[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de liant bitumineux
pour la réalisation de couches et/ou revêtements de construction routière et/ou de
génie civil.
[0002] Plus particulièrement, la présente invention se rapporte à un enrobé bitumineux comprenant
un liant bitumineux selon le procédé de fabrication mentionné précédemment.
[0003] Le bitume de distillation directe est le principal liant hydrocarboné utilisé en
construction routière pour ses propriétés viscoélastiques et thermoélastiques.
[0004] Le chauffage de celui-ci permet de rendre ces liants maniables, et leur refroidissement
une fois mis en place leur confèrent leurs propriétés d'usage.
[0005] En effet, les bitumes de distillation directe des classes inférieures ou égales à
35/50 possèdent de bonnes propriétés aux températures élevées de service, résistent
bien au fluage et confèrent aux matériaux qu'ils composent une très bonne résistance
sous trafics lents et canalisés.
[0006] De plus, leur susceptibilité thermique leurs permettent de s'auto-réparer de la plupart
des fissures apparaissant du fait des contraintes thermiques, et de celles du trafic.
[0007] Toutefois, cette susceptibilité thermique des bitumes peut s'avérer pénalisante rendant
leur emploi à l'état pur limité dans des conditions climatiques sévères.
[0008] Ainsi, leurs propriétés à froid se trouvent réduites : Ils deviennent cassants aux
basses températures de service.
[0009] L'utilisation de bitumes plus mous confère aux enrobés qu'ils composent de bonnes
propriétés à froid, mais ces matériaux se déforment irréversiblement à des températures
plus élevées, en particulier sous trafics lents et canalisés.
[0010] Pour remédier à ces inconvénients et mettre en oeuvre des enrobés qui résistent bien
dans des conditions climatiques variables, plusieurs solutions existent qui font appel
à l'utilisation d'un squelette minéral basé sur des matériaux lui conférant une résistance
à la déformation sous contrainte externe, et des bitumes durs ou modifiés par des
élastomères.
[0011] Cependant, l'utilisation de bitumes durs présente l'inconvénient de risques de fissuration
à basse température de service, et les bitumes modifiés sont coûteux. De plus, cette
modification par des élastomères n'est pas compatible avec toutes les classes de bitume.
[0012] Une alternative serait l'emploi de bitumes obtenus par soufflage ayant un fort indice
de pénétrabilité. Toutefois ceux-ci nécessitent un investissement industriel lourd,
en particulier une unité de fabrication spécialisée, des manipulations à très forte
température, ainsi que l'emploi d'oxygène et de catalyseurs métalliques.
[0013] La présente invention a donc pour but un procédé de fabrication d'un liant bitumineux
peu susceptible aux variations de température, et présentant en particulier de bonnes
propriétés à froid.
[0014] Elle a également pour but un procédé de fabrication simple d'un liant bitumineux,
et pouvant être mis en oeuvre dans des usines de fabrication classiques, ne nécéssitant
pas d'unités de fabrication spécialisées, ni de catalyseurs spéciaux, ni encore d'autres
constituants dangereux.
[0015] L'invention a notamment pour objectif un procédé de fabrication d'un liant bitumineux
ayant un coût de fabrication viable.
[0016] La demanderesse a trouvé de façon surprenante qu'il était possible de remédier aux
inconvénients de l'art antérieur et de remplir les objectifs mentionnés précédemment
en faisant réagir un agent de traitement avec un bitume dans les conditions décrites
ci-après.
[0017] Ainsi, selon l'invention le procédé de fabrication d'un liant bitumineux pour la
réalisation de couches et/ou de revêtements de construction et/ou de génie civil comprend
les étapes suivantes :
a) l'ajout à un bitume ou mélange de bitumes, à une température de 150 à 220°C, de
préférence de 160 à 200°C, d'un agent de traitement choisi parmi les composés de formule
Hn+2PnO3n+1 avec n supérieur à 1, l'anhydride phosphorique (P2O5), et les mélanges de ceux-ci,
b) la réaction sous agitation, à une température de 150 à 220°C, de préférence de
160 à 200°C de l'agent de traitement avec le bitume ou mélange de bitumes, puis
c) la récupération du liant bitumineux.
[0018] Au sens de la présente invention, on entend par bitume un mélange de matières hydrocarbonées
naturelles issues de la fraction lourde obtenue lors de la distillation du pétrole,
ou provenant de gisements naturels se présentant sous forme solide ou liquide, de
densité comprise entre 0,8 et 1,2.
[0019] L'agent de traitement selon le procédé objet de l'invention a de préférence une concentration
calculée en H
3PO
4 de 20 à 105%, de préférence de 70 à 95%.
[0020] On entend par agent de traitement des agents chimiques dont la fonction est de modifier
chimiquement le(s) bitume(s).
