Domaine de l'invention
[0001] L'invention concerne un dispositif pour corriger la trajectoire des projectiles dans
une réplique d'arme du type «Air Soft Gun® » ou « Softair® » qui tire des billes de
plastique très légères d'un diamètre d'environ 6 millimètres. Elle concerne, plus
précisément, la correction de la trajectoire d'un projectile en plastique en sortie
du canon d'une réplique d'arme. La correction de la trajectoire du projectile peut
se faire aussi bien verticalement que horizontalement, sur une réplique d'arme longue
comme sur une réplique d'arme de poing.
[0002] L'invention trouve des applications essentiellement dans le domaine des armes longues
à ressort ou électriques et, notamment, des répliques d'armes longues telles que des
fusils électriques. Elle s'applique, en particulier, aux répliques d'armes dont les
projectiles sont des billes en matière plastique. Elle peut également équiper des
répliques d'armes de poing
Etat de la technique
[0003] Dans le domaine des répliques d'armes, des nombreux modèles d'armes à feux sont reproduits
dans le but de réaliser des jouets, pour adultes et/ou pour enfants. Ces répliques
d'armes sont généralement des armes qui projettent, à la place des balles ou des plombs
des armes réelles, des projectiles en plastique, tels que des billes en plastique.
Or, les répliques d'armes comportent généralement des défauts, provenant de la fabrication
même de la réplique. Ces défauts, situés généralement dans le système de tir ou le
canon, entraînent une déviation des projectiles lors de leur sortie de l'arme. Par
exemple, en sortie de l'arme, les projectiles peuvent d'être déviés vers la droite
ou au contraire vers la gauche, ou bien vers le haut ou vers le bas. Ces défauts sont
quasiment inévitables et sont dus simplement aux tolérances de fabrication. Ils sont
particulièrement gênant pour des répliques d'armes longues, de type fusil, dont la
portée de tir est longue. On comprend, en effet, que plus la distance à parcourir
par le projectile est longue, plus la déviation de trajectoire du projectile est prononcée.
[0004] Actuellement, dans la plupart des répliques d'armes longues, aucune correction n'est
apportée à la trajectoire des projectiles.
[0005] Un système existe cependant pour corriger verticalement la trajectoire des projectiles
en sortie du canon de la réplique d'arme. Ce système, appelé système HOP UP ®, consiste
en un doigt en caoutchouc placé à l'intérieur du canon de l'arme, à l'entrée et à
la verticale du centre du canon. Plus précisément, ce doigt en caoutchouc est situé
sur l'axe vertical qui traverse le canon de l'arme en son centre, dans la partie supérieure
du canon. Ce doigt en caoutchouc a un rôle de retenue et d'orientation du projectile.
En effet, ce doigt en caoutchouc retient sensiblement le projectile, projeté par le
système de tir, avant sa sortie du canon de l'arme. Le fait de retenir le projectile
lors de sa sortie hors canon, donne au projectile un effet de rotation, dans sa trajectoire
de sortie. Cet effet de rotation a pour conséquence de faire remonter le projectile,
c'est-à-dire de modifier la trajectoire du projectile vers le haut. Toutefois, le
propre poids du projectile compense la trajectoire volontairement montante du projectile,
ce qui produit une trajectoire horizontale du projectile, un court instant après sa
sortie du canon.
[0006] Comme on le comprend à la lecture de cette explication, ce système HOP UP permet
une correction de la trajectoire du projectile, uniquement verticale. Or, comme on
l'a dit précédemment, les défauts de fabrication des répliques d'armes peuvent induire
des défauts de trajectoire aussi bien verticaux qu'horizontaux.
Exposé de l'invention
[0007] L'invention a justement pour but de remédier aux inconvénients du système décrit
précédemment. A cette fin, elle propose un dispositif pour corriger la trajectoire
d'un projectile en sortie du canon d'une arme longue électrique, cette correction
pouvant être verticale ou bien à la fois verticale et horizontale. Pour cela, le dispositif
de l'invention consiste à placer deux doigts en caoutchouc situés symétriquement de
part et d'autre de l'axe vertical passant par le centre du canon.
[0008] Plus précisément, l'invention concerne un dispositif de correction de la trajectoire
d'un projectile en sortie d'un canon d'une réplique, comportant un premier doigt formant
un premier bossage de retenue du projectile dans le canon,
caractérisé en ce qu'il comporte un second doigt formant un second bossage de retenue
du projectile dans le canon, les premier et second doigts étant situés symétriquement
de part et d'autre d'un axe vertical passant par le centre du canon.
