Domaine technique
[0001] La présente invention a pour objet un procédé de réception de signaux AMRC à suppression
parallèle d'interférences, un étage et un récepteur correspondants.
[0002] Elle trouve une application notamment en radiocommunications avec des mobiles.
Etat de la technique antérieure
[0003] La technique d'étalement de spectre par séquence directe consiste, schématiquement,
à multiplier un symbole d'information (par exemple un élément binaire) par une séquence
pseudo-aléatoire (appelée aussi code) composée d'une séquence d'éléments appelés "chips".
Cette opération a pour effet d'étaler le spectre du signal. En réception, le signal
reçu est traité par corrélation (ou filtrage adapté) avec une séquence pseudo-aléatoire
identique à celle de l'émission, ce qui a pour effet de réduire (ou désétaler) le
spectre. Le signal ainsi désétalé est traité pour retrouver le symbole d'information.
[0004] Cette technique permet à plusieurs utilisateurs d'accéder à un même système de radiocommunications,
à condition toutefois qu'ils utilisent des codes distincts. On parle alors d'accès
multiple à répartition par les codes, ou AMRC en abrégé (CDMA en anglais pour "Code
Division Multiple Access").
[0005] Bien qu'offrant de nombreux avantages, les communications par étalement de spectre
à accès multiple par répartition par les codes sont de capacité limitée en terme de
nombre d'utilisateurs. Cette limitation est due à des interférences se produisant
entre signaux provenant d'utilisateurs différents. Plus les utilisateurs sont nombreux,
plus ce phénomène perturbateur prend de l'importance.
[0006] Diverses solutions ont été proposées pour remédier à cet inconvénient et, notamment,
la suppression (ou tout au moins la réduction) des interférences. Ainsi, dans le brevet
américain
US-A-5,218,619, par exemple, on préconise une suppression séquentielle des interférences en procédant
par ordre décroissant de puissance des signaux des divers utilisateurs. Dans le brevet
américain
US-A-5,363,403 et
US-A-5,644,592, on préconise au contraire une suppression parallèle de ces interférences. Comme
la présente invention relève de cette dernière technique, on peut s'y arrêter en illustrant
la structure générale d'un récepteur de ce type.
[0007] Le récepteur illustré sur la figure 1 annexée comprend une entrée générale E recevant
un signal composite r(t) formé d'une pluralité de signaux correspondant à différents
symboles d'information S
1, S
2, S
3. qui ont été étalés par une pluralité de codes pseudo-aléatoires C
1, C
2, C
3. Le récepteur représenté est supposé travailler avec trois codes, mais dans la pratique,
évidemment, ce nombre est plus élevé.
[0008] Le récepteur représenté comprend d'abord un étage d'entrée avec des moyens 101, 102,
103 aptes à recevoir le signal composite et à délivrer un signal désétalé par le code
C
1, C
2 ou C
3 propre à chaque voie ; ces moyens peuvent être constitués par un corrélateur ou par
un filtre adapté.
[0009] Le récepteur comprend ensuite un étage 100 de suppression parallèle d'interférences
qui comprend :
- des moyens 111, 112, 113 recevant le signal désétalé et délivrant une estimation Ŝ1, Ŝ2 ou Ŝ3 du symbole d'information correspondant ; ces moyens peuvent comprendre un intégrateur
et un circuit de décision ;
- des moyens 121, 122, 123 aptes à ré-étaler le symbole estimé Ŝ1, Ŝ2 ou Ŝ1, Ŝ3, à l'aide du code C1, C2, C3 propre à la voie, pour délivrer des signaux ré-étalés si, S2 ou S3,
- des moyens 131, 132, 133 pour soustraire du signal appliqué à l'entrée de la voie
(après un retard convenable produit par un circuit à retard 161, 162, 163), la somme
Σ1, Σ2, Σ3 des signaux ré-étalés issus des autres voies ; en d'autres termes, le signal Σ1 Et est formé par la somme s2+s3, le signal Σ2 par s1+s3 et le signal Σ3 par s1+s2. Les moyens 131, 132, 133 délivrent, dans chaque voie, un nouveau signal r1, r2, r3 qui est débarrassé, en partie au moins, des interférences d'accès multiple correspondant
aux autres voies.
