[0001] L'invention se rapporte au domaine des guêtres.
[0002] Elle se rapporte plus particulièrement à une guêtre amovible du type de celle décrite
dans le document
WO 2004/068986, c'est-à-dire les guêtres destinées à coopérer avec des chaussures à tige basse.
[0003] Dans ce type de chaussure, le bord supérieur de la tige qui délimite l'entrée de
pied est généralement agencé en dessous du niveau de la malléole, ou juste au niveau
de celle-ci. En effet, ces chaussures privilégient la liberté de mouvement du pied
à un maintien parfait de la cheville. Or, cette ouverture basse de la chaussure fait
que de la poussière, de la terre, des brindilles et autres impuretés entrent très
facilement dans la chaussure. Outre les problèmes de salissures, ces impuretés peuvent
provoquer des irritations, voire même des blessures. Pour ce type de chaussure, il
est donc particulièrement important de pouvoir proposer des guêtres qui limitent au
maximum toute intrusion d'impuretés dans la chaussure. Or, le plus souvent, les guêtres
sont conçues pour empêcher l'entrée dans la chaussure de neige ou d'eau, et elles
privilégient l'étanchéité vis-à-vis des intrusions par le haut. De ce fait, il est
connu, comme par exemple dans le document
GB-2 336 100, de prévoir que le bord supérieur de la guêtre, lequel est destiné à entourer le
bas de la jambe de l'utilisateur, soit muni d'un bord élastique qui permet une bonne
adaptation de la guêtre au diamètre de la jambe.
[0004] Le plus souvent, les guêtres sont adaptées aux chaussures à tige haute, que ce soient
des chaussures de ski ou de randonnée. Ces chaussures ont une partie haute de tige
qui est globalement tubulaire pour entourer le bas de la jambe de l'utilisateur. De
part cette forme tubulaire, il est relativement aisé de former une liaison étanche
entre le bas de la guêtre (elle aussi le plus souvent tubulaire) par simple serrage
du bord inférieur de la guêtre par un cordon ou par une zone élastique.
[0005] Cependant, jusqu'à présent, il n'a pas été proposé de guêtre qui s'adapte de manière
très satisfaisante, notamment au niveau du bord inférieur, sur la tige d'une chaussure
basse, de la sorte que des impuretés telles que la poussière, les débris végétaux
et la terre peuvent encore facilement pénétrer à l'intérieur de la chaussure. En effet,
pour être efficace, le bord inférieur de la guêtre devrait être plaqué contre la tige
selon une ligne de contact qui suit un parcours complexe entourant le talon, passant
par dessus le cou de pied, et s'appuyant sur les faces latérales de la tige.
[0006] Bien souvent, pour garantir un minimum d'efficacité, les guêtres sont pourvues d'une
série de moyens d'ancrage du bord inférieur de la guêtre sur la tige et/ou sur le
laçage. Parfois, ce ne sont pas moins de quatre moyens d'ancrage qui sont prévus.
Si ces moyens s'avèrent en général efficace, ils rendent en revanche le montage et
le démontage de la guêtre tellement fastidieux que l'utilisateur préfère bien souvent
se passer de guêtres.
[0007] Il a aussi été proposé que le bord inférieur de la guêtre soit raccordé définitivement
à la tige (la guêtre est alors inamovible et il est parfois prévu d'autres moyens
pour la replier dans une positon inutilisée) ou encore qu'elle soit liée de manière
amovible à la tige par des moyens tels que des bandes auto-agrippantes ou des fermetures
à glissières. Dans le premier cas, la guêtre inamovible constitue une gêne lorsque
son port n'est pas rendu nécessaire par les conditions, et dans le deuxième cas, les
moyens de liaison entre la guêtre et la tige créent de la rigidité superflue, source
d'inconfort, et posent par ailleurs des problèmes de tenue au vieillissement.
[0008] Un des buts de l'invention est donc de proposer une guêtre amovible, notamment pour
chaussure basse, qui soit à la fois simple à monter et démonter, et parfaitement adaptable
pour minimiser les entrées de particules dans la chaussure.
