttelettes de liant/solvant dans le liquide support.
[0053] Par agitation de l'émulsion on emprisonne au sein de chaque goutte de liant/solvant
des grains du mélange en suspension (premier matériau micrométrique et granules nanométriques).
[0054] Un réglage de la température du liquide support permettra de maîtriser la taille
des gouttelettes de l'émulsion. Plus la température sera élevée plus les gouttelettes
seront fines.
[0055] On extrait ensuite le premier solvant en ajoutant à l'émulsion un deuxième solvant.
Ce dernier est choisi de telle sorte que le premier solvant ait une affinité plus
grande avec lui qu'il n'en a pour le matériau liant.
[0056] Cette opération a pour effet d'éliminer le solvant du liant, donc de durcir celui
ci qui emprisonne les granules nanométriques autour des grains du premier matériau
micrométrique.
[0057] Il suffit ensuite de filtrer et sécher la substance pulvérulente obtenue.
[0058] Si le premier matériau est un matériau pyrotechnique, la substance obtenue sera mise
en oeuvre d'une façon classique dans un composant pyrotechnique, par exemple un composant
à fil chaud, à fil explosé ou à percussion ...
[0059] Si le premier matériau pyrotechnique est un explosif secondaire il sera mis en oeuvre
ultérieurement suivant les techniques de chargement classiques (coulée, compression,
polymérisation).
[0060] Selon une caractéristique essentielle de l'invention on ajoute à l'émulsion solvant/liant
dans le liquide support un tensioactif permettant de la stabiliser.
[0061] D'une façon classique les molécules tensioactives permettent de diminuer les tensions
de surface entre deux liquides.
[0062] Dans le procédé selon l'invention le tensioactif aura pour rôle de créer des bulles
de liant/solvant de volume équivalent.
[0063] En effet, lorsque l'on arrête l'agitation d'une émulsion, chaque élément de celle
ci a une forte tendance à récupérer son état d'équilibre. Il y a au bout d'un certain
temps une séparation des deux phases liquides. Il n'est donc pas possible dans ce
cas de contrôler précisément la taille des grains réalisés.
[0064] Le tensioactif permet de stabiliser cette étape avant le durcissement des grains
par l'addition du deuxième solvant.
[0065] Ces bulles de liant/solvant sont donc stabilisées, le phénomène de floculation sera
diminué par les forces de répulsion entre les gouttes de liant/solvant. La stabilisation
de la taille des bulles permet de maîtriser et d'homogénéiser la taille finale des
grains de la substance pulvérulente.
[0066] Cette maîtrise permet également de contrôler la quantité de granules de matériau
nanométrique présents dans chaque bulle de liant/solvant, donc également de maîtriser
l'enrobage des grains du premier matériau avec le matériau nanométrique.
[0067] Le choix du tensioactif dépendra de la nature des solvants en présence ainsi que
de celle du liquide support.
[0068] On choisira un tensioactif comportant une tête polaire soluble dans le premier solvant
et une chaîne carbonée grasse soluble dans le liquide support.
[0069] L'avantage du procédé selon l'invention est qu'il évite le mélange à sec des poudres.
On augmente ainsi la sécurité de mise en oeuvre. Si le premier matériau est un explosif
primaire, il se trouve flegmatisé par le liquide support. Par ailleurs l'aluminium
nanométrique qui est fortement réactif à l'air libre (à cause de l'humidité de l'air)
se trouve mélangé sans danger au sein du liquide support (par exemple l'huile de silicone).
[0070] On choisira le liant en fonction de la nature du matériau à enrober et de façon à
ce qu'il ne soit pas miscible dans le liquide support.
[0071] On choisira alors ensuite le premier solvant en fonction de la nature du liant choisi
et enfin le deuxième solvant en fonction de la nature du premier solvant.
[0072] A titre d'exemple pour un liant tel que la nitrocellulose on utilisera comme premier
solvant la méthyléthylcétone et on adoptera l'Heptane comme deuxième solvant permettant
de durcir les grains. Le liquide support choisi est l'huile de silicone et le tensioactif
approprié est un ester de sucre.
[0073] Ce tensioactif aura une formule générale : R
1 - COO - R
2
Avec R1 : chaîne alcane CnH2n+1 avec n = 4 à 12.
Avec R2 : glucose (C6H12O6) ou saccharose (C12H22O11) ou fructose (C6H12O6) ou tout autre sucre possédant des groupements OH.
