[0001] La présente invention concerne le domaine des ensembles de stockage d'énergie électrique.
[0002] Plus précisément encore, la présente invention concerne en particulier les ensembles
électrochimiques multi-couches à base de matériaux polymères comprenant un électrolyte
encadré par deux électrodes formant respectivement cathode et anode.
[0003] L'invention s'applique notamment, mais non exclusivement, aux dispositifs comprenant
une anode à base de lithium.
[0004] La présente invention s'applique à la réalisation de condensateurs, super-condensateurs
et générateurs ou batteries.
[0006] Ces ensembles sont généralement réalisés à partir d'une pluralité de films mono-couche
ou multi-couches, rassemblés et superposés pour former un complexe. Le complexe ainsi
obtenu est généralement enroulé sur un mandrin circulaire de révolution.
[0007] Les dispositifs connus de réalisation d'ensembles de stockage d'énergie électrique
comprennent généralement une pluralité de bobines d'alimentation en film, des moyens
d'entraînement pour faire défiler ces films à partir des bobines d'alimentation et
des moyens pour superposer ces films en un complexe.
[0008] La figure 34 représente schématiquement un exemple de système connu de contrôle du
défilement d'une bande de film. Ce système comprend une bobine d'alimentation 1 à
partir de laquelle est dévidé le film, un rouleau de détour 2, un rouleau danseur
3, un rouleau d'entraînement 4 et un mandrin 5 sur lequel est enroulée la bande de
film. Le rouleau d'entraînement 4 entraîne la bande en défilement à vitesse contrôlée
asservie sur la base d'un signal pilote obtenu en sortie de la bobine d'alimentation
1. Le rouleau danseur 3 exerce sur la bande de film une force F permettant d'assurer
une mise en tension quasi-constante de la bande de film.
[0009] Ce système est particulièrement adapté à des processus de réalisation en continu
d'enroulements sur mandrin circulaire de révolution, entraîné en rotation à vitesse
constante, pour lesquels les arrêts et les redémarrages sont progressifs.
[0010] Les inventeurs ont constaté qu'il est particulièrement avantageux de réaliser de
tels ensembles de stockage d'énergie électrique sous forme d'un enroulement multi-couches
généralement plan dès l'origine, afin d'éviter la réalisation de plis ou défauts équivalents
dans la structure desdits ensembles.
[0011] En effet, les inventeurs ont constaté que la réalisation de tels ensembles sous forme
d'un enroulement circulaire de révolution, ultérieurement aplani, conduit fréquemment
à des défauts tels que plis ou bosses dans les différentes couches, et un mauvais
interface entre celles-ci, le cas échéant un décollement local entre les différentes
couches entraînant un affaiblissement de la capacité de stockage, en raison des contraintes
générées dans les spires qui ont un développé différent d'une spire à l'autre.
[0012] Les inventeurs ont également constaté que ces problèmes, liés à l'état de la technique,
peuvent accélérer le vieillissement des éléments, en diminuant le nombre de cycles
charges/décharges tolérés par les éléments, dans le cas de batteries, voire aller
jusqu'à l'autodécharge des éléments.
[0013] Afin de réaliser des enroulements plats, il est possible d'utiliser un mandrin de
forme non-circulaire, par exemple elliptique.
[0014] Ce mandrin peut avantageusement être piloté à une vitesse non-constante de manière
à obtenir une vitesse de défilement des films quasi-constante.
[0015] Cependant un tel mandrin ne peut être aisément piloté en couple sur la base d'un
signal d'asservissement amont issu_d'une bobine d'alimentation à cause de la forte
variation de son rayon.
[0016] En outre dans le cadre d'un dispositif de réalisation automatique d'ensembles de
stockage d'énergie travaillant à une cadence élevée (vitesse de défilement de l'ordre
de 6 mètres par minute) et une fréquence d'interruption élevée (arrêt du défilement
toutes les minutes), la fréquence des arrêts et départs ne permet pas d'utiliser les
moyens de pilotage de course importante en présentant un encombrement important de
la figure 34.
[0017] La présente invention a néanmoins pour objet un dispositif permettant la réalisation,
en automatique, d'ensembles de stockage d'énergie électrique.
[0018] Le document
GB 5 433 929 décrit un système de réalisation d'ensembles de stockage d'énergie comprenant un
tambour, des moyens d'entrainement d'un film complexe, chacun étant constitué d'un
couple de rouleaux, et des moyens d'enroulement du film complexe. Le tambour entraine,
grâce à un mécanisme à engrenages, les moyens d'enroulement du film complexe ainsi
que chaque couple de rouleaux,
[0019] Un but particulier de l'invention est donc de proposer un système de contrôle du
défilement d'un film complexe adapté pour fournir, à la demande d'un mandrin d'enroulement,
notamment un mandrin présentant une section droite non circulaire de révolution, un
débit de film complexe à une vitesse correspondant à la vitesse linéaire d'appel du
mandrin.
[0020] Ce but est atteint dans le cadre de la présente invention grâce à un dispositif de
réalisation d'ensembles de stockage d'énergie électrique selon la revendication 1
annexée.
[0021] La présente invention concerne également un procédé pour la réalisation de tels enroulements.
[0022] D'autres caractéristiques, buts et avantages de la présente invention apparaîtront
à la lecture de la description détaillée qui va suivre et en regard des dessins annexés
donnés à titre d'exemples non limitatifs et sur lesquels :
- la figure 1 représente une vue générale schématique des moyens principaux composant
le dispositif conforme à la présente invention,
- la figure 2 représente une vue en bout partielle à échelle agrandie d'un mandrin d'enroulement
conforme à un mode de réalisation préférentiel de la présente invention,
- la figure 3 représente une vue schématique des moyens d'enroulement conformes à la
présente invention, composés de la combinaison d'un tel mandrin d'enroulement et d'un
rouleau presseur associé,
- les figures 4, 5 et 6 représentent des vues similaires des moyens d'enroulement dans
trois positions successives de leur cinématique,
- la figure 7 représente une vue partielle de moyens conformes à la présente invention
situés en amont d'un ensemble de complexage,
- la figure 8 représente une vue partielle similaire de moyens conformes à la présente
invention situés en aval de cet ensemble de complexage et en amont d'un module d'enroulement,
- les figures 9 à 16, qui seront décrites plus en détail par la suite, illustrent schématiquement,
en coupe transversale, les structures multi-couches mises en oeuvre à différents stades
de l'alimentation du dispositif conforme à la présente invention,
- les figures 17 à 20, qui seront également décrites plus en détail par la suite, représentent
des vues en coupe transversale des trois structures multi-couches de base utilisées
dans le cadre de l'invention et de la structure multi-couche résultante, avant pelliculage,
destinée à l'alimentation du mandrin, les figures 17 à 20 illustrant plus précisément
le positionnement relatif des bords latéraux longitudinaux des différentes couches
impliquées,
- la figure 21 représente schématiquement un enroulement conforme à la présente invention
(la figure 21 représente un nombre de spires inférieur à la réalité pour simplifier
l'illustration),
- la figure 22 représente schématiquement des moyens d'entraînement d'un mandrin d'enroulement
et d'un rouleau presseur associé, conformes à la présente invention,
- la figure 23 représente schématiquement des moyens de coupe localisée d'un collecteur
de courant,
- la figure 24 représente schématiquement le collecteur de courant résultant comportant
des coupes localisées,
- la figure 25 représente schématiquement un enroulement comportant de telles coupes,
- la figure 26 représente schématiquement le déploiement d'un collecteur de courant
obtenu grâce à de telles coupes,
- la figure 27 représente les courbes d'évolution de vitesse du mandrin d'enroulement
conforme à la présente invention et d'un rouleau presseur associé, à l'origine de
l'enroulement, pour une rotation complète sur 360°, en fonction de leur position angulaire,
- la figure 28 représente des courbes similaires de variation de vitesse du mandrin
et du rouleau presseur à la fin d'un enroulement, en fonction de leur position angulaire,
- la figure 29 représente la variation du rayon d'enroulement en fonction de l'angle
du mandrin ainsi qu'une courbe de variation d'un facteur de correction en fonction
de cet angle,
- la figure 30 représente un tableau qui illustre les données utilisées pour piloter
l'évolution de la vitesse de rotation du mandrin d'enroulement,
- la figure 31 représente une vue schématique du bord tranchant d'une lame de coupe
conforme à un mode de réalisation préférentiel de la présente invention,
- la figure 32 représente schématiquement un mode de réalisation préférentiel d'un dépelliculeur
conforme à la présente invention,
- la figure 33 représente un synoptique général du dispositif conforme à la présente
invention,
- la figure 34 déjà commenté représente schématiquement un système de contrôle du défilement
d'une bande de film de l'art antérieur, et
- la figure 35 représente schématiquement un exemple de dispositif de pilotage d'entraînement
de films en défilement conforme à l'invention.
[0023] Dans la suite de la description on utilisera les termes « amont » et « aval » en
référence au sens de déplacement des complexes dans le dispositif, le terme « amont
» qualifiant les éléments situés avant une référence donnée, tandis que le terme «
aval » qualifie les éléments situés après celle-ci.
[0024] Le dispositif de réalisation d'ensembles de stockage d'énergie électrique conforme
à la présente invention comprend essentiellement, comme illustré sur la figure 1 annexée
:
- des moyens A d'alimentation en structures multi-couches, et
- des moyens E d'enroulement de ces structures.
[0025] Les moyens d'alimentation A ont pour fonction d'acheminer plusieurs ensembles mono-couches
ou multi-couches 90, 92, 94, initialement séparés et de complexer, c'est-à-dire de
superposer et de lier, ceux-ci. Les moyens d'alimentation A ont également pour fonction
d'assurer un positionnement relatif précis des bords longitudinaux des différentes
couches impliquées dans le complexe final 96.
[0026] Les différents éléments mono-couches ou multi-couches et les complexes résultant
mis en oeuvre dans le cadre de la présente invention, sont déplacés parallèlement
à un bâti 900 dont la fonction sera définie plus en détail par la suite.
[0027] Le mode de réalisation particulier du dispositif illustré sur la figure 1 annexée
est destiné à la réalisation d'ensembles générateurs formés d'un empilement de six
couches : un collecteur 10 (par exemple en aluminium), une cathode 20 (par exemple
à base de POE (polyoxyéthylène) et de sel de lithium), une couche d'électrolyte 30,
une anode 40, par exemple en lithium, une couche d'électrolyte 50 et une cathode 60.
Les électrolytes 30 et 50 sont par exemple à base de LiV
3O
8 ou V
2O
5 et POE. Le collecteur en Al 10 est de préférence revêtu d'une barrière anticorrosion,
par exemple à base de nitrure de Ti ou autre, graphite par exemple.
[0028] Cependant, l'invention n'est pas limitée à cet exemple particulier.
[0029] Dans ce contexte, les moyens d'alimentation A comprennent trois magasins d'alimentation
séparés 100, 200 et 300.
[0030] Le moyen d'alimentation 100 est destiné à l'alimentation d'un complexe 90 quatre
couches comprenant la cathode 60 et la couche d'électrolyte 50 précitées placées en
sandwich entre deux pellicules externes de protection 80, 81 (voir figure 9).
[0031] Le moyen d'alimentation 200 est destiné à l'alimentation de la feuille d'anode 40
(voir figure 11).
[0032] Le moyen d'alimentation 300 est destiné à l'alimentation d'un complexe 92 cinq couches
comprenant : l'électrolyte 30, la cathode 20 et le collecteur 10 pris en sandwich
entre deux pellicules externes de protection 82, 83 (voir figure 13).