[0010] Après l'étage de suppression parallèle d'interférences, on trouve trois filtres adaptés
201, 202, 203 travaillant respectivement avec les codes C
1, C
2, C
3 et désétalant les signaux r
1, r
2, r
3, puis un étage de sortie 200 avec trois circuits de décision 211, 212, 213 délivrant
les trois données S
1, S
2, S
3.
[0011] Bien que donnant satisfaction à certains égards, de tels récepteurs n'éliminent pas
les risques d'erreur. La suppression des interférences peut même, si elle est conduite
sans précautions, augmenter ce risque. La présente invention a justement pour but
de le réduire (autrement dit de diminuer le taux d'erreur de bits) en améliorant les
moyens de reconstruction des signaux avant la suppression proprement dite des interférences.
Avec l'invention, un seul étage de suppression parallèle d'interférences présente
de meilleures performances que deux étages de suppression classiques.
[0012] Pour obtenir ce résultat, l'invention prévoit d'utiliser, dans l'étage de suppression
d'interférences et pour estimer les données reçues, un critère particulier qui est
le critère dit de maximum de vraisemblance (en anglais "Maximum Likelihood"). Ce critère
est en soi connu dans la technique AMRC. On pourra en trouver une description, par
exemple, dans l'ouvrage de
J.G. PROAKIS, intitulé "Digital Communications" McGRAW-HILL, Inc., 3ème édition,,
1995, Chapitre 5-1-4. Mais, dans l'art antérieur, ce critère est utilisé dans un récepteur ordinaire,
et non dans un moyen de suppression parallèle d'interférences d'accès multiple. Par
ailleurs, dans l'art antérieur, ce critère est mis en oeuvre à l'aide d'un algorithme
dit de Viterbi, qui permet, à travers un treillis représentant toutes les configurations
possibles, de trouver une séquence de données qui minimise une quantité dite "métrique
de distance euclidienne". Cette technique, qui prend en compte l'ensemble de toutes
les données transmises par tous les utilisateurs, est souvent très complexe. La présente
invention adapte cette technique, notamment en la simplifiant. Elle définit, par ailleurs,
une métrique particulière adaptée à la suppression parallèle des interférences d'accès
multiple.
Exposé de l'invention
[0013] De façon précise, la présente invention est décrite dans les revendications indépendantes.
Les revendications dépendantes décrivent les exemples de réalisation avantageux de
l'invention.
Brève description des dessins
[0014]
- la figure 1, déjà décrite, montre un récepteur classique à suppression parallèle d'interférences
d'accès multiple ;
- la figure 2 montre un étage à suppression parallèle d'interférences avec, selon l'invention,
des moyens fondés sur un critère de maximum de vraisemblance ;
- la figure 3 montre un récepteur conforme à l'invention avec trois étages de suppression
d'interférences conformes à l'invention ;
- la figure 4 montre des exemples d'évolution de métriques en fonction des hypothèses
sur les signes ;
- la figure 5 illustre une variante où la fiabilité de l'estimation est testée et où
seules les données peu fiables sont prises en compte dans le calcul des métriques
;
- la figure 6 illustre une autre variante où les sorties des filtres adaptés sont reliées
à l'étage de sortie par des moyens de pondération ;
- la figure 7 illustre encore une autre variante où les sorties des filtres adaptés
sont pondérées selon des seuils de fiabilité ;
- la figure 8 montre une réponse impulsionnelle ayant servi à l'estimation des performances
d'un récepteur conforme à l'invention :
- la figure 9 montre les variations du taux d'erreur de bits en fonction du rapport
signal sur bruit pour une première réponse impulsionnelle de canal impliquant un seul
trajet ;
- la figure 10 montre les variations du taux d'erreur de bits en fonction du rapport
signal sur bruit pour la réponse impulsionnelle de la figure 8.
Description de modes particuliers de réalisation
[0015] La figure 2 représente un étage de suppression parallèle d'interférences conforme
à l'invention. Cet étage porte la référence générale V. Il est précédé de K filtres
adaptés (ou corrélateurs) F
1, ..., F
k, ..., F
k. Le nombre K désigne le nombre de voies, donc le nombre maximum d'utilisateurs, l'indice
k étant un indice courant compris entre 1 et K.
