[0001] La présente invention a pour objet une installation de liaison fond-surface d'au
moins une conduite sous-marine installée à grande profondeur du type tour-hybride.
[0002] Le secteur technique de l'invention est le domaine de la fabrication et de l'installation
de colonnes montantes de production pour l'extraction sous-marine de pétrole, de gaz
ou autre matériau soluble ou fusible ou d'une suspension de matière minérale à partir
de tête de puits immergé pour le développement de champs de production installés en
pleine mer au large des côtes. L'application principale et immédiate de l'invention
étant dans le domaine de la production pétrolière.
[0003] Un support flottant comporte en général des moyens d'ancrage pour rester en position
malgré les effets des courants, des vents et de la houle. Il comporte aussi en général
des moyens de stockage et de traitement du pétrole ainsi que des moyens de déchargement
vers des pétroliers enleveurs, ces derniers se présentant à intervalle régulier pour
effectuer l'enlèvement de la production. L'appellation de ces supports flottants est
le terme anglo-saxon "Floating Production Storage Offloading" (signifiant "moyen flottant
de stockage, de production et de déchargement") dont on utilisera le terme abrégé
"FPSO" dans l'ensemble de la description suivante.
[0004] En raison de la multiplicité des lignes existant sur ce type d'installation, on a
été amené à mettre en oeuvre des liaisons fond-surface de type tour-hybride dans lesquelles
des conduites rigides sensiblement verticales appelées ici "riser vertical", assurent
la liaison entre les conduites sous-marines reposant au fond de la mer et remontent
le long d'une tour jusqu'à une profondeur proche de la surface, profondeur à partir
de laquelle des conduites flexibles assurent la liaison entre le sommet de la tour
et le support flottant. La tour est alors munie de moyens de flottabilité pour rester
en position verticale et les risers sont reliés, en pied de tour, aux conduites sous-marines
par des manchettes souples qui absorbent les mouvements angulaires de la tour. L'ensemble
est communément appelé "Tour Hybride", car il fait intervenir deux technologies, d'une
part une partie verticale, la tour, dans laquelle le riser est constitué de conduites
rigides, d'autre part la partie haute du riser constituée de flexibles en chaînette
qui assurent la liaison au support flottant.
[0005] On connaît le brevet français FR 2 507 672 publié le 17 Décembre 1982 et intitulé
"colonne montante pour les grandes profondeurs d'eau", qui décrit une telle tour hybride.
[0006] La présente invention concerne plus particulièrement le domaine connu des liaisons
de type comportant une tour hybride verticale ancrée sur le fond et composée d'un
flotteur situé au sommet d'un riser vertical, celui-ci étant relié par une conduite,
notamment une conduite flexible prenant par son propre poids la forme d'une chaînette
depuis le sommet du riser, jusqu'à un support flottant installé en surface.
[0007] L'intérêt d'une telle tour hybride réside dans la possibilité pour le support flottant
de pouvoir s'écarter de sa position normale en induisant un minimum de contraintes
dans la tour ainsi que dans les portions de conduites en forme de chaînettes en suspension,
tant au fond qu'en surface.
[0008] On connaît le brevet au nom de la présente demanderesse, WO 00/49267 qui décrit une
tour dont le flotteur se trouve à une profondeur supérieure à la demi-hauteur d'eau
et dont la liaison caténaire vers le navire de surface est réalisée à l'aide de conduites
rigides de forte épaisseur. La tour ainsi décrite, nécessite au niveau de son embase,
des manchettes de liaison souple permettant de raccorder l'extrémité inférieure des
risers verticaux de ladite tour à la conduite sous-marine reposant sur le fond, de
manière à absorber les mouvements résultant des dilatations dus à la température du
fluide transporté.
[0009] Plus particulièrement, dans WO 00/49267, le système d'ancrage comporte un tendon
vertical constitué soit d'un câble, soit d'une barre métallique, soit encore d'une
conduite tendue à son extrémité supérieure par un flotteur. L'extrémité inférieure
du tendon est fixée à une embase reposant au fond. Ledit tendon comporte des moyens
de guidage répartis sur toute sa longueur à travers lesquels passent lesdits risers
verticaux. Ladite embase peut être posée simplement sur le fond de la mer et rester
en place par son propre poids, ou rester ancrée au moyen de piles ou tout autre dispositif
propre à la maintenir en place. Dans WO 00/49267, l'extrémité inférieure du riser
vertical est apte à être connectée à l'extrémité d'une manchette coudée, mobile, entre
une position haute et une position basse, par rapport à ladite embase, à laquelle
cette manchette est suspendue et associée à un moyen de rappel la ramenant en position
haute en l'absence du riser. Cette mobilité de la manchette coudée permet d'absorber
les variations de longueur du riser sous les effets de la température et de la pression.
En tête du riser vertical, un dispositif de butée, solidaire de celui-ci, vient s'appuyer
sur le guide support installé en tête du flotteur et maintient ainsi la totalité du
riser en suspension.
[0010] La liaison avec la conduite sous-marine reposant sur le fond de la mer est en général
effectuée par une portion de conduite en forme de queue de cochon ou en forme de S,
ledit S étant alors réalisé dans un plan soit vertical soit horizontal, la liaison
avec ladite conduite sous-marine étant en général réalisée par l'intermédiaire d'une
connecteur automatique.
[0011] De plus, le-pétrole brut cheminant sur de très grandes distances, plusieurs kilomètres,
on cherche à leur fournir un niveau d'isolation extrême pour, d'une part minimiser
l'augmentation de viscosité qui conduirait à une réduction de la production horaire
des puits, et d'autre part d'éviter le blocage du flot par dépôt de paraffine, ou
formation d'hydrates dès lors que la température descend aux alentours de 30-40°C.
Ces derniers phénomènes sont d'autant plus critiques, particulièrement en Afrique
de l'Ouest, que la température du fond de la mer est de l'ordre de 4°C et que les
pétroles bruts sont de type paraffiniques.
[0012] On connaît de nombreux systèmes d'isolation thermique qui permettent d'atteindre
le niveau de performances requis et de résister à la pression du fond de la mer qui
est de l'ordre de 150 bars à 1500m de profondeur. On cite entre autres les concepts
de type "pipe-in-pipe", comprenant une conduite véhiculant le fluide chaud installée
dans une conduite de protection externe, l'espace entre les deux conduites étant,
soit simplement rempli d'un calorifuge, confiné ou non sous vide, soit simplement
tiré au vide. De nombreux autres matériaux ont été développés pour assurer une isolation
à hautes performances, certains d'entre eux étant résistants à la pression, entourent
simplement la conduite chaude et sont en général confinés au sein d'une enveloppe
extérieure souple ou rigide, en équipression et dont la fonction principale est de
maintenir dans le temps une géométrie sensiblement constante.
[0013] Tous ces dispositifs véhiculant un fluide chaud au sein d'une conduite isolé présentent,
à des degrés divers, des phénomènes de dilatation différentielle. En effet la conduite
interne, en général en acier, se trouve à une température que l'on cherche à maintenir
le plus élevé possible, par exemple 60 ou 80°C, alors que l'enveloppe externe, bien
souvent elle aussi en acier, se trouve à la température de l'eau de mer, c'est à dire
aux alentours de 4°C. Les efforts engendrés sur les éléments de liaison entre conduite
interne et enveloppe externe sont considérables et peuvent atteindre plusieurs dizaines,
voire plusieurs centaines de tonnes et l'élongation globale résultante est de l'ordre
de 1 à 2 m dans le cas de conduites isolées de 1000 à 1200m de longueur.
[0014] Le problème posé selon la présente invention est de pouvoir réaliser et installer
de telles liaisons fond-surface pour conduites sous-marines à grandes profondeurs,
telles qu'au delà de 1 000 mètres par exemple, et de type comportant une tour verticale
et dont le fluide transporté doit être maintenu au dessus d'une température minimale
jusqu'à son arrivée en surface, en réduisant au minimum les composants sujets à déperdition
thermique, en évitant les inconvénients créés par l'expansion thermique propre, ou
différentielle, des divers composants de ladite tour, de manière à résister aux contraintes
extrêmes et aux phénomènes de fatigue cumulée sur la durée de vie de l'ouvrage, qui
dépasse couramment 20 années.
[0015] Un autre problème de la présente invention est de fournir une installation de liaison
fond-surface du type tour-hybride dont le système d'ancrage soit d'une grande résistance
et d'un faible coût, et dont le procédé de mise en place des différents éléments constitutifs
soit simplifié et également d'un faible coût.
[0016] Un autre problème à la base de l'invention est de fournir une installation qui permette
d'intervenir à l'intérieur de la conduite sous-marine reposant au fond de la mer,
par un procédé de type "coil-tubing" depuis la surface et à partir de l'extrémité
supérieure du riser vertical.
[0017] Une solution aux problèmes posés est donc une installation de liaison fond-surface
pour conduite sous-marine reposant au fond de la mer, notamment à grande profondeur,
comprenant :
a) au moins un riser vertical relié à son extrémité inférieure à au moins une conduite
sous-marine reposant au fond de la mer, et à son extrémité supérieure à au moins un
flotteur, et
b) au moins une conduite de liaison, de préférence une conduite flexible, assurant
la liaison entre un support flottant et l'extrémité supérieure dudit riser vertical,
et
c) la liaison entre l'extrémité inférieure dudit riser vertical et une dite conduite
sous-marine reposant au fond de la mer se fait par l'intermédiaire d'un système d'ancrage
comprenant une embase posée sur le fond.
[0018] Selon l'invention l'installation est caractérisée en ce que :
- ladite embase assure le maintien et le guidage des éléments de jonction entre l'extrémité
inférieure dudit riser vertical et l'extrémité de la partie horizontale rectiligne
terminale de ladite conduite reposant au fond de la mer, et
- lesdits éléments de jonction comprennent
- un élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude et
- un élément de raccordement de conduite, de préférence un unique élément de raccordement,
de préférence encore, un unique connecteur automatique,
- le maintien et le guidage desdits éléments de jonction étant tels que lesdits éléments
de jonction ne peuvent se déplacer que dans un mouvement de translation dans une unique
direction longitudinale YY' correspondant sensiblement à la direction axiale de ladite
partie terminale rectiligne horizontale de ladite conduite sous-marine reposant au
fond de la mer.
