| (19) |
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(11) |
EP 1 543 170 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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05.12.2007 Bulletin 2007/49 |
| (22) |
Date de dépôt: 09.01.2003 |
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| (86) |
Numéro de dépôt: |
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PCT/FR2003/000053 |
| (87) |
Numéro de publication internationale: |
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WO 2004/027098 (01.04.2004 Gazette 2004/14) |
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PROCEDE DE REFROIDISSEMENT RAPIDE DE PIECES PAR TRANSFERT CONVECTIF ET RADIATIF
VERFAHREN ZUM SCHNELLEN ABKÜHLEN VON WERKSTÜCKEN DURCH KONVEKTIVER UND STRAHLUNGS-ÜBERTRAGUNG
RAPID COOLING METHOD FOR PARTS BY CONVECTIVE AND RADIATIVE TRANSFER
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HU IE IT LI LU MC NL PT SE SI SK TR |
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Priorité: |
20.09.2002 FR 0211680
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Date de publication de la demande: |
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22.06.2005 Bulletin 2005/25 |
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Titulaires: |
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- L'AIR LIQUIDE, Société Anonyme pour l'Etude
et l'Exploitation des Procédés Georges Claude
75007 Paris (FR)
- ETUDES ET CONSTRUCTIONS MECANIQUES
38100 Grenoble (FR)
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Inventeurs: |
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- DOMERGUE, Didier
F-91120 Palaiseau (FR)
- CHAFFOTTE, Florent
F-92320 Chatillon (FR)
- GOLDSTEINAS, Aymeric
F-38340 Voreppe (FR)
- PELISSIER, Laurent
F-38430 Saint Jean de Moirans (FR)
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| (74) |
Mandataire: Mellul-Bendelac, Sylvie Lisette et al |
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L'Air Liquide,
Service Propriété Intellectuelle,
75, Quai d'Orsay 75321 Paris Cedex 07 75321 Paris Cedex 07 (FR) |
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Documents cités: :
EP-A- 0 562 250 EP-A- 1 050 592 WO-A-02/44430
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EP-A- 0 869 189 EP-A- 1 211 329
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- PREISSER F ET AL: "HOCHDRUCK-GASABSCHRECKEN VON EINSATZ- UND VERGUETUNGSSTAEHLEN IN
KALTEN KAMMERN" HAERTEREI TECHNISCHE MITTEILUNGEN, CARL HANSER VERLAG. MUNCHEN, DE,
vol. 52, no. 5, 1 septembre 1997 (1997-09-01), pages 264-270, XP000702332 ISSN: 0341-101X
- HOFFMANN R ET AL: "MOEGLICHKEITEN UND GRENZEN DER GASABKUEHLUNG" HAERTEREI TECHNISCHE
MITTEILUNGEN, CARL HANSER VERLAG. MUNCHEN, DE, vol. 47, no. 2, 1 mars 1992 (1992-03-01),
pages 112-122, XP000267300 ISSN: 0341-101X
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention vise de façon générale le traitement thermique des métaux et
plus particulièrement l'opération de trempe gazeuse de pièces en acier ayant subi
au préalable un traitement thermique (tel chauffage avant trempe, recuit, revenu)
ou thermochimique (tel cémentation, carbonitruration). De telles trempes gazeuses
sont généralement réalisées en faisant circuler un gaz sous pression en circuit fermé
entre une charge et un circuit de refroidissement. Pour des raisons pratiques, les
installations de trempe au gaz fonctionnent généralement sous des pressions comprises
entre quatre et vingt fois la pression atmosphérique (4 à 20 bars ou 4000 à 20000
hectopascals). Pour désigner la pression, on utilisera dans la présente description
comme unité le bar, étant entendu qu'un bar est égal à 1000 hPa.
[0002] La figure 1 représente de façon très schématique un exemple d'installation de trempe
gazeuse. Cette installation 1 contient une charge 2 à refroidir disposée dans une
enceinte étanche 3. La charge est typiquement entourée de plaques de déflection 4
pour guider la circulation de gaz. Une entrée de gaz 5 permet d'introduire sous pression
un mélange gazeux souhaité étant entendu que l'on peut par exemple introduire les
gaz de refroidissement sous forme d'un mélange pré-formé ou que l'on peut prévoir
plusieurs entrées de gaz distinctes pour introduire séparément divers gaz de refroidissement.
