[0001] La présente invention a pour objet une composition, une solution et une mousse de
décontamination. La composition et la solution de la présente invention permettent
d'obtenir une mousse aqueuse gélifiée acide ou basique utilisable pour décontaminer
des surfaces.
[0002] La présente invention trouve par exemple une application dans la décontamination
de surfaces métalliques contaminées par exemple par de la graisse, par des dépôts
minéraux radioactifs, par une couche d'oxyde très adhérente ou dans la masse.
[0003] Elle trouve tout particulièrement un grand intérêt dans la décontamination radioactive,
par exemple d'installations nucléaires de grands volumes, de géométrie complexe ou
inaccessibles pour lesquelles une économie de réactifs chimiques et d'effluents liquides
utilisés est nécessaire. Par exemple, décontaminer l'intérieur des cuves de grands
volumes, par exemple de 20 à 100 m
3, des usines de retraitement du combustible usé contenant des solutions de produits
de fission est difficile du fait qu'il s'agit d'un milieu très irradiant. En effet,
le débit de dose peut atteindre jusqu'à 40 GyH en fond de cuve, à une profondeur de
-7,5 m. Ce niveau d'irradiation interdit pratiquement toute modification des équipements
de cuve existants. En outre, la présence de nombreux serpentins de refroidissement
dans les cuves ne permet pas l'introduction d'outils pour l'application des traitements
de décontamination. Enfin, le fluide contaminé ne peut être extrait des cuves dans
la perspective de recycler la mousse sans aménagements complémentaires très coûteux.
Les moyens de transfert et les lignes d'évacuation des fluides existants doivent donc
être utilisés.
Art antérieur
[0004] De nombreuses compositions et mousses destinées aux traitements de surfaces, notamment
aux traitements de nettoyage, de dégraissage et/ou de décontaminations radioactives
de surfaces, ont été élaborées. Malheureusement, elles présentent toutes les mêmes
inconvénients : elles ont des durées de vie trop courtes et difficilement contrôlables.
En effet, les mousses de l'art antérieur drainent rapidement, en quelques minutes,
et présentent une durée de vie, définie comme le temps nécessaire à la transformation
totale d'un volume de mousse donné en liquide, allant généralement de 1 à 10 minutes.
[0005] Ceci entraîne souvent, pour assurer l'efficacité du traitement, qu'il est nécessaire
d'appliquer de manière répétée la mousse sur la surface à traiter. La quantité d'effluents
de nettoyage et la difficulté du traitement sont donc augmentées.
[0006] En outre, la durée de contact de la mousse avec la surface étant limitée du fait
de la durée de vie courte des mousses, les agents de nettoyage et de traitement utilisés
doivent souvent être choisis de manière à être très actifs en un temps très réduit.
Seules de fortes concentrations en produits, ou des produits plus corrosifs peuvent
donc être utilisés. Ceci entraîne une limitation du type de surface qu'il est possible
de traiter, une plus grande pollution, des difficultés accrues de rinçage des surfaces,
et une augmentation du coût du traitement.
[0007] Il existe donc un réel besoin d'une composition moussante qui permet de surmonter
les inconvénients des compositions de l'art antérieur, c'est à dire qui permet notamment
de prolonger et de contrôler la durée de vie de la mousse, de réduire la quantité
d'effluents, d'utiliser des agents de nettoyage moins corrosifs, d'utiliser ces agents
en concentration moindre, ainsi que de réduire la difficulté, la pollution ainsi que
le coût du traitement.
Exposé de l'invention
[0008] La présente invention a précisément pour but d'apporter une solution aux nombreux
problèmes de l'art antérieur en fournissant une composition destinée à préparer une
solution aqueuse moussante permettant de générer une mousse qui ne présente pas les
inconvénients de l'art antérieur.
[0009] La composition utilisée selon la présente invention comprend :
- un agent tensioactif organique moussant ou un mélange d'agents tensioactifs moussants,
- un agent gélifiant, et
- un agent de décontamination.
[0010] Les mousses générées à partir de la composition de la présente invention comprennent
donc un agent gélifiant. En effet, de manière inattendue, la durée de vie de cette
mousse est considérablement augmentée par rapport aux mousses de l'art antérieur,
et la mousse ainsi préparée présente une aptitude nettement améliorée, par rapport
aux mousses de l'art antérieur, à rester en contact avec une surface, même verticale,
pendant plusieurs heures permettant ainsi d'assurer la décontamination de ladite surface
en statique ou en mode pulvérisation. Ce résultat inattendu entraîne une plus grande
efficacité du traitement de la surface, le cas échéant avec des concentrations moindres
en agents de décontamination, par exemple de nettoyage, dégraissage ou décontamination,
et une diminution de la quantité d'effluents produits. En outre, il est possible d'utiliser
des agents de décontamination actifs moins corrosifs que ceux de l'art antérieur du
fait que le contact de la mousse de la présente invention avec la surface à traiter
est prolongé.
[0011] La composition de la présente invention est une solution aqueuse qui comprend par
litre de solution :
- 0,2 à 2 % en poids d'un agent tensioactif organique moussant ou d'un mélange d'agents
tensioactifs moussants,
- de 0,1 à 1,5 % en poids d'un agent gélifiant, et
- 0,2 à 7 moles d'un agent de décontamination.
