[0001] L'invention concerne un élément de regard, notamment en béton, comportant une paroi
périphérique présentant au moins une ouverture pour le raccordement d'un tuyau, ladite
ouverture étant cerclée, intérieurement, par un joint d'étanchéité refermé par un
opercule et rendu solidaire par moulage de l'élément de regard. L'invention concerne
encore un joint d'étanchéité pour la fabrication d'un élément de regard.
[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine de la construction
de réseaux de canalisation pour l'écoulement de liquide ou de réseaux câblés.
[0003] Tout particulièrement, de tels éléments de regard, généralement enterrés dans le
sol et fermés par une dalle de fermeture appropriée, permettent de raccorder entre
eux plusieurs conduits et, le cas échéant, d'effectuer des contrôles.
[0004] De tels éléments regards se présentent sous forme de pièces en béton ou autre matériau
moulé et empruntent une forme géométrique simple, préférentiellement parallélépipédique.
Au niveau de leur paroi périphérique ils comportent, soit une pluralité d'empreintes
de casse, soit des ouvertures pré-équipées d'un joint d'étanchéité refermé d'un opercule.
Selon le nombre de tuyaux à raccorder au niveau d'un regard, l'opérateur doit, soit
perforer ce dernier au droit des empruntes de casse correspondantes, soit dégager
de leur opercule les joints d'étanchéité des ouvertures concernées. A noter que dans
le cas d'empreintes de casse, il lui faut rapporter ce joint d'étanchéité après avoir
réalisé les ouvertures, dans tous les cas avant d'y insérer les tuyaux à raccorder
à l'élément de regard.
[0005] En raison des opérations fastidieuses à mener, pour le raccordement de tuyaux sur
un élément de regard ne comportant que des empreintes de casse, la conception d'éléments
de regard comportant des ouvertures pré-équipées de joints d'étanchéité tend à se
généraliser.
[0006] Il est ainsi connu par le document FR-2.806.430, un élément de regard en béton, ainsi
que son procédé de fabrication. Tout particulièrement, le procédé de fabrication consiste
à placer dans le moule pour la conception d'un tel élément regard, aux emplacements
ou celui-ci doit présenter des ouvertures pour le raccordement de tuyaux, un joint
d'étanchéité annulaire refermé par un opercule lui conférant la rigidité nécessaire
pour éviter qu'il ne se déforme lors du moulage et du compactage du béton par vibrations.
[0007] Pour en revenir au joint d'étanchéité annuaire, il comprend un corps de forme générale
cylindrique muni sur sa périphérie extérieure de bourrelets annulaires destinés à
favoriser son ancrage dans le béton moulé. Intérieurement, il comporte deux lèvres
annulaires espacées axialement l'une de l'autre. Celles-ci adoptent une section triangulaire
et sont effilées à leur extrémité libre.
[0008] Quant à l'opercule, il se présente sous forme d'un disque de diamètre ajusté à la
section interne du joint. Il peut ainsi être introduit dans ce dernier, depuis l'extérieur
du regard, jusqu'à venir en buté sur la première lèvre annulaire. Cet opercule comporte
encore une jupe cylindrique s'étendant concentriquement à l'arrière du disque précité
A ce propos, cette jupe est de section sensiblement inférieure à ce disque, tout en
étant supérieure à l'ouverture délimitée par une lèvre annulaire. Aussi, elle doit
être engagée en force au travers de cette première lèvre du joint.
[0009] Finalement, l'on remarquera que l'opercule, engagé depuis l'extérieur dans le joint,
n'est maintenu en place que sous l'effet de la forme de serrage produit par une lèvre
annulaire sur la jupe cylindrique de cet opercule. Il est donc très facile de perdre
un opercule avant ou lors de la pose sur site d'un regard.
[0010] Par ailleurs, comme cela est expliqué dans ce document antérieur, le maintien refermé
d'un opercule sur un joint ne recevant pas un tuyau de raccordement, est assuré par
la terre de remblai venant entourer ce regard en fin de pose. Par conséquent, l'opercule
peut présenter un libre jeu en cas d'absence de remblai ou de terre insuffisamment
compactée aux alentours d'un regard et sous l'effet d'une augmentation de pression
dans le regard, cet opercule peut être éjecté de son joint. Il est alors impossible
de le remettre en place, sans qu'il ne soit nécessaire de creuser autour de ce regard.
[0011] Par ailleurs, pour le raccordement d'un tuyau, il est indispensable de retirer, au
préalable, l'opercule et jusqu'à réception de ce tuyau, de la terre peut s'écouler
dans le regard, voire entre les deux lèvres annulaires du joint. A moins de procéder
à un nettoyage systématique, on ne peut obtenir un raccordement étanche ultérieurement.
