[0001] La présente invention concerne un procédé de sertissage d'une pierre dans un élément
de métal.
[0002] Dans le domaine de la bijouterie et de l'horlogerie, il est bien connu de sertir
des pierres précieuses sur un élément de métal.
[0003] Selon un procédé classique, un opérateur vient appliquer une onglette, de manière
oblique, à la surface d'une pièce de métal pour le déformer. En agissant de la sorte,
le métal se déforme pour former un collet qui vient recouvrir la périphérie de la
pierre et immobilise celle-ci sur l'élément de métal. Ce procédé est notamment décrit
dans les documents
EP 1 048 241 et
US 3 548 471.
[0004] Ce procédé est satisfaisant à ceci près que la déformation du métal peut se traduire
par la formation de bavures qui nuisent au caractère de lissé du bijou ainsi obtenu.
[0005] Un autre inconvénient de ce procédé est qu'il ne permet de sertir des pierres que
sur des éléments de métaux tels que l'or ou l'argent c'est-à-dire des métaux présentant
une certaine ductilité.
[0006] En effet, lorsqu'il s'agit d'appliquer ce procédé à des métaux durs, tel que du titane,
on constate que l'action de l'onglette agissant obliquement par rapport à la surface
de la pièce de métal ne permet pas de un collet car le métal se casse en formant un
copeau. Les documents
US 4 648 248 et
US755 654 décrivent des procédés de sertissage de pierres sur une pièce dans lesquels on applique
un outil perpendiculairement à la pièce.
[0007] Un autre inconvénient de procédé de sertissage actuel tient au fait que, dans le
cas de pavage, c'est-à-dire de multitude de pierres serties les unes à côté des autres
sur la surface d'un bijou ou d'une montre, la zone de métal qui est délimitée par
les pierres constitue une zone qui apparaît comme sombre et ne contribue pas à mettre
en valeur les pierres.
[0008] Un but de l'invention est donc de proposer un procédé permettant de sertir des pierres
dans une pièce de métal dur, tel que par exemple du titane.
[0009] Un autre but de l'invention est de proposer un procédé de sertissage permettant de
valoriser les pierres serties.
[0010] Selon l'invention, ce procédé de sertissage de pierres dans une pièce de métal est
conforme à la revendication 1.
[0011] Le procédé selon l'invention permet donc de sertir des pièces sur un métal extrêmement
dur grâce à l'action perpendiculaire d'un outil pour déformer le métal et former une
lèvre. De plus, l'empreinte formant une lèvre et la multitude d'empreintes réalisées
avec l'outil entre les pierres présentent plusieurs facettes convergentes vers une
pointe susceptibles de réfléchir la lumière, ce qui confère au sertissage selon l'invention
un attrait visuel supplémentaire.
[0012] Selon une possibilité, l'application de l'outil se fait manuellement.
[0013] Selon une autre possibilité, l'application de l'outil se fait mécaniquement.
[0014] L'invention concerne également un produit conforme à la revendication 4.
[0015] De préférence, la surface de la pièce de métal délimitée par plusieurs pierres est
dans sa totalité imprimée d'empreintes.
[0016] Pour sa bonne compréhension, l'invention est décrite en référence au dessin ci annexé
représentant, à titre d'exemple non limitatif, une possibilité de mise en oeuvre du
procédé selon l'invention.
[0017] Figures 1 à 3 représentent les différentes étapes de mise en ouvre de ce procédé,
[0018] Figure 4 représente, en vue de dessus, un produit obtenu par ce procédé,
[0019] Figures 5 à 8 montrent plusieurs formes de réalisation possibles d'outil permettant de mettre en
oeuvre le procédé selon l'invention, l'outil des figures 5 à 8 ne faisant pas partie
de l'invention.
[0020] La figure 1 montre, en coupe, une pièce de métal 1 présentant un trou 2 comme cela
est bien connu dans les techniques de sertissage. Ce trou 2 comprend, du côté de la
surface de la pièce de métal 1, une assise conique 3 et une partie cylindrique 3.
On peut noter que l'assise conique 3 sur laquelle une pierre va reposer se situe à
une distance très proche de la surface de la pièce de métal 1, cette distance pouvant
être de 0, 1 à 0,2 millimètre.
[0021] . La figure 2 représente la pierre 5 mise en place dans le trou 2 avant que l'étape
de sertissage n'ait débuté. On peut voir sur la figure 2 l'approche d'un outil 6 dans
une direction perpendiculaire à la surface de la pièce de métal 1.
[0022] En se reportant à la figure 3, on peut voir l'outil appliqué sur la surface de la
pièce de métal 1. Au cours de cette application de l'outil, la matière est repoussée
de part et d'autre de la pointe de l'outil 6 et la matière constituant la pièce de
métal 1 est donc déplacée pour former une lèvre 8 sur le feuilletis 9 de la pierre
5 préalablement inséré dans le trou. Cette lèvre 8 permet donc d'immobiliser la pierre
5 dans son trou.
