[0001] La présente invention concerne le domaine des ancrages en génie civil, notamment
les ancrages borgnes qui ne sont accessibles que d'un seul côté.
[0002] Le présent texte a été présenté en tant que demande divisionnaire constituée sur
la base de la demande de brevet européen
EP98810096.2, notamment relative à un procédé de confection d'un ancrage.
[0003] Pour certains ancrages, d'une tête d'ancrage d'un élément de tension précontraint
ou non, il n'est pas possible d'accéder à l'ancrage par l'arrière. On rencontre ce
cas notamment dans le cas d'un ancrage enterré, l'accès à l'ancrage étant seulement
possible depuis la surface du sol, ou dans le cas où une étanchéité ou une protection
anticorrosion doit être spécialement soignée faisant que le côté arrière de l'ancrage
doit être fermé. Cette contrainte empêche l'utilisation d'une plaque d'ancrage traditionnelle
où la fixation de l'élément de tension à la plaque, à l'aide par exemple de cônes
d'ancrage, nécessite le développement de nouveaux types d'ancrage.
[0004] Le brevet
EP-0.351.582 montre un ancrage accessible depuis un seul côté; l'inconvénient du dispositif décrit
ici étant que chaque élément de tension, respectivement le tube dans lequel ils sont
introduits, est maintenu uniquement par adhérence longitudinale, ce qui limite fortement
l'effort de traction que peut supporter un tel ancrage et conduit à une longueur d'ancrage
très importante pour obtenir une surface d'adhérence suffisante. De même le brevet
US-4.043.133 prévoit un tube de gainage des éléments de tension maintenu uniquement par adhérence
longitudinale dans le sol environnant. Les éléments de tension dépassent de l'extrémité
inférieure du tube et sont tous attachés à une plaque d'ancrage, sans que la manière
dont cette dernière plaque est introduite dans la cavité ainsi que la manière dont
les éléments de tension sont fixés à ladite plaque ne soient décrites. Dans le cas
où cette forme d'exécution serait réalisable, la transmission de l'effort d'ancrage
de l'extrémité des éléments de tension dans le sol environnant au travers du tube
de gainage injecté est réalisée uniquement par adhérence longitudinale, sans bénéficier
de l'effet de coin tel que décrit dans l'invention ci-après.
[0005] Dans le document
CH 372 820, il est également question d'un ancrage d'une extrémité d'un faisceau d'éléments
de tension au moyen d'une plaque d'ancrage. Une extrémité de chaque élément de tension
est pourvue d'une tête qui est prévue pour venir en butée contre une face de la plaque
d'ancrage afin d'être retenue par celle-ci.
[0006] Le document
DE-A- 44 37 104 est relatif à la réalisation d'un ancrage de plus d'un élément de tension, ledit
ancrage n'étant accessible que par un seul côté.
[0007] La réalisation d'un ancrage décrit dans ce document comprend:
- la confection d'une cavité dans une structure environnante, ladite cavité ayant une
forme essentiellement oblongue et possédant deux extrémités, la surface de la section
droite de l'extrémité disposée du côté accessible de l'ancrage étant inférieure à
la surface de la section droite d'une autre portion de la cavité, la cavité comportant
une ouverture du côté accessible de l'ancrage,
- l'insertion successive par l'ouverture d'une extrémité de chacun des éléments de tension,
chacun desdits éléments de tension étant constitué d'une tige de traction ayant une
première surface de section droite et d'une portion d'extrémité ayant une deuxième
surface de section droite plus grande que ladite première surface de section droite,
et
- remplissage de la cavité d'un matériau de scellement.
[0008] Cette technique a ses avantages, mais la rétention des éléments de tension dans la
cavité n'est assurée que par le matériau de scellement.
[0009] Le document
CH 300 486 est relatif à un élément de tension destiné à la confection d'un ancrage dans du
béton.