[0021] Selon l'invention, la quantité d'agent de traitement ajoutée pour 100 parties en
poids de bitume ou mélange de bitumes est de 0,5 à 5 parties en poids, de préférence
1 à 3 parties en poids.
[0022] Préférentiellement, l'agent de traitement utilisé pour l'invention est un acide orthopolyphosphorique
ou un mélange d'acides orthopolyphosphoriques.
[0023] Selon un mode de réalisation préférentiel du procédé objet de l'invention, l'étape
de réaction, sous agitation du mélange obtenu à partir de l'ajout d'agent de traitement
au bitume ou mélange de bitumes, a une durée de 1 à 3 heures, typiquement de l'ordre
de 2 heures.
[0024] Contrairement au procédé de fabrication de bitume par soufflage, il n'est pas nécessaire,
dans le procédé selon l'invention, d'ajouter de l'oxygène au mélange de bitume et
d'agent de traitement.
[0025] Par ailleurs, les températures de réaction sont plus basses.
[0026] Les liants bitumineux obtenus par le procédé objet de l'invention sont non seulement
moins susceptibles à la température, mais ils présentent également un comportement
au vieillissement très correct, les tests de laboratoire montrant que leurs propriétés
sont maintenues dans le temps.
[0027] La présente invention a également pour objet un liant bitumineux susceptible d'être
obtenu par le procédé tel que décrit précédemment.
[0028] Elle a encore pour objet un enrobé bitumineux comprenant des granulats et un liant
bitumineux obtenu selon le procédé tel que décrit ci-dessus.
[0029] La granulométrie des granulats est choisie dans la gamme 0/D
max, D
max étant le diamètre maximal des granulats tel que défini selon la norme XP P 18-540
« Granulats-Définitions, conformités, spécifications » de octobre 1997, et allant
de 0 à 25 mm.
[0030] Avantageusement, les enrobés bitumineux selon l'invention comprennent des granulats
de classe granulométrique déterminée selon la norme NF XP P 18-540 0/4, 4/6, 6/10
et 10/14, ou des combinaisons de ces classes de granulats.
[0031] En général, les enrobés selon l'invention comprennent en pourcentage du poids par
rapport au poids total d'enrobé de 20 à 25% de granulats de classe 10/14, de 15 à
20% de granulats de classe 6/10, de 10 à 15% de granulats de classe 4/6, de 40 à 45%
de granulats de classe 0/4, étant donné que le total de granulats est égal à 100%.
[0032] L'enrobé selon l'invention comprend généralement des fines, de préférence des fines
calcaires.
[0033] Les fines selon l'invention sont des charges minérales ou siliceuses sous forme de
grains passant à travers un tamis à mailles carrées de 0,063 mm de côté.
[0034] Avantageusement, les enrobés selon l'invention comprennent, en pourcentage du poids
par rapport au poids total d'enrobé de 0,5 à 5% de fines étant donné que le total
de granulats et de fines est égal à 100%.
[0035] L'enrobé bitumineux comprend avantageusement 1 à 10 parties, de préférence 3 à 8
parties en poids de liant bitumineux pour 100 parties en poids de granulat et éventuellement
de fines
[0036] Les enrobés dans lesquels les liants obtenus selon l'invention interviennent présentent
un excellent comportement à l'orniérage, se traduisant par le fait que, pour une classe
de pénétrabilité équivalente, les liants bitumineux obtenus produisent des enrobés
largement plus résistants à l'orniérage que les bitumes classiques issus de distillation
directe.
[0037] Les liants bitumineux selon l'invention peuvent également être utilisés dans des
matériaux appliqués à froid tels que des enrobés à froid ou des enrobés coulés à froid,
ou encore sous forme d'émulsion pour la fabrication de tels enrobés à froid ou coulés
à froid, et dont l'enrobage des granulats peut s'effectuer sans chauffage et sans
séchage des granulats.
[0038] Les exemples suivants illustrent la présente invention.
Procédé de fabrication de liant bitumineux. 1er Exemple
[0039] Les classes de bitume mentionnées ont été déterminées selon la norme NF EN 12591
« Bitume et liants bitumineux ― spécification des bitumes » de décembre 1999.
[0040] On a fabriqué un bitume de classe 20/30 selon le procédé suivant
[0041] On a mélangé 60% de bitume 20/30 avec 40% de bitume 35/50, mélange que l'on a placé
à 180°C.
[0042] Puis 2,5 ppc d'acide orthopolyphosphorique à une teneur en acide de 84% ont été ajoutés
au bitume, à une température de 180°C.
[0043] Le mélange a ensuite été soumis à réaction sous agitation lente pendant 2 heures,
puis refroidit à température ambiante.
[0044] Pour réaliser les mesures des caractéristiques du liant, celui-ci a préalablement
été réchauffé de façon à permettre sa manipulation lors des mesures.