[0023] L'étape suivante du procédé consiste à former, avec l'outil 6, de nouvelles empreintes
11 sur la surface de la pièce de métal 1, délimitée par les pierres 5.
[0024] Lorsque l'on se réfère à la figure 4, on peut voir la multitude d'empreintes 11 réalisées
sur les surfaces inter pierres. Dans l'exemple de réalisation représenté, ces empreintes
11 présentent des facettes, en l'occurrence quatre facettes. Les empreintes 11 situées
de manière adjacente aux pierres permettent de retenir celles-ci, les autres empreintes
11 ayant pour fonction de renvoyer la lumière.
[0025] Les figures 5 à 8 représentent plusieurs formes possibles de l'outil. Ces formes
ont toutefois toutes comme point commun la caractéristique selon laquelle l'extrémité
de l'outil est constituée d'une pointe 12 à son extrémité. Cette pointe 12 appliquée
perpendiculairement à la surface du métal permet de repousser le métal même le plus
dur pour former une lèvre 8.
[0026] La figure 5 représente un outil dont l'extrémité est pyramidale, ce qui ne fait pas
partie de l'invention.
[0027] La figure 6 représente un outil dont l'extrémité est tétraédrique, ce qui ne fait
pas partie de l'invention.
[0028] La figure 7 représente un outil dont l'extrémité est conique, ce qui ne fait pas
partie de l'invention.
[0029] Et la figure 8 représente un outil dont l'extrémité présente quatre facettes, ce
qui ne fait pas partie de l'invention.
[0030] Le procédé, ainsi décrit, présente de nombreux avantages. II permet de sertir des
pierres sur un métal extrêmement dur, tel que du titane, puisque l'outil qui est utilisé
pour déformer le métal et pour constituer une lèvre venant en appui sur le feuilletis
de la pierre, agit perpendiculairement à la surface de la pièce de métal destinée
à recevoir les pierres.
[0031] En outre, le fait que l'outil présente une extrémité qui va conférer à l'empreinte
une surface lisse permet un effet supplémentaire dans la mesure où l'empreinte qui
assure la retenue de la pierre réalise également une réflexion de la lumière.
[0032] En multipliant les empreintes de ce type entre les pierres, il est ainsi créé une
zone réfléchissante entre les pierres qui valorisent la luminosité de ces dernières.
La zone sombre qui existe dans le cas du pavage réalisé selon les techniques classiques,
grâce à l'invention disparaît au profit d'une zone réfléchissant la lumière.
[0033] Enfin, l'action de l'outil ne produit pas de bavure de telle sorte que le bijou ou
la pièce d'horlogerie sertie de cette manière présente une grande douceur.
[0034] Un autre avantage du procédé selon l'invention réside dans le fait qu'il permet de
sertir des pierres sur une surface intérieure ou une surface gauche.
[0035] Enfin, la surface sertie par le procédé selon l'invention présente un aspect continu
qui fait que les pierres serties apparaissent comme alignées en rangées et colonnes
[0036] Comme il va de soi, l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite
ci-dessus à titre d'exemple. Elle en embrasse au contraire toutes les formes de réalisation
dans le cadre des revendications annexées.
[0037] Ainsi, d'autres formes d'outils pourraient être envisagées dans le cadre des revendications
annexées. Il est bien entendu évident que tous types de pierre précieuse, semi précieuse
ou synthétique peuvent être sertis selon ce procédé.
[0038] On comprend également que, si ce procédé est particulièrement adapté au sertissage
sur des métaux durs tels que le titane, il peut également être mis en oeuvre sur des
métaux tels que or, argent ou acier.
1. Procédé de sertissage de pierres dans une pièce de métal (1), chaque pierre (5) présentant
un feuilletis (9), le procédé comprenant les étapes consistant à :
- percer des trous (2) dans la pièce de métal (1) chaque trou (2) étant susceptible
de recevoir une pierre,
- mettre en place une pierre (5) dans chaque trou (2),
- appliquer un outil (6) à, la surface de la pièce, à proximité de la périphérie de
chaque trou (2), et perpendiculairement à la surface de la pièce, pour refouler une
lèvre (8) de métal sur le feuilletis (9) de la pierre et former une empreinte (11)
sur la surface de la pièce de métal,
caractérisé en ce qu'on utilise un outil (6) présentant à son extrémité plusieurs facettes convergentes
vers une pointe (12) et
en ce qu'on réalise de plus avec l'outil (6) une multitude d'empreintes sur la surface de la
pièce de métal délimitée par les pierres, les empreintes présentant chacune plusieurs
facettes convergentes se terminant par une pointe (12) susceptibles de réfléchir la
lumière.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'application de l'outil se fait manuellement.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'application de l'outil se fait mécaniquement.