[0019] On comprend que lesdits éléments de jonction ne pouvant se mouvoir que selon un seul
degré de liberté en translation linéaire, peuvent ainsi absorber les mouvements éventuels
de dilatation et rétractation de la conduite reposant au fond de la mer dans ladite
direction, comme il sera explicité plus loin.
[0020] Lesdits éléments de jonction ne sont donc autorisés à aucun autre mouvement de translation
ou de rotation, et notamment, ne peuvent pas se déplacer latéralement ou en hauteur.
Ainsi, selon la présente invention, le point sensiblement fixe en altitude se trouve
en bas de la tour au niveau du joint flexible, ce qui permet de supprimer les manchettes
coudées de raccordement de la technique antérieure, les mouvements verticaux du riser
étant absorbés par le flotteur, libre de se déplacer verticalement au sommet dudit
riser.
[0021] On entend par "courbure en forme de coude", deux courtes sections rectilignes disposées
à 90°, séparées et reliées entre elles par une section courbe présentant un rayon
de courbure, de préférence un grand rayon de courbure, notamment un rayon de courbure
supérieur à 5 m, plus particulièrement de l'ordre de 5 à 10 m, ladite portion de conduite
en forme de coude présentant un plan axial, comprenant les axes des deux dites sections
rectilignes de conduite disposées à 90°. En général, la courbure se présente sous
la forme d'un arc de cercle. On peut utiliser pour réaliser cette élément de conduite
présentant une courbure, un élément de conduite rigide, notamment de longueur de 7
à 15 m.
[0022] Ladite portion de conduite en forme de coude assurant la jonction entre ledit riser
vertical et ladite conduite reposant horizontalement au fond de la mer, on comprend
que ladite portion de conduite en forme de coude est disposée de sorte que son dit
plan axial se trouve en position verticale.
[0023] On utilise ici le terme "riser vertical" pour rendre compte de la position théorique
du riser lorsque celui-ci est au repos étant entendu que l'axe du riser peut connaître
des mouvements angulaires par rapport à la verticale et se mouvoir dans un cône d'angle
α dont le sommet correspond au point de fixation de l'extrémité inférieure du riser
sur ladite embase.
[0024] En ce qui concerne le plan axial de l'élément de conduite en forme de coude, on entend
par "plan axial vertical" que ce plan axial est en position perpendiculaire par rapport
au plan du fond de la mer sur lequel repose la dite embase, lequel plan est théoriquement
un plan horizontal, et ledit plan axial comprend l'axe de la partie terminale rectiligne
de la conduite reposant au fond de la mer.
[0025] Lesdits éléments de raccordement sont constitués d'une première partie mâle ou femelle
qui coopèrent respectivement avec une deuxième partie femelle ou mâle.
[0026] Lesdits éléments de raccordement, notamment du type connecteurs automatiques, sont
connus de l'homme de l'art et comprennent le verrouillage entre une partie mâle et
une partie femelle complémentaire, ce verrouillage étant conçu pour se faire très
simplement au fond de la mer à l'aide d'un ROV, robot commandé depuis la surface,
sans nécessiter une intervention directe manuelle de personnel.
[0027] Ladite conduite de liaison entre le support flottant et l'extrémité supérieure du
riser vertical peut être :
- une conduite flexible ou à rigidité réduite si le flotteur de tête se trouve proche
de la surface, ou
- une conduite rigide si le flotteur de tête se trouve à grande profondeur.
[0028] Dans un mode de réalisation avantageux, ladite embase comprend :
- une plate-forme reposant sur le fond de la mer, et
- un support mobile auquel lesdits éléments de jonction sont fixés, et
- ledit support mobile étant apte à se déplacer, de préférence de façon contrôlée, sur
ladite plate-forme selon une dite translation dans une dite direction longitudinale
YY' correspondant sensiblement à la direction axiale de la partie terminale horizontale
de ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer.
[0029] On entend par "déplacement contrôlé", un déplacement dont l'amplitude est limitée
par des butées mécaniques solidaires de la plate-forme.
[0030] La plate-forme comprend une structure constituant des éléments de guidage tels que
barrière ou glissière qui empêchent tout autre déplacement du support mobile dans
une direction latérale XX' ou en hauteur, c'est à dire dans une direction verticale
ZZ'.
[0031] L'installation selon la présente invention est avantageuse car elle présente une
géométrie relativement statique desdits éléments de jonction par rapport à ladite
embase, et plus particulièrement par rapport audit support mobile, lesdits éléments
de jonction étant maintenus de façon rigide sur ledit support mobile. La partie basse
de la tour se trouve ainsi parfaitement stabilisée et ne supporte plus aucun effort,
notamment au niveau du raccordement entre le riser vertical et la conduite reposant
au fond de la mer, puisque les mouvements de translation longitudinale du support
mobile crée une flexibilité à l'extrémité de la conduite sous-marine reposant au fond
de la mer, ladite flexibilité étant capable d'absorber par déformation l'allongement
ou la rétractation de la conduite sous-marine sous l'effet de la température et de
la pression, évitant ainsi de créer des efforts de poussée considérables au sein de
la conduite sous-marine, ces efforts pouvant atteindre 100, voire 200 tonnes ou plus,
et de les transmettre à la structure fondation de la tour riser.
[0032] Dans un mode préféré de réalisation, ledit riser vertical comprend dans sa partie
terminale inférieure un joint flexible, de préférence renforcé, lequel permet des
mouvements angulaires α de la partie dudit riser vertical située au dessus dudit joint
flexible, et lesdits éléments de jonction comprennent ledit joint flexible ou une
portion de riser vertical située au dessous dudit joint flexible.
[0033] Un joint flexible autorise une variation importante de l'angle α entre l'axe du riser
et sa position théorique verticale au repos, sans engendrer de contrainte significative
dans les portions de conduite situées de part et d'autre dudit joint flexible : ces
joints flexibles sont connus de l'homme de l'art et peuvent être constitués par une
rotule sphérique avec joint d'étanchéité, ou une rotule lamifiée constituée de sandwichs
de feuilles d'élastomère et de tôle adhérisée, capable d'absorber des mouvements angulaires
importants par déformation des élastomères, tout en conservant une étanchéité parfaite
en raison de l'absence de joint de frottement. Ledit angle α est en général compris
entre 10 et 15 degrés.
[0034] Dans tous les cas, ledit joint flexible est creux pour laisser passer le fluide,
et son diamètre intérieur est, de préférence sensiblement de même diamètre que les
conduites adjacentes qui y sont raccordées, notamment celle du riser vertical.
[0035] On entend ici par "joint flexible renforcé", un joint capable de transférer au support
mobile les efforts verticaux créés par la tension engendrée par le flotteur de sub-surface,
et les efforts horizontaux créés par la houle, et le courant agissant sur la portion
verticale du riser, du flotteur et de la liaison flexible vers le support flottant,
ainsi que par les déplacements dudit support flottant.
[0036] Lorsque lesdits éléments de jonction comprennent le dit joint flexible, ledit joint
flexible est donc maintenu fixement par rapport audit support mobile. Ledit joint
flexible correspond alors à un élément terminal des éléments de jonction assurant
la jonction avec ledit riser vertical.
[0037] De par la présence dudit joint flexible, et de la liaison flexible vers le support
flottant située en tête de riser vertical, le déplacement horizontal de la base du
riser vertical qui se trouve à un point sensiblement fixe en altitude, n'engendre
pas d'effort significatif dans l'ensemble articulé constitué dudit support mobile,
dudit joint flexible, dudit riser et de ladite liaison vers le-support de surface,
sous l'effet des déplacements dudit support mobile au sein de ladite plate-forme embase,
déplacement qui n'excèdent en général pas 5m.
[0038] Un autre avantage de la présente invention est aussi la réduction considérable du
coût global, résultant de la suppression des manchettes utilisées dans la technique
antérieure pour relier le riser vertical et la conduite sous-marine reposant sur le
fond de la mer.
[0039] L'installation selon l'invention permet d'éliminer tous ces inconvénients de l'art
antérieur et de fournir au meilleur coût, une tour riser intégrant les technologies
d'isolation les plus performantes.
[0040] Selon une première variante de réalisation de l'invention, l'installation comprend
:
- une première partie, de préférence mâle d'un dit élément de raccordement, et solidaire
dudit joint flexible, disposée juste dessous celui-ci, et
- ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer se termine par un dit élément
de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude présentant à son extrémité
une deuxième partie, de préférence femelle, d'un dit élément de raccordement, apte
à coopérer avec ladite première partie pour former ledit élément de raccordement.
[0041] Selon une autre variante de réalisation de l'installation de l'invention :
- ledit élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude est fixé
directement en sous face dudit joint flexible et comprend à son autre extrémité une
première partie, de préférence femelle, d'un dit élément de raccordement, et
- ladite première partie de l'élément de raccordement, de préférence femelle, coopère
avec une deuxième partie d'élément de raccordement, de préférence mâle, à l'extrémité
d'une partie horizontale terminale d'une conduite sous-marine reposant au fond de
la mer pour former un dit élément de raccordement.
[0042] Ainsi, ledit élément de conduite présentant une courbure en forme de coude peut être
:
- soit pré-installé à l'extrémité de la conduite sous-marine reposant au fond de la
mer et en constituer l'élément de conduite terminal,
- soit pré-installé à l'extrémité inférieure du dit riser vertical, plus particulièrement
dessous ledit joint flexible.
[0043] Dans les deux cas, ledit élément de conduite rigide en forme de coude présente à
son extrémité libre une première partie, mâle ou femelle d'un élément de raccordement,
et la deuxième partie complémentaire respectivement femelle ou mâle dudit élément
de raccordement se situe soit à l'extrémité de l'élément de conduite terminal rectiligne
de ladite conduite reposant au fond de la mer, soit à l'extrémité dudit riser vertical,
plus particulièrement, juste dessous ledit joint flexible.
[0044] Pour des raisons de mise en place de l'installation au fond de la mer, comme il sera
explicité ci-après, il est préféré de pré-installer ledit élément de conduite rigide
en forme de coude à l'extrémité de la conduite reposant au fond de la mer et de faire
coopérer la première partie mâle dudit élément de raccordement à l'extrémité dudit
élément de courbure en forme de coude avec une deuxième partie complémentaire femelle
de l'élément de raccordement située en sous-face dudit joint flexible. Bien évidemment,
il est possible d'envisager une courte portion de riser rectiligne assurant la jonction
entre ledit joint flexible et ladite deuxième partie de l'élément de raccordement.