[0045] Les caractéristiques des bitumes obtenus selon l'invention ont été mesurées selon
la norme NF EN 1426 « Bitumes et liants bitumineux ― Détermination de la pénétrabilité
à l'aiguille » de décembre 1999 pour la mesure de la pénétrabilité, et NF EN 1427
« Bitumes et liants bitumineux ― Détermination de la température de ramollissement
― Méthode Bille et Anneau » de janvier 2000 pour la mesure de la température de ramollissement,
puis comparées avec celles de bitume de distillation directe non traités. Les résultats
comparatifs sont relatés dans le tableau ci-dessous :
Comparaison des caractéristiques de bitume de classe 20/30 :
| Liant réchauffé |
Bitume 20/30 de distillation directe |
Bitume classe 20/30 obtenu selon l'invention |
| Pénétrabilité (en 1/10mm) NF EN 1426 |
20/30 |
20/30 |
| Temp. ramollissement BA (°C) NF EN 1427 |
55à63 |
66 |
| IP |
Négatif |
1,5 |
| Point de Fraass (°C) |
-9 |
-9 |
| DSR (°C) AASHTO TP5 |
78 |
88 |
| Après vieillissement RFTOT NF 12607-1 : |
| Pénétrabilité résiduelle NF EN 1426 |
76 |
81 |
| Augmentation Temp. ramollissement BA (°C) NF EN 1427 |
6,2 |
8,6 |
| DSR (°C) AASHTO TP5 |
79 |
89,4 |
| Après vieillissement RFTOT et PAV: |
| BBR AASTHO TP1 Temp. d'isomodule (°C) Température critique |
-13,8 -4,8 |
-14,4 -10,7 |
| Classe PG ASSHTO MP1 |
82-10 |
82-16 |
Procédé de fabrication de liant bitumineux. 2ème Exemple
[0046] Un bitume de classe 35/50 a été fabriqué selon les conditions suivantes :
- 100% de bitume de classe 50/70 sont placés à 180°C,
- 3 ppc d'acide orthopolyphosphorique sont ajoutés au bitume de classe 50/70 à une température
de 180°C. Le mélange est ensuite soumis à réaction sous agitation lente pendant 2
heures, puis refroidit à la température ambiante.
[0047] Pour réaliser les mesures des caractéristiques du liant, celui-ci a préalablement
été réchauffé de façon à permettre sa manipulation lors des mesures. Les caractéristiques
des bitumes obtenus selon l'invention ont été mesurées selon la norme NF EN 1426 pour
la mesure de la pénétrabilité, et NF EN 1427 pour la mesure de la température de ramollissement,
puis comparées avec celles de bitumes de distillation directe non traités. Le liant
bitumeux selon l'invention présente notamment une pénétrabilité résiduelle à l'aiguille
à 25°C, selon la norme NF EN 1426 de décembre 1999, supérieure à 78 et un module de
cisaillement mesuré selon la norme AASHTO TP5 supérieur à 85. Les résultats comparatifs
sont donnés dans le tableau ci-dessous :
Comparaison des caractéristiques de bitume de classe 35/50 :
| Liant réchauffé |
Bitume 35/50 de distillation directe |
Bitume classe 35/50 obtenu selon l'invention |
| Pénétrabilité (en 1/10mm) NF EN 1426 |
35/50 |
35/50 |
| Temp. ramollissement BA (°C) NF EN 1427 |
50-58 |
63 |
| IP |
Négatif |
1,3 |
| Point de Fraass (°C) |
-12 |
-19 |
| DSR (°C) AASHTO TP5 |
74 |
83 |
| Après vieillissement RFTOT NF 12607-1 : |
| Pénétrabilité résiduelle NF EN 1426 |
62 |
79,5 |
| Augmentation de la Température de ramollissement BA (°C) NF EN 1427 |
6,4 |
9,0 |
| DSR (°C) AASHTO TP5 |
70,2 |
86,4 |
| Après vieillissement RFTOT et PAV: |
| BBR AASHTO TP1 Temp. d'isomodule (°C) Temp. critique |
-13,2 -8,4 |
-17,1 -15 |
| Classe PG ASSHTO MP1 |
76-16 |
82-22 |
| DSR : Rhéomètre à Cisaillement Dynamique, selon la norme AASHTO TP5 |
| RFTOT : Rolling Film Thin over Test : Test de vieillissement à haute température selon
la norme NF 12607-1 |
| PAV : Réacteur Préssurisé de Viellissement, selon la norme AASHTO TP1 |
| BBR : Rhéomètre de flexion de Poutre, selon la norme AASHTO TP1 |
| AASHTO TP5: Déformation à haute température |
| Classe PG ASSHTO MP1 :Class PG selon la norme ASSHTO MP1 |
| IP : Indice de pénétrabilité |
| Temp. Ramollissement BA (°C) NF EN 1427 : « Détermination de la température de ramollissement
- Méthodes Bille et Anneau », selon la norme NF EN 1427 |
| N.D : Non Déterminé |
Fabrication d'enrobés bitumineux selon le procédé de l'invention :
[0048] Un enrobé bitumineux a été fabriqué selon le mélange suivant :
- 23% de granulats de classe 10/14 fabriqués par la société Magnance®,
- 18,5% de granulats de classe 6/10 ( société Magnance®),
- 14% de granulats de classe 4/6 ( société Magnance®),
- 43% de granulats de classe 0/4 ( société Magnance®),
- 1,5% de fines calcaires,
- 5,7 ppc de liant bitumineux de classe 35/50 obtenu selon le procédé de fabrication
de l'invention.
