[0001] L'invention concerne le domaine de la connectique et se rapporte plus particulièrement
à un dispositif de fixation pour connecteur en deux parties.
[0002] De tels connecteurs servent classiquement à assurer le raccordement électrique de
faisceaux de câbles à connecter. Ils sont généralement utilisés dans des engins de
transport, en particulier dans des avions, pour assurer l'alimentation d'éléments
électriques ou électroniques embarqués, ou pour échanger des données entre ces éléments.
[0003] Les connecteurs de ce type comprennent généralement deux parties de connecteur appariées,
qui viennent se fixer l'un sur l'autre. Chaque partie de connecteur comprend un corps
isolant en matière moulée incorporant des contacts, respectivement mâle et femelle,
de fixation mécanique et de raccordement électrique d'embouts de contact prévus aux
extrémités à connecter des conducteurs. En outre, un boîtier de blindage entoure le
corps isolant de chaque partie de connecteur.
[0004] Comme on le conçoit, chaque conducteur d'un faisceau à connecter doit être connecté
à un conducteur d'un autre faisceau qui lui correspond. Afin d'assurer une connexion
correcte des conducteurs, les connecteurs sont souvent pourvus de moyens de détrompage
afin qu'un opérateur ne puisse assembler les parties de connecteur que dans une seule
position prédéfinie.
[0005] On pourra à cet égard se référer à la demande de brevet
français n° 2 849 967, dans laquelle deux parties de connecteur sont assemblées au moyen d'un dispositif
de fixation qui comprend, d'une part, des moyens de détrompage et, d'autre part, des
moyens de fixation du type à vis-écrou. Dans le dispositif de fixation décrit dans
ce document, les moyens de détrompage sont incorporés au moyen de fixation. Toutefois,
la fixation proprement dite des deux parties du connecteur est relativement longue
à mettre en oeuvre et ne permet pas, à coup sûr, d'obtenir une fixation parfaite et
reproductible à l'identique des deux parties de connecteur.
[0006] Le but de l'invention est donc de pallier les inconvénients des dispositifs de fixation
pour connecteur de l'état de la technique et, en particulier, de rendre plus rapide
l'opération d'assemblage et de fixation des deux parties de connecteur à assembler
et ce, sans augmentation du nombre de pièces constitutives des dispositifs de fixation.
[0007] L'invention a donc pour objet un dispositif de fixation pour connecteur en deux parties
servant au raccordement de conducteurs électriques, comprenant une première douille
et une deuxième douille venant se monter dans des alésages respectifs prévus dans
les deux parties du connecteur, la première douille et la deuxième douille comprenant
des moyens complémentaires de fixation amovible de la première douille sur la deuxième
douille comportant des moyens de détrompage pour autoriser la coopération des moyens
de fixation dans une seule position angulaire prédéterminée des première et deuxième
douilles.
[0008] Selon une caractéristique générale de ce dispositif de fixation, les moyens de fixation
amovible sont des moyens de fixation de type quart de tour.
[0009] La fixation proprement dite des deux parties de connecteur devient ainsi particulièrement
rapide à réaliser. En outre, les moyens de détrompage restent intégrés aux moyens
de fixation, de sorte que la rapidité d'assemblage est obtenue sans augmenter le nombre
de parties constitutives du dispositif de fixation et du connecteur, et donc sans
augmentation rédhibitoire des coûts de fabrication.
[0010] Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens de détrompage comportent
un détrompeur mâle sous la forme d'au moins une dent en saillie à partir de l'une
des douilles et un détrompeur femelle sous la forme d'au moins un logement complémentaire
ménagé dans l'autre douille et dans lequel s'engage ladite au moins une dent.
[0011] Selon encore une autre caractéristique de l'invention, chaque douille comporte une
tête polygonale et une portion généralement cylindrique s'étendant à partir de ladite
tête et pourvue de moyens pour solidariser la douille dans l'une des parties de connecteur.
[0012] Avantageusement, la tête est une tête à six pans venant s'insérer dans un logement
de forme complémentaire ménagé dans la partie de connecteur correspondante.
[0013] Dans un mode de réalisation, les moyens de fixation de la première douille sur la
deuxième douille comportent une tige s'insérant dans un passage axial pratiqué dans
la première douille et munie d'une paire de pions d'extrémité radiaux, et deux gorges
complémentaires généralement hélicoïdales ménagées dans la paroi de la deuxième douille.
