[0001] La présente invention est relative au domaine technique des moteurs thermiques à
combustion interne et plus particulièrement, des moteurs à allumage commandé, par
l'intermédiaire de bougies.
[0002] L'invention vise, plus précisément, le système d'allumage équipant de tels moteurs
et appelé communément "Jumeau statique à étincelle perdue" ou distribution statique,
D.L.S. (Distributor Less System) ou D.I.S. (Direct Ignition System).
[0003] Un tel système d'allumage comporte pour un moteur à quatre cylindres, deux bobines
composées chacune d'un enroulement primaire et d'un enroulement secondaire, bobinés
sur un circuit magnétique. Les deux bornes de l'enroulement secondaire de chaque bobine
sont connectées chacune à une bougie d'allumage. Pour chaque enroulement secondaire
d'une bobine, les bougies associées sont celles équipant les cylindres dont les pistons
sont en positions synchrones. Ainsi, le cylindre associé à l'une des bougies se trouve
en phase d'allumage pendant que le cylindre associé à l'autre bougie est en fin de
la phase d'échappement.
[0004] Par ailleurs, les polarités des tensions fournies sur chacune des bornes de l'enroulement
secondaire étant opposées, l'une des bougies est alimentée par une tension positive,
alors que l'autre bougie est alimentée par une tension négative. La polarité de l'étincelle
d'allumage d'un cylindre déterminé est donc définie par construction et câblage. Elle
dépend, d'une part, de la construction de la bobine d'allumage et, d'autre part, du
câblage entre les bornes de l'enroulement secondaire et les bougies des cylindres
associés.
[0005] Dans un tel système d'allumage, il apparaît le besoin de connaître l'instant où un
cylindre prédéterminé est en phase d'allumage, afin de permettre d'initialiser la
séquence d'injection du carburant dans les cylindres. Une telle information est nécessaire
dans le cas notamment de systèmes d'injection multi-points ou d'injection directe.
Par ailleurs, il peut être intéressant de connaître l'instant où un cylindre prédéterminé
est en phase d'allumage, pour d'autres besoins de gestion du moteur, par exemple,
de détection du cliquetis.
[0006] Pour satisfaire ces besoins, il est connu dans l'état de la technique, de mettre
en oeuvre un capteur adapté pour détecter le passage d'une dent située sur l'arbre
à came du moteur et fournissant un signal logique correspondant au passage au point
mort haut d'allumage d'un cylindre prédéfini. Si une telle technique permet de satisfaire
le besoin exprimé, il s'avère que cette solution nécessite la mise en oeuvre d'un
capteur spécifique combiné à un circuit de traitement approprié et, dans certains
cas, la mise en place sur l'arbre à cames, d'une cible spécifique portant ladite dent.
Le coût et la difficulté de mise en oeuvre d'une telle solution sont donc élevés essentiellement
à cause de la nécessité de détecter la dent pour de faibles vitesses de rotation du
moteur, l'information étant nécessaire dès le démarrage.
[0007] Pour remédier à ces inconvénients, le brevet
FR 2 753 234 a proposé en vue de détecter la phase d'allumage d'un cylindre d'un moteur à combustion
interne équipé d'un dispositif d'allumage commandé du type "Jumeau statique à étincelle
perdue", un procédé consistant :
- à réaliser un circuit magnétique non directement relié à une référence de tension,
de sorte que son potentiel électrique soit une image de la tension électrique moyenne
de l'enroulement secondaire,
- à détecter la polarité du potentiel électrique du circuit magnétique correspondant
à l'apparition d'une étincelle d'allumage sur une bougie déterminée en vue de délivrer
un signal indiquant que le cylindre associé est en phase d'allumage.
[0008] Si un tel procédé donne satisfaction en pratique concernant sa fiabilité et sa simplicité,
il a été constaté, dans certains cas, que le potentiel électrique du circuit magnétique
pouvait atteindre plusieurs centaines de volts en impulsions. Il est à noter que ce
potentiel électrique dépend en particulier de la construction mécanique de la bobine
et du choix des matériaux d'isolation.
