[0001] La présente invention a pour objet un procédé pour copier une plaque d'impression
destinée à l'impression selon la technique de l'offset humide.
[0002] Dérivé de la lithographie, basé sur le transfert d'encres grasses, qui adhèrent sur
des surfaces encrophiles et qui n'adhèrent pas sur des surfaces hydrophiles mouillées,
le procédé d'impression en offset humide utilise des plaques (en acier ou principalement
en aluminium électro-gréné et anodisé) qui présentent une surface hydrophile ; surface
hydrophile qui, mouillée, ne prend pas l'encre. Pour améliorer son hydrophilie, ladite
surface hydrophile a généralement été traitée.
[0003] Ladite surface hydrophile desdites plaques est recouverte d'une couche encrophile
à base d'un vernis photosensible encrophile, apte à prendre l'encre. Ladite couche
a généralement une épaisseur de 1,4 à 2,7 µm. Ledit vernis est généralement photosensible
aux rayons lumineux, qui ont une longueur d'onde entre 320 et 450 nm.
[0004] Avec un châssis et des lampes adéquats, on insole, classiquement, le vernis de telles
plaques au travers de films argentiques, qui présentent des surfaces opaques et des
surfaces transparentes, représentant (principalement) les motifs à imprimer. Ledit
vernis insolé est ensuite développé avec un révélateur. Les parties de la plaque où
il demeure prendront l'encre, les parties de la plaque d'où il a été éliminé découvrent
la surface hydrophile de ladite plaque.
[0005] Si le vernis en cause est un vernis négatif : dans les parties ayant été insolées
au travers des surfaces transparentes du film négatif utilisé, il est durci, rendu
insoluble dans le révélateur. Dans les parties non insolées, il n'est pas durci, il
est demeuré soluble dans le révélateur et il est donc enlevé, au développement, par
ledit révélateur.
[0006] Si le vernis en cause est un vernis positif : dans les parties ayant été insolées
au travers des surfaces transparentes du film positif utilisé, il devient soluble
dans le révélateur. Il est enlevé, au développement, par ledit révélateur. Dans les
parties non insolées, il n'est pas rendu soluble dans ledit révélateur. Il demeure
au développement.
[0007] La plaque, après insolation et développement (on a en fait insolé et développé la
couche à base de vernis photosensible encrophile la recouvrant initialement uniformément),
est fixée sur la machine à imprimer. Des rouleaux mouillent les surfaces hydrophiles
(zones d'où le vernis encrophile a été ôté) et d'autres rouleaux déposent de l'encre
sur le vernis encrophile (dans les zones où il est demeuré). Ladite encre est ensuite
prise, desdites zones encrophiles de ladite plaque, par la surface caoutchouteuse
d'un blanchet, à support en toile ou en métal, qui la dépose enfin sur la surface
à imprimer : papier, carton, métal...
[0008] Cette technologie d'impression et les matériaux qu'elle utilise pour sa mise en oeuvre
sont familiers à l'homme du métier. Depuis plus de 40 ans, de nombreux documents brevets
existent à ces sujets.
[0009] Ainsi :
- les vernis positifs sont-ils généralement constitués de résines phénoliques ou de
type Résol® (résines Novolaque®, par exemple), intrinsèquement solubles dans les solutions aqueuses alcalines et
qui sont rendues insolubles, dans lesdites solutions aqueuses alcalines, aux températures
usuelles d'utilisation (20-25°C), par adjonction en leur sein d'une quantité efficace
d'au moins un inhibiteur de solubilité. De tels inhibiteurs de solubilité sont bien
connus de l'homme du métier. Les agences commerciales de la société SiberHegmer mettent
notamment à la disposition du public :
+ le sel de sodium de l'acide 2-diazo-1-naphtol-4-sulfonique, monohydraté (CAS N°
64173-96-2) ;
+ le sel de sodium de l'acide 2-diazo-1-naphtol-5-sulfonique (CAS N° 2857-00-3) ;
+ un mélange : ester de 2-diazo-1-naphtol-4-sulfone et 2,3,4-trihydroxybenzophénone
(CAS N° 107761-81-9) ;
+ un ester de 2-diazo-1-naphtol-4-sulfone incorporé dans une résine 4-crésol (CAS
N° 80296-78-2).
[0010] Les résines sont généralement chargées en agents colorant(s), mouillant(s)... Pour
être étendues sur la plaque (en acier ou aluminium), elles interviennent dans un solvant,
tel une cétone ou de type Cellosolve
®.
[0011] De nombreux documents brevets et notamment les brevets
US-A-3,635,709,
US-A-3,046,120 (121 et 122),
US-A-3,188,210 et
US-A-4,259,434, décrivent de tels vernis positifs.
[0012] Ces vernis positifs ont avantageusement, à leur surface, de petites particules destinées
à faciliter dans le châssis d'insolation le contact vernis-film argentique.
[0013] Pendant l'insolation, sous l'action des rayons lumineux, l'(les) inhibiteur(s) de
solubilité présent(s) est(sont) neutralisé(s). Ainsi, les parties insolées sont rendues
solubles dans le révélateur tandis que les parties non insolées demeurent insolubles
dans ledit révélateur (aux températures d'utilisation usuelles dudit révélateur).
[0014] Les révélateurs de vernis positifs (solutions aqueuses alcalines) ont un pH généralement
compris entre 10,5 et 13,5.