[0016] Le circuit V comprend K moyens ES
1, ..., ES
k, ..., ES
K d'estimation du signal transmis lesquels estiment l'amplitude et le retard de chaque
pic délivré par le filtre adapté qui précède. Le circuit comprend ensuite des moyens
M pour calculer des métriques (dont on donnera l'expression précise plus loin), pour
déterminer la métrique la plus faible et pour délivrer la configuration de signal
correspondante, qui est alors la plus vraisemblable. Le circuit comprend encore K
moyens R
1, ..., R
k, ..., R
K pour reconstruire les signaux, c'est-à-dire pour délivrer des signaux étalés en fréquence
par les codes pseudo-aléatoires. Ces signaux reconstruits sont alors appliqués à un
circuit SPI de suppression parallèle d'interférences, dont la structure n'est pas
représentée mais qui comprend, comme représenté sur la figure 1, des soustracteurs,
des lignes à retard, etc...
[0017] L'étage V est suivi de filtres adaptés F
1, ... , F
k, ..., F
K qui permettent soit d'attaquer un nouvel étage de suppression parallèle d'interférences,
soit un étage de sortie.
[0018] Pour illustrer le fonctionnement du moyen M de calcul des métriques, on va considérer
le cas simple d'un étage à deux voies (donc à deux utilisateurs). On suppose également
qu'il existe plusieurs étages de suppression parallèle d'interférences, chacun étant
repéré par un indice i, ces étages suivant un étage d'entrée auquel est attribué l'indice
o. Dans l'étage d'indice i, les deux moyens d'estimation de l'amplitude du signal
transmis délivrent donc deux signaux notés Z
i(1) pour la première voie et Z
i(2) pour la seconde, alors que les deux filtres adaptés de l'étage d'entrée délivrent
des signaux Z
o(1) et Z
o(2).
[0019] Le circuit M considère la valeur absolue des amplitudes de ces signaux, soit |Z
i(1)| et |Z
i(2)| et formule deux hypothèses sur le signe que l'on peut affecter à ces grandeurs,
à savoir + ou -. Il y a donc 2
2=4 hypothèses pour les groupes de deux signaux pris avec leur signe, ces quatre hypothèses
(notées (Hyp)j). étant repérées par un indice j allant de 1 à 4. Les quatre configurations
correspondant à ces quatre hypothèses sont les suivantes :

[0020] Selon une notation classique, chaque groupe de deux signaux peut être considéré comme
les deux composantes d'un vecteur noté (Z
i). On est donc en présence de quatre vecteurs possibles selon l'hypothèse retenue,
soit :

[0021] L'invention met en oeuvre une métrique de distance euclidienne, ci-après dénommée
"métrique", de la forme Σ(X-Y)
2 où X et Y représentent deux vecteurs. Une telle métrique mesure, en quelque sorte,
la distance entre les deux points extrémités des vecteurs. Plus la métrique est faible,
plus les vecteurs sont proches.
[0022] On va donc calculer les quatre métriques suivantes, correspondant aux quatre hypothèses
formulées :

[0023] La plus faible de ces métriques correspond à la configuration la plus proche de la
configuration en sortie de l'étage d'entrée, donc à la configuration la plus vraisemblable.
Si, par exemple, la plus faible métrique est la troisième, M
3, la configuration la plus vraisemblable sera :

[0024] Le moyen M délivrera alors les signaux -|Z
i(1)| et +|Z
i(2)| et les deux circuits de reconstitution qui suivent étaleront ces signaux à l'aide
des deux séquences pseudo-aléatoires appropriées. Les moyens classiques de suppression
parallèle d'interférences recevront donc les signaux étalés les plus vraisemblables
et pourront alors corriger ces signaux de manière optimale.
[0025] D'une manière générale, les moyens M d'un étage de rang i calcule la quantité

où la sommation est étendue au moins aux valeurs constituant le bloc de données dans
un intervalle de temps égal à N durées de symbole.
[0026] Avec N=1, on n'a que K composantes à traiter (cas dit "bloc monosymbole") et le nombre
d'hypothèses à formuler est de 2
K. Avec NK composantes, ce nombre monte à 2
NK. Pour éviter une trop grande complexité, on limite N à quelques unités, par exemple
à moins de 5.