[0010] Cet élément de tension est constitué d'une tige de traction dont une extrémité destinée
à être ancrée dans du béton est munie d'une portion d'extrémité dont la section droite
est, en deux endroits espacés, supérieure à la section droite de la tige de traction.
[0011] Le type d'élément de tension ne convient pas pour la confection d'un ancrage dans
une cavité accessible d'un seul côté par un conduit allongé.
[0012] En effet, la forme irrégulière de la portion d'extrémitié peut engendrer des blocages
intempestifs lors de l'introduction successive des éléments de tension.
[0013] Un premier but de l'invention est de proposer un élément de tension qui remédie à
cet inconvénient.
[0014] L'invention est décrite plus en détail ci-dessous, cette description étant à considérer
en regard du dessin annexé comportant les figures où:
la figure 1 est une vue en coupe d'une forme d'exécution préférentielle d'une pièce
d'ancrage selon l'invention ,
les figures 2A à 2L représentent chacune une étape particulière d'un procédé de réalisation
d'un ancrage selon l'invention, et
les figures 3A, 3B, 3C et 3D représentent quatre formes d'exécution particulières
d'un élément de tension, les formes d'exécution selon les figures 3C et 3D n'étant
pas couvertes par les revendications.
[0015] Pour la mise en œuvre du procédé décrit dans la demande
EP98810096.2 précitée, il s'agit tout d'abord d'obtenir une cavité d'ancrage de forme déterminée.
La forme de cette cavité d'ancrage est essentiellement oblongue, effilée, avec une
première extrémité ouverte, du côté accessible de l'ancrage et une deuxième extrémité
fermée, du côté non accessible de l'ancrage. De plus, la section transversale de la
première extrémité de l'ancrage doit être inférieure à une autre section transversale
de la cavité, que cette section corresponde à celle de la deuxième extrémité ou à
une section intermédiaire de la cavité.
[0016] Plusieurs moyens ou dispositifs permettent d'obtenir une telle cavité. Un premier
moyen consiste à utiliser une pièce d'ancrage, comportant une cavité interne préfabriquée
ayant la forme voulue de la cavité d'ancrage. Une forme d'exécution préférentielle
d'une telle pièce d'ancrage est représentée à la figure 1. La pièce d'ancrage 1 est
constituée essentiellement d'une paroi 10, de préférence mince, limitant une cavité
interne 11. Une première extrémité de la pièce d'ancrage 1, soit l'extrémité supérieure
de la pièce sur la figure comporte une ouverture 12, ainsi que des moyens de fixation
13 d'une gaine de protection tubulaire des éléments de tension dont l'utilité sera
décrite plus loin. L'autre extrémité de la pièce d'ancrage 1 est fermée par une paroi
de fond 14. La forme extérieure de la pièce d'ancrage 1, respectivement de la cavité
interne 11 est essentiellement effilée, par exemple en tronc de cône ou de pyramide,
avec la section droite la plus faible proche de l'ouverture 12 et la section droite
la plus forte proche de la paroi de fond 14. Un orifice d'admission 15 est aménagé
à proximité de la paroi de fond 14, un tube d'injection 16 étant fixé ou pouvant être
fixé audit orifice d'admission. De manière semblable, un orifice d'évacuation 17 est
aménagé à proximité de l'ouverture 12, un tube d'évacuation 18 étant fixé ou pouvant
être fixé audit orifice d'évacuation. L'utilité de ces orifices et tubes sera décrite
plus bas. De préférence la surface extérieure effilée, respectivement en tronc de
cône ou de pyramide, de la pièce d'ancrage 1 comprend un ou plusieurs anneaux d'ancrage
19 disposés sur la périphérie de ladite surface, dont le but est d'améliorer la transmission
et la répartition de l'effort d'ancrage dans la structure environnante. La forme d'exécution
représentée sur la figure comprend deux tels anneaux 19. La pièce d'ancrage 1 peut
être en matériau synthétique, en métal ou en béton, ses dimensions dépendant essentiellement
de l'importance de l'ancrage considéré.