[0009] Un tel potentiel élevé peut poser des problèmes de sécurité ou de désagrément dans
le cas où un opérateur est amené à toucher le circuit magnétique pendant une phase
de fonctionnement de la bobine. Par ailleurs, le circuit magnétique qui présente un
potentiel variable selon des fortes amplitudes, est susceptible de créer un rayonnement
électromagnétique perturbateur pour les équipements électroniques avoisinants.
[0010] Dans l'état de la technique, il est connu également par le brevet
US 5 668 311, un dispositif de détection de la compression dans les cylindres en opposition de
phase des moteurs à combustion interne à allumage commandé. Un tel dispositif comporte
un capteur capacitif couplé avec l'enroulement secondaire de la bobine d'allumage
et relié à un circuit de détection de la compression, équipé en entrée d'un étage
de protection pour les composants du circuit de détection. Il est à noter qu'un tel
dispositif de détection est associé à un circuit magnétique dont le potentiel électrique
est à même de poser des problèmes de sécurité ou de désagrément et de créer un rayonnement
électromagnétique perturbateur.
[0011] L'objet de l'invention vise donc à remédier aux inconvénients énoncés ci-dessus en
proposant un procédé permettant en toute sécurité et sans créer de rayonnement électromagnétique
perturbateur, de détecter la phase d'allumage d'un cylindre d'un moteur à combustion
interne équipé d'un dispositif d'allumage commandé du type «Jumeau statique à étincelle
perdue ».
[0012] Pour atteindre un tel objectif, l'invention concerne un procédé pour détecter la
phase d'allumage d'un cylindre d'un moteur à combustion interne à allumage commandé,
l'allumage étant assuré par un système dit "Jumeau statique à étincelle perdue", formé
d'au moins une bobine comprend un enroulement primaire et un enroulement secondaire
bobinés sur un circuit magnétique, les bornes d'un enroulement secondaire étant reliées
à une première et à une deuxième bougies d'allumage associées à des pistons synchrones,
le procédé comportant les étapes suivantes :
- réaliser un circuit magnétique non directement relié à une référence de tension, de
sorte que son potentiel électrique soit une image de la tension électrique moyenne
de l'enroulement secondaire,
- limiter la plage de variation du potentiel électrique du circuit magnétique entre
des valeurs limites minimum et maximum prédéterminées,
- détecter la polarité du potentiel électrique du circuit magnétique correspondant à
l'apparition d'une étincelle d'allumage sur une bougie déterminée en vue de délivrer
un signal indiquant que le cylindre associé est en phase d'allumage.
[0013] Selon une caractéristique de l'invention, le procédé consiste à limiter la plage
de variation du potentiel électrique du circuit magnétique en dissipant la puissance
et en limitant la plage de variation du potentiel électrique du circuit magnétique.
[0014] Avantageusement, le procédé consiste à détecter la valeur négative et la valeur positive
de la tension du circuit magnétique correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage
respectivement négative ou positive sur une bougie déterminée.
[0015] Un autre objet de l'invention vise à proposer un dispositif pour détecter la phase
d'allumage d'un cylindre d'un moteur à combustion interne à allumage commandé, l'allumage
étant assuré par un système dit "Jumeau statique à étincelle perdue", formé d'au moins
une bobine comprenant un enroulement primaire et un enroulement secondaire bobinés
sur un circuit magnétique, les bornes d'un enroulement secondaire étant reliées à
une première et à une deuxième bougies d'allumage associées à des pistons synchrones,
le dispositif étant inséré entre une référence de tension et un circuit magnétique
monté électriquement flottant, de sorte que le potentiel électrique du circuit magnétique
soit une image de la tension électrique moyenne de l'enroulement secondaire, le dispositif
comportant des moyens adaptés pour détecter la polarité du potentiel électrique du
circuit magnétique correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage sur une
bougie déterminée, en vue de délivrer un signal indiquant que le cylindre associé
à ladite bougie est en phase d'allumage.
[0016] Selon l'invention, le dispositif comporte des moyens pour limiter la plage de variation
du potentiel électrique du circuit magnétique entre des valeurs limites minimum et
maximum prédéterminées.
[0017] Avantageusement, les moyens pour limiter la plage de variation du potentiel électrique
comportent une branche d'atténuation du potentiel électrique montée en parallèle d'une
branche de limitation de la plage de variation du potentiel électrique entre les valeurs
limites minimum et maximum prédéterminées.