[0012] La présente invention se propose d'apporter une solution à l'ensemble des problèmes
précités.
[0013] Ainsi, l'invention concerne un élément de regard, notamment en béton, comportant
une paroi périphérique présentant au moins une ouverture pour le raccordement d'un
tuyau, ladite ouverture étant cerclée, intérieurement, par un joint d'étanchéité annulaire
rendu solidaire par moulage de l'élément de regard et comportant un corps cylindrique
refermé par un opercule, caractérisé par le fait qu'au moins à son extrémité débouchant
à l'intérieur l'élément de regard, ledit corps cylindrique présente un épaulement
lui conférant, localement, une section interne plus importante par rapport à laquelle
est ajusté l'opercule comportant des moyens d'ancrage prévus pour coopérer avec des
moyens d'accrochage complémentaires conçus le long de l'épaulement.
[0014] De manière avantageuse, l'épaulement définit un décrochement au niveau de la section
interne du corps cylindrique correspondant au joint d'étanchéité, cet épaulement formant
un plan buté pour l'opercule introduit depuis le côté interne à l'élément de regard.
[0015] Selon une autre particularité de l'invention, à son extrémité débouchant à l'extérieur
de l'élément regard, ledit joint comporte une embouchure de forme tronconique définissant
une section allant en diminuant, depuis l'extérieur dudit élément de regard vers l'intérieur.
[0016] Selon une autre particularité de l'invention, entre l'embouchure de forme tronconique
et l'épaulement, à l'extrémité orientée du côté interne à l'élément de regard, le
corps cylindrique dudit joint d'étanchéité comporte, intérieurement, une lèvre annulaire
s'étendant selon un angle d'inclinaison déterminé depuis l'extérieur de l'élément
de regard vers l'intérieur.
[0017] L'invention concerne encore un joint d'étanchéité avec opercule pour la fabrication
d'un élément de regard
[0018] Les avantages qui découlent de la présente invention consistent en ce que l'opercule
est introduit dans le joint depuis l'intérieur de l'élément de regard et il y est
maintenu grâce à des moyens d'ancrage qui évitent qu'il ne se détache inopinément.
De tels moyens d'ancrage assurent, par ailleurs, le bon positionnement de cet opercule
dans le joint. En particulier, il ne peut y avoir de fuite en raison d'un montage
de biais de cet opercule dans le joint.
[0019] Par ailleurs, l'opercule peut être retiré au dernier moment, voire sous l'impulsion
même du tuyau que l'on vient insérer dans le joint correspondant.
[0020] En outre, si l'embouchure du joint, du côté externe à l'élément de regard, est de
forme tronconique, elle aboute à une lèvre qui est, elle-même, inclinée dans le sens
d'introduction du tuyau. Si le montage est facilité de ce fait, l'opérateur peut également
évacuer très aisément les éventuelles saletés qui se sont accumulées à hauteur de
ce joint avant l'engagement du tuyau.
[0021] Finalement, la forme tronconique de l'embouchure du joint autorise un certain débattement
angulaire du tuyau raccordé sur l'élément de regard.
[0022] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre
se rapportant à un exemple de réalisation illustré dans les dessins joints en annexe.
La figure 1 est une représentation schématisée en perspective d'un élément de regard
conforme à l'invention.
La figure 2 est une vue partielle et en coupe verticale d'une paroi de cet élément
de regard comportant une ouverture pour le raccordement d'un tuyau.
La figure 3 illustre, de manière schématisée et en plan le joint qui cercle l'ouverture
dans l'élément de regard.
La figure 4 est une vue schématisée en coupe selon IV-IV de la figure 3.
La figure 5 est une représentation schématisée en perspective du joint.
La figure 6 est une illustration en plan de l'opercule.
La figure 7 est une vue schématisée et en coupe selon VII-VII de la figure 6.
La figure 8 représente, de manière schématisée et en perspective, cet opercule visible
dans les figures 6 et 7.
[0023] Ainsi, tel que visible dans la figure 1 des dessins joints en annexe, la présente
invention concerne un élément de regard 1, notamment pour réseau câble ou d'assainissement
enterré.
[0024] Cet élément de regard 1 présente, ici, une forme parallélépipédique, notamment carrée
et comporte une paroi périphérique 2 pourvue d'ouvertures 3 pour le raccordement de
tuyaux.
[0025] Un tel élément de regard 1, généralement en béton est habituellement conçu par moulage.