[0017] La figure 2A montre la première étape du procédé de fabrication d'un ancrage selon
l'invention utilisant une telle pièce d'ancrage. Alors que la structure bétonnée environnante
n'est pas encore faite, une pièce d'ancrage 1 est placée à l'endroit exact où l'ancrage
doit être réalisé, l'ouverture 12 étant dirigée en direction des futurs éléments de
tension. La pièce d'ancrage 1 est maintenue en place par un échafaudage provisoire
ou de préférence par des fers 20 du ferraillage du béton. De préférence, mais sans
que cela soit indispensable à l'invention on dispose autour de la pièce d'ancrage
1 un ou plusieurs fers circulaires 21 formant une ou des frettes, afin d'améliorer
la cohésion du béton en cet endroit.
[0018] Sur la figure 2B, on voit que la structure bétonnée 2 devant supporter l'ancrage
a été bétonnée de manière conventionnelle autour de la pièce d'ancrage 1. La pièce
d'ancrage 1 est ainsi entièrement entourée et maintenue dans la structure bétonnée
2, à l'exception de sa première extrémité munie de l'ouverture 12 qui vient à fleur
de la surface supérieure de la structure bétonnée 2 ou qui, comme représenté ici,
fait légèrement saillie par-dessus ladite surface supérieure de la structure bétonnée
2, ainsi que des extrémités des tubes d'injection 16 et d'évacuation 18 qui restent
accessibles hors de la structure bétonnée 2.
[0019] On constate donc, qu'à cette deuxième étape du procédé on a obtenu une cavité 11,
de forme déterminée, à l'intérieur d'une structure bétonnée 2. Comme décrit jusqu'à
présent cette cavité 11 a été obtenue en utilisant une pièce d'ancrage 1 munie d'une
cavité préfabriquée. Une même cavité 11 dans une structure bétonnée 2 peut aussi être
obtenue d'autres manières, par exemple en la confectionnant sur place. Par exemple,
on peut prévoir un coffrage démontable, en bois ou en autre matériau, ayant une forme
extérieure conforme à la forme désirée de la cavité 11, placé à l'endroit voulu et
autour duquel la structure bétonnée 2 est ensuite coulée. Dès le durcissement du béton,
le coffrage est démonté en agissant depuis l'ouverture 12 et est extrait de la cavité
11 par la même ouverture. Selon une manière assez semblable, on peut disposer d'une
pièce souple et gonflable ayant, après gonflage, la forme désirée de la cavité 11
et qui est placée à l'endroit désiré. Après bétonnage de la structure bétonnée 2,
la pièce gonflable est dégonflée, laissant une cavité 11 de forme voulue dans la structure
bétonnée 2. Selon encore une autre manière, la cavité 11 peut être obtenue par forage
d'une cavité 11 de la forme voulue dans une structure 2 existante. Cette dernière
manière de faire par forage est plutôt réservée aux cas d'un ancrage directement en
terre ou alors pour l'installation d'un nouvel ancrage sur une structure 2 existante.
La cavité 11, obtenue de n'importe laquelle des manières décrites possède deux dimensions
importantes, une surface de passage de l'ouverture 12 appelée S12 et une surface de
section droite maximum appelée S11 (voir figure 1).
[0020] Lors de la troisième étape du procédé, visible à la figure 2C, l'élément de structure
à précontraindre 3 est posé ou bétonné, de manière connue, par-dessus la structure
bétonnée 2, ledit élément de structure 3 comportant de préférence un conduit ou un
tube de gainage 30 dont une extrémité vient en regard de l'ouverture 12 pour être
fixée sur les moyens de fixation 13 attenants à ladite ouverture. La section transversale
du tube de gainage 30 ou du conduit aménagé dans l'élément de structure 3 pour les
éléments de tension correspond essentiellement à la section de l'ouverture 12 de la
cavité 11. Le tube de gainage 30 ou le conduit correspondant aménagé dans l'élément
de structure 3 comprend au moins un orifice d'injection 31, relié à un tube d'injection
32, un au moins desdits orifices 31 étant disposé de préférence à proximité de l'extrémité
du tube 30 proche de l'ouverture 12, de même qu'au moins un orifice d'évacuation relié
à un tube d'évacuation, au moins un desdits orifices d'évacuation étant disposé à
proximité de l'autre extrémité (non visible sur la figure) du tube 30, respectivement
de l'élément de structure 3.