[0009] Avantageusement, la hauteur des premier et second bossages dans le canon est réglable,
permettant ainsi tous les réglages possibles sur l'effet donné à la bille afin d'optimiser
la précision de tir.
Brève description des dessins
[0010] La figure 1 représente un mode de réalisation du dispositif de correction de trajectoire
selon l'invention.
[0011] Les figures 2A et 2B représentent un second mode de réalisation du dispositif de
correction de trajectoire de l'invention.
[0012] La figure 3 représente une cible montrant des impacts de projectiles obtenus pour
différents réglages du dispositif de l'invention.
[0013] La figure 4 représente une variante du dispositif de correction de trajectoire de
l'invention.
Description détaillée de modes de réalisation de l'invention
[0014] La figure 1 représente une vue de face, en coupe, du canon d'une réplique d'arme
longue électrique, par exemple une réplique d'un fusil. Cette réplique d'arme longue
électrique, appelée plus simplement arme ou réplique d'arme, est munie du dispositif
de correction de trajectoire de l'invention. Sur cette figure 1, le canon de l'arme
est référencé 1. Il comporte une face intérieure 1i et une face extérieure 1e. Ce
canon 1 est équipé, le long de sa face intérieure 1i d'un joint de canon 2. Ce joint
de canon 2 est réalisé, classiquement, dans une matière élastique telle que du caoutchouc.
[0015] Un point C est représenté au centre du canon, qui montre le centre géométrique du
canon par lequel passent l'axe vertical référencé XX ainsi que l'axe horizontal HH.
[0016] Conformément à l'invention, le canon 1 est muni d'un dispositif de correction de
la trajectoire des projectiles. Ce dispositif comporte un premier doigt 3d (doigt
droit) et un second doigt 3g (doigt gauche) qui forment, respectivement, à l'intérieur
du canon 1, un premier bossage 6d et un second bossage 6g. Ces doigts 3d et 3g sont
placés symétriquement de part et d'autre de l'axe vertical XX, au-dessus de l'axe
horizontal HH. Dans l'exemple de la figure 1, les doigts 3d et 3g sont placés à un
angle d'environ 40° par rapport à l'axe vertical XX.
[0017] Les vis des doigts 3d et 3g peuvent être introduites à l'intérieur du canon en traversant
le canon 1 lui-même. Elle peuvent aussi être introduites en traversant le support
du canon et le canon lui-même. Dans ce dernier cas, cela permet de placer les molettes
de réglage à proximité de la crosse de la réplique d'arme. Le tireur peut alors aisément
régler les hauteurs de bossages tout en continuant de viser sa cible.
[0018] Dans le mode de réalisation de la figure 1, chaque doigt 3d et 3g comporte une vis,
respectivement, 4d et 4g qui s'enfonce dans le joint 2 du canon et forme, ainsi, par
pression sur le joint, les bossages 6d et 6g, respectivement. Dans ce mode de réalisation,
les vis 4d et 4g sont surmontées chacune d'une mollette, respectivement, 5d et 5g
qui permet de régler la hauteur de la vis s'enfonçant dans le joint 2. Ainsi, en vissant
plus ou moins chaque vis dans le canon 1, celle-ci s'enfonce plus ou moins dans le
joint 2 créant un bossage plus ou moins important. Le système de réglage de la hauteur
des bossages est donc rotatif.
[0019] En d'autres termes, le réglage de la hauteur de chaque vis s'enfonçant dans le joint
2 règle la hauteur de chaque bossage. Les bossages 6d et 6g peuvent donc avoir des
hauteurs identiques ou, au contraire, des hauteurs différentes.
[0020] Le rôle de chacun de ces bossages est de retenir sensiblement le projectile au moment
où celui-ci est projeté hors du canon. Cette retenue permet de modifier la trajectoire
du projectile en sortie du canon. Le fait d'avoir des hauteurs de bossages différentes
permet de modifier la trajectoire horizontalement. Autrement dit, l'existence même
des bossages permet de modifier la trajectoire des projectiles verticalement. Le réglage
différentiel des hauteurs de bossages permet de modifier la trajectoire des projectiles
horizontalement, c'est-à-dire vers la droite ou vers la gauche. En effet, lorsque
le bossage a une petite hauteur cela diminue l'effet sur le projectile lors de son
passage et, au contraire, lorsqu'il a une grande hauteur, cela augmente l'effet sur
le projectile lors de son passage.