[0074] Un tel ester comporte une longue chaîne carbonée qui a plus d'affinité avec l'huile
de silicone qu'avec la méthyléthylcétone. Il comporte une tête polaire formée par
de nombreux groupements OH qui forment des liaisons hydrogène avec les C-O de la méthyléthylcétone.
L'ester de sucre se dispose donc à l'interphase entre le premier solvant et l'huile
de silicone, assurant la stabilisation des gouttelettes.
[0075] Pour un liant tel que le polyvinyle de formamide (PVDF) ou l'alcool polyvinylique
on pourra choisir comme premier solvant l'acétone.
[0076] Le procédé selon l'invention peut également être utilisé pour enrober un matériau
non pyrotechnique avec des granules nanométriques. L'Homme du Métier choisira aisément
les différents solvants en fonction des matériaux mis en oeuvre.
Exemple 1
[0077] A titre d'exemple on a réalisé une substance pyrotechnique pulvérulente associant
78% de dinitrobenzofuroxane de potassium (KDNBF) (granulométrie moyenne 85 micromètres),
19% d'aluminium nanométrique (granulométrie comprise entre 50 nanomètres et 100 nanomètres)
et 3% de nitrocellulose.
[0078] Pour réaliser l'enrobage souhaité et pour 10 grammes de substance pyrotechnique préparée
on a procédé de la façon suivante :
[0079] On prépare tout d'abord une solution du liant dans un premier solvant. Pour cela
on mélange entre 0,1 g et 0,25 g de nitrocellulose dans 40 à 60 ml de Méthyléthylcétone.
[0080] On introduit par ailleurs dans un Becher thermostaté entre 150 et 300 ml d'huile
de silicone.
[0081] La température du bain d'huile de silicone est maintenue entre 18°C et 30°C. Un agitateur
est présent dans le becher.
[0082] On introduit entre 6 et 8 g de KDNBF, on laisse la poudre de matériau pyrotechnique
se répartir dans le Becher, puis on introduit entre 2 et 4 g d'aluminium nanométrique.
[0083] On laisse sous agitation pendant 5 minutes.
[0084] On introduit ensuite dans le Becher la solution de liant préalablement préparée,
puis on ajoute de 1 à 5 ml d'une solution de tensioactif (ester de sucre).
[0085] On agite pendant 5 minutes.
[0086] On ajoute enfin de 10 à 60 ml du deuxième solvant (l'heptane), on agite puis on évacue
les eaux-mères.
[0087] On pourra recommencer le rinçage à l'heptane une ou deux fois puis on récupère la
composition sur un buchner. On essore quelques minutes puis on récupère la composition
enrobée qui peut être stockée.
[0088] On a conduit des essais permettant de comparer la substance pyrotechnique ainsi obtenue
avec le KDNBF seul, et avec une composition enrobée et associant le KDNBF avec de
l'aluminium micrométrique (granulométrie comprise entre 40 microns et 80 microns).
[0089] Cette dernière composition a été préparée en mettant en oeuvre le même procédé que
celui décrit ci dessus.
[0090] On a ainsi tout d'abord vérifié que le KDNBF enrobé d'aluminium nanométrique était
conducteur alors que le KDNBF associé à l'aluminium micrométrique était isolant (tout
comme le KDNBF seul).
[0091] Cela s'explique par le fait que le KDNBF ne peut pas être enrobé par l'aluminium
micrométrique. La composition obtenue est plutôt proche d'un mélange à sec des deux
produits dans lequel il n'y a pas de chemins conducteurs au travers des particules
d'aluminium.
[0092] On a également réalisé des essais de comportement des substances pyrotechniques aux
décharges électriques.
[0093] On a pour cela réalisé des décharges capacitives à l'aide d'un montage associant
une capacité et une résistance.
[0094] Ce test classique est conduit suivant le mode opératoire suivant : une quantité de
substance pyrotechnique d'environ 15 mm3 est disposée dans un godet conducteur. Une
aiguille est disposée au-dessus de la substance (sans contact). On applique entre
le godet contenant la substance pyrotechnique et l'aiguille la décharge d'un condensateur
d'une capacité de 1000 pF chargé sous 25 kV avec une résistance de 10 kilo Ohms en
série.