[0021] La quatrième étape, montrée à la figure 2D consiste à introduire les éléments de
tension.
[0022] Pour ceci, on peut se reporter aux figures 3A, 3B, 3C et 3D qui montrent quatre formes
d'exécution d'un tel élément de tension 4. L'élément de tension 4 est essentiellement
constitué d'une tige de traction 40 et d'une portion d'extrémité 41. La portion d'extrémité
41 sur la tige de traction 40 est conçue de telle manière que ladite portion d'extrémité
41 possède une surface de section transversale S41 plus grande que la surface de section
transversale S40 de la tige de traction 40, ceci pour les raisons qui seront expliquées
plus bas. L'autre extrémité de la tige de traction 40 ne comporte pas de portion d'extrémité
de ce type et est constituée pour un ancrage normal, connu de la technique.
[0023] La tige de traction 40 peut être de n'importe quel type connu, étant constituée soit
d'un brin unitaire, soit d'une pluralité de brins assemblés hélicoïdalement afin de
constituer un câble de traction. Le brin unitaire ou les brins assemblés afin de former
la tige de traction 40 peuvent être en acier, de préférence un acier à haute résistance
à la traction ou en matériau synthétique, par exemple à base de fibres de carbone
ou de Kevlar.
[0024] La portion d'extrémité 41 peut être constituée d'une pièce d'extrémité 41, métallique
ou en matériau synthétique qui est solidement fixée à l'extrémité de la tige de traction
40. Le choix du matériau de la pièce d'extrémité 41 ainsi que son mode de fixation
à la tige de traction 40 dépendent essentiellement du matériau ainsi que de la manière
dont est constituée la tige de traction 40. La pièce d'extrémité 41 comprend essentiellement
un corps central 42, limité par une portion supérieure 43 et une portion inférieure
44. Le corps central peut avoir une forme cylindrique droite, avec une section droite
circulaire comme sur la figure 3A ou polygonale ou alors une forme effilée en tronc
de cône ou de pyramide, avec une section droite circulaire, ou polygonale comme sur
la figure 3B. Dans le cas d'une forme effilée la partie de plus faible section est
celle adjacente à la portion supérieure 43. Les deux portions 43 et 44 sont de préférence
bombées ou formées de plans inclinés, de manière à faciliter le glissement d'une portion
d'extrémité en cours d'installation sur une autre portion d'extrémité déjà installée,
comme on le verra plus bas.
[0025] La portion d'extrémité 41 peut être formée par déformation ou usinage directement
sur l'extrémité de la tige de traction 40. Les figures 3C et 3D montrent des exemples
de portions d'extrémités de ce type. Sur la figure 3C, la tige de traction 40 est
constituée d'un brin unitaire et la portion d'extrémité 41 est obtenue par déformation,
par exemple par forgeage, matriçage ou estampage, de l'extrémité de la tige de traction
40. La figure 3D montre un exemple de portion d'extrémité 41 obtenue sur une tige
de traction 40 constituée de brins assemblés. Dans cet exemple, l'extrémité de chaque
brin a été écartée de sa position normale, une bague ou une ligature pouvant être
prévue juste avant cet écartement afin d'empêcher une détoronnage du reste du câble
de traction. Les extrémités écartées des brins peuvent être maintenues en position
par une pièce complémentaire de maintien 45, par exemple un disque circulaire soudé
ou fixé de n'importe quelle manière sous les brins écartés ou alors peuvent être laissés
libres. Selon une forme d'exécution non représentée, la pièce de maintien des brins
écartés peut être constituée d'un élément ayant la forme de deux portions coniques
accolées par leur base, une première portion conique étant introduite entre les brins
pour les écarter, alors que la deuxième portion conique a le même usage que la portion
inférieure 44 décrite plus haut. Ainsi, selon n'importe quelle forme d'exécution de
la portion d'extrémité 41, celle-ci peut aussi avoir une forme circulaire ou polygonale
et comprendre les portions supérieure et inférieure 43 et 44 comme décrit précédemment.