[0012] Cette solution peut être préparée très facilement, par exemple à la température ambiante,
par simple mélange, en ajoutant dans une solution aqueuse, par exemple de l'eau, le
ou les tensioactifs, l'agent gélifiant et, s'il est utile, l'agent de décontamination
de la composition de la présente invention.
[0013] Selon la présente invention, l'agent gélifiant est de préférence biodégradable. Il
s'agit avantageusement d'un agent organique épaississant présentant un comportement
rhéologique de type pseudo-plastique. Selon l'invention, l'agent gélifiant peut être
choisi par exemple dans le groupe comprenant un polymère hydrosoluble ou un hydrocolloïde,
un hétéropolysaccharide choisi par exemple dans la famille des polymères polyglucosidiques
à chaînes ramifiées trisaccharidiques, comme la gomme xanthane, par exemple le Rhodopol
23 (marque de commerce) commercialisé par la société Rhodia. Il peut aussi être choisi
dans le groupe comprenant les dérivés cellulosiques comme la carboxyméthylcellulose
ou un polysaccharide contenant le glucose comme seul monomère, par exemple l'Amigel
(marque de commerce) commercialisé par la société Alban Muller Internationnal.
[0014] Selon l'invention, l'agent tensioactif peut être un tensioactif non ionique moussant,
choisi par exemple dans la famille des alkylpolyglucosides ou des alkylpolyétherglucosides.
Ces tensioactifs sont dérivés du glucose naturel et présentent l'avantage d'être biodégradables.
A titre d'exemple, on peut citer notamment les tensioactifs "Oramix CG-110" (marque
de commerce) commercialisé par la société SEPPIC, le "Glucopon 215" (marque de commerce)
commercialisé par la société AMI.
[0015] Selon l'invention, l'agent tensioactif peut être un tensioactif amphotère, choisi
par exemple dans la famille des sulfobétaïnes, la famille des alkylamidopropylhydroxysulfobétaïnes,
par exemple l'Amonyl 675 SB (marque de commerce) commercialisé par SEPPIC, ou dans
la famille des amine-oxydes, par exemple l'Aromox MCD-W (marque de commerce), ou l'oxyde
de cocodiméthylamine commercialisé par la société Akzo Nobel.
[0016] La composition de la présente invention peut comprendre un seul tensioactif ou un
mélange de tensioactifs choisis par exemple dans les familles précitées.
[0017] La composition de la présente invention est présentée principalement comme une composition
permettant de générer une mousse de décontamination radioactive d'une surface.
[0018] L' agent de décontamination est choisi suivant l'usage auquel la composition est
destinée. Lorsque la composition est destinée à générer une mousse de décontamination,
l'agent actif est choisi notamment en fonction de la nature de la contamination et
de la surface à décontaminer, par exemple un acide ou un mélange d'acides, une base
ou un mélange de bases, un oxydant, par exemple H
2O
2, un réducteur, un désinfectant, etc. L'homme du métier saura choisir l'agent de décontamination
suivant ses besoins.
[0019] Selon l'invention, l'agent actif de décontamination peut être un acide ou un mélange
d'acides, par exemple inorganique(s), avantageusement choisi(s) dans le groupe comprenant
l'acide chlorhydrique, l'acide nitrique, l'acide sulfurique l'acide phosphorique et
l'acide oxalique. Selon l'invention, l'acide est avantageusement présent à une concentration
de 0,2 à 7 moles, de préférence de 0,3 à 7 moles, de préférence encore de 1 à 4 moles.
Ces fourchettes de concentration concernent bien entendu la concentration en ions
H
+. En outre, elles sont données pour la préparation de 1 litre de solution moussante.
Elles représentent donc la concentration en mole/l dans 1 litre de solution moussante
préparée à partir de cette composition.
[0020] Selon l'invention, l'agent actif de décontamination peut être une base ou un mélange
de bases, par exemple inorganique(s), avantageusement choisi (s) dans le groupe comprenant
la soude, la potasse, le carbonate de sodium etc. Selon l'invention, la base est avantageusement
présente à une concentration inférieure à 2 mol.l
-1, de préférence allant de 0,5 à 1,5 mol.l
-1. Ces fourchettes de concentration concernent bien entendu la concentration en ions
OH
-. En outre, elles sont données pour la préparation de 1 litre de solution moussante.
Elles représentent donc la concentration en mole/l dans 1 litre de solution moussante
préparée à partir de cette composition.
[0021] Ainsi, selon la composition précitée choisie, conforme à la présente invention, une
mousse acide ou alcaline pourra présenter, soit des propriétés de dissolution de dépôts
radioactifs irradiants par exemple pour l'élimination de contaminations non fixées
sur une surface, soit des propriétés de corrosion contrôlée de la surface pour une
contamination fixée sur celle-ci.
[0022] Avantageusement, la composition de la présente invention présente une viscosité à
0,3 rpm (Brookfield LVT, module x) comprise entre 100 et 50000 cP. Cette viscosité
permet en effet une durée de vie prolongée de la mousse, ainsi que la possibilité
de projeter cette solution au moyen d'une buse, ou de la faire traverser un garnissage
poreux pour générer une mousse.