[0027] La figure 3 illustre un récepteur complet comprenant un étage d'entrée et un étage
de sortie, comme pour la figure 1, avec trois étapes de suppression parallèle d'interférences
référencés V
1, V
2, V
3 conformes à ce qui vient d'être décrit. Le récepteur comprend encore les filtres
adaptés associés, F
11, ..., F
1k, ..., F
1K pour le premier, F
21, ... , F
2k, ... , F
2K pour le deuxième et F
31, ..., F
3k, ... , F
3K pour le troisième.
[0028] Pour illustrer les variations des valeurs prises par la métrique en fonction des
hypothèses faites sur les signes, on considère le cas de trois utilisateurs utilisant
chacun des séquences pseudo-aléatoires de 63 éléments ou "chips" chacune, la modulation
employée étant de type différentiel à modulation quaternaire de phase (DQPSK) avec
deux voies par utilisateur, à savoir une voie en phase (dite I) et une voie en quadrature
de phase (dite Q). Il y a donc 6 voies en parallèle, soit 2
6=32 hypothèses possibles sur les signes d'un bloc monosymbole. Ces 32 hypothèses ou
configurations sont repérées par leur rang sur le diagramme de la figure 4, rang porté
en abscisses, et les valeurs prises par la métrique sont portées en ordonnées. Quatre
cas différents sont représentés correspondant aux quatre courbes 51, 52, 53 et 54.
La valeur de la métrique est exprimée en éléments ou "chips". L'échelle est logarithmique.
On voit bien que la métrique passe, pour une certaine configuration, par un minimum.
Cette configuration est la plus vraisemblable. On constate également que les minima
sont bien marqués, donc facilement exploitables.
[0029] Le procédé et le récepteur qui viennent d'être décrits supposent, en toute généralité,
que 2
NK hypothèses sont formulées. On peut naturellement réduire la complexité du procédé
en réduisant le bloc de signaux à K données (bloc monosymbole évoqué plus haut). Mais
on peut réduire encore cette complexité en ne prenant en compte, dans le processus
de recherche du maximum de vraisemblance, que les signaux pour lesquels l'estimation
est jugée peu fiable, autrement dit, en excluant de ce processus les signaux jugés
fiables. En supposant que Q signaux sont fiables, on ne retiendra donc que K-Q signaux
pour le calcul des métriques, ce qui correspond à 2
K-Q hypothèses.
[0031] Mais d'autre critères de fiabilité peuvent être utilisés, comme ceux qui sont décrits
dans le brevet
US-A-5,644,592.
[0032] La figure 5 illustre un mode de réalisation d'un étage simplifié dans ce sens. Par
rapport à l'étage de la figure 2, l'étage V' comprend des moyens de test de fiabilité
T
1, ..., T
k, ..., T
K qui reçoivent les signaux provenant des circuits d'estimation ES
1, ..., ES
k, ..., ES
K et qui adressent ce signal soit au circuit M pour le calcul des métriques (branche
marquée NON) soit aux circuits de reconstruction R
1, ..., R
k, ... , R
K (branche marquée OUI).
[0033] Naturellement, plusieurs de ces étages simplifiés peuvent être mis en cascade, comme
pour la figure 3.
[0034] Dans un autre mode particulier de réalisation, les signaux délivrés par les filtres
adaptés peuvent être combinés linéairement avant d'être adressés à l'étage de sortie.
On voit ainsi, sur la figure 6, des premiers moyens de pondération P
o1, ... , P
ok, ..., P
oK disposés en sortie des filtres adaptés F
o1, ... , F
ok, ... , F
oK de l'étage d'entrée, des circuits de pondération P
11, ..., P
1k,..., P
1K disposés en sortie des filtres adaptés placés derrière l'étage V'
1 de suppression parallèle d'interférences et des additionneurs AD
1, ..., AD
k, ..., AD
K dont les entrées sont reliées aux circuits de pondération et la sortie aux circuits
de décision D
1, ..., D
k, ... , D
K.
[0035] Les coefficients de pondération peuvent être fixes ou variables. Une telle technique
est décrite, par exemple, dans
US-A-5,553,062.
