[0001] La présente invention concerne une fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, dite à châssis
respirant, comprenant :
- un premier cadre apte à assurer une fonction d'ouvrant, comportant une feuillure extérieure
pour un vitrage dit extérieur et une feuillure intérieure pour un vitrage dit intérieur
confinant une lame d'air entre ces derniers,
- un deuxième cadre apte à assurer une fonction de dormant dans lequel le premier cadre
est destiné à être positionné selon une position de fermeture de la fenêtre, porte-fenêtre
ou analogue,
- des moyens pour établir une connexion fluidique entre la lame d'air et l'extérieur,
dans ladite position de fermeture au moins.
[0002] L'art antérieur enseigne de telles fenêtres, portes-fenêtres ou analogue. Généralement,
ce type de fenêtre ou porte-fenêtre dit à châssis respirant concerne les fenêtres
de type à ouvrant battant ou oscillo-battant, et offre des possibilités multiples
en matière d'isolation thermique, phonique, ou de la lumière. Par exemple, dans la
lame d'air entre le vitrage dit extérieur et le vitrage dit intérieur, on peut y placer
un moyen d'occultation de la lumière, notamment un store à lames. Par le terme fenêtres,
portes-fenêtres ou analogue, on entend toutes fenêtres ou portes-fenêtres dont l'ouvrant
est fonctionnel mobile ou dont l'ouvrant a été définitivement fixé en position de
fermeture, et/ou dont le vitrage extérieur et/ou intérieur a été remplacé par un panneau
occultant. Le châssis est dit respirant afin de permettre à la lame d'air une relation
fluidique avec l'extérieur, c'est à dire par définition avec le milieu ambiant situé
du côté du vitrage ou du panneau dit extérieur, tout en évitant une circulation d'air
traversant la surface de la lame comprise entre les deux vitrages intérieur et extérieur.
En usage, courant, de telles fenêtres ou portes-fenêtres séparent l'intérieur de l'extérieur
d'une construction, et la mise en relation fluidique de la lame d'air avec l'extérieur
permet essentiellement un équilibre des pressions dans la lame d'air, et d'éviter
ou d'atténuer les risques de condensation à l'intérieur de celle-ci. Le vitrage intérieur
peut être un double vitrage destiné à une bonne isolation thermique, et le vitrage
extérieur peut être un vitrage unique épais destiné à une bonne isolation phonique
de la fenêtre ou porte-fenêtre.
[0003] Plus particulièrement, on connaît les documents
FR 2 784 709 ou
FR 2 784 710 qui décrivent de telles fenêtres à châssis respirant. Ces fenêtres comprennent, selon
le document
FR 2 784 709, d'une part dans le cadre de l'ouvrant au moins un passage ou un orifice disposé
dans l'intervalle des vitrages extérieur et intérieur pour permettre l'équilibrage
de pression entre la zone inter-vitrages et l'extérieur et, d'autre part, dans le
dormant, au moins un passage ou orifice qui met ladite zone inter-vitrages suffisamment
en communication avec l'extérieur de la fenêtre pour établir cet équilibrage de pression
ou circulation d'air. Selon le document
FR 2 784 710, ledit au moins un passage ou orifice aménagé dans le cadre de l'ouvrant débouche
dans la zone inter-vitrages et dans une chambre périphérique qui est délimitée par
le cadre de l'ouvrant et le dormant, cette chambre périphérique communiquant par des
moyens appropriés avec l'ambiance extérieure de la fenêtre.
[0004] De telles fenêtres ou portes-fenêtres à châssis respirant présentent l'inconvénient
de nécessiter des usinages spécifiques et des étanchéités dans la feuillure entre
l'ouvrant et le dormant. En outre, un tel dispositif de châssis respirant présente
l'inconvénient d'interagir avec la quincaillerie et les drainages du cadre respirant.
Il y a lieu de noter que le cheminement des orifices ou passages de respiration est
long et complexe, occasionnant ainsi des pertes de charge devant être compensées par
des sections de passage fluidique plus grandes.
[0005] La présente invention vise à pallier ces inconvénients et à apporter d'autres avantages.