[0014] De préférence, les gorges comprennent chacune des portions d'extrémité amont et aval
pour la réception des pions.
[0015] La portion d'extrémité amont débouche dans une gorge rectiligne axiale pour l'insertion
de la tige dans la deuxième douille et la portion d'extrémité aval comporte un logement
apte à constituer une position de verrouillage stable de la première douille et de
la deuxième douille.
[0016] Les moyens de fixation peuvent en outre comporter une tête à partir de laquelle s'étend
la tige.
[0017] Un organe élastiquement déformable peut alors être disposé entre la tête et la douille
correspondante pour solliciter les pions dans le logement de la portion d'extrémité
aval.
[0018] Selon un second aspect, l'invention a également pour objet un connecteur en deux
parties pour conducteur électrique, caractérisé en ce qu'il comporte une paire de
dispositifs de fixation tels que définis ci-dessus pour la fixation des deux parties
de connecteur l'une sur l'autre.
[0019] D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description suivante, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, et
faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif de fixation conforme à l'invention,
en début d'assemblage ;
- la figure 2 est une vue de côté selon le plan II-II du dispositif de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue de dessus du dispositif de fixation ;
- la figure 4 est une vue de côté du dispositif de fixation en cours d'assemblage;
- la figure 5 est une vue en coupe selon le plan V-V du dispositif de la figure 4 ;
et
- la figure 6 est une vue de côté du dispositif de fixation selon l'invention, après
fixation des deux parties de connecteur.
[0020] L'invention ne concerne directement que le dispositif de fixation, le connecteur
étant, quant à lui, constitué par un connecteur classique en deux parties, de sorte
que, sur les figures 1 à 6, seul le dispositif de fixation a été représenté.
[0021] En particulier, sur la figure 1, on a représenté une vue en perspective d'un dispositif
de fixation selon l'invention, désignée par la référence numérique générale 10.
[0022] Il est destiné à assurer la fixation mutuelle de deux parties de connecteur conventionnel
servant au raccordement de conducteurs de deux faisceaux de conducteurs à raccorder,
en particulier dans des applications aéronautiques, pour assurer l'alimentation d'éléments
électriques ou électroniques embarqués ou pour échanger des données entre ces éléments.
[0023] En effet, les connecteurs de ce type comportent deux parties de connecteur appariées
destinées chacune à assurer la fixation mécanique et le raccordement électrique d'un
faisceau de conducteur et à établir un raccordement électrique de conducteurs à connecter
raccordés respectivement aux parties de connecteur. Les parties de connecteur sont
fixées l'une sur l'autre par des pattes d'extrémité dans chacune desquelles est monté
un dispositif de fixation 10.
[0024] Comme on le voit sur la figure 1, chaque dispositif 10 comporte deux douilles 12
et 14 qui viennent chacune s'insérer dans un alésage pratiqué dans les deux pattes
d'extrémité en regard prévues respectivement dans les deux parties de connecteur à
assembler.
[0025] Chaque douille comprend une portion 16 et 18 généralement cylindrique et une tête
d'extrémité polygonale 20 et 22 à partir de laquelle s'étend la portion cylindrique.
Les diamètres des portions cylindriques sont identiques. De même, de préférence, les
têtes d'extrémités ont avantageusement des formes extérieurs indentiques.
[0026] Les portions cylindriques 16 et 18 ont chacune la forme d'un cylindre creux. Toutefois,
l'une des douilles, à savoir la douille désignée par la référence numérique 12, constitue
une douille femelle, tandis que l'autre douille 14 constitue une douille mâle.
[0027] En effet, la douille 14 est pourvue, au niveau de son extrémité opposée à la tête
22, d'une dent 24 en saillie parallèlement à l'axe général de la douille, mais de
manière radialement décallée. Cette dent est réalisée sous la forme d'une portion
de cylindre de diamètre généralement inférieur à celui du reste de la douille, de
manière à permettre son insertion à l'intérieur de l'autre douille.
[0028] Comme on le voit sur les figures 1 et 2, la zone d'extrémité libre de la douille
femelle 12 est à cet effet pourvue d'une d'un logement 26 de forme complémentaire
de celle de la dent 24 et qui débouche dans un alésage interne de la douille. Le logement
26 ne s'étend dans la douille 14 que selon un secteur angulaire prédéterminé correspondant
à celui de la dent 24 de manière à n'autoriser l'insertion de la douille mâle 14 dans
la douille femelle 12 que dans une seule position angulaire prédéterminée.