[0009] Dans ce but, l'invention propose une guêtre amovible adaptable sur une chaussure
basse (10), du type comportant une enveloppe ouvrable destinée à entourer la cheville
de l'utilisateur, et une bride destinée à passer sous la semelle de la chaussure,
caractérisée en ce que l'enveloppe est réalisée en un matériau élastique, et en ce
que l'enveloppe comporte un bord inférieur dont une partie avant élastique et une
partie arrière élastique sont renforcées par au moins un galon élastique.
[0010] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui suit, ainsi qu'à la vue des dessins annexés dans lesquels
:
- la figure 1 est une vue schématique en perspective illustrant une chaussure et une
guêtre selon l'invention ;
- la figure 2 est une vue de côté de la chaussure et de la guêtre illustrées sur la
figure 1, assemblées l'une sur l'autre ;
- la figure 3 est une vue en perspective de la l'avant de la guêtre, en configuration
ouverte ;
- la figure 4 est une vue de détail d'un bord inférieur arrière de la guêtre ;
- la figure 4a est un agrandissement d'une partie de la figure 4 illustrant un mode
d'assemblage du galon et de la bordure élastique sur l'enveloppe ;
- la figure 5 est une vue schématique du patronage d'assemblage d'une bordure élastique
sur le bord inférieur arrière de la guêtre.
[0011] On a illustré sur la figure 1 une chaussure 10 à tige 12 basse. Une telle chaussure
comporte ainsi une tige 12 qui enveloppe le pied et dont le bord supérieur 14, qui
délimite l'entrée de la chaussure, est situé à une hauteur correspondant sensiblement
à la cheville de l'utilisateur. Plus précisément, ce bord supérieur 14 est prévu pour
être agencé au niveau des malléoles interne et externe, voire même juste en dessous
de ces malléoles pour laisser au pied un maximum de liberté de mouvement.
[0012] Dans l'exemple illustré, la chaussure comporte un système de laçage 11 qui permet
une entrée facilitée du pied dans la chaussure et qui permet de bien serrer la tige
sur le pied, pour une tenue parfaite de la chaussure. Ce système de laçage comporte
ainsi une fente longitudinale 13 de la tige qui s'étend sur la face supérieure de
celle-ci, et qui débouche dans le bord supérieur 14 de la tige, à l'avant de ce dernier.
Cette fente délimite deux quartiers latéral 12a et médial de la tige, et permet l'écartement
des deux quartiers pour faciliter l'entrée du pied dans la chaussure. Un lacet 15
circule le long de la fente, en passant dans des oeillets situés sur les quartiers
de part et d'autre de la fente pour permettre le rapprochement des deux quartiers,
et donc le serrage de la tige sur le pied.
[0013] Cependant, la guêtre amovible selon l'invention pourra être mise en oeuvre avec tout
type de chaussures à tige basse, quel que soit le type de serrage dont elles puissent
être munies, et même avec des chaussures dépourvues de système de serrage.
[0014] Sur les figures 1 à 5, on a illustré une guêtre 16 destinée à s'adapter sur une chaussure
basse. Cette guêtre 16 comporte une enveloppe 18 qui est formée d'une bande de matériau
destinée à venir envelopper la cheville de l'utilisateur. L'enveloppe 18 est en effet
de préférence une enveloppe ouverte, comportant ainsi un bord supérieur 20, un bord
inférieur 22, et des bords d'extrémités 24, 26 qui sont munis de moyens d'accrochage
complémentaires destinés à permettre la fermeture de l'enveloppe en place autour de
la cheville de l'utilisateur. Ces moyens d'accrochage sont en l'occurrence des bandes
auto-agrippantes 28, 30 complémentaires, mais il pourraient être remplacés ou complétés
par d'autre moyens tels que des boutons pression, des agrafes, etc...