[0023] La mousse peut être générée à partir de cette solution moussante par tout système
de génération de mousse de l'art antérieur : agitation mécanique, barbotage, mélangeur
statique à bille ou tout autre dispositif assurant le mélange gaz-liquide, tel que
les dispositifs décrits dans
FR-A-2 817 170, ou alors un dispositif utilisant une buse de projection ou de pulvérisation, etc.
[0024] La mousse générée peut agir en statique, elle a une durée de vie importante, généralement
comprise entre 1 et 10 heures, et permet une durée d'action sur la surface contrôlée
du fait du contrôle du temps de drainage grâce à l'agent gélifiant.
[0025] La présente invention se rapporte également à un procédé de décontamination d'une
surface comprenant une étape consistant à mettre la surface à décontaminer en contact
avec une mousse préparée à partir de la composition de la présente invention, c'est
à dire avec une solution moussante conforme à la présente invention.
[0026] L'invention se rapporte de manière générale au traitement, en particulier à la décontamination,
de surfaces de tout type, par exemple de verre, de plastique, métalliques, etc., qui
peuvent être importantes, qui ne sont pas nécessairement horizontales, mais qui peuvent
être inclinées ou même verticales. Elle peut être utilisée par exemple pour décontaminer
des cuves, des gaines de ventilation, des piscines d'entreposage, des boîtes à gants,
des générateurs de vapeurs, des conduites, des sols, etc.
[0027] Les mousses de décontamination peuvent être utilisées aussi bien dans le cadre de
maintenances périodiques d'installations industrielles existantes, que dans le cadre
de démantèlements de telles installations. Ces installations peuvent être par exemple
des installations nucléaires ou de chimie industrielle en général.
[0028] La mise en contact de la mousse avec la surface à traiter peut se faire par les procédés
classiques de remplissage, par exemple d'une cuve, d'un réservoir ou d'une conduite,
dont les parois sont à décontaminer ; de pulvérisation ou projection sur la surface
à décontaminer ; de mise en circulation de la mousse dans une installation dont les
surfaces sont à décontaminer ; etc.
[0029] Par exemple, la mousse peut être appliquée sur la surface à décontaminer par tout
procédé classique de pulvérisation au moyen d'une pompe et d'une buse. Pour la pulvérisation,
l'éclatement du jet de mousse sur la surface à décontaminer peut être obtenu par exemple
avec une buse à jet plat ou à jet rond. Le court temps de reprise de la viscosité
de la composition de la présente invention permet à la mousse pulvérisée d'adhérer
suffisamment longtemps à la surface sur laquelle la mousse est projetée.
[0030] Par exemple, pour décontaminer une cuve, le procédé de la présente invention peut
consister simplement à remplir la cuve avec la mousse de la présente invention pour
que ses surfaces soient en contact avec la mousse. La mousse se dégrade alors naturellement
"en statique" sous l'effet de son drainage gravitationnel. Le terme "statique" est
alors opposé à l'application dynamique des mousses consistant en une circulation ou
une pulvérisation. La mousse peut aussi être appliquée uniquement sur les surfaces
de la cuve sans forcément la remplir.
[0031] Aussi, l'invention a également pour objet un procédé de décontamination d'une installation
qui comprend la simple introduction de la mousse par simple remplissage à l'intérieur
de l'installation, le maintien en "statique" de cette mousse à l'intérieur du volume,
par exemple à une température comprise entre 20°C et 50°C, pendant la durée de drainage
de la mousse, le plus souvent comprise entre 1 et 10 heures, et suffisante pour garantir
la décontamination, puis enfin l'élimination du liquide drainé par simple vidange.
[0032] Le traitement de décontamination de la surface peut consister en plusieurs applications
de la même mousse ou avec des mousses de nature différente appliquées successivement.
Chacun de ces traitements peut comprendre un remplissage du volume à décontaminer
ou une projection de la mousse sur une surface, un maintien pendant plusieurs heures
de la mousse en statique durant son drainage et l'élimination du liquide drainé par
simple vidange. Les inventeurs ont toutefois noté que, du fait de la durée de vie
de la mousse de la présente invention, plus longue que celle des mousses de l'art
antérieur, un nombre réduit d'applications, voir une seule application, est suffisante
pour obtenir un traitement efficace d'une surface, là où plusieurs applications étaient
nécessaires avec les mousses de l'art antérieur.
[0033] La durée de mise en contact dépendra essentiellement de la nature de la décontamination,
de la composition et de la nature de la mousse, et de la nature de la surface. Généralement,
une durée de mise en contact pouvant aller de 15 minutes à 10 heures suffit pour un
traitement efficace. Cette durée sera adaptée suivant les besoins dans l'application
faite de la présente invention.
[0034] La présente invention garantit un traitement, en particulier une décontamination,
efficace du fait que la durée de vie de la mousse, et donc le temps de contact de
la mousse avec la paroi est augmenté et ajustée par l'ajout de l'agent gélifiant qui
retarde le drainage. En outre, sur des surfaces verticales, ou même des plafonds,
les mousses de la présente invention, du fait de la présence de l'agent gélifiant,
adhèrent mieux que les mousses de l'art antérieur, ce qui augmente encore l'efficacité
de traitement ou de décontamination sur ces surfaces.
[0035] Le liquide drainé obtenu en fin de vie de la mousse de la présente invention peut
être évacué facilement par vidange et traité par les filières classiques de décontaminations
des effluents liquides. Il peut également être régénéré, par exemple de la manière
décrite dans le document
FR-A-2 817 170, pour reconstituer une mousse.