[0015] Les plaques offset (humide) pré-sensibilisées positives sont utilisées dans le monde
entier ;
- les vernis négatifs sont-ils généralement constitués de résines intrinsèquement solubles
dans les solutions aqueuses alcalines, qui renferment une quantité efficace d'au moins
un agent d'insolubilisation. Un tel agent, après activation, les rend insolubles dans
lesdites solutions. Ledit agent, "activé" (sous l'action de rayons lumineux) rend
lesdites résines insolubles en provoquant leur polymérisation et/ou réticulation.
De tels agents, composés diazoïques par exemple, sont bien connus de l'homme du métier.
[0016] Ces résines sont généralement aussi chargées en agents colorant(s), mouillant(s)...
Pour être étendues sur la plaque, elles interviennent aussi généralement avec un solvant.
Elles sont également décrites dans de nombreux brevets.
[0017] Certains vernis négatifs sont protégés de l'oxygène de l'air par une couche barrière
transparente, à base d'alcool polyvinylique.
[0018] Les agents d'insolubilisation, "activés", induisent une polymérisation et/ou réticulation
de la résine, rendant celle-ci insoluble dans le révélateur. Ainsi, les parties insolées,
rendues dures et résistantes, sont insolubles dans le révélateur tandis que les parties
non insolées demeurent solubles dans ledit révélateur.
[0019] Les révélateurs de vernis négatifs (solutions aqueuses alcalines) ont également un
pH basique, généralement compris entre 7,5 et 10. Il en existe de différents types.
Certains sont notamment décrits dans les brevets
US-A-4,123,276 et
US-A-5,466,559.
[0020] Les plaques offset (humides) pré-sensibilisées négatives sont utilisées dans le monde
entier.
[0021] Selon la technique rappelée ci-dessus, largement usitée selon l'art antérieur, la
préparation des plaques offset humide, pour y copier le motif à imprimer, comprend
donc une étape préliminaire de fabrication d'un film positif ou négatif et une étape
d'insolation du vernis encrophile photosensible desdites plaques au travers dudit
film.
[0022] Selon une pratique plus récente, on s'exonère de l'utilisation du film argentique
et donc, aussi, de l'étape d'insolation, dans le châssis. On insole directement des
vernis encrophiles photosensibles avec des lasers U.V. ou I.R., pilotés par ordinateurs.
La technologie mise en oeuvre est dite du "computer to plate".
[0023] Cette technologie présente des avantages substantiels, en référence notamment à la
qualité du travail obtenu, à la rapidité d'exécution mais elle est d'une mise en oeuvre
coûteuse (les imageuses (computers) coûtent chers, de même que l'assistance technique
requise).
[0024] La technique, dite du jet d'encre, est exploitée dans certaines imprimantes d'ordinateurs,
notamment pour obtenir des épreuves en noir ou en couleurs, pour produire des affiches,
des posters... Les machines "jet d'encre" sont généralement opérationnelles en quatre,
six ou huit couleurs. Pour une impression multi-couleurs, on a généralement une couleur
par tête. Pour une impression mono-couleur, il n'est pas exclu de faire intervenir
l'unique couleur dans plusieurs têtes. On gagne alors en rapidité. Les tirages obtenus
sont de bonne qualité et en progression constante. Cette technique, de projection
directe de l'encre sur le substrat à imprimer, connaît un grand développement, particulièrement
pour les impressions en petite quantité.
[0025] Les têtes d'impression jet d'encre ("printhead"), utilisant la technologie "piézo",
sont capables à ce jour de projeter un jet à 1440 x 1440 p.p.p. (point par pouce),
c'est-à-dire de générer des petites surfaces encrées de moins de 980 µm
2. Il est possible de régler les dimensions des gouttelettes projetées (de 1 à plus
de 60 picolitres), d'avoir des surfaces d'impact de différents diamètres (30, 40,
50, 65, 70, 85 µm, par exemple)...
[0026] Des documents brevets - notamment les demandes
EP-A-0 697 282,
EP-A-1 120 248,
EP-A-1 157 825,
EP-A-1 157 827,
EP-A-1 157 828,
WO-A-0073065 et les brevets
US-A-6,080,449 et
US-A-6,136,889 - ont décrit l'utilisation de la technologie "jet d'encre" pour copier des plaques
d'impression destinées à l'impression en offset humide. Une solution adéquate, généralement
encrophile, est ainsi projetée sur lesdites plaques. Dans la pratique, les difficultés
de mise en oeuvre sont nombreuses. En effet :
- il convient d'optimiser la nature de la solution projetée, en référence notamment
aux gicleurs des têtes d'impression qui ont tendance à se boucher facilement, et
- malgré l'intervention opportune d'une sous-couche sur la plaque, il est délicat d'obtenir
un dépôt de solution, adhérent, suffisamment épais, qui ne s'étale pas et qui soit
résistant sur la machine à imprimer.
[0027] Le brevet
US-A-6,315,916 décrit un procédé de copie d'une plaque offset humide pré-sensibilisée, revêtue d'un
vernis encrophile photosensible négatif. Selon ledit procédé, une solution aqueuse
alcaline (dont le pH est généralement compris entre 7,5 et 13,5) est projetée aux
endroits où ledit vernis encrophile photosensible négatif doit rester sur ladite plaque
pour prendre l'encre. En fait, selon ledit procédé :
- on projette ladite solution aqueuse alcaline,
- on chauffe la plaque en cause, à une température comprise entre 90 et 130°C, pendant
15 s à 3 min,
- on développe avec un révélateur classique pour ce type de plaques et on rince à l'eau.
[0028] Les surfaces du vernis, qui n'ont pas été rendues insolubles par la solution projetée,
sont éliminées au développement/rinçage. La plaque ainsi copiée présente des surfaces
de vernis encrophile, destinées à prendre l'encre et des surfaces hydrophiles (d'où
le vernis a été éliminé) qui, mouillées, ne prendront pas l'encre.