[0045] Dans un mode de réalisation avantageux, ledit support mobile comprend une cavité
centrale ouverte sur le dessus par un orifice supérieur apte à recevoir ledit élément
de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude lorsque celui-ci est
descendu depuis la surface au sein dudit support mobile.
[0046] Ce mode de réalisation décrit ci-dessus, permet de rendre plus aisée la mise en place
de l'installation et le raccordement du riser vertical et de la conduite sous-marine
reposant au sol lors de la mise en place de l'installation.
[0047] Plus particulièrement, ledit orifice supérieur coopère avec des éléments de blocage,
de préférence un système de coins, permettant de bloquer ledit joint flexible renforcé
lequel est ainsi maintenu rigidement et fixement solidaire dudit support mobile, et
la partie terminale horizontale de ladite conduite reposant au fond de la mer est
maintenue fixement sur le fond dudit support mobile, de préférence à l'aide d'un système
de collier.
[0048] Ainsi, l'ensemble desdits éléments de jonction se trouve maintenu fixement par rapport
audit support mobile et toute dilatation ou rétractation de la conduite pouvant survenir
dans la dite direction longitudinale axiale de la partie terminale horizontale de
ladite conduite reposant au fond de la mer engendre un déplacement dudit support mobile
avec lesdits éléments de jonction par translation dans la même direction longitudinale.
[0049] Les autres caractéristiques suivantes prises séparément ou en combinaison sont également
avantageuses :
- ledit orifice supérieur présente une paroi interne périphérique en forme d'entonnoir
avec une grande base supérieure et lesdits coins permettant le blocage - dudit joint
flexible renforcé sont constitués par des coins tronconiques,
- ladite plate-forme comprend des éléments de guidage et maintien dudit support mobile
de sorte que ledit support mobile ne peut se mouvoir sur ladite plate-forme que par
coulissement en translation dans une dite direction longitudinale YY', de préférence
à l'aide de patins de glissement,
- ledit support mobile est maintenu latéralement entre deux barrières latérales de guidage
de ladite plate-forme, et lesdites barrières latérales de guidage coopèrent avec des
éléments mobiles de blocage qui en position rétractée de dégagement permettent la
descente dudit support mobile depuis la surface jusqu'à une position entre les deux
dites barrières latérales par dessus ladite plate-forme, et en position avancée de
blocage coopèrent avec la forme extérieure dudit support mobile de manière à ce que
le déplacement vertical ZZ' en hauteur de celui-ci soit contrôlé,
- ladite embase comprend une plate-forme reposant au fond de la mer, laquelle coopère
avec des éléments de stabilisation comprenant des corps morts posés par dessus ladite
plate-forme ou des ancres à succion traversant ladite plate-forme pour être enfoncés
dans le sol et/ou des éléments en saillie de type bêches disposés en sous face de
ladite plate-forme et enfoncés dans le fond de la mer pour éviter tout glissement
de ladite plate-forme au fond de la mer.
[0050] Les jonctions entre les différentes composantes de l'ensemble flotteur, conduite
flexible et riser vertical étant situées non loin de la surface, sont soumises aux
effets combinés de la houle et du courant. De plus, le support de surface étant soumis
non seulement à la houle et au courant, mais aussi au effets du vent, les mouvements
d'ensemble créent au niveau du point singulier que constitue la jonction entre riser
et conduite flexible, des efforts considérables dans les divers constituants mécaniques.
En effet, le flotteur exerce une traction verticale vers le haut pouvant varier de
quelques dizaines de tonnes à plusieurs centaines de tonnes voire même au delà de
1000 tonnes, selon la profondeur d'eau qui peut atteindre 1500m, voire 3000m, et selon
le diamètre interne de la conduite qui peut varier de 6" à 14", voire 16". Ainsi les
efforts à transmettre sont considérables et les mouvements d'ensemble sont cadencés,
entre autres, au rythme de la houle, c'est à dire avec une période variant typiquement,
en période agitée, entre 8 et 20 secondes. Les cycles de fatigue cumulés sur la durée
de vie du champ atteignent ainsi des valeurs dépassant plusieurs dizaines de millions
de cycles. C'est pourquoi une installation selon la présente invention comprend avantageusement
au moins un flotteur.
[0051] Un autre problème selon la présente invention est de permettre une intervention aisée
à l'intérieur dudit riser depuis la surface, notamment de permettre l'inspection ou
le nettoyage dudit riser vertical, par introduction d'un tube rigide depuis l'extrémité
supérieure du flotteur, passant à travers ledit dispositif de liaison entre flotteur
et riser vertical.
[0052] En effet, ces liaisons fond-surface véhiculent un fluide polyphasique, c'est à dire
un fluide composé de pétrole brut, d'eau et de gaz. Or, lors de la remontée du fluide,
la pression locale diminue et les bulles de gaz augmentent alors de volume, créant
des phénomènes d'instabilité de la veine fluide pouvant conduire à des à-coups importants.
Lors d'arrêts de production, le gaz se retrouve dans la partie haute et le mélange
huile-eau se trouve piégé dans les points bas, c'est à dire dans la partie basse de
la zone du flexible en chaînette, ainsi que dans la partie basse de la section sensiblement
verticale du riser ou encore au delà du coude situé en pied de riser vertical, dans
la partie horizontale de la conduite sous-marine reposant sur le fond de la mer.
[0053] Le mélange polyphasique, constitué de pétrole brut, d'eau et de gaz, a tendance,
lorsque la température descend en dessous d'un valeur située entre 30 et 40°C, à créer
deux types de bouchons qui risquent de bloquer la production. Un premier type de bouchon
est dû à la formation d'hydrates à partir de la phase gazeuse en présence d'eau, un
autre type est dû au figeage de la paraffine contenue en proportion variable dans
le pétrole brut de certains champs pétroliers, particulièrement en Afrique de l'Ouest.
[0054] On connaît la méthode d'intervention à l'intérieur des canalisations, dite "coiled-tubing",
consistant à pousser un tube rigide de petit diamètre, en général 20 à 50mm, à travers
la conduite. Ledit tube rigide est stocké enroulé par simple cintrage sur un tambour,
puis détordu lorsqu'on le débobine. Ledit tube peut mesurer plusieurs milliers de
mètres en une seule longueur. L'extrémité du tube située au fût du tambour de stockage
est reliée par l'intermédiaire d'un joint tournant à un dispositif de pompage capable
d'injecter un liquide à haute pression et à haute température. Ainsi, en poussant
le tube fin à travers la conduite, en maintenant le pompage et la contre-pression,
cette conduite est nettoyée grâce à l'injection d'un produit chaud capable de dissoudre
les bouchons. Cette méthode d'intervention est couramment utilisée lors des interventions
sur puits verticaux ou sur des conduites obstruées par des formations de paraffine
ou d'hydrates, phénomènes courants et redoutés dans toutes les installations de production
de pétrole brut. Le-procédé de "coiled-tubing" est dénommé ci-après par "nettoyage
par tubage continu" ou NTC.
[0055] L'installation selon l'invention comprend un dispositif de liaison entre ledit flotteur
et l'extrémité supérieure dudit riser comprenant :
- une deuxième conduite souple dont les extrémités sont encastrées au niveau respectivement
dudit flotteur et de l'extrémité supérieure du riser,
- la liaison de ladite deuxième conduite souple à l'extrémité supérieure dudit riser
se faisant par l'intermédiaire d'un dispositif en forme de col de cygne, lequel dispositif
en forme de col de cygne assure aussi la liaison entre ledit riser et une dite conduite
de liaison avec le support flottant, de préférence une dite conduite flexible,
- ladite deuxième conduite souple étant, de préférence, prolongée à travers ledit flotteur
par une conduite tubulaire rigide traversant le flotteur de part en part, de sorte
que l'on peut intervenir à l'intérieur dudit riser vertical à partir de la partie
supérieure du flotteur à travers ladite conduite tubulaire rigide, puis ledit dispositif
de liaison constitué de ladite deuxième conduite souple et à travers ledit dispositif
en forme de col de cygne, de façon à accéder à l'intérieur dudit riser et le nettoyer
par injection de liquide et /ou par raclage de la paroi interne dudit riser, puis
de ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer.
[0056] L'installation selon la présente invention est plus particulièrement encore avantageuse
lorsque :
- deux dites conduites sous-marines reposant sur le fond de la mer sont assemblées en
faisceau au sein d'une même enveloppe de protection souple permettant de confiner
un matériau isolant, de préférence un matériau à changement de phase du type de la
paraffine, un composé isolant gélifié, ou une combinaison des deux, entourant lesdites
conduites, et
- ledit riser vertical comprend dans sa partie supérieure au-dessus dudit joint flexible
un système de conduites isolées constitué d'un ensemble de deux conduites coaxiales
comprenant une conduite interne et une conduite externe, un fluide ou matériau isolant,
de préférence un matériau à changement de phase de type paraffine, un composé isolant
gélifié, ou une combinaison des deux, étant placé de préférence entre les deux dites
conduites, ou encore en maintenant un vide poussé entre deux conduites.
[0057] Un autre avantage de l'installation selon l'invention est que tous les éléments peuvent
être préfabriqués à terre avant d'être installés. Ils peuvent ainsi être montés "à
blanc" pour vérifier que tous les éléments coopèrent correctement, y compris les moyens
de verrouillage ; ainsi, l'assemblage de l'installation est considérablement simplifié
et le temps opérationnel des navires d'installation réduit au minimum. Dans l'art
antérieur, les conduites sous-marines étaient posées puis, après installation des
risers, des manchettes coudées de raccordement étaient fabriquées sur la base d'une
métrologie de grande précision réalisée grâce aux ROVs. La manchette, préfabriquée
à terre ou sur site peut mesurer plusieurs dizaines de mètres et doit ensuite être
installée par le même ROV, ce qui représente un temps opérationnel considérable, donc
un coût très élevé en raison de la sophistication des navires d'installation spécialisés.
Le gain réalisé par le dispositif et le procédé selon l'invention, se chiffre en plusieurs
journées de navire d'installation ainsi qu'en la suppression des connecteurs automatiques
indispensables à chacune des extrémités de la manchette préfabriquée, ce qui représente
une réduction de coût considérable.