[0018] Par exemple, la branche d'atténuation du potentiel électrique comporte une impédance
d'atténuation composée d'une résistance ou d'un condensateur, ou d'une résistance
et d'un condensateur montés en parallèle.
[0019] Selon un exemple préféré de réalisation, la branche de limitation de la plage de
variation du potentiel électrique comporte une résistance montée en série avec une
diode Zener d'écrêtage.
[0020] Selon une variante de réalisation, la diode Zener d'écrêtage à sa cathode reliée
à une référence de tension positive de sorte que la valeur limite minimum est voisine
de V
B - V
zr, avec V
zr étant la tension de la diode Zener en inverse tandis que la valeur limite maximum
est voisine de V
B + V
zd avec V
zd la tension de coude de la diode Zener en direct.
[0021] De préférence, la référence de tension est une référence de tension positive telle
que la borne positive d'une batterie d'un véhicule.
[0022] Selon une autre variante de réalisation, la diode Zener d'écrêtage a son anode reliée
à une référence de tension de valeur nulle de sorte que la valeur limite maximum est
voisine de + V
zr avec V
zr étant la tension de coude de la diode Zener en inverse tandis que la valeur limite
minimum est voisine de - V
zd, avec V
zd étant la tension de la diode Zener en direct.
[0023] Le dispositif comporte avantageusement des moyens pour déceler la valeur négative
et la valeur positive de la tension du circuit magnétique correspondant à l'apparition
d'une étincelle d'allumage respectivement négative et positive sur une bougie déterminée.
[0024] De préférence, le dispositif comprend des moyens de mise en forme du signal indiquant
que le cylindre associé à ladite bougie est en phase d'allumage.
[0025] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation et de mise en oeuvre de l'objet de l'invention.
[0026] La
Figure 1 est un schéma illustrant un premier exemple de réalisation d'un dispositif de détection
conforme à l'invention.
[0027] La
Figure 2 est un tableau illustrant le principe de fonctionnement du dispositif conforme à
l'invention.
[0028] La
Figure 3 est un schéma illustrant un autre exemple de réalisation d'un dispositif de détection
conforme à l'invention.
[0029] Tel que cela ressort de la
Fig. 1, le dispositif
1 selon l'invention est conçu pour détecter la phase d'allumage d'un cylindre prédéterminé
d'un moteur à combustion interne dont l'allumage est commandé par un système
2, dit "Jumeau statique à étincelle perdue". Un système d'allumage dit "Jumeau statique
à étincelle perdue"
2 comporte, pour un moteur quatre cylindres, deux bobines d'allumage
3 dont une a été uniquement représentée sur les dessins. Chaque bobine d'allumage
3 est composée d'un enroulement primaire
4 faisant partie d'un circuit primaire
5 non représenté mais connu en soi et d'un enroulement secondaire
6. De manière classique, l'enroulement primaire
4 et l'enroulement secondaire
6 sont bobinés sur un circuit magnétique
7. L'une des bornes de l'enroulement secondaire
6 est connectée à une première bougie d'allumage
8, tandis que l'autre borne de l'enroulement secondaire
6 est connectée à une deuxième bougie d'allumage
9. De manière classique, les bougies d'allumage
8, 9 qui sont reliées à un potentiel de référence
10, à savoir la masse électrique, sont chacune associées à un cylindre déterminé du moteur.
Pour un système d'allumage dit "Jumeau statique à étincelle perdue", les première
et deuxième bougies
8 et
9 correspondent à celles équipant les cylindres dont les pistons sont dans des positions
synchrones, de sorte que le cylindre associé à l'une des bougies se trouve en phase
d'allumage pendant que le cylindre associé à l'autre bougie est en fin de phase d'échappement.
Dans l'exemple illustré, la première bougie
8 est associée, par exemple, au cylindre n° 1 du moteur, tandis que la deuxième bougie
9 est associée au cylindre n° 4.
