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(11) |
EP 1 513 028 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
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Mention de la délivrance du brevet: |
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01.08.2012 Bulletin 2012/31 |
| (22) |
Date de dépôt: 06.03.2004 |
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Couronne de remontage pour pièce d'horlogerie mécanique
Aufzugskrone für mechanische Uhr
Winding crown for mechanical timepiece
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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CH DE FR GB IT LI |
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Priorité: |
01.09.2003 CH 14942003
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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09.03.2005 Bulletin 2005/10 |
| (73) |
Titulaire: Patek Philippe SA Genève |
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1204 Genève (CH) |
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Inventeur: |
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- Cavicchiolo, Pascal
1248 Hermance (CH)
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| (74) |
Mandataire: Micheli & Cie SA |
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Rue de Genève 122
Case Postale 61 1226 Genève-Thônex 1226 Genève-Thônex (CH) |
| (56) |
Documents cités: :
CH-A- 274 344 US-A- 2 311 230 US-A- 2 927 420
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US-A- 352 257 US-A- 2 571 879
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne une couronne de remontage pour pièce d'horlogerie
mécanique, plus particulièrement une couronne de remontage comprenant un dispositif
de limitation de couple pour empêcher que des parties de la pièce d'horlogerie telles
que le ressort moteur, la tige de remontage, les rouages, etc. se cassent lorsque
l'utilisateur continue de tourner la couronne après que le ressort moteur a été complètement
remonté.
[0002] On connaît par le document
US 352.257 une couronne de remontage de montre comprenant une première roue de friction solidaire
de l'enveloppe de la couronne et maintenue par un ressort axial contre une seconde
roue solidaire de la tige de remontage. Lors du remontage de la montre, la seconde
roue est entraînée par la première roue jusqu'à un certain seuil au-delà duquel la
première roue ne peut plus vaincre la résistance de la seconde roue et se met à glisser
sur cette dernière, évitant ainsi que le ressort moteur et d'autres parties de la
montre soient soumis à des contraintes trop importantes. Du fait de la présence du
ressort axial, qui doit avoir une force suffisante, cette couronne présente nécessairement
une grande hauteur.
[0003] On connaît également par le document
FR 917.982 une couronne de remontage comportant un disque de friction élastique entraînant jusqu'à
un certain seuil de remontage du ressort moteur un plateau solidaire de la tige de
remontage. Cette couronne peut certes avoir une faible hauteur mais, pour que le ressort
à lame que constitue le disque de friction élastique ait une sensibilité suffisante,
la dimension radiale de celui-à, et donc de la couronne, doit être relativement importante.
[0004] On connaît également par le document
CH 274 344 un mécanisme de remontage pour réveil dans lequel l'organe de remontage comprend
des moyens de friction élastiques constitués par deux ressorts cylindriques opposés
s'étendant radialement par rapport à la tige de remontage. Au vu de l'agencement et
du nombre des ressorts cylindriques, pour que lesdits ressorts aient une sensibilité
suffisante, leur dimension doit être relativement importante et donc la dimension
radiale de l'organe de remontage doit être relativement importante.
[0005] La présente invention vise à remédier aux inconvénients précités et propose, pour
ce faire, une couronne de remontage selon la revendication 1 annexée, des modes de
réalisation particuliers étant définis dans les revendications dépendantes, ainsi
qu'une pièce d'horlogerie l'incorporant.
[0006] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lecture de la description détaillée suivante faite en référence aux dessins annexés
dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe axiale de la couronne de remontage selon l'invention
;
- la figure 2 est une vue de dessus d'une bague d'entraînement incluse dans la couronne
de remontage selon l'invention ; et
- la figure 3 est une vue de dessous d'une pièce entraînée incluse dans la couronne
de remontage selon l'invention.
[0007] En référence aux figures 1 à 3, une couronne de remontage selon l'invention pour
une pièce d'horlogerie, typiquement une montre-bracelet, mécanique comprend une coiffe
1 et, montés dans la coiffe 1 coaxialement à celle-ci, une pièce d'entraînement 2
et une pièce entraînée 3.
[0008] La pièce d'entraînement 2 est une bague chassée dans la coiffe 1 et donc solidaire
de cette dernière. La pièce entraînée 3 est constituée d'un plateau 30 transversal,
c'est-à-dire perpendiculaire à l'axe 4 de la couronne, et d'un élément de fixation
central 32 formé d'un seul tenant avec le plateau 30 et faisant saillie axialement
depuis la face inférieure 34 du plateau 30 tournée vers la carrure 5 de la pièce d'horlogerie.
L'élément de fixation central 32 présente un alésage taraudé axial 36 apte à recevoir
une extrémité filetée correspondante de la tige de remontage (non représentée) de
la pièce d'horlogerie pour rendre le plateau 30 solidaire de cette tige de remontage
et lui permettre ainsi de commander la torsion du ressort moteur.