[0058] Les objectifs de la présente invention sont donc également obtenus par un procédé
de mise en place d'une installation qui comprend les étapes dans lesquelles :
- 1. on met en place au fond de la mer une dite embase, et
- 2. on descend au fond de la mer, une dite conduite sous-marine reposant sur le fond
de la mer avec à son extrémité au moins une partie desdits éléments de jonction comprenant
à leur extrémité une première partie d'élément de raccordement, et
- 3. on solidarise la partie horizontale rectiligne terminale de ladite conduite reposant
sur le fond de la mer sur ladite embase, et
- 4. on descend ledit riser vertical comprenant à son extrémité au moins l'autre partie
desdits éléments de jonction, comprenant à leur extrémité inférieure au moins une
dite deuxième partie d'élément de raccordement, et
- 5. on réalise le raccordement de ladite première partie et de ladite deuxième partie
pour former ledit élément de raccordement, et
- 6. on bloque lesdits éléments de jonction sur ladite embase.
[0059] Plus particulièrement, dans le procédé de l'invention dans lequel ladite embase comprend
une dite plate-forme et au moins un dit support mobile, on réalise les étapes dans
lesquelles :
- 1. on met en place au fond de la mer ladite plate-forme, et ledit support mobile sur
ladite plate-forme, et l'on actionne lesdits verrous pour contrôler et empêcher le
déplacement en hauteur dudit support mobile par rapport à ladite plate-forme tout
en laissant libre le mouvement de translation contrôlée dudit support mobile dans
ladite direction longitudinale YY', et
- 2. on descend et met en place au fond de la mer une dite conduite sous-marine équipée
à son extrémité d'au moins une partie desdits éléments de jonction comprenant à leur
extrémité au moins une dite première partie d'élément de raccordement, et
- 3. on solidarise sur le fond dudit support mobile, la partie rectiligne horizontale
terminale de ladite conduite reposant a fond de la mer, et
- 4. on descend un dit riser vertical équipé à son extrémité inférieure d'au moins l'autre
partie desdits éléments de jonction comprenant à leur extrémité une dite deuxième
partie complémentaires d'éléments de raccordement, et
- 5. on rapproche les dites première et deuxième parties d'éléments de raccordement
et on réalise le raccordement, et
- 6. on réalise le blocage desdits éléments de jonction sur ledit support mobile.
[0060] Dans une variante de réalisation du procédé, le support mobile est assemblé en surface
au sein de la plate-forme, puis l'ensemble est alors descendu et mis en place sur
le fond de la mer.
[0061] Pour mettre en oeuvre une version préférée de réalisation du procédé de l'invention
lesdits éléments de jonction sont tels que :
a) ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer est équipée à son extrémité
d'un dit élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude, ledit
élément de conduite en forme de coude présentant à son extrémité supérieure une dite
première partie d'un élément de raccordement, et
b) le dit riser vertical est équipé à son extrémité inférieure d'un dit joint flexible
et d'une dite deuxième partie d'élément de raccordement en sous-face dudit joint flexible.
[0062] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lumière de la description détaillée des modes de réalisation qui va suivre, en référence
aux figures 1 à 12.
La figure 1 est une vue de côté de la partie supérieure d'une tour hybride reliée
à un support flottant de type FPSO, avec un navire 2 effectuant une opération d'intervention
à la verticale de ladite tour.
La figure 2 représente une vue en coupe de la partie inférieure de l'installation
selon l'invention, après raccordement du riser vertical avec ladite conduite sous-marine
reposant au fond de la mer.
La figure 3 représente une vue de dessus au niveau de l'orifice supérieur du support
mobile 14 de la figure 2 avec un système de coin tronconique 17.
La figure 4 est une vue de côté en coupe de la partie inférieure de l'installation,
après raccordement.
La figure 5 est une vue en coupe de l'embase avant installation du dit support mobile
et desdites conduites à raccorder.
La figure 6 est une vue de côté de l'embase comprenant la plate-forme et le support
mobile mis en place avant la mise en place des conduites à raccorder.
La figure 7 est une vue en coupe de l'installation dans sa partie inférieure montrant
la mise en place de l'élément de conduite présentant une courbure en forme de coude
descendant à l'intérieur dudit support mobile.
La figure 8 est une vue en coupe de la partie inférieure de l'installation dans l'étape
de mise en place postérieure à l'étape de la figure 7 dans laquelle, après mise en
place de l'élément de conduite en forme de coude, on descend, à l'intérieur dudit
support mobile, l'extrémité inférieure dudit riser équipé d'un joint flexible et d'une
partie femelle d'un élément de raccordement.
La figure 9 représente une vue en coupe de la partie inférieure de l'installation
après raccordement des conduites en sous-face du joint flexible.
La figure 10 représente une vue de côté en coupe de la figure 9.
La figure 11 représente une vue de dessus d'une embase selon l'invention comprenant
un support mobile pouvant coulisser en translation sur une plate-forme 15 supportant
des barrières de guidage 161, la dite translation étant contrôlée par une butée de terminaison 163.
La figure 12 représente une vue de côté en coupe d'une variante de réalisation du
raccordement de conduites de l'installation selon l'invention.
[0063] Dans la figure 1, le FPSO 1 est ancré sur un champ pétrolier par 1 500m de hauteur
d'eau, par un système d'ancrage non représenté et comporte au niveau de son bordé
un système de supportage 2
1 de conduites flexibles 3 d'effluents pétroliers en configuration de chaînette remontant
vers un dispositif en forme de col de cygne 4
1, lui-même solidaire de l'extrémité supérieure d'un riser vertical 5. L'ensemble est
maintenu en tension par ledit flotteur 6 installé en tête du riser vertical 5 par
l'intermédiaire d'une conduite flexible 7. Ledit flotteur 6 est traversé par une conduite
8 en continuité dudit flexible 7 pour déboucher sur un orifice obturé par une vanne
9. Un navire d'intervention 2 situé à la verticale dudit flotteur peut effectuer une
opération de maintenance par coil-tubing à travers le flotteur 6, de manière à pousser
dans la partie verticale de la conduite, une conduite rigide, non représentée, de
faible diamètre, en général 50mm, destinée à nettoyer l'intérieur de la canalisation
au fur et à mesure de sa progression. Les dispositifs de coil-tubing étant connus
de l'homme de l'art dans le domaine des interventions sur puits pétroliers ne seront
pas développés plus en détails ici.
[0064] Sur les figures 2 à 4, et 6 à12, on a représenté la partie inférieure d'une installation
selon l'invention dans laquelle la liaison entre l'extrémité inférieure dudit riser
vertical 5 et ladite conduite sous-marine 10 reposant au fond de la mer se fait par
l'intermédiaire d'un système d'ancrage comprenant une embase 4 posée sur le fond.
[0065] Ladite embase 4 comprend :
- une plate-forme 15 reposant sur le fond de la mer, et
- un support mobile 14 auquel lesdits éléments de jonction 11-13 sont fixés, et
- ledit support mobile 14 étant apte à se déplacer de façon contrôlée sur ladite plate-forme
selon une dite translation selon une dite direction longitudinale YY' correspondant
à la direction axiale de la partie terminale horizontale de ladite conduite sous-marine
reposant au fond de la mer 10.
[0066] La plate-forme 15 comprend une structure constituant des éléments de guidage 16
1 tels que barrière ou glissière qui empêchent tout autre déplacement du support mobile
dans une direction latérale XX' ou en hauteur, c'est à dire dans une direction verticale
ZZ'.
[0067] Ladite embase 4 assure le maintien rigide et le guidage des éléments de jonction
11-13 entre l'extrémité inférieure dudit riser vertical 5 et l'extrémité de la partie
horizontale terminale rectiligne de ladite conduite reposant au fond de la mer 10,
et lesdits éléments de jonction 11-13 comprennent un élément de conduite présentant
une courbure en forme de coude 11 et un élément de raccordement de conduite 12, de
préférence un unique élément de raccordement, de préférence encore, un unique connecteur
automatique, le maintien et le guidage desdits éléments de jonction 11-13 étant tels
que lesdits éléments de jonction 11-13 ne peuvent se déplacer que dans un mouvement
de translation dans une unique direction longitudinale YY' correspondant à la direction
axiale de ladite partie terminale rectiligne horizontale de ladite conduite sous-marine
reposant au fond de la mer 10.
[0068] Les figures 2 et 9 représentent des coupes en vue de face d'une installation selon
l'invention après mise en place de tous les éléments de jonction et des conduites
à raccorder.
[0069] Les figures 4 et 10, représentent des vues de côté d'une installation selon l'invention,
après mise en place des éléments de jonction et des conduites à raccorder.
[0070] En revanche les figures 5 à 8, ainsi que 11 et 12 représentent des vues de différents
éléments constitutifs de l'installation selon l'invention au cours des différentes
phases de la procédure de mise en place.
[0071] Ainsi, sur la figure 5, on a représenté la plate-forme 15 surmontée des barrières
de guidage latérales 16
1 qui assurent le guidage dans le coulissement en translation longitudinale selon la
direction YY' de l'élément de support mobile dont la partie inférieure est maintenue
entre lesdites barrières de guidage 16
1.
[0072] Sur les figures 10 et 11, on a représenté un élément de butée 16
3 qui permet de contrôler le coulissement en translation et empêche un coulissement
excessif du support mobile 14 à l'intérieur des barrières de guidage 16
1 par dessus la plate-forme 15. Ce coulissement en translation dans la direction YY'
est rendu possible à l'aide de patins de glissement 14
1, disposés dessous ledit support mobile 14, sur ses côtés et sur le dessus. On peut
également utiliser des rouleaux ou tout autre dispositif visant à réduire le frottement
lors des déplacements longitudinaux dans la direction YY'.
[0073] Sur la figure 6, on a représenté le support mobile 14 descendu depuis la surface
à l'aide de câbles non représentés, inséré entre les structures en élévation constituant
les barrières de guidage 16
1 disposées par dessus la plate-forme de guidage 15. Ce support mobile 14 peut se déplacer
selon un axe longitudinal YY' grâce aux patins de glissement 14
1 mais ne peut se déplacer ni latéralement selon l'axe XX', ni vers le haut selon l'axe
ZZ'. En effet, la partie supérieure des barrières de guidage 16
1 coopère avec des éléments de blocage mobile consistant en un système de coin 16
2, lesquels peuvent être engagés de manière à ce que la forme extérieure de la partie
inférieure du support mobile au niveau d'un épaulement 14
4 sur laquelle repose des patins de glissement 14
1, viennent buter contre lesdits coins engagés 16
2 en empêchant l'élévation du support mobile 14.