[0021] On comprend que si les bossages 6d et 6g sont de hauteurs identiques, c'est-à-dire
que si la mollette du doigt 3d et la mollette du doigt 3g sont réglées de façon identique,
alors la trajectoire du projectile n'est pas modifiée horizontalement ; elle est corrigée
uniquement dans le plan vertical. Par contre, si les bossages 6d et 6g ont des hauteurs
différentes, cela influe sur la trajectoire du projectile dans le plan horizontal
et dans le plan vertical.
[0022] En particulier, si le bossage gauche 6g est plus fort que la bossage droit 6d, alors
le tir est orienté vers la gauche. Au contraire, si le bossage droit 6d est plus fort
que le bossage gauche 6g, alors le tir est orienté vers la droite.
[0023] Un exemple d'orientation de tirs est représenté sur la figure 2. Plus précisément,
la figure 2 représente une cible sur laquelle trois tirs de projectiles ont été réalisés.
[0024] Le résultat du premier tir T1 montre que le projectile était corrigé uniquement verticalement.
Les bossages droit 6d et gauche 6g étaient donc identiques.
[0025] Le résultat du second tir T2 est orienté à droite de l'axe vertical XX. Cela montre
que la hauteur du bossage droit 6d était plus grande que celle du bossage gauche 6g.
[0026] Au contraire, le résultat du troisième tir T3 est situé à gauche de l'axe vertical
XX. Cela montre que le bossage gauche 6g était plus important que le bossage droit
6d.
[0027] Cette figure 2 montre donc que la trajectoire d'un projectile peut être modifiée,
dans le plan horizontal en plus du plan vertical, en faisant varier la hauteur des
bossages 6d et 6g. On comprend ainsi que la correction de la trajectoire des projectiles
dans l'ensemble de l'espace permet de corriger à peu près tous les défauts de trajectoire
d'une réplique d'arme.
[0028] Sur la figure 3A, on a représenté une vue de coté, en coupe, d'un deuxième mode de
réalisation du dispositif de l'invention. Dans ce mode de réalisation, le doigt de
réglage est référencé 8. Ce doigt 8 comporte un téton 9 en matière élastique, par
exemple en caoutchouc, monté sur une lame élastique 10, par exemple en métal. Le téton
9 est fixé à l'une des extrémités de la lame élastique 10 par n'importe quel moyen
de fixation, par exemple par collage ou par perçage. La lame élastique 10 est fixée
sur une certaine longueur, par exemple sur la moitié de sa longueur, à une tige de
commande 11, par exemple en métal.
[0029] Un orifice 13 est réalisé dans le canon 1 pour permettre le passage du téton 9. Le
téton 9 est donc maintenu dans une position choisie par le tireur, dans l'orifice
13. Le téton 9 forme ainsi un bossage à l'intérieur du canon de l'arme. La hauteur
de ce bossage est commandée par la tige de commande 11 associée à la lame élastique
10. Plus précisément, la lame élastique 10 maintient le téton 9 plus ou moins profondément
dans l'orifice 13. Pour cela, la lame élastique 10 est mise en extension par la tige
de commande 11 sur laquelle elle est fixée. Ainsi, plus la tige de commande 11 est
tirée vers le tireur, plus la lame élastique 10 est en extension et moins le téton
9 est introduit profondément dans l'orifice 13, donc moins le bossage est fort. Au
contraire, plus la tige de commande est poussée vers le support de canon 7, plus la
lame élastique 10 est détendue et plus le téton 9 entre profondément dans l'orifice
13 et donc plus le bossage est important. Ainsi, lorsque la tige de commande 11 est
poussée au maximum vers le canon 1, alors la lame élastique 10 se place contre la
surface extérieure du canon 1, ce qui a pour conséquence de faire entrer le téton
9 à l'intérieur du canon 1 de façon proéminente, ce qui créer un bossage d'une hauteur
maximum sans pour autant risquer un blocage d'une bille un peu grosse , car la souplesse
de la lame élastique permettra quand même son éjection ! Par contre, lorsque la tige
de commande 11 est tirée au maximum vers le tireur, alors la lame élastique 10 est
en extension maximum (comme montré sur la figure 3A), ce qui a pour conséquence de
relever le téton au maximum dans l'orifice 13, ne créant aucun bossage.
[0030] Pour faciliter cette manipulation de tirage ou de poussée de la tige de commande
11, cette dernière peut comporter une manette 11, qui peut être, par exemple, le prolongement
de la tige de commande pliée selon un angle de 90° par rapport à l'axe horizontal
HH. Dans ce cas, comme montré sur la figure 3B, cette manette 12 traverse un orifice
oblong 15 réalisé dans la carcasse 14 de l'arme.