[0036] Le procédé de la présente invention peut comprendre en outre, après l'étape de mise
en contact de la surface à décontaminer avec la mousse, une étape de rinçage de ladite
surface au moyen d'une mousse ou d'une solution de rinçage. La mousse ou la solution
de rinçage peut être toute mousse ou solution appropriée suivant la nature de la mousse
de décontamination et/ou de la surface à rincer. Il peut s'agir simplement d'une mousse
classique de rinçage, ou d'une mousse de rinçage conforme à la présente invention,
c'est à dire comprenant simplement un tensioactif et un agent gélifiant, et, éventuellement,
un composé tampon classique permettant de neutraliser l'agent de décontamination acide
ou basique utilisé précédemment ou un composé de traitement de la surface. Il peut
s'agir aussi d'une solution aqueuse, par exemple de l'eau.
[0037] Les intérêts d'un tel traitement dit par "mousse gélifiée" conforme à la présente
invention par rapport aux traitements existants sont nombreux.
[0038] D'abord, on dispose des avantages classiques du traitement par mousse, c'est à dire
notamment de la diminution du volume d'effluents produits. En effet, la mousse est
constituée d'une dispersion de bulles d'air dans du liquide et peut être caractérisée
par son foisonnement « F » défini dans les conditions normales de température et de
pression par la relation (1) suivante :

dans laquelle V représente un volume de liquide, de gaz ou de mousse comme cela est
indiqué.
[0039] Les mousses de décontamination préparées à partir de la composition de la présente
invention, présentent avantageusement un foisonnement de l'ordre de 10 à 15. Elles
permettent donc de décontaminer un grand volume, par exemple de 100 m
3, avec moins de 10 m
3 de liquide.
[0040] Un autre avantage, notamment dans le cas de la décontamination par projection de
mousse gélifiée sur des surfaces d'installations radioactives, est que la mousse gélifiée
de la présente invention produit de plus faibles quantités d'effluents radioactifs
du fait de sa longue durée de vie, alors que les projections de solutions aqueuses
ou mousses de l'art antérieur produisent de grandes quantités d'effluents radioactifs
pour une efficacité limitée en raison du faible temps de contact avec les surfaces
traitées.
[0041] Un autre avantage de la présente invention réside dans le fait que suite au drainage
naturel de la mousse de la présente invention, le liquide drainé contaminé est récupéré,
et la surface ne nécessite d'être rincée qu'avec très peu d'eau, c'est à dire environ
1 litre/m
2. Ainsi, moins d'effluents liquides à traiter sont générés par la suite. Il en découle
une simplification en terme de filière globale de traitement de la contamination,
et une diminution de la pollution.
[0042] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront encore
à la lecture des exemples suivants donnés bien entendu à titre illustratif et non
limitatif en référence aux figures annexées.
Brève description des figures
[0043]
- La figure 1 est une représentation schématique du dispositif utilisé par les inventeurs
pour générer une mousse à partir d'une solution aqueuse de la composition de la présente
invention, et pour mesurer des cinétiques de drainage de la mousse obtenue.
- La figure 2 est un graphique illustrant des cinétiques de drainage exprimées en fractions
(F) de liquide récupéré (en g) en fonction du temps (t) (en minutes), pour différentes
mousses obtenues à partir de différentes compositions de la présente invention.
- La figure 3 est un graphique illustrant des cinétiques de drainage exprimées en volumes
(V) de liquide drainé (en ml) en fonction du temps (t) (en minutes), pour différentes
mousses obtenues d'une part à partir de différentes compositions de la présente invention
et d'autre part à partir de compositions sans agent gélifiant.
- La figure 4 est une représentation schématique du dispositif utilisé par les inventeurs
pour générer une mousse à partir d'une composition de la présente invention, et pour
mettre en oeuvre un procédé de décontamination d'une surface selon la présente invention.
- La figure 5 est un graphique illustrant l'influence de la quantité de gomme de xanthane
(Xant) (en g/1), sur le retard au drainage (stabilité de la mousse) : hauteur de liquide
drainé (H) (en mm) en fonction du temps (t) (en minutes). Sur cette figure, la légende
indique les différentes solutions moussantes testées, F désigne le foisonnement de
chaque mousse obtenue.
EXEMPLES
EXEMPLE 1 : MOUSSES DE L'ART ANTERIEUR
[0044] On a étudié les propriétés de drainage et d'efficacité de mousses préparées à partir
de cinq solutions moussantes contenant chacune un mélange de référence de deux tensioactifs
: Oramix (marque de commerce) à 8 g/l et Amoyl (marque de commerce) à 3 g/l.
[0045] Une formulation, appelée formulation de référence (permettant la génération d'une
mousse de référence), ne contenait pas d'agent de décontamination.
[0046] Les quatre autres formulations se différenciaient par la nature de l'agent de décontamination
:
- 1ere formulation : du carbonate de sodium à une concentration de 1 mol.l-1,
- 2ème formulation : un mélange d'acide fluorhydrique à une concentration de 0,05 mol.l-1 et d'acide nitrique à une concentration de 2 mol.l-1,
- 3ème formulation : un mélange d'acide oxalique à une concentration de 0,6 mol.l-1 et d'acide nitrique à une concentration de 0,5 mol.l-1,
- 4eme formulation : un mélange d'eau oxygénée à une concentration de 1 mol.l-1 et d'acide nitrique à une concentration de 3 mol.l-1.
