[0001] La présente invention concerne un dispositif de validation de trajets habituels,
covoiturés entre un conducteur et un ou plusieurs passagers.
[0002] Le covoiturage, défini en tant que moyen de transport reposant sur le principe du
partage, entre plusieurs voyageurs, de l'utilisation de la voiture particulière de
l'un d'entre eux, le conducteur, pour effectuer un voyage partagé, résulte souvent
d'un accord plus ou moins formel, passé entre les dits voyageurs. L'application des
termes du dit accord, en particulier économiques, fait rarement appel à l'intervention
d'un tiers.
[0003] Pourtant, la gestion du partage économique, correspondant au partage de l'utilisation
de la voiture du conducteur, peut apporter plus de souplesse dans l'utilisation du
covoiturage en maintenant une répartition équitable des dépenses des voyageurs quelles
que soient les occurrences de leurs voyages partagés ou encore, pendant ces voyages,
qui que soit le conducteur. Une telle gestion, opérée par un tiers, ci-après désigné
opérateur, peut ainsi constituer un service utile aux voyageurs. Cette gestion implique
que l'opérateur détecte et valide l'occurrence du trajet covoituré, ainsi que l'identité
du ou des passagers et du conducteur qui composent l'équipage pendant le dit trajet.
Les solutions envisagées dans la littérature pour opérer une telle gestion résultent
en général d'un compromis entre d'une part la fiabilité des processus de détection
et de validation utilisés et, d'autre part, les coûts de communication servant établir
cette détection et cette validation ou encore les contraintes pratiques qui s'imposent
au voyageur dans les déclarations qu'il fait à l'opérateur de ses trajets covoiturés.
[0004] La présente invention consiste à détecter et à valider l'occurrence et la composition
de l'équipage d'un trajet covoituré, de manière déterministe, sans nécessairement
occasionner l'établissement de communications téléphoniques, et ne requérant de la
part des voyageurs que des actions élémentaires réalisées avec leur terminal téléphonique
mobile, préférablement pendant le déroulement ou au terme du trajet covoituré.
[0005] Le dispositif selon l'invention est un système d'information composé :
- d'une base de données relationnelle, notée BDR
- d'un autocommutateur privé, noté PBX, raccordé au réseau téléphonique commuté fixe,
le dit PBX étant associé à une mémoire d'enregistrement des appels reçus, notée MAR.
[0006] Selon un premier mode particulier de réalisation du dispositif selon l'invention,
dit « sans nécessité d'établir de communication téléphonique », le PBX est muni d'une
commande notée SCX qui, lorsque la dite commande est activée, bloque le décrochage
des appels reçus lorsque la signalisation téléphonique associée aux dits appels présente
le numéro téléphonique de l'appelant.
[0007] La figure 1 donne un exemple de relations entre les éléments de la liste V
k=1,...,N de N voyageurs enregistrés dans la BDR, N étant le nombre de voyageurs dont l'opérateur
gère l'activité de covoiturage. Chaque voyageur V
k est caractérisé dans la BDR par :
- un attribut bouléen I(Vk), dont la valeur est « vrai » si le terminal téléphonique mobile du voyageur présente
son numéro appelant par la signalisation téléphonique associée aux appels émis depuis
le dit terminal, et dont la valeur est « faux » sinon,
- un attribut alpha-numérique A(Vk) servant d'identifiant du voyageur Vk et dont la valeur est le numéro appelant du terminal téléphonique mobile de Vk, si I(Vk) = « vrai », ou bien correspond à un code d'identification de Vk, si I(Vk) = « faux».
[0008] Chaque voyageur V
k est potentiellement conducteur C
k ou passager P
k, l'indétermination correspondante n'étant levée que pour un trajet donné. La liste
V
k=1,...,N se découple ainsi en une liste C
k=1,...,N de conducteurs potentiels et une liste P
k=1,...,N de passages potentiels. L'existence d'une relation entre deux voyageurs V
k et V
I, notée R(k,I), se traduit sur la figure 1 par une liaison entre C
k et P
l. Une telle relation signifie que lorsque V
k est conducteur et que V
I est passager, alors V
l est un passager potentiel de V
k. A titre d'exemple, la figure 1 représente R(5,3).
[0009] A la relation R(k,l), enregistrée dans la BDR, est associée un couple de valeurs
entières, noté (a(k),b(I)) où :
- a(k) est le rang du passager Pl dans la liste des passagers potentiels de Ck, ordonnée dans le sens des indices croissants des éléments de la liste Ck=1,...,N
- b(I) est le rang du conducteur Ck dans la liste des conducteurs potentiels de Pl, ordonnée dans le sens des indices croissants des éléments de la liste Pk=1,...,N.
Ainsi, par exemple, à la relation R(5,3) est associé le couple (3,2) car P
3 occupe le rang a(5) = 3 dans la liste ordonnée des passagers potentiels de C
5 et C
5 occupe le rang b(3) = 2 dans la liste ordonnée des conducteurs potentiels de P
3.