[0029] La demande de brevet
WO-A-0 178 984 décrit un procédé de copie d'une plaque d'impression, destinée à l'impression selon
la technique de l'offset sec (dite "water-less"). Une telle plaque présente, sur un
support convenable, une couche acceptant l'encre et une couche (à base de silicones)
repoussant l'encre, appliquée sur la précédente. Selon le procédé de copie décrit,
on projette un liquide de développement sur ladite couche (supérieure) repoussant
l'encre aux endroits correspondant aux motifs à imprimer, puis on élimine ledit liquide
de développement chargé (dénudant ainsi la couche (inférieure) acceptant l'encre auxdits
endroits correspondant auxdits motifs à imprimer). Le liquide de développement, demeurant
actif lors de son élimination, cette élimination, inéluctablement, n'est pas parfaitement
sélective. La qualité de l'impression est inexorablement affectée. L'homme du métier
n'ignore pas, par ailleurs, que les domaines d'impression de l'offset sec et de l'offset
humide sont des domaines distincts. L'invention, comme indiqué ci-dessus et développée
ci-après, se situe dans le contexte de l'offset humide.
[0030] Dans un tel contexte, le Demandeur a conçu et mis au point l'invention présentement
revendiquée. Celle-ci concerne un procédé original de copie de plaques d'impression,
destinées à l'impression selon la technique de l'offset humide.
[0031] De façon classique, comme indiqué en amont :
- les plaques en cause comprennent un substrat de base qui présente une surface hydrophile
recouverte d'une couche encrophile photosensible à base d'un vernis encrophile soluble
dans un solvant ;
- le procédé de copie revendiqué comprend l'élimination sélective de la couche encrophile
aux emplacements adéquats. Ces emplacements adéquats consistent évidemment principalement,
voire uniquement, en ceux qui ne correspondent pas aux motifs à imprimer. Ils peuvent
toutefois aussi inclure de petites surfaces ("surfaces d'allégement") dans des zones
qui correspondent aux motifs à imprimer. Le Demandeur a en effet décrit et revendiqué,
dans sa demande de brevet FR-A-2 660 245, déposée le 3 avril 1990, le principe de l'allégement en impression (l'introduction de petites surfaces non
encrophiles, c'est-à-dire non imprimantes, dans les surfaces encrophiles imprimantes).
Il a ensuite développé une technique tout à fait originale et satisfaisante pour la
mise en oeuvre dudit allégement, en offset sec ou humide. Cette technique, décrite
dans la demande WO-A-96 02868, fait intervenir, pour ledit allégement, de petites surfaces (des petits points),
réparties de manière aléatoires, réparties selon un tramage stochastique. Ainsi, lors
de la copie de plaques allégées, on a également une élimination partielle de la couche
encrophile dans les emplacements correspondant aux motifs à imprimer (on allège lesdits
emplacements).
[0032] De façon tout à fait originale :
ladite élimination sélective de la couche encrophile ne comprend pas d'étape d'insolation
de celle-ci (ni au travers d'un film argentique, ni avec des lasers U.V. ou I.R.)
;
ladite élimination sélective de la couche encrophile comprend le dépôt de gouttelettes
de solvant auxdits emplacements adéquats et le rinçage de la plaque pour l'évacuation
du solvant déposé, alors chargé en le vernis encrophile éliminé desdits emplacements
et inactif (de sorte que ledit vernis encrophile est éliminé desdits emplacements
et seulement desdits emplacements).
[0033] De façon caractéristique, selon l'invention, un solvant de la couche encrophile intervient
directement, pour mettre à nu le substrat de base de la plaque, aux emplacements ne
correspondant pas aux motifs à imprimer et éventuellement, en sus, au niveau de petites
surfaces d'allégement dans des emplacements correspondant aux motifs à imprimer. Ledit
solvant est éliminé, chargé, de façon parfaitement sélective, dans la mesure où il
est inactif (sans effet) lors du rinçage.
[0034] Pour son élimination au rinçage, le solvant est inactif. Selon une première variante,
il est per se inactif. Par exemple, sur des plaques positives, intervenu chaud (actif),
il se trouve ensuite refroidi (inactif). Selon une seconde variante, il est mis dans
un contexte nouveau où il se trouve inactif. Le changement de contexte résulte généralement
d'un changement d'état de la plaque en cause, par exemple, au niveau de la température
de ladite plaque (plaque positive) ou au niveau de l'état de la couche photosensible
de ladite plaque (plaque négative).
[0035] Selon le type de plaque en cause, plus précisément le type de couche photosensible
en cause, on adapte les conditions pour faire intervenir le solvant, actif et pour
l'éliminer, inactif.
[0036] Le procédé de l'invention, dans la mesure où l'action du solvant reste très ciblée,
convient aussi bien pour copier des plaques classiques que pour copier des plaques
allégées.
[0037] La nature du solvant en cause est évidemment à optimiser en fonction de la nature
du vernis encrophile en cause et en fonction du mode exact d'intervention dudit solvant.
[0038] Il s'agit a priori d'un solvant aqueux, qui ne présente donc pas d'affinité avec
ledit vernis, encrophile.
[0039] Il s'agit avantageusement d'une solution aqueuse alcaline ou acide, de façon particulièrement
préférée d'une solution aqueuse alcaline.
[0040] Une telle solution aqueuse alcaline peut, de façon tout à fait logique, consister
en un (ou être du type des) révélateur(s) utilisé(s) à ce jour avec les plaques pré-sensibilisées.