[0047] Aucun point de trouble n'a été observé entre 20 et 50°C
[0048] Ces solutions moussantes ont ensuite été utilisées pour générer des mousses de foisonnement
contrôlées à l'aide d'un générateur statique à billes de verre (Q1 = débit de solution
moussante, Qg = débit d'air, F = (Qg+Q1)/Q1).
[0049] Un protocole expérimental a été mis au point pour tracer la cinétique de drainage
de chacune des mousses dans des conditions proches d'une réalité industrielle grâce
au dispositif (I) schématisé sur la figure 1. Sur cette figure, les références suivantes
indiquent les éléments suivants du dispositif (I) :
(3) : réservoir de préparation de la solution moussante ; (5) : solution moussante
; (7) : agitateur mécanique ; (9) pompe ; (11) : système d'apport d'air comprimé ;
(13) : régulateur de débit ; (15) : générateur de mousse ; (17) conduites ; (19) :
réservoir de réception de la mousse ; (21) : mousse ; (23) : vanne manuelle ; et (25)
: cuve de récupération du liquide drainé.
[0050] Chacune des cinq formulations présente une excellente moussabilité puisque des mousses
de foisonnement supérieur à 10 ont été préparées.
[0051] Il ressort des études cinétiques que la présence des agents de décontamination ne
modifie pas ou peu la cinétique de drainage par rapport à la mousse de référence sans
agent de décontamination comme le montre la figure 2.
[0052] Sur l'ensemble des formulations préparées, plus de la moitié du liquide draine en
moins de 8 minutes et les durées de vie de chacune des formulations restent courtes
(15 à 25 minutes).
EXEMPLE 2 : MOUSSES DE LA PRESENTE INVENTION
[0053] L'ajout d'une faible quantité, c'est à dire de 0,1% en poids ou 1 g/l, de gomme de
xanthane, utilisé en tant qu'agent gélifiant au sens de la présente invention, aux
différentes formulations de solutions moussantes de l'exemple 1 stabilise l'ensemble
des mousses comme le montre la figure 3.
[0054] L'ajout de 1 g/l de gomme de xanthane a pour effet de retarder considérablement le
drainage de chacune des formulations de mousse et d'augmenter ainsi la durée de vie
de la mousse.
[0055] Le tableau 1 ci-dessous rassemble le temps t
1/2 nécessaire pour que la moitié du liquide contenu dans la mousse draine et la durée
de vie t
1 le temps pour que la totalité du liquide de la mousse draine pour les différentes
mousses étudiées.
Tableau 1 : Durée de vie t
1 et temps t
1/2 pour différentes formulations de mousses
| |
Sans gomme de xanthane |
1 g/l de gomme de xanthane |
| Durée de vie t et de demi-vie t1/2 (en min et s) |
t1/2 |
t1 |
t1/2 |
t1 |
| Mousse acide nitrique + eau oxygénée |
4'30" |
15' |
18' |
50' |
| Mousse acide nitrique + acide fluorhydrique |
4'30" |
15' |
24' |
60' |
| Mousse acide nitrique + acide oxalique |
6' |
20' |
36' |
80' |
| Mousse alcaline au carbonate de sodium |
7'30" |
25' 90' |
|
>120' |
[0056] Avec une quantité de 1 g/l de gomme de xanthane, le temps t
1/2 se situe aux environ de 20 minutes pour les deux formulations acides contenant l'eau
oxygénée et l'acide fluorhydrique. La mousse contenant l'acide oxalique est la plus
stable des mousses acides avec un temps t
1/2 de près de 40 minutes. Enfin, la mousse alcaline draine très lentement puisqu'il
faut près d'une heure et demie pour récupérer la moitié du liquide.
[0057] Ces résultats montrent que l'ajout d'une faible quantité de gomme de xanthane, de
0,1% en poids ou 1 g/l, stabilise l'ensemble des formulations de l'exemple 1.
[0058] En effet, des gains très substantiels sur la stabilité des formulations sont obtenus
puisque des durées de vie comprises entre 50 et 120 minutes, ont pu être observées
dès le simple ajout d'une quantité faible de gomme de xanthane.
[0059] Des tests ont été réalisés pour mettre en évidence le lien entre la quantité d'agent
gélifiant et la durée de vie de la mousse.
[0060] La figure 5 est un graphique illustrant l'influence de la quantité de gomme de xanthane
sur le retard au drainage (stabilité de la mousse).
[0061] Tant que le liquide ne draine pas, la mousse est stable. La mousse ne draine pas
pendant 20 minutes pour 1 g/l de gomme de xanthane, 60 minutes pour 2 g/l de gomme
de xanthane et 120 minutes pour 3 g/l de gomme de xanthane. Il apparaît également
sur ce graphique que les solutions moussantes sans agent gélifiant drainent immédiatement
(t = 0 minute).
EXEMPLE 3 : TRAITEMENT D'UNE SURFACE AVEC DES MOUSSES DE LA PRESENTE INVENTION
[0062] L'efficacité des mousses de l'exemple 2 a par ailleurs été testée pour la décontamination
de surfaces.
