[0001] La présente invention a pour objet une tarière à ergot mobile.
[0002] Pour la réalisation de pieux forés ou moulés, on utilise le plus souvent comme outil
une tarière qui permet de creuser dans le sol une excavation cylindrique correspondant
aux dimensions du pieu à réaliser et qui permet également la remontée du terrain creusé
ou découpé. Souvent, la tarière est équipée d'un tube plongeur qui est monté coulissant
dans l'âme creuse de la tarière et qui permet d'injecter dans le forage, au fur et
à mesure de la remontée de la tarière, le béton ou le coulis servant à réaliser le
pieu.
[0003] Les efforts que peut absorber le pieu moulé ou foré dépendent d'une part du diamètre
de celui-ci et d'autre part du coefficient de frottement qui existe entre la paroi
externe du pieu et la paroi interne du forage.
[0004] L'augmentation du diamètre du pieu entraîne un accroissement du coût du forage et
surtout une augmentation de la quantité de coulis ou de béton à utiliser pour réaliser
le pieu. On comprend donc qu'il est intéressant, pour augmenter l'efficacité du pieu,
d'améliorer le coefficient de frottement entre le pieu et le sol. Pour cela, il est
connu de réaliser, à l'aide d'un ergot, une rainure hélicoïdale dans la paroi interne
du forage qui sera ultérieurement remplie tout comme le forage par le béton ou le
coulis pour former une nervure hélicoïdale pénétrant dans le sol.
[0005] C'est ce qu'on a représenté sur la figure 1 annexée, la référence 10 représentant
le forage cylindrique, la référence 12 représentant la paroi interne de ce forage,
la référence 14 représentant la rainure hélicoïdale réalisée dans la paroi 12 du forage.
Sur cette figure, on a également fait apparaître le pieu 16 avec sa nervure hélicoïdale
18 pénétrant dans le sol S.
[0006] Pour réaliser la rainure hélicoïdale dans la paroi du forage, on équipe habituellement
l'extrémité inférieure de la pale de la tarière d'un ergot. Dans certains cas, cet
ergot est fixe, c'est-à-dire qu'il réalise une rainure dans le sens de la descente
et de la remontée de la tarière. C'est ce qui est décrit dans le brevet
EP 1 277 887 au nom de COMPAGNIE DU SOL. Pour obtenir une qualité élevée de cette rainure, c'est-à-dire
un compactage efficace des parois de la nervure, il est nécessaire en particulier
de contrôler avec précision la vitesse de rotation et de déplacement linéaire de la
tarière à la descente et surtout à la remontée.
[0007] Pour simplifier ces opérations, on a proposé d'utiliser des tarières équipées d'un
ergot escamotable ne faisant saillie hors de la pale de la tarière pour réaliser la
rainure que durant la remontée de la tarière. En général, la sortie de l'ergot mobile
est provoquée simplement par l'inversion du sens de rotation de la tarière. Une telle
solution est décrite dans le
EP 1 471 187 au nom de COMPAGNIE DU SOL. Une telle solution présente l'avantage d'être simple
mais elle présente l'inconvénient, dans certains cas, de ne pas assurer de façon certaine
la sortie de l'ergot pour réaliser la rainure hélicoïdale.
[0008] Un objet de la présente invention est de fournir une tarière équipée d'un ergot mobile
pour laquelle on peut assurer la sortie effective de l'ergot lors de la remontée de
la tarière de façon fiable et le maintien de l'ergot dans cette position.
[0009] Pour atteindre ce but, selon l'invention, la tarière comprend :
- une âme ;
- au moins une pale hélicoïdale montée sur la face externe de l'âme et s'étendant sur
au moins une partie substantielle de la longueur de l'âme ;
- un ergot mobile de découpe apte à prendre une position active dans laquelle l'ergot
fait saillie hors du volume limité par la périphérie de la pale et une position rentrée
dans laquelle il est disposé à l'intérieur dudit volume ; et
- des moyens pour déplacer ledit ergot de sa position rentrée à sa position active ;
ladite tarière se caractérise en ce que :
- ladite âme de la tarière est creuse ; et
- lesdits moyens de déplacement comprennent :
- un organe additionnel monté mobile dans ladite âme en translation et/ou en rotation
et disposé au moins à l'extrémité inférieure de ladite âme ; et
- un moyen de commande pour provoquer le déplacement dudit ergot de sa position rentrée
à sa position active en réponse au mouvement relatif dudit organe additionnel par
rapport à au moins la partie inférieure de ladite âme creuse.
[0010] On comprend que le déplacement de l'ergot mobile de sa position rentrée à sa position
active ou sortie est provoqué par la translation ou la rotation de l'organe additionnel.
On obtient ainsi, lors de la remontée de la tarière, la sortie de l'ergot dans sa
position active de façon très fiable.
