[0001] La présente invention concerne une machine tournante à capsulisme.
[0002] Par « machine à capsulisme », on entend une machine dans laquelle deux organes profilés
présentent des profils annulaires qui engrènent l'un avec l'autre en définissant entre
eux des chambres - ou capsules - à volume variable.
[0003] L'invention s'intéresse plus particulièrement aux machines dont l'un des profils
est intérieur à l'autre, l'un étant m-lobé et l'autre (m-1)-lobé, où le nombre entier
m est supérieur ou égal à 2.
[0004] On appelle un profil « m-lobé » un profil annulaire défini par un motif formant un
dôme de lobe et un creux de lobe, ce motif se répétant m fois autour du centre d'un
cercle primitif associé à ce profil.
[0005] Un profil (m-1)-lobé est un profil annulaire défini par un motif formant un dôme
de lobe et un creux de lobe, ce motif se répétant (m-1) fois autour du centre d'un
cercle primitif associé à ce profil.
[0006] Les profils coopèrent l'un avec l'autre par une sorte d'engrènement au cours duquel
leurs cercles primitifs respectifs roulent l'un sur l'autre en un point de roulement
qui est fixe par rapport à un organe de liaison par rapport auquel tourillonnent les
deux organes profilés, chacun suivant un axe passant par le centre de son cercle primitif.
[0007] Les machines à capsulisme peuvent par exemple être des moteurs hydrauliques, des
pompes hydrauliques, des compresseurs ou des machines de détente.
[0008] Le EP-A-0870926 décrit une machine à capsulisme du type dit « gérotor », c'est-à-dire
dans lequel l'organe profilé intérieur est (m-1)-lobé. La géométrie de cette machine
est classique en elle-même. Le document concerne plus particulièrement la réalisation
d'un jeu déterminé entre les profils.
[0009] Le EP-539273-B1 décrit diverses machines à capsulisme, en particulier des machines
avec deux lobes sur le profil intérieur et trois sur le profil extérieur, et inversement
des machines avec trois lobes sur le profil intérieur et deux lobes seulement sur
le profil extérieur.
[0010] Le US-A-1 892 217 décrit la pompe Moineau. Au lieu de présenter des profils cylindriques,
cette machine de type gérotor présente des organes profilés hélicoïdaux avec un angle
total d'hélice de plusieurs tours. Les capsules sont formées à une extrémité axiale
des organes profilés puis sont transportées sans variation de volume jusqu'à l'autre
extrémité, où elles viennent disparaître. Deux résultats remarquables sont obtenus
: La distribution est simplifiée à l'extrême puisqu'il suffit que les capsules s'ouvrent
librement sur l'admission à une extrémité et sur le refoulement à l'autre extrémité.
Et d'autre part, le débit est strictement constant.
[0011] De nombreux documents tels que US-A-6 106 250, DE 42 04 186 A1, EP 0 094 379 B1,
DE 44 25 429 A1, EP 0 799 966 A2, décrivent des machines avec une géométrie de type
Wankel, c'est-à-dire avec un rotor de forme générale triangulaire à faces bombées
effectuant un mouvement planétaire dans un stator bi-lobé.
[0012] Le WO 93/08402 décrit des perfectionnements à la pompe Moineau.
[0013] Dans l'art antérieur les profils ne sont souvent conjugués que de manière approximative.
Des organes d'étanchéité élastiques sont prévus pour compenser les approximations
de la conjugaison. Par exemple, dans la pompe Moineau (US-A-1 892 217), le revêtement
intérieur de l'organe profilé extérieur est élastique. Dans la plupart des machines
de type Wankel, des segments rétractables sont prévus aux extrémités du rotor triangulaire
et parfois aussi aux sommets des lobes de l'organe profilé extérieur. Même dans les
meilleures machines connues, les trajets de fuite entre capsules successives sont
relativement courts et il y a des problèmes pour commuter une capsule de l'admission
au refoulement.
[0014] Le but de la présente invention est de rechercher une optimisation en ce qui concerne
la qualité des contacts entre les profils, la commutation entre l'aspiration et le
refoulement par la distribution, et la progressivité de la naissance et de la disparition
de chaque capsule.
[0015] Il a plus particulièrement été trouvé suivant l'invention une famille de géométries,
et des méthodes de détermination associées, grâce auxquelles les profils sont en contact
osculateur aux stades de la naissance et de la disparition d'une capsule. Par contact
osculateur, on entend un point de contact où les courbures des deux profils sont continues,
égales et de même sens. A la naissance d'une capsule, le contact osculateur se scinde
en deux contacts entre lesquels se forme la capsule. A la disparition d'une capsule,
deux contacts distincts se rapprochent de plus en plus jusqu'à devenir un seul contact
osculateur, puis simple.
[0016] Suivant l'invention, la machine à capsulisme comprenant :
- deux organes profilés, intérieur et respectivement extérieur, qui portent un profil
annulaire intérieur et respectivement un profil annulaire extérieur,
- un organe de liaison lié de façon rotative avec chacun des deux organes profilés selon
un axe de rotation respectif,
et dans laquelle :
- les profils sont l'un m-lobé, l'autre (m-1)-lobé, et sont définis autour de l'axe
de rotation de leur organe profilé respectif par m et respectivement (m-1) motif(s)
comprenant un arc de dôme de lobe et un arc de creux de lobe,
- chaque profil est l'enveloppe de l'autre lors de rotations relatives des organes profilés
autour de leur axe de rotation respectif avec engrènement de leurs profils qui définissent
entre eux les contours de capsules, et roulement sans glissement entre deux cercles
primitifs centrés sur les axes de rotation respectifs,
est caractérisé en ce que dans les positions relatives des organes profilés pour lesquelles
un point de contact entre les profils se trouve sur la tangente aux deux cercles primitifs
en leur point de roulement mutuel, les organes profilés présentent audit point de
contact des courbures continues égales et de même sens ayant pour centre commun ledit
point de roulement.
[0017] De préférence, la machine à capsulisme est caractérisée en ce que
- des points M d'un premier des deux arcs du profil m-lobé étant définis par deux fonctions
ρ(δ) et σ(δ) reliant les paramètres ρ et σ au paramètre δ considéré comme une coordonnée
sur l'arc et qui sont :
ρ : mesurée le long de la normale à l'arc au point M, la distance entre le point M
et le milieu N entre les deux points d'intersection P et D, proximal et respectivement
distal, de ladite normale avec le cercle primitif de centre O du profil m-lobé, et
de rayon supposé égal à 1, le point d'intersection proximal P étant situé entre le
point M de l'arc donné et le point d'intersection distal D,
δ : demi-distance angulaire entre D et P par rapport au centre O, mesurée dans le
sens direct
σ : angle polaire du point d'intersection proximal P par rapport à O, diminué de δ,
les fonctions ρ(δ) et σ(δ) ayant un domaine de définition allant de δ=0 à δ=π,
- deux arcs du motif du profil (m-1)-lobé sont un arc conjugué proximal et un arc conjugué
distal définis ci-après dans un repère cartésien ayant pour origine le centre O du
cercle primitif associé au profil m-lobé :
a) arc conjugué proximal :


b) arc conjugué distal :


[0018] Si l'on se réfère à la complexité mathématique associée à la conception des machines
à capsulisme, la solution proposée suivant l'invention est remarquablement simple.
[0019] On peut choisir un premier arc de l'un des profils et un cercle primitif pour ce
profil, puis on définit mathématiquement cet arc dans le paramétrage très particulier
qui a été imaginé selon l'invention, en établissant les deux fonctions ρ(δ) et σ(δ).
On appelle «arc donné » cet arc choisi initialement.
[0020] Et on obtient ensuite directement, par application des formules selon l'invention,
l'arc conjugué proximal et l'arc conjugué distal par leurs coordonnées cartésiennes
ayant pour origine le centre O du cercle primitif associé à l'arc donné. Le profil
conjugué de l'arc donné est obtenu par concaténation de l'arc conjugué proximal et
de l'arc conjugué distal. La concaténation signifie que les deux arcs, pris chacun
dans la totalité de son étendue correspondant à une variation de δ sur l'intervalle
[0,π], sont raccordés bout à bout par les points où δ = 0. Les formules réalisent
automatiquement que les deux arcs, proximal et distal, ont non seulement même tangente
mais également même courbure en leur point de raccordement et cette courbure est également
la même que celle à une extrémité correspondante de l'arc donné. La normale au profil
conjugué en le point de raccordement est tangente aux cercles primitifs respectifs
de l'arc choisi et du profil conjugué en le point de roulement de ces cercles l'un
sur l'autre. Le rayon du cercle primitif de l'arc donné ayant été choisi arbitrairement
égal à 1, le rayon du cercle primitif du profil conjugué est égal à (m-1)/m. Le cercle
primitif du profil conjugué est donc déterminé. On obtient ensuite le profil conjugué
complet en concaténant (m-1) fois le motif constitué de l'arc conjugué proximal et
de l'arc conjugué distal selon (m-2) rotations d'angle 2π/(m-1) autour du centre O'
du cercle primitif du profil conjugué.
[0021] Pour le deuxième arc du profil m-lobé, ou arc complémentaire de l'arc donné, deux
cas sont possibles suivant la géométrie choisie pour l'arc donné. On distingue, suivant
l'invention, ces deux cas d'après la valeur de la dérivée ρ' de la fonction ρ par
rapport à sa variable δ aux points 0 et π.
[0022] Dans un premier cas, la dérivée ρ' par rapport à δ pour δ = 0 et δ = π satisfait
les inégalités strictes suivantes :

le profil m-lobé est alors intérieur au profil (m-1)-lobé, et
le motif m-lobé est complété par un arc complémentaire proximal défini par ses coordonnées
dans ledit repère cartésien :

[0023] On réalise ainsi une première classe de machines selon l'invention, dans lesquelles
le profil intérieur présente un lobe de plus que le profil extérieur.
[0024] Pour cette première classe de machines, les deux arcs conjugués, proximal et respectivement
distal, définis par les formules selon l'invention, viennent se placer radialement
à l'extérieur de l'arc donné, et l'arc complémentaire de l'arc donné vient compléter
le profil m-lobé à l'intérieur du profil conjugué, (m-1)-lobé.
[0025] Dans un second cas, la dérivée ρ' par rapport à δ pour δ = 0 et δ = π satisfait les
inégalités strictes suivantes :

[0026] Le profil m-lobé est extérieur au profil (m-1)-lobé ; et
le motif m-lobé est complété par un arc complémentaire distal défini par le jeu de
coordonnées cartésiennes suivant autour du centre O :