[0015] On remarquera par ailleurs que les bords d'extrémité 24, 26 ne sont pas agencés symétriquement
par rapport à un plan longitudinal médian du pied de l'utilisateur (ou de la chaussure
correspondante), de sorte que, lorsque la guêtre 16 est en place sur la chaussure,
la zone de chevauchement des deux bords d'extrémité 24, 26 de l'enveloppe est décalée
par rapport au plan longitudinal médian du pied de l'utilisateur, de préférence vers
l'extérieur. Cette disposition est avantageuse car la zone de chevauchement, qui est
inévitablement plus raide que le reste de l'enveloppe 18, est décalée par rapport
au pli de flexion de la cheville, et notamment par rapport au tendon du jambier antérieur.
Il en résulte un gain appréciable en termes de confort.
[0016] L'enveloppe en elle-même est réalisée en un matériau élastique, de préférence un
matériau élastique selon au moins deux directions orthogonales. Elle pourra ainsi
être réalisée avec un tissu comportant des fibres élasthannes (tel que les fibres
connues sous la dénomination commerciale Lycra), en matériau à base de néoprène, etc...
Cependant, parmi la grande variété de matériaux utilisables, il sera préférable de
choisir ceux qui présentent la plus grande élasticité possible (en fonction bien entendu
d'autres paramètres fonctionnels qui pourront être l'étanchéité ou au contraire l'aération,
la résistance à la déchirure etc...).
[0017] Selon une des caractéristiques de l'invention, la guêtre est munie d'une bride 32,
dont les deux extrémités 34 sont solidaires de parties latérales du bord inférieur
22 de l'enveloppe 18, et qui est destinée à passer en dessous de la semelle de la
chaussure, approximativement sous la partie correspondant à la voûte plantaire de
l'utilisateur. Cette bride 32 peut être extensible ou pas, réglable ou pas. Dans l'exemple
illustré, la bride 32 est sensiblement inextensible et de longueur fixe, et elle est
reliée aux parties latérales du bord inférieur de l'enveloppe par des portions en
Y 34 qui permettent de répartir la tension. Les portions de liaison de 34 la bride
délimitent sur le bord inférieur 22 de l'enveloppe des parties avant et arrière.
[0018] Comme on peut le voir au moins en partie sur la figure 2, le fait que la guêtre soit
adaptable sur une chaussure basse implique notamment que, lorsque la guêtre est en
place sur la chaussure, le bord inférieur 22 de la guêtre soit agencé et maintenu
en dessous du niveau de bord supérieur 14 de la tige 12 de la chaussure. Cela implique
notamment des contraintes dans le positionnement de ce bord inférieur et, dans le
cas présent, dans la longueur de la bride. Cela implique aussi que ce bord inférieur
est non-circulaire, et qu'il présente une géométrie complexe.
[0019] Selon l'invention, les parties avant et arrière du bord inférieur 22 de l'enveloppe
sont renforcées par un galon 36 qui est à la fois extensible et élastique. Dans l'exemple
illustré, ce galon 36 est formé d'une bande élastique qui est montée en recouvrement
à cheval sur le bord inférieur du matériau formant l'enveloppe 18 et qui est repliée
sur elle-même de manière à enfermer le bord de l'enveloppe. Le galon 36 est de la
sorte assemblé par couture sur le bord 22 de l'enveloppe. On veillera à ce que la
couture soit une couture extensible, pour qu'elle ne bloque pas ni l'extension ni
l'élasticité du bord inférieur de l'enveloppe. On remarque que, dans l'exemple illustré,
il est prévu que le galon 36 soit disposé sur toute la périphérie de l'enveloppe 18,
de sorte qu'il s'étend le long du bord inférieur 22, du bord supérieur 24, et des
bords d'extrémités 24, 26 de l'enveloppe 18.