Il est couramment prévu un accès de mise sous vide de l'enceinte (non représenté).
Une turbine 6 actionnée par un moteur 7 permet d'assurer la circulation des gaz, par
exemple en passant d'un circuit de refroidissement 9 vers la charge à refroidir 2.
Le circuit de refroidissement 9 est couramment constitué de tuyaux dans lesquels circule
un fluide de refroidissement.
[0003] L'installation de la figure 1 n'a été représentée qu'à titre d'exemple de l'une de
nombreuses structures possibles et existantes pour assurer la circulation d'un gaz
de refroidissement dans une enceinte. De façon classique, la pression est de l'ordre
de 4 à 20 bars pendant la phase de refroidissement. De nombreuses variantes sont possibles,
quant à la disposition de la charge, au sens de circulation des gaz et au mode de
mise en circulation de ces gaz.
[0004] Pour des raisons pratiques, le gaz le plus couramment utilisé pour assurer le refroidissement
est l'azote étant donné qu'il s'agit d'un gaz inerte et peu coûteux. En outre, sa
densité est bien adaptée à des installations simples à soufflantes ou turbines et
son coefficient de transfert thermique est suffisamment satisfaisant. En effet, il
est connu, dans les systèmes de trempe gazeuse, que la descente en température doit
être la plus rapide possible pour que la transformation de l'acier se fasse de façon
satisfaisante de la phase austénitique à la phase martensitique sans passer par des
phases perlitique et/ou bainitique.
[0005] Toutefois, on s'aperçoit que dans certains cas critiques, les installations de trempe
à l'azote ne permettent pas d'obtenir une vitesse de décroissance en température suffisante.
On a donc essayé des trempes à l'hydrogène ou à l'hélium. Un inconvénient de l'utilisation
de ces gaz est que les installations existantes, dimensionnées pour la trempe sous
azote, en particulier en ce qui concerne la puissance de ventilation, ne sont pas
optimisées pour l'utilisation de gaz de densité sensiblement différente. En outre,
l'hélium est un gaz sensiblement plus coûteux que l'azote, tandis que l'hydrogène
présente des risques d'inflammabilité et son utilisation nécessite de prendre des
précautions particulières.
[0006] Il faut d'ailleurs souligner que toutes ces approches antérieures (telles celles
recommandant l'utilisation d'hydrogène ou d'hélium) étaient basées sur une recherche
d'amélioration du seul transfert convectif au sein de la chambre de traitement.
[0007] Pour illustrer l'art antérieur, on peut également citer l'approche particulière du
document
EP-1 050 592, qui prévoit la présence de gaz tels CO
2 ou NH
3 dans le gaz de trempe, mais en ne notant pas d'amélioration supplémentaire dans l'efficacité
de trempe par rapport aux mélanges inertes déjà pratiqués, l'utilité de leur présence
étant surtout liée d'après le document à deux aspects, d'une part l'obtention simultanée
d'effets thermochimiques (oxydation, nitruration etc. ...) ce que l'on conçoit et
d'autre part l'intégration physique facilité dans un procédé global de traitement
thermique (eux : dans un procédé de cémentation) puisque la trempe en aval peut alors
utiliser les même gaz que le traitement proprement dit situé en amont.
[0008] On peut également citer le cas du document
EP-1 211 329 où incidemment CO
2 ou CO sont présents, mais sans qu'aucune considération volontariste ou recherche
d'optimisation des coefficients de transfert ne soit effectuée.
[0009] Toujours dans le domaine du CO
2, on pourra également se reporter aux deux documents suivants où lorsque CO
2 est évoqué dans des opérations de trempe c'est dans une toute autre application (par
exemple en plasturgie comme dans le document
WO 00/07790) ou encore sous forme liquide comme dans le document
WO 97/15420.