[0095] On a mesuré la tension à laquelle différents échantillons de la substance pyrotechnique
se trouvaient initiés. Le tableau ci dessous résume les résultats des essais :
| Substance testée |
Tension du seuil d'initiation moyen (kilo Volts) |
| KDNBF seul pulvérulent |
2,88 k V |
| KDNBF (79%) alu nanométrique (18%) liant (3%) |
3,41 k V |
| KDNBF (79%) alu micrométrique (18%) liant (3%) |
Les lots ne sont pas homogènes
Valeur variable de 2,88 kV à non initiation (on a que de l'aluminium) |
[0096] On constate que la substance pyrotechnique selon l'invention a un seuil initiation
plus élevé. Sa sensibilité aux décharges électriques est donc moindre.
[0097] La substance pyrotechnique mettant en oeuvre de l'aluminium micrométrique n'est pas
homogène d'un lot à l'autre. Les résultats ne sont pas reproductibles pour une telle
substance. Le seuil varie de 2,88 kV (KDNBF seul) à la non-initiationn (aluminium
seul).
[0098] On a également réalisé des essais de comportement des substances pyrotechniques à
la friction.
[0099] On a pour cela réalisé des essais de friction avec l'appareil Julius Peters (cet
essai est décrit dans le mode opératoire GEMO FA-500- A-1).
[0100] D'une façon classique, un échantillon de l'ordre de 10 mg de la substance pyrotechnique
à tester est déposé sous forme d'un petit tas au milieu d'une plaquette de céramique
rugueuse. Cette plaquette est alors fixée sur le chariot mobile de l'appareil qui
pourra lui imprimer un mouvement linéaire de vitesse et d'amplitude reproductibles.
[0101] Sur la plaquette vient frotter un poinçon cylindrique à extrémité bombée (réalisé
dans la même céramique que la plaquette). Ce poinçon reçoit par l'intermédiaire d'un
fléau de balance une force verticale connue qui peut prendre un certain nombre de
valeurs. C'est l'expression de la force appliquée qui provoque une réaction certaine
de l'échantillon qui caractérisera la sensibilité de la substance à la friction linéaire.
On a déterminé ainsi l'effort minimal conduisant au non-fonctionnementt de dix échantillons.
[0102] Le tableau ci dessous résume les résultats des essais :
| Substance testée |
Sensibilité à la friction |
| KDNBF seul pulvérulent |
10 non-fonctionnements pour un effort de 600 g |
| KDNBF (79%) alu nanométrique (18%) liant (3%) |
10 non-fonctionnements pour un effort de 1,2 kg |
| KDNBF (79%) alu micrométrique (18%) liant (9%) |
Les lots ne sont pas homogènes
Résultats non exploitables. Du fonctionnement à 600 g au non-fonctionnement (uniquement
de l'aluminium |
[0103] On constate que la substance pyrotechnique selon l'invention résiste beaucoup mieux
à la friction que le KDNBF seul. En effet il faut un effort supérieur à 1,2 kg pour
obtenir l'initiation. Un tel comportement est dû à une amélioration de la surface
externe du grain (lissage assuré par le matériau nanométrique).
[0104] La substance pyrotechnique mettant en oeuvre de l'aluminium micrométrique n'étant
pas homogène d'un lot à l'autre, les résultats des essais de friction sont très variables.
Une telle composition n'est pas reproductible.
[0105] Par ailleurs on a pu vérifier que les caractéristiques détoniques de la substance
pyrotechnique selon l'invention ne sont pas dégradées par l'enrobage avec l'aluminium
nanométrique.
[0106] On pourra réaliser avec le même procédé des compositions associant :
Exemple 2
[0107]
- 80 % en masse d'azoture d'argent,
- 20% d'aluminium nanométrique,
- de la nitrocellulose dans une proportion de 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique/aluminium nanométrique.
Exemple 3
[0108]
- 70 % en masse de styphnate de plomb,
- 30% d'aluminium nanométrique,
- de la nitrocellulose dans une proportion de 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique/aluminium nanométrique.
1. Substance pyrotechnique pulvérulente, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins 95% à 60% en masse d'un premier matériau pyrotechnique formé
de grains (2) enrobés par une couche de liant (3) incorporant des granules (4) d'un
second matériau constitué d'aluminium de granulométrie nanométrique comprise entre
50 et 100 nanomètres dans une proportion de 5 à 40% en masse, le liant étant dans
une proportion globale de 0,5% à 3% de la masse globale du mélange constitué par les
premier et second matériaux.
2. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 1, caractérisée en ce que le liant est choisi parmi les matériaux suivants : nitrocellulose, polyfluorure de
vinylidène (PVDF), alcool polyvinylique, copolymère de chlorofluoroéthylène, polytétrafluoréthylène,
copolymère chloroacétate de vinyle (CVA).
3. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en
ce le premier matériau pyrotechnique est un explosif secondaire.
4. Substance pyrotechnique pulvérulente selon une des revendications 1 à 3, caractérisée
en ce le premier matériau pyrotechnique est un explosif primaire.
5. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 4, caractérisée en ce
le premier matériau pyrotechnique est choisi parmi les matériaux suivants : sels de
dinitrobenzofuroxane (sels de sodium, de potassium, de Césium, de Baryum ou de Rubidium),
azoture de plomb, azoture d'argent, diazodinitrophénol, styphnate de plomb.
6. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 5,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- 60 à 95 % en masse de dinitrobenzofuroxane de potassium (KDNBF),
- 5 à 40% en masse d'aluminium nanométrique,
- un liant dans une proportion de 0,5 à 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique/aluminium nanométrique.
7. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 6,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- 79% en masse de dinitrobenzofuroxane de potassium (KDNBF),
- 18% en masse d'aluminium nanométrique,
- 3% en masse de nitrocellulose.
8. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 5,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- 60 à 95 % en masse d'azoture d'argent,
- 5 à 40% d'aluminium nanométrique,
- un liant dans une proportion de 0,5 à 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique/aluminium nanométrique.
9. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 8,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- 80 % en masse d'azoture d'argent,
- 20% d'aluminium nanométrique,
- de la nitrocellulose dans une proportion de 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique/aluminium nanométrique.
10. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 5,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- 60 à 95 % en masse de styphnate de plomb,
- 5 à 40% d'aluminium nanométrique,
- un liant dans une proportion de 0,5 à 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique/aluminium nanométrique.
11. Substance pyrotechnique pulvérulente selon la revendication 10,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- 70 % en masse de styphnate de plomb,
- 30% d'aluminium nanométrique,
- de la nitrocellulose dans une proportion de 3% de la masse globale du mélange matériau
pyrotechnique / aluminium nanométrique.
12. Procédé de préparation d'une substance pyrotechnique pulvérulente selon l'une des
revendications 1 à 11 comportant au moins un premier matériau formé de grains enrobés
par une couche de liant incorporant des granules d'un second matériau de granulométrie
nanométrique, procédé
caractérisé par les étapes suivantes :
- on prépare une solution du liant dans un premier solvant de ce dernier,
- on prépare par ailleurs un bain de liquide support non miscible avec le premier
solvant,
- on introduit dans le bain un premier matériau à enrober tout en agitant pour assurer
une répartition homogène des grains de ce matériau dans le bain,
- on introduit un second matériau de granulométrie nanométrique dans le bain tout
en maintenant l'agitation,
- on introduit la solution de liant dans le bain,
- on introduit un tensioactif dans le bain,
- après agitation on lave au moins une fois avec un deuxième solvant approprié permettant
d'éliminer le premier solvant du liant,
- on essore et/ou sèche la substance pulvérulente obtenue.
13. Procédé de préparation selon la revendication 12, caractérisé en ce que le liquide support est l'huile de silicone, le liant est la nitrocellulose et le
premier solvant le méthyléthylcétone.
14. Procédé de préparation selon la revendication 13, caractérisé en ce que le tensioactif est un ester de sucre.
15. Procédé de préparation selon une des revendications 12 à 14, caractérisé en ce que le premier matériau est un explosif primaire détonant ou déflagrant.
16. Procédé de préparation selon une des revendications 12 à 15, caractérisé en ce que le deuxième matériau nanométrique est constitué par de l'aluminium.
1. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz, dadurch gekennzeichnet, dass sie wenigstens 95% bis 60% in Masse eines ersten pyrotechnischen Materials umfasst,
welches von Körnern (2) gebildet wird, welche von einer Bindemittelschicht (3) eingehüllt
werden, die Körnchen (4) eines zweiten Materials enthält, welches von Aluminium mit
Nano-Körngröße gebildet wird, welche zwischen 50 und 100 Nanometer in einem Verhältnis
von 5 bis 40% in Masse liegt, wobei das Bindemittel im Gesamtverhältnis von 0,5 bis
3% der Gesamtmasse des Gemenges vorliegt, welches vom ersten und zweiten Material
gebildet wird.
2. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Bindemittel aus den folgenden Materialien ausgewählt wird: Nitrozellulose, Polyvinylidenfluorid
(PVDF), Polyvinylalkohol, Kopolymer von Chlorfluorethylen, Polytetrafluorethylen,
Kopolymer von Chlorazetatvinyl (CVA).
3. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das erste pyrotechnische Material ein Sekundärsprengstoff ist.
4. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das erste pyrotechnische Material ein Primärsprengstoff ist.
5. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass das erste pyrotechnische Material aus den folgenden Materialien ausgewählt wird:
Salze von Dinitrobenzofuroxan (Salze von Natrium, von Kalium, von Zäsium, von Barium
oder von Rubidium), Bleiazid, Silberazid, Diazodinitrophenol, Bleistyphnat.
6. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- 60 bis 95% in Masse Kalium-Dinitrobenzofuroxan (KDNBF),
- 5 bis 40% in Masse Nano-Aluminium,
- ein Bindemittel in einem Verhältnis von 0,5 bis 3% der Gesamtmasse des Gemenges
pyrotechnisches Material/Nano-Aluminium.
7. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 6,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- 79% in Masse Kalium-Dinitrobenzofuroxan (KDNBF),
- 18% in Masse Nano-Aluminium,
- 3% in Masse Nitrozellulose.
8. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- 60 bis 95% in Masse Silberazid,
- 5 bis 40% Nano-Aluminium,
- ein Bindemittel in einem Verhältnis von 0,5 bis 3% der Gesamtmasse des Gemenges
pyrotechnisches Material/Nano-Aluminium.
9. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 8,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- 80% in Masse Silberazid,
- 20% Nano-Aluminium,
- Nitrozellulose in einem Verhältnis von 3% der Gesamtmasse des Gemenges pyrotechnisches
Material/Nano-Aluminium.
10. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- 60 bis 95% in Masse Bleistyphnat,
- 5 bis 40% Nano-Aluminium,
- ein Bindemittel in einem Verhältnis von 0,5 bis 3% der Gesamtmasse des Gemenges
pyrotechnisches Material/Nano-Aluminium.
11. Pulverisierte, pyrotechnische Substanz nach Anspruch 10,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- 70% in Masse Bleistyphnat,
- 30% Nano-Aluminium,
- Nitrozellulose in einem Verhältnis von 3% der Gesamtmasse des Gemenges pyrotechnisches
Material/Nano-Aluminium.
12. Verfahren zur Bereitung einer pulverisierten, pyrotechnischen Substanz nach einem
der Ansprüche 1 bis 11, umfassend wenigstens ein erstes Material, welches von Körnern
gebildet wird, welche von einer Bindemittelschicht eingehüllt sind, welche Körnchen
eines zweiten Materials von Nano-Korngröße enthält, wobei das Verfahren durch die
folgenden Schritte gekennzeichnet ist:
- es wird eine Lösung des Bindemittels in einem ersten Lösungsmittel dieses Letzteren
bereitet,
- es wird außerdem ein Bad von Trägerflüssigkeit bereitet, die nicht mit dem ersten
Lösungsmittel mischbar ist,
- es wird in das Bad ein erstes einzuhüllendes Material eingebracht, wobei noch alles
bewegt wird, um eine homogene Verteilung des Körner dieses Materials in dem Bad zu
gewährleisten,
- es wird ein zweites Material mit Nano-Korngröße in das Bad eingebracht, wobei noch
die Bewegung beibehalten wird,
- es wird die Lösung des Bindemittels in das Bad eingebracht,
- es wird ein Tensid in das Bad eingebracht,
- nach der Bewegung wird wenigstens ein Mal mit einem zweiten Lösungsmittel gewaschen,
welches dafür geeignet ist, um zu ermöglichen, das erste Lösungsmittel des Bindemittels
zu eliminieren.
- die erhaltene pulverisierte Substanz wird geschleudert und/oder getrocknet.
13. Verfahren zur Bereitung nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass die Trägerflüssigkeit Silikonöl ist, das Bindemittel Nitrozellulose und das erste
Lösungsmittel Butanon ist.