[0033] De préférence, chacun de ces moyens d'alimentation 100, 200, 300 comprend une bobine
du complexe souhaité, 90, 40 ou 92, préalablement réalisée par tout moyen approprié,
placée à rotation sur le bâti commun 900 autour d'axes de rotation respectifs 102,
202, 302.
[0034] Bien entendu, les bobines formant les magasins d'alimentation 100, 200 et 300 sont
montées de manière amovible sur le bâti 900 pour pouvoir être remplacées après épuisement.
[0035] Le complexage des trois ensembles 90, 40 et 92 issus respectivement des trois moyens
d'alimentation 100, 200 et 300, c'est-à-dire l'empilage de ces ensembles, est réalisé
dans un module de complexage C interposé entre la sortie des moyens d'alimentation
100, 200, 300, et les moyens d'enroulement E.
[0036] Sur la figure 1, les bobines des complexes 90, 40 et 92 placées dans les trois moyens
d'alimentation 100, 200, 300, sont référencées respectivement 104, 204, 304.
[0037] Le complexe quatre couches 90 issu de la bobine 104 est guidé vers le module de complexage
C par des rouleaux 110, 112, 114.
[0038] En aval de la sortie de bobine 104, le module 100 comprend un ensemble de dépelliculage
120 conçu pour retirer la pellicule 81 située côté face à complexer, sur l'électrolyte
50. Cet ensemble de dépelliculage 120 est positionné entre les rouleaux de renvoi
112 et 114.
[0039] La structure de complexe trois couches 50, 60, 80 obtenue en sortie de l'ensemble
de dépelliculage 120 est illustrée sur la figure 10.
[0040] Par ailleurs, le moyen d'alimentation 100 comprend entre l'ensemble de dépelliculage
120 et le module de complexage C un module de chauffage 130. La structure et la fonction
de celui-ci seront décrites plus en détail par la suite.
[0041] De manière similaire, le complexe cinq couches 92 issu de la bobine 304 est guidé
vers le module de complexage C par des rouleaux 310, 312, 314.
[0042] En aval de la sortie de bobine 304, le module 300 comprend un ensemble de dépelliculage
320 conçu pour retirer la pellicule 82 située côté face à complexer, sur l'électrolyte
30. Cet ensemble de dépelliculage 320 est positionné entre les rouleaux de renvoi
312 et 314.
[0043] La structure de complexe quatre couches 83, 10, 20, 30 obtenue en sortie de l'ensemble
de dépelliculage 320 est illustrée sur la figure 14.
[0044] Par ailleurs, le moyen d'alimentation 300 comprend entre l'ensemble de dépelliculage
320 et le module de complexage C un module de chauffage 330. La structure et la fonction
de celui-ci seront décrites plus en détail par la suite.
[0045] L'ensemble d'alimentation 200 destiné à l'alimentation d'un film d'anode, de préférence
à base de lithium, comprend deux rouleaux d'alimentation 240, 250, de pellicules respectives
84, 85.
[0046] Les pellicules 84, 85 et le film d'anode 40 sont guidés par des rouleaux 210, 212,
vers un ensemble d'application primaire 260. Cet ensemble 260 a pour fonction de réunir
sous forme d'un élément comprenant la couche d'anode 40 prise en sandwich entre les
deux pellicules 84, 85, ces films initialement distincts provenant des bobines d'alimentation
respectives 204, 240 et 250.
[0047] L'élément comprenant les deux pellicules 84 et 85 encadrant l'anode 40, est illustré
sur la figure 12.
[0048] L'ensemble d'application 260 est formé de préférence de deux rouleaux pinceurs 262,
264 montés à rotation autour d'axes respectifs parallèles, recevant entre eux à défilement
les trois films précités 84, 40, 85. De préférence, l'un 262 des rouleaux a son axe
de rotation fixe dans l'espace, tandis que le second rouleau 264 placé en regard,
qui sert de rouleau presseur, est sollicité à déplacement contre le rouleau 262 premier
cité, sous un effort contrôlé, par exemple à l'aide de moyens élastiques, tels qu'une
lame élastique 263.
[0049] Par ailleurs l'un au moins des deux rouleaux 262, 264 est motorisé. Il est contrôlé
pour alternativement, entraîner par traction l'élément 84, 40, 85 , et freiner cet
élément, en synchronisation avec le process aval. A ce titre les rouleaux 262, 264
sont asservis en esclave sur les moyens du processus aval.
[0050] Le cas échéant l'un au moins des rouleaux 262, 264 est monté sur un équipage escamotable,
par exemple piloté par un vérin, pour permettre de séparer les deux rouleaux 262,
264 et faciliter ainsi la mise en place initiale de l'élément 84, 40, 85 entre ceux-ci.
[0051] En aval de l'ensemble d'application 260, le moyen d'alimentation 200 comprend un
module 270 de sectionnement transversal de la couche d'anode 40.
[0052] A cette fin, le module de sectionnement 270 comprend un système de marteau 272 et
d'enclume 274 disposés respectivement de part et d'autre du chemin de déplacement
de l'élément 84, 40, 85. Le marteau 272 opère par frappe linéaire transversale au
travers des pellicules de protection 84, 85.
[0053] L'un au moins du marteau 272 ou de l'enclume 274, de préférence le marteau 272, comprend
une arête contondante.
[0054] Le marteau 272 est sollicité séquentiellement à la frappe contre l'enclume 274 pour
délimiter dans le film initial 40 d'anode, une longueur avale correspondant à l'enroulement
recherché. On notera que le marteau 272 opère sur l'élément comprenant l'anode 40
prise en sandwich entre les deux pellicules 84, 85. Cependant, les pellicules 84,
85 sont formées d'un matériau apte à résister à la frappe du marteau 272 pour éviter
toute rupture des pellicules 84, 85.
[0055] Les deux pellicules 84, 85 sont retirées de l'élément précité illustré sur la figure
12, en sortie du module de sectionnement 270 par des moyens de dépelliculage 220,
225. Le cas échéant ces moyens de dépelliculage 220, 225 peuvent être formés par le
marteau 272 et l'enclume 274 eux mêmes.
[0056] Le tronçon de l'anode 40 situé en avant de la ligne de rupture définie par le module
270 est entraîné par les moyens d'entraînement situés en aval, ce tronçon d'anode
40 étant lui-même pris en sandwich entre les deux ensembles 50, 60, 80, d'une part,
et 83, 10, 20, 30, d'autre part, dans le module de complexage C.
[0057] Le tronçon du film d'anode 40 situé en amont de la ligne de rupture est quant à lui
entraîné par les pellicules 84, 85, puisque celles-ci, comme indiqué précédemment,
ne sont pas sectionnées dans le module 270.
[0058] On notera sur ce point que l'ensemble des pellicules 80, 81, 82, 83, 84 et 85, a
non seulement pour fonction d'éviter une pollution des faces externes de complexe
par l'environnement extérieur et d'empêcher le collage des complexes sur les différents
rouleaux impliqués, mais de plus participe à l'entraînement de leur complexe associé.
[0059] Les pellicules 80, 81, 82, 83, 84 et 85 sont avantageusement à base de PP (polypropylène),
PE (polyéthylène), PET (polyéthylène téréphtalate) ou analogue.
[0060] Lorsque celles-ci sont retirées, elles le sont le plus loin possible sur leur trajectoire,
de sorte que le film associé ne passe jamais nu sur un rouleau de son parcours, afin
d'éviter la pollution à la fois du film et du rouleau.
[0061] On notera par ailleurs que les deux dérouleurs de pellicule 240, 250 associés au
dérouleur d'anode 204 sont sensiblement adjacents et que la pellicule 84 issue du
dérouleur 240 entoure le rouleau d'anode 204 sur un arc d'enroulement (« embarrage
» selon l'expression consacrée) important (typiquement supérieur à 90° et préférentiellement
au moins égal à 270°) pour à la fois assurer une bonne protection de ce film fragile
et garantir un entraînement mécanique adéquat. Cet arc d'enroulement de l'anode 204
par la pellicule 84 est référencé β sur la figure 7 annexée. Il varie en fonction
du rayon de la spire externe de film présent sur le dérouleur 240.
[0062] La commande séquentielle d'une part, de l'entraînement des pellicules 84 et 85, et
par conséquent du tronçon d'anode 40 situé en amont de la ligne de rupture, et d'autre
part, de l'entraînement des pellicules 80 et 83 et par conséquent du tronçon d'anode
situé en aval de cette ligne de rupture, est de préférence adaptée pour définir un
intervalle, par exemple de l'ordre de 20mm entre les deux tronçons précités, après
rupture. Plus précisément la frappe de l'outil 272 est synchronisée avec l'arrêt en
frein des rouleaux pinceurs 262, 264 de façon à créer une interruption de défilement
du lithium 40 pendant que le complexage continue en aval à la même vitesse.
[0063] On évite ainsi, grâce à la pré-rupture de la couche d'anode 40, d'avoir à couper
en aval, simultanément, toutes les couches composant le complexe final, ce qui risquerait
de pincer toutes les couches entre elles et pourrait entraîner des courts-circuits
entre l'anode 40, les cathodes 20, 60 et le collecteur 10.
[0064] Pour éviter de détériorer l'interface adjacente aux pellicules, notamment par arrachement,
lors du retrait de celles-ci, de préférence le dépelliculage, au niveau des postes
120, 220, 225 et 320 précités, est réalisé à l'aide d'un système racleur 230 schématisé
sur la figure 32, disposé tangentiellement au film concerné et doté d'une arête polie
232 presque vive, adapté pour assurer un pelage de la pellicule grâce à une déviation
brutale de celle-ci d'au moins 60° (voir figure 32), le cas échéant avec retournement
sur elle-même de celle-ci sensiblement à 180°, selon un rayon de courbure faible (typiquement
un rayon proche de 0,05mm). Le racleur 230 est formé d'une lame statique à arête émoussée
232 proche du plan de déplacement, en amont, du film qui porte la pellicule. L'arête
232 à sa convexité dirigée vers l'aval du déplacement du film.. Les inventeurs ont
en effet déterminé qu'un tel pelage permettait de préserver la surface du complexe
adjacent alors qu'un arrachement de la pellicule sans précaution détériore généralement
celle-ci. Le racleur précité 230 permet en effet un décollement de la pellicule par
effet de cisaillement entre le film fonctionnel et la pellicule de protection. En
tirant la pellicule de protection autour de l'arête 232 du racleur 230, on crée un
allongement de la courbure extérieure de la couche de pellicule de protection, ce
qui crée localement une force tangentielle sur la dite couche, un micro-étirage de
la pellicule et un effet de glissement de la couche de pellicule sur le film fonctionnel,
évitant ainsi l'arrachement de particules du produit fonctionnel.
[0065] De préférence, le dispositif comprend également des moyens de réglage de l'effort
de traction exercé sur la pellicule de protection lorsque celle-ci est déviée sur
l'arête émoussée 232 du racleur 230.
[0066] Sur la figure 1, le système racleur des ensembles de dépelliculage 120, 320, sont
référencés 122, 322. Les pellicules 81, 82, 84 et 85, retirées sur les postes 120,
320, 220 et 225, sont dirigées vers des rouleaux respectifs 124, 324, 224 et 229.
A cette fin, les pellicules 84 et 85, sont guidées par des rouleaux 221, 222, d'une
part, et 226 d'autre part.