[0020] Le rôle du galon 36 est, en plus de la protection contre l'usure, de procurer aux
bords 20, 22, 24, 26 de l'enveloppe une raideur élastique supérieure à la raideur
élastique intrinsèque du matériau formant l'enveloppe 18. En effet, la raideur élastique
intrinsèque du galon élastique 36 s'ajoute à celle du matériau de l'enveloppe de telle
sorte que l'on obtient une raideur totale supérieure, tout en restant parfaitement
élastique et extensible. Cette raideur renforcée participe à une meilleure tenue du
bord de l'enveloppe.
[0021] Dans l'exemple illustré, le galon 36 est une pièce rapportée. Cependant, on pourrait
aussi envisager que le galon élastique se présente sous la forme d'une zone du matériau
de l'enveloppe présentant une structure particulière, par exemple contenant des fibres
élastiques en plus grand nombre, et/ou de plus gros diamètre, et/ou de nature différente
des fibres élastique de la partie principale de l'enveloppe. Dans les deux cas, on
obtiendra un galon qui renforce la raideur élastique du bord de l'enveloppe par rapport
à la partie centrale de celle-ci, tout en lui conservant son extensibilité. Le caractère
extensible du bord ainsi renforcé suppose qu'il puisse supporter une élongation de
20% sans rupture, et sans perte notable de son caractère extensible. Dans un exemple
de réalisation préférentiel, tel qu'illustré sur les figures, l'ensemble du bord 22
muni de son galon 38 conserve une capacité d'élongation de 40 %.
[0022] Concernant le bord inférieur 22, on peut voir que la partie avant est ainsi renforcée
par le galon 36, mais aussi que la partie arrière du bord inférieur 22 est renforcée
de surcroît par une bordure élastique supplémentaire 38.
[0023] La bordure élastique 38 utilisée est par exemple en forme de bande ou de ruban d'une
largeur relativement importante, par exemple d'environ 2cm. Selon un aspect supplémentaire
de l'invention, elle est assemblée à la partie arrière du bord inférieur 22 de manière
à lui conférer une courbure naturelle tridimensionnelle apte à épouser au mieux la
partie de la chaussure sur laquelle cette partie arrière du bord inférieur 22 est
destinée à venir s'appuyer, en l'occurrence le talon 40 de la chaussure.
[0024] On a illustré aux figures 4 et 5 un mode de réalisation d'un assemblage de la bordure
élastique 38 sur le bord inférieur permettant d'obtenir un tel résultat.
[0025] Sur ce dessin on voit d'une part, de manière partielle l'enveloppe 18 déployée à
plat, avec plus particulièrement la partie arrière du bord inférieur 22, laquelle
est déjà munie du galon de renfort 36, et d'autre part la bordure de renfort 38 à
l'état libre.
[0026] On peut voir que le bord inférieur 22 et le galon 36 correspondant présentent, à
plat, une forme d'ogive ou d'arc de cercle, tandis que la bordure élastique est rectiligne.
Par ailleurs, on a illustré en traits pointillés les lignes d'assemblage d'une part
(LC1) sur le bord inférieur 22 et, d'autre part (LC2), sur la bordure élastique 38.
La ligne d'assemblage LC1 sur le bord inférieur 22 suit le profil de celui-ci et s'étend
entre les points A et B. La ligne d'assemblage LC2 sur la bordure élastique 38, qui
s'étend entre les points C et D, suit une trajectoire sensiblement courbe, de même
sens de courbure que celle du bord inférieur 22, mais dont le degré de courbure est
différent. De plus on remarque, que la longueur ligne d'assemblage LC2 de la bordure
élastique 38 est plus courte, lorsque la bordure élastique 38 est à l'état libre,
que la longueur de la ligne d'assemblage LC1 entre les points A et B.
