(57) L'invention se rapporte à un procédé de gestion de moteur à combustion interne comprenant
un système d'arrêt temporaire du moteur comportant les étapes consistant à :
- détecter la commande de démarrage du conducteur ;
- actionner les bougies de préchauffage si la température du moteur est trop basse ;
- démarrer le moteur ;
- arrêter le moteur sous la commande dudit système d'arrêt temporaire ;
- redémarrer le moteur sous la commande dudit système d'arrêt temporaire.
Selon l'invention, il comporte, de plus lorsque le moteur est arrêté sous la commande
dudit système d'arrêt, l'étape consistant à apporter des calories dans les cylindres
du moteur pour faciliter l'auto-inflammation et donc permettre un redémarrage plus
rapide.
L'invention trouve son application notamment dans le domaine de la technique dite
« stop and start ».
[0001] L'invention se rapporte à un procédé de gestion d'un moteur à combustion interne
pour véhicule automobile et plus particulièrement les moteurs dotés d'une rampe commune
de carburant sous pression.
[0002] L'avènement de la technique dite « arrêt et départ » (en anglais « stop and start
») permet d'arrêter le moteur lorsque le véhicule automobile est immobilisé. Cet arrêt
du moteur permet d'économiser du carburant ; Cela d'autant plus si le véhicule automobile
est sujet à beaucoup rouler en ville ou à rencontrer des bouchons. Cependant, si l'arrêt
du moteur est plutôt facile à réaliser, le redémarrage du moteur l'est en revanche
beaucoup moins. En effet, il faut qu'il redémarre suffisamment vite sinon cette technique
« arrêt et départ » devient très vite fatigante nerveusement pour les occupants du
véhicule automobile.
[0003] Le but de la présente invention est de pallier tout ou partie les inconvénients cités
précédemment en proposant un procédé permettant de redémarrer plus rapidement un moteur
à combustion interne.
[0004] A cet effet, l'invention se rapporte à un procédé de gestion de moteur à combustion
interne comprenant un système d'arrêt temporaire du moteur comportant les étapes consistant
à :
- détecter la commande de démarrage du conducteur ;
- actionner les bougies de préchauffage si la température du moteur est trop basse ;
- démarrer le moteur ;
- arrêter le moteur sous la commande dudit système d'arrêt temporaire ;
- redémarrer le moteur sous la commande dudit système d'arrêt temporaire ;
caractérisé en ce qu'il comporte, de plus lorsque le moteur est arrêté sous la commande
dudit système d'arrêt, l'étape consistant à apporter des calories dans les cylindres
du moteur pour faciliter l'auto-inflammation et donc permettre un redémarrage plus
rapide.
[0005] Conformément à d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention :
- l'apport de calories dans les cylindres est réalisé par l'actionnement des bougies
de préchauffage ;
- l'actionnement des bougies de préchauffage est effectué seulement dans les cylindres
du moteur en phase de compression lors de l'arrêt du moteur sous la commande dudit
système d'arrêt pour optimiser le raccourcissement dudit redémarrage.
- l'actionnement des bougies de préchauffage est réalisé de façon non continue pour
économiser l'énergie nécessaire.
- le signal d'actionnement des bougies de préchauffage sont du type en créneaux.
[0006] L'invention est faite dans le cadre de la technique dite « arrêt et départ ». Cette
technique permet continuellement de contrôler l'arrêt et le démarrage du moteur à
combustion interne. Préférentiellement, le moteur est arrêté quand le véhicule s'immobilise
(ou lorsqu'il est en dessous d'une vitesse seuil) et est redémarré quand le conducteur
débraye et qu'une vitesse est engagée. Le redémarrage peut être réalisé à l'aide d'un
démarreur classique ou d'un alternateur réversible. Cependant, un démarrage classique
s'effectue en sensiblement 1,75 tours de vilebrequin. Pour un redémarrage en « arrêt
et départ », il faut être en dessous de 1 tour pour qu'il soit facilement accepté
par les occupants.