[0067] Les moyens de chauffage 130 et 330 ont pour fonction de porter à température contrôlée
la surface externe d'interface des électrolytes 50 et 30 avant que ceux-ci ne soient
portés au contact de la couche d'anode 40 dans l'ensemble de complexage C, pour permettre
par la suite une bonne adhérence entre les couches d'électrolyte 50 et 30 et l'anode
40. De préférence, ces moyens de chauffage 130 et 330 sont formés de fours à montée
en température rapide et à descente en température rapide, aptes à opérer un balayage
d'air chaud, par une circulation forcée en boucle et régulée d'air chaud, sur les
interfaces précitées. Typiquement, les moyens de chauffage 130 et 330 sont conçus
pour diffuser de l'air comprimé thermostaté, à la précision du °C, par exemple à 60°C,
sur les interfaces d'électrolytes 50 et 30.
[0068] Plus précisément encore, l'ensemble du dispositif conforme à la présente invention
comprenant des phases séquentielles d'interruption de déplacement des films d'alimentation
en amont du module d'enroulement E, pour permettre la coupe du complexe, l'évacuation
successive de chaque enroulement, et le réengagement d'un élément suivant, de préférence
les fours 130 et 330 sont également pilotés de manière séquentielle. C'est-à-dire
que la diffusion d'air chaud, dans les fours 130 et 330 est interrompue cycliquement
lors de l'arrêt du défilement des complexes, afin d'éviter une montée en température
néfaste de la portion des complexes située dans ces fours. Une surexposition à la
chaleur de ces tronçons de films pourraient en effet altérer la qualité du complexe
final.
[0069] Par ailleurs pour éviter une montée en température intempestive des tronçons de film
stagnant dans les fours, pendant les phases d'arrêt, les moyens de chauffage 130,
330 peuvent comporter des moyens aptes à insuffler séquentiellement un jet d'air frais
comprimé sur les films. Ces moyens sont adaptés typiquement pour ramener la température
à l'intérieur des fours à une valeur de l'ordre de 40°C.
[0070] De préférence les fours 130, 330 sont formés d'un circuit en boucle. Sur les figures
on a référencé 132, 332, les tronçons de ces fours dans lesquels circulent les films
multicouches et 134, 334 des ventilateurs assurant séquentiellement la soufflerie
d'air chaud et d'air froid. Pour assurer le chauffage, de préférence des éléments
chauffants constitués de multifils nus électriquement conducteurs sont placés en regard
de la sortie des ventilateurs 134, 334.
[0071] On a repéré sur la figure 1 sous les références IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV et
XVI respectivement la localisation sur le trajet du dispositif des différents complexes
illustrés sur les figures 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16.
[0072] Il est important de contrôler le positionnement relatif des bords latéraux longitudinaux
des différents films 10, 20, 30, 40, 50 et 60 formant le complexe issu de l'ensemble
C, afin d'éviter des contacts électriques parasites entre ces différentes couches.
[0073] On a représenté sur la figure 17 le positionnement relatif des bords longitudinaux
de la pellicule 80, de la cathode 60 et de l'électrolyte 50 en aval du poste de dépelliculage
120. On notera que la cathode 60 possède une largeur inférieure à l'électrolyte 50,
que ce dernier déborde de part et d'autre de la cathode 60, que la pellicule 80 possède
une largeur supérieure à l'électrolyte 50 et qu'elle déborde de part et d'autre de
celui-ci.
[0074] On a représenté sur la figure 18, le positionnement relatif des bords longitudinaux
des pellicules 84, 85, et de l'anode 40. On notera que l'anode 40 possède une largeur
inférieure aux deux pellicules 84, 85, lesquelles peuvent posséder des largeurs identiques
et que les pellicules 84, 85, débordent de part et d'autre de l'anode 40.
[0075] On a représenté sur la figure 19, le positionnement relatif de la pellicule 83, du
collecteur 10, de la cathode 20 et de l'électrolyte 30. On notera que la cathode 20
possède une largeur inférieure au collecteur 10, qu'un premier bord de la cathode
20 affleure un premier bord du collecteur 10, que l'électrolyte 30 possède une largeur
supérieure à la cathode 20, qu'elle déborde de part et d'autre de celle-ci, que l'électrolyte
30 déborde par rapport au premier bord de la cathode 20 et du collecteur 10, mais
que le second bord de l'électrolyte 30 est située en retrait du collecteur 10, que
la pellicule 83 a un premier bord qui déborde par rapport au premier bord de l'électrolyte
30 mais possède un second bord qui affleure le second bord de l'électrolyte 30.
[0076] Enfin, on a représenté sur la figure 20, le positionnement relatif de la pellicule
80, de la cathode 60 de l'électrolyte 50, de l'anode 40, de l'électrolyte 30, de la
cathode 20, du collecteur 10 et de la pellicule 83, en sortie du module de complexage
C.
[0077] On notera que les bords des électrolytes 50 et 30 sont superposés, l'anode 40 ayant
un bord en retrait des électrolytes 50 et 30 sur le côté émergeant du collecteur 10,
tandis que l'anode 40 dépasse des électrolytes 30, 50 sur le côté opposé.
[0078] On a référencé XVII, XVIII, XIX et XX sur la figure 1, la localisation des complexes
représentés respectivement sur les figures 17, 18, 19 et 20.
[0079] Le positionnement relatif des couches représenté sur les figures 17 et 18 est assuré
lors de la réalisation des bobines d'alimentation 104 et 304. Le positionnement relatif
représenté sur la figure 19 est assuré lors du pelliculage dans le module 260. Le
positionnement relatif représenté sur la figure 20 est assuré dans le module de complexage
C.
[0080] Afin de définir le positionnement relatif (que l'on peut également qualifier « d'alignement
relatif ») nécessaire entre les deux sous-ensembles représentés sur les figures 17
et 19 et la couche d'anode 40, il est prévu de préférence des moyens aptes à détecter
le positionnement des bords longitudinaux des complexes respectifs en amont de l'ensemble
de complexage C et des moyens aptes à déplacer ces complexes, par rapport à un référentiel
commun, en amont du module de complexage C, pour obtenir le positionnement relatif
souhaité. De préférence, ces moyens de déplacement agissent sur les moyens d'alimentation
100, 200 et 300. A cette fin, de préférence, chacun de ces moyens d'alimentation 100,
200 et 300 est monté sur une platine individuelle susceptible de déplacement contrôlé
par rapport au bâti support général 900 du dispositif. Plus précisément encore, de
préférence, chacune de ces platines est montée à pivotement autour d'un axe respectif
101, 201, 301 et associée à un moyen de déplacement contrôlé.
[0081] Les moyens de détection de positionnement des bords des complexes sont formés de
préférence de moyens optiques, le cas échéant infra-rouge ou laser, ou de moyens ultrasons,
disposés sur une fourche à deux éléments émetteur/récepteur disposés respectivement
de part et d'autre du trajet de déplacement du multicouche.
[0082] Sur la figure 1 on a référencé 140 un tel moyen de détection associé au complexe
issu des moyens 100, 280 le moyen équivalent de détection associé au complexe issu
des moyens 260 et 340 le moyen équivalent de détection associé au complexe issu des
moyens 300. Le moyen de détection 140 est placé entre le rouleau 114 et le four 130.
Le moyen de détection 340 est placé entre le rouleau 314 et le four 330. Le moyen
de détection 280 est placé entre le module primaire de complexage 260 et le module
de complexage C.
[0083] Les moyens de déplacement précités peuvent être formés de moyens à base de vérins
pneumatiques ou tous moyens équivalents.
[0084] De préférence, chacune des platines précitées porte un moyen d'amortissement apte
à reposer contre le bâti commun précité 900 pour éviter toute vibration du dispositif.
A titre d'exemple non limitatif, ces moyens d'amortissement peuvent être formés de
ventouses.
[0085] Les axes de pivotement précités 101, 201 et 301 sont de préférence parallèles à la
platine 900. Ils passent par le centre (axe de rotation 102, 202, 302) des dérouleurs
104, 204, 304 et par un plan médian de la largeur de la bobine placée sur le dérouleur.
Ils sont par ailleurs parallèles aux tronçons de films multicouches respectifs associés,
situés immédiatement en amont de l'ensemble de complexage C, imposés par les rouleaux
114, 262 et 314.
[0086] A cet égard on notera que le tronçon du film d'anode 40 situé en amont du module
de complexage C, guidé par le rouleau 262, est situé sensiblement selon la bissectrice
de l'angle formé par les tronçons des complexes 90 et 92 issus respectivement des
dérouleurs104 et 304, en amont du module de complexage, tels que guidés par les rouleaux
114 et 314. Plus précisément encore, en amont du module de complexage, les complexes
90 et 92 font entre eux un angle de l'ordre de 150° et le film d'anode 40, situé selon
leur bissectrice est sensiblement à 75° de chacun de ces deux complexes 90 et 92.
[0087] De même de préférence, l'anode 40 est située, en amont du module de complexage C,
sensiblement selon la bissectrice des tronçons des pellicules 84 et 85 situés en aval
des dépelliculeurs 220 et 225, lesquels tronçons de pellicules 84 et 85 font entre
eux un angle de l'ordre de 60°.
[0088] Les rouleaux de renvoi 110, 112, 114, 221, 222, 226, 310, 312 et 314 permettent de
disposer les chargeurs 104, 204 et 304 dans des positions éloignées, et de rapprocher
les tronçons de complexe impliqués, en amont du module de complexage C de sorte que
l'angle complet formé entre ceux-ci, au niveau du module de complexage, soit inférieur
à 180°.
[0089] On notera que les moyens de positionnement relatif précités des complexes de base
ont non seulement pour fonction de garantir une connectique électrique satisfaisante
dans le produit final, et notamment une protection des cathodes par débordement de
l'électrolyte, pour éviter les courts-circuits, mais également d'optimiser la surface
active en fonctionnement, dans une largeur de complexe la plus faible possible.
[0090] Les rouleaux de réception des différents ensembles de dépelliculage 124, 224, 229,
324, 520 et 522 comprennent de préférence des enrouleurs motorisés.
[0091] De même les dérouleurs 104, 204 et 304 sont de préférence motorisés et paramétrés
pour maîtriser la force de traction, constante sur les films multicouches impliqués.
Il est en effet important de maintenir constante la traction exercée sur les films
pour avoir une reproductibilité dans la réalisation des éléments.
[0092] Les moteurs ainsi associés aux dérouleurs 104, 204 et 304 sont commandés alternativement
en moteur, à l'origine d'un enroulement de complexe, puis en frein lorsque l'entraînement
du complexe est pris en charge par des moyens aval.
[0093] On notera en particulier que dans ce contexte, les moteurs des différents dérouleurs
104, 204, 304 et dépelliculeurs 124, 224, 229, 324, 520 et 522, sont contrôlés par
une unité centrale programmée pour faire évoluer de manière adéquate les efforts moteurs
et les efforts de freinage respectifs requis en prenant en compte l'évolution du diamètre
de films déroulés et respectivement du diamètre de pellicule enroulée.
[0094] Ces diamètres peuvent être soit calculés par l'unité centrale, à partir de la longueur
respective de complexe et de pellicule traitée, soit mesurée à l'aide de capteurs
adéquats, par exemple à ultrasons, équipant respectivement chacun des dérouleurs et
enrouleurs concernés 104, 204, 304, 124, 224, 229, 324, 520 et 522.
[0095] L'ensemble de complexage C comprend de préférence deux rouleaux pinceurs 400, 410,
montés à rotation autour d'axes parallèles et entre lesquels est acheminé l'empilage
formé des couches superposées : pellicule 80, cathode 60, électrolyte 50, anode 40,
électrolyte 30, cathode 20, collecteur 10 et pellicule 83.