[0030] Il est à noter que la bobine
3 fournit, pour un tour moteur donné, une tension fortement négative sur l'une des
bougies et une tension faiblement positive sur l'autre bougie, tandis qu'au tour moteur
suivant, les niveaux de tension sont permutés sur les bougies. Ainsi, tel que cela
ressort plus précisément de la
fig. 2, au tour moteur par exemple pair, la tension
V1 sur la bougie
8 présente, dans l'exemple illustré, une valeur négative élevée, par exemple de l'ordre
de - 20 Kilo Volts, alors que la tension
V4 sur la bougie
9 est faiblement positive, par exemple de l'ordre de + 2 Kilo Volts. Au tour moteur
suivant, à savoir impair, la tension
V1 sur la bougie
8 est faiblement négative, par exemple de l'ordre de - 2 Kilo Volts, tandis que la
tension sur la bougie
9 est élevée, par exemple de l'ordre de + 20 Kilo Volts. Les tensions des bougies associées
à une même bobine sont donc de polarités opposées et de niveaux élevé et faible. Les
tensions des bougies sont élevées et faibles pour les cylindres associés qui sont
respectivement en phase d'allumage et en fin de phase d'échappement.
[0031] Il doit être considéré qu'une bobine d'allumage
3 étant constituée d'un enroulement primaire
4 et d'un enroulement secondaire
6, bobinés sur un circuit magnétique
7, il apparaît entre l'enroulement secondaire
6 et le circuit magnétique
7, un couplage capacitif. Si le circuit magnétique
7 est électriquement flottant ou non relié directement à une référence de tension,
le potentiel électrique du circuit magnétique
7 appelé
VN est une image de la tension électrique moyenne de l'enroulement secondaire
6. Les valeurs de potentiel relevées sur le circuit magnétique
7 électriquement flottant sont de l'ordre de quelques centaines de Volts à quelques
Kilo Volts. Dans la mesure où une bobine
3 fournit alternativement une tension fortement positive sur une bougie, puis au tour
moteur suivant, une tension fortement négative sur l'autre bougie, il apparaît un
potentiel
VN sur le circuit magnétique
7 électriquement flottant qui est alternativement positif et négatif. Par conséquent,
si au tour pair la tension
V1 sur la bougie
8 est une étincelle d'allumage négative pouvant atteindre, par exemple, - 20 Kilo Volts,
tandis que la tension
V4 sur la bougie
9 est faiblement positive pour atteindre, par exemple, + 2 Kilo Volts, la tension moyenne
UMOY de l'enroulement secondaire
6 est égale, dans cet exemple, à - 9 Kilo Volts. Le potentiel
VN du circuit magnétique
7 électriquement flottant, image de la tension moyenne
UMOY de l'enroulement secondaire
6, est donc négatif, atteignant par exemple - 3 Kilo Volts. De même, si au tour suivant
la tension
V1 de la bougie
8 est faiblement négative (par exemple - 2 Kilo Volts), tandis que la tension
V4 sur la bougie
9 est une étincelle d'allumage positive pouvant atteindre + 20 Kilo Volts, la tension
moyenne
UMOY de l'enroulement secondaire
6 est donc égale, dans cet exemple, à + 9 Kilo Volts. Le potentiel
VN du circuit magnétique
7, image de la tension moyenne, est donc positif atteignant par exemple + 3 Kilo Volts.
[0032] Tel que cela ressort de la description qui précède, la polarité du potentiel électrique
du circuit magnétique
7 correspond à la polarité de l'étincelle d'allumage. Comme expliqué précédemment,
par construction et par câblage, la polarité de l'étincelle d'allumage permet de connaître
le cylindre associé.
[0033] Conformément à l'invention, le dispositif
1 comporte des moyens adaptés pour détecter la polarité du potentiel électrique du
circuit magnétique
7, et pour limiter la plage de variation du potentiel électrique
VN du circuit magnétique
7 entre des valeurs limites minimum et maximum prédéterminées. Le dispositif de détection
1 est inséré entre le circuit magnétique 7 électriquement flottant et une référence
de tension
14. Dans l'exemple illustré à la
fig. 1, la référence de tension
14 et le potentiel de référence
10 sont placés à une même valeur telle que la masse électrique. Les moyens pour détecter
la polarité du potentiel électrique du circuit magnétique
7 et pour limiter la plage de variation du potentiel électrique du circuit magnétique,
désigné par
VN1 pour l'exemple illustré à la
Fig. 1, comportent une branche d'atténuation
11 du potentiel électrique
VN1 permettant de dissiper la puissance. Cette branche d'atténuation
11 comporte une impédance
ZA d'atténuation du potentiel électrique
VN1 du circuit magnétique
7, réalisé par exemple par une résistance ou un condensateur, ou une résistance et un
condensateur connectés en parallèle entre le circuit magnétique
7 et la référence de tension
14.