Plus précisément, elle consiste en une fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, dite à
châssis respirant, comprenant :
- un premier cadre apte à assurer une fonction d'ouvrant, comportant une feuillure extérieure
pour un vitrage dit extérieur et une feuillure intérieure pour un vitrage dit intérieur
confinant une lame d'air entre ces derniers,
- un deuxième cadre apte à assurer une fonction de dormant dans lequel le premier cadre
est destiné à être positionné selon une position de fermeture de la fenêtre, porte-fenêtre
ou analogue,
- des moyens pour établir une connexion fluidique entre la lame d'air et l'extérieur,
dans ladite position de fermeture au moins,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- au moins un passage fluidique dont une extrémité s'ouvre sur une surface du premier
cadre en contact avec l'extérieur, et dont l'autre extrémité s'ouvre dans la lame
d'air,
- ledit au moins un passage fluidique étant formé dans le vitrage extérieur, et interceptant
un bord de ce dernier,
- le vitrage extérieur étant fixé par l'intermédiaire d'une parclose comportant au moins
un passage fluidique la traversant.
[0006] L'établissement d'une respiration directe à travers l'ouvrant, permet d'éviter d'avoir
à travailler ou usiner le dormant, et permet de simplifier le dispositif de respiration
en le rendant plus direct. La fenêtre selon l'invention présente en outre l'avantage
de ne pas nécessiter de correspondance, donc d'ajustement pour le dispositif de respiration,
entre l'ouvrant et le dormant. La fenêtre selon l'invention fournit une respiration
la plus à l'extérieur possible du fait d'un passage à travers l'ouvrant entre la lame
et l'extérieur. La fenêtre selon l'invention permet d'éviter tout usinage du dormant
relativement au dispositif de respiration, d'où une simplification de fabrication
et ainsi notamment un gain de temps de fabrication et une diminution des risques de
malfaçon. La fenêtre selon l'invention présente l'avantage de ne nécessiter aucune
étanchéité entre l'ouvrant et le dormant, ni aucun usinage ni aucune étanchéité dans
la feuillure entre l'ouvrant et le dormant. L'invention permet de minimiser le ou
les passages de respiration du fait d'un trajet très court à travers l'épaisseur du
vitrage. Par ailleurs, une telle configuration des passages de respiration permet
de n'avoir aucune incidence sur le cadre de l'ouvrant. Le vitrage étant généralement
fabriqué sur mesure, il serait dans ce cas livré avec les passages fluidiques. La
fabrication du châssis est simplifié puisque les passages de respiration sont réalisés
dans le vitrage et la ou les parcloses.
[0007] Selon une caractéristique avantageuse, ledit au moins un passage fluidique comporte
des moyens de filtre anti-poussières.
[0008] Les moyens de filtre anti-poussières permettent un remplacement du filtre en vue
de la maintenance le cas échéant afin de toujours assurer la fonction respiration
de la lame d'air, avantageusement sans démontage des remplissages (vitrages ou analogues),
permettant d'éviter de remettre en cause l'étanchéité principale du châssis respirant.
Par filtre anti-poussières, on entend ici tout filtre de type connu, assurant également
notamment la fonction d'empêcher les insectes de pénétrer dans la lame d'air, et plus
largement n'étant pas réactif à l'humidité et pouvant de manière avantageuse assurer
une fonction d'atténuation acoustique.
[0009] Les filtres peuvent avantageusement être un élément marquant du produit en intégrant
une esthétique particulière pouvant véhiculer la technicité du produit et une marque
commerciale par exemple.
[0010] Selon une caractéristique avantageuse, ledit au moins un passage fluidique comporte
une bouche protectrice fixée dans une ouverture du vitrage extérieur.
[0011] Selon une caractéristique avantageuse :
- ladite extrémité dudit au moins un passage fluidique, s'ouvrant sur une surface du
premier cadre en contact avec l'extérieur est constituée de l'ouverture de sortie
réalisée dans ladite bouche protectrice, et
- ladite extrémité dudit au moins un passage fluidique, s'ouvrant dans la lame d'air
est constituée de l'ouverture d'entrée réalisée dans ladite bouche protectrice du
côté en contact avec la lame d'air.
[0012] Selon une caractéristique avantageuse, une partie au moins de l'extrémité dudit au
moins un passage fluidique, s'ouvrant dans la lame d'air, est alignée avec le fond
de la lame d'air.
[0013] Selon une caractéristique avantageuse, ledit au moins un passage fluidique comporte
de préférence une ouverture sur la face intérieure du vitrage extérieur, débouchant
dans la face verticale de la lame d'air, et une ouverture s'ouvrant sur une surface
du premier cadre en contact avec l'extérieur dirigée vers le bas afin d'éviter toute
pénétration d'eau dans la lame d'air.