[0096] Les deux rouleaux pinceurs 400, 410 sont sollicités en rapprochement relatif sous
un effort contrôlé. Ils exercent donc un effort de pression contrôlé sur les films
acheminés entre ces rouleaux 400, 410. A cette fin, de préférence, l'axe de rotation
du rouleau 400 est fixe tandis que l'axe de rotation du rouleau 410 est monté sur
un équipage sollicité à déplacement vers le rouleau 400 précité sous un effort contrôlé,
par exemple par un organe élastique telle qu'une lame 412. De préférence le rouleau
410 est également monté sur un équipage escamotable piloté par un moyen d'entraînement,
par exemple un vérin, pour assurer sur commande le dégagement du rouleau 410 et faciliter
la mise en place du complexe.
[0097] On retrouve ainsi en sortie de l'ensemble de complexage C l'empilement illustré sur
les figures 15 et 20.
[0098] Le cas échéant les rouleaux de complexage 400, 410 peuvent être chauffants. Leur
diamètre est typiquement au moins égal à 20 mm.
[0099] Le dispositif conforme à la présente invention comprend en outre entre le module
de complexage C et le module d'enroulement E, un ensemble 500 à fonctions multiples
et ayant notamment pour fonction 1) de contrôler le débit (longueur) de complexe,
dans un module 510, 2) de réaliser des coupes longitudinales localisées dans le collecteur
10, au niveau d'un module 520, 3) d'assurer alternativement l'entraînement du complexe
au début d'un enroulement puis le freinage de ce complexe lorsque celui-ci est placé
en traction par le mandrin 610, au niveau d'un module 530, 4) de retirer les pellicules
80 et 83, dans un module 540, 5) de sectionner les couches 10 à 60 de l'empilement
fonctionnel après défilement d'une longueur correspondant à l'enroulement souhaité,
dans un module 550 et 6) de chauffer les faces externes de l'empilement résultant
à la fin d'un enroulement, au niveau d'un module 560.
[0100] Le dispositif de détection 510 est destiné à piloter une correction des défauts de
synchronisation pouvant résulter de microglissements du complexe sur les rouleaux
400, 410, afin d'assurer une vitesse constante d'alimentation de l'enrouleur E.
[0101] A titre d'exemple non limitatif, un tel dispositif de détection 510 peut être formé
d'un rouleau de synchronisation 512 monté sur un levier pivotant 514 et sollicité
en appui contre le complexe en défilement par un vérin pneumatique ou tout moyen équivalent,
et associé à un codeur absolu 516.
[0102] Le complexe est plaqué contre le rouleau 512 par un rouleau 518 placé en amont sur
le chemin de déplacement du complexe.
[0103] Le module de coupe 520 est destiné à réaliser un refendage linéaire séquentiel, en
sens longitudinal, sur le bord du collecteur 10. Sur les figures annexées les tronçons
de coupe résultant sont référencés 521. Chaque tronçon 521 a une longueur L1 sensiblement
égale, tout en étant légèrement inférieure, à une demie circonférence d'enroulement
sur le mandrin 610. L'actionnement de ce dispositif 520 est piloté de sorte que les
refendages 521 se retrouvent tous superposés sur une même face de l'élément final
bobiné. En d'autres termes ces refendages 521 sont opérés avec un pas P1 identique
à la longueur de chaque spire réalisée sur le mandrin 610. Dans la mesure où cette
longueur est variable et croissante, en raison de l'épaisseur accumulée sur le mandrin
610, de préférence le pas des refendages 521 est également variable.
[0104] Comme on l'a illustré schématiquement sur la figure 26 annexée, au niveau du poste
de conformation finale 700, un segment de découpe transversale 522 est opéré entre
une extrémité axiale de la découpe précitée 521 et le bord libre adjacent du collecteur
10, puis la bande latérale externe 523 ainsi délimitée dans le collecteur 10 est déployée
vers l'extérieur de l'élément enroulé, pour servir de connecteur sur le concentrateur
de courant. Sur la figure 26 la partie de bande de collecteur 10 ainsi déployée est
référencée 525.
[0105] Le dispositif de refendage 520 est de préférence de type « coupe en l'air ». Il comprend
une lame de refendage oscillante 524 adaptée pour venir sectionner localement et séquentiellement
le collecteur 10, entre deux rouleaux 526 et 528 servant d'appui au complexe. Sur
la figure 23 le mouvement de pivotement de la lame 524 est schématisé sous la référence
529.
[0106] Le module d'entraînement 530 comprend de préférence deux rouleaux pinceurs 532, 534,
entre lesquels chemine l'ensemble complexe illustré sur les figures 15 et 20. Ces
deux rouleaux 532, 534, sont associés à des motorisations respectives. Lors de l'acheminement
de l'extrémité avant du complexe vers le mandrin 610, les rouleaux 532, 534, sont
pilotés en mode moteur d'entraînement. En revanche, une fois l'extrémité avant du
complexe saisie par le mandrin 610, celui-ci devient moteur, et les rouleaux 532,
534, sont pilotés, par leur moteur respectif, en mode de freinage. On garantit ainsi
un placage étroit du complexe sur le mandrin 610. Ces deux rouleaux pinceurs 532,
534 sont situés à proximité du mandrin enrouleur 610, en amont de celui-ci.
[0107] L'entraînement des rouleaux pinceurs 400, 410 est asservi sur celui des rouleaux
pinceurs 532, 534 qui opèrent en maître, par rapport aux rouleaux esclaves 400, 410.
[0108] L'un au moins des rouleaux 532, 534 est associé à un moyen de sollicitation tel que
les rouleaux 532 et 534 exercent sur le complexe qu'ils encadrent, un effort de pincement
contrôlé.
[0109] Par ailleurs de préférence, l'un au moins des rouleaux 532, 534, par exemple le rouleau
534, est monté sur un équipage escamotable 535, par exemple piloté par un vérin 536,
pour faciliter l'insertion du complexe entre les rouleaux 532 et 534.
[0110] Le retrait des pellicules 80 et 83 est opéré, dans le module 540, à l'aide de racleurs
541, 543 similaires aux racleurs 122 et 322 précités. Les pellicules 80 et 83 sont
dirigées, après dépelliculage, grâce à des rouleaux 542, 544 sur des rouleaux d'accumulation
546, 548. Ceux-ci sont motorisés, comme indiqué précédemment.
[0111] Le sectionnement transversal complet de l'empilement des 6 couches résultantes 10,
20, 30, 40, 50 et 60 du complexe est opéré, juste en aval des lames de dépelliculage
541, 543, dans le module 550, par tous moyens appropriés.
[0112] De préférence ces moyens de coupe 550 comprennent une lame 552 comprenant un bord
tranchant 554 formé d'un dièdre convexe à deux pentes symétriques (voir figure 31)
animée d'une vitesse rapide de déplacement, sous faible course lorsque la coupe est
requise.
[0113] Les déplacements de la lame de coupe 552 sont pilotés par un moyen 556 formé de préférence
d'un vérin. Par ailleurs la lame de coupe 552 est de préférence placée sur un équipage
escamotable piloté par un moyen de déplacement spécifique, par exemple un second vérin
558, pour permettre d'escamoter la lame de coupe sur demande, afin de faciliter la
mise en place du complexe, ou toute autre intervention de maintenance requise.
[0114] En variante ces moyens de coupe peuvent être formés d'un système marteau/enclume
similaires à celui précédemment décrit sous les références 272, 274.
[0115] La coupe opérée par le moyen de coupe 552 est opérée sensiblement au milieu de l'intervalle
formé dans la couche d'anode en lithium 40, au niveau du poste de frappe 572/574.
Ainsi comme on le voit sur la figure 21, la couche d'anode 40 est placée en retrait
des autres couches composant l'enroulement, tant au niveau de l'extrémité avant que
de l'extrémité arrière de l'enroulement.
[0116] Par ailleurs comme on le voit sur la figure 21, de préférence les deux extrémités
axiales Ei, Ee de l'enroulement fini En ne sont pas superposées. En d'autres termes
l'extrémité externe Ee de l'enroulement est interrompue en deçà de l'extrémité interne
Ei, pour éviter une surépaisseur à ce niveau. Ainsi l'enroulement fini aplati présente
globalement une épaisseur identique sur toute son étendue.
[0117] Le chauffage des faces externes de l'empilement est opéré par tous moyens appropriés
dans le module 560, par exemple par soufflage d'air chaud pulsé ou passage sur un
rouleau chauffant.
[0118] Ce chauffage est de préférence assuré par une barre escamotable de soufflage d'air
chaud 562 située immédiatement en aval du dispositif de coupe 550, pour chauffer une
bande transversale du complexe, afin de préparer le thermo-collage de la fin de l'enroulement.
[0119] On va maintenant décrire les moyens d'enroulement E conformes à l'invention.
[0120] Ceux-ci comprennent principalement un mandrin 610 monté à rotation autour d'un axe
611.
[0121] Le mandrin 610 présente une section droite, transversale à son axe de rotation 611,
non circulaire de révolution. Le mandrin 610 est sensiblement plat. Il a une section
générale en fuseau. Typiquement le rapport entre un grand axe et un petit axe de sa
section droite est supérieur à 3, préférentiellement supérieur à 5 et très avantageusement
supérieur à 10. Il possède avantageusement une section droite généralement elliptique.
[0122] Plus précisément, l'enveloppe externe du mandrin 610 est de préférence délimitée
par deux secteurs de cylindre de révolution convexes ayant des rayons identiques (R1
sur la figure 2), mais des axes parallèles éloignés ; par ailleurs cette enveloppe
externe délimitant la section droite du mandrin possède des extrémités émoussées 615,
616 à faible rayon.
[0123] Le mandrin 610 a une longueur (considérée parallèlement à son axe de rotation 611)
supérieure à la largeur des complexes à enrouler.
[0124] Plus précisément encore, de préférence, le mandrin 610 est formé de deux mors 612,
614, symétriques et complémentaires. L'interface entre les deux mors 612, 614, c'est-à-dire
la face d'appui mutuelle entre ceux-ci, en position d'enroulement, référencée 613
sur les figures est de préférence plane et relie les deux surfaces courbes d'enveloppe
externe convexe du mandrin à distance des extrémités effilées de l'ellipse d'enveloppe
externe.
[0125] A titre d'exemple non limitatif, le grand axe du mandrin 610, formé par les deux
mors 612 et 614 accolés, est de l'ordre de 12 cm tandis que le petit axe du mandrin
610, formé par les deux mors 612 et 614 accolés, est de l'ordre de 9 à 10 mm, l'angle
formé entre le plan oblique qui correspond à l'interface 613 entre les deux mors 612,
614 et le grand axe du fuseau est typiquement de l'ordre de 2,5°, le fuseau est terminé,
sur les extrémités 615, 616 du grand axe, par des arcs de cercle de l'ordre de 0,15mm
de rayon, et la distance séparant les centres des surfaces principales cylindriques
du mandrin est supérieure à 6 fois leur rayon R1.
[0126] Les deux mors 612, 614, sont associés à des moyens d'entraînement, par exemple des
vérins hydrauliques ou équivalents adaptés pour assurer sur commande un déplacement
relatif contrôlé des deux mors entre une première position dans laquelle les deux
mors 612, 614, sont écartés pour permettre l'insertion de l'extrémité avant d'un empilement
complexe 10 à 60 à enrouler et une seconde position dans laquelle les deux mors 612,
614, sont accolés pour permettre l'enroulement de l'empilement complexe précité.