Avantageusement, aux fins de mise en oeuvre du procédé de l'invention, pour être utilisés
à titre de solvant, les révélateurs positifs (solutions aqueuses alcalines dont le
pH est généralement compris entre 10,5 et 13,5) et négatifs (solutions aqueuses alcalines
dont le pH est généralement compris entre 7,5 et 10) de l'art antérieur sont dilués
; lesdits révélateurs étant prévus pour développer, plein bain, un grand nombre de
plaques. Leur formulation est en fait également avantageusement modifiée, voire simplifiée,
au vu de leur nouvelle utilisation selon l'invention. Ainsi, les solvants, utilisables
selon l'invention, renferment-ils avantageusement des additifs, tels des agents retardateurs
de séchage (lesdits solvants doivent pouvoir être déposés, agir et être évacués, chargés,
de préférence avant leur séchage).
[0041] On a également mentionné l'utilisation de solutions aqueuses acides, à titre de solvant.
Une telle utilisation doit être compatible, bien évidemment avec la nature du vernis
encrophile en cause mais aussi avec la mise en oeuvre globale du procédé d'impression.
Des vernis encrophiles, solubles dans une solution aqueuse acide, sont à utiliser,
soit avec des eaux de mouillage alcaline, soit après un traitement thermique, les
rendant insolubles dans des eaux de mouillage acides.
[0042] Le solvant déposé agit généralement rapidement. Il est évacué, chargé, inactif, comme
indiqué ci-dessus, par rinçage. Ledit rinçage est généralement mis en oeuvre avec
de l'eau, notamment dans les contextes précisés ci-dessus d'intervention d'un solvant
aqueux. Ledit rinçage peut faire intervenir beaucoup d'eau et être assisté mécaniquement.
Des brosses, comme cela est courant dans les ateliers de copie, peuvent être sollicitées
pour développer leur action.
[0043] Les gouttelettes de solvant déposées, lors de la mise en oeuvre du procédé de copie
de l'invention, ont généralement un volume (une contenance) compris(e) entre 1 et
100 picolitres, avantageusement entre 4 et 30 picolitres. Lesdites gouttelettes n'ont
pas forcément toutes le même volume. On prévoit, dans le cadre de la mise en oeuvre
du procédé de l'invention, des dépôts conjoints de gouttelettes de différents volumes.
[0044] Lesdites gouttelettes sont généralement déposées dans des conditions qui impliquent
des surfaces d'impact, gouttelettes/vernis encrophile, dont le(s) diamètre(s) moyen(s)
est(sont) compris entre 10 et 150 µm, avantageusement entre 30 et 85 µm.
[0045] On conçoit que selon la nature et la qualité du travail recherché, l'homme du métier
est en mesure d'optimiser la taille desdites gouttelettes et leur mode de dépôt.
[0046] En référence audit mode de dépôt - mode d'intervention original du solvant du vernis
encrophile selon l'invention - on précise, de façon nullement limitative, ce qui suit.
[0047] Les gouttelettes de solvant peuvent être déposées, notamment projetées, par toute
technique appropriée et notamment par jet d'encre. On indique, plus précisément que,
selon une variante avantageuse, le dépôt des gouttelettes est assuré par une tête
d'impression jet d'encre. En effet, on ne dépose pas de l'encre mais un solvant de
vernis encrophile. Pour ce faire, on utilise donc avantageusement une tête d'impression
jet d'encre. On a parlé dans l'introduction du présent texte de ce type de dispositif,
utilisé, à ce jour, pour imprimer directement un support.
[0048] La technologie du jet d'encre est en pleine évolution. Elle est particulièrement
adaptée aux encres à base de solutions aqueuses.
[0049] On lui propose, selon l'invention, un domaine d'application tout à fait original.
[0050] Le procédé de l'invention a tout particulièrement été testé avec une machine de ce
type, une "High Fidelity Inkjet Printer" ROLAND Modèle FJ-500/FJ-400, possédant des
"têtes jet d'encre piézo" et utilisant la récente technologie double tête à diamètre
de points variable. Elle peut être utilisée pour atteindre diverses résolutions et
notamment celle déjà indiquée de 1440 x 1440 p.p.p. (point par pouce). Un chariot,
équipé des têtes de jet (buses de projection) se déplace latéralement avec un régulier
va-et-vient. Il permet des dépôts réguliers de solvant, sur une plaque qui défile,
supportée à l'entrée et à la sortie par des plateaux. Le solvant en cause intervient
avantageusement dans plusieurs têtes.
[0051] Dans un autre dispositif, la plaque est immobile et le chariot, équipé des têtes
de jet, se déplace latéralement et progresse sur toute la longueur de la plaque.
[0052] L'impression jet d'encre est une technique d'impression familière à l'homme du métier.
Le procédé de l'invention offre un débouché original à cette technique. Selon ledit
procédé de l'invention, à la place des jets d'encre, interviennent des jets de solvant
; le solvant jeté étant ensuite, une fois chargé, éliminé.
[0053] Le procédé de l'invention, tel que décrit ci-dessus et illustré, de façon nullement
limitative, par les exemples ci-après, peut être mis en oeuvre sur tout type de plaques,
du type précisé ci-dessus (comprenant un substrat de base qui présente une surface
hydrophile recouverte d'une couche photosensible encrophile à base d'un vernis encrophile
intrinsèquement soluble dans un solvant) ; et notamment, les plaques pré-sensibilisées
utilisées à ce jour (plaques positives et plaques négatives comportant une couche
encrophile photosensible).