[0031] En tirant ou en poussant plus ou moins cette manette 12, le tireur agit directement
sur la hauteur du bossage formée par le téton 9. Ce mode de réalisation permet d'obtenir
un système de réglage des hauteurs de bossages linéaire. Un tel réglage linéaire a
l'avantage d'être plus facile à doser pour le tireur. En effet, la vision de la manette
12 dans le trou oblong 15 permet au tireur de visualiser le niveau du bossage, c'est-à-dire
si le bossage est nul, faible, moyen, fort, maximum et tous les niveaux de bossages
intermédiaires.
[0032] Les figures 3A et 3B montrent un seul bossage et un seul système de réglage de la
hauteur de ce bossage. On comprendra bien sûr que, comme pour le premier mode de réalisation
(montré sur la figure 2), le dispositif de correction de trajectoire selon ce deuxième
mode de réalisation comporte également deux bossages symétriques, la hauteur de chaque
bossage étant est réglée par un système de commande (tige de commande, lame élastique,
etc.) indépendant.
[0033] Quel que soit le mode de réalisation choisi, le dispositif de correction de la trajectoire
est placé juste après l'endroit d'où est projeté le projectile vers l'extérieur, à
l'entrée du canon. Dans le premier mode de réalisation, les systèmes de réglage des
bossages sont situés, en extérieur d'arme, à peu près à cet endroit d'où le projectile
est projeté. Dans le second mode de réalisation, les systèmes de réglage des bossages
ont l'avantage de pouvoir être déportés, c'est-à-dire placés à un endroit de l'arme
choisi, par exemple proche du tireur.
[0034] Dans une variante de l'invention, le dispositif de correction de trajectoire peut
ne pas être réglable. Il peut alors équiper des répliques d'armes économiques. Dans
ce cas, le dispositif de correction comporte deux bossages situés sur la partie supérieure
du canon, de part et d'autre de l'axe XX. Ces deux bossages 6d et 6g sont identiques
à ceux représentés sur la figure 1, excepté que leur hauteur n'est pas réglable. Les
bossages sont alors réalisés par des demi sphères en matière caoutchouc formées sur
la face intérieure du canon 1. Dans cette variante, lors de la prise d'effet de rotation,
la bille est mieux calée que dans le cas connu où un seul bossage retient la bille,
qui peut alors se décaler légèrement à gauche ou à droite de l'axe de tir. Ce dispositif
permet ainsi de réduire la dispersion du tir, ce qui fournit un meilleur groupement
des tirs lors d'une série de tirs.
[0035] Dans une autre variante, l'emplacement des bossages 6d et 6g sur la face intérieure
du canon 1 est réglable. Cette variante est représentée sur la figure 4. Dans cette
variante, les bossages sont identiques à ceux de la variante précédente et le dispositif
de correction comporte une molette 16 fixée sur le canon 1, à égale distance des deux
bossages 6d et 6g. Le canon (ou la partie du canon comportant les deux bossages) étant
libre en rotation, la molette 16 permet de faire pivoter le canon 1 dans le support
de canon 7 et, par conséquent, de déplacer les bossages 6d et 6g par rapport à l'axe
XX. Cette rotation du canon, totale ou partielle, à gauche ou à droite de l'axe XX,
permet de corriger le tir à gauche ou à droite de l'axe XX. Autrement dit, cette rotation
du canon permet de corriger la trajectoire de la bille horizontalement.
1. Dispositif de correction de la trajectoire d'un projectile en sortie d'un canon d'une
réplique d'arme, comportant un premier doigt (3d) formant un premier bossage (6d)
de retenue du projectile dans le canon,
caractérisé en ce qu'il comporte un second doigt (3g) formant un second bossage (6g) de retenue du projectile
dans le canon, les premier et second doigts étant situés symétriquement de part et
d'autre d'un axe vertical (XX) passant par le centre (C) du canon, au-dessus d'un
axe horizontal (HH) passant par le centre dudit canon.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la hauteur des premier et second bossages dans le canon est réglable.
3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les premier et second doigts comportent chacun une vis (4d, 4g) avec molette de réglage
(5d, 5g).
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque vis d'un doigt appuie sur un joint du canon en matière élastique, formant
un bossage.
5. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les premier et second doigts comportent chacun un téton (9) fixé sur une lame élastique
(10).
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le canon comporte, pour chaque téton, un orifice (13) de passage du téton.
7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que la lame élastique (10) est déformée par une tige de commande (11 ).
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le téton est réalisé dans une matière élastique.
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que la lame élastique est métallique.
10. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'emplacement des bossages, dans le canon, est réglable.
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte une molette de réglage fixée sur le canon, à égale distance des deux bossages.