[0127] Le mandrin 610 formé par la coopération des deux mors 612, 614, est lui-même entraîné
à rotation autour de son axe 611, à vitesse non constante, selon des modalités qui
seront définies par la suite.
[0128] Le mandrin 610 est associé à un rouleau presseur 620.
[0129] Celui-ci est monté libre de rotation autour de son axe 622 sur l'extrémité d'un bras
rotatif 624.
[0130] Le bras 624 est animé d'un mouvement rotatif autour d'un axe 625 excentré par rapport
à l'axe 622, et selon une vitesse double de celle du mandrin 610, de telle sorte que
le rouleau 620 roule successivement sur chacune des faces du mandrin 610, plus précisément
sur l'empilement complexe 10 à 60 enroulé sur celui-ci, afin de le presser régulièrement
et d'éviter toute formation de plis dans l'empilement. Le bras 624 est de préférence
entraîné en rotation mécaniquement par la rotation du mandrin 610 avec un rapport
multiplicateur égal à 2.
[0131] Le mandrin 610 et le bras 624 tournent dans le même sens de rotation.
[0132] La cinématique de déplacement du mandrin 610 et du rouleau 620 est schématisée sur
les figures 3 à 6 associées.
[0133] A titre d'exemple non limitatif, comme illustré sur la figure 22, le mandrin 610
et le bras 624 peuvent être entraînés par une courroie commune 640 associée à un moteur
642, grâce à des rouleaux respectifs 618, 628 en prise avec ladite courroie commune
640. Pour assurer une vitesse double au bras 624, le rouleau 628 associé à celui-ci
possède un rapport d'entraînement deux fois plus faible que le rouleau 618 associé
au mandrin 610, soit typiquement une dimension circonférentielle deux fois plus faible.
[0134] On notera que le dispositif comprend de préférence en outre, un rouleau 570, en aval
de la lame de coupe 552, en regard de la buse de soufflage d'air chaud 562.
[0135] Ce rouleau 570 sert d'ultime guidage au complexe formé, avant enroulement sur le
mandrin 610.
[0136] La génératrice du rouleau 570 sur laquelle s'appuie le complexe, est située dans
un plan défini par la génératrice du rouleau amont 534 et la génératrice du mandrin
610 correspondant au petit axe de celui-ci (laquelle génératrice sert d'appui au complexe
quand celui-ci est positionné avec son grand axe parallèle au plan précité, comme
illustré sur la figure 5).
[0137] L'ensemble formé par la combinaison du mandrin 610, du bras 624 et du rouleau presseur
622 est monté sur un tiroir 630 lui-même associé à des moyens d'entraînement propres
à déplacer cet ensemble à translation entre une position d'enroulement telle qu'illustrée
sur la figure 1, rapproché du module 500 et une position d'évacuation, éloignée de
ces moyens 500, une fois la longueur souhaitée d'empilement enroulée sur le mandrin
610, pour faciliter le retrait de l'enroulement obtenu.
[0138] Le tiroir 630 précité peut également être déplaçable dans une position initiale additionnelle
temporaire, rapprochée des rouleaux pinceurs d'alimentation 532, 534, lorsque ceux-ci
sont pilotés en moteur, pour assurer la saisie de l'extrémité avant du complexe au
début de l'enroulement. Une fois cette saisie opérée, de préférence le tiroir 630
est écarté des rouleaux pinceurs 532, 534 pour l'enroulement proprement dit.
[0139] Pour achever l'enroulement et éviter un flottement de l'extrémité externe arrière
du complexe enroulé, le mandrin 610 est de préférence animé d'un mouvement de rotation
complet sur 360° après rupture du complexe enroulé et enroulement complet de ce complexe
et le rouleau presseur 620 est maintenu en appui sur l'enroulement pendant cette rotation
additionnelle afin de parfaire le « collage » de la dernière spire de l'enroulement,
grâce au préchauffage précité par les moyens 560. Le cas échéant, ce chauffage peut
être complété par un soufflage d'air chaud au niveau du poste d'enroulement E.
[0140] On obtient ainsi un collage de la queue de l'enroulement, sans apport de colle.
[0141] On notera que le dispositif peut comprendre en outre, comme illustré sur la figure
8, un rouleau presseur additionnel escamotable 580, placé entre le rouleau 570 et
le mandrin 610. Un tel rouleau 580 a pour fonction de permettre le blocage du complexe
lors de la coupe et le plaquage de la fin de la bande, sur le mandrin 610. Le rouleau
580 est de préférence lié, par une lame élastique 582, à un équipage oscillant 584,
piloté par un vérin 586.
[0142] Lors du bobinage de l'enroulement de complexe, sur le mandrin 610, le rouleau 580
est placé dans la position illustrée sur la figure 8, écartée du trajet de déplacement
du complexe et éloignée du mandrin 610. A la fin d'un enroulement, après coupe du
complexe, au contraire, l'équipage oscillant précité et le rouleau 580 associé, sont
déplacés de sorte que le rouleau 580 soit plaqué sur la face du mandrin 610 opposée
à celle sur laquelle repose le rouleau 620.
[0143] Cet enroulement, obtenu sous une forme généralement aplatie, grâce à la géométrie
elliptique du mandrin 610 est ensuite retiré du mandrin 610 et évacué grâce à un robot
ou tout moyen équivalent adapté vers un poste de pressage 700 destiné à parfaire la
planéité de chaque enroulement obtenu.
[0144] Un tel robot peut être formé d'un robot pneumatique à pinces de serrage assurant
la préhension de l'élément enroulé de stockage d'énergie électrique sur le mandrin
610, son extraction de celui-ci et par divers mouvements de rotations et de translations,
la mise en place de l'élément dans le poste de pressage 700.
[0145] Pour l'essentiel ce poste de pressage comprend une presse, formé par exemple d'un
vérin presseur 710, chargé de la mise à plat finale de l'élément. Celui-ci opère de
préférence en temps masqué, pendant qu'un élément suivant est en cours d'enroulement.
[0146] Pour faciliter le retrait de l'enroulement obtenu, le dispositif peut comprendre
des moyens aptes à assurer pendant une séquence limitée, à la fin de l'enroulement,
un déplacement relatif et alternatif à translation entre les deux mors 612 et 614
composant le mandrin 610, selon une direction parallèle à l'interface 613, pour faire
ainsi varier la longueur du grand axe du mandrin, afin de « desserrer » légèrement
l'enroulement par rapport au mandrin 610, décoller la première spire et dépincer l'accrochage
du premier tour.
[0147] Chaque enroulement peut ensuite être dirigé vers un magasin pour la réalisation des
étapes ultérieures requises pour la connexion sous la configuration série/parallèle
souhaitée. Un tel magasin et les moyens mis en oeuvre pour assurer les liaisons requises
série/parallèle, ne seront pas décrits plus en détail par la suite.
[0148] Comme on l'a indiqué précédemment, selon une caractéristique avantageuse de l'invention,
le mandrin 610 est entraîné à rotation à une vitesse angulaire non constante contrôlée
de telle sorte que la vitesse linéaire de défilement de l'empilement complexe alimentant
le mandrin 610 soit constante.
[0149] Grâce à cette caractéristique, l'invention permet de garantir un effort de traction
constant sur le complexe et par conséquent un enroulement parfait sur le mandrin 610,
exempt de tout pli ou défaut équivalent.
[0150] Par ailleurs grâce au défilement à vitesse constante du complexe, on évite toute
nécessité de disposer d'un magasin intermédiaire, en amont du module d'enroulement
E, pour absorber les à-coups d'accélération - décélération de la bande. Et l'on permet
ainsi la réalisation de l'ensemble du dispositif sous forme compact, dans un volume
limité.
[0151] On a illustré en traits forts sur la figure 27, la courbe de variation de vitesse
du mandrin 610 à l'origine de l'enroulement.
[0152] Sur la même figure 27, on a illustré en traits fins, la courbe de variation de vitesse
du bras 624 portant le rouleau presseur 620.
[0153] On notera que sont illustrées sous l'axe des abscisses de la figure 27, les positions
relatives du mandrin 610 et du rouleau presseur 620.
[0154] Plus précisément encore, la vitesse de rotation angulaire du mandrin 610 est corrigée
au cours de l'enroulement, pour tenir compte de l'évolution du rayon d'enroulement
résultant de la variation d'épaisseur de complexe accumulé sur le mandrin 610 afin
de garantir la constance de vitesse linéaire de défilement.
[0155] On a ainsi illustré sur la figure 28 en traits forts la courbe de variation de vitesse
du mandrin 610 garnie par une épaisseur de 5,5mm de complexe (correspondant par exemple
à 19 tours d'enroulement) et en traits fins la courbe de variation correspondante
de vitesse du rouleau 620.
[0156] Sur les figures 27 et 28, on a repéré, sous l'axe des abscisses, sous la référence
PA, les plages angulaires dans lesquelles le rouleau presseur 620 est en appui sur
le mandrin 610.
[0157] On notera à l'examen des figures 27 et 28, que le vitesse de rotation du mandrin
610 et de l'équipage 624 portant le rouleau presseur 620, est élevée quand l'enroulement
du complexe est opéré sur un faible rayon (c'est à dire un rayon d'enroulement de
l'ordre de grandeur du petit axe du mandrin 610), soit lorsque le mandrin 610 est
orienté sensiblement parallèlement au tronçon de complexe acheminé. Puis cette vitesse
chute quand le rayon d'enroulement grandit (et s'approche du grand axe du mandrin
610), c'est à dire lorsque le mandrin 610 est orienté sensiblement perpendiculairement
au tronçon de complexe acheminé.
[0158] Ainsi la vitesse de rotation du mandrin 610 et du rouleau presseur 620 présente une
évolution cyclique : 2 pics par rotation de 360°. Cette évolution est inversement
proportionnelle à l'évolution du rayon d'enroulement.
[0159] Par ailleurs on notera que le rouleau presseur 620 entre en contact, et reste en
contact, avec le film complexe enroulé sur le mandrin 610, lorsque celui-ci est entraîné
en rotation à basse vitesse. Cette disposition permet de garantir un bon contact entre
le rouleau presseur 620 et le film enroulé et par conséquent entre les différentes
couches superposées du film enroulé.
[0160] La figure 28 qui correspond à la fin d'un enroulement présente une plage d'évolution
de vitesse moins étendue. En effet en raison de l'épaisseur de complexe accumulée
sur le mandrin 610, le rapport de rayon d'enroulement couvre une plage moins étendue
qu'à l'origine de l'enroulement.
[0161] Ainsi lors de l'enroulement d'un élément, la vitesse de rotation varie à chaque tour
sur une période de 180°. De plus la durée d'enroulement par tour augmente du fait
que la longueur d'enroulement sur le mandrin 610 augmente d'un tour à l'autre en raison
de l'épaisseur rajoutée sur le mandrin 610.
[0162] En conséquence les vitesses et les accélérations diminuent progressivement au cours
de l'enroulement.
[0163] On aperçoit par ailleurs sur la figure 29, d'une part, une courbe lissée V1 de variation
du rayon d'enroulement en fonction de la position angulaire du mandrin et, d'autre
part, une courbe lissée V2 de variation d'un facteur de correction en fonction de
cette position angulaire.
[0164] On a porté en abscisse une plage angulaire de 0 à 180°. Celle-ci couvre également
la plage de 180 à 360°, les courbes précitées présentant une périodicité sur 180°.
Par ailleurs on a porté sur les échelles d'ordonnées, à gauche l'amplitude du rayon
d'enroulement et à droite l'amplitude du facteur de correction.