[0063] L'objectif est en effet de démontrer que les mousses préparées avec les solutions
moussantes de la présente invention peuvent par exemple solubiliser un dépôt d'insolubles
reconstitué simulant un dépôt réel irradiant adhérant à une paroi.
[0064] Des plaques en acier inoxydable recouvertes de dépôts adhérents sont suspendues dans
une colonne en plexiglas de 30 litres dans le dispositif (II) représenté schématiquement
sur la figure 4. Sur cette figure, les références suivantes indiquent les éléments
suivants du dispositif (II) :
(40) : colonne en plexiglas ; (42) : plaques en acier suspendues ; (44) : vanne ;
(46) générateur de mousse à lit de billes de verre ; (48) : système d'apport d'air
comprimé ; (50) : conduite d'amenée de la mousse générée dans la colonne (40) ; (52)
: conduite de récupération du liquide de drainage ; (54) vanne ; (56) : pompe ; (58)
: amortisseur de pulsation ; (60) : filtre ; (62) : tube de prélèvement ; (64) : réacteur
de préparation de la solution moussante ; (66) solution moussante ; (68) : agitateur
mécanique ; (70) : thermomètre ; (72) : conduite d'alimentation en eau ; (74) : conduite
d'alimentation en composés de la solution moussante ; (76) : conduite d'alimentation
du générateur de mousse (46) en solution moussante ; (78) réservoir d'alcool ; (80)
pompe doseuse d'alcool ; (82) conduite de récupération de la mousse.
[0065] Les deux plaques (42) recouvertes du dépôt à solubiliser sont volontairement placées
au centre de la colonne. On remplit la colonne jusqu'à immerger complètement les échantillons
et on arrête la génération lorsque le bord le plus haut de chacune des deux plaques
est à une profondeur de 10 cm dans la mousse. Ce niveau de mousse correspond à 20
litres de mousse et est volontairement limité pour quantifier l'efficacité de la partie
haute de la mousse.
[0066] La faible immersion des plaques est pénalisante puisque la mousse s'assèche par le
haut sous l'effet du drainage gravitationnel. Les temps de contact mousse/dépôt sont
alors plus courts et peuvent s'avérer insuffisants pour assurer une dissolution efficace.
Cependant, si la dissolution s'avère importante en partie haute de la mousse, elle
le sera encore davantage au sein de la mousse.
[0067] On déclenche le chronomètre lorsque l'on a rempli la colonne avec 20 litres de mousse
et on laisse agir la mousse en statique. L'échantillon est retiré au bout d'un temps
donné afin d'évaluer par pesée la dissolution du dépôt. Si l'on a placé deux échantillons,
l'un peut être retiré au bout d'une heure d'immersion par exemple, l'autre après deux
heures.
[0068] Pour effectuer ces expériences de dissolution de dépôt, les mousses sont obtenues
successivement de la manière suivante. On prépare 4 litres d'une solution contenant
l'un des trois réactifs, les tensioactifs et la gomme de xanthane. La solution est
placée sous agitation dans le réacteur (64) thermostaté entre 20 et 50°C. Puis, un
mélange gaz-liquide de proportion connue est ensuite généré au travers d'un lit de
billes de verre : environ 12 litres par heure de solution acide sont mélangés avec
un débit gazeux contrôlé de 180 litres par heure d'air pour générer une mousse relativement
humide de foisonnement connu voisin de 14.
[0069] Des essais en phase mousse ont été menés par exemple avec la formulation moussante
carbonatée et contenant 1,5 g/l de gomme de xanthane, de la marque Rhodopol 23. La
durée de vie de la mousse est alors de l'ordre de 2 à 3 heures.
[0070] Un premier dépôt adhérent, échantillon 1, d'une épaisseur de 0,5 mm, soit 1 g sur
25 cm
2, est placé au sein de la colonne. L'objectif de l'essai est de laisser agir une mousse
carbonatée en statique et de récupérer l'échantillon une fois que la mousse est revenue
à l'état liquide. L'essai est effectué en préchauffant la solution moussante à 50°C,
ce qui permet d'obtenir une température au sein de la mousse de 33°C. Au bout d'une
heure, la température de la mousse est de 30°C, et au bout de deux heures de 28°C.
Au bout de 3 heures, la température est celle du laboratoire (27°C) et la mousse carbonatée,
obtenue à partir d'une solution 1 M, a drainé totalement.
[0071] L'échantillon, invisible au début car immergé dans la mousse, apparaît totalement
débarrassé du dépôt.
[0072] Ce résultat qualitatif, très positif, a motivé l'introduction de deux dépôts de MoZr
plus épais d'environ 1,2 mm d'épaisseur de manière à quantifier la vitesse de dissolution
sur les deux premières heures du traitement. Un dépôt est retiré au bout d'une heure
de contact avec la mousse, l'autre au bout de deux heures. Les résultats sont rassemblés
dans le tableau 2 à la page suivante.
[0073] Il apparaît que la masse dissoute en deux heures, c'est à dire 0,74 g ou 0,71 g,
est pratiquement double de celle dissoute sur la première heure, c'est à dire 0,42
g (légèrement inférieure puisque la température moyenne sur la deuxième heure est
plus faible de 3°C).