[0027] On a alors une seconde classe de machines dans laquelle le profil conjugué, (m-1)-lobé,
est automatiquement défini comme se trouvant radialement à l'intérieur du profil m-lobé
auquel appartient l'arc donné.
[0028] Les formules précédentes, qu'elles soient relatives à la première où à la seconde
classe de machines, ne requièrent pas que l'arc donné présente un axe de symétrie.
[0029] Si l'arc donné ne présente pas d'axe de symétrie, on réalise des machines dans lesquelles
les processus de croissance et décroissance des capsules ne sont pas symétriques l'un
de l'autre.
[0030] D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description
ci-après, relative à des exemples non limitatifs.
[0031] Aux dessins annexés :
- la figure 1 est une vue de face des organes profilés, montrant certaines particularités
géométriques d'une machine de la première classe selon l'invention ;
- les figures 2A à 2F sont des vues analogues à la figure 1, mais à plus petite échelle,
et montrant six états successifs de la machine de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue analogue à la figure 1 mais relative à une machine de seconde
classe ;
- les figures 4A à 4F sont des vues analogues à la figure 3, mais à plus petite échelle,
et montrant six états successifs de la machine ;
- la figure 5 est une construction géométrique illustrant la détermination des paramètres
des profils selon l'invention ;
- les figures 6A, 6B et 6C montrent le détail, à grande échelle, du passage des profils
par l'osculation, dans l'exemple de la figure 1, la figure 6B étant celle relative
à l'osculation, les figures 6A et 6C étant décalées d'une rotation de trois degrés
du profil intérieur dans un sens et dans l'autre ;
- les figures 7A et 7B montrent, en deux états différents, une machine de la première
classe selon l'invention avec profil intérieur bi-lobé ;
- les figures 8A et 8B montrent, en deux états différents, une machine de la première
classe selon l'invention avec profil intérieur tri-lobé ;
- les figures 9A et 9B montrent, en deux états différents, une machine de la première
classe selon l'invention avec profil intérieur octo-lobé ;
- les figures 10A à 10I représentent neuf géométries différentes pour une machine de
la première classe selon l'invention, à profil intérieur quadri-lobé ;
- les figures 11A, 11B et 11C représentent trois géométries différentes pour une machine
de la première classe selon l'invention à profil intérieur penta-lobé ;
- la figure 12 est une vue de la machine de la figure 11B à échelle agrandie, avec schématisation
de certains moyens de distribution ;
- la figure 12A est une vue de détail montrant une variante pour la distribution dans
la réalisation de la figure 12 ;
- la figure 13 est une vue analogue à la figure 12 mais relative à la machine de la
figure 1 ;
- la figure 14 est une vue schématique en perspective d'une machine dont les organes
profilés sont hélicoides avec des profils successifs selon la figure 1;
- la figure 15 est une demie-vue en coupe axiale, schématique, d'une machine selon l'invention
;
- la figure 16 est une vue en coupe axiale partielle d'une machine selon l'invention,
à cylindrée variable ;
- les figures 17A et 17B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur mono-lobé ;
- les figures 18A et 18B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur di-lobé ;
- les figures 19A et 19B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur tri-lobé ;
- les figures 20A et 20B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur quadri-lobé ;
- les figures 21A et 21B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur penta-lobé ;
- les figures 22A et 22B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur hepta-lobé ;
- les figures 23A et 23B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur tri-lobé dans une géométrie différente
de celle des figures 19A et 19B ;
- les figures 24A et 24B sont analogues aux figures 23A et 23B respectivement, mais
dans une géométrie encore différente ;
- les figures 25A et 25B sont analogues aux figures 23A et 23B respectivement, mais
dans une géométrie encore différente ;
- les figures 26A et 26B représentent dans deux états différents une machine de la deuxième
classe selon l'invention, à profil intérieur di-lobé mais dans une géométrie différente
de celle des figures 18A et 18B, plus particulièrement appropriée pour la réalisation
d'un compresseur ;
- les figures 27A et 27B sont analogues aux figures 26A et 26B, mais avec des profils
asymétriques ;
- les figures 28A à 28F représentent très schématiquement dans six états différents
un premier mode de réalisation d'une machine gigogne selon l'invention, avec un organe
profilé intermédiaire di-lobé monté entre deux profils tri-lobés ; et
- les figures 29A à 29F représentent très schématiquement dans six états différents
un deuxième mode de réalisation d'une machine gigogne selon l'invention, avec un organe
profilé intermédiaire tri-lobé monté entre deux profils di-lobés ;
[0032] Dans l'exemple représenté à la figure 1, la machine comprend un organe profilé intérieur
1 et un organe profilé extérieur 2 qui entoure l'organe profilé intérieur 1.
[0033] L'organe profilé intérieur 1 présente sur sa périphérie extérieure un profil lobé
3 et l'organe profilé extérieur 2 présente sur sa périphérie intérieure un profil
lobé 4 qui entoure le profil lobé 3 de l'organe profilé intérieur 1.
[0034] L'un des profils a un lobe de plus que l'autre. Dans l'exemple de la figure 1, qui
correspond à ce qu'on appelle dans le cadre de l'invention une machine de la première
classe, c'est le profil intérieur 3 qui a un lobe de plus que le profil extérieur
4. on dit que le profil intérieur 3 est m-lobé et que le profil extérieur 4 est (m-1)-lobé.
[0035] Dans l'exemple de la figure 1, m = 6, de sorte que le profil intérieur 3 est hexa-lobé
et le profil 4 de l'organe profilé extérieur 2 est penta-lobé.
[0036] Chaque profil 3, 4 présente une symétrie par rotation autour de l'origine du cercle
primitif qui lui est associé et l'ordre de cette symétrie est le nombre de ses lobes.
[0037] Ainsi, le profil 3 de l'organe intérieur 1 présente une symétrie d'ordre 6 autour
d'un centre O, et le profil 4 de l'organe profilé extérieur 2 présente une symétrie
d'ordre 5 autour d'un centre O'.
[0038] Il y a entre les centres O et O' une distance 1/m suivant un axe Ox.
[0039] Chaque lobe est défini par un motif respectif, le profil 3 ou 4 étant défini en reportant
m fois ou respectivement (m-1) fois son motif respectif par rotation de 2π/m ou respectivement
2π/(m-1) autour du centre de symétrie O ou respectivement O'.
[0040] Chacun des profils 3, 4, a un cercle primitif 6, 7, de centre O et respectivement
O'. Les rayons des cercles primitifs sont proportionnels au nombre de lobes du profil
auquel ils sont respectivement associés, de sorte qu'ils sont tangents l'un à l'autre
en un point R situé sur l'axe Ox.
[0041] Chaque motif se compose d'un « dôme de lobe » et d'un « creux de lobe ». Un « dôme
de lobe » est une partie saillante, donc une partie radialement éloignée du centre
lorsqu'il s'agit du profil intérieur et une partie radialement proche du centre lorsqu'il
s'agit du profil extérieur. Inversement, un « creux de lobe » est une partie généralement
concave, donc proche du centre lorsqu'il s'agit du profil intérieur et éloignée du
centre lorsqu'il s'agit de profil extérieur. On appelle « sommet de lobe» le point
culminant d'un dôme de lobe et « fond de lobe » le point le plus profond d'un creux
de lobe.
[0042] Dans l'exemple représenté, les profils présentent une symétrie miroir par rapport
à des rayons passant par les sommets de lobes et les fonds de lobes, mais cette symétrie
n'est pas indispensable au sens de l'invention, comme on le verra plus loin.
[0043] L'organe profilé m-lobé 1 est articulé à un organe de liaison, non représenté à la
figure 1, suivant un axe de rotation coïncidant avec le centre O. De même, l'organe
profilé (m-1)-lobé 2 est articulé à l'organe de liaison suivant un axe de rotation
coïncidant avec le centre O' de son cercle primitif.
[0044] En fonctionnement, les deux organes profilés effectuent par rapport à l'organe de
liaison une rotation autour de leur axe de rotation respectif O, O', de telle manière
que les deux cercles primitifs 6, 7 roulent l'un sur l'autre au point R qui demeure
immobile par rapport à l'organe de liaison. Par conséquent, le repère Ox, Oy est immobile
par rapport à l'organe de liaison, de même que les centres O et O'. Par ailleurs,
la description faite jusqu'à présent implique également que l'organe profilé m-lobé
1 exécute (m-1)/m tour lorsque l'organe profilé (m-1)-lobé 2 effectue un tour complet.
[0045] Au cours de ce mouvement combiné des deux organes profilés 1 et 2, chaque dôme de
lobe de chaque profil 3 ou 4 est en contact avec l'autre profil. Dans une région située
à droite de la figure 1 et plus précisément radialement au-delà d'une tangente commune
T aux deux cercles primitifs 6 et 7 en leur point de roulement mutuel R, chaque dôme
de lobe de l'un des profils forme un contact unique avec un dôme de lobe de l'autre
profil. Un tel contact unique C
1 est notamment représenté. De l'autre côté de la tangente commune T, chaque dôme de
lobe de l'un des profils est en contact avec un creux de lobe de l'autre profil. On
voit ainsi des contacts C
3, C
5, C
7, C
9 entre un dôme du profil m-lobé et un creux du profil (m-1)-lobé, qui alternent avec
des contacts C
4, C
6, C
8 entre un dôme du profil (m-1)-lobé et un creux du profil m-lobé.
[0046] On appelle courbes d'action, les trajectoires des points de contact par rapport à
l'organe de liaison symbolisé par le repère Oxy. Dans la région située à droite de
la tangente commune T, il y a une seule courbe d'action CA
1 dont les extrémités sont des points B
N et B
M situés sur la tangente T. De l'autre côté de la tangente T, il y a deux courbes d'action
CA
2 et CA
3 qui correspondent à la trajectoire des points de contact formés par les dômes du
profil m-lobé 3, et respectivement par les points de contact formés par les dômes
du profil (m-1)-lobé 4. Les extrémités des deux courbes d'action CA
2 et CA
3, sont également constituées par les points B
N et B
M, qu'on appellera points de bifurcation des courbes d'action.
[0047] Dans la situation particulière représentée à la figure 1, l'un des points de contact,
désigné par C
2, coïncide avec le point de bifurcation B
N. Ce point de contact marque la limite entre un creux et un dôme sur un versant du
motif de chacun des deux profils. Dans une autre situation, représentée à la figure
2C, un point de contact coïncide avec le point de bifurcation B
M et marque la limite entre un creux et un dôme sur l'autre versant du motif de chacun
des deux profils.
[0048] Suivant une particularité importante de la présente invention, les profils, déterminés
d'une manière qui sera décrite plus loin, définissent un contact osculateur entre
les deux profils lorsque le point de contact est réalisé en B
N ou B
M. Ceci signifie que les profils présentent en leur point de contact situé en B
N ou B
M non seulement une tangente commune, mais ont en outre des courbures continues, égales
et de même sens.
[0049] En outre, le centre de courbure commun aux deux profils en leur osculation coïncide
avec le point de roulement R, en sorte que leur rayon de courbure est égal à la distance
entre R et B
N, ou respectivement B
M. Cette osculation assure entre les deux profils un contact qui est d'excellente qualité.
[0050] Lorsque l'organe profilé 1 tourne autour de son centre O dans le sens indiqué par
la flèche F, le contact tel que C
1, suit la courbe d'action CA
1 jusqu'à venir coïncider avec le point de bifurcation B
N pour former l'osculation précitée. A partir de là, le contact se scinde en deux contacts
distincts suivant chacun l'une des deux courbes d'action CA
2 et CA
3. Puis ces deux contacts distincts viennent à nouveau se fusionner en un contact osculateur
au point de bifurcation B
M.
[0051] Des capsules - ou chambres - sont définies entre les deux profils 3 et 4 et entre
les points de contact successifs. Dans la situation représentée à la figure 1, une
capsule est en train de naître au point de contact C
2. Au cours de la rotation de l'organe profilé intérieur 1 et de la rotation corrélative
de l'organe profilé extérieur 2, la capsule en train de naître au point de bifurcation
B
N formera successivement les capsules V
1, V
2, ..., V
9. Les capsules V
1 à V
4 sont en phase de croissance de volume alors que les capsules V
5 à V
9 sont en phase de décroissance de volume. La phase de croissance s'étend sur presque
un tour complet, la phase de décroissance également, de sorte que le cycle complet
s'étend sur un peu moins de deux tours. Si la machine est un moteur hydraulique, le
fluide hydraulique est à pression élevée dans les capsules V
1 à V
4 en phase de croissance, et à basse pression dans les capsules V
5 à V
9 en phase de décroissance. Les capsules en phase de croissance et soumises à la pression
alternent avec les capsules en phase de décroissance et qui ne sont pas soumises à
la pression. Si la machine hydraulique fonctionne en pompe, on constate la même alternance
sauf que ce sont les capsules en phase de décroissance qui sont soumises à la pression
et les capsules en phase de croissance qui sont en cours d'admission du fluide à pomper.
[0052] Il en résulte deux conséquences. D'une part la charge radiale sur les paliers de
la machine est faible. D'autre part, il y a en chaque point de contact une autolubrification
due aux fuites entre la haute pression et la basse pression. Cette autolubrification
devrait en particulier favoriser le démarrage de la machine, sans effet de collage.
[0053] Et par ailleurs, le contact osculateur à la naissance et à la mort des capsules aux
bifurcations B
N et B
M respectivement, a d'une part comme conséquence que chaque capsule naît et meurt sur
une surface de contact relativement grande et d'autre part avec une croissance très
lente de son volume. Ces deux circonstances favorisent la réalisation d'orifices de
taille appropriée pour commencer l'alimentation et terminer le refoulement de chaque
capsule, à sa naissance et respectivement à sa mort, comme on le verra plus loin.
[0054] Les figures 2A à 2F montrent six positions angulaires successives des deux organes
profilés 1 et 2 de la machine de la figure 1, à partir de la situation représentée
à la figure 1, qui est également celle de la figure 2A. La situation représentée à
la figure 2F correspond au passage de la capsule V4 par son volume maximum. Ces vues
permettent en particulier de suivre l'évolution de la capsule qui se forme au point
B
N à la figure 2A. On voit également comment la capsule V
9 de la figure 2A vient mourir au point de bifurcation B
M à la figure 2C.
[0055] L'exemple de la figure 3 ne sera décrit que pour ses différences par rapport à celui
de la figure 1.
[0056] Le profil m-lobé 13 est maintenant extérieur au profil (m-1)-lobé 14, et appartient
à un organe profilé 11 qui est extérieur et entoure l'organe profilé 12 portant le
profil (m-1)-lobé 14.
[0057] Il y a cette fois deux courbes d'action CB
2 et CB
3 radialement au-delà du point de roulement R et une seule courbe d'action CB
1 de l'autre côté de la tangente T. Les courbes d'action sont concourantes en des points
de bifurcation B
N et B
M situés sur la tangente commune T comme précédemment, excepté que la bifurcation B
N correspondant à la naissance des capsules est maintenant située en amont relativement
au sens F de rotation pris comme exemple, par rapport à la bifurcation B
M correspondant à la mort des capsules. Au-delà du point B
M, les capsules V
2, V
3 et V
4 sont toutes en croissance puis les capsules V
5, V
6 et V
7 sont en décroissance tandis qu'il est en train de naître par osculation au point
B
N dans la situation représentée une nouvelle capsule en croissance. Il n'y a donc alternance
de capsules en croissance et en décroissance que radialement au-delà de la tangente
T. Les points de contact sont moins nombreux que dans la machine de première classe
des figures 1 et 2A à 2F.
[0058] Les figures 4A à 4F représentent six états successifs de la machine de la figure
3, à partir de la situation représentée à la figure 3, qui est également celle de
la figure 4A.
[0059] Dans la situation représentée à la figure 4F, la capsule V
4 a atteint une position où elle est symétrique par rapport à l'axe Ox de sorte que
le sens de variation de son volume est en train de changer. C'est pourquoi c'est à
cette figure qu'on a également représenté les lumières d'admission 8 et de refoulement
9 pratiquées à travers un flasque qui, par ailleurs, ferme latéralement les capsules.
La capsule V
4 ne communique ni avec la lumière 8 ni avec la lumière 9. Les capsules en phase de
croissance communiquent avec la lumière 8 qui s'étend jusqu'au point de contact arrière
C
4 de la capsule V
4. Les capsules en phase de décroissance communiquent avec la lumière de refoulement
9 qui part du point de contact avant C
5 de la capsule V
4. Le ou les flasque(s) dans le(s)quel(s) sont définies les lumières 8, 9, sont solidaires
de l'organe de liaison symbolisé par le repère Oxy.
[0060] On va maintenant décrire en référence à la figure 5, la paramétrisation particulière
permettant la mise en oeuvre des définitions géométriques de profil selon l'invention.
[0061] On considère dans le plan euclidien le cercle de centre O et de rayon 1, destiné
à constituer le cercle primitif du profil m-lobé. On choisit arbitrairement l'arc
M
0M
π, qui dans l'exemple de la figure 5 est représenté identique au dôme d'un lobe du
profil 3, y compris en ce qui concerne sa distance et son orientation par rapport
au centre O, et un rayon issu de ce centre. Par l'expression « on choisit arbitrairement
», on ne veut pas dire que tout arc peut convenir, et on donnera plus loin des conditions
nécessaires que doit vérifier ce choix. En-dehors des types d'arc à exclure, on peut
également choisir la forme et la dimension de l'arc, ainsi que sa position par rapport
au centre O en fonction de desiderata sur la géométrie recherchée, compte-tenu par
exemple des différents exemples de géométrie représentés et décrits plus loin. On
appelle « arc donné » l'arc M
0M
π, et on appelle M un point quelconque de l'arc donné. L'une des caractéristiques que
l'arc donné doit présenter est que ses normales N
0 et N
π aux extrémités M
0 et M
π soient tangentes à deux points différents du cercle primitif 6.
[0062] On appelle P et D les deux intersections de la normale à l'arc en M avec le cercle
primitif 6, le point P étant situé entre M et D. On appelle en outre N le milieu du
segment PD. On appelle 2δ l'angle DOP, mesuré entre 0 et 2π dans le sens direct, de
sorte que δ est compris entre 0 et π. On appelle σ l'angle polaire de P diminué de
δ, qui est aussi l'angle polaire de D augmenté de δ. On observe que pour δ < π/2,
σ est l'angle polaire de N et que pour δ > π/2, σ est l'angle polaire du point symétrique
de N par rapport à l'origine 0.
[0063] On appelle enfin ρ la distance MN comptée positivement.
[0064] Les grandeurs (δ, σ, ρ) sont définies univoquement par le point M. Réciproquement,
le point M est défini univoquement par ces grandeurs: on construit la demi-droite
d'origine O et d'angle polaire σ, puis les points P et D en portant les angles ±δ
à partir de cette demi-droite. Le point N est le milieu du segment PD et on construit
M en portant la longueur MN = ρ sur la droite PD du côté de P.
[0065] On choisit l'arc donné comme étant un arc différentiable sur lequel l'angle δ est
une coordonnée entre 0 et π. Cela signifie que quand le point M parcourt cet arc,
l'angle δ qui lui est associé prend une fois et une seule chaque valeur entre 0 et
π. On s'intéresse donc à des arcs dont la normale balaye régulièrement (d'une tangente
N
0 à une tangente N
π) le cercle primitif, quand on les parcourt de l'origine à l'extrémité. Ces arcs forment
deux classes suivant le sens relatif du parcours et du balayage, et ces deux classes
sont associées aux deux classes précitées de profils conjugués et par conséquent de
machines.
[0066] En choisissant δ comme paramètre le long de l'arc, l'arc est caractérisé par les
deux fonctions ρ(δ) et σ(δ). Ces deux fonctions ne sont pas indépendantes ; elles
sont liées par la relation suivante entre leurs dérivées ρ'(δ) et σ'(δ) par rapport
à δ :