[0010] Dans ce contexte un des objets de la présente invention est de prévoir un procédé
de trempe utilisant un gaz de refroidissement thermiquement plus efficace que l'azote
mais qui soit peu coûteux et simple à utiliser, permettant d'assurer le refroidissement
des matériaux les plus exigeants.
[0011] Un autre objet de la présente invention est de prévoir un procédé de refroidissement
utilisant un gaz compatible avec les installations existantes fonctionnant actuellement
à l'azote (et donc ne nécessitant aucune modification significative d'installation).
[0012] Pour atteindre ces objets, la présente invention prévoit, dans un procédé de refroidissement
rapide de pièces métalliques à l'aide d'un gaz dé refroidissement sous pression, l'utilisation
d'un gaz de refroidissement qui comprend un ou plusieurs gaz absorbant le rayonnement
infra-rouge conformément à la revendication 1 ci-après.
[0013] On conçoit que la notion d' « amélioration par rapport aux conditions traditionnelles
de refroidissement sous azote » doit s'entendre selon l'invention comme comparant
des conditions identiques de pression, température ou encore installation de trempe.
[0014] Le procédé selon l'invention pourra par ailleurs adopter l'une ou plusieurs des caractéristiques
techniques suivante :
- le gaz de refroidissement comprend en outre un gaz complémentaire.
- la composition du gaz de refroidissement est ajustée également de façon à optimiser
le coefficient de transfert convectif par rapport aux coefficients de transfert convectif
de chacun des constituants du gaz de refroidissement pris individuellement.
- l'opération de refroidissement est menée au sein d'une enceinte où sont disposées
les pièces à traiter, munie d'un système d'agitation de gaz, et la composition du
gaz de refroidissement est ajustée de façon à obtenir une densité moyenne du gaz de
refroidissement ainsi constitué qui soit adaptée audit système d'agitation de l'enceinte
, sans qu'il soit nécessaire d'y apporter des modifications significatives.
- la composition du gaz de refroidissement est ajustée également de façon à ce qu'il
puisse se produire, durant la phase de refroidissement des pièces, des réactions chimiques
endothermiques entre le ou un des gaz absorbant et un autre des constituants du gaz
de refroidissement.
- ledit gaz absorbant le rayonnement infra-rouge est le CO2.
- ledit gaz absorbant le rayonnement infra-rouge est choisi dans le groupe formé des
hydrocarbures saturés ou insaturés, de CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2 et leurs mélanges.
- le gaz de refroidissement est un mélange binaire CO2-He, dont la teneur en CO2 est comprise entre 30 et 80%.
- le gaz de refroidissement est un mélange binaire CO2-H2, dont la teneur en CO2 est comprise entre 30 et 60%.
- on effectue une opération de recyclage du gaz de refroidissement après usage, apte
à re-comprimer le gaz avant une utilisation ultérieure, et le cas échéant également
à séparer et/ou épurer pour ainsi récupérer tout ou partie des constituants du gaz
de refroidissement.
[0015] L'invention concerne également l'utilisation dans une installation de refroidissement
rapide de pièces métalliques à l'aide d'un gaz de refroidissement sous pression, d'un
gaz de refroidissement comprenant de 20 à 80% d'un gaz absorbant le rayonnement infra-rouge
et de 80 à 20% d'hydrogène ou d'hélium ou de leurs mélanges, telle que revendiquée
en revendication 11 ci-après.
[0016] Comme on l'aura compris les notions selon l'invention de « choix » du ou des gaz
absorbant, ou encore d' « ajustement » pour atteindre des propriétés souhaitées de
coefficient de transfert, ou de densité ou encore de caractère endothermique, doit
s'entendre comme concernant la nature des constituants du mélange et/ou leur teneur
dans ce mélange.
[0017] C'est donc le mérite de la présente invention de s'être démarquée de l'approche traditionnelle
de l'art antérieur d'amélioration simple des conditions de transfert convectif, pour
se rendre compte que la part du transfert radiatif dans le transfert thermique global
est située entre environ 7 et 10% (dans la gamme allant de 400 à 1050 °C), donc très
significative, et qu'il était donc tout à fait avantageux de s'intéresser à cet aspect
du transfert pour le prendre en compte et l'exploiter.