Dans l'empreinte du moule et au droit desdites ouvertures 3 sont positionnés des joints
d'étanchéité annulaires 4 dans lesquels sont placés des opercules de fermeture 5.
[0026] Cet opercule 5 permet, tout particulièrement, de conférer au joint d'étanchéité 4,
en matériau souple, la tenue mécanique nécessaire pour résister à l'opération de moulage
et de compactage par vibration du béton.
[0027] Ainsi, le joint d'étanchéité 4 vient cercler, intérieurement, l'ouverture 3. Il comporte
un corps cylindrique 6 de longueur égale à l'épaisseur 7 de la paroi périphérique
2 de l'élément de regard 1. Extérieurement, ce corps cylindrique 6 comporte, avantageusement,
des moyens 8 destinés à assurer son ancrage dans le béton lors du moulage. Ces moyens
se présentent, par exemple, sous forme d'une nervure périphérique 8.
[0028] De même, extérieurement ce corps 6 du joint d'étanchéité 4 peut être pourvu de moyens
de fixation, tels qu'une languette d'accrochage 10, facilitant sa manipulation et
son stockage, sachant qu'elle peut encore servir au positionnement du joint d'étanchéité
4 dans le moule pour la conception de l'élément de regard.
[0029] Selon l'invention, intérieurement et à son extrémité 11 orientée vers l'intérieur
du regard 1, ce corps cylindrique 6 du corps d'étanchéité 4 présente un épaulement
12 lui conférant, localement, une section interne plus importante par rapport à laquelle
est ajusté l'opercule 5.
[0030] Celui-ci comporte, plus particulièrement des moyens d'ancrage 13 définis aptes à
coopérer avec des moyens d'ancrage complémentaires 14 venant équiper le joint d'étanchéité
4, le long de l'épaulement 12.
[0031] Tout particulièrement, l'opercule 5 se présente sous forme d'un disque 15 prolongé,
en bordure 16, d'une jupe cylindrique 17 comportant, extérieurement, au moins une
nervure périphérique 18, de section en forme de redan, constituant lesdits moyens
d'ancrage 13.
[0032] Quant aux moyens d'ancrage complémentaires 14, ils sont définis par au moins un bossage
ou une nervure périphérique 19 ménagée au niveau de la paroi interne du corps cylindrique
6 du joint 4, le long de l'épaulement 12.
[0033] Ainsi, dans la mesure où la nervure périphérique 18 forme un plan incliné, sur son
côté 20 orienté en direction du sens d'introduction de l'opercule 5 dans le joint
d'étanchéité 4, elle franchit sans difficulté et sous l'effet d'une force de pression
mesurée la nervure 19 correspondant aux moyens d'ancrage complémentaires 14 dans le
joint 4. A l'inverse, le côté opposé 21 de la nervure 18 étant configuré en forme
de redan, il vient en butée contre la nervure périphérique 19 le long de l'épaulement
12 lorsque l'on tente d'extraire l'opercule 5 du joint d'étanchéité 4.
[0034] En fin de compte, le retrait de l'opercule 5 ne peut intervenir que volontairement
et sous l'effet d'une pression suffisante exercée vers l'intérieur de l'élément de
regard 1 au travers de l'ouverture 3 correspondante.
[0035] A noter qu'intérieurement au corps cylindrique 6 de ce joint d'étanchéité 4, l'épaulement
12 définit un décrochement 22 formant un plan butée contre lequel vient se positionner
l'extrémité libre 23 de la jupe cylindrique 17 qui borde le disque 15 de l'opercule
5, lors de l'engagement de ce dernier dans ledit joint d'étanchéité 4.
[0036] Tout particulièrement, la distance 24 séparant ce décrochement 22 et l'extrémité
11, interne à l'élément de regard 1, du corps cylindrique 6, est au moins égale à
l'épaisseur 25 de l'opercule 5 de sorte que celui-ci ne déborde pas du côté interne
à cet élément de regard 1, lors du moulage.
[0037] Par ailleurs, le corps cylindrique 6 comporte une embouchure 26 de forme tronconique,
à son extrémité 27 orientée vers l'extérieur de l'élément de regard 1.
[0038] Si cette embouchure de forme tronconique 26 facilite le raccordement sur d'un tuyau,
elle permet encore une certaine mobilité angulaire de ce dernier par rapport à l'élément
de regard 1.
[0039] En outre, selon l'invention, intérieurement au corps cylindrique 6, entre la base
de l'embouchure tronconique 26 et l'épaulement 12, donc le décrochement 22, s'étend
au moins une lèvre annulaire 28. Préférentiellement, celle-ci est orientée avec un
certain angle d'inclinaison 29, depuis l'extérieur vers l'intérieur de l'élément de
regard 1, ce qui favorise, là encore, le raccordement d'un tuyau.