[0036] On peut aussi améliorer les reconstructions et les estimations des signaux en utilisant
des seuils de fiabilité pour reconstruire ou ne pas reconstruire (ou ne reconstruire
que partiellement) certains signaux. Une telle technique est décrite et revendiquée
dans la demande de brevet français n°
98 03586 déposée le 24 mars 1998 par le présent Demandeur. Une technique de ce genre est décrite également dans le
brevet
US-A-5,644,592. La figure 7 illustre ce mode particulier de réalisation dans le cas de deux étages
de suppression parallèle d'interférences V'
1 et V'
2 simplifiés (c'est-à-dire conforme à la figure 5). On y voit des premiers circuits
de pondération P
o1, ... , P
ok, ... , P
oK, des deuxièmes circuits de pondération P
11, ..., P
1k, ..., P
1K et enfin des troisièmes circuits de pondération P
21, ..., P
2k, ..., P
2K.
[0037] Les performances d'un récepteur selon l'invention ont été simulées par le Demandeur.
Pour cela, certaines hypothèses ont été formulées quant à la réponse impulsionnelle
du canal de propagation. On peut considérer d'abord une réponse impulsionnelle idéale
qui serait formée par un unique pic, ce qui correspondrait à une absence de trajets
multiples. Mais on peut choisir aussi une hypothèse plus réaliste, illustrée sur la
figure 8, où l'on voit un premier pic d'amplitude 1 et trois pics d'amplitude égale
respectivement à 0,25, 0,12 et à 0,06 représentant trois trajets secondaires. Les
résultats de la simulation sont présentés sur les figures 9 et 10 pour ces deux hypothèses.
Sur ces figures, le taux d'erreur de bits (TEB) est porté en ordonnées et le rapport
signal sur bruit (RSB) en abscisses. Les références suivantes ont été utilisées pour
les courbes :
◆ 61,71 correspondent à une structure classique ;
◆ 62,72 correspondent à une suppression parallèle d'interférences à un étage ;
◆ 63,73 correspondent à une suppression parallèle d'interférences à deux étages ;
◆ 64,74 correspondent à une suppression parallèle d'interférences selon l'invention
(version simplifiée dans le cas de K=5 utilisateurs) ;
◆ 65,75 correspondent à une suppression parallèle d'interférences théorique pour un
seul utilisateur en modulation DQPSK avec canal gaussien.
[0038] On voit que l'invention conduit à une amélioration sensible des performances. En
particulier, un seul étage de suppression parallèle d'interférences (en version simplifiée)
présente de meilleures performances que deux étages classiques.
1. Un procédé de suppression parallèle d'interférences pour des signaux AMRC, comprenant:
une réception d'un signal composite comprenant une pluralité de signaux AMRC transmis
correspondant à des signaux d'information qui ont été étalés en fréquence par une
pluralité de séquences pseudo-aléatoires différentes dont le nombre correspond au
nombre de signaux d'information;
une corrélation de cette pluralité de signaux avec des séquences correspondantes par
des filtrés adaptés (F1, Fk) d'un étage d'entrée;
une estimation des signaux d'information correspondants aux signaux AMRC transmis;
un calcul d'une métrique de distance entre des hypothèses différentes sur les signes
des signaux d'information estimés et des signaux délivrés par les filtres adaptés;
une sélection d'une hypothèse sur les signes des signaux d'information estimés avec
une probabilité maximale basée sur la plus petite métrique de distance calculée ;
une reconstruction des signaux étalés en fréquence par les séquences pseudo-aléatoires
de la pluralité des séquences pseudo-aléatoires, basée sur les signaux d'information
correspondants à l'hypothèse sélectionnée; et
une suppression parallèle d'interférences des signaux reconstruits.
2. Le procédé selon la revendication 1, la suppression parallèle d'interférences comprenant,
pour chaque signal des signaux reconstruits, une soustraction de la contribution des
autres signaux reconstruits.