[0165] Les inventeurs ont en effet déterminé que le facteur de correction à appliquer sur
l'évolution de base V1 de la vitesse de rotation angulaire tenant compte de la seule
évolution du rayon d'enroulement nu en fonction de la position angulaire du mandrin,
pour tenir compte de la variation d'épaisseur de l'enroulement, pouvait être assimilé
à une telle courbe lissée V2 qui varie en fonction de la position angulaire du mandrin
610, tout en étant fixe pour un angle donné quelque soit le nombre de spires enroulées
précédemment sur le mandrin.
[0166] On a illustré sur la figure 30 un tableau schématisant un exemple de données utilisées
dans le cadre de la présente invention pour piloter le moteur d'entraînement du mandrin
610.
[0167] On retrouve sur les deux premières colonnes du tableau de la figure 30, l'angle de
rotation du mandrin.
[0168] Ces deux colonnes correspondent respectivement aux plages de 0 à 180° et de 180 à
360°, en raison de la symétrie existant entre les deux demis tours successifs d'une
même spire d'enroulement. En effet une spire complète n'est enroulée qu'après une
rotation de 360°. On retrouve donc la même épaisseur sur les deux faces du mandrin
pendant les deux demi périodes successives de 0 à 180° et de 180 à 360° d'enroulement
d'une même spire.
[0169] La troisième colonne de la figure 30 représente le rayon du mandrin 610 nu, c'est
à dire à l'origine de l'enroulement.
[0170] La quatrième colonne de la figure 30 représente le facteur de correction illustré
sur la figure 29.
[0171] Les paires de colonnes qui suivent sur la figure 30 représentent deux à deux, pour
chaque tour d'enroulement, l'une le rayon d'enroulement, et l'autre la vitesse de
rotation du mandrin 610.
[0172] Plus précisément, comme le montre le tableau de la figure 30, pour chaque tour d'enroulement,
on calcule le rayon d'enroulement r sur la base de la relation :

dans laquelle :
ro représente le rayon du mandrin (610) nu,
F représente le facteur de correction mentionné dans la quatrième colonne,
n représente le rang de la spire en cours, ie le nombre d'enroulements opéré sur le
mandrin 610 et
e représente l'épaisseur du complexe enroulé sur le mandrin 610.
[0173] Puis l'on calcule la vitesse de rotation du mandrin 610 sur la base de la relation
:

dans laquelle :
V représente la vitesse linéaire constante recherchée pour le complexe, et
r représente le rayon d'enroulement précédemment calculé.
[0174] En pratique, le pilotage du moteur d'entraînement du mandrin 610 peut être opéré,
soit à l'aide de données précalculées et stockées dans des mémoires adaptées, soit
à l'aide de données calculées en direct par une unité centrale sur la base, d'une
part, de la loi d'évolution du rayon d'enroulement en fonction de la géométrie du
mandrin 610 et d'autre part de la loi de correction dépendant de l'évolution de ce
rayon en fonction de l'épaisseur de l'enroulement réalisé précédemment sur le mandrin.
[0175] Les données précitées sont appliquées successivement à chaque fraction angulaire
de la rotation du mandrin 610, sur le moteur d'entraînement de celui-ci.
[0176] A titre d'exemple non limitatif, pour une vitesse linéaire de l'ordre de 6 m/mn,
le mandrin 610 atteint une vitesse de l'ordre de 180 tr/mn, soit une vitesse angulaire
de l'ordre de 1090 °/s, d'où une vitesse d'échantillonnage de l'ordre de 1 °/ms.
[0177] Le choix de travailler au plus près du degré impose un rafraîchissement de la consigne
de vitesse moteur proche de la ms.
[0178] Dans ce contexte la consigne de vitesse destinée à être appliquée au moteur est choisie
de nature numérique, pour éviter le traitement de convertisseurs analogique/numérique.
[0179] Bien évidemment, un module de contrôle assure l'asservissement complet de l'ensemble
des moyens intervenant dans la réalisation de l'enroulement du complexe.
[0180] Les différents axes précités notamment les axes 102, 202, 302, des rouleaux 104,
204, 304, l'axe 611 de rotation du mandrin 610, l'axe de rotation du rouleau presseur
620 et l'axe de pivotement du bras oscillant 624, les axes des rouleaux 124, 224,
240, 250, 229, 320, 520 et 522 associés aux pellicules, les axes des rouleaux de renvoi
110, 112, 114, 221, 222, 210, 212, 226, 310, 312, 314 et les axes des rouleaux presseur
262, 264, 400, 410 sont parallèles entre eux et de préférence horizontaux.
[0181] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, le dispositif comprend
un boîtier scindé en deux compartiments séparés par une cloison verticale 900 : un
premier compartiment, sous atmosphère sèche contrôlée qui loge l'ensemble des moyens
100, 200, 300, 400, 500, 600 et 700 précités et un deuxième compartiment qui loge
les moyens de commande et d'entraînement/motorisation associés. La cloison verticale
de séparation précitée constitue le bâti support des différents axes de rotation précédemment
décrits.
[0182] Le cas échéant un balayage supplémentaire d'air sec peut être prévu dans l'enceinte
opérationnelle.
[0183] La présente invention permet typiquement la réalisation d'un enroulement de complexe
comprenant entre 16 et 19 tours, correspondant à une longueur de complexe de l'ordre
de 4 à 5,5m, soit une épaisseur totale d'enroulement de l'ordre de 5,5 mm. La vitesse
de défilement du complexe est typiquement comprise entre 2 et 10 m/ mn. Elle est avantageusement
de l'ordre de 6m/mm.
[0184] A titre d'exemple non limitatif le dispositif conforme à la présente invention est
adapté pour traiter des laizes de complexe de largeur comprise entre 50 et 150 mm.
[0185] La présente invention offre de nombreux avantages par rapport aux moyens proposés
dans l'état de la technique.
[0186] De façon non limitative on citera :
- le fait que la forme quasi plate du mandrin d'enroulement 610 évite de générer les
contraintes rencontrées avec l'état de la technique, lors de la mise à plat,
- le réchauffage des complexes dans des fours et le complexage des multicouches formant
cathode et collecteur sur le lithium, permettant de réaliser un collage de bonne qualité
sans reprise intermédiaire des produits en optimisant le contact surfacique des couches
entre elles, ceci améliorant les échanges ioniques entre les différentes couches fonctionnelles
du produit final,
- le fait que toutes les fonctions du dispositif sont pilotées en automatique avec des
paramétrages et des régulations précises de chaque fonction, ce qui permet d'assurer
la reproductibilité avec un niveau de qualité toujours contrôlé.
[0187] On rappelle que d'une manière générale, tous les galets et rouleaux enrouleurs ou
dérouleurs mis en oeuvre dans le dispositif de l'invention ont des fonctions moteur
et/ou frein alternativement, selon la séquence de l'enroulement impliqué, pour garantir
une traction constante sur l'ensemble des films, complexes et pellicules associés.
[0188] Comme indiqué précédemment, la figure 33 représente un synoptique général des moyens
principaux du dispositif conforme à la présente invention.
[0189] On va maintenant décrire plus particulièrement les moyens d'asservissement d'entraînement
conformes à la présente invention en regard de la figure 35 annexée.
[0190] On retrouve sur celle-ci, le mandrin 610, la paire de rouleaux 532, 534, le rouleau
de détection et de synchronisation 512, la paire de rouleaux de complexage 400, 410,
les bobines d'alimentation 104, 204, 304 (on rappelle que typiquement, mais non limitativement,
le rouleau 204 délivre un film de lithium tandis que les rouleaux 104 et 304 délivrent
respectivement des complexes trois couches et deux couches) et la paire de rouleaux
pinceurs 262 et 264.
[0191] Le mandrin 610 est l'organe directeur de l'ensemble de la bobineuse. Il reçoit sa
consigne de vitesse en provenance d'un module de pilotage 601.
[0192] Tous les paramètres de défilement des films constituant le complexe sont réglés sur
la base de la demande émanant du mandrin 610.
[0193] La paire de rouleaux motorisés 532, 534 est pilotée en mode entraînement à l'origine
d'un enroulement pour acheminer le bord avant sur le mandrin 610.
[0194] Cependant pendant l'enroulement proprement dit du film complexe sur le mandrin 610,
cette paire de rouleaux 532, 534 est pilotée en frein. Elle exerce ainsi sur le film
complexe une traction constante et choisie, correspondant à une consigne. La paire
de rouleaux 532, 534 reçoit sa consigne de couple frein en provenance d'un module
de pilotage 533.
[0195] La paire de rouleaux 532, 534 est équipée d'un codeur incrémental 535, monté sur
le motoréducteur d'entraînement, permettant d'attribuer la fonction Maître à cette
paire de rouleaux.
[0196] La paire de rouleaux de complexage 400, 410 située en amont est également équipée
d'un codeur 411. Cette paire de rouleaux 400, 410 est pilotée en Esclave par rapport
aux rouleaux précités 532 et 534. Elle fonctionne en motorisation.
[0197] Plus précisément le codeur 535 associé à la paire de rouleaux 532, 534 mesure la
longueur de bande qui défile entre lesdits rouleaux 532 et 534.
[0198] L'information correspondante de longueur est appliquée via un module 1010 à la paire
de rouleaux de complexage 400, 410 de sorte que celle-ci achemine, sous le contrôle
de son propre codeur associé 411, une longueur identique de bande.
[0199] Le rouleau oscillant de synchronisation 512 est positionné entre les paires de rouleaux
532, 534 et 400, 410. Il est susceptible d'un faible débattement et est soumis à un
effort réglable permettant d'assurer son bon contact avec la bande entre les deux
paires précitées de rouleaux 532, 534 et 400, 410.
[0200] Son rôle est de surveiller les microglissements ou perturbations pouvant éventuellement
désynchroniser le défilement entre les deux paires de rouleaux 532, 534 et 400, 410.
[0201] Pour ce faire le codeur 513 du rouleau 512 est positionné sur l'axe de pivotement
du rouleau 512. Il est chargé de capter le débattement angulaire de ce rouleau 512.
[0202] Le codeur 513 n'est pas sollicité en cas de parfaite synchronisation entre les deux
paires de rouleaux 532, 534 et 400, 410. En revanche en cas de microglissements ou
de perturbations entraînant une désynchronisation, le rouleau 512 est pivoté et le
codeur 513 est sollicité.
[0203] Le codeur 513 est relié au module 1010. Ainsi le rouleau de synchonisation 512 apporte
via le codeur 513, une correction, par exemple de +/- 10%, sur le débit linéaire de
la paire esclave de rouleaux 400, 410.
[0204] La plage de +/- 10% de correction de débit de la paire de rouleaux de complexage
400, 410 est surtout utile au lancement, après chargement de nouvelles bobines de
complexe 104, 204 et 304 dans la machine. En effet l'opérateur qui charge la bobine
engage les complexes sans connaître ni tenir compte de la position initiale du rouleau
512.
[0205] En régime établi, cette correction est très voisine de zéro et ne sert qu'à gérer
les microglissements.
[0206] En choisissant pour valeur de pilotage, l'information de longueur de bande débitée,
plutôt que la vitesse de déroulement de la bande, on obtient un système permettant
de réaliser une interpolation linéaire précise et continue entre les axes électriques
matérialisés par les paires de rouleaux 532, 534 et 400, 410 (on entend par « axe
électrique », la combinaison axe motoréducteur-codeur et variateur associé formant
les paires de rouleaux 532, 534 et 400, 410). Ceci évite de cumuler les erreurs ou
les dérives de synchronisation.