[0014] Selon une caractéristique avantageuse, ledit au moins un passage fluidique comporte
une inclinaison vers le bas, donnée par une inclinaison de ladite bouche protectrice.
[0015] Selon une caractéristique avantageuse, une bouche protectrice adopte une formé tubulaire,
de forme cylindrique à section circulaire, ou légèrement conique.
[0016] Selon une caractéristique avantageuse, une bouche protectrice comporte une butée
en translation du côté de la lame d'air.
[0017] Selon une caractéristique avantageuse, une bouche protectrice comporte des moyens
de clipage sur la parclose.
[0018] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit d'un exemple
de mode de réalisation d'une fenêtre, porte fenêtre ou analogue à châssis respirant
selon l'invention, accompagnée des dessins annexés, exemple donné à titre illustratif
non limitatif.
[0019] La figure 1 représente une vue en coupe verticale de la partie inférieure d'une fenêtre
à châssis respirant de l'art antérieur.
[0020] La figure 2 représente une vue en coupe verticale de la partie inférieure d'un exemple
de mode de réalisation d'une fenêtre à châssis respirant selon l'invention.
[0021] La fenêtre de l'art antérieur représentée sur la figure 1, dite à châssis respirant,
comprend :
- un premier 1 cadre apte à assurer une fonction d'ouvrant, comportant une feuillure
extérieure 26 pour un vitrage 2 dit extérieur et une feuillure intérieure pour un
vitrage 3 dit intérieur confinant une lame d'air 4 entre ces derniers,
- un deuxième cadre 5 apte à assurer une fonction de dormant dans lequel le premier
cadre 1 est destiné à être positionné selon une position de fermeture de la fenêtre,
position représentée sur la figure 1,
- des moyens 6 pour établir une connexion fluidique entre la lame d'air 4 et l'extérieur
7 dans la position de fermeture.
[0022] Comme expliqué plus haut, les moyens 6 pour établir une connexion fluidique entre
la lame d'air 4 et l'extérieur 7 comprennent des passages 8 traversant le premier
cadre 1 de l'ouvrant 16 et le deuxième cadre 5 ou dormant, ces passages 8 comprenant
au moins un conduit 10 fixé au dormant, débouchant à une extrémité sur une ouverture
12 du profilé inférieur du dormant, et destiné à l'autre extrémité à se trouver en
correspondance d'une ouverture 11 réalisées dans un profilé 15 de l'ouvrant 1, qui
porte la feuillure extérieure 26 dans laquelle est logé le vitrage extérieur, l'ouverture
11 étant en communication fluidique avec la lame d'air 4, comme représenté sur la
figure 1, par un passage 14 dans l'ouvrant traversant un joint d'étanchéité 13 de
la lame d'air 4 et le profilé 15 de l'ouvrant à rupture de pont thermique entrant
dans la constitution du cadre 1 de l'ouvrant et en contact avec le dormant, comme
représenté sur la figure 1 en position de fermeture de la fenêtre.
[0023] La fenêtre représentée partiellement sur la figure 2 reprend des éléments de l'état
de la technique semblables à ceux de la figure 1 afin de mieux faire ressortir l'invention
de l'art antérieur. Ces éléments de la figure 2 fonctionnellement similaires à ceux
de la figure 1 portent la même référence numérique additionnée du nombre 300.
[0024] La fenêtre à châssis respirant représentée sur la figure 2 comprend :
- un premier 301 cadre apte à assurer une fonction d'ouvrant, comportant une feuillure
extérieure 326 pour un vitrage 302 dit extérieur et une feuillure intérieure pour
un vitrage 303 dit intérieur confinant une lame d'air 304 entre ces derniers,
- un deuxième 305 cadre apte à assurer une fonction de dormant dans lequel le premier
cadre est destiné à être positionné selon une position de fermeture de la fenêtre,
porte-fenêtre ou analogue,
- des moyens 306 pour établir une connexion fluidique entre la lame d'air et l'extérieur
307, dans ladite position de fermeture au moins,
- au moins un passage fluidique 320 dont une extrémité 321 s'ouvre sur une surface du
premier cadre en contact avec l'extérieur 307, et dont l'autre extrémité 322 s'ouvre
dans la lame d'air 304,
- ledit au moins un passage fluidique 320 étant formé dans le vitrage extérieur 302,
et interceptant un bord 341 de ce dernier,
- le vitrage extérieur 302 étant fixé par l'intermédiaire d'une parclose 342 comportant
au moins un passage fluidique la traversant.