[0026] En revenant à la figure 2D, on voit qu'un premier élément de tension 4 a été poussé
dans le tube de guidage 30 puis dans la cavité 11, jusqu'à ce que sa pièce d'extrémité
41 arrive au contact de la surface inférieure de ladite cavité. Un deuxième élément
de tension 4 est en cours d'être installé de la même manière.
[0027] La figure 2E montre l'utilité de la forme bombée ou inclinée qui peut être prévue
sur les portions supérieure 43 et inférieure 44 de la pièce d'extrémité 41. Lorsqu'un
élément de tension 4 est en cours d'installation, il est fort possible que sa pièce
d'extrémité 41 vienne buter contre une autre pièce d'extrémité d'un élément de tension
déjà installé. De par la forme bombée ou inclinée desdites portions, la deuxième pièce
d'extrémité ne se coince pas contre la première mais en est écartée et glisse contre
elle jusqu'à trouver sa position finale à côté de celle-ci.
[0028] La figure 2F montre qu'après qu'un certain nombre d'éléments de tension aient été
installés, une nouvelle pièce d'extrémité à installer peut ne pas trouver sa place
au fond de la cavité 11; dans ce cas, il suffit, pour que l'élément de tension en
question remplisse ultérieurement entièrement son rôle, que la pièce d'extrémité soit
poussée le plus bas possible dans la cavité, jusqu'à ce qu'elle arrive en butée contre
une ou plusieurs pièces déjà installée ou contre la paroi latérale de la cavité.
[0029] Pour la réalisation de l'ancrage du haubanage ou de l'élément précontraint, il est
nécessaire d'introduire un certain nombre "N" d'éléments de tension 4 dans la cavité
11. Sachant que la section droite de chaque tige de traction 40 a une surface S40
et que la surface maximum de la section droite de la pièce d'extrémité 41 vaut S41
(voir figures 3A, 3B, 3C et 3D) on doit avoir les relations suivantes:
- pour permettre l'introduction du dernier élément de tension 4, respectivement pour
permettre le passage de la dernière pièce d'extrémité 41 dans le tube de guidage 30,
respectivement dans l'ouverture 12, on a:

S12 correspondant à la surface de la section droite de l'ouverture 12 (fig 1).
- pour permettre une bonne disposition des pièces d'extrémité 41 sur le fond de la cavité
11, on a:

S11 correspondant à la surface de la section droite de plus forte surface de la cavité
11 (fig 1).
[0030] Lorsque tous les éléments de tension 4 ont été poussés à travers le conduit ou le
tube 30 de manière à ce que toutes leurs pièces d'extrémité 41 se soient logées dans
la cavité 11 comme indiqué ci-dessus on peut passer à l'étape suivante du procédé
comme on le voit à la figure 2G. Lors de cette étape, on introduit un matériau de
scellement liquide 50 par le tube d'injection 16; ce matériau pénètre dans la cavité
11 par l'orifice d'injection 15 et remplit les espaces vides entre les pièces d'extrémité
41 et les extrémités des tiges de traction 40 dans la cavité 11, jusqu'à remplir au
moins partiellement la cavité 11. Durant cette opération, l'orifice d'évacuation 17,
respectivement le tube d'évacuation 18 sert à évacuer l'air contenu dans la cavité
11 durant son remplissage ainsi qu'à contrôler le niveau de remplissage de la cavité
11. De manière préférentielle, la cavité 11 est remplie jusqu'à ce que la masse liquide
introduite atteigne le niveau de l'orifice d'évacuation 17. Le matériau contenu dans
la cavité 11 se durcit ensuite afin de former un bloc rigide de haute résistance mécanique
5 dans lequel les pièces d'extrémité 41 ainsi que les extrémités des tiges de traction
40 sont encastrées.