[0027] Pour réaliser l'assemblage de la bordure sur le bord inférieur 32, on assemble les
deux pièces, par exemple par une couture, de telle sorte que les deux lignes d'assemblage
LC1 et LC2 se superposent, les points A et C étant mis en correspondance et les point
B et D étant aussi mis en correspondance. Cela suppose donc que la bordure élastique
38 soit à la fois courbée dans son plan et étirée. Lorsque cet assemblage est réalisé,
par exemple avec une couture extensible dans le sens de sa longueur, le caractère
élastique de la bordure 38, et donc son retour à une longueur libre, provoque une
courbure tridimensionnelle du bord inférieur 22 de l'enveloppe 18 (visible notamment
à la figure 3), lequel est par ailleurs doublement renforcé (notamment en termes de
raideur élastique) par le galon 36 et par la bordure élastique 38. La bordure élastique
38 est ici assemblée sur le galon 36, pour une meilleure solidité, mais, dans certains
cas, on pourra prévoir que la bordure 38 soit assemblée directement sur l'enveloppe
18. Dans tous les cas, la méthode d'assemblage devra garantir l'extensibilité de l'assemblage
de manière à conserver une extensibilité du bord ainsi renforcé d'au moins 20%, voire
plus préférentiellement de 40 %. Si l'assemblage est une couture, on choisira donc
un type de couture extensible.
[0028] La bordure élastique 38 est de préférence agencée sur la face de l'enveloppe qui
est tournée vers la chaussure, et elle de préférence munie, sur sa propre face interne,
de moyens anti-dérapants tels qu'un revêtement de silicone ou de polyuréthane. Ces
moyens anti-dérapants, conjugués au fait que la bordure 38 vient se plaquer élastiquement
sur la chaussure avec un force relativement importante grâce à sa raideur renforcée,
vont permettre une bonne tenue en place du bord inférieur 22 de l'enveloppe 18 de
la guêtre 16, évitant qu'il ne remonte au-dessus du bord supérieur de la tige. Ces
moyens anti-dérapants pourraient aussi être prévus sur le galon 36 ou directement
sur l'enveloppe 18, et ils pourraient aussi être prévus sur la partie avant du bord
inférieur 22 et/ou sur le bord supérieur 20 de l'enveloppe.
[0029] Dans l'exemple illustré, la partie avant du bord inférieur 22 de la guêtre, qui vient
en appui sur le système de laçage, n'est pas renforcée par une bordure élastique supplémentaire,
mais uniquement par le galon 36. De la sorte on obtient un bord inférieur dont la
partie arrière présente une plus grande raideur élastique que la partie avant. Le
même résultat pourrait être obtenu en prévoyant que le bord arrière et le bord avant
soit munis uniquement d'un galon élastique, mais que ce galon soit différent entre
les parties avant et arrière.
[0030] Cependant, on pourrait aussi envisager que cette partie avant soit munie elle aussi
d'une bordure élastique supplémentaire, pour renforcer sa raideur élastique, et éventuellement
pour lui conférer aussi une courbure naturelle tridimensionnelle.
[0031] Dans l'exemple illustré, on peut voir notamment que les portions de liaison en Y
(34) de la bride 32 sont orientées sensiblement dans l'alignement des parties avant
et arrière du bord inférieur 22 de la guêtre, lesquelles donne au bord inférieur 22
un forme en V en vue de côté. Cette caractéristique participe à une bonne mise en
tension de ce bord inférieur, tant à l'avant qu'à l'arrière, et permet que celui-ci
soit bien plaqué sur la tige de la chaussure, garantissant une bonne efficacité de
la guêtre contre toute intrusion de débris ou de projections à l'intérieur de la chaussure.
[0032] Lorsque l'utilisateur met en place la chaussure, il n'a qu'à placer le talon 40 dans
l'espace délimité entre la partie arrière du bord inférieur 22 et la bride 32, et
à refermer l'enveloppe en la serrant autour de sa cheville.
[0033] La guêtre selon l'invention est donc particulièrement simple à utiliser, et rapide
à mettre en place.