[0040] De manière avantageuse, la longueur radiale 30 de cette lèvre annulaire 28 est choisie
pour permettre le raccordement sur l'élément de regard de tuyaux de différentes sections.
1. Elément de regard, notamment en béton, comportant une paroi périphérique (2) présentant
au moins une ouverture (3) pour le raccordement d'un tuyau, ladite ouverture (3) étant
cerclée, intérieurement, par un joint d'étanchéité annulaire (4) rendu solidaire par
moulage de l'élément de regard (1) et comportant un corps cylindrique (6) refermé
par un opercule (5), caractérisé par le fait qu'au moins à son extrémité (11) débouchant à l'intérieur de l'élément de regard (1),
ledit corps cylindrique (6) comporte un épaulement (12) lui conférant, localement,
une section interne plus importante par rapport à laquelle est ajustée l'opercule
(5) comportant des moyens d'ancrage (13) prévus pour coopérer avec des moyens d'ancrage
complémentaires (14) conçus le long de l'épaulement (12).
2. Elément de regard selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'épaulement (12) défini un décrochement (22) au niveau de la section interne du
corps cylindrique (6) du joint d'étanchéité (4), cet épaulement (22) formant un plan
buté pour l'opercule (5) introduit depuis le coté interne de l'élément de regard (1).
3. Elément de regard selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'opercule (5) comporte, extérieurement, au moins une nervure périphérique (18),
de section en forme de redan constituant lesdits moyens d'ancrage (13) et défini apte
à coopérer avec au moins un bossage ou une nervure périphérique (19) ménagé le long
de l'épaulement (12) au niveau de la paroi interne du corps cylindrique (6), le ou
les bossages ou nervures périphériques (19) constituant les moyens d'ancrage complémentaires
(14).
4. Elément de regard selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la nervure périphérique (18) forme un plan incliné sur son coté (20), orienté en
direction du sens d'introduction de l'opercule (5) dans le joint d'étanchéité (4),
tandis que sur son coté opposé (21) elle est configurée en forme de redan de manière
apte à buter contre le ou les bossage ou nervures périphériques (19) ménagés le long
de l'épaulement (12), lors d'une tentative d'extraction de l'opercule (5) du joint
d'étanchéité (4).
5. Elément de regard selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'opercule (5) est défini par un disque (15) prolongé, en bordure (16), d'une jupe
cylindrique (17).
6. Elément de regard selon une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait que le décrochement (22) est séparé de l'extrémité (11), interne à l'élément de regard
(1), du corps cylindrique (6) , d'une distance (26) au moins égale à l'épaisseur (25)
de l'opercule (5).
7. Elément de regard selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le corps cylindrique (6) du joint d'étanchéité (4) comporte, à son extrémité (21),
orientée vers l'extérieur de l'élément de regard (1), une embouchure (26) de forme
tronconique définissant une section allant en diminuant, depuis l'extérieur dudit
élément de regard (1) vers l'intérieur.
8. Elément de regard selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'entre l'embouchure de forme tronconique (26) et l'épaulement (12), le corps cylindrique
(6) dudit joint d'étanchéité (4) comporte, intérieurement, au moins une lèvre annulaire
(28).
9. Elément de regard selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la lèvre annulaire (28) s'étend selon un angle d'inclinaison (29) déterminé depuis
l'extérieur de l'élément de regard (1) vers l'intérieur.
10. Joint d'étanchéité (4) pour élément de regard (1), selon l'une quelconque des revendications
précédente,
caractérisé par le fait qu'il comporte un corps cylindrique (6) comportant :
- des moyens (8) conçus pour assurer son ancrage dans le béton, lors du moulage d'un
élément de regard (1);
- un épaulement (12) lui conférant, à une extrémité (11), une section interne plus
importante conçue pour la réception d'un opercule (5);
- une embouchure (29) de forme tronconique définissant une section allant en diminuant,
à son extrémité opposée (27);
- au moins une lèvre annulaire (28) s'étendant intérieurement au corps cylindrique
(6), entre l'embouchure de forme tronconique (26) et l'épaulement (12).
11. Joint d'étanchéité selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il comporte, le long de l'épaulement (12), au moins un bossage ou une nervure périphérique
(19) défini apte à constituer des moyens ancrage complémentaires (14) conçus pour
coopérer avec des moyens ancrage (13) que comporte un opercule (5).