[0034] Les moyens pour détecter la polarité du potentiel électrique
VN1 et pour limiter la plage de variation du potentiel électrique
VN1 comportent également une branche de limitation
12 de la plage de variation du potentiel électrique
VN1 entre des valeurs limites minimum et maximum prédéterminées. Cette branche de limitation
12 permet de borner les valeurs extrêmes de variation du potentiel électrique
VN1 à des valeurs souhaitées qui par exemple n'engendrent pas de rayonnement électromagnétique
perturbateur ou de risque pour une personne. Dans l'exemple de réalisation illustré,
la branche de limitation
12 de la plage de variation du potentiel électrique
VN1 comporte une résistance
15 montée en série avec une diode Zener d'écrêtage
16. L'anode de la diode Zener
16 est reliée à la référence de tension
14, tandis que sa cathode, qui est connectée à la résistance
15, délivre un signal de commande
VS1 destiné à être exploité par des moyens de traitement ou de calcul non représentés
pilotant l'injection du carburant.
[0035] Le fonctionnement du dispositif de détection
1 selon l'invention tel que décrit à la
Fig. 1 découle directement de la description qui précède. Lorsque le potentiel
VN1 sur le circuit magnétique
7 est de valeur négative (tour pair), le dispositif de détection
1 délivre un signal négatif
VS1 de faible valeur (tension de la diode Zener en sens passant), correspondant à l'apparition
d'une étincelle d'allumage fortement négative sur la bougie
8 indiquant que le cylindre associé est en phase d'allumage. Lorsque le potentiel
VN1 sur le circuit magnétique
7 est positif (tour impair), correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage
positive sur la bougie
9, les moyen de détection délivrent un signal
VS1 de tension positive égale à la tension d'écrêtage de la diode Zener
16, par exemple + 5 Volts. La présence d'un tel signal
VS1 de tension positive, qui correspond à l'apparition d'une étincelle d'allumage fortement
positive sur la bougie
9, indique que le cylindre associé est en phase d'allumage. Le signal
VS1 peut ainsi être exploité par les moyens de calcul ou de traitement, en vue, en particulier,
d'initialiser et de commander le déroulement normal de la séquence d'injection du
carburant. A titre d'exemple, l'exploitation de ce signal peut être réalisée sur une
détection de front ou sur une détection d'état.
[0036] Selon cet exemple de réalisation, il est à noter que le potentiel électrique
VN1 du circuit magnétique
7 est compris entre :
- une valeur limite minimum voisine de ― Vzd, avec Vzd étant la tension de coude de la diode Zener en sens passant,
- une valeur limite maximum voisine de + Vzr, avec Vzr étant la tension de la diode Zener en inverse.
[0037] Le dispositif
1 selon l'invention permet de déterminer lequel des cylindres est en phase d'allumage.
Le dispositif de détection conforme à l'invention présente l'avantage d'utiliser un
phénomène interne au fonctionnement de la bobine d'allumage et inévitable, à savoir
le couplage capacitif entre l'enroulement secondaire et le circuit magnétique. Un
tel dispositif ne perturbe pas le fonctionnement de la bobine et n'altère pas ses
performances. La sécurité de fonctionnement est garantie par construction de la bobine
grâce à l'isolation galvanique réalisée entre l'enroulement secondaire et le circuit
magnétique. De plus, le dispositif selon l'invention présente un faible encombrement
et un faible coût et peut être avantageusement intégré dans le corps de la bobine
et être enrobé de résine pendant l'imprégnation des enroulements. Le dispositif selon
l'invention s'applique aussi bien à des dispositifs d'allumage constitués d'une bobine
et d'un faisceau de câbles haute-tension ou d'un bloc bobine monté directement sur
les bougies.