[0054] Le procédé de l'invention consiste essentiellement en les deux opérations précisées
ci-dessus.: le dépôt des gouttelettes de solvant et le rinçage visant à éliminer le
solvant déposé chargé ; étant évidemment entendu que ledit rinçage n'est mis en oeuvre
qu'après le développement de l'action dudit solvant
et l'arrêt de toute action dudit solvant.
[0055] Quel que soit le contexte de mise en oeuvre du procédé de l'invention, l'homme du
métier est à même d'optimiser le timing et les conditions de mise en oeuvre de l'opération
de rinçage.
[0056] Le procédé de l'invention, mis en oeuvre avec les plaques de l'art antérieur - plaques
pré-sensibilisées (principales plaques existantes à ce jour) - comportent les opérations
rappelées ci-dessus, modifiées et/ou complétées pour prendre en compte la photosensibilité
du vernis encrophile en cause.
[0057] Ainsi :
- le procédé de l'invention, mis en oeuvre pour copier une plaque positive dont la
couche encrophile est photosensible, ladite couche renfermant une quantité efficace
d'au moins un inhibiteur de solubilité, comprend:
- l'intervention du solvant dans des conditions où l'action dudit inhibiteur est neutralisée.
On préconise tout particulièrement les conditions ci-après :
+ les gouttelettes dudit solvant sont déposées sur la plaque portée à une température
comprise entre 40 et 90°C, avantageusement entre 55 et 65°C ; et/ou,
+ les gouttelettes dudit solvant sont déposées sur la plaque, portées à une température
comprise entre 40 et 90°C, avantageusement entre 55 et 65°C ;
- le rinçage de la plaque pour l'évacuation dudit solvant, alors chargé en le vernis
encrophile dissous et devenu inactif : dans des conditions de température de la plaque
et/ou de température dudit solvant, adéquates.
[0058] L'intervention du solvant chaud et/ou du solvant sur une plaque chaude est particulièrement
intéressante en ce qu'elle implique une action dudit solvant, très ciblée. En effet,
lors de la mise en oeuvre du rinçage, ledit solvant chaud a refroidi et/ou ladite
plaque chaude a refroidi, de sorte que ledit solvant est assurément inactif.
[0059] L'intervention du solvant sur une plaque positive pré-insolée est quasi exclue dans
la mesure où elle implique inexorablement une action dudit solvant, beaucoup moins
ciblée. En effet, lors de la mise en oeuvre du rinçage, le solvant, demeuré actif,
exerce encore son action ;
- le procédé de l'invention, mis en oeuvre pour copier une plaque négative dont la couche
encrophile est photosensible, ladite couche renfermant une quantité efficace d'au
moins un agent d'insolubilisation, est mis en oeuvre comme indiqué ci-après.
[0060] Après le dépôt (la projection) des gouttelettes de solvant, on traite la plaque de
façon à provoquer le durcissement de la couche encrophile aux emplacements non recouverts
(non protégés) par lesdites gouttelettes. Le traitement en cause fait intervenir des
rayons lumineux. Il consiste en une insolation. La plaque traitée est ensuite successivement
rincée puis séchée.
[0061] L'action du solvant est ainsi parfaitement ciblée, on peut reproduire des motifs
fins. Le rinçage est en effet mis en oeuvre après traitement et donc sans risque d'enlever
un peu de vernis encrophile des endroits où il doit rester.
[0062] Quel que soit le mode exact de mise en oeuvre du procédé de l'invention, il peut
se révéler opportun de le compléter, au final, par une cuisson de la plaque copiée.
On vise ainsi à consolider la couche encrophile copiée. Une telle cuisson est une
technique classique, mise en oeuvre pour permettre des tirages importants.
[0063] Le procédé de copie de l'invention, avantageusement mis en oeuvre en faisant appel
à une technologie d'impression (l'impression jet d'encre) s'est révélé, de façon tout
à fait surprenante, particulièrement performant.
[0064] Les résultats satisfaisants obtenus n'étaient nullement évidents. En effet :
- le solvant s'est révélé capable d'enlever beaucoup de vernis encrophile. L'homme du
métier n'ignore pas que les plaques présentent généralement des surfaces encrées,
beaucoup moins importantes que les surfaces non encrées. Ainsi, la surface du texte
d'un livre est-elle bien inférieure à la surface blanche, vierge, sans encre, dudit
livre ;
- ledit solvant s'est révélé capable de développer son action de manière très ciblée.
Il n'a pas enlevé un peu plus de vernis encrophile dans les parties foncées, là où
les surfaces de vernis encrophiles à enlever sont très petites et les très petites
surfaces de vernis encrophile des teintes claires ne sont pas parties, alors qu'elles
sont totalement cernées lorsque le solvant en cause développe son action ;
- on a pu éviter la coalescence des gouttelettes de solvant intervenant.
[0065] Les reproductions mises en oeuvre avec les plaques copiées selon le procédé de l'invention
sont d'une qualité comparable à celle des reproductions obtenues de façon classique
(avec la même définition) avec des plaques photosensibles insolées.
[0066] Le procédé de copie de l'invention est un procédé fidèle, économique, écologique,
simple d'utilisation. Pour sa mise en oeuvre, il n'exige pas un matériel coûteux.
Il permet de copier des plaques à un prix de revient avantageux.
[0067] L'invention a été décrite ci-dessus en référence aux plaques pré-sensibilisées les
plus utilisées à ce jour : plaques positives et négatives comportant une couche encrophile
photosensible sur une base (métallique) à surface hydrophile. L'homme du métier comprend
aisément qu'elle n'est pas strictement limitée à ce contexte.