[0018] Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres de la présente invention
seront exposés en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers
faite à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles
:
- la figure 1, décrite précédemment, représente un exemple d'installation de trempe
au gaz ;
- les figures 2A et 2B représentent le coefficient de transfert thermique convectif
de différents mélanges de gaz à diverses pressions, dans le cas d'un fluide en écoulement
parallèle entre des cylindres; et
- la figure 3 représente des courbes de variation de température en fonction du temps
pour divers gaz de trempe utilisés dans les mêmes conditions.
[0019] Selon la présente invention, on propose d'utiliser comme gaz de trempe un gaz absorbant
le rayonnement infra-rouge ou un mélange à base de tels gaz absorbant le rayonnement
infra-rouge (ci-après désigné par gaz absorbant), tel que le dioxyde de carbone (CO
2), et additionné d'un ou de plusieurs gaz présentant une bonne aptitude au transfert
de chaleur convectif (ci-après désigné par gaz additif) choisi parmi l'hélium ou l'hydrogène.
[0020] Un tel mélange présente l'avantage, par rapport aux gaz ou mélanges de gaz de trempe
traditionnels utilisant des gaz transparents aux rayonnements infra-rouges, comme
l'azote, l'hydrogène, et l'hélium, d'absorber de la chaleur à la fois par phénomènes
convectif et radiatif, augmentant ainsi le flux de chaleur global extrait d'une charge
à refroidir.
[0021] On peut éventuellement ajouter à ce mélange, d'autres gaz, ci-après désignés par
gaz complémentaire, tel que l'azote, envisagé aussi bien comme simple gaz porteur
que dans un rôle plus actif permettant comme on le verra plus loin d'optimiser les
propriétés du mélange de gaz comme la densité, la conductivité thermique, la viscosité
etc..
[0022] Selon un des modes de réalisation de la présente invention, tel qu'illustré en figures
2A et 2B, on propose d'utiliser certains mélanges de gaz tels que définis ci-dessus,
qui présentent en outre de meilleurs coefficients de transfert thermique convectif
(k
H) en Watt par mètre carré et par Kelvin que chacun des gaz pris séparément. Comme
on l'a vu précédemment en effet, selon un des modes avantageux de mise en oeuvre de
l'invention, on va ajuster la composition du gaz de refroidissement de façon à « optimiser
» le coefficient de transfert convectif par rapport aux coefficients de transfert
convectif de chacun des constituants du gaz de refroidissement pris individuellement.
On doit entendre alors par « optimisation » ici le fait de se situer au maximum de
la courbe considérée, ou bien plus bas (par exemple pour des raisons économique) mais
en tout état de cause de façon à disposer d'un coefficient de transfert convectif
qui soit meilleur que chacun des coefficients de transfert convectif de chacun des
constituants du gaz de refroidissement pris individuellement.
[0023] Selon un autre mode avantageux de mise en oeuvre de la présente invention, il est
proposé d'utiliser un mélange de gaz absorbant (et le cas échéant de gaz additif),
avec éventuellement l'ajout de gaz complémentaires, dans des conditions optimisées
de densité telles que l'on peut effectuer une trempe dans des installations de trempe
habituellement prévues et optimisées pour fonctionner en présence d'azote. Pour cela,
on mélange par exemple au dioxyde de carbone de l'hélium, pris comme gaz additif,
de telle sorte à combiner une optimisation du coefficient de transfert de chaleur
par convection et une densité moyenne du mélange qui soit du même ordre de grandeur
que celle de l'azote. On peut alors utiliser les installations existantes avec des
vitesses et puissances de ventilation comparables et les structures de ventilation
et de déflection de gaz existantes, sans avoir à apporter de modifications significatives
à l'installation.
[0024] Ceci présente l'avantage que, dans une installation donnée, optimisée pour une trempe
à l'azote, l'utilisateur pourra, en temps normal, quand cela convient aux matériaux
envisagés, utiliser l'azote comme gaz de trempe et, seulement dans des cas particuliers
des matériaux plus exigeants, i.e quand les conditions spécifiques des pièces ou des
aciers à traiter nécessitent des traitements particuliers, utiliser par exemple le
mélange de dioxyde de carbone et d'hélium donné en exemple ou encore le mélange de
dioxyde de carbone et d'hydrogène également exemplifié ici.