[0009] La bague 2 comprend des cavités 20, au nombre de huit dans l'exemple illustré, régulièrement
réparties autour de l'axe 4 de la couronne et logeant chacune un ressort de compression
à boudin 22 et un organe de friction associé 24. Chaque organe de friction 24 est
sous la forme d'un téton ou bille d'encliquetage poussé parallèlement à l'axe 4 par
son ressort respectif 22 contre la face inférieure 34 du plateau 30, et coopère avec
une alvéole correspondante 38 formée dans ladite face inférieure 34. Tant qu'un seuil
de tension prédéterminé du ressort moteur n'a pas été atteint, les ressorts 22 maintiennent
les organes de friction 24 dans les alvéoles respectives 38 lors du remontage, de
sorte que le couple de rotation de la bague 2 est transmis au plateau 30. Dès que
le seuil précité est atteint, les organes de friction 24 s'effacent dans les cavités
respectives 20, la force des ressorts 22 n'étant plus suffisante pour vaincre la résistance
du plateau 30, et se mettent à glisser sur la face inférieure 34 du plateau 30, lequel
n'est alors plus entraîné. Cette limitation du couple appliqué au plateau 30 permet
d'éviter que certaines parties de la pièce d'horlogerie, en particulier le ressort
moteur, la tige de remontage et les rouages, soient soumises à des contraintes trop
importantes. Lors de leur glissement sur le plateau 30, les organes de friction 24
produisent à chaque passage dans une alvéole 38 un « clic » indiquant à l'utilisateur
que le ressort moteur est complètement remonté.
[0010] La couronne de remontage selon l'invention est rendue étanche par des premier et
second joints toriques 6, 7 maintenus dans des logements respectifs 8, 9 formés dans
la bague 2. Le premier joint torique 6 assure l'étanchéité entre la bague 2 et un
tube de couronne 10 chassé dans la carrure 5 de la pièce d'horlogerie et entourant
la tige de remontage. Le second joint torique 7 assure l'étanchéité entre la bague
2 et la coiffe 1.
[0011] La couronne de remontage selon l'invention présente plusieurs avantages par rapport
aux couronnes à dispositif de limitation de couple conventionnelles. En particulier,
grâce à l'utilisation de plusieurs ressorts associés respectivement à plusieurs organes
de friction, la force et donc les dimensions de chaque ressort peuvent être relativement
faibles ce qui permet de réduire l'encombrement axial et radial de la couronne. D'autre
part, par la disposition relative de la bague 2 et de la pièce entraînée 3, cette
couronne de remontage peut être facilement rendue étanche, de la manière indiquée
précédemment.
[0012] La présente invention, qui est définie par les revendications annexées, a été décrite
ci-dessus à titre d'exemple uniquement. Il va de soi que des modifications peuvent
être faites sans sortir du cadre de l'invention revendiquée. Dans une variante de
réalisation, notamment, on pourrait inverser les fonctions de la bague et du plateau
pour que le plateau constitue l'élément d'entraînement solidaire de la coiffe et la
bague constitue l'élément entraîné solidaire de la tige de remontage.
1. Couronne de remontage pour pièce d'horlogerie mécanique comprenant un dispositif de
limitation de couple, ledit dispositif de limitation de couple comprenant un premier
élément (2) et un second élément (30) destinés à servir l'un d'élément d'entraînement
et l'autre d'élément entraîné agencé pour commander la torsion du ressort moteur de
la pièce d'horlogerie, le premier élément (2) comprenant plusieurs cavités (20) logeant
chacune un ressort (22) et un organe de friction associé (24), caractérisée en ce que chaque organe de friction (24) est agencé pour être poussé par son ressort respectif
(22) contre le second élément (30) parallèlement à l'axe de rotation (4) de la couronne.
2. Couronne de remontage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les cavités (20) sont régulièrement réparties autour de l'axe de rotation (4) de
la couronne.
3. Couronne de remontage selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les organes de friction (24) sont des éléments d'encliquetage coopérant avec des
alvéoles correspondantes (38) formées dans le second élément (30).
4. Couronne de remontage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les ressorts (22) sont des ressorts à boudin.
5. Couronne de remontage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le premier élément (2) est une bague d'entraînement et le second élément (30) est
un plateau entraîné (30) coaxial à la bague (2).
6. Couronne de remontage selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une coiffe (1) à l'intérieur de laquelle sont montés la bague
(2) et le plateau (30), ces derniers étant coaxiaux à la coiffe (1), en ce que la bague (2) est solidaire de la coiffe (1), et en ce qu'un élément de fixation (32) s'étendant axialement depuis le plateau (30) permet de
rendre le plateau (30) solidaire d'une tige de remontage de la pièce d'horlogerie.
7. Couronne de remontage selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un joint d'étanchéité (7) entre la bague (2) et la coiffe (1).
8. Pièce d'horlogerie mécanique comprenant une couronne de remontage selon l'une quelconque
des revendications 1 à 7.