[0011] Selon une première forme de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que ledit
organe additionnel est un élément tubulaire s'étendant sur toute la longueur de l'âme
de la tarière et dont l'extrémité supérieure est raccordée à une conduite d'alimentation
en liquide chargé sous pression et dont l'extrémité intérieure est munie d'au moins
un orifice pour permettre l'injection dans le forage
[0012] Selon un premier mode de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que ledit
élément tubulaire est mobile en translation dans ladite âme et en ce que ledit moyen
de commande provoque le déplacement de l'ergot de sa position rentrée à sa position
active en réponse au mouvement de translation dudit élément tubulaire.
[0013] Selon un deuxième mode de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que ledit
élément tubulaire est mobile en rotation dans ladite âme et en ce que ledit moyen
de commande provoque le déplacement de l'ergot de sa position rentrée à sa position
active en réponse à la rotation dudit élément tubulaire.
[0014] Dans cette première forme de mise en oeuvre, de préférence, la tarière se caractérise
en ce que ledit élément tubulaire est un tube plongeur qui est mobile en translation
dans ladite âme creuse entre une position rentrée dans laquelle l'extrémité inférieure
du tube plongeur obture l'extrémité inférieure de l'âme de la tarière et une position
sortie dans laquelle l'extrémité inférieure du tube plongeur fait saillie hors de
l'extrémité inférieure de la tarière.
[0015] Selon une deuxième forme de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que ledit
organe additionnel est une portion de tube montée mobile en translation et/ou en rotation
dans l'âme creuse de la tarière, à son extrémité inférieure.
[0016] Selon un troisième mode de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que ladite
portion de tube est montée mobile en translation à l'intérieur de l'âme de la tarière
et en ce que lesdits moyens de commande provoquent le déplacement de l'ergot de sa
position rentrée à sa position active en réponse au déplacement de la portion de tube.
[0017] Selon un quatrième mode de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que ladite
portion de tube est mobile en rotation à l'intérieur de l'âme de la tarière et en
ce que lesdits moyens de commande provoquent le déplacement de l'ergot de sa position
rentrée à sa position active en réponse à la rotation de ladite portion de tube.
[0018] Selon un cinquième mode de mise en oeuvre, la tarière se caractérise en ce que l'âme
de ladite tarière comprend une partie supérieure et une partie inférieure mobile en
translation par rapport à ladite partie supérieure sur une longueur prédéterminée,
ledit ergot étant monté sur ladite partie inférieure, en ce que ledit organe additionnel
comprend une pièce tubulaire solidaire de l'extrémité inférieure de la partie supérieure
de ladite âme et pénétrant à l'intérieur de ladite partie inférieure de l'âme creuse,
et en ce que lesdits moyens de commande sont montés sur ladite pièce tubulaire de
telle manière que le déplacement relatif en translation de ladite partie inférieure
de l'âme et de ladite pièce tubulaire provoque le déplacement de l'ergot de sa position
rentrée à sa position active.
[0019] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture
de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés
à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux figures annexées,
sur lesquelles :
- la figure 1, déjà décrite, montre en coupe verticale un pieu foré obtenu à l'aide
d'une tarière à ergot.
- la figure 2 est une vue en élévation de l'ensemble de la machine de forage comportant
la tarière à ergot mobile ;
- les figures 3A et 3B montrent l'extrémité inférieure d'une tarière équipée d'un tube
plongeur correspondant à un premier mode de mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 4 montre en vue de dessous, l'extrémité inférieure de l'âme de la tarière
selon le premier mode de mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 5 montre les circuits de commande de l'ergot mobile selon le premier mode
de mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 6 montre l'extrémité inférieure de la tarière selon un deuxième mode de
mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 7 est une vue de dessus simplifiée de la tarière de la figure 6 ;
- les figures 8A et 8B sont des vues en coupe selon la ligne XI-XI de la figure 6 montrant
l'ergot en position "sortie" et en position "rentrée" ;
- la figure 9 est une vue en coupe verticale de l'extrémité inférieure de la tarière
selon une variante du premier mode de mise en oeuvre de l'invention ;
- les figures 10A et 10B sont des vues partielles en perspective de la partie inférieure
de la tarière de la figure 9 montrant l'ergot mobile dans ses deux positions ;
- les figures 11A et 11B montrent l'extrémité inférieure de la tarière selon un troisième
mode de mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 12 montre l'extrémité inférieure de la tarière selon un quatrième mode de
mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 13 est une vue en élévation d'un cinquième mode de réalisation de l'invention
;
- la figure 14 est une vue de côté du cinquième mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 15 est une vue en coupe verticale du cinquième mode de réalisation de l'invention
;
- la figure 16 est une vue en élévation de la partie supérieure de la tête de coupe
en position rentrée d'un cinquième mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 17 est une vue en coupe verticale selon la ligne A-A de la figure 16 ;
- la figure 18 est une vue en coupe horizontale selon la ligne B-B de la figure 16 ;
- la figure 19 est une vue similaire à celle de la figure 16, la tête de coupe étant
en position étendue ;
- la figure 20 est une vue en coupe verticale selon la ligne C-C de la figure 19 ;
- la figure 21 est une vue en perspective de la partie inférieure de la tête de coupe
;
- la figure 22 est une vue analogue à celle de la figure 21, mais en partie écorchée
; et
- la figure 23 est une vue en coupe verticale de l'extrémité inférieure de la tête de
coupe.