4. Produit tel qu'un bijou ou une pièce d'horlogerie comprenant une pièce de métal (1)
sur laquelle sont disposées des pierres (5) présentant chacune un feuilletis, le produit
présentant, autour de chaque pierre (5), au moins une empreinte formant une lèvre
recouvrant le feuilletis (9) de la pierre (5), caractérisé en ce qu'il présente, sur la surface de la pièce délimitée par les pierres, une multitude d'empreintes,
les empreintes présentant chacune plusieurs facettes convergentes, se terminant par
une pointe (12), imprimées dans la surface de la pièce de métal (1) susceptibles de
réfléchir la lumière.
5. Produit selon la revendication 4, caractérisé en ce que la surface de la pièce de métal (1) délimitée par plusieurs pierres (5) est dans
sa totalité imprimée d'empreintes (11).
1. A method for setting stones in a metal part (1), each stone (5) having a girdle (9),
the method comprising the steps of:
- piercing holes (2) in the metal part (1), each hole (2) being capable of receiving
a stone,
- setting a stone (5) in place in each hole (2),
- applying a tool (6) at the surface of the part, in proximity to the periphery of
each hole (2), and perpendicularly to the surface of the part, in order to push back
a metal lip (8) onto the girdle (9) of the stone and form an imprint (11) on the surface
of the metal part,
characterized in that a tool (6) is used, having at its end several facets converging towards a tip (12)
and
in that a multitude of imprints are further made with the tool (6) on the surface of the
metal part, delimited by the stones, the imprints each having several convergent facets
ending with a tip (12), which may reflect light.
2. The method according to claim 1, characterized in that the application of the tool is accomplished manually.
3. The method according to claim 2, characterized in that the application of the tool is accomplished mechanically.
4. A product such as a jewel or a timepiece comprising a metal part (1) on which stones
(5) are arranged each having a girdle, the product having around each stone (5) at
least one imprint forming a lip covering the girdle (9) of the stone (5), characterized in that it has, on the surface of the part, delimited by the stones, a multitude of imprints,
the imprints each having several convergent facets, ending with a tip (12), printed
in the surface of the metal part (1), able to reflect light.
5. The product according to 4, characterized in that the surface of the metal part (1) delimited by several stones (5) is printed with
imprints (11) in its totality.
1. Verfahren zum Fassen von Steinen in einem Metallteil (1), wobei jeder Stein (5) eine
Trennlinie (9) aufweist, wobei das Verfahren die Schritte umfasst, die bestehen im:
- Bohren von Löchern (2) in das Metallteil (1), wobei jedes Loch (2) imstande ist,
einen Stein aufzunehmen,
- Platzieren eines Steins (5) in jedes Loch (2),
- Anwenden eines Werkzeugs (6) auf der Oberfläche des Teils in der Nähe des Umfangs
jedes Lochs (2) und senkrecht zur Oberfläche des Teils, um eine Metalllippe (8) über
die Trennlinie (9) des Steins zu stauchen und auf der Oberfläche des Metallteils einen
Abdruck (11) zu formen,
dadurch gekennzeichnet, dass ein Werkzeug (6) verwendet wird, das an seinem Ende mehrere in Richtung einer Spitze
(12) konvergierende Facette aufweist und dass mit dem Werkzeug (6) außerdem eine Vielzahl
von Abdrücken auf der Oberfläche des Metallteils hergestellt werden, die von Steinen
begrenzt werden, wobei jeder Abdruck mehrere konvergierende Facetten aufweist, die
in einer Spitze (12) enden, die imstande sind, das Licht zu reflektieren.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Anwendung des Werkzeugs manuell erfolgt.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Anwendung des Werkzeugs mechanisch erfolgt.
4. Produkt wie ein Schmuckstück oder eine Uhr, das ein Metallteil (1) umfasst, auf dem
Steine (5) angeordnet sind, von denen jeder eine Trennlinie aufweist, wobei das Produkt
um jeden Stein (5) mindestens einen Abdruck aufweist, der eine Lippe bildet, die die
Trennlinie (9) des Steins (5) bedeckt, dadurch gekennzeichnet, dass es auf der Oberfläche des von Steinen begrenzten Teils eine Vielzahl von Abdrücken
aufweist, wobei jeder Abdruck mehrere konvergierende Facetten aufweist, die in einer
Spitze (12) enden, die in die Oberfläche des Metallteils (1) gedrückt sind und imstande,
das Licht zu reflektieren.
5. Produkt nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Oberfläche des von mehreren Steinen (5) begrenzten Metallteils (1) insgesamt
von Abdrücken (11) bedeckt ist.