9. Pièce d'horlogerie mécanique selon la revendication 8, caractérisée en ce que la couronne de remontage est étanche.
10. Pièce d'horlogerie mécanique selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'un joint d'étanchéité (6) est prévu entre le premier élément (2) de la couronne de
remontage et un tube de couronne (10) fixé à la carrure (5) de la pièce d'horlogerie.
1. Winding crown for a mechanical timepiece, comprising a torque-limiting device, said
torque-limiting device comprising a first element (2) and a second element (30) which
are intended to serve as a drive element and a driven element, the driven element
being arranged to control the torsion of the mainspring of the timepiece, the first
element (2) comprising several cavities (20) each housing a spring (22) and an associated
friction member (24), characterised in that each friction member (24) is arranged to be urged by its respective spring (22) against
the second element (30) in parallel with the rotational axis (4) of the crown.
2. Winding crown as claimed in Claim 1, characterised in that the cavities (20) are evenly distributed around the rotational axis (4) of the crown.
3. Winding crown as claimed in Claim 1 or 2, characterised in that the friction members (24) are detent elements co-operating with corresponding pockets
(38) formed in the second element (30).
4. Winding crown as claimed in any one of Claims 1 to 3, characterised in that the springs (22) are helical springs.
5. Winding crown as claimed in any one of Claims 1 to 4, characterised in that the first element (2) is a drive ring and the second element (30) is a driven plate
(30) coaxial to the ring (2).
6. Winding crown as claimed in Claim 5, characterised in that it further comprises a cover (1) within which are mounted the ring (2) and the plate
(30), these latter elements being coaxial to the cover (1), in that the ring (2) is fixedly attached to the cover (1), and in that a fixing element (32) extending axially from the plate (30) allows the plate (30)
to be made fixedly attached to a winding rod of the timepiece.
7. Winding crown as claimed in Claim 6, characterised in that it further comprises a seal (7) between the ring (2) and the cover (1).
8. Mechanical timepiece comprising a winding crown as claimed in any one of Claims 1
to 7.
9. Mechanical timepiece as claimed in Claim 8, characterised in that the winding crown is sealed.
10. Mechanical timepiece as claimed in Claim 8, characterised in that a seal (6) is provided between the first element (2) of the winding crown and a crown
tube (10) fixed to the case middle (5) of the timepiece.
1. Aufzugskrone für eine mechanische Uhr mit einer Vorrichtung zur Drehmomentbegrenzung
wobei diese Vorrichtung zur Drehmomentbegrenzung ein erstes Element (2) und ein zweites
Element (30) umfasst, von denen das eine dazu bestimmt ist, als Antriebselement, das
andere als angetriebenes Element, das angeordnet ist, um der Regelung der Torsion
der Antriebsfeder der Uhr zu dienen, wobei das erste Element (2) mehrere Hohlräume
(20) umfasst, die je eine Feder (22) und ein damit verbundenes Reibungselement (24)
beherbergen, dadurch gekennzeichnet, dass jedes Reibungselement (24) angeordnet ist, um durch seine Feder (22) parallel zur
Drehachse (4) der Krone gegen das zweite Element (30) gedrückt zu werden.
2. Aufzugskrone nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Hohlräume (20) regelmässig um die Drehachse (4) der Krone herum verteilt sind.
3. Aufzugskrone nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Reibungselemente (24) einrastende Elemente sind, die mit entsprechenden Öffnungen
(38) zusammenwirken, die im zweiten Element (30) ausgebildet sind.
4. Aufzugskrone nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Federn (22) Schraubenfedern sind.
5. Aufzugskrone nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Element (2) ein Antriebsring und das zweite Element (30) eine zum Ring
(2) koaxiale angetriebene Scheibe (30) ist.
6. Antriebskrone nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass sie ausserdem eine Haube (1) umfasst, in deren Innerem der Ring (2) und die Scheibe
(30) montiert sind, wobei letztere koaxial zur Haube (1) sind, dadurch, dass der Ring
(2) fest mit der Haube (1) verbunden ist, und dadurch, dass ein sich axial von der
Scheibe (30) her erstreckendes Befestigungselement (32) gestattet, die Scheibe (30)
fest mit einer Aufzugswelle der Uhr zu verbinden.
7. Aufzugskrone nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass sie ausserdem eine Dichtung (7) zwischen dem Ring (2) und der Haube (1) umfasst.
8. Mechanische Uhr mit einer Aufzugskrone nach einem der Ansprüche 1 bis 7.
9. Mechanische Uhr nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Aufzugskrone dicht ist.
10. Mechanische Uhr nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass eine Dichtung (6) zwischen dem ersten Element (2) der Aufzugskrone und einem am Gehäusemittelstück
(5) der Uhr befestigten Kronentubus (10) vorgesehen ist.


RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION
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et ne fait pas partie du document de brevet européen. Même si le plus grand soin a
été accordé à sa conception, des erreurs ou des omissions ne peuvent être exclues
et l'OEB décline toute responsabilité à cet égard.
Documents brevets cités dans la description