(19)
(11) EP 1 577 444 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
21.09.2005  Bulletin  2005/38

(21) Numéro de dépôt: 05290618.7

(22) Date de dépôt:  21.03.2005
(51) Int. Cl.7E01D 19/06
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HU IE IS IT LI LT LU MC NL PL PT RO SE SI SK TR
Etats d'extension désignés:
AL BA HR LV MK YU

(30) Priorité: 19.03.2004 FR 0450549
22.03.2004 FR 0402922

(71) Demandeur: Robert Chartier Application (RCA)
78160 Marly-Le-Roi (FR)

(72) Inventeur:
  • Robert, Michel
    78600 Le Mesnil-Le-Roi (FR)

(74) Mandataire: Breese, Pierre 
BREESE DERAMBURE MAJEROWICZ 38, avenue de l'Opéra
75002 Paris
75002 Paris (FR)

   


(54) Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art


(57) La présente invention concerne un procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art comprenant deux éléments de tablier (4,5) revêtus par une couche de roulement (3), caractérisé en ce que l'on réalise une feuillure dans ladite couche de roulement, dans la partie recouvrant l'intervalle entre les deux éléments de tablier, et en ce que l'on insère en force une bande (1) en un matériau compressible présentant au repos une largeur supérieure à la distance entre les flancs de ladite feuillure, une épaisseur correspondant sensiblement à l'épaisseur de la couche de roulement et une longueur correspondant sensiblement à la longueur de ladite feuillure, ledit matériau étant constitué par des grains d'élastomère agglomérés par un lien souple formant une mousse préservant des alvéoles entre les grains élastomères.


Description


[0001] La présente invention concerne un procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art.

[0002] De tels joints sont connus dans leurs caractéristiques générales et dans leurs applications par l'homme de métier. A titre d'indication, le brevet français FR2674876 décrit un exemple de joint comprenant deux profilés de rives et une garniture élastique interposée entre les deux profilés. Ce joint comprend en outre des barres disposées parallèlement aux profilés et reliées aux profilés par des pattes de liaison. Les barres de scellement et les pattes sont noyées dans une résine de comblement du volume compris entre les bords latéraux extérieurs du profilé et les bords de la réservation.

[0003] On peut citer de nombreux autres brevets qui décrivent des joints analogues, par exemple le brevet FR2544759, le brevet FR2463834, ou le brevet FR2724953.

[0004] Ces solutions sont relativement complexes à mettre en oeuvre et nécessitent de neutraliser la chaussée pendant un temps relativement long.

[0005] Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient en proposant un procédé de formation de joint amélioré, ainsi qu'un joint pour la mise en oeuvre de ce procédé.

[0006] Selon son acception la plus générale, l'invention concerne un procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art comprenant deux éléments de tablier revêtus par une couche de roulement, caractérisé en ce que l'on réalise une feuillure dans ladite couche de roulement, dans la partie recouvrant l'intervalle entre les deux éléments de tablier, et en ce que l'on insère en force une bande en un matériau compressible présentant au repos une largeur supérieure à la distance entre les flancs de ladite feuillure et une épaisseur correspondant sensiblement à l'épaisseur de la couche de roulement, ledit matériau étant constitué par des grains d'élastomère agglomérés par un lien souple formant une mousse préservant des alvéoles entre les grains élastomères.

[0007] De préférence, ladite bande présente une longueur correspondant sensiblement à la longueur de ladite feuillure (2).

[0008] Cependant, selon une variante de réalisation de l'invention, ledit joint souple est formé par l'insertion en force dans la feuillure de plusieurs éléments en matériau compressible, lesdits éléments étant en forme de bande et disposés bout à bout pour former une bande présentant une longueur sensiblement égale à la longueur de la feuillure.

[0009] De préférence, le volume des alvéoles est déterminé pour permettre l'absorption par le joint d'une compression en déformation élastique comprise entre 15 et 30%.

[0010] Selon un mode de réalisation préféré, la feuillure présente une section transversale trapézoïdale.

[0011] Avantageusement, la bande est comprimée entre deux mâchoires hydrauliques avant insertion dans la feuillure.

[0012] Selon une variante, on procède à une étape ultérieure d'application d'un produit d'étanchéité en surface et en débordement dudit joint.

[0013] Selon une autre variante, on dispose entre les flancs de la feuillure et le joint un matériau de consolidation tel qu'une résine, des longerines en béton, une plaque métallique ou un mortier polyuréthane.

[0014] Selon une autre variante, on dispose préalablement à l'insertion du joint un boudin de mousse compressible dans la fente formée entre les deux éléments du tablier.

[0015] Selon un mode de réalisation particulier, le joint est un joint drainant. A cet effet, il présente avantageusement un rapport cavité/volume total du joint compris entre 15% et 30%, préférentiellement 20%.

[0016] L'invention concerne également un joint pour l'étanchéification d'un ouvrage d'art présentant deux éléments de tablier revêtus par une couche de roulement, caractérisé en ce qu'il est formé par une bande en un matériau compressible constitué par des grains d'élastomère agglomérés par un lien souple formant une mousse préservant des alvéoles entre les grains élastomères.