[0068] En effet, la présente invention a notamment un autre débouché certain dans le domaine
des plaques à surface bimétallique recouverte d'une couche photosensible dite couche
réserve. L'homme du métier connaît également ce type de plaque.
[0069] La structure de ces plaques comporte un substrat de base à surface hydrophile (généralement
en aluminium à surface maté ou en acier inoxydable) recouvert d'une fine couche métallique
encrophile (généralement une couche de cuivre d'une épaisseur d'environ 2 µm), elle-même
recouverte d'une couche photosensible (généralement un vernis).
[0070] Pour copier de telles plaques, à ce jour, on procède en trois étapes :
- on insole la couche photosensible,
- on développe et donc dénude, aux emplacements adéquats, la couche métallique encrophile
(la couche de cuivre),
- on procède, sur les emplacements dénudés, à une attaque chimique (du cuivre, par une
solution à base de perchlorure de fer), pour dénuder la surface hydrophile desdites
plaques.
[0071] La présente invention transposée dans ce contexte (élimination sélective de la couche
photosensible par dépôt de solvant et rinçage) se substitue avantageusement aux premières
étapes (insolation + développement) du procédé de l'art antérieur rappelé ci-dessus.
[0072] On a compris que la présente invention s'analyse globalement comme un procédé perfectionné
de copiage de plaques d'impression, destinées à l'impression selon la technique de
l'offset humide. Selon ledit procédé perfectionné, l'élimination sélective de la couche
photosensible comprend :
- le dépôt de gouttelettes de solvant aux emplacements adéquats ; et
- le rinçage de la plaque pour l'évacuation du solvant déposé, alors chargé en la couche
photosensible éliminée desdits emplacements et inactif.
[0073] L'invention est illustrée, de façon nullement limitative, par les exemples ci-après.
[0074] Les exemples 1 à 5 ont été mis en oeuvre avec des gouttelettes d'un solvant aqueux
alcalin "A" ou d'un solvant aqueux alcalin "B" ;
"A" : solution aqueuse de pH 13, utilisée classiquement à titre de révélateur positif
de plaques pré-sensibilisées positives de LITHOPLATE (ES).
"B" : solution aqueuse de pH 9,5, utilisée classiquement à titre de révélateur négatif
des plaques pré-sensibilisées négatives de LITHOPLATE (ES).
[0075] Les gouttelettes sont déposées à l'aide d'un compte-gouttes ou projetées à l'aide
des têtes jet d'encre d'une imprimante High Fidelity Inkjet Printer" de la société
ROLAND (modèle FJ 500/FJ 400). Lesdites têtes sont alimentées à partir de cartouches
renfermant le solvant "B".
Exemple 1
[0076] Trois gouttelettes du solvant "A" sont déposées sur le vernis (d'une couleur bleue,
d'une épaisseur de 2,5 µm) encrophile positif d'une plaque pré-sensibilisée positive
de LITHOPLATE (ES) qui est respectivement chauffée à :
- 30°C : on observe alors aucun changement (t = 60 s) ;
- 55°C : les gouttelettes sont laissées 30 s. Après un rinçage à l'eau, il reste une
légère teinte bleue, preuve qu'il reste alors du vernis sur l'aluminium hydrophile
de la plaque (aux endroits où sont intervenues les gouttelettes) ;
- 55°* : les gouttelettes sont laissées 60 s. Après un rinçage à l'eau, on observe que
tout le vernis est parti (aux endroits où sont intervenues les gouttelettes) ;
- 65°* : les gouttelettes sont laissées 30 s. Après un rinçage à l'eau, on observe que
tout le vernis est parti (aux endroits où sont intervenues les gouttelettes).
[0077] Les rinçages ci-dessus sont mis en oeuvre sur la plaque refroidie.
* L'inhibiteur de solubilité présent dans le vernis de la plaque est, à ces températures
de la plaque, neutralisé.
Exemple 2
[0078] On procède comme à l'exemple 1, sauf que la plaque n'est pas chauffée et que le solvant
"A" intervient à une température de 80°C. Ledit solvant "A" chaud est laissé 60 s
sur la plaque (non chauffée). Il se refroidit et devient inactif. Après un rinçage
à l'eau, on observe que tout le vernis est parti (aux endroits où sont intervenues
les gouttelettes).
[0079] L'inhibiteur de solubilité présent dans le vernis de la plaque est neutralisé à cette
température d'intervention du solvant aqueux alcalin.
Exemple 3
[0080] On procède comme aux exemples 1 et 2, plus précisément :
- en chauffant la plaque à 40°C ; et
- en déposant le solvant "A" à 40°C.
[0081] Ledit solvant "A" chauffé est alors laissé 180 s sur la plaque chauffée. On laisse
refroidir le tout et on rince.
[0082] Le résultat obtenu est très satisfaisant.
Exemple 4
[0083] Trois gouttelettes de solvant "B" sont déposées sur le vernis (d'une couleur bleue
claire, d'une épaisseur de 1,5 µm) encrophile négatif d'une plaque pré-sensibilisée
négative de LITHOPLATE (ES).
[0084] On laisse agir ledit solvant "B" pendant 15 s et on insole toute la surface du vernis
négatif pour rendre dure et insoluble ladite surface non recouverte par ledit solvant
"B".
[0085] On rince ensuite la plaque avec de l'eau. Aux endroits des gouttelettes le vernis
est parti. Aux autres endroits, il est demeuré, très résistant en raison de l'insolation
effectuée.