[0025] Comme pour la figure 1, le cadre 301 du dormant 316 comprend de manière connue un
profilé intérieur 328 et un profilé extérieur 315 à rupture de pont thermique fixé
au profilé intérieur 328, comme représenté sur la figure 2.
[0026] Comme représenté sur la figure 2, la feuillure extérieure 326 du profilé périphérique
315 du premier cadre 301, et le vitrage extérieur 302 sont avantageusement alignés
dans un même plan formant la surface extérieure de l'ouvrant. Une telle configuration
permet de maintenir une esthétique selon les besoins, recherchée de planéité des façades.
On remarque sur la figure 2 que, lorsque le dormant 305 comporte une battée externe
sur laquelle vient s'appuyer l'ouvrant 316 lorsqu'il est fermé, plus particulièrement
la parclose 342 et le profilé périphérique 315 le cas échéant, les passages fluidiques
320 tels que décrits à travers la parclose 342 et le vitrage 302 permettent d'assurer
une quasi-continuité de la planéité de la surface extérieure de la fenêtre entre la
battée du dormant et le vitrage extérieur.
[0027] Les profilés constitutifs du dormant 305, intérieur et extérieur, sont généralement
en alliage métallique ou en matériaux plastiques, séparés par des barrettes à rupture
de pont thermique, et les profilés constitutifs de l'ouvrant 316, intérieur 328 et
extérieur 315, peuvent être respectivement métallique et en matière plastique, afin
d'obtenir des profilés à rupture de pont thermique pour le dormant et pour l'ouvrant.
La parclose 342 peut être réalisée en matériau métallique ou en matière plastique.
[0028] Il sera noté qu'avec un tel dispositif, la fonction respiration est rendue indépendante
du cadre porteur de l'ouvrant comprenant le profilé à rupture de pont thermique 315
et le profilé intérieur par exemple métallique 328, du dormant 305, du profilé d'étanchéité
périphérique 313. La respiration de la lame d'air 304 est assurée que l'ouvrant 316
soit en position ouverte ou en position de fermeture sur le dormant 305.
[0029] Comme représenté sur la figure 2, un passage fluidique 320 comporte avantageusement
des moyens de filtre 333 anti-poussières qui sont disposés en travers du passage fluidique
320, de préférence contre l'ouverture 322, comme représenté sur la figure 2. Le filtre
333 peut avantageusement être un filtre filant, notamment de type filtre inox mécano
connu, qui permet non seulement d'arrêter les poussières mais également et plus largement
les insectes afin que tous ces objets ne pénètrent pas dans la lame d'air 304. Le
filtre ainsi placé peut être remplacé si nécessaire sans démontage des remplissages.
L'étanchéité principale du cadre de l'ouvrant n'est ainsi pas remise en cause lors
de cette opération de maintenance.
[0030] Il est à noter que la fenêtre selon la figure 2, peut comporter, ou pas, une étanchéité
(non représentée) entre la parclose 342 de fixation du vitrage extérieur 302 et le
dormant 305, ce dernier pouvant comporter de manière appropriée et connue des trous
335 d'évacuation d'eau si nécessaire, comme représenté sur la figure 2. Sur la figure
2, aucune étanchéité entre la parclose 342 de fixation du vitrage extérieur 302 et
le dormant 305 n'est représenté.
[0031] Le joint d'étanchéité 313 permet en outre d'assurer l'étanchéité entre la lame d'air
304 et la surface interne du vitrage extérieur 302 en vis à vis de la lame d'air 304.
[0032] Les passages fluidiques 320 peuvent avantageusement être assurés directement par
des ouvertures traversantes réalisées dans l'épaisseur du vitrage extérieur 302, qui
peuvent prendre la forme d'entailles dont les dimensions sont déterminées selon les
besoins en fonction du volume de la lame d'air 304. Le vitrage extérieur 302 est trempé.
Les passages fluidiques 320 sont de préférence disposés sur la partie inférieure du
vitrage débouchant dans le fond de la lame d'air 304, comme représenté sur la figure
2. Les passages fluidiques 320 comportent de préférence une ouverture 322 sur la face
intérieure du vitrage extérieur 302, débouchant dans la face verticale de la lame
d'air, et une ouverture 321 dirigée vers le bas afin d'éviter toute pénétration d'eau
dans la lame d'air : à cet effet, les ouvertures traversantes dans le vitrage 302
pourront avantageusement être équipées de bouches protectrices 340, fixées dans les
ouvertures du vitrage, et permettant avantageusement d'orienter l'ouverture 321 vers
le bas et en outre de fixer à l'intérieur de celles-ci le filtre anti-poussières et
anti-insectes 333, par exemple tel que décrit plus haut, comme représenté sur la figure
2. La fixation des bouches 340 peut par exemple être assurée par clipage. Les passages
fluidiques 320 dans le vitrage extérieur 302 peuvent adopter respectivement la forme
de lumières oblongues en quantité déterminée selon les besoins en vue de permettre
la respiration de la lame d'air.