[0017] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, se référant à des exemples non limitatifs de réalisation où :
  • la figure 1 représente une vue en coupe d'un premier mode de réalisation ;
  • la figure 2 représente une vue en coupe d'une variante de réalisation.


[0018] La figure 1 représente une vue d'une première variante de réalisation. Le joint (1) est constitué par une bande de matériaux compressible dont la largeur est supérieure à la largeur de la feuillure (2) formée dans la couche de roulement (3). Cette couche de roulement recouvre des éléments (4, 5) d'un tablier. La feuillure (2) est formée à l'aplomb de la séparation entre les deux éléments de tablier (4, 5), où est logé un boudin de mousse expansible (8).

[0019] La section de la feuillure (2) présente une forme trapézoïdale avec la grande base du côté du tablier. Les flancs (6, 7) de la feuillure sont donc inclinés de manière convergente vers la surface d'introduction du joint (1).

[0020] Le joint (1) est constitué par une bande d'un matériau formé par un agrégat de grains d'élastomère liés par un liant souple ne saturant pas le mélange de façon à réserver des cavités entre les grains élastomère, et permettre une compression d'environ 20% en déformation élastique.

[0021] Le joint est par exemple formé par un mélange de mousse de caoutchouc à cellules fermées et de particules bi- ou tridimensionnelles de caoutchouc recyclé broyé aggloméré par un liant. Les particules de caoutchouc recyclé broyé présentent des aspérités sur leurs surfaces. Le liant est un polymère à base de polyuréthane.

[0022] Pour des réalisations drainantes, le joint présente une proportion de cavités représentant environ 20% du volume global du joint. Les interstices entre les grains d'élastomères permettent l'écoulement des liquides.

[0023] La figure 2 représente une variante de réalisation où l'on coule une longerine en béton (9, 10) contre les flancs de la feuillure (2), afin de les renforcer lorsque la couche de roulement est constituée par un enrobé friable ou fragile.

[0024] Par ailleurs, on dépose un matériau d'étanchéité (11) au fond de la feuillure.

[0025] Le joint est mis en place après l'avoir précontraint par une pression latérale, assurant une compression d'environ 20%. Cette compression peut être exercée par une mâchoire hydraulique.


Revendications

1. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art comprenant deux éléments (4, 5) de tablier revêtus par une couche de roulement (3), caractérisé en ce que l'on réalise une feuillure (2) dans ladite couche de roulement (3), dans la partie recouvrant l'intervalle entre les deux éléments (4, 5) de tablier, et en ce que l'on insère en force une bande en un matériau compressible présentant au repos une largeur supérieure à la distance entre les flancs (6, 7) de ladite feuillure (2) et une épaisseur correspondant sensiblement à l'épaisseur de la couche de roulement (3), ledit matériau étant constitué par des grains d'élastomère agglomérés par un lien souple formant une mousse préservant des alvéoles entre les grains élastomères.
 
2. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite bande présente une longueur correspondant sensiblement à la longueur de ladite feuillure (2).
 
3. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que le volume des alvéoles est déterminé pour permettre l'absorption par le joint d'une compression en déformation élastique comprise entre 15 et 30%.
 
4. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuillure (2) présente une section transversale trapézoïdale.
 
5. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la bande est comprimée entre deux mâchoires hydrauliques avant insertion dans la feuillure.
 
6. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on procède à une étape ultérieure d'application d'un produit d'étanchéité en surface et en débordement dudit joint.
 
7. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on dispose entre les flancs (6, 7) de la feuillure (2) et le joint un matériau de consolidation.
 
8. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit matériau de consolidation est constitué par une résine.
 
9. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit matériau de consolidation est constitué par des longerines en béton (9,10)).
 
10. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit matériau de consolidation est constitué par une plaque métallique.
 
11. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit matériau de consolidation est constitué par un mortier polyuréthane.
 
12. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on dispose préalablement à l'insertion du joint un boudin de mousse (8) compressible dans la fente formée entre les deux éléments du tablier.
 
13. Procédé pour la formation d'un joint souple pour ouvrage d'art selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le joint présente une proportion de cavités représentant environ 20% du volume global du joint.
 
14. Joint (1) pour l'étanchéification d'un ouvrage d'art présentant deux éléments (4, 5) de tablier revêtus par une couche de roulement (3), susceptible d'être inséré dans une feuillure (2) formée dans ladite couche de roulement (3), caractérisé en ce qu'il est formé par une bande en un matériau compressible constitué par des grains d'élastomère agglomérés par un lien souple formant une mousse préservant des alvéoles entre les grains élastomères, ladite bande présentant au repos une largeur supérieure à la distance entre les flancs (6, 7) de ladite feuillure (2).
 
15. Joint (1) selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il présente une proportion de cavités représentant environ 20% du volume global du joint.
 




Dessins







Rapport de recherche