[0074] Sur les figures 2, 10 et 11, on montre que les barrières de guidage 16
1 disposées par dessus la plate-forme 15, sont espacées de manière à ménager un jeu
suffisant, par exemple de 1 cm, de part et d'autre du support mobile lorsque celui-ci
est mis en place sur la plate-forme entre lesdites barrières de guidage 16
1 pour éviter d'éventuels coincements lors des déplacements selon l'axe YY' du support
mobile 14 par dessus la plate-forme 15.
[0075] La plate-forme 15 est maintenue en position sur le fond de la mer 20 soit par son
propre poids, soit par rajout de corps morts 15
2, soit par l'intermédiaire d'ancres à succion 15
3 foncées à travers la plate-forme, soit encore par une combinaison de ces méthodes.
Des bêches 15
1 sont avantageusement prévues en sous-face de la plate-forme 15 pour éviter tout glissement
ou déplacement horizontal de la plate-forme quelle que soit la direction.
[0076] Dans les figures 2, 6 7, 8 et 12, on a représenté le support mobile qui repose sur
ses patins inférieurs 14
1 sur la plate-forme 15. Plus précisément, les patins inférieurs 14
1 reposent sur une échancrure à la base des barrières de guidage 16
1. Ce type de position se produit lorsque le flotteur supérieur 6 de la figure 1 n'est
pas complètement déballasté et maintient le riser 5 en tension, et que le poids propre
du support mobile 14 est tel que ledit support mobile repose quand même sur ses patins
inférieurs 14
1.
[0077] En revanche, sur la figure 9, lorsque le flotteur supérieur 6 a été complètement
déballasté, le support mobile 14 se trouve alors en suspension mais ne peut s'élever
en raison du contact des patins supérieurs 14
1 avec les éléments de blocage 16
2 qui coopèrent à la partie supérieure des barrières de guidage 16
1 de manière à retenir ledit support mobile 14 de par la forme extérieure de sa partie
inférieure notamment au niveau d'un épaulement 14
4 qui rentre en contact par l'intermédiaire des patins supérieurs 14
1 avec les coins de blocage 16
2.
[0078] En ajustant la flottabilité du flotteur supérieur 6, il est possible d'équilibrer
la charge de manière à réduire les efforts de contact positifs ou négatifs, c'est
à dire dirigés vers le haut ou vers le bas, entre le support mobile 14 et la structure
ancrée comprenant la plate-forme 15 et les barrières de guidage 16
1 Ceci a pour effet de réduire l'usure des patins de contact 14
1 et surtout de minimiser les efforts F transmis par la conduite sous-marine 10 à l'embase
ancrée de la tour riser, ainsi que les efforts de compression interne à la dite conduite
sous-marine 10, source potentielle de phénomènes de flambage pouvant conduire à la
ruine de l'installation.
[0079] A titre d'exemple, la plate-forme 15 peut avoir une longueur de 10 à 12 m et une
largeur de 6 m, capable de recevoir des corps morts 15
2 de 25 à 50 tonnes. Le support mobile 14 peut avoir une masse de 40 tonnes correspondant
à la tension minimum requise en pied de riser, c'est à dire au niveau du joint flexible
13. Ledit support mobile 14 peut mesurer environ 1,5 m de large et 4 m de longueur.
Lors de l'installation, le support mobile 14 est positionné sensiblement a milieu
de la plate-forme, ce qui autorise un déplacement relatif Δ de plus ou moins 3 m,
le long de l'axe XX', déplacement engendré par l'expansion ou la rétractation thermique,
ainsi que de la conduite sous-marine 10, ainsi que par la pression interne de la conduite
sous-marine 10 reposant sur le fond.
[0080] Sur les figures 4 et 6 à 12, on a montré un support mobile 14 présentant une cavité
centrale 18 dont la partie supérieure comprend une paroi interne périphérique qui
est évasée en forme d'entonnoir, ladite cavité 18 étant ouverte dans sa partie supérieure
par un orifice 18
1 correspondant à ladite grande base de la partie supérieure en forme d'entonnoir de
la cavité 18. Au fond de la cavité 18, un socle en forme de berceau 14
3 permet de recevoir et de supporter l'élément de conduite rigide présentant une courbure
en forme de coude 11 qui est disposé à l'intérieur dudit support mobile 14 comme représenté
sur les figures 2 et 9.
[0081] Dans une variante de réalisation, le support mobile présente une cavité interne ouverte
également à sa base, de sorte que l'on peut mettre en place la conduite sous-marine
en l'installant provisoirement sur la plate-forme 15, puis descendre le support mobile
par-dessus la conduite sous-marine dans la mesure où la cavité centrale du support
mobile autorise le passage de l'élément coudé 11 et du connecteur automatique 12,
et enfin, on solidarise la conduite sous-marine avec le support mobile dont le socle
14
3 et lesdits moyens de verrouillage 19-19
1 sont situés sur la paroi de la cavité interne du support mobile situé au-dessus de
ladite conduite initialement installée sur la plate-forme 15.
[0082] Dans les figures 4, 10 et 11, la conduite sous-marine 10 reposant au fond de la mer
se termine par un élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude
11, se terminant à sa partie supérieure tournée vers le haut par une première partie
12
1 d'un élément de raccordement 12, à savoir ici, une partie mâle. La partie terminale
rectiligne horizontale de la conduite sous-marine reposant sur le fond de la mer 10
située avant ledit élément de conduite en forme de coude 11, est supportée par le
socle-berceau 14
3 sur le fond dudit support mobile 14, et elle est verrouillée par un dispositif 19
assure le verrouillage d'une virole 19
1 soudée à l'extérieure de la conduite sous-marine 10. Lors du déplacement du support
mobile 14 créé par l'expansion de la conduite sous-marine 10 reposant sur le sol,
sous l'effet de la température et de la pression interne, le dit support mobile 14
glissera au sein de la plate-forme ancrée 15-16
1-16
2 entre les barrières de guidage latérales 16
1. Ainsi on réduit de manière radicale les efforts transmis à ladite embase ancrée,
ainsi que les efforts de compression au sein de la conduite sous-marine reposant sur
le fond, et on supprime ainsi les risques de flambage et de dégradation de ladite
conduite sous-marine 10.
[0083] Dans le mode de réalisation des figures 2 à11, notamment tel que représenté dans
la figure 8, le riser vertical comprend à son extrémité inférieure un joint flexible
13, lui-même solidaire en sous-face de la seconde partie 12
2 du connecteur automatique 12, destiné à coopérer avec la première partie 12
1 pour réaliser le raccordement de l'élément de raccordement 12 consistant en un connecteur
automatique. Le passage interne du joint flexible 13, ainsi que du connecteur automatique
12 présente un diamètre intérieur de préférence identique à celui du riser 5. Le joint
flexible 13 est renforcé par une structure externe de renfort qui permet d'assurer
son encastrement dans l'orifice supérieur 18
1 de la cavité 18 du support mobile 14 pour assurer la rigidité de l'ensemble lorsque
un système de coins tronconiques 17 vient le verrouiller en position définitive dans
la cavité 18 au niveau de l'orifice supérieur 18
1 du support mobile 14, comme illustré sur les figures. Le joint flexible étanche peut
être de type rotule mécanique ou de type joint flexible élastomère, ou encore correspondre
à une longueur limitée de conduite flexible capable de fournir le même déplacement
angulaire par rapport à la verticale du riser 5, notamment dans un cône d'angle α
pouvant atteindre 15 degrés.
[0084] L'élément de conduite présentant une courbure en forme de coude 11 présente une courbure
comprenant un arc de cercle avec un grand rayon de courbure, notamment un rayon de
courbure supérieur à 5 m, plus particulièrement de l'ordre de 5 à 10 m réalisé par
un élément de conduite courbe mesurant de 7 à 15 m.
[0085] Dans le procédé de mise en place d'une installation selon l'invention, on peut réaliser
les étapes successives suivantes :
- 1. on met en place a fond de la mer, ladite plate-forme 15 surmontée de la structure
de guidage constituée par les barrières 161 coopérant avec les éléments de blocage ou système de coin 162 dans leur partie supérieure, et
- 2. on ancre la plate-forme 15 à l'aide de différents moyens d'ancrage tels que des
corps morts 152 que l'on descend à l'aide de câbles ou d'ancres à succion 153, et
- 3. on descend un dit support mobile 14 que l'on insère entre les barrières de guidage
161 par dessus la plate-forme 15 et l'on actionne les verrous de blocage 162 qui empêchent le déplacement vers le haut dans la direction ZZ' du support mobile
14 tout en laissant libre le coulissement en translation dans la direction longitudinale
YY' du support mobile 14, ledit coulissement en translation dans la direction YY'
étant contrôlé par les éléments de butée 163-164 reposant sur la plate-forme 15, et
- 4. on installe au fond de la cavité 18 dudit support mobile, en le descendant à travers
l'orifice supérieur 181, un élément de conduite rectiligne constitutif de la partie terminale horizontale
de la conduite sous-marine reposant au fond de la mer 10, ladite partie terminale
horizontale étant équipée à son extrémité d'un dit élément de conduite rigide présentant
une courbure en forme de coude 11, lequel élément coudé 11 présente à son extrémité
supérieure une première partie mâle 121 d'un connecteur automatique 12, et
- 5. on dépose ledit élément de conduite rigide coudé 11 au fond de la cavité 18 de
sorte que la partie horizontale rectiligne terminale de la conduite sous-marine reposant
au fond de la mer repose sur le socle berceau 143, et on solidarise ladite partie terminale horizontale de la conduite sous-marine
reposant au fond de la mer 10 avec un système de verrouillage 19, 191 de type collier, et
- 6. on descend un riser vertical 5 équipé à son extrémité inférieure d'un joint flexible
13 renforcé et de la deuxième partie complémentaire femelle 122 dudit connecteur automatique 12 en sous-face du dit joint flexible renforcé 13, puis
- 7. après approche des dites première et deuxième parties 121 et 122 complémentaires dudit élément de raccordement 12, on réalise ledit raccordement,
et
- 8. une fois le raccordement effectué, on réalise le blocage dudit joint flexible renforcé
ou d'une portion de conduite terminale à l'extrémité inférieure dudit riser dessous
le dit joint flexible renforcé 13, à l'intérieur de l'orifice supérieur 181 comportant une paroi périphérique de forme évasée, à l'aide d'un système de coin
venant se bloquer entre ladite paroi périphérique en forme d'entonnoir de ladite ouverture
supérieure 181 et ledit joint flexible renforcé 13 ou ladite portion de conduite terminale dessous
ledit joint flexible 13.