[0025] Bien entendu comme il apparaîtra clairement à l'homme du métier, si l'invention a
tout particulièrement été illustrée dans ce qui précède à l'aide du CO
2, d'autres gaz absorbant le rayonnement IR sont également envisageables ici sans sortir
à aucun moment du cadre de la présente invention tels les hydrocarbures saturés ou
insaturés, CO, H
2O, NH
3, NO, N
2O, NO
2 et leurs mélanges.
[0026] La figure 2A représente, pour des pressions de 5, 10 et 20 bars, le coefficient de
transfert thermique convectif k
H d'un mélange de CO
2 et d'hélium, pour diverses proportions de CO
2 dans le mélange. Ainsi, les abscisses donnent le rapport entre la concentration de
CO
2, c(CO
2), et la concentration totale de CO
2 et He, c(CO
2+He). On s'aperçoit que le coefficient de transfert thermique convectif présente un
maximum pour des valeurs de concentration de CO
2 comprises entre environ 40 et 70%, en l'occurrence d'environ 650 W/m
2/K à 20 bars pour une concentration de l'ordre de 60%. Ainsi, le mélange présente
non seulement l'avantage d'avoir une densité voisine de celle de l'azote mais en plus
de présenter un coefficient de transfert thermique convectif plus élevé que celui
de CO
2 pur.
[0027] La figure 2B représente des courbes similaires pour des mélanges de dioxyde de carbone
(CO
2) et d'hydrogène (H
2). On s'aperçoit que l'on a un maximum du coefficient de transfert thermique convectif
k
H pour des valeurs de concentration de CO
2 comprises entre environ 30 à 50%, en l'occurrence d'environ 850 W/m
2/K à 20 bars pour une concentration de l'ordre de 40%. En outre, on note que le coefficient
de transfert thermique convectif k
H est meilleur pour un mélange de dioxyde de carbone et d'hydrogène que pour un mélange
de CO
2 et d'hélium.
[0028] Un autre avantage de l'utilisation d'un tel mélange de dioxyde de carbone et d'hydrogène
est que, dans les conditions usuelles de trempe de pièces en acier, il se produit
des réactions chimiques endothermiques entre le CO
2 et l'hydrogène, ce qui contribue encore à la rapidité du refroidissement. Par ailleurs,
on constate que, en présence de CO
2 le risque d'explosion lié à l'hydrogène est sensiblement réduit, même s'il se produit
une introduction malencontreuse d'oxygène.
[0029] La figure 3 illustre le résultat de calculs simulant le refroidissement par transfert
convectif d'un cylindre en acier avec divers gaz de refroidissement dans le cas de
l'écoulement du mélange parallèlement à la longueur des cylindres (cylindres simulant
le cas de pièces allongées). On a représenté des courbes pour l'azote pur (N
2), pour un mélange à 60% de CO
2 et 40% d'hélium, pour de l'hydrogène pur, et pour un mélange à 40% de CO
2 et 60% d'hydrogène. On constate que c'est ce dernier mélange qui donne les meilleurs
résultats, c'est-à-dire la plus grande vitesse de refroidissement entre 850 et 500°C.
Pour ce dernier mélange, l'amélioration de la vitesse de trempe est de l'ordre de
20% par rapport à l'hydrogène seul et de l'ordre de 100% par rapport à l'azote seul.
[0030] Bien entendu, comme déjà souligné précédemment, la présente invention est susceptible
de diverses variantes et modifications qui apparaîtront à l'homme du métier, notamment
en ce qui concerne le choix des gaz, l'optimisation des proportions de chaque gaz,
étant entendu que l'on pourra si on le souhaite utiliser des mélanges ternaires tels
CO
2-H
e-H
2 et que l'on pourra éventuellement rajouter d'autres gaz, appelés plus haut gaz complémentaires.