[0007] Cependant en dessous d'un nombre de tour du vilebrequin (quand on est sensiblement
sous 0,7 tour), il est très difficile de réaliser l'auto-inflammation du mélange air-carburant
dans le cylindre lors du démarrage car la compression dans le cylindre peut ne plus
apporter suffisamment d'énergie.
[0008] Ainsi les bougies de préchauffage, habituellement utilisées lors du démarrage par
temps froid, vont servir selon l'invention à compenser la faible compression dans
les cylindres par un apport de calories. Cela est réalisé en pilotant les bougies
de préchauffage de manière à fournir l'énergie résiduelle nécessaire, en plus de celle
fournie par la compression partielle des cylindres, pour que l'auto-inflammation se
réalise. Cela permet de gagner en rapidité de redémarrage car cela permet de diminuer
le nombre de tour de vilebrequin nécessaire.
[0009] Préférentiellement, le pilotage des bougies de préchauffage est réalisé entre l'arrêt
et le redémarrage du moteur par un système « arrêt et départ » associé au groupe moto-propulseur.
Ce pilotage est réalisé à partir de la température du moteur qui permet de déterminer
la quantité de chaleur à apporter dans les cylindres.
[0010] De manière préférée, la chaleur dans les cylindres est maintenue plutôt que de donner
de la chaleur juste avant le redémarrage. Pour économiser le courant à bord du véhicule,
les bougies de préchauffage peuvent être actionnées de façon non continue comme par
exemple avec un signal du type à créneaux qui périodiquement actionne lesdites bougies.
Cela est particulièrement important si l'arrêt du moteur est prolongé. Enfin, il peut
être envisagé de maintenir une température plus faible que la température optimale
d'auto-inflammation puis lorsque le redémarrage est engagé de fournir un courant de
plus forte intensité.
[0011] La performance des bougies de préchauffage est bien évidemment dépendante des caractéristiques
du réseau électrique du véhicule automobile dans lequel est installé le groupe moto-propulseur.
Ainsi, il sera d'autant plus facile de démarrer à l'aide des bougies de préchauffage
que la puissance électrique de bord est forte.
[0012] Si le système « arrêt et départ » comporte un dispositif d'identification de la phase
du moteur, préférentiellement seules les bougies présentes dans les cylindres en phase
de compression au moment de l'arrêt du moteur seront pilotées. En effet, ce sont prioritairement
dans ces cylindres où l'énergie doit être suffisante.
[0013] Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à l'exemple illustré mais est
susceptible de diverses variantes et modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art.
En particulier, le pilotage des bougies de préchauffage est réalisé en fonction du
taux de compression dans les cylindres. Egalement, le signal de pilotage des bougies
peut être différent comme notamment continu juste avant le redémarrage du moteur.
1. Procédé de gestion de moteur à combustion interne comprenant un système d'arrêt temporaire
du moteur comportant les étapes consistant à :
- détecter la commande de démarrage du conducteur ;
- actionner les bougies de préchauffage si la température du moteur est trop basse
;
- démarrer le moteur ;
- arrêter le moteur sous la commande dudit système d'arrêt temporaire ;
- redémarrer le moteur sous la commande dudit système d'arrêt temporaire ;
caractérisé en ce qu'il comporte, de plus lorsque le moteur est arrêté sous la commande dudit système d'arrêt,
l'étape consistant à apporter des calories dans les cylindres du moteur pour faciliter
l'auto-inflammation et donc permettre un redémarrage plus rapide.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'apport de calories dans les cylindres est réalisé par l'actionnement des bougies
de préchauffage.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'actionnement des bougies de préchauffage est effectué seulement dans les cylindres
du moteur en phase de compression lors de l'arrêt du moteur sous la commande dudit
système d'arrêt pour optimiser le raccourcissement dudit redémarrage.
4. Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'actionnement des bougies de préchauffage est réalisé de façon non continue pour
économiser l'énergie nécessaire.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le signal d'actionnement des bougies de préchauffage sont du type en créneaux.