[0010] Le PBX est configuré de sorte à recevoir les appels téléphoniques des passagers sur
une première liste de numéros d'appel notée num_passager
s=1,...,smax, où smax est le nombre maximal de conducteurs en relations potentielles avec un même
passager. Lorsqu'un passager P
I effectue un trajet covoituré avec un conducteur C
k, en cohérence avec l'existence de la relation R(k,l) dans la BDR, il appelle à partir
de son terminal téléphonique mobile le numéro num_passager
s où s = b(I). Si I(V
I) = « vrai » et si la commande SCX est activée, alors le PBX ne décroche pas l'appel
du passager P
I qui raccroche après avoir entendu une ou deux sonneries d'attente. Si I(V
I) = « faux » ou que la commande SCX n'est pas activée ou encore que le PBX n'est pas
doté de la commande SCX, alors le PBX décroche et un dispositif tel par exemple qu'un
serveur à synthèse vocale invite le passager à communiquer son identifiant A(V
I). Dans tous les cas, le PBX enregistre dans la mémoire MAR les informations horodatées
relatives à l'appel du passager, à savoir le numéro appelé num_passager
s, l'identifiant de l'appelant A(V
I) et l'heure de l'appel, notée HMNp.
Le système d'information de l'opérateur déduit des informations contenues dans cet
enregistrement que :
- le voyageur VI a effectué un trajet covoituré à l'heure HMNp,
- pour ce trajet il était passager,
- s'il existe une relation R(k,l) dans la BDR, telle que l'indice s du numéro appelé
num_passagers soit égal à b(I), alors son conducteur était Vk,
constituant ainsi un premier niveau de détection et de validation d'un trajet covoituré
entre V
I et V
k.
[0011] Selon un deuxième mode de réalisation du dispositif selon l'invention, dit « à contrôle
croisé », le PBX est également configuré de sorte à recevoir les appels téléphoniques
des conducteurs sur une deuxième liste de numéros d'appel notée num_conducteur
t=1,...,tmax, où tmax est le nombre maximal de passagers en relations potentielles avec un même
conducteur. A chaque fois qu'un conducteur C
k prend à bord de sa voiture un passager P
I, en cohérence avec l'existence de la relation R(k,l) dans la BDR, il appelle à partir
de son terminal téléphonique mobile le numéro num_conducteur
t où t = a(k). Si l(V
k)= « vrai » et si la commande SCX est activée, alors le PBX ne décroche pas l'appel
du conducteur C
k qui raccroche après avoir entendu une ou deux sonneries d'attente. Si I(V
k) = « faux » ou que la commande SCX n'est pas activée ou encore que le PBX n'est pas
doté de la commande SCX, alors le PBX décroche et un dispositif tel par exemple qu'un
serveur à synthèse vocale invite le conducteur à communiquer son identifiant A(V
k). Dans tous les cas, le PBX enregistre dans la mémoire MAR les informations horodatées
relatives à l'appel du conducteur, à savoir le numéro appelé num_conducteur
t, l'identifiant de l'appelant : A(V
k) et l'heure de l'appel HMNc.
Le système d'information de l'opérateur déduit des informations contenues dans cet
enregistrement que :
- le voyageur Vk a effectué un trajet covoituré à l'heure HMNc,
- pour ce trajet il était conducteur,
- s'il existe une relation R(k,l) dans la BDR, telle que l'indice t du numéro appelé
num_conducteurt soit égal à a(k), alors l'un de ses passagers était Vl,
constituant ainsi, par recoupement avec le premier niveau de détection et de validation,
un niveau complémentaire de validation du trajet covoituré entre V
I et V
k.
1. Dispositif de détection et de validation d'occurrences de trajets covoiturés et d'identification
de la composition des équipages des dits trajets, le dit dispositif comportant :
- un autocommutateur enregistrant dans une mémoire associée les appels des voyageurs,
en particulier l'heure d'appel, le numéro appelant ou un code d'identification de
l'appelant, le numéro appelé,
- une base de données relationnelle,
caractérisé en ce que l'autocommutateur dispose d'une liste de numéros d'appels réservés aux passagers
les dits numéros étant associés aux rangs des conducteurs des dits passagers dans
la liste ordonnée des conducteurs potentiels des dits passagers.
2. Dispositif selon la revendication 1), caractérisé en ce que l'autocommutateur dispose d'une liste additionnelle de numéros d'appels réservés
aux conducteurs, les dits numéros étant associés aux rangs des passagers des dits
conducteurs dans la liste ordonnée des passagers potentiels des dits conducteurs.
3. Dispositif selon la revendication 1) ou 2), caractérisé en ce que l'autocommutateur est doté d'une commande dont l'activation bloque le décrochage
des appels reçus lorsque la signalisation téléphonique associée aux dits appels présente
le numéro téléphonique appelant.