[0031] A l'étape suivante, représentée à la figure 2H, les éléments de tension 4 sont chacun
soumis à une traction jusqu'à atteindre la valeur de tension de précontrainte prescrite.
Cette mise en traction s'effectue de manière conventionnelle, en agissant sur l'autre
extrémité de chaque élément de tension 4, respectivement de chaque tige de traction
40, les éléments de tension étant mis en prétension simultanément ou séquentiellement.
Comme on peut le voir sur la figure, la forme effilée, tronconique ou pyramidale de
la cavité 11, respectivement de la masse durcie dans laquelle les pièces d'extrémités
41 et les extrémités des tiges 40 des éléments de tension 4 sont encastrées, permet
un ancrage efficace en coin dans la structure bétonnée environnante 2. Contrairement
aux dispositifs connus de l'art antérieur mentionnés précédemment, cette forme en
coin empêche tout éventuel déplacement axial de la masse durcie 5 et provoque une
transmission des efforts d'ancrage dans la structure environnante 2 par compression
axiale et non pas par simple adhérence. La longueur de cet ancrage est donc favorablement
réduite.
[0032] Une sécurité d'ancrage supplémentaire est assurée par la disposition particulière
des pièces d'extrémités 41 à l'intérieur de la cavité 11. En considérant que les pièces
d'extrémité 41 sont disposées en faisceau dans la cavité 11, la surface de la section
droite générée par l'enveloppe du faisceau des pièces d'extrémités 41 assemblées est
supérieure à la surface de l'ouverture 12 de la cavité 11. Le faisceau de pièces d'extrémités
41 est donc bloqué dans la cavité 11.
[0033] En reprenant les expressions mentionnées précédemment, on a la relation suivante:
- pour permettre un blocage des éléments de tension 4 dans la cavité 11 en empêchant
la sortie des pièces d'extrémités bloquées entre elles par l'ouverture 12, on doit
avoir:

[0034] Dans l'expression ci-dessus, (N x S41)* représente de manière générale la surface
générée par l'enveloppe du faisceau des N pièces d'extrémités assemblées, ayant chacune
une surface de section droite S41. Afin de tenir compte du fait qu'éventuellement
une ou deux pièces d'extrémités 41 peuvent ne pas avoir trouvé leur place, comme indiqué
en regard de la figure 2H, les sections individuelles S41 et la section de passage
S12 doivent être dimensionnées pour un blocage des pièces d'extrémités 41 lorsque
l'effort de traction s'exerce simultanément sur tous les éléments de tension 4.
[0035] Il est à remarquer que l'étape qui vient d'être décrite de prétension des éléments
de tension 4 peut être réalisée différemment que décrite, notamment dans le cas d'un
simple haubanage non prétendu.
[0036] Lors d'une dernière étape du procédé, vue à la figure 2L, l'espace vide à l'intérieur
du tube de gainage 30, respectivement à l'intérieur du conduit aménagé dans l'élément
de structure 3 peut être rempli d'un autre matériau de scellement 60 par le ou les
tubes d'injection 32 et le ou les orifices d'injection 31 afin de préserver l'étanchéité
du système prétendu et d'empêcher la corrosion des éléments de prétension. Cette dernière
étape est aussi facultative, dépendant si une telle protection 6 est requise ou nécessaire.
