[0001] L'invention concerne un dispositif antichoc pour pivot de balancier de mouvement
horloger.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement un dispositif antichoc de mouvement horloger,
notamment pour pivot de balancier, comportant un chaton empierré qui est retenu élastiquement
par un ressort dans un logement complémentaire agencé sur un support fixe et qui est
équipé d'une pierre formant contre-pivot, du type dans lequel le ressort est constitué
par une lame métallique qui est fixée en porte-à-faux sur le support, qui s'étend
dans un plan radial par rapport au pivot, et qui forme un bras comportant une extrémité
de fixation, et une extrémité d'appui en appui axial contre le contre-pivot de manière
à retenir axialement le chaton empierré dans son logement.
[0003] Un tel type de dispositif antichoc est décrit et représenté notamment dans le document
CH-237.999. Dans ce document, l'extrémité de fixation du bras ressort est éloignée du contre-pivot
et un espace doit être aménagé entre la surface supérieure du pont et le tronçon intermédiaire
du bras, entre l'extrémité d'appui et l'extrémité de fixation, pour permettre une
flexion élastique du bras autour d'un axe sensiblement transversal.
[0004] La mise au point de ce type de dispositif antichoc présente des difficultés car il
est difficile de contrôler précisément l'intensité de la force de rappel exercée par
le ressort sur le contre-pivot, du fait du bras de levier relativement important entre
l'extrémité d'appui et l'extrémité de fixation. De plus, l'intensité de la force de
rappel du ressort est limitée et, lorsque l'on souhaite modifier les caractéristiques
de la force de rappel, il faut modifier le bras ressort globalement sur toute sa longueur.
[0005] La présente invention vise à remédier à ces inconvénients.
[0006] Dans ce but, l'invention propose un dispositif antichoc du type décrit précédemment,
caractérisé en ce que le bras comporte, depuis l'extrémité de fixation, un tronçon
globalement rectiligne et parallèle à une direction radiale, relativement à l'axe
du pivot, un tronçon élastique en forme de secteur annulaire, et un tronçon d'appui
qui s'étend globalement suivant une direction diamétrale sensiblement perpendiculaire
au tronçon rectiligne de manière à constituer l'extrémité d'appui.
[0007] L'invention propose aussi un mouvement horloger équipé de ce dispositif.
[0008] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus
clairement à la lecture de la description détaillée qui suit, faite en référence aux
dessins annexés donnés à titre d'exemple non limitatifs et dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe axiale qui représente schématiquement une partie
d'un mouvement horloger équipée d'un dispositif antichoc conforme aux enseignements
de l'invention ;
- la figure 2 est une vue de dessus qui représente schématiquement le dispositif antichoc
de la figure 1.
[0009] Sur les figures 1 et 2, on a représenté partiellement un mouvement horloger 10 équipé
d'un dispositif antichoc 12 pour pivot 14 de balancier 16 réalisé conformément aux
enseignements de l'invention.
[0010] Le mouvement horloger 10 comporte notamment une platine 18 sur laquelle est fixé
un support 20 de balancier 16, qui sera désigné par pont 20, et qui est parfois appelé
« coq ». Le balancier 16 est monté à rotation autour de son axe A1 entre le pont 20
et la platine 18 au moyen d'un pivot inférieur 15 et d'un pivot supérieur 14.
[0011] Le pont 20 comporte une plaque transversale de fixation 22 qui est vissée sur la
face supérieure 24 de la platine 18 et une plaque transversale de support 26 qui s'étend
en porte-à-faux depuis la plaque de fixation 22 en délimitant avec la face supérieure
24 de la platine 18 un espace axial pour le passage du balancier 16.
[0012] La plaque de support 26 comporte un logement 28 muni d'une ouverture 30 qui reçoit
un chaton 32 empierré formant palier pour le pivot supérieur 14 du balancier 16. Le
logement 28 est ici aménagé dans une pièce intermédiaire 34 fixée sur la plaque de
support 26.
[0013] Le logement 28 est étagé axialement et il comporte, par exemple, des portées tronconiques
concaves qui sont complémentaires de surfaces tronconiques convexes réalisées sur
les parois périphériques du chaton 32.
[0014] Le chaton 32 est équipé d'une pierre inférieure 36 à trou qui est prévue pour recevoir
le tronçon d'extrémité supérieure du pivot supérieur 14 du balancier 16, et d'une
pierre supérieure formant contre-pivot 38. Le contre-pivot 38 comporte ici une surface
supérieure 40 légèrement bombée.
[0015] Le chaton 32 est retenu élastiquement dans son logement 28 au moyen d'un ressort
42. Le ressort 42 est constitué par une lame métallique plate qui est fixée en porte-à-faux,
ici sur la plaque de support 26 du pont 20. Le ressort 42 s'étend dans un plan radial,
par rapport au pivot 14, et il forme un bras 42 comportant une extrémité de fixation
44 et une extrémité d'appui 46. L'extrémité d'appui 46 vient en appui axial contre
la surface bombée 40 du contre-pivot 38 de manière à retenir axialement le chaton
32 dans son logement 28 dans une position de repos.