[0029] Comme indiqué précédemment, les douilles 12 et 14 sont destinées à être insérées
dans des pattes d'extrémité en regard des deux parties de connecteur à assembler.
A cet effet, les pattes d'extrémité sont par exemple pourvues chacune d'un alésage
étagé. Les douilles sont alors pourvues chacune d'une bague élastiquement déformable
28 et 30, par exemple rapportée, et d'épaisseur croissante de manière à délimiter
une rampe pour l'encliquetage de la douille dans l'alésage de la patte d'extrémité
correspondante.
[0030] En se référant également à la figure 3, les pattes d'extrémité P comportent également
une empreinte E de forme complémentaire de celle des têtes 20 et 22, de manière à
n'autoriser l'insertion des douilles que dans une seule position angulaire.
[0031] De préférence, les têtes 20 et 22 sont chacune réalisées sous la forme d'un six pans.
Il est ainsi possible de prévoir l'insertion des douilles dans les pattes d'extrémité
selon six positions angulaires respectives. Comme on le voit sur la figure 3, de préférence,
on prévoit de doter les têtes d'une encoche de repérage 32 et d'associer à chaque
pan de l'empreinte E pratiqué dans une patte d'extrémité P un numéro pour permettre
un repérage et un marquage de la position angulaire à adopter de la douille.
[0032] En se référant à nouveau aux figures 1 et 2, le dispositif de fixation est en outre
pourvu de moyens complémentaires de fixation amovible de la douille mâle 14 sur la
douille femelle 12.
[0033] Le dispositif de fixation comporte en effet une tige 34 qui vient s'insérer dans
une lumière 36 pratiquée dans la portion cylindrique 16 de la douille femelle 12 à
travers un orifice 38 pratiqué dans la tête à six pans 20.
[0034] La tige 34 est pourvue, à l'une de ses extrémités, d'une tête 40 munie d'une empreinte
42 par exemple à six pans, conformée pour recevoir un outil approprié, par exemple
une clé pour vis à six pans creux, et à son extrémité opposé, de pions radiaux d'extrémité
43, qui viennent s'insérer lors de la fixation des douilles dans deux gorges complémentaires
hélicoïdales 44 pratiquées dans la douille mâle 14.
[0035] Les gorges 44 s'étendent selon un secteur angulaire d'environ 90°. Ces moyens de
fixation constituent ainsi des moyens de fixation de type à quart de tour.
[0036] En effet, en se référant aux figures 4 à 6, après insertion de la douille mâle dans
la douille femelle 14, il convient simplement de provoquer la rotation angulaire de
la tige 34 par rapport à la douille mâle 12 pour déplacer les pions 43 dans les gorges
hélicoïdales 44 et assurer ainsi le serrage des connecteurs l'un contre l'autre.
[0037] On notera que la longueur de la tige 34, et en particulier la position des pions
d'extrémité 43 par rapport à celle des gorges 44, sont choisies de manière à empêcher
l'insertion des pions dans les gorges tant que les douilles ne se situent pas dans
leurs positions angulaires respectives correctes.
[0038] On notera cependant qu'au cours de l'insertion de la douille mâle dans la douille
femelle, les pions 43 sont insérés dans deux gorges rectilignes 46 axiales qui débouchent,
par une extrémité, au niveau de l'extrémité libre de la douille mâle 14 et, au niveau
de leur autre extrémité, dans les douilles hélicoïdales respectives 44.
[0039] En se référant enfin aux figures 2, 4 et 5, les gorges hélicoïdales 44 sont chacune
pourvues de portions d'extrémité 48 et 50 amont et aval, en considérant la direction
d'introduction de la tige 34 dans la douille mâle 14, destinées à la réception des
pions du dispositif de fixation, respectivement en début et en fin de serrage.
[0040] L'extrémité amont 48 de chaque gorge 44 communique avec une gorge rectiligne 46 correspondante.
[0041] L'extrémité aval, quant à elle, forme un logement pourvu d'une découpe 52 délimitant
un siège de réception d'un pion 43 de la tige 34, dans lequel le pion est sollicité
sous l'action d'un organe élastiquement déformable 54 constitué par un ressort en
forme de rondelle ondulée ou de type Belleville, interposé entre la tête 40 de la
tige 34 et la tête à six pans 20 de la douille femelle 12.