14. Verfahren zur Bereitung nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, dass das Tensid ein Zuckerester ist.
15. Verfahren zur Bereitung nach einem der Ansprüche 12 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Material ein detonierender oder verpuffender Primärsprengstoff ist.
16. Verfahren zur Bereitung nach einem der Ansprüche 12 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite Nano-Material von Aluminium gebildet wird.
1. A pulverulent pyrotechnic substance, characterised in that it incorporates at least 95% to 60% in mass of a first pyrotechnic substance formed
of grains (2) coated by a layer of binder (3) incorporating granules (4) of a second
material constituted by aluminium of a nanometric particle size of between 50 and
100 nanometers in a proportion of 5 to 40% in mass, the binder being in an overall
proportion of 0.5% to 3% of the overall mass of the mixture constituted by the first
and second materials.
2. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 1, characterised in that the binder is selected from among the following materials: nitrocellulose, polyvinylidene
fluoride (PVDF), polyvinyl alcohol, chlorofluoroethylene copolymer, polytetrafluoroethylene,
vinyl chloroacetate copolymer (CVA).
3. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 1 or 2, characterised in that the first pyrotechnic material is a secondary explosive.
4. A pulverulent pyrotechnic substance according to one of Claims 1 to 3, characterised in that the first pyrotechnic material is a primary explosive.
5. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 4, characterised in that the first pyrotechnic material is selected from among the following materials: dinitro-benzofuroxan
salts (sodium, potassium, caesium, barium or rubidium salts), lead azide, silver azide,
diazodinitrophenol, lead styphnate.
6. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 5,
characterised in that it comprises:
- 60 to 95% in mass of potassium dinitro-benzofuroxan (KDNBF),
- 5 to 40% in mass of nanometric aluminium,
- binder in a proportion of 0.5 to 3% of the overall mass of the pyrotechnic/nanometric
aluminium material mixture.
7. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 6,
characterised in that it comprises:
- 79% in mass of potassium dinitro-benzofuroxan (KDNBF),
- 18% in mass of nanometric aluminium,
- 3% in mass of nitrocellulose.
8. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 5,
characterised in that it comprises:
- 60 to 95% in mass of silver azide,
- 5 to 40% in mass of nanometric aluminium,
- binder in a proportion of 0.5 to 3% of the overall mass of the pyrotechnic/nanometric
aluminium material mixture.
9. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 8,
characterised in that it comprises:
- 80% in mass of silver azide,
- 20% in mass of nanometric aluminium,
- nitrocellulose in a proportion of 3% of the overall mass of the pyrotechnic/nanometric
aluminium material mixture.
10. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 5,
characterised in that it comprises:
- 60 to 95% in mass of lead styphnate,
- 5 to 40% in mass of nanometric aluminium,
- binder in a proportion of 0.5 to 3% of the overall mass of the pyrotechnic/nanometric
aluminium material mixture.
11. A pulverulent pyrotechnic substance according to Claim 10,
characterised in that it comprises:
- 70% in mass of lead styphnate,
- 30% in mass of nanometric aluminium,
- nitrocellulose in a proportion of 3% of the overall mass of the pyrotechnic/nanometric
aluminium material mixture.
12. A process to produce a pulverulent pyrotechnic substance according to one of Claims
1 to 11 incorporating at least a first material formed of grains coated by a second
layer of binder incorporating granules of a second material of nanometric particle
size, process
characterised in that there are the following steps:
- a binder solution is prepared in a first solvent of the latter,
- a bath of non-miscible support liquid is prepared with the first solvent,
- a first material to be coated is introduced into the bath and constantly stirred
to ensure the homogenous distribution of the grains of this material in the bath,
- a second material of nanometric particle size is introduced in the bath and constantly
stirred,
- the binder solution is introduced into the bath,
- a surfactant is introduced into the bath,
- after stirring, a first wash is performed with a second suitable solvent enabling
the first solvent of the binder to be eliminated,
- the pulverulent substance obtained has any excess liquid removed and /or is dried.
13. A preparation process according to Claim 12, characterised in that the support liquid is silicon oil, the binder is nitrocellulose and the first solvent
is methyl ethyl ketone.
14. A preparation process according to Claim 13, characterised in that the surfactant is sugar ester.
15. A preparation process according to one of Claims 12 to 14, characterised in that the first material is a detonating or deflagrating primary explosive.
16. A preparation process according to one of Claims 12 to 15, characterised in that the second nanometric material is constituted by aluminium.