[0067] L'addition d'une constante à la fonction σ(δ) correspond à une rotation globale de
l'arc autour de l'origine O. Du fait que dans les problèmes de conjugaison, on s'intéresse
à des arcs définis à une telle rotation près, il est naturel de caractériser les arcs
par la fonction ρ(δ), la fonction σ(δ) s'en déduisant par la quadrature :

cette intégration étant faite de τ = δ
0 à τ = δ, et où τ est une variable d'intégration muette et où l'arbitraire sur la
constante d'intégration δ
0 correspond à une rotation arbitraire de l'arc autour de l'origine O.
[0068] Avec ces définitions, les coordonnées cartésiennes (x(δ), y(δ)) d'un arc défini par
la fonction ρ(δ) et un choix de la constante dans σ(δ) s'écrivent :

[0070] A partir d'un arc donné défini par la fonction ρ(δ) et des arcs associés, on définit
une paire de profils conjugués.
[0071] Comme il a été indiqué plus haut, il y a deux classes de tels profils, qui correspondent
aux deux sens relatifs de balayage du cercle par la normale à l'arc donné, quand on
parcourt cet arc.
[0072] Ces deux classes sont très simplement caractérisées par le signe des dérivés ρ'(0)
et ρ'(π).
[0073] Les profils sont engendrés, pour l'un, par la concaténation (c'est à dire mise bout
à bout en conservant l'orientation relative) de l'arc donné et d'un des arcs complémentaires
: c'est le profil complété ; pour l'autre, par la concaténation des deux arcs conjugués
: c'est le profil conjugué.
[0074] L'arc donné est de première classe lorsque : ρ'(0) > 0 et ρ'(π) <0
[0075] L'étude de la régularité des raccordements montre que l'on doit avoir plus précisément
:

[0076] Dans ce cas, le profil complété est constitué par la concaténation de l'arc donné
et de l'arc complémentaire proximal, répétée par rotations de 2π/m autour de l'origine.
Le profil est d'ordre m, c'est à dire, qu'il est conservé par la rotation de 2π/m
(autour de l'origine) et qu'il présente m lobes ou dents. C'est le profil représenté
partiellement à la figure 5.
[0077] Le profil conjugué est constitué par la concaténation de l'arc conjugué proximal
et de l'arc conjugué distal, répétée par rotations de 2π/(m-1) autour du centre O'
de coordonnées (1/m, 0). Le profil est d'ordre (m-1), au même sens que précédemment.
Le rapport des vitesses de rotation est (m-1)/m.
[0078] Le profil complété est intérieur au profil conjugué.
[0079] L'arc donné est de seconde classe lorsque : ρ'(0)<0 et ρ'(π) >0.
[0080] L'étude de la régularité des raccordements montre que l'on doit avoir plus précisément
:

[0081] Dans ce cas, le profil complété est constitué par la concaténation de l'arc donné
et de l'arc complémentaire distal, répétée par rotations de 2π/m autour de l'origine.
Le profil est d'ordre m.
[0082] Le profil conjugué est constitué, comme pour la première classe, par 1a concaténation
de l'arc conjugué proximal et de l'arc conjugué distal, répétée par rotations de 2π/(m-1)
autour du centre O' de coordonnées (1/m, 0). Le profil est d'ordre (m-1). Le rapport
des vitesses de rotation est (m-1)/m.
[0083] Le profil complété est extérieur au profil conjugué.
[0084] Les inégalités portant sur ρ'(0) et ρ'(π) sont strictes. Ce point contrôle la continuité
de la courbure des profils aux raccords entre les arcs.
[0085] Ces inégalités sont nécessaires et suffisantes pour la régularité des raccords, mais
n'assurent pas la régularité des arcs eux-mêmes, qui doit être étudiée par ailleurs.
Autrement dit, toute fonction ρ(δ) ne mène pas nécessairement à une paire de profils
conjugués réguliers.
[0086] Voici quelques indications sur la régularité aux points intérieurs des arcs associés.
[0087] On peut montrer que les seules singularités susceptibles d'apparaître sur les arcs
associés à un arc donné régulier sont du type de la queue d'aronde : deux rebroussements
encadrant une auto-intersection. La condition pour que cela n'arrive pas est simplement
que le vecteur vitesse (vecteur dérivé du point courant sur l'arc par rapport au paramètre)
ne s'annule pas sur l'intervalle ]0,π[. Ces quatre vitesses (correspondant aux quatre
arcs dont sont formés les deux profils) sont des expressions dépendant de δ, de ρ(δ)
et de la dérivée ρ'(δ). La non-annulation de ces expressions est donc une contrainte
sur la fonction ρ(δ). Il faut aborder cette contrainte sous l'angle de la vérification,
faute de savoir résoudre les systèmes d'inéquations différentielles non linéaires.
Pour l'arc donné, la condition sur l'amplitude de la vitesse s'écrit :

et cette condition exprime simplement que le quotient par cos(δ) de la dérivée du
carré du rayon vecteur garde un signe constant.
[0088] Les expressions correspondantes pour les arcs associés sont moins simples. Les voici
:
pour l'arc complémentaire proximal :

pour l'arc complémentaire distal :

pour les arcs conjugués :