3. Un système pour traiter des signaux AMRC, comprenant:
un moyen pour recevoir un signal composite, le signal composite comprenant une pluralité
de signaux AMRC transmis correspondants aux signaux d'information qui ont été étalés
en fréquence par une pluralité de séquences pseudo-aléatoires différentes dont le
nombre correspond au nombre de signaux d'information;
un moyen (F1, Fk) pour désétaler le signal composite (F1, Fk);
un moyen (ES1, ESk) pour estimer des signaux d'information correspondants aux signaux AMRC transmis;
et
un moyen (M) pour calculer une métrique de distance entre les hypothèses différentes
sur les signes d'information estimés et des signaux délivrés par le moyen pour désétaler,
et pour selectionner une hypothèse sur les signes des signaux d'information estimés
avec une probabilité maximale basée sur la plus petite métrique de distance calculée;
un moyen (R1, Rk) pour reconstruire la pluralité de signaux AMRC, basée sur les signaux correspondants
à l'hypothèse sélectionée; et
un moyen (SPI) pour supprimer des interférences sur la base des signaux AMRC reconstruits.
4. Le système selon la revendication 3,
le moyen pour recevoir le signal composite comprenant une partie d'entrée capable
de recevoir le signal composite;
le moyen pour désétaler le signal composite comprenant plusieurs filtres (F1, Fk) capables de corrélation du signal composite par des séquences pseudo-aléatoires,
les filtres étant encore et toujours aptes à sortir en output plusieurs signaux correlés;
le moyen pour supprimer des interférences comprenant plusieurs moyens pour suppression
parallèle d'interférence;
et
encore et toujours comprenant un circuit de sortie en output (S) comprenant plusieurs
circuits de décision, aptes à sortir en output plusieurs signaux basés sur des signaux
avec interférences supprimés delivrés par le moyen pour supprimer des interférences.
5. Le récepteur selon la revendication 4, encore et toujours comprenant un moyen pour
pondérer (Po1, Pok) après chaque filtre, capable de pondérer le signal delivré par le filtre respectif.
1. Method of parallel suppression of interferences for CDMA signals, comprising:
receiving a composite signal comprising a plurality of transmitted CDMA signals
corresponding to information signals which have been spread in frequency by a plurality
of different pseudo-random sequences, the number of which corresponds to the number
of information signals,
correlating said plurality of signals with corresponding sequences by matched filters
(F1, Fk) of an input stage,
estimating the information signals corresponding to the transmitted COMA signals,
calculating a distance metric between different hypotheses on the signs of the estimated
information signals and signals supplied by the matched filters,
selecting a hypothesis on the signs of the estimated information signals with a maximum
likelihood based on the smallest calculated distance metric,
reconstructing the signals spread in frequency by the pseudo-random sequences of the
plurality of the pseudo-random sequences on the basis of the information signals corresponding
to the selected hypothesis, and
a parallel suppression of interferences of the reconstructed signals.
2. Method according to claim 1, wherein the parallel suppression of interferences comprises
for each signal of the reconstructed signals a subtraction of the contribution of
the other reconstructed signals.
3. System for processing CDMA signals, comprising:
a means for receiving a composite signal, said composite signal comprising a plurality
of transmitted CDMA signals corresponding to the information signals that have been
spread in frequency by a plurality of different pseudo-random sequences, the number
of which corresponds to the number of information signals,
a means (F1, Fk) for despreading the composite signal (F1, Fk),
a means (ES1, ESk) for estimating information signals corresponding to the transmitted COMA signals,
and
a means (M) for calculating a distance metric between different hypotheses on the
estimated information signs and signals supplied by the means for despreading, and
for selecting a hypothesis on the signs of the estimated information signals with
a maximum likelihood on the basis of the smallest calculated distance metric,
a means (R1, Rk) for reconstructing the plurality of COMA signals on the basis of the signals corresponding
to the selected hypothesis, and
a means (SPI) for suppressing interferences on the basis of the reconstructed CDMA
signals.
4. System according to claim 3, wherein
the means for receiving the composite signal comprises an input portion capable of
receiving the composite signal,
the means for despreading the composite signal comprises several filters (F1, Fk) capable of correlating the composite signal by pseudo-random sequences, said filters
being further suitable for outputting several correlated signals,
the means for suppressing interferences comprises several means for parallel interference
suppression,
and
further comprising an output circuit (S) comprising several decision circuits suitable
for outputting several signals on the basis of signals with suppressed interferences
supplied by the means for suppressing interferences.
5. Receiver according to claim 4, further comprising a weighting means (Po1, Pok) after each filter, capable of weighting the signal supplied by the respective filter.