1. Procédé de refroidissement rapide de pièces métalliques à l'aide d'un gaz de refroidissement
sous pression, procédé dans lequel on met en oeuvre les mesures suivantes:
- le gaz de refroidissement comprend une teneur comprise entre 5% et 80% en volume,
préférentiellement entre 20% et 80% en volume , de un ou plusieurs gaz absorbant le
rayonnement infra-rouge, choisi(s) dans le groupe formé des hydrocarbures saturés
ou insaturés, de CO2, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2, et leurs mélanges, de façon à améliorer le transfert thermique à la pièce en conjuguant
les phénomènes de transferts radiatif et convectif, et de façon à améliorer le coefficient
de transfert convectif par rapport aux conditions traditionnelles de refroidissement
sous azote;
- le gaz de refroidissement comprend également un gaz additif présentant une bonne
aptitude au transfert de chaleur convectif choisi parmi l'hélium ou l'hydrogène ou
leurs mélanges;
la composition du gaz de refroidissement étant ajustée également de façon à obtenir
une densité moyenne du gaz de refroidissement ainsi constitué qui soit voisine de
celle de l'azote.
2. Procédé de refroidissement selon la revendication 1 caractérisé en ce que le gaz de refroidissement comprend en outre un gaz complémentaire.
3. Procédé de refroidissement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la composition du gaz de refroidissement est ajustée également de façon à optimiser
le coefficient de transfert convectif par rapport aux coefficients de transfert convectif
de chacun des constituants du gaz de refroidissement pris individuellement.
4. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'opération de refroidissement est menée au sein d'une enceinte où sont disposées
les pièces à traiter, munie d'un système d'agitation de gaz, et en ce que ledit ajustement permettant d'obtenir une densité moyenne du gaz de refroidissement
ainsi constitué qui soit voisine de celle de l'azote permet d' obtenir une densité
moyenne du gaz de refroidissement ainsi constitué qui soit adaptée audit système d'agitation
de l'enceinte , sans qu'il soit nécessaire d'y apporter des modifications significatives.
5. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la composition du gaz de refroidissement est ajustée également de façon à ce qu'il
puisse se produire, durant la phase de refroidissement des pièces, des réactions chimiques
endothermiques entre le ou un des gaz absorbant et un autre des constituants du gaz
de refroidissement.
6. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit gaz absorbant le rayonnement infra-rouge est le CO2.
7. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit gaz absorbant le rayonnement infra-rouge est choisi dans le groupe formé des
hydrocarbures saturés ou insaturés, de CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2, et leurs mélanges.
8. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le gaz de refroidissement est un mélange binaire CO2-He, dont la teneur en CO2 est comprise entre 30 et 80 %.
9. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le gaz de refroidissement est un mélange binaire CO2-H2, dont la teneur en CO2 est comprise entre 30 et 60 %.
10. Procédé de refroidissement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on effectue une opération de recyclage du gaz de refroidissement après usage, apte
à re-comprimer le gaz avant une utilisation ultérieure, et le cas échéant également
à séparer et/ou épurer pour ainsi récupérer tout ou partie des constituants du gaz
de refroidissement.
11. Utilisation dans une installation de refroidissement rapide de pièces métalliques
à l'aide d'un gaz de refroidissement sous pression, installation munie d'un système
d'agitation, d'un gaz de refroidissement comprenant de 20 à 80% d'un gaz absorbant
le rayonnement infra-rouge choisi(s) dans le groupe formé des hydrocarbures saturés
ou insaturés, de CO2, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2, et leurs mélanges, et comprenant de 80 à 20% d'hydrogène ou d'hélium ou de leurs
mélanges, la composition du gaz de refroidissement étant ajustée pour obtenir une
densité moyenne du gaz de refroidissement ainsi constitué qui soit voisine de celle
de l'azote, permettant ainsi d'obtenir une densité moyenne du gaz de refroidissement
ainsi constitué qui soit adaptée audit système d'agitation pour qu'il ne soit pas
nécessaire d'apporter de modifications significatives à l'installation.