[0089] Une famille intéressante de paires de profils de la première classe est obtenue à
partir d'arcs d'épicycloïdes raccourcies. Il s'agit en fait de solutions typiques,
plus que d'un exemple.
[0090] Ces arcs dépendent de trois paramètres : n est l'ordre de l'épicycloïde, qu'on peut
choisir réel (positif et pas trop petit), ϕ est un paramètre angulaire compris entre
0 et π/2, qui décrit le raccourcissement (ou l'excentricité) ; enfin, ρ
0 est le paramètre de parallélisme, c'est à dire un paramètre caractérisant la distance
à l'épicycloïde de base. Le calcul de ρ(δ) et de σ(δ) donne :

[0091] La meilleure osculation des profils est trouvée pour n voisin de 2m-2 ; ρ
0 ne doit pas trop s'éloigner de 0 ; des ϕ petits correspondent à des dents fines et
quand ϕ tend vers n/2, les profils s'arrondissent et s'agrandissent sans limite ;
les valeurs raisonnables de ϕ sont vers π/3 ou π/4.
[0092] Une famille d'exemples de profils de la seconde classe est de manière similaire fournie
par :

[0093] La variabilité des paramètres (avant qu'on bute sur une singularité) est plus grande
que dans le cas précédent, notamment en ce qui concerne ρ
0.
[0094] En résumé, l'arc donné doit présenter la propriété suivante: quand on le parcourt
de son origine à son extrémité, sa normale "balaye régulièrement" le cercle primitif,
et en particulier, les normales à l'origine et à l'extrémité de l'arc sont tangentes
au primitif. Les arcs possibles se répartissent en deux classes disjointes: ceux dont
la normale balaye le cercle primitif "dans le sens opposé" du point courant M et ceux
dont la normale le balaye "dans le même sens" que le point courant M.
[0095] A ces deux possibilités correspondent les deux classes de solutions déjà discutées
en ce qui concerne le problème de conjugaison intérieure maximale. La première classe
est constituée de paires de profils tels que le profil intérieur ait un lobe de plus
que le profil extérieur; la seconde, à l'inverse, est telle que le profil intérieur
ait un lobe de moins que le profil extérieur. Ces deux classes ont des morphologies
et des propriétés très différentes comme on l'a décrit précédemment.
[0096] Dans le cas général, les formules obtenues pour les arcs sont inversibles, en ce
sens qu'on peut construire la famille des quatre arcs qui définissent les deux profils,
à partir de l'un quelconque d'entre eux. Ceci ne signifie pas qu'ils jouent des rôles
complètement symétriques: en fait, des deux arcs qui constituent chaque profil, un
des deux vient en contact avec les deux arcs de l'autre profil, et l'autre avec un
seul d'entre eux. Telle est la conjugaison maximale, dont il résulte que les courbes
d'action sont formées de trois arcs concourant en deux points de bifurcation B
M et B
N. Le passage du contact par ces "points triples" se produit au raccord entre les deux
arcs qui constituent chacun des deux profils.
[0098] Les figures 7A, 7B, 8A , 8B, 9A, 9B, montrent différentes réalisations de machines
de la première classe. Il apparaît que lorsque le nombre de lobes est petit, par exemple
égal à 2 ou à 3, les creux lobaires sont simplement des régions moins saillantes,
dont le profil peut même être convexe en ce qui concerne l'organe profilé intérieur.
[0099] Dans le cas très particulier où le profil (m-1)-lobé ne présente qu'un seul lobe
(figures 7A et 7B), le sommet de lobe et le creux de lobe sont diamétralement opposés,
si le profil est symétrique.
[0100] Les figures 10A à 10I représentent neuf variantes de géométries pour un profil intérieur
quadri-lobé dans un organe profilé extérieur tri-lobé.
[0101] Les figures 11A à 11C montrent trois exemples d'une machine de première classe à
rotor intérieur penta-lobé.
[0102] Le mode de réalisation de la figure 11B se caractérise par le fait que les deux contacts
osculateurs ont lieu simultanément, de part et d'autre d'une capsule V
1 dont le volume est alors maximal.
[0103] Et par comparaison, le mode de réalisation de la figure 11A est analogue à celui
de la figure 1, en ce sens qu'une capsule V
2 dont le bord arrière a dépassé le point de bifurcation B
M et a donc vu disparaître derrière elle une capsule V
1, n'a pas encore atteint par son bord avant l'autre point de bifurcation B
N où va naître devant elle une future nouvelle capsule V
3 qui n'est donc indiquée que par un trait mixte.
[0104] A l'opposé, dans le mode de réalisation de la figure 11C, une même capsule V
2 recouvre à la fois les deux points de bifurcation B
N, B
M, de sorte qu'elle est encore suivie par une capsule V
1 mourante et déjà précédée par une capsule V
3 naissante.
[0105] On va maintenant décrire en référence à la figure 12 un mode de distribution pour
une machine, en particulier hydraulique, de la première classe.
[0106] A la figure 12, on considère le cas de la machine de la figure 11B. On considère
qu'il y a contre chaque face radiale des organes profilés 1 et 2 un flasque fermant
latéralement les capsules à l'exception des lumières que l'on va décrire. Ces flasques
sont solidaires en rotation du profil extérieur 2. Dans le flasque situé du côté de
l'observateur à la figure 12, des lumières 16 en forme de gouttes ou de virgules dont
la pointe anguleuse coïncide avec le raccord des deux arcs constitutifs du profil
extérieur, sur le versant arrière des lobes, ont été formés à travers le flasque (le
flasque lui-même n'étant pas représenté).
[0107] A partir de leur pointe coïncidant avec le raccord des arcs constitutifs du profil
4, les lumières s'étendent d'une manière générale vers les axes O et O'. Ces lumières
16, selon qu'elles sont recouvertes ou non par l'organe profilé m-lobé, font sélectivement
communiquer les capsules avec l'admission. Dans l'autre flasque, situé à l'extrémité
axiale qui est cachée pour l'observateur de la figure 12, sont pratiquées des lumières
17 qui sont symétriques des lumières 16 par rapport à des rayons passant par les sommets
de lobes du profil (m-1)-lobé 4, et dont la pointe anguleuse coïncide avec le raccord
des deux arcs constitutifs du profil (m-1) lobé 4 sur le versant avant de chaque lobe.
Les lumières 17 communiquent avec le refoulement hydraulique de la machine.
[0108] Grâce à la particularité de la géométrie représentée, selon laquelle la capsule V
1 est adjacente d'une part à une capsule mourante au point B
M et d'autre part à une capsule naissante au point B
N, la capsule V
1 n'est isolée que pendant un court instant alors que son volume est maximal et n'est
donc pas en train de varier. A l'instant précédant, la capsule mourante communiquait
encore avec la lumière de refoulement 17 voisine tandis que la capsule V
1 communiquait avec la lumière d'admission 16. A l'instant suivant la nouvelle capsule
communiquera avec la lumière d'admission 16 correspondante, tandis que la capsule
V1 communiquera avec la lumière de refoulement 17.
[0109] La figure 12A montre qu'en remplacement ou en complément des lumières 16 et 17 on
peut également prévoir dans l'organe profilé (m-1)-lobé, des canaux d'admission 18
et de refoulement 19 qui débouchent à travers les versants respectifs des lobes du
profil extérieur 4, sensiblement aux raccords entre les deux arcs constitutifs du
profil 4 de façon à être obturés lorsque les profils sont en contact osculateur, puis
à être progressivement dégagés par la capsule se formant entre les deux contacts résultant
de la désintégration du contact osculateur, dans le cas de la naissance d'une capsule
pour l'admission, ou à être progressivement obturés en ce qui concerne le refoulement,
dans le cas de la mort d'une capsule.
[0110] Dans l'exemple représenté à la figure 13, la machine a une géométrie correspondant
à celle de la figure 1, à part le nombre de lobes. La situation est également celle
représentée à la figure 11A, mais lorsque les organes profilés 1 et 2 sont dans un
angle différent autour de leurs axes respectifs.
[0111] La situation représentée à la figure 13 correspond sensiblement à celle de la figure
2A. En observant la figure 2D, on comprend que la capsule V
4 dont le bord arrière a déjà dépassé le point de bifurcation B
M et communiquerait par conséquent déjà avec la lumière de refoulement d'une distribution
selon la figure 12 n'a toujours pas atteint le point B
N et communiquerait donc toujours avec la lumière d'admission d'une telle distribution,
ce qui est d'ailleurs nécessaire puisque le volume de la capsule V
4 est encore en train de croître. C'est donc la communication avec la lumière de refoulement
qu'il faut supprimer. C'est pourquoi il est prévu à la figure 13 un masque 21 solidaire
du carter (de l'organe de liaison) et qui s'étend sur une certaine distance angulaire
vers l'avant relativement au sens de rotation défini par la flèche F, à partir du
point de bifurcation B
M, pour occulter la lumière de refoulement dans cette zone.
[0112] Pour des raisons tout à fait symétriques, un masque 22 est prévu pour occulter les
lumières d'admission sur une certaine zone angulaire à partir du point de bifurcation
B
N vers l'arrière relativement au sens de rotation.
[0113] Dans la situation représentée à la figure 11C, la capsule V
2 subit des variations de volume entre le moment où son bord avant vient recouvrir
le point de bifurcation B
N et jusqu'à ce que son bord arrière ne recouvre plus l'autre point de bifurcation
B
M.
[0114] Dans cette plage angulaire, la capsule V
2 ne communiquerait plus avec aucune des lumières d'une distribution telle que celle
de la figure 12. Pour pallier cette difficulté, des communications supplémentaires,
commandées par exemple par une came lorsqu'une capsule telle que V
2 passe dans cette zone, sont en principes nécessaires, où autres solutions analogues.
[0115] La figure 14 représente une réalisation particulièrement préférée pour une machine
ayant un profil selon la figure 1. Le principe de distribution est le même qu'à la
figure 12, et dans chaque plan perpendiculaire aux axes les profils 3 et 4 sont ceux
de la figure 1. Toutefois, d'un plan à l'autre, chaque profil 3 ou 4 est décalé angulairement
d'un pas déterminé autour de son axe respectif de façon à donner à l'ensemble des
organes profilés une allure hélicoïde. Le décalage angulaire entre les profils des
deux extrémités est tel que dans la situation représentée où la capsule V
5 côté admission atteint le point de bifurcation B
N, cette capsule ayant elle-même une allure hélicoide vient juste de quitter par son
bord arrière l'autre osculation à l'autre point de bifurcation B
M. On rétablit ainsi grâce à l'hélicité la situation qui était obtenue par un profil
dans un seul plan dans le cas des figures 11B et 12, à savoir qu'une même cavité est
adjacente à une cavité naissante par son bord avant et à une cavité mourante par son
bord arrière. Cette cavité V
5 n'est donc isolée qu'à un court instant où la vitesse de variation instantanée de
son volume est égale à zéro. A la figure 14, on a représenté en trait plein les sommets
du profil 3 de l'organe profilé intérieur et en trait mixte avec des croix certains
des sommets des lobes du profil de l'organe profilé extérieur 4. Les centres O et
O' des profils des plans successifs sont alignés selon des axes de rotation parallèles
qui sont également parallèles à une droite R
R sur laquelle s'alignent les points de roulements R.
[0116] La figure 15 représente schématiquement un exemple de réalisation d'une machine de
première classe selon l'invention. L'organe profilé intérieur 1 est solidaire d'un
arbre 23 d'entraînement qui est moteur dans le cas d'une pompe et récepteur dans le
cas d'un moteur hydraulique. L'arbre 23 est supporté en rotation, de part et d'autre
de l'organe profilé 1, par deux paliers 24 dans un carter fixe 25 qui constitue l'organe
de liaison selon l'invention. L'organe profilé extérieur 2 est supporté en rotation
par des paliers périphériques 26 installés entre la paroi périphérique extérieure
de l'organe profilé 2 et une couronne périphérique 27 faisant partie du carter 25.
L'axe géométrique de l'arbre 23 correspond au centre O alors que l'axe géométrique,
non représenté, des paliers 26 correspond au centre O'. Dans la zone où sont formés
les profils 3 et 4, les organes profilés 1 et 2 sont installés entre deux flasques
28,29 à travers lesquels sont formées les lumières d'admission 16 et respectivement
de refoulement 17.
[0117] Les organes profilés 1 et 2 ont des faces d'extrémité planes et coplanaires sur lesquelles
s'appuient de manière étanche et glissante des faces d'extrémité planes correspondantes
des flasques 28 et 29 de façon à fermer les capsules sauf pour ce qui concerne les
communications établies sélectivement par les lumières 16 et 17.
[0118] Il y a entre chaque flasque 28 ou 29 et une paroi d'extrémité correspondante 31 ou
32 du carter, une butée axiale respective 33, 34. Les flasques 28, 29 sont liés en
rotation avec l'organe profilé extérieur 2 tout en étant libres en translation par
rapport à celui-ci grâce à des cannelures 36. L'espace intérieur compris entre la
paroi d'extrémité 31 du carter d'une part et le flasque 28 et la face correspondante
de l'organe profilé 1 d'autre part est aménagé en chambre soumise à la pression d'admission.
De même, une chambre soumise à la pression de refoulement est formée entre l'autre
paroi d'extrémité 32 du carter d'autre part et l'autre flasque 29 ainsi que l'autre
face d'extrémité de l'organe profilé intérieur 1 d'autre part. Ces deux chambres sont
fermées par des dispositifs d'étanchéité dynamiques 38, 39, 41, 42 qui empêchent le
fluide hydraulique d'accéder aux paliers 24 et 26, et empêchent les deux chambres
de communiquer l'une avec l'autre entre l'organe profilé extérieur 2 et la couronne
27 du carter.
[0119] En service, celle des deux chambres qui est soumise à la haute pression (l'admission
dans le cas d'un moteur et le refoulement dans le cas d'une pompe) comprime l'empilement
axial constitué par les deux flasques et les deux organes profilés 1 et 2 montés en
sandwich entre eux, en appui axial contre la butée axiale de la chambre opposée. L'aire
exposée à la pression pour fournir cette force pressante axiale est choisie pour que
la poussée axiale soit appropriée pour réaliser l'étanchéité entre les flasques et
les organes profilés, mais sans être excessive.
[0120] En outre, si les organes profilés sont hélicoïdes comme décrit en référence à la
figure 14, la poussée axiale ainsi crée doit être suffisante pour équilibrer la tendance