[0033] Les bouches 340 seront par exemple identiques pour un même ouvrant, au nombre de
une par passage fluidique 320. Une bouche 340 sera de préférence tubulaire, de forme
cylindrique à section circulaire, ou légèrement conique, pouvant comporter une butée
350 en translation du côté de la lame d'air 304 afin d'être bloquée sur la surface
intérieure du vitrage extérieur 302, comme représenté sur la figure 2, et pouvant
en outre comporter des moyens 351 de clipage sur la parclose 342 également comme représenté
sur la figure 2. Une bouche 340 sera avantageusement maintenue en position sur la
parclose 342 dans laquelle elle s'insère dans un trou réalisé dans celle-ci correspondant
à la section de la bouche 340 afin d'obtenir une esthétique appropriée et une position
déterminée de la sortie de la bouche 40 sur la façade extérieure. Du côté de la lame
d'air 304, la bouche 340 sera avantageusement maintenue par la butée 350 permettant
une sécurité de maintien de la bouche 340 dans le passage fluidique 320. L'inclinaison
appropriée de la bouche 340 dans le plan vertical, définie en fonction de la position
de sortie 321 de la bouche et de la position de l'entrée 322 de la bouche dans la
lame d'air 304 sera rendue possible par la lumière oblongue réalisée dans le vitrage
302 permettant des positions multiples d'inclinaison de la bouche 340 dans le plan
vertical. La longueur d'une bouche 340 dépend de l'épaisseur du vitrage extérieur
302, et sera de préférence déterminée en sorte d'être supérieure à l'épaisseur du
vitrage 302, additionnée de l'épaisseur de la parclose 342 de fixation de celui-ci.
Les bouches 340 pourront avantageusement être mises en place dans chacun des passages
fluidiques 320 formés dans le vitrage 302 et la parclose 342, après le montage du
vitrage 302 dans sa feuillure 326 et la mise en place de la parclose 342. Les bouches
340 pourront être réalisées en matière plastique, de préférence déformable, en sorte
que la butée 350 puisse disposer d'une certaine déformation élastique visant à permettre
son franchissement au delà de la lumière de passage du vitrage extérieur 302 et son
retour en position d'arrêt après franchissement. Les moyens de clipage 351 pourront
également avantageusement fonctionner en utilisant l'élasticité du matériau constitutif
de la bouche 340.
[0034] Comme représenté sur la figure 2, et décrit ci-dessus, les passages fluidiques 320
formés dans le vitrage extérieur 302 de l'ouvrant 316, interceptent un bord 341 du
vitrage extérieur 302, le bord inférieur du vitrage sur la figure 5, de manière préférentielle.
[0035] Les différences essentielles entre l'exemple selon l'invention représenté sur la
figure 2 et l'exemple de l'art antérieur de la figure 1 résident :
- en l'absence de tout passage ou conduit de respiration de la lame d'air 304 traversant
le dormant 305, ainsi que l'espace 325 compris entre le dormant 305 et l'ouvrant 316,
- en l'absence avantageuse de tout passage ou conduit de respiration de la lame d'air
304 traversant le profilé 315 à rupture de pont thermique du cadre 301 de l'ouvrant
316,
- en la présence avantageuse d'une pluralité de passages fluidiques 320 formés dans
le vitrage extérieur 302 de l'ouvrant 316, selon un moyen essentiel de l'invention,
- en la présence d'une pluralité de passages fluidiques 320 traversant la parclose 342
de fixation du vitrage extérieur 302 dans la feuillure extérieure 326 du profilé 315
du cadre 301 de l'ouvrant, en correspondance avec la pluralité de passages fluidiques
320 formés dans le vitrage extérieur 302, comme représenté sur la figure 2, selon
un moyen essentiel de l'invention.