[0086] Des coins 17 représentés sur les figures 6 à 8 en position dégagée par rapport à
ladite paroi de l'orifice supérieur 18
1, sont actionnés par un ROV au moyen de vérins hydrauliques non représentés pour venir
ensuite s'engager à l'intérieur de l'orifice supérieur 18
1 contre sa paroi périphérique évasée comme représenté sur les figures 4, 9, 10 et
12. Les coins tronconiques 17 viennent buter en appui sur la structure de renfort
dudit joint flexible renforcé 13 et le maintenir en position fixe par rapport a support
mobile 14.
[0087] Des verrous complémentaires 14
2 sont alors actionnés par un dispositif non représenté permettant ainsi de transférer
au support mobile 14
4 l'intégralité de la charge verticale créée par le riser 5 maintenue en tension par
le flotteur supérieur 6 de la figure 1.
[0088] La figure 3 est une coupe en vue de dessus relative à l'orifice supérieur 18
1 montrant trois coins tronconiques 17 dont l'un est représenté en position rétractée
vers le haut, et le deux autres en position de coincement engagé vers le bas à l'intérieur
de l'orifice 18
1.
[0089] L'installation selon l'invention a été décrite sur les figures 2 à 11 avec un joint
flexible renforcé 13 situé au dessus d'une partie 12
2 de connecteur automatique 12.
[0090] Dans un autre mode de réalisation représenté sur la figure 12, ledit élément de conduite
rigide présentant une courbure en forme de coude 11 est pré-installé en sous-face
dudit joint flexible renforcé 13, ledit élément de conduite en forme de coude 11 présentant
à son extrémité inférieure libre, une première partie 12
2 d'élément de raccordement du type connecteur automatique 12.
[0091] Dans ce cas, ladite première partie 12
2 d'élément de raccordement a son axe disposé horizontalement légèrement au dessus
du fond de la cavité 18 du support mobile 14, une fois que le joint flexible 13 est
bloqué en place dans l'ouverture supérieure 18
1 du support mobile 14 à l'aide des coins 17. On réalise ensuite le raccordement avec
la conduite sous-marine reposant au fond de la mer 10 dont la partie terminale rectiligne
horizontale repose sur un chariot 21 coulissant sur la plate-forme 15 à l'aide de
patins de glissement 22, ladite partie terminale horizontale rectiligne de la conduite
sous-marine reposant au fond de la mer 10 étant tenue par des berceaux 14
3 sur le fond du dit chariot mobile 21 et solidaire dudit chariot 21 par un collier
de verrouillage 19-19
1. On effectue le raccordement par déplacement, dans ladite direction longitudinale
YY', dudit chariot mobile 21 entre lesdites barrières de glissement 16
1 sur la plate-forme 15. On solidarise enfin le chariot 21 au support mobile 14 par
des moyens non représentés.
[0092] En raison de sa complexité, on préfère installer la partie femelle 12
2 d'un connecteur automatique 12 sur l'équipement manipulé en dernier, mais on peut
inverser les dites première et deuxième parties mâle et femelle 12
1-12
2 de l'élément de raccordement.
[0093] Sur la figure 1, l'installation comprend un dispositif de liaison 4
1, 7 entre ledit flotteur 6 et l'extrémité supérieure dudit riser 5, comprenant :
- une deuxième conduite souple 7 dont les extrémités sont encastrées au niveau respectivement
de la sous-face dudit flotteur 6 et de l'extrémité supérieure du riser 5,
- la liaison de ladite deuxième conduite souple 7 à l'extrémité supérieure dudit riser
5 se faisant par l'intermédiaire d'un dispositif en forme de col de cygne 41, lequel dispositif en forme de col de cygne 41 assure aussi la liaison entre ledit riser 5 et une dite-conduite flexible 3 avec
le support flottant,
- ladite deuxième conduite souple 7 étant prolongée à travers ledit flotteur 6 par une
conduite tubulaire rigide 8 traversant le flotteur de part en part, de sorte que l'on
peut intervenir à l'intérieur dudit riser vertical 5 à partir de la partie supérieure
du flotteur 6 à travers ladite conduite tubulaire rigide 8, puis ledit dispositif
de liaison constitué de ladite deuxième conduite souple 7 et à travers ledit dispositif
en forme de col de cygne 41, de façon à accéder à l'intérieur dudit riser 5 et le nettoyer par injection de liquide
et /ou par raclage de la paroi interne dudit riser 5, puis de ladite conduite sous-marine
10 reposant au fond de la mer.
[0094] Ladite deuxième conduite souple 7 présente à ses extrémités des éléments de variation
progressive d'inertie de section 7
1, 7
2 au niveau respectivement de la sous-face du flotteur 6 et de l'extrémité supérieure
du col de cygne.
[0095] Le dispositif en forme de col de cygne comprend une partie droite supérieure qui
assure la jonction entre ledit riser vertical et ladite deuxième conduite souple reliée
audit flotteur. Sur cette dite partie droite du dispositif en forme de col de cygne,
une dérivation courbe en forme de coude, permet la jonction entre l'extrémité dudit
riser vertical et l'extrémité de ladite conduite flexible elle-même reliée audit support
flottant. Les extrémités de ladite courbe étant sensiblement tangente avec la courbe
de la chaînette constituée par ladite conduite flexible qui assure la liaison au support
flottant, et sensiblement tangente avec ladite partie droite du dispositif en forme
de col de cygne.
1. Installation de liaison fond-surface pour conduite sous-marine (10) reposant au fond
de la mer, notamment à grande profondeur, comprenant :
a) au moins un riser vertical (5) relié à son extrémité inférieure à au moins une
conduite sous-marine (10) reposant au fond de la mer, et à son extrémité supérieure
à au moins un flotteur (6), et
b) au moins une conduite de liaison (3), de préférence une conduite flexible, assurant
la liaison entre un support flottant (1) et l'extrémité supérieure (4) dudit riser
vertical (5), et
c) la liaison entre l'extrémité inférieure dudit riser vertical (5) et une dite conduite
sous-marine (10) reposant au fond de la mer se fait par l'intermédiaire d'un système
d'ancrage comprenant une embase (4) posée sur le fond, ladite embase (4) assure le
maintien et le guidage des éléments de jonction (11-13) entre l'extrémité inférieure
dudit riser vertical (5) et l'extrémité de la partie horizontale rectiligne terminale
de ladite conduite reposant au fond de la mer (10),
caractérisée en ce que :
- lesdits éléments de jonction (11-13) comprennent un élément de conduite rigide présentant
une courbure en forme de coude (11) et un élément de raccordement de conduite (12),
de préférence un unique élément de raccordement, de préférence encore, un unique connecteur
automatique, et sont fixés sur un support mobile (14) de ladite embase (4) apte à
se déplacer, de préférence de façon contrôlée, sur une plate-forme (15) de ladite
embase (4) reposant sur le fond de la mer,
- le maintien et le guidage desdits éléments de jonction (11-13) étant tels que lesdits
éléments de jonction (11-13) fixés sur ledit support mobile (14) ne peuvent se déplacer
que dans un mouvement de translation dans une unique direction longitudinale YY' sensiblement
correspondant à la direction axiale de ladite partie terminale rectiligne horizontale
de ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer (10).
2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit riser vertical (5) comprend dans sa partie terminale inférieure un joint flexible
(13), de préférence renforcé, lequel permet des mouvements angulaires (α) de la partie
dudit riser vertical (5) située au dessus dudit joint flexible (13), et lesdits éléments
de jonction (11-13) comprennent ledit joint flexible (13) ou une portion de riser
vertical située au dessous dudit joint flexible (13).
3. Installation selon l'une des revendications 1 ou 2,
caractérisée en ce que :
- une première partie (121), de préférence mâle d'un dit élément de raccordement (12) est solidaire dudit joint
flexible (13), et disposée juste dessous celui-ci, et
- ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer (10) se termine par un dit
élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude (11) présentant
à son extrémité une deuxième partie (122), de préférence femelle, d'un dit élément de raccordement (12), apte à coopérer avec
ladite première partie pour former ledit élément de raccordement (12).
4. Installation selon l'une des revendications 1 à 3,
caractérisée en ce que :
- ledit élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude (11)
est fixé directement en sous face dudit joint flexible (13) et comprend à son autre
extrémité une première partie (121), de préférence femelle, d'un dit élément de raccordement (12), et
- ladite première partie (121) de l'élément de raccordement, de préférence femelle, coopère avec une deuxième partie
(122) d'élément de raccordement, de préférence mâle, à l'extrémité d'une partie horizontale
terminale d'une conduite sous-marine reposant au fond de la mer (10) pour former un
dit élément de raccordement (12).
5. Installation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit support mobile (14) comprend une cavité centrale (18) ouverte sur le dessus
par un orifice supérieur (181) apte à recevoir ledit élément de conduite rigide présentant une courbure en forme
de coude (11) lorsque celui-ci est descendu depuis la surface au sein dudit support
mobile (14).
6. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit orifice supérieur (181) coopère avec des éléments de blocage, de préférence un système de coin (17), permettant
de bloquer ledit joint flexible renforcé (13) lequel est ainsi maintenu rigidement
et fixement solidaire dudit support mobile (14), et la partie terminale horizontale
de ladite conduite reposant au fond de la mer (10) est maintenue fixement sur le fond
dudit support mobile, de préférence à l'aide d'un système de collier (19-191).
7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit orifice supérieur (181) présente une paroi interne périphérique, en forme d'entonnoir avec une grande base
supérieure et lesdits coins (17) permettant le blocage dudit joint flexible renforcé
(13) sont constitués par des coins tronconiques (17).
8. Installation selon l'une des revendication 1 à 7, caractérisée en ce que ladite plate-forme comprend des éléments de guidage et maintien (161-163) dudit support mobile (14) de sorte que ledit support mobile (14) ne peut se mouvoir
sur ladite plate-forme (15) que par coulissement en translation dans une dite direction
longitudinale YY', de préférence à l'aide de patins de glissement (141).
9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que ledit support mobile (14) est maintenu latéralement entre deux barrières latérales
de guidage (161) de ladite plate-forme, et lesdites barrières latérales de guidage (161) coopèrent avec des éléments mobiles de blocage (162) qui en position rétractée de dégagement permettent la descente dudit support mobile
(14) depuis la surface jusqu'à une position entre les deux dites barrières latérales
(161) par dessus ladite plate-forme (15), et en position avancée de blocage coopèrent
avec la forme extérieure (144) dudit support mobile (14) de manière à ce que le déplacement vertical ZZ' en hauteur
de celui-ci soit contrôlé.