[0037] On constate donc que l'on obtient ainsi un ancrage très efficace, l'effort de traction
longitudinal de chaque élément de tension 4 étant repris principalement par sa pièce
ou sa portion d'extrémité 41 et reporté sur le bloc de scellement durci à haute résistance
mécanique 5. Une transmission efficace de cet effort est possible grâce à la fixation
ferme de la pièce d'extrémité 41 sur la tige de traction 40; cette fixation pouvant
être réalisée en usine, sa résistance mécanique est très élevée. Cet effort est ensuite
reporté par les parois obliques de la cavité 11 sur la structure environnante 2. En
disposant un ou plusieurs anneaux d'ancrage 19 sur la pièce d'ancrage 1, il est encore
possible d'améliorer l'effet d'ancrage mentionné dans la structure environnante 2.
Comme mentionné, des frettes 21 peuvent être prévues afin d'améliorer encore la cohésion
de la structure environnante 2 autour de la cavité 11. En plus de la résistance longitudinale
mentionnée, chaque extrémité de tige de traction 40 étant maintenue dans le bloc de
scellement 5, un maintien par compression radiale de chaque tige 40 est obtenu en
supplément.
[0038] Ce type d'ancrage se prête particulièrement bien à un ancrage précontraint d'un élément
de structure précontraint 3. Il peut aussi se prêter à un ancrage d'éléments de tension
non précontraints, comme par exemple des haubans de retenu d'un mât ou d'un pylône,
les haubans pouvant alors ne pas être protégés par un tube de protection 30. De même
il n'est pas indispensable que la cavité 11 soit aménagée dans une structure environnante
bétonnée, un forage en terre ou dans du rocher permettant d'obtenir une cavité requise
peut aussi être prévu. La description a été faite pour une cavité dont l'axe longitudinal
est essentiellement vertical, avec son ouverture 12 vers le haut. D'autres dispositions
géométriques sont aussi possibles, les dimensions de la cavité 11 étant à adapter
afin d'obtenir un remplissage suffisant de la cavité 11 par le liquide de scellement
50.
1. Spannelement (4), dessen eines Ende eingerichtet ist, um in einen Verankerungshohlraum
(11) einer Verankerung, welcher nur von einer Seite zugänglich ist, durch eine Führung
(30) eingeführt zu werden, wobei das Spannelement eine Zugstange (40) umfasst, welche
an seinem in den Hohlraum einführbaren Ende mit einem Endabschnitt (41) versehen ist,
dessen Querschnittsfläche (S41) grösser als die Querschnittsfläche (S40) der Zugstange
(40) ist, wobei der Endabschnitt oder das Endstück (41) einen unteren Endbereich (44)
mit konvexer Form umfasst, das Spannelement ist dadurch gekennzeichnet, dass der Endabschnitt oder das Endstück (41) einen oberen Endbereich (43) und einen zentralen
Bereich (42) mit verjüngender Form umfasst, begrenzt durch den oberen Endbereich (43)
und den unteren Endbereich (44), wobei die Querschnittsfläche mit kleinerer Fläche
des zentralen Bereichs (42) nahe dem oberen Endbereich (43) ist, während die Querschnittsfläche
(S41) mit grösserer Fläche des zentralen Bereichs (42) nahe des unteren Endbereichs
(44) ist.
2. Spannelement (4), dessen eines Ende eingerichtet ist, um in einen Verankerungshohlraum
(11) einer Verankerung, welcher nur von einer Seite zugänglich ist, durch eine Führung
(30) eingeführt zu werden, wobei das Spannelement eine Zugstange (40) umfasst, welche
an seinem in den Hohlraum einführbaren Ende mit einem Endabschnitt (41) versehen ist,
dessen Querschnittsfläche (S41) grösser als die Querschnittsfläche (S40) der Zugstange
(40) ist, wobei der Endabschnitt oder das Endstück (41) einen unteren Endbereich (44)
mit konvexer Form aufweist, das Spannelement ist dadurch gekennzeichnet, dass der Endabschnitt oder das Endstück (41) einen zentralen Bereich (42) mit gerader
zylindrischer Form aufweist, welcher eine konstante Querschnittsfläche (S41) hat,
begrenzt durch einen oberen Endbereich (43) und den unteren Endbereich (44).