[0207] Ainsi la paire de rouleaux esclave 400, 410 suit le mouvement de la paire de rouleaux
maître 532, 534, tout comme si ces rouleaux étaient situés respectivement deux à deux
sur un même arbre mécanique, ayant par nature à chacune de ses extrémités le même
positionnement angulaire.
[0208] Comme indiqué précédemment la force F appliquée sur le rouleau 512 est générée de
préférence par un vérin pneumatique. Celui-ci est alimenté par un convertisseur Signal
électrique/Pression dont la pression est proportionnelle au signal électrique issu
de la consigne.
[0209] Le réglage de la consigne permet d'adapter la force exercée au complexe impliqué.
[0210] En variante la force appliquée sur le rouleau 512 peut être obtenue à l'aide de tout
autre moyen approprié, autre qu'un vérin pneumatique, par exemple un ressort, un contre-poids,
un organe élastique, un électroaimant, etc...
[0211] Le couple de rouleaux pinceurs 262, 264 est lui même un couple de rouleaux motorisés
esclaves des rouleaux pinceurs motorisés 400 et 410 situés en aval. Il est équipé
d'un capteur 265.
[0212] On rappelle que le couple de rouleaux 262, 264 a pour fonction d'appeler la bande
de lithium provenant du dérouleur 204 et destinée à être complexée entre les deux
complexes à deux couches et trois couches provenant des dérouleurs 104 et 304.
[0213] Ainsi le couple de rouleaux 532, 534 est le maître vis à vis du couple de rouleaux
amont 400, 410, lequel est lui même le maître vis à vis du couple de rouleaux amont
262, 264.
[0214] L'invention met de ce fait en oeuvre au moins deux asservissements en cascade.
[0215] Le couple de rouleaux 262, 264 est également piloté à partir d'une consigne liée
à l'information de longueur issue du capteur 411 associé à la paire de rouleaux 400,
410, via un module d'asservissement 1012.
[0216] Cependant on choisit de préférence d'avoir une consigne de longueur appliquée au
couple de rouleaux 264, 262, légèrement inférieure à celle appliquée au couple 400,
410, afin de micro-étirer la bande de lithium et lui enlever ses défauts géométriques.
[0217] Typiquement le couple de rouleaux aval 262, 264 est piloté par une consigne de longueur
égale à 99,5% du débit linéaire du couple 400,410.
[0218] L'écart de consigne entre la consigne appliquée au couple 262, 264 et la consigne
appliquée au couple 400, 410 est avantageusement paramétrable, notamment en fonction
des déformations de la bande et de son épaisseur.
[0219] On rappelle que les rouleaux 262, 264 ont entre autres pour fonction de stopper le
défilement de la bande de lithium en un temps très court, typiquement de l'ordre de
1 ms, lors de l'opération de coupe de la bande de lithium à la volée.
[0220] Les capteurs utilisés dans le cadre de la présente invention peuvent faire l'objet
de nombreux modes de réalisation. Il peut s'agir de codeurs incrémentaux présentant
un zéro au milieu de la correction, ou un codeur analogique de déplacement (inductif
proportionnel, résistance variable, en fonction de sa longueur, capteur magnéto-résistif
de champ magnétique, ...).
[0221] Très préférentiellement, dans le cadre de la présente invention, les codeurs 513
sont de type codeur absolu. Ainsi chaque position angulaire à un code binaire non
volatil de positon absolue permettant de situer la position angulaire du rouleau 512,
même après arrêt complet de la machine, sans réinitialisation du zéro au milieu du
débattement.
[0222] Plus précisément encore dans le cadre de la présente invention, de préférence les
capteurs de longueur sont adaptés pour mesurer des incréments de longueurs compris
entre 1mm et 4µm, avantageusement entre 500µm et 8µm et très préférentiellement entre
100 et 40µm. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les capteurs
de longueur sont adaptés pour mesurer des incréments de longueurs inférieurs à 1/1000
de la longueur totale de l'enroulement, avantageusement inférieurs à 1/4000 de cette
longueur et très préférentiellement inférieurs à 1/40 000 de cette longueur totale
de l'enroulement.
[0223] Un autre moyen de contrôler le couple esclave 400, 410 par rapport au couple maître
532, 534 est de remplacer le rouleau 512 oscillant par un rouleau fixe fou, monté
sur une jauge de contrainte. La jauge est dans ce cas sensible à la tension de bande
perçue par le rouleau fou. Le couple 400, 410 reste esclave vis à vis du couple 532,
534. Le couple 400, 410 est corrigé en vitesse par rapport au couple 532, 534 en fonction
de la tension de bande lue par la jauge du rouleau fou de telle sorte que la traction
de bande souhaitée soit obtenue. Cette variante ne présente pas cependant les mêmes
avantages que l'asservissement en longueur précédemment décrit. Elle peut en effet
générer une oscillation de vitesse autour du point de consigne et donc une variation
de la tension de bande.
[0224] Bien que le dépelliculage mécanique par lame, précédemment décrit, soit préféré car
il évite l'introduction de produit chimique dans l'environnement du processus, en
variante, on peut envisager de dépelliculer les complexes à l'aide d'un jet de solvant
injecté au niveau de l'interface entre la face externe du complexe et la pellicule
concernée.
[0225] Le dispositif conforme à l'invention peut également comprendre des moyens de dépelliculage
comportant des moyens d'application d'un jet d'air, de préférence froid, sur la zone
de divergence entre la pellicule et l'ensemble dont elle est déviée.
[0226] De même les fours à circulation d'air chaud pourront être remplacés par des rouleaux
chauffants.
[0227] On a illustré sur les figures annexées et décrit précédemment une mise en oeuvre
selon laquelle le complexe final de 6 couches est opéré par empilement in situ de
trois complexes de base respectivement à 1, 2 et 3 couches, initialement séparés et
préréalisés. En variante cependant, on peut envisager dans le cadre de la présente
invention d'alimenter le mandrin 610 à l'aide d'un tel complexe de 6 couches préréalisé
sur une machine adaptée. Dans ce cas l'interruption de l'anode de lithium doit être
de préférence intégrée dans ce complexe. Selon encore une autre variante, dans le
cadre de la présente invention, les différents complexes de base pourraient être réalisés
in situ sur le dispositif de l'invention, à partir de films monocouches.
[0228] Les différents moyens mécaniques de coupe précédemment décrits pourront être remplacés
par tous moyens équivalents, par exemple à base de laser.
[0229] L'asservissement en longueur préconisé dans le cadre de la présente invention offre
de nombreux avantages :
- il permet de garantir une longueur totale précise et régulière d'enroulement, donc
de garantir des caractéristiques homogènes pour tous les ensembles réalisés, et de
garantir une localisation homogène de l'extrémité finale de l'enroulement et ainsi
d'éviter toute surépaisseur,
- il permet de synchroniser parfaitement la coupe finale du complexe sur l'intervalle
ménagé entre les deux tronçons de l'anode 40.
[0230] Le cas échéant, la lame oscillante 524 peut être pilotée mécaniquement ou électroniquement
par la rotation du mandrin 610 de sorte que les pas successifs de découpes opérées
par cette lame 524 ne soient pas rigoureusement égaux entre eux sur la longueur d'un
enroulement, mais soient fonction de la position angulaire du mandrin 610, lequel
déclenche ainsi le début et la fin d'une découpe. De cette façon, les découpes se
retrouvent superposées dans un même secteur de l'élément enroulé et au moins approximativement
alignés radialement.
1. Dispositif de réalisation d'ensembles de stockage d'énergie électrique comprenant
des moyens d'entraînement d'un film complexe et des moyens (610) d'enroulement du
film complexe, les moyens d'entraînement comprenant au moins un couple de moyens d'entraînement
respectivement maître et esclave (532, 534 et 400, 410 ; 400, 410 et 262, 264), le
moyen d'entraînement maître (532, 534 ; 400, 410) étant placé en aval du moyen d'entraînement
esclave (400, 410 ; 262, 264) sur le chemin de défilement du film complexe, et des
moyens de commande pour asservir le moyen d'entraînement (400, 410 ; 262, 264) esclave,
sur le moyen d'entraînement (532, 534; 400, 410) maître, caractérisé par le fait que le signal d'asservissement appliqué sur le moyen d'entraînement esclave (400, 410;
262, 264) est un signal représentatif de la longueur de film complexe demandé.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque moyen d'entraînement (532, 534 ; 400, 410 ; 262, 264) comprend une paire de
rouleaux disposés respectivement de part et d'autre du film complexe.
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comprend un capteur (535 411) sur le moyen maître (532, 534 ; 400, 410), apte à
générer le signal à la base de l'asservissement.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le signal d'asservissement appliqué sur le moyen d'entrainement esclave (262, 264)
est inférieur au signal issu du capteur (411) associé au moyen maître (400, 410).
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comprend un capteur (513) positionné sur un tronçon intermédiaire du film complexe
situé entre le moyen maître (532, 534) et le moyen esclave (400, 410) d'entraînement,
apte à générer un signal de correction d'asservissement.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le capteur (513) positionné sur le tronçon intermédiaire est adapté pour détecter
d'éventuels microglissements entre le moyen maître (532, 534) et le moyen esclave
(400, 410) d'entraînement.
7. Dispositif selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait que le capteur (513) positionné sur le tronçon intermédiaire comprend un rouleau (512)
sollicité contre le film complexe et un moyen apte à détecter l'effort ou le débattement
appliqué audit rouleau (512).
8. Dispositif selon la revendication 5, caractérise par le fait que le rouleau (512) est monté sur un bras oscillant (514) et le moyen de détection comprend
un moyen de détection du déplacement angulaire dudit bras (514).
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le bras oscillant (514) sollicite le rouleau (512) contre le film complexe sous un
effort réglable.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le rouleau (512) est associé à une jauge de contrainte.
11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le moyen maître (532, 534) d'entraînement est formé d'une paire de rouleaux situés
respectivement de part et d'autre du film complexe en amont d'un mandrin d'enroulement
(610) tandis que le moyen d'entraînement esclave (400, 410) est formé de deux rouleaux
de complexage placés en amont du moyen maître.
12. Dispositif selon l'une des revendications. 1 à 11, caractérisé par le fait que le moyen maître (400, 410) d'entraînement est formé d'une paire de rouleaux de complexage
situés respectivement de part et d'autre du film complexe tandis que le moyen d'entraînement
esclave (262, 264) est formé de deux rouleaux situés entre des moyens d'alimentation
(104, 204, 304) et le moyen maître (400, 410).
13. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait qu'il comprend d'une part un moyen maître principal (532, 534) d'entraînement et un moyen
esclave principal d'entraînement (400, 410) asservi sur le moyen maître principal
et d'autre part, en amont des moyens principaux, un moyen maître secondaire (400,
410) et un moyen esclave secondaire (262, 264) asservi sur le moyen maître secondaire,
14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait qu'il comprend d'une part un moyen maître principal (532, 534) d'entraînement formé d'une
paire de rouleaux situés respectivement de part et d'autre du film complexe en amont
d'un mandrin d'enroulement (610) et un moyen esclave principal d'entraînement (400,
410) formé de deux rouleaux de complexage placés en amont du moyen maître principal
et d'autre part un moyen maître secondaire (400, 410) d'entraînement formé d'une paire
de rouleaux situés respectivement de part et d'autre du film complexe et un moyen
esclave secondaire d'entraînement (262, 264) formé de deux rouleaux situés entre des
moyens d'alimentation (104, 204, 304) et le moyens maître (400, 410) secondaire.