des organes profilés à se « dévisser » l'un par rapport à l'autre sous l'action des
forces de travail s'exerçant entre les profils 3 et 4.
[0121] Par exemple, si avec le mode de réalisation représenté à la figure 15 la poussée
axiale retenue est trop forte, on peut reporter radialement vers l'extérieur au-delà
des butées axiales 33 et 34, donc entre chaque flasque et la paroi d'extrémité 31
correspondante du carter, les dispositifs d'étanchéité 41 et 42 représentés comme
agissant au contact de l'arbre 23. Par ailleurs, l'arbre 23 doit être monté avec une
certaine liberté de coulissement axial pour permettre le flottement axial de l'organe
profilé 1 entre les flasques 31 et 32. L'organe profilé extérieur 2 est libre en rotation
de sorte que son entraînement résulte de sa coopération avec l'organe profilé 1 et
le fluide de travail.
[0122] Dans l'exemple représenté à la figure 16, la machine est à cylindrée variable. Pour
cela, les organes profilés 1 et 2 sont axialement coulissants l'un par rapport à l'autre.
Dans l'exemple représenté, l'organe profilé 2 est fixe axialement en s'appuyant contre
le carter 25 par l'intermédiaire d'une butée axiale 53 et d'un flasque 51. L'organe
profilé 1 est axialement coulissant par rapport au carter au moyen d'un actionneur
49 qui n'est que schématiquement représenté, agissant sur l'organe 1 par l'intermédiaire
d'une butée axiale 54 et d'un flasque 52. Le flasque 51 s'appuie de manière étanche
contre une face d'extrémité plane de l'organe profilé extérieur 2 et présente en tant
que bord radialement intérieur une face profilée 47 qui est exactement complémentaire
du profil 3 de l'organe profilé 1. Ainsi, le flasque 51 est en contact étanche avec
le profil 3 sur tout le pourtour de l'organe profilé 1, pour coulisser axialement
par rapport à l'organe profilé 1 tout en étant entraîné en rotation par l'organe profilé
1.
[0123] De façon semblable, le flasque 52 est appuyé de façon étanche contre une face d'extrémité
plane de l'organe profilé 1 et présente sur son pourtour extérieur une face profilée
48 qui est exactement complémentaire du profil 4 de l'organe profilé 2 de façon à
s'y appuyer de manière étanche, axialement coulissante, et assurant l'entraînement
en rotation du flasque 52 avec l'organe profilé 2. La distribution est assurée par
des canaux 18, 19 selon le mode de réalisation de la figure 12A.
[0124] Les figures 17A à 22B représentent divers modes de réalisation, chacun en deux états
de fonctionnement, pour des machines de la seconde classe, avec des nombres de lobes
allant de 1 pour l'organe profilé intérieur et 2 pour l'organe profilé extérieur (figures
17A et 17B), à 7 pour l'organe profilé intérieur et 8 pour l'organe profilé extérieur
(figures 22A et 22B).
[0125] Par comparaison avec le mode de réalisation des figures 19A et 19B dans le cas où
l'organe profilé intérieur est tri-lobé et l'organe profilé extérieur est quadri-lobé,
les figures 23A à 25B représentent trois autres géométries possibles qui illustrent
la grande variété des géométries réalisables pour les machines de seconde classe.
[0126] Dans le cas des machines de seconde classe, il y a deux courbes d'action du côté
du point de roulement et une seule du côté opposé. Les courbes extérieures sont des
arcs simples. La courbe intérieure peut présenter une boucle dont le point double
est le point de roulement ; ce n'est pas une singularité des profils. Au moment où
le contact passe par le point de roulement, le mouvement relatif des deux profils
est un roulement sans glissement. Dans les cas limites pour lesquels la courbe d'action
présente au point de roulement un point de rebroussement, la vitesse du point de contact
s'y annule.
[0127] La description du cycle capsulaire est un peu compliquée par la possible occurrence
du phénomène de "scission capsulaire" brièvement décrit ci-après. Dans tous les cas,
une capsule naît au passage des versants avant des lobes du profil extérieur par le
contact osculateur, à l'intersection B
N des courbes d'action située en amont de l'axe O
x portant le point R. Elle passe par son maximum après une rotation d'un peu plus d'un
demi-tour. La capsule est alors du côté opposé au point de roulement par rapport aux
pivots. La fermeture de la capsule est symétrique de son ouverture, et la "durée de
vie" de la capsule est un peu supérieure à un tour.
[0128] Le phénomène de scission capsulaire est susceptible de se produire pour des capsules
au voisinage de leur naissance ou de leur mort, c'est-à-dire quand deux lobes sont
fortement engagés l'un dans l'autre du côté du point de roulement. Les volumes des
capsules concernées sont petits. Le décours est le suivant: en un point intérieur
à une capsule en cours de fermeture, les deux profils viennent en un contact osculateur
exceptionnel, et la capsule est coupée en deux sous-capsules. Le nouveau contact osculateur
se désintègre en deux contacts simples entre lesquels naît une nouvelle capsule. Chacun
de ces deux contacts rejoint le bord correspondant d'une des deux sous-capsules en
cours de fermeture et celles-ci disparaissent (en général à des instants différents),
l'une de manière normale au passage par la confluence des courbes d'action, et l'autre
de manière exceptionnelle à travers une osculation qui disparaît sur place. En ce
point la nouvelle capsule coalesce avec une autre nouvelle capsule qui est née normalement
à la bifurcation des courbes d'action.
[0129] Ce phénomène un peu délicat de scission capsulaire a lieu dans le cas où les profils
deviennent tangents à la courbe d'action externe du côté du point de roulement, mais
en-dehors de l'axe Ox.
[0130] Les figures 26A et 26B représentent une géométrie particulièrement bien adaptée à
la réalisation d'un compresseur. Il s'agit d'une machine de deuxième classe, avec
une organe profilé intérieur di-lobé et un organe profilé extérieur tri-lobé. Une
machine de ce genre et plus généralement une machine selon l'invention a pour la réalisation
d'un compresseur les particularités avantageuses suivantes, qui vont l'une et l'autre
dans le sens de la limitation des fuites :
- les capsules sont entièrement vidées; on peut donc par un simple clapet supprimer
le reflux vers la basse pression ;
- la courbure relative des surfaces en "contact" (en général, ces machines ne sont pas
auto-entraînées et on ne va pas jusqu'au contact) est bornée ; les fuites se font
donc à travers un passage qui est non seulement aussi étroit que le permet la précision
de fabrication, mais qui de plus reste étroit sur une certaine longueur.
[0131] On souhaite élever le maximum d'obstacles entre le versant à basse pression et le
versant à haute pression du compresseur. Il est donc naturel de s'intéresser plutôt
à la deuxième classe de profils conjugués: en effet, pendant la phase de croissance,
les capsules consécutives restent à la pression d'admission, et pendant la phase de
décroissance du volume, la compression est progressive. Il n'y a qu'en fin de compression
que la capsule en cours de fermeture est adjacente à deux capsules à basse pression:
le long de la courbe d'action externe avec une capsule naissante et le long de la
courbe d'action interne avec une capsule en croissance. Dans les deux cas les surfaces
en contact ont leurs concavités dans le même sens et la courbure relative est petite
(elle s'annule en fin de refoulement). On choisira un profil qui comme celui des figures
26A et 26B ne donne pas lieu à scission capsulaire.
[0132] L'exécution hélicoide est possible et on y retrouve les bonnes qualités de contact
du cas droit.
[0133] Dans le cas d'un compresseur, on peut préférer garder fixe le profil extérieur (qui
devient alors celui du carter) et donner au rotor un mouvement planétaire, l'organe
de liaison est alors en rotation par rapport au carter autour de l'axe 0 de l'organe
profilé extérieur.
[0134] Le cas du compresseur est aussi celui où les propriétés du fluide changent entre
l'admission et le refoulement; de plus, les paramètres à optimiser ne sont pas les
mêmes à l'admission (limitation de la perte de charge) et au refoulement (limitation
des fuites). Pour ces raisons, on peut préférer utiliser des profils asymétriques.
Un exemple en est donné aux figures 27A et 27B.
[0135] Dans l'exemple représenté aux figures 28A à 28F, un organe profilé intermédiaire
62 comporte un premier profil 64 d'ordre m-1 sur sa face radialement intérieure, et
un deuxième profil 74 d'ordre (m-1) sur sa face radialement extérieure. Les deux profils
ont même cercle primitif centré en O'. Chacun des profils (m-1)-lobés 64, 74, coopère
avec un profil m-lobé 63, 73 d'un organe profilé 61 qui est représenté fixe dans cet
exemple. Les deux profils 63, 73 ont également un cercle primitif commun, qui est
centré en O. Les profils 63 et 64 forment une machine de la première classe selon
l'invention et les profils 73 et 74, une machine de la deuxième classe selon l'invention.
[0136] Dans l'exemple représenté aux figures 29A à 29F, la différence est que l'organe profilé
intermédiaire 82 porte deux profils m-lobés coopérant avec deux profils (m-1)-lobés
appartenant à l'organe profilé 81.
[0137] Une telle géométrie pourrait permettre de fabriquer un moteur thermique à combustion
interne dans lequel, par exemple, la machine intérieure servirait à l'admission et
à la compression, tandis que la machine extérieure servirait à la détente et à l'échappement.
[0138] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés.
[0139] Dans les exemples décrits, et plus particulièrement dans celui de la figure 15, l'organe
profilé intérieur est entraîné en rotation et l'organe profilé extérieur tourne grâce
au moment de rotation transmis aux points de contact entre l'organe profilé intérieur
et l'organe profilé extérieur qui est libre en rotation dans le carter. En outre,
dans le fonctionnement en moteur, la pression du fluide hydraulique tend à faire évoluer
les cavités soumises à cette pression dans le sens de l'agrandissement de leur volume,
ce qui contribue à solliciter l'organe profilé extérieur dans le sens de rotation
voulu. Mais on peut également prévoir un entraînement extérieur, par exemple par engrenage,
qui contraint les deux organes profilés à tourner dans un rapport de vitesse correspondant
au rapport du nombre de leurs lobes. On peut également entraîner l'organe profilé
extérieur et laisser libre l'organe profilé intérieur. On peut encore fixer l'un des
deux organes profilés au carter et entraîner l'autre organe profilé dans un mouvement
planétaire en faisant tourner le centre du cercle primitif de l'autre organe profilé
autour du centre du cercle primitif de l'organe profilé fixe. Dans cette configuration,
on peut laisser ledit autre organe profilé se positionner librement autour de son
propre axe ou au contraire déterminer, par exemple par un engrenage, sa position angulaire
en fonction de la position angulaire de l'organe de liaison autour du centre de l'organe
profilé fixe.
[0140] L'invention est compatible avec le principe Moineau selon lequel, comme décrit dans
le US-A-1 892 217, la forme hélicoïde des deux organes profilés s'étend sur suffisamment
de pas d'hélice pour qu'aucune cavité ne débouche simultanément aux deux extrémités
axiales de la machine. Grâce à la précision et la qualité de la géométrie selon l'invention,
il est possible de limiter le décalage angulaire total entre les profils aux deux
extrémités de la machine à une valeur à peine supérieure à la durée de vie de la capsule
dans chaque plan perpendiculaire aux axes..
[0141] Le pas d'hélice n'est pas nécessairement le même tout le long de la machine, et on
peut encore faire varier le profil le long des axes de la machine. Ceci permet par
exemple de réaliser un compresseur ou une machine de détente dans laquelle le volume
des capsules en cours de transfert varie progressivement.
1. Machine à capsulisme comprenant :
- deux organes profilés (1, 2 ; 12, 11), intérieur et respectivement extérieur, qui
portent un profil annulaire intérieur et respectivement un profil annulaire extérieur
(3, 4 ; 14, 13),
- un organe de liaison (25) lié de façon rotative avec chacun des deux organes profilés
(1, 2 ; 12, 11) selon un axe de rotation respectif (O, O' ; O', O),
et dans laquelle :
- les profils sont l'un (3 ; 13) m-lobé, l'autre (4 ; 14) (m-1)-lobé, et sont définis
autour de l'axe de rotation de leur organe profilé respectif par m et respectivement
(m-1) motif(s) comprenant un arc de dôme de lobe et un arc de creux de lobe,
- chaque profil est l'enveloppe de l'autre lors de rotations relatives des organes
profilés autour de leur axe de rotation respectif avec engrènement de leurs profils
qui définissent entre eux les contours de capsules, et roulement sans glissement entre
deux cercles primitifs centrés sur les axes de rotation respectifs,
caractérisée en ce que dans les positions relatives des organes profilés (1, 2 ; 12, 11) pour lesquelles
un point de contact (C
2) entre les profils se trouve sur la tangente (T) aux deux cercles primitifs (6, 7)
en leur point de roulement mutuel (R), les organes profilés (1,' 2 ; 12, 11) présentent
audit point de contact des courbures continues égales et de même sens ayant pour centre
commun ledit point de roulement (R).
2. Machine selon la revendication 1,
caractérisée en ce que :
- les points M d'un arc donné qui est l'un des deux arcs du profil m-lobé étant définis
par deux fonctions ρ(δ) et σ(δ) reliant des paramètres ρ, δ, et σ qui sont :
ρ : mesurée le long de la normale à l'arc au point M, la distance entre le point M
et le milieu N entre les deux points d'intersection P et D, proximal et respectivement
distal, de ladite normale avec le cercle primitif de centre O du profil m-lobé, et
de rayon supposé égal à 1, le point d'intersection proximal P étant situé entre le
point M de l'arc donné et le point d'intersection distal D,
δ : demi-distance angulaire entre D et P par rapport au centre O, mesurée dans le
sens direct,
σ : angle polaire du point d'intersection proximal par rapport à O, diminué de δ,
les fonctions ρ(δ) et σ(δ) ayant un domaine de définition allant de δ=0 à δ=π,
- deux arcs du motif du profil (m-1)-lobé sont un arc conjugué proximal et un arc
conjugué distal définis ci-après dans un repère cartésien ayant pour origine le centre
O du cercle primitif associé au profil m-lobé :
a) arc conjugué proximal :