[0074] A une température moyenne de la mousse de 30°C, la vitesse de dissolution d'un dépôt
de 25 cm
2 au contact de la mousse est de l'ordre de 0,4 g/h, soit encore 0,2 mm/h, à comparer
au 0,8 g/h obtenue en phase liquide à 30°C. Cette vitesse de dissolution, quasiment
constante sur les deux premières heures, montre, comme dans le cas de la phase liquide,
que la dissolution est régulière et homogène sur la surface. Elle permet avantageusement
de solubiliser totalement un dépôt irradiant de 0,5 mm en 3 heures à 30°C.
[0075] Ce résultat permet d'envisager d'utiliser, plutôt qu'un rinçage au carbonate de sodium
en phase liquide, un rinçage en phase mousse selon l'invention qui permet de diminuer
la quantité de sodium utilisée pénalisante pour la formation ultime des verres de
conditionnement.
Tableau 2 : Pertes de masse d'un dépôt de MoZr au contact d'une mousse statique contenant du
carbonate de sodium (1 M)
| Echantillon |
Temps d'immersion dans la mousse |
Température |
Masse de dépôt initial (25 cm2) en (g) |
Perte de masse pendant le temps d'immersion (g) |
| 2 |
1 heure |
1h de 33°C à 30°C |
2,4 |
0,42 |
| 3 |
2 heures |
1h de 33°C à 1h de 30°C
1h de 30°C à 28°C |
2,49 |
0,74 |
| 3 |
1 heure supplémentaire (48h après) |
1h de 36°C a 30°C |
1,75 |
0,49 |
| 3 |
2 heures supplémentaires |
2h de 35°C à 28°C |
1,26 |
0,71 |
1. Utilisation d'une mousse
préparée à partir d'une solution aqueuse qui comprend par litre de solution :
- 0,2 à 2% en poids d'agent tensioactif organique moussant ou d'un mélange d'agents
tensioactifs moussants,
- de 0,1 à 1,5% en poids d'agent gélifiant, et
- 0,2 à 7 moles d'acide ou de base inorganique de décontamination radioactive ou de
mélange d'acides ou de bases inorganiques de décontamination radioactive,
dans un procédé de décontamination radioactive d'une surface.
2. Utilisation selon la revendication 1 dans laquelle l'agent tensioactif est un tensioactif
non ionique moussant.
3. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent tensioactif est un tensioactif
non ionique moussant choisi dans la famille des alkylpolyglucosides ou alkylpolyétherglucosides.
4. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent tensioactif est un tensioactif
amphotère.
5. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent tensioactif est un tensioactif
amphotère choisi dans la famille des sulfobétaïnes, dans la famille des alkylamidopropylhydroxysulfobétaïnes
ou dans la famille des amine-oxydes.
6. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'acide est choisi dans le groupe
comprenant l'acide chlorhydrique, l'acide nitrique, l'acide sulfurique, l'acide phosphorique
et l'acide oxalique, ou est un mélange d'acides de ce groupe.
7. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'acide est en une quantité de
0,3 à 7 moles.
8. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'acide est en une quantité de
1 à 4 moles.
9. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle la base est choisie à partir du
groupe comprenant la soude, la potasse, le carbonate de sodium, ou est un mélange
de bases de ce groupe.
10. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle la base est en une quantité inférieure
à 2 moles.
11. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle la base est en une quantité de
0,5 à 1,5 moles.
12. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent gélifiant est un agent
organique épaississant présentant un comportement rhéologique de type pseudo-plastique.
13. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent gélifiant est choisi dans
le groupe comprenant un polymère hydrosoluble, un hydrocolloïde, un hétéropolysaccharide,
ou dans le groupe comprenant les dérivés cellulosiques.
14. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent gélifiant est choisi dans
le groupe comprenant les hétéropolysaccharides choisis dans la famille des polymères
polyglucosidiques à chaînes ramifiées trisaccharidiques ; les dérivés cellulosiques
comme la carboxyméthylcellulose ou un polysaccharide contenant le glucose comme seul
monomère.
15. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle l'agent gélifiant est de la gomme
de xanthane.
16. Utilisation selon la revendication 1, dans laquelle la surface à décontaminer est
mise en contact avec la mousse pendant 1 à 10 heures.
17. Utilisation selon la revendication 16, comprenant en outre, après la mise en contact
de la surface à décontaminer avec la mousse, un rinçage de ladite surface au moyen
d'une solution de rinçage.
1. Use of a foam prepared with an aqueous solution which comprises, per litre of solution:
- 0.2 to 2% by weight of a foaming organic surface-active agent or of a mixture of
foaming surface-active agents,
- from 0.1 to 1.5% by weight of gelling agent and,
- 0.2 to 7 mol of an inorganic acid or base for radioactive decontamination or of
a mixture of inorganic acids or bases for radioactive decontamination,
in a process for the radioactive decontamination of a surface.
2. Use according to Claim 1, in which the surface-active agent is a foaming non-ionic
surfactant.
3. Use according to Claim 1, in which the surface-active agent is a foaming non-ionic
surfactant chosen from the family of the alkylpolyglucosides or alkylpolyetherglucosides.
4. Use according to Claim 1, in which the surface-active agent is an amphoteric surfactant.
5. Use according to Claim 1, in which the surface-active agent is an amphoteric surfactant
chosen from the family of the sulphobetaines, from the family of the alkyl amidopropyl
hydroxysulphobetaines or from the family of the amine oxides.