[0038] Dans l'exemple décrit ci-dessus, le dispositif de détection
1 délivre un signal
VS1 dont le changement de niveau le plus caractéristique (0 et + 5 Volts par rapport
à 0 et - 0,6 Volts) apparaît pour une étincelle positive. La
fig. 3 décrit une variante préférée d'un dispositif de détection
1 adapté pour délivrer un signal dont le changement de niveau apparaît le plus important
pour une étincelle négative. Tel que cela ressort de la
fig. 3, le dispositif de détection
1 est inséré entre le circuit magnétique
7 et une référence de tension
14 de valeur positive
VB, par exemple égale à la tension de 12 Volts de la batterie d'un véhicule. Le dispositif
de détection
1 est constitué comme décrit à la
Fig. 1, d'une branche d'atténuation
11 comportant une impédance
ZA et d'une branche de limitation
12 comportant dans l'exemple illustré, une résistance de limitation de courant
15 connectée en série à l'anode d'une diode Zener d'écrêtage
16 dont la cathode est reliée à la référence de tension
14.
[0039] Le principe de fonctionnement de cette variante de réalisation reste identique à
celle illustrée à la
Fig. 1. Ainsi, tel que cela ressort plus précisément de la
Fig. 2, lors de l'apparition d'une étincelle d'allumage fortement négative sur la bougie
8, le potentiel
VN2 du circuit magnétique
7 est négatif, de sorte qu'il apparaît entre l'anode de la diode Zener
16 et le potentiel de référence
10 qui est placé à la masse électrique, un signal
VS2 égal à la tension de référence
14 diminuée de la tension de la diode Zener
16. Un tel signal
VS2, par exemple égal à 7 Volts, peut être exploité par un moyen de traitement, en vue
d'initialiser la séquence d'injection. Lors de l'apparition d'une étincelle d'allumage
positive, le dispositif de détection
1 délivre une tension positive
VS2 pouvant être exploitée et égale à la tension de référence
14 augmentée de la tension de la diode Zener en sens passant. Cette tension positive
correspond à l'apparition d'une étincelle d'allumage fortement positive sur la bougie
9 indiquant que le cylindre associé est en phase d'allumage.
[0040] Il est à noter que dans cet exemple de réalisation, le potentiel électrique
VN2 du circuit magnétique
7 est compris entre :
- une valeur limite minimum voisine de VB- Vzr, avec Vzr étant la tension de la diode Zener en inverse,
- une valeur limite maximum voisine de VB + Vzd, avec Vzd la tension de coude de la diode Zener en direct.
[0041] Dans les exemples qui précèdent, le dispositif de détection
1 comporte une branche de limitation
12 comportant une résistance et une diode Zener. Il est clair qu'il peut être prévu
d'utiliser divers autres moyens pour détecter la polarité du potentiel du circuit
magnétique
7 et pour limiter sa plage de variation. A titre d'exemple, le dispositif de détection
peut utiliser comme moyens de détection et de limitation, des ponts diviseurs résistifs,
des ponts diviseurs capacitifs, des diodes Zener ou tout autre système ou composant
approprié. Par ailleurs, il est à noter que le dispositif de détection
1 peut comporter des moyens de mise en forme du signal délivré
VS1, VS2. Ces moyens de mise en forme peuvent être constitués par des filtres, des résistances
de charge, d'étages de sortie ou tout autre système de mise en forme du signal, propre
à faciliter son exploitation par les moyens de calcul.
[0042] Par ailleurs, la description qui précède a été effectuée pour un moteur à quatre
cylindres. Il est clair que l'invention peut être mise en oeuvre pour un moteur comportant
deux cylindres alimentés par une bobine ou tout nombre de cylindres égal à 2 x
n, avec
n ≥ 1.
[0043] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés, car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir du cadre des revendications suivantes.