[0042] Comme on le conçoit, l'opération de fixation de deux parties de connecteur à assembler
au moyen du dispositif de fixation qui vient d'être décrit, est particulièrement rapide
à mettre en oeuvre. Elle permet en outre d'aboutir à un assemblage efficace et fiable,
et ce, sans nécessiter d'augmenter le nombre de pièces constitutives du dispositif
de fixation.
[0043] En effet, pour procéder à l'assemblage des parties de connecteur, il convient simplement
d'insérer les douilles mâle et femelle dans les alésages pratiqués dans les pattes
d'extrémité des parties de connecteur dans les positions angulaires respectives repérées
au moyen de l'encoche pratiquée dans les têtes 20 et 22 et des numéros indiqués sur
les connecteurs. Dans cette position de repos, les pions radiaux 43 de la tige 34
sont indexés par rapport au logement 26, permettant un assemblage aisé dans les gorges
rectilignes 46 de la douille 14. On assemble alors les parties de connecteur l'une
sur l'autre jusqu'à ce que les pions d'extrémité 43 s'insèrent dans les extrémités
amont 48 respectives des gorges. Le dispositif de fixation se situe alors dans la
position représentée sur les figures 4 et 5. Le serrage et le verrouillage des douilles
s'effectuent alors en déplaçant angulairement la tige 34 d'un quart de tour jusqu'à
ce que les pions se situent dans les logements aval. Dans cette position, visible
sur la figure 6, le ressort 54, alors comprimé, sollicite les pions contre le siège
52, de sorte que l'assemblage ainsi obtenu ne peut être desserré sans action extérieure.
1. Dispositif de fixation pour connecteur en deux parties servant au raccordement de
conducteurs électriques, comprenant une première douille (12) et une deuxième douille
(14) venant se monter dans des alésages respectifs prévus dans les deux parties du
connecteur, la première douille et la deuxième douille comprenant des moyens complémentaires
de fixation amovible de la première douille sur la deuxième douille, comportant des
moyens de détrompage (24, 26) pour autoriser la coopération des moyens de fixation
dans une seule position angulaire prédéterminée des première et deuxième douilles,
caractérisé en ce que les moyens de fixation amovible sont des moyens de fixation de type quart de tour
(43, 44).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de détrompage comportent un détrompeur mâle (24) sous la forme d'au moins
une dent en saillie à partir de l'une des douilles et un détrompeur femelle (26) sous
la forme d'au moins un logement complémentaire ménagé dans l'autre douille et dans
lequel s'engage ladite au moins une dent.
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque douille (12, 14) comporte une tête polygonale (20, 22) et une portion cylindrique
(16, 18) s'étendant à partir de ladite tête et pourvue de moyens (28, 30) pour solidariser
la douille dans l'une des parties de connecteur.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la tête est une tête à six pans venant s'insérer dans un logement (E) de forme complémentaire
ménagé dans la partie de connecteur correspondante.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de fixation de la première douille (12) sur la deuxième douille (14) comportent
une tige (34) s'insérant dans un passage axial pratiqué dans la première douille et
munie d'une paire de pions (43) d'extrémité radiaux et deux gorges (44) complémentaires
généralement hélicoïdales ménagées dans la paroi de la deuxième douille.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les gorges comprennent chacune des portions d'extrémité amont (48) et aval (50) pour
la réception des pions (43), la portion d'extrémité amont débouchant dans une gorge
rectiligne (46) axiale pour l'insertion de la tige dans la deuxième douille et la
portion d'extrémité aval (50) comportant un logement apte à constituer une position
de verrouillage stable de la première douille et de la deuxième douille.
7. Dispositif selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les moyens de fixation comportent en outre une tête à partir de laquelle s'étend
la tige.
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de fixation comportent en outre un organe élastiquement déformable disposé
entre la tête et la douille correspondante pour solliciter les pions dans le logement
de l'extrémité aval (50).
9. Connecteur en deux parties pour conducteur électrique, caractérisé en ce qu'il comporte une paire de dispositifs de fixation selon l'une quelconque des revendications
1 à 8, pour la fixation des deux parties de connecteur l'une sur l'autre.