[0049] Les caractéristiques des enrobés bitumineux obtenus ont été déterminées selon la
norme NF P 98-252 pour la mesure du compactage de l'enrobé, et la norme NF P 98-253-1
pour la mesure de la résistance à l'orniérage, puis comparées avec celles d'enrobés
obtenus à partir de bitumes non traités.
[0050] Les résultats de ces mesures sont donnés dans le tableau ci-dessous.
Comparaison des caractéristiques d'enrobés bitumineux :
| |
Bitume 35/50 |
Bitume 35/50 obtenu selon l'invention |
| PCG NF P 98-252 |
|
|
| Vides à 10 girations |
N.D |
15,2 |
| Vides à 80 girations |
N.D |
7,3 |
| Omiérage NF P 98-253-1 |
|
|
| 10 000 cycles (%) |
N.D |
3,5 |
| 30 000 cycles (%) |
7,0 |
4,0 |
| 100 000 cycles (%) |
8,7 |
4,6 |
| PCG : Presse de compactage à cisaillement giratoire |
| N.D : Non Déterminé |
1. Procédé de fabrication d'un liant bitumineux pour la réalisation de couches et/ou
de revêtements de construction et/ou de génie civil
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
a) l'ajout à un bitume ou mélange de bitumes, à une température de 150 à 220°C, de
préférence de 160 à 200°C, d'un agent de traitement choisi parmi les composés de formule
Hn+2PnO3n+1 avec n supérieur à 1, l'anhydride phosphorique (P2O5), et les mélanges de ceux-ci,
b) la réaction sous agitation, à une température de 150 à 220°C, de préférence de
160 à 200°C de l'agent de traitement avec le bitume ou mélange de bitumes, puis
c) la récupération du liant bitumineux.
2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'agent de traitement a une concentration calculée en H3PO4 de 20 à 105%, de préférence de 70 à 95%.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la quantité d'agent de traitement ajoutée pour 100 parties en poids de bitume ou
mélange de bitumes est de 0,5 à 5 parties en poids.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'étape de réaction après agitation a une durée de 1 à 3 heures, de préférence 2
heures.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'agent de traitement est un acide orthopolyphosphorique ou un mélange d'acides orthopolyphosphoriques.
6. Liant bitumineux caractérisé en ce qu'il est susceptible d'être obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications
1 à 5.
7. Liant bitumineux selon la revendication 6 caractérisé en ce que sa pénétrabilité résiduelle à l'aiguille à 25°C, selon la norme NF EN 1426 de décembre
1999, est supérieure à 78.
8. Liant bitumineux selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7 caractérisé en ce qu'il possède un module de cisaillement mesurée selon la norme AASHTO TP5 supérieure
à 85.
9. Enrobé bitumineux comprenant des granulats et un liant bitumineux selon l'une quelconque
des revendications 6 à 8.
10. Enrobé bitumineux selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il comprend, en pourcentage du poids par rapport au poids total d'enrobé, de 20 à
25% de granulats de classe 10/14, de 15 à 20% de granulats de classe 6/10, de 10 à
15% de granulats de classe 4/6, de 40 à 45% de granulats de classe 0/4, étant donné
que le total de granulats est égal à 100%.
11. Enrobé bitumineux selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il comprend des fines, de préférence des fines calcaires pouvant passer au travers
d'un tamis à mailles carrées de 0,063 mm de côté.
12. Enrobé bitumineux selon la revendication 10 caractérisé en ce qu'il comprend, en poids par rapport au poids total d'enrobé, de 0,5 à 5% de fines, étant
donné que le poids total de granulats et de fines est égal à 100%.
13. Enrobé bitumineux selon l'une quelconque des revendications 9 à 11 caractérisé en ce qu'il comprend 1 à 10 parties, de préférence 3 à 8 parties en poids de liant bitumineux
pour 100 parties en poids de granulat et de fines.
14. Liant bitumineux selon l'une quelconque des revendications 6 à 8 caractérisé en ce qu'il est utilisé dans des matériaux appliqués à froid tels que des enrobés à froid ou
des enrobés coulés à froid.