1. Procédé pour détecter la phase d'allumage d'un cylindre d'un moteur à combustion interne
à allumage commandé, l'allumage étant assuré par un système dit "Jumeau statique à
étincelle perdue", formé d'au moins une bobine
(3) comprenant un enroulement primaire
(4) et un enroulement secondaire
(6) bobinés sur un circuit magnétique
(7), les bornes d'un enroulement secondaire
(6) étant reliées à une première
(8) et à une deuxième
(9) bougies d'allumage associées à des pistons synchrones, le procédé comportant les
étapes suivantes :
- réaliser un circuit magnétique (7) non directement relié à une référence de tension (14), de sorte que son potentiel électrique (VN) soit une image de la tension électrique moyenne (UMOY) de l'enroulement secondaire (6),
- limiter la plage de variation du potentiel électrique (VN) du circuit magnétique (7) entre des valeurs limites minimum et maximum prédéterminées,
- détecter la polarité du potentiel électrique (VN) du circuit magnétique (7) correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage sur une bougie déterminée
en vue de délivrer un signal (VS1, VS2) indiquant que le cylindre associé est en phase d'allumage.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à limiter la plage de variation du potentiel électrique (VN) du circuit magnétique (7) en dissipant la puissance et en limitant la plage de variation du potentiel électrique
(VN) du circuit magnétique (7).
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à détecter la valeur négative et la valeur positive de la tension du circuit
magnétique (7) correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage respectivement
négative ou positive sur une bougie déterminée.
4. Dispositif pour détecter la phase d'allumage d'un cylindre d'un moteur à combustion
interne à allumage commandé, l'allumage étant assuré par un système dit "Jumeau statique
à étincelle perdue", formé d'au moins une bobine (3) comprenant un enroulement primaire (4) et un enroulement secondaire (6) bobinés sur un circuit magnétique (7), les bornes d'un enroulement secondaire (6) étant reliées à une première (8) et à une deuxième (9) bougies d'allumage associées à des pistons synchrones, le dispositif étant inséré
entre une référence de tension (14) et un circuit magnétique (7) monté électriquement flottant, de sorte que le potentiel électrique (VN1, VN2) du circuit magnétique (7) soit une image de la tension électrique moyenne (UMOY) de l'enroulement secondaire (6), le dispositif (1) comportant des moyens adaptés pour détecter la polarité du potentiel électrique
du circuit magnétique (7) correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage sur une bougie déterminée,
en vue de délivrer un signal (VS1, VS2) indiquant que le cylindre associé à ladite bougie est en phase d'allumage,
caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour limiter la plage de variation du potentiel électrique
(VN1, VN2) du circuit magnétique (7) entre des valeurs limites minimum et maximum prédéterminées.
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour limiter la plage de variation du potentiel électrique (VN1, VN2) comportent une branche d'atténuation (11) du potentiel électrique (VN1, VN2) montée en parallèle d'une branche de limitation (12) de la plage de variation du potentiel électrique (VN1, VN2) entre les valeurs limites minimum et maximum prédéterminées.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la branche d'atténuation (11) du potentiel électrique comporte une impédance d'atténuation (ZA) composée d'une résistance ou d'un condensateur, ou d'une résistance et d'un condensateur
montés en parallèle.
7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la branche de limitation (12) de la plage de variation du potentiel électrique (VN1, VN2) comporte une résistance montée en série avec une diode Zener d'écrêtage.
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la diode Zener d'écrêtage à sa cathode reliée à une référence de tension positive
(VB) de sorte que la valeur limite minimum est voisine de VB - Vzr, avec Vzr étant la tension de la diode Zener en inverse tandis que la valeur limite maximum
est voisine de VB + Vzd avec Vzd la tension de coude de la diode Zener en direct.
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisée en ce que la référence de tension est une référence de tension positive telle que la borne
positive d'une batterie d'un véhicule.
10. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la diode Zener d'écrêtage (16) a son anode reliée à une référence de tension de valeur nulle de sorte que la valeur
limite maximum est voisine de + Vzr avec Vzr étant la tension de coude de la diode Zener en inverse tandis que la valeur limite
minimum est voisine de - Vzd, avec Vzd étant la tension de la diode Zener en direct.
11. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour déceler la valeur négative et la valeur positive de la
tension du circuit magnétique (7) correspondant à l'apparition d'une étincelle d'allumage respectivement négative et
positive sur une bougie déterminée.
12. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de mise en forme du signal (VS1, VS2) indiquant que le cylindre associé à ladite bougie est en phase d'allumage.