[0034] Comme le bord supérieur 20 et le bord inférieur 22 de la guêtre 16 sont renforcés
par un galon élastique, et qu'ils présentent de ce fait une plus grande raideur élastique,
ils sont serrés de manière efficace respectivement sur le bas de jambe de l'utilisateur
et sur la tige de la chaussure. En cours d'utilisation, on tire avantage de l'élasticité
selon deux directions du matériau de l'enveloppe. En effet, grâce à cette caractéristique,
on permet un forme de découplage entre les mouvements du bord supérieur 20 de la guêtre
et ceux du bord inférieur 22 de la guêtre, permettant d'éviter que le mouvement relatif
du bas de jambe et de la chaussure (permis par l'articulation de la cheville), ne
provoque des déplacement intempestifs des bords 20, 22 respectivement par rapport
au bas de jambe et par rapport à la tige de la chaussure sur lesquels ils sont plaqués.
En effet, le mouvement relatif des deux bords 20, 22 sera au moins en très grande
partie absorbé par les déformations élastiques de l'enveloppe. Ce découplage sera
d'autant plus efficace qu'il y aura une grande différence entre la raideur élastique
du matériau de l'enveloppe 18 et la raideur élastique des bords, lesquels sont renforcés
par le galon 36 et (éventuellement) par la bordure 38.
[0035] La guêtre selon l'invention possède ainsi des propriétés accrues de tenue en place
en cours d'utilisation.
1. Guêtre amovible adaptable sur une chaussure basse (10), du type comportant une enveloppe
(18) ouvrable destinée à entourer la cheville de l'utilisateur, et une bride (32)
destinée à passer sous la semelle de la chaussure, caractérisée en ce que l'enveloppe (18) est réalisée en un matériau élastique, et en ce que l'enveloppe comporte un bord inférieur (22) dont une partie avant élastique et une
partie arrière élastique sont renforcées par au moins un galon élastique (36).
2. Guêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins une partie renforcée du bord inférieur (22) présente, à l'état libre, une
courbure tridimensionnelle.
3. Guêtre selon la revendication 2, caractérisée en ce que la courbure tridimensionnelle du bord est obtenue par assemblage du bord inférieur
22 avec une bordure élastique (38) complémentaire.
4. Guêtre selon la revendication 3, caractérisée en ce que en ce que la bordure élastique est assemblée au bord inférieur (22) dans un état étiré.
5. Guêtre selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que la bordure élastique (38) est assemblée sur le galon élastique de renfort (36).
6. Guêtre selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que la bordure élastique (38) présente une forme de bande.
7. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'au moins une des parties avant et/ou arrière du bord inférieur (22) comporte des moyens
antidérapants.
8. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'enveloppe (18) est ouvrable dans une zone décalée latéralement par rapport à un
plan longitudinal médian du pied d'un utilisateur.
9. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la bride (32) est fixée sur des parties latérales du bord inférieur (22) de l'enveloppe
(18).
10. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le galon élastique de renfort (36) est assemblé sur le bord inférieur (22) de l'enveloppe
(18) par une couture extensible.
11. Guêtre selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le galon élastique de renfort (36) est constituée d'une zone de l'enveloppe présentant
une structure spécifique.
12. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la bordure élastique (38) est assemblée sur le bord inférieur (22) de l'enveloppe
par une couture extensible.
13. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'enveloppe comporte un bord supérieur (20) renforcé par un galon élastique (36).
14. Guêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'enveloppe (18) est réalisée selon un matériau élastique selon au moins deux directions
orthogonales.
1. Removable gaiter adaptable to a low upper shoe (10), of the type comprising an envelope
(18) that can be opened and is adapted to surround the user's ankle, and a strap (32)
adapted to pass beneath the shoe sole, characterized in that the envelope (18) is made out of an elastic material, and in that the envelope comprises a lower edge (22), an elastic front portion and an elastic
rear portion of which are reinforced by at least one elastic band (36).
2. Gaiter according to claim 1, characterized in that at least one reinforced portion of the lower edge (22), when in a free state, has
a tridimensional curvature.
3. Gaiter according to claim 2, characterized in that the tridimensional curvature of the edge is obtained by assembly of the lower edge
(22) with a complementary elastic edge (38)
4. Gaiter according to claim 3, characterized in that the elastic edge is assembled to the lower edge (22) while in a stretched state.