[0036] Comme représenté sur la figure 2, les passages fluidiques 320 pour la respiration
de la lame d'air 304 débouchent avantageusement précisément dans l'angle inférieur
de la lame, au niveau du fond de celle-ci, en sorte qu'une partie de l'entrée 322
de la bouche protectrice 340, définissant l'entrée du passage fluidique 320, est alignée
avec la surface du fond de la lame 304. Les passages fluidiques 320 comportent avantageusement
une inclinaison vers le bas, donnée par une inclinaison de chaque bouche 340, rendue
aisée par la forme de lumière verticale allongée de l'ouverture traversant le vitrage
302 et débouchant sur le bord de celui-ci, comme illustrée sur la figure 2. Ainsi,
vue de l'extérieur, les orifices de respiration sont situés le plus bas possible tout
en étant au dessus du montant 305, c'est à dire au dessus de la battée du dormant
305, lorsque l'ouvrant est en position de fermeture sur le dormant.
[0037] L'invention s'applique à toute fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue dit à châssis
respirant.
1. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, dite à châssis respirant, comprenant :
- un premier (301) cadre apte à assurer une fonction d'ouvrant, comportant une feuillure
extérieure (326) pour un vitrage (302) dit extérieur et une feuillure intérieure pour
un vitrage (303) dit intérieur confinant une lame d'air (304) entre ces derniers,
- un deuxième (305) cadre apte à assurer une fonction de dormant dans lequel le premier
cadre est destiné à être positionné selon une position de fermeture de la fenêtre,
porte-fenêtre ou analogue,
- des moyens (306) pour établir une connexion fluidique entre la lame d'air et l'extérieur
(307), dans ladite position de fermeture au moins,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- au moins un passage fluidique (320) dont une extrémité (321) s'ouvre sur une surface
du premier cadre en contact avec l'extérieur, et dont l'autre extrémité (322) s'ouvre
dans la lame d'air,
- ledit au moins un passage fluidique (320) étant formé dans le vitrage extérieur
(302), et interceptant un bord (341) de ce dernier,
- le vitrage extérieur (302) étant fixé par l'intermédiaire d'une parclose (342) comportant
au moins un passage fluidique la traversant.
2. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que ledit au moins un passage fluidique (320) comporte des moyens de filtre (333) anti-poussières.
3. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant la revendication 1 ou 2,
caractérisée en ce que ledit au moins un passage fluidique (320) comporte une bouche protectrice (340) fixée
dans une ouverture du vitrage extérieur (302).
4. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant les revendications 3 et 1,
caractérisée en ce que :
- ladite extrémité dudit au moins un passage fluidique (320), s'ouvrant sur une surface
du premier (301) cadre en contact avec l'extérieur (307) est constituée de l'ouverture
(321) de sortie réalisée dans ladite bouche protectrice (340), et
- ladite extrémité dudit au moins un passage fluidique (320), s'ouvrant dans la lame
d'air (304) est constituée de l'ouverture (322) d'entrée réalisée dans ladite bouche
protectrice (340) du côté en contact avec la lame d'air (304).
5. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant l'une quelconque des revendications 1
à 4, caractérisée en ce qu'une partie au moins de l'extrémité (322) dudit au moins un passage fluidique (320), s'ouvrant
dans la lame d'air (304), est alignée avec le fond de la lame d'air.
6. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant l'une quelconque des revendications 1
à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un passage fluidique (320) comporte de préférence une ouverture (322)
sur la face intérieure du vitrage extérieur (302), débouchant dans la face verticale
de la lame d'air (304), et une ouverture (321) s'ouvrant sur une surface du premier
cadre (301) en contact avec l'extérieur (307) dirigée vers le bas afin d'éviter toute
pénétration d'eau dans la lame d'air.
7. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant les revendications 3 et 6,
caractérisée en ce que ledit au moins un passage fluidique (320) comporte une inclinaison vers le bas, donnée
par une inclinaison de ladite bouche protectrice (340).
8. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant l'une quelconque des revendications 3
à 7, caractérisée en ce qu'une bouche protectrice (340) adopte une forme tubulaire, de forme cylindrique à section
circulaire, ou légèrement conique.
9. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant l'une quelconque des revendications 3
à 8, caractérisée en ce qu'une bouche protectrice (340) comporte une butée (350) en translation du côté de la
lame d'air (304).
10. Fenêtre, porte-fenêtre, ou analogue, suivant l'une quelconque des revendications 3
à 9, caractérisée en ce qu'une bouche protectrice (340) comporte des moyens (351) de clipage sur la parclose
(342).