10. Installation selon l'une des revendication 1 à 9, caractérisée en ce que ladite embase (4) comprend une plate-forme (15) reposant au fond de la mer, laquelle
coopère avec des éléments de stabilisation comprenant des corps morts (152) posés par dessus ladite plate-forme (15) ou des ancres à succion (153) traversant ladite plate-forme pour être enfoncés dans le sol et/ou des éléments
en saillie de type bêches (151) disposés en sous face de ladite plate-forme et enfoncés dans le fond de la mer pour
éviter tout glissement de ladite plate-forme au fond de la mer.
11. Procédé de mise en place d'une installation selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes dans lesquelles :
1. on met en place au fond de la mer (20) une dite embase (4), et
2. on descend au fond de la mer, une dite conduite sous-marine reposant sur le fond
de la mer (10) avec à son extrémité au moins une partie desdits éléments de jonction
(11-13) comprenant à leur extrémité une première partie (121) d'élément de raccordement, et
3. on solidarise la partie horizontale rectiligne terminale de ladite conduite reposant
sur le fond de la mer (10) sur ladite embase, et
4. on descend ledit riser vertical comprenant à son extrémité au moins l'autre partie
desdits éléments de jonction (11-13), comprenant à leur extrémité inférieure au moins
une dite deuxième partie (122) d'élément de raccordement, et
5. on réalise le raccordement de ladite première partie (121) et de ladite deuxième partie (122) pour former ledit élément de raccordement (12), et
6. on bloque lesdits éléments de jonction (13) sur ladite embase (4).
12. Procédé selon la revendication 11 dans lequel ladite embase comprend une dite plate-forme
(15) et au moins un dit support mobile (14) et on réalise les étapes dans lesquelles
:
1. on met en place au fond de la mer (20) ladite plate-forme (15), et ledit support
mobile (14) sur ladite plate-forme (15), et l'on actionne lesdits verrous (162) pour contrôler et empêcher le déplacement en hauteur dudit support mobile par rapport
à ladite plate-forme tout en laissant libre le mouvement de translation contrôlée
dudit support mobile dans ladite direction longitudinale YY', et
2. on descend et met en place au fond de la mer (20) une dite conduite sous-marine
(10) équipée à son extrémité d'au moins une partie desdits éléments de jonction (11-13)
comprenant à leur extrémité au moins une dite première partie (121) d'élément de raccordement, et
3. on solidarise sur le fond (143) dudit support mobile (14), la partie rectiligne horizontale terminale de ladite
conduite reposant a fond de la mer (10), et
4. on descend un dit riser vertical (5) équipé à son extrémité inférieure d'au moins
l'autre partie desdits éléments de jonction (11-13) comprenant à leur extrémité une
dite deuxième partie (122) complémentaires d'éléments de raccordement (12), et
5. on rapproche les dites première et deuxième parties (121) et (122) d'éléments de raccordement (12) et on réalise le raccordement, et
6. on réalise le blocage desdits éléments de jonction (11-13) sur ledit support mobile.
13. Procédé selon la revendication 12,
caractérisé en ce que :
a) ladite conduite sous-marine reposant au fond de la mer (10) est équipée à son extrémité
d'un dit élément de conduite rigide présentant une courbure en forme de coude (11),
ledit élément de conduite en forme de coude présentant à son extrémité supérieure
une dite première partie (121) d'un élément de raccordement (12), et
b) le dit riser vertical (5) est équipé à son extrémité inférieure d'un dit joint
flexible (13) et d'une dite deuxième partie (122) d'élément de raccordement (12) en sous-face dudit joint flexible (13).
1. A bottom-to-surface connection installation for an undersea pipe (10) resting on the
sea bed, in particular at great depth, the installation comprising:
a) at least one vertical riser (5) having its bottom end connected to at least one
undersea pipe (10) resting on the sea bed, and having at least one float (6) at its
top end; and
b) at least one connection pipe (3), preferably a flexible hose, providing the connection
between a floating support (1) and the top end (4) of said vertical riser (5); and
c) the connection between the bottom end of said vertical riser (5) and a said undersea
pipe (10) resting on the sea bed is made via an anchor system comprising a base (4)
placed on the sea bed,
in which installation said base (4) serves to hold and guide junction elements (11-13)
between the bottom end of said vertical riser (5) and the end of the rectilinear horizontal
end portion of said pipe resting on the sea bed (10), the installation being
characterised in that:
- said junction elements (11-13) comprise a rigid pipe element (11) presenting an
angled bend and a pipe coupling element (12), preferably a single coupling element,
and more preferably a single automatic connector and they are fixed to a moving support
(14) of said base (4) suitable for moving, preferably in controlled manner, on a platform
(15) of said base (4) resting on the sea bed.
- said junction elements (11-13) are held and guided in such a manner that said junction
elements (11-13) fixed to said moving support (14) are free to move only in translation
in a single longitudinal direction YY' corresponding substantially to the axial direction
of said horizontal rectilinear end portion of said undersea pipe (10) resting on the
sea bed.
2. An installation according to claim 1, characterised in that the bottom end portion of said vertical riser (5) has a preferably reinforced flexible
joint (13) enabling the portion of said vertical riser (5) situated above said flexible
joint (13) to move angularly (α), and said junction elements (11-13) comprise said
flexible joint (13) or a portion of vertical riser situated beneath said flexible
joint (13).
3. An installation according to claim 1 or claim 2,
characterised in that:
- a preferably male first portion (121) of a said coupling element (12) is secured to said flexible joint (13) and located
immediately beneath it; and
- said undersea pipe (10) resting on the sea bed is terminated by a said rigid pipe
element (11) having an angled bend presenting at its end a preferably female second
portion (122) of a said coupling element (12) suitable for co-operating with said first portion
to form said coupling element (12).
4. An installation according to one of claims 1 to 3,
characterised in that:
- said rigid pipe element (11) presenting an angled bend is fixed directly to the
underface of said flexible joint (13) and at its other end has a preferably female
first portion (121) of a said coupling element (12); and
- said preferably female first portion (121) of the coupling element co-operates with a preferably male second portion (122) of the coupling element at the end of a horizontal end portion of an undersea pipe
(10) resting on the sea bed so as to form a said coupling element (12).
5. An installation according to one of claims 1 to 4, characterised in that said moving support (14) includes a central cavity (18) that is upwardly-open via
a top orifice (181) suitable for receiving said rigid pipe element (11) presenting an angled bend within
said moving support (14) when said element is lowered from the surface.
6. An installation according to claim 5, characterised in that said top orifice (181) co-operates with blocking elements, preferably a wedge system (17), enabling said
reinforced flexible joint (13) to be blocked, which joint is thus held rigidly and
securely to said moving support (14), and the horizontal end portion of said pipe
(10) resting on the sea bed is held securely to the bottom of said moving support,
preferably by means of a collar system (19-191).
7. An installation according to claim 6, characterised in that said top orifice (181) presents a funnel-shaped peripheral inside wall with a large base on top, and said
wedges (17) enabling said reinforced flexible joint (13) to be blocked are constituted
by truncated-cone wedges (17).
8. An installation according to one of claims 1 to 7, characterised in that said platform includes guide and holding elements (161-163) for engaging said moving support (14) in such a manner that said moving support
(14) can move on said platform (15) only by sliding in translation in a said longitudinal
direction YY', preferably with the help of sliding skids (141).
9. An installation according to claim 8, characterised in that said moving support (14) is held laterally between two lateral guide barriers (161) of said platform, and said lateral guide barriers (161) co-operate with moving blocking elements (162) which, in a disengaged, retracted position allow said moving support (14) to be
lowered from the surface into a position between said two lateral barriers (161) from above said platform (15), and in an advanced, blocking position co-operate
with the outside shape (144) of said moving support (14) so as to control vertical upward displacement ZZ' thereof.
10. An installation according to one of claims 1 to 9, characterised in that said base (4) comprises a platform (15) resting on the sea bed, which platform co-operates
with stabilizing elements comprising deadweights (152) placed on top of said platform (15), or suction anchors (153) passing through said platform in order to be engaged in the sea bed, and/or spade-type
projecting elements (151) placed on the underface of said platform and engaged in the sea bed to prevent any
sliding of said platform over the sea bed.
11. A method of putting an installation according to one of the preceding claims into
place, the method being
characterised in that it comprises the following steps:
1. placing a said base (4) on the sea bed (20); and
2. lowering to the sea bed, a said undersea pipe for resting on the sea bed (10),
the pipe having at its end at least a portion of said junction elements (11-13) including
at their end a first portion (121) of a coupling element; and
3. securing the rectilinear horizontal end portion of said pipe resting on the sea
bed (10) to said base; and
4. lowering said vertical riser including at its end at least the other portion of
said junction elements (11-13), comprising at their bottom end at least a said second
portion (122) of a coupling element; and
5. coupling said first and second portions (121, 122) together to form said coupling element (12); and
6. blocking said junction elements (13) on said base (4).
12. A method according to claim 11, in which said base comprises a said platform (15)
and at least a said moving support (14), and in which the following steps are performed:
1. placing said platform (15) on the sea bed (20), and placing said moving support
(14) on said platform (15), then actuating said latches (162) to control and prevent upward displacement of said moving support relative to said
platform while leaving said moving support free to move in controlled translation
in said longitudinal direction YY'; and
2. lowering a said undersea pipe (10) to the sea bed (20) and putting it in place
thereon, the pipe being fitted at its end with at least a portion of said junction
elements (11-13) including at their end at least a said first portion (121) of a coupling element; and
3. securing the horizontal rectilinear end portion of said pipe resting on the sea
bed (10) on the bottom (143) of said moving support (14); and
4. lowering a said vertical riser (5) fitted at its bottom end with at least the other
portion of said junction elements (11-13) comprising at their end a said complementary
second portion (122) of a coupling element (12); and
5. moving said first and second portions (121, 122) of a coupling element (12) towards each other and coupling them together; and
6. blocking said junction elements (11-13) on said moving support.
13. A method according to claim 12,
characterised in that:
a) said undersea pipe resting on the sea bed (10) is fitted at its end with a said
rigid pipe element (11) presenting an angled bend, said angled pipe element presenting
at its top end a said first portion (121) of a coupling element (12); and
b) said vertical riser (5) is fitted at its bottom end with a said flexible joint
(13) and with a said second portion (122) of a coupling element (12) at the underface of said flexible joint (13).