Exemple 5
[0086] L'exemple 4 est reproduit à l'échelle industrielle en utilisant les têtes jet d'encre
de l'imprimante identifiée ci-dessus.
[0087] Les gouttelettes de solvant "B", projetées par ladite imprimante, ont un volume de
24 picolitres. Leur surface d'impact présente un diamètre de 55 µm.
[0088] L'enregistrement numérique représente des textes en Times New Roman (14).
[0089] La plaque négative utilisée (LITHOPLATE) a les dimensions suivantes : 510 x 400 x
0,30 (mm).
[0090] Les gouttelettes de solvant "B" sont projetées et la surface de la plaque est alors
insolée, d'une manière classique, avec des tubes lumineux adéquats, de sorte que les
surfaces non recouvertes dudit solvant "B" sont rendues dures et insolubles.
[0091] La plaque est alors rincée à l'eau puis séchée.
[0092] L'examen visuel indique une très bonne copie des textes.
[0093] Les plaques négatives ont été, pour la mise en oeuvre de cet exemple, manipulées
en lumière ambiante jaune.
Exemple 6
[0094] La plaque utilisée est une plaque en aluminium (de dimensions : 510 x 400 x 0,30
mm) qui présente une surface traitée hydrophile recouverte successivement d'une couche
de cuivre encrophile (d'une épaisseur d'environ 2 µm) puis d'une couche photosensible
négative. Elle est commercialisée par la société "Printing Developments Inc (= P.D.L)"(Racine
USA).
[0095] Le solvant utilisé est le révélateur de ladite couche photosensible. Il est projeté,
sous forme de gouttelettes d'un volume d'environ 40 picolites. La surface d'impact
desdites gouttelettes a un diamètre moyen d'environ 60 µm.
[0096] La projection est réalisée selon un enregistrement numérique qui représente des textes
en Times New Roman (16).
[0097] La plaque est ensuite insolée de sorte que sa couche photosensible soit rendue insoluble
dans le révélateur, l'insolation n'agissant évidemment que sur les surfaces de ladite
couche photosensible non recouvertes par le solvant.
[0098] La plaque est ensuite rincée, séchée et recouverte d'une solution de morsure du cuivre,
fournie par la société P.D.I. Cette solution élimine le cuivre aux endroits rendus
accessibles par élimination de la couche photosensible et dénude l'aluminium hydrophile
à ces mêmes endroits.
[0099] Après rinçage et, au besoin élimination de la couche photosensible par action d'un
solvant adéquat, la plaque présente une surface encrophile (Cu) et une surface hydrophile
(sa surface traitée) apte à être mouillée et à repousser l'encre.
[0100] L'examen visuel montre que la copie est bonne. La plaque convient à plusieurs millions
d'impression.
1. Procédé pour copier une plaque d'impression, destinée à l'impression selon la technique
de l'offset humide, ladite plaque comprenant un substrat de base et une couche photosensible
soluble dans un solvant, ledit procédé comprenant l'élimination sélective de ladite
couche photosensible aux emplacements adéquats et étant
caractérisé en ce que ladite élimination sélective comprend :
- le dépôt de gouttelettes dudit solvant auxdits emplacements adéquats ; et
- le rinçage de la plaque pour l'évacuation du solvant déposé, alors chargé en la
couche photosensible éliminée desdits emplacements et inactif.
2. Procédé selon la revendication 1, pour copier une plaque d'impression, comprenant
un substrat de base métallique qui présente une surface hydrophile recouverte d'une
couche métallique encrophile, elle-même recouverte d'une couche photosensible soluble
dans un solvant, ledit procédé comprenant l'élimination sélective de ladite couche
photosensible selon la revendication 1 suivie d'une attaque chimique de ladite couche
métallique encrophile, dénudée aux emplacements adéquats.
3. Procédé selon la revendication 1, pour copier une plaque d'impression, destinée à
l'impression selon la technique de l'offset humide, ladite plaque comprenant un substrat
de base qui présente une surface hydrophile recouverte d'une couche encrophile photosensible
à base d'un vernis encrophile soluble dans le solvant ; ledit procédé comprenant l'élimination
sélective de ladite couche encrophile aux emplacements adéquats et étant
caractérisé en ce que ladite élimination sélective comprend :
- le dépôt de gouttelettes dudit solvant auxdits emplacements adéquats ; et
- le rinçage de la plaque pour l'évacuation du solvant déposé, alors chargé en le-vernis
encrophile éliminé desdits emplacements et inactif.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les gouttelettes déposées consistent en des gouttelettes d'une solution aqueuse alcaline
ou acide, avantageusement alcaline et en ce que ledit rinçage est un rinçage à l'eau.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdites gouttelettes ont un(des) volume(s) compris entre 1 et 100 picolitres, avantageusement
entre 4 et 30 picolitres, et sont déposées dans des conditions qui impliquent des
surfaces de contact, gouttelettes/couche photosensible, dont le(s) diamètre(s) moyen(s)
est(sont) compris entre 10 et 150 µm, avantageusement entre 30 et 85 µm.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit dépôt des gouttelettes est assuré par une tête d'impression jet d'encre.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, mis en oeuvre pour copier
une plaque positive dont la couche encrophile est photosensible, ladite couche renfermant
une quantité efficace d'au moins un inhibiteur de solubilité,
caractérisé en ce que ledit solvant intervient dans des conditions où l'action dudit inhibiteur est neutralisée
:
- les gouttelettes dudit solvant étant déposées sur la plaque portée à une température
comprise entre 40 et 90°C, avantageusement entre 55 et 65°C ; et/ou,
- les gouttelettes dudit solvant étant déposées sur la plaque, portées à une température
comprise entre 40 et 90°C, avantageusement entre 55 et 65°C ;
et
en ce que ledit solvant est évacué, par rinçage, dans des conditions de température de la plaque
et/ou de lui-même, où il est inactif.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, mis en oeuvre pour copier
une plaque négative dont la couche encrophile est photosensible, ladite couche renfermant
une quantité efficace d'au moins un agent d'insolubilisation, caractérisé en ce que ledit dépôt des gouttelettes est suivi d'un traitement provoquant le durcissement
de la couche encrophile aux emplacements non recouverts par lesdites gouttelettes
; ledit traitement étant suivi dudit rinçage puis d'un séchage.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend en sus une cuisson de la plaque copiée.