1. Verfahren zur parallelen Interferenzunterdrückung für CDMA-Signale, aufweisend:
Empfangen eines Verbundsignals, das eine Mehrzahl von übertragenen CDMA-Signalen aufweist,
die Informationssignalen entsprechen, die durch eine Mehrzahl von verschiedenen Pseudozufallssequenzen
frequenzgespreizt wurden, deren Anzahl der Anzahl von Informationssignalen entspricht,
Korrelieren der Mehrzahl von Signalen mit entsprechenden Sequenzen durch Anpassungsfilter
(F1, Fk) einer Eingangsstufe,
Schätzen der Informationssignale, die den übertragenen CDMA-Signalen entsprechen,
Berechnen einer Abstandsmetrik zwischen verschiedenen Hypothesen über die Vorzeichen
der geschätzten Informationssignale und Signalen, die von den Anpassungsfiltern ausgegeben
werden,
Auswählen einer Hypothese über die Vorzeichen der geschätzten Informationssignale
mit einer maximalen Wahrscheinlichkeit auf der Grundlage der kleinsten berechneten
Abstandsmetrik,
Wiederherstellen der durch die Pseudozufallssequenzen der Mehrzahl der Pseudozufallssequenzen
frequenzgespreizten Signale auf der Grundlage der Informationssignale, die der ausgewählten
Hypothese entsprechen, und
eine parallele Interferenzunterdrückung der wiederhergestellten Signale.
2. Verfahren gemäß Anspruch 1, wobei die parallele Interferenzunterdrückung für jedes
Signal der wiederhergestellten Signale eine Subtraktion des Beitrags der anderen wiederhergestellten
Signale aufweist.
3. System zum Verarbeiten von CDMA-Signalen, aufweisend:
ein Mittel zum Empfangen eines verbundsignals, wobei das Verbundsignal eine Mehrzahl
von übertragenen CDMA-Signalen aufweist, die den Informationssignalen entsprechen,
die durch eine Mehrzahl verschiedener Pseudozufallssequenzen frequenzgespreizt wurden,
deren Anzahl der Anzahl von Informationssignalen entspricht,
ein Mittel (F1, Fk) zum Entspreizen des Verbundsignals (F1, Fk),
ein Mittel (ES1, ESk) zum Schätzen von Informationssignalen, die den übertragenen CDMA-Signalen entsprechen,
und
ein Mittel (M) zum Berechnen einer Abstandsmetrik zwischen verschiedenen Hypothesen
über die geschätzten Informations-Vorzeichen und Signale, die von dem Mittel zum Entspreizen
ausgegeben wurden, und zum Auswählen einer Hypothese über die Vorzeichen der geschätzten
Informationssignale mit einer maximalen Wahrscheinlichkeit auf der Grundlage der kleinsten
berechneten Abstandsmetrik,
ein Mittel (R1, Rk) zum Wiederherstellen der Mehrzahl von CDMA-Signalen auf der Grundlage der Signale,
die der ausgewählten Hypothese entsprechen, und
ein Mittel (SPI) zum unterdrücken von Interferenzen auf der Grundlage der wiederhergestellten
CDMA-Signale.
4. System gemäß Anspruch 3, wobei das Mittel zum Empfangen des Verbundsignals einen Eingangsabschnitt
aufweist, der zum Empfangen des Verbundsignals geeignet ist,
wobei das Mittel zum Entspreizen des Verbundsignals mehrere Filter (F1, Fk) aufweist, die zum Korrelieren des Verbundsignals durch Pseudozufallssequenzen geeignet
sind, wobei die Filter des Weiteren zum Ausgeben mehrerer korrelierter Signale geeignet
sind,
wobei das Mittel zum unterdrücken von Interferenzen mehrere Mittel zur parallelen
Interferenzunterdrückung aufweist,
und
weiterhin einen Ausgangsschaltkreis (S) aufweisend, der mehrere Entscheidungsschaltkreise
aufweist, die zum Ausgeben von mehreren Signalen auf der Grundlage von Signalen mit
unterdrückten Interferenzen geeignet sind, die von dem Mittel zum Unterdrücken der
Interferenzen ausgegeben werden.
5. Empfänger gemäß Anspruch 4, ferner nach jedem Filter ein Gewichtungsmittel (Po1, Pok) aufweisend, das zum Gewichten des durch das jeweilige Filter ausgegebenen Signals
geeignet ist.