15. Dispositif selon l'une des revendications 13 ou 14, caractérisé par le fait que le moyen esclave principal (400, 410) et le moyen maître secondaire (400, 410) sont
confondus.
16. Dispositif selon l'une des revendications 13 à 15, caractérisé par le fait qu'un signal d'asservissement appliqué au moyen esclave secondaire (262, 264) est inférieur
à un signal issu d'un capteur (411) associé au moyen maître secondaire (400, 410).
17. Dispositif selon l'une des revendications 13 à 16, caractérisé par le fait que le maître principal (532, 534) est piloté en mode frein.
18. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisé par le fait que le moyen maître (532, 534) est piloté en mode frein.
19. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 18, caractérisé par le fait qu'il comprend un mandrin d'enroulement (610) en aval du moyen maître d'entraînement
(532, 534).
20. Dispositif selon la revendication 19, caractérisé par le fait que le mandrin (610) présente une section droite en fuseau.
21. Dispositif selon l'une des revendications 19 ou 20, caractérisé par le fait que le mandrin (610) est piloté à vitesse angulaire variable pour définir une vitesse
linéaire d'enroulement constante.
22. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 21, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens d'alimentation en film (104, 204, 304) en amont du moyen d'entraînement
esclave (262, 264).
23. Dispositif selon la revendication 22, caractérisé par le fait que les moyens d'alimentation en film (104, 204, 304) sont pilotés en mode frein.
24. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8 et 10 à 23, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins un capteur de longueur adapté pour mesurer des incréments de
longueurs compris entre 1mm et 4µm, avantageusement entre 500µm et 8µm et très préférentiellement
entre 100 et 40µm.
25. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8 et 10 à 22, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins un capteur de longueur adapté pour mesurer des incréments de
longueurs inférieurs à 1/1000 de la longueur totale de l'enroulement, avantageusement
inférieurs à 1/4000 de cette longueur et très préférentiellement inférieurs à 1/40
000 de cette longueur totale de l'enroulement.
26. Procédé de réalisation d'ensembles de stockage d'énergie électrique comprenant les
étapes d'entraînement d'un film complexe et d'enroulement du film complexe, caracterisé en ce qu'il met en oeuvre des moyens d'entraînement comprenant au moins un couple de moyens
d'entraînement respectivement maître et esclave (532, 534 et 400, 410; 400, 410 et
262, 264), le moyen d'entraînement maître (532, 534 ; 400, 410) étant placé en aval
du moyen d'entraînement esclave (400, 410 ; 262, 264) sur le chemin de défilement
du film complexe, et qu'il comprend une étape d'asservissement du moyen d'entraînement
(400, 410 ; 262, 264) esclave, sur le moyen d'entraînement (532, 534; 400, 410) maître,
caractérisé par le fait que le signal d'asservissement appliqué sur le moyen d'entraînement esclave (400, 410;
262, 264) est un signal représentatif de la longueur de film complexe demandé.
1. Vorrichtung zur Herstellung von Einheiten zur Speicherung elektrischer Energie umfassend
Mittel zum Antrieb eines komplexen Films und Mittel (610) zur Aufwicklung des komplexen
Films, wobei die Antriebsmittel wenigstens ein Paar jeweils Leit- und Folge- (Master-Slave-)
Antriebsmittel (532, 534 und 400, 410; 400, 410 und 262, 264) umfassen, wobei auf
dem Abspulweg des komplexen Films das Leitantriebsmittel (532, 534; 400, 410) stromabwärts
des Folgeantriebsmittels (400, 410; 262, 264) angeordnet ist, und Steuerungsmittel
zur Steuerung des Folgeantriebsmittels (400, 410; 262, 264) an dem Leitantriebsmittel
(532, 534; 400, 410), dadurch gekennzeichnet, dass das Steuersignal, welches an das Folgeantriebsmittel (400, 410; 262, 264) abgegeben
wird, ein Signal ist, welches repräsentativ für die Länge des gewünschten komplexen
Films ist.
2. Vorrichtung gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass jedes Antriebsmittel (532, 534; 400, 410; 262, 264) ein Paar Walzen umfasst, die
jeweils beiderseits des komplexen Films angeordnet sind.
3. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass sie einen Signalgeber (535; 411) an dem Leitantriebsmittel (532, 534; 400, 410) umfasst,
welcher das Signal auf Grundlage der Steuerung erzeugen kann.
4. Vorrichtung gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Steuersignal, welches an das Folgeantriebsmittel (262, 264) abgegeben wird, geringer
ist als das Signal, welches von dem Signalgeber (411) stammt, der mit dem Leitantriebsmittel
(400, 410) verbunden ist.
5. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass sie einen Signalgeber (513) umfasst, der auf einem Zwischenabschnitt des komplexen
Films, der sich zwischen dem Leitantriebsmittel (532, 534) und dem Folgeantriebsmittel
(400, 410) befindet, angeordnet ist und ein Steuerkorrektursignal erzeugen kann.
6. Vorrichtung gemäß Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Signalgeber (513), der auf dem Zwischenabschnitt angeordnet ist, ausgebildet
ist, um etwaige Mikroabweichungen zwischen dem Leitantriebsmittel (532, 534) und dem
Folgeantriebsmittel (400, 410) zu detektieren.
7. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Signalgeber (513), welcher auf dem Zwischenabschnitt angeordnet ist, eine Walze
(512), welche eine Belastung auf den komplexen Film ausübt, und ein Mittel, welches
die Beanspruchung oder die Ausfederung, die auf diese Walze (512) ausgeübt wird, detektieren
kann, umfasst.
8. Vorrichtung gemäß Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Walze (512) auf einem Schwenkarm (514) montiert ist und das Detektionsmittel
ein Mittel zur Detektion der Winkelverschiebung des Arms (514) umfasst.
9. Vorrichtung gemäß Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Schwenkarm (514) die Walze (512) gegen den komplexen Film mit einer regulierbaren
Belastung drückt.
10. Vorrichtung gemäß Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Walze (512) mit einem Dehnungsmessgerät verbunden ist.
11. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass das Leitantriebsmittel (532, 534) von einem Paar Walzen gebildet wird, die jeweils
beiderseits des komplexen Films stromaufwärts einer Wickelhülse (610) angeordnet sind,
während das Folgeantriebsmittel (400, 410) von zwei Komplexwalzen gebildet wird, die
stromaufwärts des Leitantriebsmittels angeordnet sind.
12. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass das Leitantriebsmittel (400, 410) von einem Paar Komplexwalzen gebildet wird, die
jeweils beiderseits des komplexen Films angeordnet sind, während das Folgeantriebsmittel
(262, 264) von zwei Walzen gebildet wird, die zwischen Materialzufuhrmitteln (104,
204, 304) und dem Leitantriebsmittel (400, 410) angeordnet sind.
13. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 12, dadurch gekennzeichnet, dass sie einerseits ein Hauptleitantriebsmittel (532, 534) und ein Hauptfolgeantriebsmittel
(400, 410), das an dem Hauptleitantriebsmittel gesteuert wird, umfasst, und andererseits,
stromaufwärts der Hauptantriebsmittel, ein Sekundärleitantriebsmittel (400, 410) und
ein Sekundärfolgeantriebsmittel (262, 264), das an dem Sekundärleitantriebsmittel
gesteuert wird, umfasst.
14. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass sie einerseits ein Hauptleitantriebsmittel (532, 534), das aus einem Paar Walzen
gebildet wird, die jeweils beiderseits des komplexen Films stromaufwärts einer Wickelhülse
(610) angeordnet sind, und ein Hauptfolgeantriebsmittel (400, 410), das von zwei Komplexwalzen
gebildet wird, die stromaufwärts des Hauptleitantriebsmittels angeordnet sind, umfasst,
und andererseits ein Sekundärleitantriebsmittel (400, 410), das aus einem Paar Walzen
gebildet wird, die jeweils beiderseits des komplexen Films angeordnet sind, und ein
Sekundärfolgeantriebsmittel (262, 264), welches von zwei Walzen gebildet wird, die
zwischen den Materialzufuhrmitteln (104, 204, 304) und den Sekundärleitantriebsmitteln
(400, 410) angeordnet sind, umfasst.
15. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 13 oder 14, dadurch gekennzeichnet, dass das Hauptleitantriebsmittel (400, 410) und das Sekundärfolgeantriebsmittel (400,
410) vertauscht sind.
16. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 13 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass ein Steuersignal, welches an das Sekundärfolgeantriebsmittel (262, 264) abgegeben
wird, geringer ist als das Signal, welches von einem Signalgeber (411) stammt, der
mit dem Sekundärleitantriebsmittel (400, 410) verbunden ist.
17. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 13 bis 16, dadurch gekennzeichnet, dass das Hauptleitantriebsmittel (532, 534) im Bremsmodus gesteuert wird.
18. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 17, dadurch gekennzeichnet, dass das Leitantriebsmittel (532, 534) im Bremsmodus gesteuert wird.
19. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 18, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Wickelhülse (610) stromabwärts des Leitantriebsmittels (532, 534) umfasst.
20. Vorrichtung gemäß Anspruch 19, dadurch gekennzeichnet, dass die Hülse (610) einen rechten Spindelabschnitt aufweist.
21. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 19 oder 20, dadurch gekennzeichnet, dass die Hülse (610) mit variabler Winkelgeschwindigkeit gesteuert wird, um eine lineare
Geschwindigkeit der konstanten Wicklung zu definieren.
22. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 21, dadurch gekennzeichnet, dass sie Filmmaterialzufuhrmittel (104, 204, 304) stromaufwärts des Folgeantriebsmittels
(262, 264) umfasst.
23. Vorrichtung gemäß Anspruch 22, dadurch gekennzeichnet, dass die Filmmaterialzufuhrmittel (104, 204, 304) im Bremsmodus gesteuert werden.
24. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 8 und 10 bis 23, dadurch gekennzeichnet, dass sie wenigstens ein Längenmessgerät umfasst, das ausgebildet ist, um Längeninkremente
zwischen 1 mm und 4 µm, bevorzugt zwischen 500 µm und 8 µm, und bevorzugter zwischen
100 und 40 µm, zu messen.
25. Vorrichtung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 8 und 10 bis 22, dadurch gekennzeichnet, dass sie wenigstens ein Längenmessgerät umfasst, das ausgebildet ist, um Längeninkremente
unter 1/1000 der Gesamtwicklungslänge, bevorzugt unter 1/4000 dieser Länge, und bevorzugter
unter 1/40000 dieser Gesamtwicklungslänge, zu messen.
26. Verfahren zur Herstellung von Einheiten zur Speicherung elektrischer Energie umfassend
Schritte zum Antrieb eines komplexen Films und zur Wicklung des komplexen Films, dadurch gekennzeichnet, dass es Antriebsmittel verwendet, welche wenigstens ein Paar jeweils Leit- und Folge-
(Master-Slave-) Antriebsmittel (532, 534 und 400, 410; 400, 410 und 262, 264) umfassen,
wobei auf dem Abspulweg des komplexen Films das Leitantriebsmittel (532, 534; 400,
410) stromabwärts des Folgeantriebsmittels (400, 410; 262, 264) angeordnet ist, und
dass es einen Schritt der Steuerung des Folgeantriebsmittels (400, 410; 262, 264)
an dem Leitantriebsmittel (532, 534; 400, 410) umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass das Steuersignal, welches an das Folgeantriebsmittel (400, 410; 262, 264) abgegeben
wird, ein Signal ist, welches repräsentativ für die Länge des gewünschten komplexen
Films ist.