[0016] Conformément aux enseignements de l'invention, le bras 42 comporte, depuis l'extrémité
de fixation 44, un tronçon globalement rectiligne 48 et parallèle à une direction
radiale, relativement à l'axe A1 du pivot 14, un tronçon élastique en forme de secteur
annulaire 50, et un tronçon d'appui 46 qui s'étend globalement suivant une direction
diamétrale sensiblement perpendiculaire au tronçon rectiligne 48 de manière à constituer
l'extrémité d'appui 46.
[0017] Le secteur annulaire 50 travaille en torsion, globalement autour d'un axe parallèle
au tronçon rectiligne 48, ce qui assure un contrôle optimal de la force de rappel
qui est appliquée sur le chaton 32. L'optimisation de cette force de rappel peut être
réalisée, par exemple, en choisissant une épaisseur radiale appropriée du secteur
annulaire 50, sans modifier l'épaisseur axiale.
[0018] Selon un mode de réalisation avantageux, le tronçon d'appui 46 prolonge une extrémité
du secteur annulaire 50 et il comporte un trou 52 qui est coaxial à l'axe A1 du pivot
14 et qui comporte un bord périphérique curviligne 54, dans un plan radial, définissant
au moins trois points d'appui 56 en contact avec la surface bombée 40 du contre-pivot
38.
[0019] De préférence, le tronçon d'appui 46 se prolonge diamétralement, du côté opposé au
secteur annulaire 50, par une languette 58.
[0020] Le secteur annulaire 50 s'étend sur un angle sensiblement supérieur ou égal à cent
quatre-vingt degrés, par exemple de l'ordre de deux cent soixante dix degrés.
[0021] Avantageusement, le tronçon rectiligne 48 s'étend globalement suivant une direction
tangente au bord périphérique externe du contre-pivot 38.
[0022] Le secteur annulaire 50 est déporté latéralement par rapport au tronçon rectiligne
48, du côté opposé au pivot 14.
[0023] Selon le mode de réalisation représenté, l'extrémité de fixation 44 est constituée
par une plaque radiale globalement rectangulaire qui forme, avec le tronçon rectiligne
48, une équerre.
[0024] De préférence, la surface radiale inférieure 60 du tronçon rectiligne 48 est en appui
axial contre la surface radiale en vis-à-vis du pont 20. Un tel agencement permet
d'assurer un bon appui du bras 42 sur le pont 20 de manière que le secteur annulaire
50 travaille en torsion de manière optimale.
[0025] Selon le mode de réalisation qui vient d'être décrit, le dispositif antichoc 12 selon
l'invention a été agencé du côté du pont 20. Selon une variante de réalisation (non
représentée), le dispositif antichoc 12 peut être agencé du côté de la platine 18
pour être associé au pivot inférieur 15.
1. Dispositif antichoc (12) de mouvement horloger (10), notamment pour pivot (14) de
balancier (16), comportant un chaton (32) empierré qui est retenu élastiquement par
un ressort (42) dans un logement (28) complémentaire agencé sur un support (20) fixe
et qui est équipé d'une pierre formant contre-pivot (38), du type dans lequel le ressort
(42) est constitué par une lame métallique qui est fixée en porte-à-faux sur le support
(20), qui s'étend dans un plan radial par rapport au pivot (14), et qui forme un bras
(42) comportant une extrémité de fixation (44), et une extrémité d'appui (46) en appui
axial contre le contre-pivot (38) de manière à retenir axialement le chaton (32) empierré
dans son logement (28),
caractérisé en ce que le bras (42) comporte, depuis l'extrémité de fixation (44), un tronçon globalement
rectiligne (48) et parallèle à une direction radiale, relativement à l'axe (A1) du
pivot (14), un tronçon élastique en forme de secteur annulaire (50), et un tronçon
d'appui (46) qui s'étend globalement suivant une direction diamétrale sensiblement
perpendiculaire au tronçon rectiligne (48) de manière à constituer l'extrémité d'appui
(46).
2. Dispositif antichoc (12) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le tronçon d'appui (46) prolonge une extrémité du secteur annulaire (50).
3. Dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tronçon d'appui (46) comporte un trou (52) qui est coaxial à l'axe (A1) du pivot
(14) et qui comporte un bord périphérique curviligne (54), dans un plan radial, définissant
au moins trois points d'appui (56) en contact avec le contre-pivot (38).
4. Dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tronçon d'appui (46) se prolonge diamétralement, du côté opposé au secteur annulaire
(50), par une languette (58).
5. Dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le secteur annulaire (50) s'étend sur un angle supérieur à cent quatre-vingt degrés.
6. Dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tronçon rectiligne (48) s'étend globalement suivant une direction tangente au
bord périphérique externe du contre-pivot (38).
7. Dispositif antichoc (12) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le secteur annulaire (50) est déporté latéralement par rapport au tronçon rectiligne
(48), du côté opposé au pivot (14).
8. Dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'extrémité de fixation (44) est constituée par une plaque radiale rectangulaire
dont la direction longitudinale est sensiblement perpendiculaire au tronçon rectiligne
(48), et en ce que le tronçon rectiligne (48) s'étend depuis une extrémité longitudinale de la plaque.
9. Dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la surface radiale inférieure (60) du tronçon rectiligne (48) est en appui axial
contre la surface radiale en vis-à-vis du support (20).
10. Mouvement horloger (10) caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif antichoc (12) selon l'une quelconque des revendications
précédentes.