1. Verfahren zum Kopieren einer Druckplatte, die für den Druck in Naß-Offset-Technik
bestimmt ist, wobei die Platte ein Grundsubstrat und eine in einem Lösungsmittel lösliche
lichtempfindliche Schicht aufweist, wobei das Verfahren das selektive Entfernen der
lichtempfindlichen Schicht an den entsprechenden Stellen umfaßt und
dadurch gekennzeichnet ist, daß das selektive Entfernen folgendes umfaßt:
- das Abscheiden von Tröpfchen des Lösungsmittels an den entsprechenden Stellen, und
- das Abspülen der Platte zum Entfernen des abgeschiedenen, dann mit der von den Stellen
entfernten lichtempfindlichen Schicht beladenen und inaktiven Lösungsmittels.
2. Verfahren nach Anspruch 1, zum Kopieren einer Druckplatte, die ein metallisches Grundsubstrat
umfaßt, das eine wasseranziehende Oberfläche aufweist, die mit einer farbannehmenden
Metallschicht überzogen ist, welche ihrerseits mit einer in einem Lösungsmittel löslichen
lichtempfindlichen Schicht überzogen ist, wobei das Verfahren das selektive Entfernen
der lichtempfindlichen Schicht nach Anspruch 1 umfaßt, an das sich ein chemisches
Ätzen der farbannehmenden, an den entsprechenden Stellen freigelegten Metallschicht
anschließt.
3. Verfahren nach Anspruch 1, zum Kopieren einer Druckplatte, die für den Druck in Naß-Offset-Technik
bestimmt ist, wobei die Platte ein Grundsubstrat umfaßt, das eine wasseranziehende
Oberfläche aufweist, die mit einer farbannehmenden, lichtempfindlichen Schicht auf
der Basis eines in dem Lösungsmittel löslichen farbannehmenden Lackes überzogen ist,
wobei das Verfahren das selektive Entfernen der farbannehmenden Schicht an den entsprechenden
Stellen umfaßt und
dadurch gekennzeichnet ist, daß das selektive Entfernen folgendes umfaßt:
- das Abscheiden von Tröpfchen des Lösungsmittels an den entsprechenden Stellen, und
- das Abspülen der Platte zum Entfernen des abgeschiedenen, dann mit dem von den Stellen
entfernten farbannehmenden Lack beladenen und inaktiven Lösungsmittels.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, das die abgeschiedenen Tröpfchen aus Tröpfchen einer alkalischen oder sauren, vorteilhafterweise
alkalischen, wäßrigen Lösung bestehen und daß das Abspülen ein Spülen mit Wasser ist.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Tröpfchen ein Volumen (Volumina) zwischen 1 und 100 Pikolitern, vorteilhafterweise
zwischen 4 und 30 Pikolitern haben und unter Bedingungen abgeschieden werden, die
Kontaktflächen - Tröpfchen/lichtempfindliche Schicht - voraussetzen, deren mittlere(r)
Durchmesser zwischen 10 und 150 µm, vorteilhafterweise zwischen 30 und 85 µm liegt
(liegen).
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß das Abscheiden der Tröpfchen mittels eines Tintenstrahldruckkopfes sichergestellt
wird.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 6, das durchgeführt wird, um eine Positivplatte
zu kopieren, deren farbannehmende Schicht lichtempfindlich ist, wobei die Schicht
eine wirkungsvolle Menge wenigstens eines Löslichkeitsinhibitors einschließt,
dadurch gekennzeichnet, daß das Lösungsmittel unter Bedingungen zum Einsatz kommt, unter denen die Wirkung des
Inhibitors neutralisiert ist:
- wobei die Tröpfchen des Lösungsmittels auf der auf eine Temperatur zwischen 40 und
90°C, vorteilhafterweise zwischen 55 und 65°C erwärmten Platte abgeschieden werden,
und/oder
- die Tröpfchen des Lösungsmittels auf eine Temperatur zwischen 40 und 90°C, vorteilhafterweise
zwischen 55 und 65°C erwärmt auf der Platte abgeschieden werden,
und daß das Lösungsmittel unter Temperaturbedingungen der Platte und/oder seiner selbst,
unter denen es inaktiv ist, abgespült wird.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 6, das durchgeführt wird, um eine Negativplatte
zu kopieren, deren farbannehmende Schicht lichtempfindlich ist, wobei die Schicht
eine wirkungsvolle Menge wenigstens eines Mittels zum Unlöslichmachen einschließt,
dadurch gekennzeichnet, daß sich an das Abscheiden der Tröpfchen eine Behandlung anschließt, die das Aushärten
der farbannehmenden Schicht an den nicht mit den Tröpfchen überzogenen Stellen bewirkt,
wobei sich an die Behandlung das Spülen, dann eine Trocknung anschließt.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß es außerdem ein Härten der kopierten Platte umfaßt.