1. Boden/Flächen-Verbindungsinstallation für eine auf dem Meeresboden, insbesondere in
großer Tiefe, aufliegende Unterwasserrohrleitung (10), umfassend:
a) mindestens ein vertikales Steigrohr (5), das an seinem unteren Ende mit mindestens
einer auf dem Meeresboden aufliegenden Unterwasserrohrleitung (10) und an seinem oberen
Ende mit mindestens einem Schwimmer (6) verbunden ist,, und
b) mindestens eine Verbindungsrohrleitung (3), vorzugsweise eine biegsame Rohrleitung,
die für die Verbindung zwischen einem Schwimmträger (1) und dem oberen Ende (4) des
vertikalen Steigrohrs (5) sorgt, und
c) wobei die Verbindung zwischen dem unteren Ende des vertikalen Steigrohrs (5) und
einer auf dem Meeresboden aufliegenden Unterwasserrohrleitung (10) anhand eines Ankersystems
mit einer Basis (4), die auf dem Boden liegt, erfolgt,
wobei bei der Installation die Basis (4) für den Halt und die Führung der Verbindungselemente
(11-13) zwischen dem unteren Ende des vertikalen Steigrohrs (5) und dem Ende des horizontalen
geradlinigen Endteils der Rohrleitung auf dem Meeresboden (10) sorgt,
dadurch gekennzeichnet, daß:
- die Verbindungselemente (11-13) ein starres Rohrleitungselement mit einer knieförmigen
Krümmung (11) und ein Rohrleitungs-Anschlußelement (12), vorzugsweise ein einziges
Anschlußelement, wiederum vorzugsweise, ein einziger automatischer Verbinder, umfassen
und auf einem mobilen Träger (14) der Basis (4) befestigt sind, der fähig ist, sich
vorzugsweise auf gesteuerte Weise auf einer Plattform (15) der Basis (4) auf dem Meeresboden
zu verschieben, und
- der Halt und die Führung der Verbindungselemente (11-13) derart ausgebildet ist,
daß sich die Verbindungselemente (11-13), die auf dem mobilen Träger (14) befestigt
sind, nur in einer Translationsbewegung in einer einzigen Längsrichtung YY' verschieben
können, die etwa der Achsrichtung des geradlinigen horizontalen Endteils der Unterwasserrohrleitung
auf dem Meeresboden (10) entspricht.
2. Installation nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das vertikale Steigrohr (5) an seinem unteren Endteil eine bewegliche Kupplung (13),
vorzugsweise verstärkt, umfaßt, die Schwenkbewegungen (α) des Teils des vertikalen
Steigrohrs (5) erlaubt, das sich über der beweglichen Kupplung (13) befindet, und
daß die Verbindungselemente (11-13) die bewegliche Kupplung (13) oder einen Abschnitt
des vertikalen Steigrohrs, der sich über der beweglichen Kupplung (13) befindet, umfassen.
3. Installation nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, daß:
- ein erster Teil (121), vorzugsweise ein Vaterteil, eines Anschlußelements (12) fest an der beweglichen
Kupplung (13) verbunden ist, und direkt unter ihr angeordnet ist, und daß
- die Unterwasserrohrleitung auf dem Meeresboden (10) durch ein starres Rohrleitungselement
mit einer knieförmigen Krümmung (11) endet, das an seinem Ende ein zweiter Teil (122), vorzugsweise ein Mutterteil, eines Anschlußelements (12) aufweist, das fähig ist,
mit dem ersten Teil zusammenzuwirken, um das Anschlußelement (12) zu bilden.
4. Installation nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, daß:
- das starre Rohrleitungselement, das eine knieförmigen Krümmung (11) aufweist, direkt
an der Unterseite der beweglichen Kupplung (13) befestigt ist und an seinem anderen
Ende einen ersten Teil (121) umfaßt, vorzugsweise ein Mutterteil, eines Anschlußelements (12), und daß
- der erste Teil (121) des Anschlußelements, vorzugsweise ein Mutterteil, zusammen mit einem zweiten Teil
(122) des Anschlußelements, vorzugsweise ein Vaterteil, am Ende eines horizontalen Endteils
einer Unterwasserrohrleitung auf dem Meeresboden (10) wirkt, um ein Anschlußelement
(12) zu bilden.
5. Installation nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß der mobile Träger (14) einen zentralen Hohlraum (18) umfaßt, der auf der Oberseite
durch eine obere Öffnung (181) offen ist, die fähig ist, das starre Rohrleitungselement mit einer knieförmigen
Krümmung (11) aufzunehmen, wenn dieses von der Fläche im mobilen Träger (14) aus herabgelassen
ist.
6. Installation nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die obere Öffnung (181) zusammen mit Klemmelementen, vorzugsweise ein Keilsystem (17), wirkt, wodurch die
verstärkte bewegliche Kupplung (13) blockiert werden kann, die somit starr und fest
am mobilen Träger (14) verbunden gehalten wird, und daß der horizontale Endteil der
Rohrleitung auf dem Meeresboden (10) fest auf dem Boden des mobilen Trägers gehalten
wird, vorzugsweise mit Hilfe eines Schellensystems (19-191).
7. Installation nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die obere Öffnung (181) eine periphere Innenwand in Form eines Trichter mit einer großen Oberbasis aufweist,
und daß die Keile (17), mit der die verstärkte bewegliche Kupplung (13) blockiert
werden kann, aus kegelstumpfförmigen Keilen (17) bestehen.
8. Installation nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Plattform derart Führungs- und Halteelemente (161-163) des mobilen Trägers (14) aufweist, daß sich der mobile Träger (14) auf der Plattform
(15) nur durch Translationsverschiebung in eine Längsrichtung YY' bewegen kann, vorzugsweise
mit Hilfe von Gleitstücken (141).
9. Installation nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß der mobile Träger (14) seitlich zwischen zwei seitliche Führungsbarrieren (161) der Plattform gehalten wird, und daß die seitlichen Führungsbarrieren (161) mit mobilen Klemmelementen (162) zusammen wirken, die in eingezogener Freiposition das Herablassen des mobilen Trägers
(14) von der Fläche aus bis zu einer Position zwischen den beiden seitlichen Barrieren
(161) von der Oberseite der Plattform (15) aus erlauben, und in vorgeschobener Klemmposition
derart zusammen mit der Außenform (144) des mobilen Trägers (14) wirken, daß die vertikale Verschiebung ZZ' in dessen Höhe
gesteuert ist.
10. Installation nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Basis (4) eine Plattform (15) auf dem Meeresboden umfaßt, die zusammen mit Stabilisierungselementen
wirkt, die Festmachetonnen (152) umfassen, die auf die Plattform (15) gelegt sind, oder Sauganker (153), die durch die Plattform gehen, um in den Boden eingesenkt zu werden, und/oder Aufbauelemente
des Sporntyps (151), die an der Unterseite der Plattform angeordnet sind und im Meeresboden eingesenkt
sind, um jedwedes Gleiten der Plattform auf dem Meeresboden zu verhindern.
11. Verfahren zur Einrichtung einer Installation nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, daß es die Schritte umfaßt, in denen:
1. man auf dem Meeresboden (20) eine Basis (4) einrichtet, und
2. man auf den Meeresboden eine Unterwasserrohrleitung auf dem Meeresboden (10) herabläßt,
wobei sie an ihrem Ende mindestens einen Teil der Verbindungselemente (11-13) aufweist,
die an ihrem Ende einen ersten Teil (121) vom Anschlußelement umfassen, und
3. man den horizontalen geradlinigen Endteil der Rohrleitung auf dem Meeresboden (10)
fest mit der Basis verbindet, und
4. man das vertikale Steigrohr herabläßt, das an seinem Ende mindestens den anderen
Teil der Verbindungselemente (11-13) aufweist, die an ihrem unteren Ende mindestens
einen zweiten Teil (122) vom Anschlußelement umfassen, und
5. man den Anschluß des ersten Teils (121) und des zweiten Teils (122) realisiert, um das Anschlußelement (12) zu bilden, und
6. man die Verbindungselemente (13) auf der Basis (4) blockiert.
12. Verfahren nach Anspruch 11, in dem die Basis eine Plattform (15) und mindestens einen
mobilen Träger (14) umfaßt und in dem man die Schritte realisiert, in denen:
1. man auf dem Meeresboden (20) die Plattform (15) und den mobilen Träger (14) auf
der Plattform (15) einrichtet und man die Riegel (162) betätigt, um die Höhenverschiebung des mobilen Trägers gegenüber der Plattform zu
steuern und zu verhindern, wobei man die gesteuerte Translationsbewegung des mobilen
Trägers in der Längsrichtung YY' frei läßt, und
2. man auf dem Meeresboden (20) eine Unterwasserrohrleitung (10) herabläßt und einrichtet,
die an ihrem Ende mit mindestens einem Teil der Verbindungselemente (11-13) ausgerüstet
ist, die an ihrem Ende mindestens einen ersten Teil (121) vom Anschlußelement umfassen, und
3. man auf dem Boden (143) des mobilen Trägers (14), den geradlinigen horizontalen Endteil der Rohrleitung
auf dem Meeresboden (10) fest verbindet, und
4. man ein vertikales Steigrohr (5) herabläßt, das an seinem unteren Ende mit mindestens
dem anderen Teil der Verbindungselemente (11-13) ausgerüstet ist, die an ihrem Ende
einen zusätzlichen zweiten Teil (122) mit Anschlußelementen (12) umfassen, und
5. man den ersten Teil (121) und den zweiten Teil (122) Anschlußelementen (12) nähert und man den Anschluß realisiert, und
6. man das Blockieren der Verbindungselemente (11-13) auf dem mobilen Träger realisiert.
13. Verfahren nach Anspruch 12,
dadurch gekennzeichnet, daß:
a) die Unterwasserrohrleitung auf dem Meeresboden (10) an ihrem Ende mit einem starren
Rohrleitungselement ausgerüstet ist, das eine knieförmige Krümmung (11) aufweist,
wobei das knieförmige Rohrleitungselement an seinem oberen Ende einen ersten Teil
(121) eines Anschlußelements (12) umfaßt, und daß
b) das vertikale Steigrohr (5) an seinem unteren Ende mit einer beweglichen Kupplung
(13) ausgerüstet ist und mit einem zweiten Teil (122) vom Anschlußelement (12) an der Unterseite der beweglichen Kupplung (13).