6. Use according to Claim 1, in which the acid is chosen from the group consisting of
hydrochloric acid, nitric acid, sulphuric acid, phosphoric acid and oxalic acid or
is a mixture of acids from this group.
7. Use according to Claim 1, in which the acid is in an amount of 0.3 to 7 mol.
8. Use according to Claim 1, in which the acid is in an amount of 1 to 4 mol.
9. Use according to Claim 1, in which the base is chosen from the group consisting of
sodium hydroxide, potassium hydroxide and sodium carbonate or is a mixture of bases
from this group.
10. Use according to Claim 1, in which the base is in an amount of less than 2 mol.
11. Use according to Claim 1, in which the base is in an amount of 0.5 to 1.5 mol.
12. Use according to Claim 1, in which the gelling agent is a thickening organic agent
exhibiting a rheological behaviour of pseudoplastic type.
13. Use according to Claim 1, in which the gelling agent is chosen from the group consisting
of a water-soluble polymer, a hydrocolloid and a heteropolysaccharide or from the
group consisting of cellulose derivatives.
14. Use according to Claim 1, in which the gelling agent is chosen from the group consisting
of heteropolysaccharides chosen from the family of the polyglucoside polymers comprising
trisaccharide branched chains; and cellulose derivatives, such as carboxymethylcellulose
or a polysaccharide comprising glucose as sole monomer.
15. Use according to Claim 1, in which the gelling agent is xanthan gum.
16. Use according to Claim 1, in which the surface to be decontaminated is brought into
contact with the foam for 1 to 10 hours.
17. Use according to Claim 16, additionally comprising, after the operation of bringing
the surface to be decontaminated into contact with the foam, rinsing said surface
using a rinsing solution.
1. Anwendung eines Schaums, zubereitet aus einer wässrigen Lösung, die pro Liter Lösung
enthält:
- 0,2 bis 2 Gew.-% einer schäumenden organischen oberflächenaktiven Substanz oder
einer Mischung aus schäumenden oberflächenaktiven Substanzen,
- von 0,1 bis 1,5 Gew.-% Geliermittel,
- 0,2 bis 7 mol einer anorganischen Säure oder Base zur radioaktiven Dekontamination
oder einer Mischung aus anorganischen Säuren oder Basen zur radioaktiven Dekontamination,
in einem Verfahren zur radioaktiven Dekontamination einer Oberfläche.
2. Anwendung nach Anspruch 1, bei dem die oberflächenaktive Substanz ein schäumendes
nicht-ionisches Tensid ist.
3. Anwendung nach Anspruch 1, bei dem die oberflächenaktive Substanz ein schäumendes
nicht-ionisches Tensid ist, ausgewählt aus der Gruppe der Alkylpolyglucoside oder
Alkylpolyglucosidether.
4. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die oberflächenaktive Substanz ein amphoteres Tensid
ist.
5. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die oberflächenaktive Substanz ein amphoteres Tensid
ist, ausgewählt aus der Gruppe der Sulfobetaine, der Gruppe der Alkylamidpropylhydroxysulfobetaine
oder der Gruppe der Aminoxide.
6. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die Säure ausgewählt wird aus der Gruppe, die Salzsäure,
Salpetersäure, Schwefelsäure, Phosphorsäure und Oxalsäure umfasst oder eine Mischung
von Säuren dieser Gruppe ist.
7. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die Säuremenge 0,3 bis 7 mol entspricht.
8. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die Säuremenge 1 bis 4 mol entspricht.
9. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die Base ausgewählt wird aus der Gruppe, die Soda,
Kali, Natriumcarbonat umfasst oder eine Mischung von Basen dieser Gruppe ist.
10. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die Base einer Menge unter 2 mol entspricht.
11. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die Base einer Menge von 0,5 bis 1,5 mol entspricht.
12. Anwendung nach Anspruch 1, bei der das Geliermittel ein organisches Dickungsmittel
ist, das eine Fließfähigkeit des pseudoplastischen Typs aufweist.
13. Anwendung nach Anspruch 1, bei der das Geliermittel ausgewählt wird aus der ein wasserlösliches
Polymer, ein Hydrokolloid, ein Heteropolysaccharid umfassenden Gruppe oder aus der
die Cellulosederivate umfassenden Gruppe.
14. Anwendung nach Anspruch 1, bei der das Geliermittel ausgewählt wird aus der Gruppe,
welche umfasst: die aus der Gruppe der Polyglucosepolymere mit verzweigten Trisaccharidketten
ausgewählten Heteropolysaccharide; die Cellulosederivate wie die Carboxymethylcellulose
oder ein die Glucose als einziges Monomer enthaltendes Polysaccharid.
15. Anwendung nach Anspruch 1, bei der das Geliermittel XanthanGummi ist.
16. Anwendung nach Anspruch 1, bei der die zu dekontaminierende Oberfläche während 1 bis
10 Stunden mit dem Schaum in Kontakt gebracht wird.
17. Anwendung nach Anspruch 16, außerdem - nach dem Herstellen des Kontakts des Schaums
mit der zu dekontaminierenden Oberfläche - eine Spülung der genannten Oberfläche mittels
einer Spüllösung umfassend.