5. Gaiter according to one of claims 3 or 4, characterized in that the elastic edge (38) is assembled on the reinforcing elastic band (36).
6. Gaiter according to any of claims 3 to 5, characterized in that the elastic edge (38) has the shape of a band.
7. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that at least one of the front and/or rear portions of the lower edge (22) comprises non-skidding
means.
8. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that the envelope (18) can be opened in a zone that is laterally offset with respect to
a median longitudinal plane of the user's foot.
9. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that the strap (32) is fixed on one of the lateral portions of the lower edge (22) of
the envelope (18).
10. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that the reinforcing elastic band (36) is assembled on the lower edge (22) of the envelope
(18) by an extensible seam.
11. Gaiter according to any of claims 1 to 9, characterized in that the reinforcing elastic band (36) is constituted of a zone of the envelope having
a specific structure.
12. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that the elastic edge (38) is assembled on the lower edge (22) of the envelope by an extensible
seam.
13. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that the envelope comprises an upper edge (20) that is reinforced by an elastic band (36).
14. Gaiter according to any of the preceding claims, characterized in that the envelope (18) is made of an elastic material along at least two orthogonal directions.
1. Anpassbare entfernbare Gamasche auf einem niedrigem Schuh (10) von der Art umfassend
eine Umhüllung (18), die geöffnet werden kann, welche dazu bestimmt ist, das Gelenk
des Benutzers zu umgeben, und eine Bügellasche (32), welche dazu bestimmt ist, unter
der Sohle des Schuhs hindurch zu gehen, dadurch gekennzeichnet, dass die Umhüllung (18) durch ein elastisches Material verwirklicht ist, und dass die
Umhüllung einen unteren Rand (22) umfasst, deren vorderer elastischer Teil und hinterer
elastischer Teil durch zumindest eine elastische Borte (36) verstärkt sind.
2. Gamasche nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass zumindest ein verstärkter Teil des unteren Rands (22) im freien Zustand eine dreidimensionale
Krümmung aufweist.
3. Gamasche nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die dreidimensionale Krümmung des Randes durch Zusammensetzen des unteren Rands (22)
mit einer ergänzenden elastischen Umrandung (38) erhalten wird.
4. Gamasche nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die elastische Umrandung mit dem unteren Rand (22) in gestrecktem Zustand zusammengesetzt
wird.
5. Gamasche nach einem der Ansprüche 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die elastische Umrandung (38) auf der elastischen Borte der Verstärkung (36) befestigt
wird.
6. Gamasche nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass die elastische Umrandung (38) die Gestalt eines Bandes aufweist.
7. Gamasche nach einem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass zumindest einer der vorderen und/oder hinteren Teile des unteren Randes (22) Anti-Rutschmittel
umfasst.
8. Gamasche nach einem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Umhüllung (18) in einem Bereich geöffnet werden kann, welcher seitlich in Bezug
auf eine mittlere Längsebene des Fußes des Benutzers verschoben ist.
9. Gamasche nach einem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Borte (32) an seitlichen Teilen des unteren Randes (22) der Umhüllung (18) befestigt
ist.
10. Gamasche nach einem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die elastische Borte der Verstärkung (36) auf den unteren Rand (22) der Umhüllung
(18) durch eine dehnbare Naht aufgesetzt ist.
11. Gamasche nacheinem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die elastische Borte der Verstärkung (36) aus einem Bereich der Umhüllung besteht,
welcher eine besondere Struktur aufweist.
12. Gamasche nacheinem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die elastische Umrandung (38) auf dem unteren Rand (22) der Umhüllung durch eine
dehnbare Naht befestigt ist.
13. Gamasche nach einem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Umhüllung einen oberen Rand (22) umfasst, welcher durch eine elastische Borte
(36) verstärkt ist.
14. Gamasche nach einem der vorherigen Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Umhüllung (18) gemäß einem elastischen Material entlang zumindest zweier orthogonaler
Richtungen verwirklicht ist.