b) arc conjugué distal :


3. Machine selon la revendication 2,
caractérisée en ce que la dérivée ρ' par rapport à δ pour δ = 0 et δ = π satisfait les inégalités strictes
suivantes :
en ce que le profil m-lobé est intérieur au profil (m-1)-lobé, et
en ce que le motif m-lobé est complété par un arc complémentaire proximal défini par ses coordonnées
dans ledit repère cartésien :
5. Machine selon la revendication 3 ou 4
caractérisée en ce que les fonctions ρ(δ) et σ(δ) sont :

qui définissent l'arc donné comme une courbe parallèle à une épicycloïde raccourcie
et où :
n est un nombre réel qui est l'ordre de l'épicycloïde
ϕ est un paramètre angulaire, compris entre 0 et π/2,
qui décrit le raccourcissement
ρ0 est un paramètre caractérisant la distance à l'épicycloïde de base.
6. Machine selon la revendication 5, caractérisée, en ce qu'on prend n voisin de 2m-2.
7. Machine selon l'une des revendications 3 à 6,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- deux flasques (28, 29) entre lesquels sont installés les organes profilés (1, 2),
et qui sont liés en rotation avec l'un des organes profilés ;
- des lumières d'admission (16) à travers un premier (28) des flasques au voisinage
d'un versant de chacun des dômes de lobe du profil de l'organe profilé auquel les
flasques (28, 29) sont liés en rotation ;
- des lumières de refoulement (17) à travers un deuxième des flasques au voisinage
d'un autre versant de chacun desdits dômes de lobe.
8. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens (21, 22) pour obturer sélectivement certaines au moins des
lumières dans au moins une zone angulaire voisine d'une intersection entre une tangente
commune (T) des cercles primitifs (6, 7) et d'autre part des courbes d'action (CA1, CA2, CA3) définies par les trajectoires des points de contact entre profils.
9. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'il y a entre un profil des organes profilés (1, 2) du côté de l'un des flasques et
un profil des organes profilés du côté de l'autre flasque un décalage angulaire tel
que chaque capsule (V5-FIG 15) passant par le maximum de son volume cesse de communiquer avec une lumière
(16) à travers l'un des flasques sensiblement au moment où elle commence à communiquer
avec une lumière (17) à travers l'autre flasque.
10. Machine selon l'une des revendications 3 à 9, caractérisé en ce qu'elle comprend dans l'organe profilé extérieur, des canaux de distribution (18, 19)
débouchant d'une part dans le profil (4) au raccord des arcs et communiquant pour
un versant des dômes de lobe avec l'admission et pour l'autre versant des dômes de
lobe avec le refoulement.
11. Machine selon la revendication 2,
caractérisée en ce que la dérivée ρ' par rapport à δ pour δ = 0 et δ = π satisfait les inégalités strictes
suivantes :
en ce que le profil m-lobé est extérieur au profil (m-1)-lobé ; et
en ce que le motif m-lobé est complété par un arc complémentaire distal défini par ses coordonnées
dans ledit repère cartésien de centre O :
13. Machine selon la revendication 11 ou 12, caractérisée en ce que les profils ne passent que par un seul point de tangence avec la trajectoire la plus
externe (CB3) suivie par les points de contact.
14. Machine selon l'une des revendications 11 à 13,
caractérisée en ce que les fonctions ρ(δ) et σ(δ) sont:

qui définissent l'arc donné comme une courbe parallèle à une épicycloïde raccourcie
et où :
n est un nombre réel qui est l'ordre de l'épicycloïde
ϕ est un paramètre angulaire, compris entre 0 et π/2,
qui décrit le raccourcissement
ρ0 est un paramètre caractérisant la distance à l'épicycloïde de base.
15. Machine selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que chaque lobe est symétrique par rapport à un plan axial passant par le sommet du lobe.
16. Machine selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que chaque lobe est dissymétrique par rapport à un plan axial passant par le sommet du
lobe.
17. Machine selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisée en ce que l'organe de liaison est solidaire d'un carter (25), et en ce que l'un des organes profilés est au moins indirectement lié en rotation avec un arbre
d'entraînement (23).
18. Machine selon la revendication 17, caractérisée en ce que l'autre organe profilé est libre en rotation autour de son axe de rotation.
19. Machine selon l'une des revendications 1 à 18, caractérisée en ce que les profils sont évolutifs chacun le long de l'axe de rotation de son organe profilé
respectif, les points de tangence des cercles primitifs étant alignés sur une droite
parallèle au deux axes de rotation.
20. Machine selon la revendication 19, caractérisée en ce que les profils sont évolutifs par décalage angulaire d'un profil constant autour de
l'axe de rotation.
21. Machine selon la revendication 20, caractérisée en ce que les profils évoluent en hélice à pas constant.
22. Machine selon l'une des revendications 1 à 18 ou 21, caractérisée en ce que les profils sont constants le long de leur axe de rotation respectif, présentent
un pas de décalage angulaire constant, fini ou infini, le long de leur axe de rotation
respectif, en ce que les organes profilés sont déplaçables axialement l'un par rapport à l'autre, et en ce que la machine comprend à chaque extrémité un flasque (51, 52) complémentaire de l'un
respectif des profils et appuyé de façon étanche contre une face d'extrémité de l'organe
profilé portant l'autre profil.
23. Machine selon l'une des revendications 19 à 21, caractérisée en ce que le décalage angulaire des profils d'une face d'extrémité des organes profilés à l'autre
est à peine supérieur à l'angle de durée de vie de chaque capsule par rapport à l'organe
profilé respectif.
24. Machine selon l'une des revendications 1 à 23, caractérisée en ce que les organes profilés sont montés entre deux flasques (28, 29) fermant les capsules
en leurs extrémités axiales, et en ce que la machine comprend des moyens presseurs pour presser axialement les flasques contre
les organes profilés.
25. Machine selon la revendication 24, caractérisé en ce que chaque flasque (28, 29) est solidaire en rotation de l'un des organes profilés.
26. Machine selon la revendication 24 ou 25, caractérisée en ce que les moyens presseurs sont des moyens pour soumettre à la haute pression du fluide
de travail au moins une partie d'une face extérieure d'un premier des flasques pour
pousser le premier flasque contre les organes profilés et pousser ainsi les organes
profilés contre le deuxième flasque.
27. Machine selon la revendication 26, caractérisée en ce que la machine comprend des moyens de distribution qui comprennent au moins une lumière
(16, 17) formée dans le premier flasque (28, 29) pour le fluide de travail à haute
pression.
28. Machine selon la revendication 27, caractérisée en ce que les moyens de distribution comprennent au moins une lumière formée dans le deuxième
flasque pour le fluide basse pression.
29. Machine selon la revendication 27 ou 28, caractérisée en ce que les lumières (28, 29) sont liés en rotation avec l'organe profilé extérieur (2).
30. Machine selon l'une des revendications 1 à 26, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de distribution qui comprennent des lumières liées en rotation
avec l'un des organes profilés, de préférence l'organe profilé (m-1)-lobé (2), et
qui sont sélectivement découvertes et masquées par l'autre organe profilé (1).
31. Machine selon la revendication 5 ou 30, caractérisée en ce que les lumières présentent des pointes coïncidant avec le point de raccord des arcs
composant le profil dont les lumières (16,17) sont solidaires, du côté naissance des
capsules pour les lumières d'admission et du côté mort des capsules pour les lumières
de refoulement.
32. Machine selon l'une des revendications 1 à 30, caractérisée en ce que l'un des organes profilés (61, 81) porte deux profils m-lobés l'un sur une face annulaire
radialement intérieure et l'autre sur une face annulaire radialement extérieure, qui
ont un même cercle primitif et coopèrent chacun avec un profil (m-1)-lobé, et en ce que les profils (m-1)-lobés ont même cercle primitif et sont portés par l'autre organe
profilé.
33. Machine selon la revendication 32, caractérisée en ce que les deux profils m-lobés (83, 93) sont tournés à l'opposé l'un de l'autre et se trouvent
radialement entre les deux profils (m-1)-lobés (84, 94).
34. Machine selon la revendication 32, caractérisée en ce que les deux profils m-lobés (63, 73) sont tournés l'un vers l'autre et se trouvent radialement
de part et d'autre des deux profils (m-1)-lobés (64, 74).
1. A displacement machine comprising:
- two profiled members (1, 2; 12, 11), inner and outer respectively, that have an
annular inner profile and an annular outer profile respectively (3, 4; 14, 13),
- a connecting member (25) rotatably connected to each of the profiled members (1,
2; 12, 11) along a respective axis of rotation (0, O'; O', O),
and in which:
- one of the profiles (3; 13) is m-lobed and the other (4; 14) is (m-1)-lobed, and
they are defined around the axis of rotation of their respective profiled member by
m and (m-1) respectively, pattern(s) comprising a lobe dome arc and a lobe hollow
arc,
- each profile is the envelope of the other during relative rotations of the profiled
members around their respective axis of rotation with meshing of their profiles, which
define the chamber contours between them, and slideless rolling between two pitch
circles centred on the respective axes of rotation,
characterised in that the relative positions of the profiled members (1, 2; 12, 11) for which a contact
point (C
2) between the profiles is located on the tangent (T) to the two pitch circles (6,
7) at their mutual rolling point (R), the profiled members (1, 2; 12, 11) have at
said contact point equal continuous curvatures which are in the same direction and
which have said rolling point (R) as their common centre.
2. A machine according to claim 1,
characterised in that:
- the points M on a given arc that is one of the two arcs of the m-lobed profile being
defined by two functions ρ(δ) and σ(δ) connecting parameters ρ, δ and σ, which are:
ρ: measured along the normal to the arc at point M, the distance between point M and
the middle N between the two intersection points P and D, proximal and distal respectively,
of the said normal with the pitch circle with centre O of the m-lobed profile, and
with a radius assumed equal to 1, the proximal intersection point P being located
between point M on the given arc and the distal intersection point D,
δ: angular half-distance between D and P relative to the centre O, measured clockwise,
σ: polar angle of the proximal intersection point P relative to O, minus δ,
the functions ρ(δ) and σ(δ) having a domain of between δ=0 and δ=π,
- two arcs of the pattern of the (m-1)-lobed profile are a proximal conjugate arc
and a distal conjugate arc defined below in a Cartesian reference system with their
origin at the centre O of the pitch circle associated with the m-lobed profile:
a) proximal conjugate arc:


b) distal conjugate arc:


3. A machine according to claim 2,
characterised in that the derivative ρ' relative to δ where δ = 0 and δ = π satisfies the following strict
inequalities:
in that the m-lobed profile is inside the (m-1)-lobed profile, and
in that the m-lobed profile is complemented by a proximal complementary arc defined by its
coordinates in the said Cartesian reference system:
5. A machine according to claim 3 or 4,
characterised in that the functions ρ(δ) and σ(δ) are:

that define the given arc as a curve parallel to a shortened epicycloid, and where:
n is a real number that is the order of the epicycloid,
ϕ is an angular parameter of between 0 and π/2, which describes the shortening,
ρ0 is a parameter characterising the distance to the base epicycloid.
6. A machine according to claim 5, characterised in that n is taken as close to 2m-2.
7. A machine according to any one of claims 3 to 6,
characterised in that it comprises:
- two flanges (28, 29) between which the profiled members (1, 2) are installed, and
which are connected for common rotation with one of the profiled members;
- inlet ports (16) through a first (28) of the flanges near a side of each of the
lobe domes of the profile of the profiled member with which the flanges (28, 29) are
connected for common rotation therewith;
- discharge ports (17) through a second of the flanges near another side of each of
the said lobe domes.
8. A machine according to claim 7, characterised in that it comprises means (21, 22) for selectively closing at least some of the ports in
at least an angular area close to an intersection between a common tangent (T) of
the pitch circles (6, 7) and on the other hand action curves (CA1, CA2, CA3) defined by the trajectories of the contact points between profiles.
9. A machine according to claim 7, characterised in that there is an angular displacement between a profile of the profiled members (1,2)
on the side of one of the flanges and a profile of the profiled members on the side
of the other flange, such that each chamber (V5 - FIG. 15) passing through its maximum volume ceases to communicate with a port (16)
through one of the flanges approximately at the moment when it starts to communicate
with a port (17) through the other flange.
10. A machine according to any one of claims 3 to 9, characterised in that it comprises in the profiled outer member, distribution channels (18, 19) opening
on the one hand into the profile (4) at the connection of the arcs and communicating
on one side of the lobe domes with the intake and on the other side of the lobe domes
with the discharge.
11. A machine according to claim 2,
characterised in that the derivative ρ' relative to δ where δ = 0 and δ = π satisfies the following strict
inequalities:
in that the m-lobed profile is outside the (m-1)-lobed profile;
and
in that the m-lobed pattern is complemented by a distal complementary arc defined by its
coordinates in the said Cartesian reference system with centre O:
13. A machine according to claim 11 or 12, characterised in that the profiles only pass through a single point of tangency with the outermost trajectory
(CB3) followed by the contact points.
14. A machine according to any one of claims 11 to 13,
characterised in that the functions ρ(δ) and σ(δ) are:

that define the given arc as a curve parallel to a shortened epicycloid and where:
n is a real number that is the order of the epicycloid,
ϕ is an angular parameter of between 0 and π/2, which describes the shortening,
ρ0 is a parameter characterising the distance to the base epicycloid.
15. A machine according to any one of claims 1 to 14, characterised in that each lobe is symmetrical relative to an axial plane passing through the lobe vertex.
16. A machine according to any one of claim 1 to 14, characterised in that each lobe is dissymmetrical relative to an axial plane passing through the lobe vertex.
17. A machine according to any one of claims 1 to 16, characterised in that the connecting member is firmly attached to a housing (25), and in that one of the profiled members is at least indirectly connected to a drive shaft (23)
for common rotation therewith.
18. A machine according to claim 17, characterised in that the other profiled member rotates freely around its axis of rotation.
19. A machine according to any one of claims 1 to 18, characterised in that the profiles are each subject to evolution along the axis of rotation of their respective
profiled member, the points of tangency of the pitch circles being aligned on a straight
line parallel to the two axes of rotation.
20. A machine according to claim 19, characterised in that the profiles are subject to evolution by angular displacement of a constant profile
around the axis of rotation.
21. A machine according to claim 20, characterised in that the profiles evolution is in a constant pitch helix fashion.
22. A machine according to any one of claims 1 to 18 or 21, characterised in that the profiles are constant along their respective axis of rotation, have a constant
angular displacement pitch, finite or infinite, along their respective axis of rotation,
in that the profiled members are axially movable relative to each other, and in that the machine comprises at each end a flange (51, 52) complementary to a respective
one of the profiles and leak-tightly resting against an end surface of the profiled
member holding the other profile.
23. A machine according to any one of claims 19 to 21, characterised in that the angular displacement of the profiles from one end surface of the profiled members
to the other is hardly greater than the lifetime angle of each chamber relative to
the respective profiled member.
24. A machine according to any one of claims 1 to 23, characterised in that the profiled members are mounted between two flanges (28, 29) closing the chambers
at their axial ends, and in that the machine comprises pressing means to press the flanges axially against the profiled
members.
25. A machine according to claim 24, characterised in that each flange (28, 29) is connected for common rotation with one of the profiled members.
26. A machine according to claim 24 or 25, characterised in that the pressing means are means of subjecting at least part of the outer surface of
a first of the flanges to the high pressure of the working fluid to push the first
flange against the profiled members and thus push the profiled members against the
second flange.
27. A machine according to claim 26, characterised in that the machine comprises distribution means that comprise at least one port (16, 17)
formed in the first flange (28, 29) for the high-pressure working fluid.
28. A machine according to claim 27, characterised in that the distribution means comprise at least one port formed in the second flange for
the low-pressure fluid.
29. A machine according to claim 27 or 28, characterised in that the ports (28, 29) are connected for common rotation with the outer profiled member
(2).
30. A machine according to any one of claims 1 to 26, characterised in that it comprises distribution means that comprise ports connected for common rotation
with one of the profiled members, preferably the (m-1)-lobed profiled member (2),
and that are selectively revealed and hidden by the other profiled member (1).
31. A machine according to claim 5 or 30, characterised in that the ports have tips coinciding with the connection point of the arcs forming the
profile with which the ports (16, 17) are integral, on the profile side where the
chambers appear for the inlet ports and on the profile side where the chambers disappear
for the discharge ports.
32. A machine according to any one of claims 1 to 30, characterised in that one of the profiled members (61, 81) has two m-lobed profiles, one on a radially
inner annular surface and the other on a radially outer annular surface, which have
the same pitch circle and each cooperate with an (m-1)-lobed profile, and in that the (m-1)-lobed profiles have the same pitch circle and are held by the other profiled
member.
33. A machine according to claim 32, characterised in that the two m-lobed profiles (83, 93) are facing away from each other and are radially
between the two (m-1)-lobed profiles (84, 94).
34. A machine according to claim 32, characterised in that the two m-lobed profiles (63, 73) are facing towards each other and are radially
on either side of the two (m-1)-lobed profiles (64, 74).
1. Maschine mit Kapselsystem, umfassend:
- zwei profilierte Organe (1, 2; 12, 11), und zwar ein inneres bzw. ein äußeres, die
ein ringförmiges Innenprofil bzw. ein ringförmiges Außenprofil (3, 4; 14, 13) tragen,
- ein Verbindungsorgan (25), das mit jedem der beiden profilierten Organe (1, 2; 12,
11) gemäß einer jeweiligen Drehachse (O, O'; O', O) drehbar verbunden ist,
und bei der:
- von den Profilen das eine (3; 13) m-lappig, das andere (4; 14) (m-1)-lappig ist
und die Profile um die Drehachse ihrer jeweiligen profilierten Organs herum durch
m bzw. (m-1) Motiv(e) definiert sind, die einen Lappenkuppenbogen und einen Lappenmuldenbogen
umfassen,
- jedes Profil die Hüllkurve des anderen bei Drehungen der profilierten Organe zueinander
um ihre jeweilige Drehachse unter Ineinandergreifen ihrer Profile, die miteinander
die Umrisse von Kapseln bilden, und Wälzbewegung ohne Gleiten zwischen zwei Wälzkreisen
ist, die auf die jeweiligen Drehachsen zentriert sind,
dadurch gekennzeichnet, dass in den Stellungen der profilierten Organe (1, 2; 12, 11) zueinander, in denen ein
Kontaktpunkt (C
2) zwischen den Profilen sich auf der Tangente (T) zu den beiden Wälzkreisen (6, 7)
an ihrem gegenseitigen Wälzpunkt (R) befindet, die profilierten Organe (1, 2; 12,
11) an diesem Kontaktpunkt kontinuierliche gleiche und gleichsinnige Krümmungen besitzen,
deren gemeinsamer Mittelpunkt dieser Wälzpunkt (R) ist.
2. Maschine nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die Punkte M eines gegebenen Bogens, der einer der beiden Bögen des m-lappigen Profils
ist, durch zwei Funktionen ρ(δ) und σ(δ) definiert sind, die Parameter ρ, δ und σ
verbinden, die bedeuten:
ρ: der längs der Normalen zum Bogen im Punkt M gemessene Abstand zwischen dem Punkt
M und der Mitte N zwischen den beiden Schnittpunkten P und D, dem proximalen bzw.
dem distalen, dieser Normalen mit dem Wälzkreis mit dem Mittelpunkt O des m-lappigen
Profils und mit dem als gleich 1 angenommenen Radius, wobei der proximale Schnittpunkt
P zwischen dem Punkt M des gegebenen Bogens und dem distalen Schnittpunkt D gelegen
ist,
δ: der Halbwinkelabstand zwischen D und P bezüglich des Mittelpunkts O, gemessen in
der direkten Richtung,
σ: Polwinkel des proximalen Schnittpunkts bezüglich O minus δ,
wobei die Funktionen ρ(δ) und σ(δ) einen Definitionsbereich von δ=0 bis δ=π haben,
- zwei Bögen des Motivs des (m-1)-lappigen Profils ein konjugierter proximaler Bogen
und ein konjugierter distaler Bogen, die im Nachstehenden in einem kartesischen Bezugssystem
definiert sind, dessen Ursprung der Mittelpunkt O des dem m-lappigen Profil zugeordneten
Wälzkreises ist:
a) konjugierter proximaler Bogen:


b) konjugierter distaler Bogen:


3. Maschine nach Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet, dass die Ableitung ρ' nach δ bei δ = 0 und δ = π die folgenden strengen Ungleichungen
erfüllt:

dass das m-lappige Profil innerhalb des (m-1)-lappigen Profils liegt, und
dass das m-lappige Motiv durch einen ergänzenden proximalen Bogen ergänzt ist, der
durch seine Koordinaten in dem kartesischen System definiert ist:
5. Maschine nach Anspruch 3 oder 4,
dadurch gekennzeichnet, dass die Funktionen ρ(δ) und σ(δ) sind:

die den gegebenen Bogen als eine zu einem verkürzten Epizykloid parallele Kurve definieren
und worin:
n eine reelle Zahl ist, die die Ordnung des Epizykloids ist,
φ ein Winkelparameter zwischen 0 und π/2 ist,
der die Verkürzung beschreibt,
ρ0 ein Parameter ist, der den Abstand von dem Basisepizykloid kennzeichnet.
6. Maschine nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass man n nahe 2m-2 nimmt.
7. Maschine nach einem der Ansprüche 3 bis 6,
dadurch gekennzeichnet, dass sie umfasst:
- zwei Wangen (28, 29), zwischen denen die profilierten Organe (1, 2) installiert
sind und die bezüglich Drehung mit einem der profilierten Organe verbunden sind;
- eine erste (28) der Wangen durchquerende Saugöffnungen (16) in Nähe einer Flanke
jeder der Lappenkuppen des Profils des profilierten Organs, mit dem die Wangen (28,
29) in Drehung verbunden sind;
- eine zweite der Wangen durchquerende Förderöffnungen (17) in Nähe einer anderen
Flanke jeder der Lappenkuppen.
8. Maschine nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass sie Mittel (21, 22) umfasst, um mindestens manche der Öffnungen in mindestens einer
Winkelzone wahlweise zu verschließen, die einer Schnittstelle zwischen einer gemeinsamen
Tangente (T) der Wälzkreise (6, 7) und andererseits der Aktionskurven (CA1, CA2, CA3) benachbart sind, die durch die Bewegungsbahnen der Kontaktpunkte zwischen Profilen
definiert sind.
9. Maschine nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass zwischen einem Profil der profilierten Organe (1, 2) auf der Seite einer der Wangen
und einem Profil der profilierten Organe auf der Seite der anderen Wange eine solche
Winkelversetzung besteht, dass jede Kapsel (V5-Fig.15), die das Maximum ihres Volumens passiert, aufhört, mit einer Öffnung (16)
in einer der Wangen verbunden zu sein, und zwar im Wesentlichen zu dem Zeitpunkt,
zu dem sie beginnt, mit einer Öffnung (17) in der anderen Wange verbunden zu sein.
10. Maschine nach einem der Ansprüche 3 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass sie in dem äußeren profilierten Organ Verteilungskanäle (18, 19) umfasst, die einerseits
in dem Profil (4) an der Verbindung der Bögen ausmünden und bei einer Flanke der Lappenkuppen
mit der Saugseite und bei der anderen Flanke der Lappenkuppen mit der Druckseite in
Verbindung sind.
11. Maschine nach Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet, dass die Ableitung ρ' nach δ bei δ = 0 und δ = π die folgenden strengen Ungleichungen
erfüllt:

dass das m-lappige Motiv außerhalb des (m-1)-lappigen Profils liegt und
dass das m-lappige Motiv durch einen ergänzenden distalen Bogen ergänzt ist, der durch
seine Koordinaten in dem kartesischen Bezugssystem mit dem Mittelpunkt O definiert
ist:
13. Maschine nach Anspruch 11 oder 12, dadurch gekennzeichnet, dass die Profile nur einen einzigen Tangierungspunkt mit der äußersten Bewegungsbahn (CB3) der Kontaktpunkte passieren.
14. Maschine nach einem der Ansprüche 11 bis 13,
dadurch gekennzeichnet, dass die Funktionen ρ(δ) und σ(δ) sind:

die den gegebenen Bogen als eine zu einem verkürzten Epizykloid parallele Kurve definieren
und worin:
n eine reelle Zahl ist, die die Ordnung des Epizykloids ist,
φ ein Winkelparameter zwischen 0 und π/2 ist,
der die Verkürzung beschreibt,
ρ0 ein Parameter ist, der den Abstand von dem Basisepizykloid kennzeichnet.
15. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Lappen bezüglich einer durch den Scheitel des Lappens verlaufenden axialen
Ebene symmetrisch ist.
16. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Lappen bezüglich einer durch den Scheitel des Lappens verlaufenden axialen
Ebene unsymmetrisch ist.
17. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 16, dadurch gekennzeichnet, dass das Verbindungsorgan mit einem Gehäuse (25) fest verbunden ist und dass eines der
profilierten Organe mindestens indirekt mit einer Antriebswelle (23) in Drehung verbunden
ist.
18. Maschine nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, dass das andere profilierte Organ um seine Drehachse in Drehung frei ist.
19. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 18, dadurch gekennzeichnet, dass die Profile jeweils längs der Drehachse ihres jeweiligen profilierten Organs sich
ändern, wobei die Tangierungspunkte der Wälzkreise auf einer zu den beiden Drehachsen
parallelen Gerade in einer Reihe liegen.
20. Maschine nach Anspruch 19, dadurch gekennzeichnet, dass die Profile sich durch Winkelversetzung eines konstanten Profils um die Drehachse
ändern.
21. Maschine nach Anspruch 20, dadurch gekennzeichnet, dass die Profile sich in einer Schraube mit konstanter Steigung ändern.
22. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 18 oder 21, dadurch gekennzeichnet, dass die Profile längs ihrer jeweiligen Drehachse konstant sind, einen konstanten endlichen
oder unendlichen Winkelversetzungsschritt längs ihrer jeweiligen Drehachse aufweisen,
dass die profilierten Organe zueinander axial beweglich sind und dass die Maschine
an jedem Ende eine Wange (51, 52) umfasst, die zu jeweils einem der Profile ergänzend
ist und an einer Stirnseite des das andere Profil tragenden profilierten Organs dicht
anliegt.
23. Maschine nach einem der Ansprüche 19 bis 21, dadurch gekennzeichnet, dass die Winkelversetzung der Profile von einer Stirnseite der profilierten Organe zur
anderen kaum größer als der Lebensdauerwinkel jeder Kapsel bezüglich des jeweiligen
profilierten Organs ist.
24. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 23, dadurch gekennzeichnet, dass die profilierten Organe zwischen zwei Wangen (28, 29) montiert sind, die die Kapseln
an ihren axialen Enden schließen, und dass die Maschine Pressmittel umfasst, um die
Wangen axial gegen die profilierten Organe zu pressen.
25. Maschine nach Anspruch 24, dadurch gekennzeichnet, dass jede Wange (28, 29) mit einem der profilierten Organe in Drehung fest verbunden ist.
26. Maschine nach Anspruch 24 oder 25, dadurch gekennzeichnet, dass die Pressmittel Mittel sind, um mindestens einen Teil einer Außenseite einer ersten
der Wangen dem Hochdruck des Arbeitsfluids auszusetzen, um die erste Wange gegen die
profilierten Organe zu drücken und auf diese Weise die profilierten Organe gegen die
zweite Wange zu drücken.
27. Maschine nach Anspruch 26, dadurch gekennzeichnet, dass die Maschine Verteilungsmittel umfasst, die mindestens eine in der ersten Wange (28,
29) gebildete Öffnung (16, 17) für das Hochdruck-Arbeitsfluid umfassen.
28. Maschine nach Anspruch 27, dadurch gekennzeichnet, dass die Verteilungsmittel mindestens eine in der zweiten Wange gebildete Öffnung für
das Niederdruckfluid umfassen.
29. Maschine nach Anspruch 27 oder 28, dadurch gekennzeichnet, dass die Öffnungen (28, 29) mit dem äußeren profilierten Organ (2) in Drehung verbunden
sind.
30. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 26, dadurch gekennzeichnet, dass sie Verteilungsmittel umfasst, die Öffnungen umfassen, die mit einem der profilierten
Organe, vorzugsweise mit dem (m-1)-lappigen profilierten Organ (2), in Drehung verbunden
sind und die durch das andere profilierte Organ (1) wahlweise freigelegt und abgedeckt
werden.
31. Maschine nach Anspruch 5 oder 30, dadurch gekennzeichnet, dass die Öffnungen Spitzen aufweisen, die mit dem Verbindungspunkt der Bögen zusammenfallen,
aus denen das Profil zusammengesetzt ist, mit dem die Öffnungen (16, 17) fest verbunden
sind, und zwar auf der Seite des Entstehens der Kapseln bei den Saugöffnungen und
auf der Seite der Beendigung der Kapseln bei den Drucköffnungen.
32. Maschine nach einem der Ansprüche 1 bis 30, dadurch gekennzeichnet, dass eines der profilierten Organe (61, 81) zwei m-lappige Profile trägt, und zwar das
eine auf einer radial inneren ringförmigen Fläche und das andere auf einer radial
äußeren ringförmigen Fläche, die einen gemeinsamen Wälzkreis haben und jeweils mit
einem (m-1)-lappigen Profil zusammenarbeiten, und dass die (m-1)-lappigen Profile
denselben Wälzkreis haben und von dem anderen profilierten Organ getragen werden.
33. Maschine nach Anspruch 32, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden m-lappigen Profile (83, 93) voneinander weggewandt sind und sich radial
zwischen den beiden (m-1)-lappigen Profilen (84, 94) befinden.
34. Maschine nach Anspruch 32, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden m-lappigen Profile (63, 73) einander zugewandt sind und sich radial zu
beiden Seiten der beiden (m-1)-lappigen Profile (64, 74) befinden.