1. Method for rapidly cooling metal parts using a pressurized cooling gas, in which method
the following measures are implemented:
- the cooling gas comprises a content of between 5% and 80% by volume, preferably
between 20% and 80% by volume, of one or a plurality of gases absorbing infrared radiation,
selected from the group formed of saturated or unsaturated hydrocarbons, CO2, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2, and mixtures thereof, so as to improve the heat transfer to the part by combining
radiative and convective heat transfer phenomena, and so as to improve the convective
heat transfer coefficient in comparison with conventional conditions of cooling under
nitrogen;
- the cooling gas also comprises an additive gas having a good convective heat transfer
capability, selected from helium or hydrogen or mixtures thereof;
the composition of the cooling as being also adjusted so as to obtain an average density
of the cooling gas thus produced which is close to that of nitrogen.
2. Cooling method according to Claim 1, characterized in that the cooling gas further comprises a supplementary gas.
3. Cooling method according to Claim 1 or 2, characterized in that the composition of the cooling gas is also adjusted so as to optimize the convective
heat transfer coefficient in comparison with the convective heat transfer coefficients
of each of the components of the cooling gas considered individually.
4. Cooling method according to one of the preceding claims, characterized in that the cooling operation is carried out in a vessel in which the parts to be treated
are disposed, the vessel being equipped with a gas stirring system, and in that the said adjustment making it possible to obtain an average density of the cooling
gas thus produced which is close to that of nitrogen makes it possible to obtain an
average density of the cooling gas thus produced which is adapted to said stirring
system of the vessel, without the need to make significant changes to said vessel.
5. Cooling method according to one of the preceding claims, characterized in that the composition of the cooling gas is also adjusted so that, during the parts cooling
phase, endothermic chemical reactions can occur between the absorbent gas or one of
the absorbent gases and another of the components of the cooling gas.
6. Cooling method according to one of the preceding claims, characterized in that said infrared absorbing gas is CO2.
7. Cooling method according to one of Claims 1 to 5, characterized in that said infrared absorbing gas is selected from the group formed of saturated or unsaturated
hydrocarbons, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2, and mixtures thereof.
8. Cooling method according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the cooling gas is a binary CO2/He mixture, of which the CO2 content is between 30 and 80%.
9. Cooling method according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the cooling gas is a binary CO2/H2 mixture, of which the CO2 content is between 30 and 60%.
10. Cooling method according to one of the preceding claims, characterized in that an operation of recycling of the cooling gas is carried out after use, suitable for
recompressing the gas before a subsequent use, and, as required, also for separating
and/or purifying it, thereby to recover all or part of the components of the cooling
gas.
11. Use, in an installation for rapidly cooling metal parts using a pressurized cooling
gas, which installation is equipped with a stirring system, of a cooling gas comprising
from 20 to 80% of an infrared absorbing gas, selected from the group formed of saturated
or unsaturated hydrocarbons, CO2, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2, and mixtures thereof, and comprising from 80 to 20% of hydrogen or helium or mixtures
thereof, the composition of the cooling gas being adjusted so as to obtain an average
density of the cooling gas thus produced which is close to that of nitrogen, thus
making it possible to obtain an average density of the cooling gas thus produced which
is adapted to said stirring system so as to make significant changes to the installation
unnecessary.
1. Verfahren zum schnellen Abkühlen von Metallteilen mit Hilfe eines unter Druck stehenden
Kühlgases, wobei in dem Verfahren die folgenden Maßnahmen umgesetzt werden:
- das Kühlgas umfasst einen Gehalt an einem oder mehreren Gasen von zwischen 5 Volumenprozent
und 80 Volumenprozent, vorzugsweise zwischen 20 Volumenprozent und 80 Volumenprozent,
das bzw. die Infrarotstrahlung absorbiert bzw. absorbieren und aus der Gruppe ausgewählt
ist bzw. sind, die von gesättigten oder ungesättigten Kohlenwasserstoffen, CO2, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2 und deren Gemischen gebildet wird, so dass die Wärmeübertragung zu dem Teil verbessert
wird, indem die Phänomene der Strahlungs- und Konvektionsübertragung vereinigt werden,
und so dass der Konvektionsübertragungskoeffizient in Bezug auf herkömmliche Kühlbedingungen
unter Stickstoff verbessert wird;
- das Kühlgas umfasst ebenfalls ein Zusatzgas, das eine gute Eignung zur Konvektionswärmeübertragung
aufweist und unter Helium oder Wasserstoff oder deren Gemischen ausgewählt ist;
wobei die Zusammensetzung des Kühlgases ebenfalls so eingestellt ist, dass eine mittlere
Dichte des so gebildeten Kühlgases erhalten wird, die in der Nähe der jenigen von
Stickstoff liegt.
2. Kühlverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Kühlgas außerdem ein zusätzliches Gas umfasst.
3. Kühlverfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Zusammensetzung des Kühlgases ebenfalls so eingestellt ist, dass der Konvektionsübertragungskoeffizient
in Bezug auf die Konvektionsübertragungskoeffizienten jedes der einzeln genommenen
Bestandteile des Kühlgases verbessert wird.
4. Kühlverfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Kühlvorgang in einer Kammer durchgeführt wird, in der die zu behandelnden Teile
angeordnet sind und die mit einem System zur Agitation von Gas versehen ist, und dadurch,
dass die Einstellung ermöglicht, eine mittlere Dichte des so gebildeten Kühlgases
zu erhalten, die in der Nähe der jenigen von Stickstoff liegt, was ermöglicht, eine
mittlere Dichte des so gebildeten Kühlgases zu erhalten, die an das Agitationssystem
der Kammer angepasst wird, ohne dass es erforderlich ist, bedeutende Modifikationen
vorzunehmen.
5. Kühlverfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Zusammensetzung des Kühlgases ebenfalls so eingestellt ist, dass während der
Phase der Kühlung der Teile endotherme chemische Reaktionen zwischen dem oder einem
der absorbierenden Gase und einem anderen der Bestandteile des Kühlgases entstehen
können.
6. Kühlverfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass es sich bei dem Gas, das Infrarotstrahlung absorbiert, um CO2 handelt.
7. Kühlverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Gas, das Infrarotstrahlung absorbiert, aus der Gruppe ausgewählt ist, die von
gesättigten oder ungesättigten Kohlenwasserstoffen, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2 und deren Gemischen gebildet wird.
8. Kühlverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass es sich bei dem Kühlgas um ein Zweistoffgemisch CO2-He handelt, dessen CO2-Gehalt zwischen 30 und 80 % liegt.
9. Kühlverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass es sich bei dem Kühlgas um ein Zweistoffgemisch CO2-H2 handelt, dessen CO2-Gehalt zwischen 30 und 60 % liegt.
10. Kühlverfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass ein Arbeitsgang der Rückführung des Kühlgases nach Gebrauch ausgeführt wird, der
dazu geeignet ist, das Gas vor einer späteren Verwendung erneut zu verdichten und
gegebenenfalls ebenfalls zu trennen und/oder zu reinigen, um auf diese Weise alle
oder einen Teil der Bestandteile des Kühlgases zurückzugewinnen.
11. Verwendung in einer Anlage zum schnellen Abkühlen von Metallteilen mit Hilfe eines
unter Druck stehenden Kühlgases, wobei die Anlage mit einem System zur Agitation eines
Kühlgases versehen ist, wobei das Kühlgas 20 bis 80 % eines Gases, das Infrarotstrahlung
absorbiert und aus der Gruppe ausgewählt ist, die von gesättigten oder ungesättigten
Kohlenwasserstoffen, CO2, CO, H2O, NH3, NO, N2O, NO2 und deren Gemischen gebildet wird, und 80 bis 20 % Wasserstoff oder Helium oder von
deren Gemischen umfasst, wobei die Zusammensetzung des Kühlgases darauf eingestellt
ist, eine mittlere Dichte des so gebildeten Kühlgases zu erhalten, die in der Nähe
der jenigen von Stickstoff liegt, was somit ermöglicht, eine mittlere Dichte des so
gebildeten Kühlgases zu erhalten, die an das Agitationssystem angepasst wird, so dass
es nicht erforderlich ist, bedeutende Modifikationen an der Anlage vorzunehmen.


RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION
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