[0020] En se référant tout d'abord à la figure 2, on va décrire l'ensemble de la machine
de forage comportant la tarière à ergot. Sur cette figure, on a représenté la plate-forme
20 avec son mât de guidage articulé 22 commandé de façon symbolique par les vérins
24. Le long du mât de guidage 22, peut se déplacer un chariot 26 portant la tête de
mise en rotation 28 de la tarière 30. Le chariot 26 peut être déplacé le long du mât
22 par des moyens non représentés. Il est donc ainsi possible de commander d'une part
la vitesse de rotation de la tarière à l'aide de la tête de mise en rotation 28 et
d'autre part la vitesse de déplacement linéaire de la tarière en contrôlant le déplacement
du chariot 26 par rapport au mât 22.
[0021] La tarière 30 est constituée par une âme cylindrique creuse 32 et par deux pales
hélicoïdales 34 et 36 décalées angulairement de 180 degrés. L'âme 32 se termine par
une pointe 35. Les bords d'attaque 34a et 36a des pales sont équipés de dents telles
que 38.
[0022] Il va de soi qu'on ne sortirait pas de l'invention si la tarière comportait une seule
pale hélicoïdale ou si cette tarière comportait une pale hélicoïdale sur toute sa
hauteur et une deuxième pale sur sa partie terminale proche de la pointe 35.
[0023] Dans la description qui suit en référence aux figures 3A à 10B, on va décrire un
premier mode de mise en oeuvre de l'invention dans lequel l'organe additionnel est
une pièce tubulaire qui s'étend sur toute la longueur de l'âme de la tarière et qui
est de préférence un tube plongeur.
[0024] Les tarières à tube plongeur sont des machines de forage bien connues et notamment
décrites dans la demande de brevet
FR 2 807 455 au nom du demandeur, qui doit être considérée comme faisant partie intégrante de
la présente description. Dans ce cas, la tarière à une âme creuse dans laquelle peut
se déplacer en translation un tube dit tube plongeur dont l'extrémité supérieure est
reliée par un flexible à une source de coulis ou de ciment ou plus généralement un
liquide chargé et dont l'extrémité intérieure peut faire saillie hors de l'extrémité
inférieure de la tarière pour permettre l'injection, à travers des orifices, du coulis
ou du béton dans le forage réalisé à l'aide de la tarière. Le tube plongeur peut être
déplacé en translation par rapport à la tarière à l'aide par exemple de vérins montés
sur la tête de mise en rotation de la tarière et, le plus souvent, le tube plongeur
peut également être déplacé en rotation autour de son axe longitudinal par rapport
à la tarière.
[0025] Dans le premier mode de mise en oeuvre de l'invention, on utilise, pour commander
les moyens moteurs de l'ergot mobile, le mouvement relatif en translation dudit tube
plongeur par rapport à la tarière.
[0026] Sur les figures 3A et 3B, on a représenté la partie inférieure de la tarière 30 avec
son âme 32, ses pâles 34 et 36 ainsi que son ergot pivotant 42. Dans l'âme creuse
32 est monté à coulissement un tube plongeur 100 dont l'extrémité inférieure est obturée
par une pointe de forme conique 102. Le tube plongeur comporte une pluralité d'orifices
104 pour permettre la sortie du coulis ou du ciment. Lorsque le tube plongeur 100
est en position remontée à l'intérieur de l'âme de la tarière 32, le tube plongeur
et la tarière sont solidaires en rotation. Pour cela la face inférieure 32a de l'âme
32 de la tarière est munie d'encoches telles que 106 qui peuvent coopérer avec des
crabots 108 prévus sur la périphérie de l'extrémité inférieure du tube plongeur, c'est-à-dire
immédiatement au-dessus de son extrémité 102. Ainsi, en position relevée, la tarière
et le tube plongeur sont solidaires en rotation. En revanche, lorsque le tube plongeur
est en position sortie pour permettre l'injection du béton, du ciment ou du coulis,
l'extrémité inférieure du tube plongeur 100 occupe une position telle que les orifices
104 sont dégagés et bien entendu les crabots 108 sont sortis des encoches 106.
[0027] Selon ce premier mode de mise en oeuvre représenté sur les figures 3A et 3B, des
pistons mobiles tels que 110 sont montés dans les encoches 106. Comme le montre mieux
la figure 4, l'extrémité 32a de l'âme de la tarière peut comporter quatre encoches
106, dans chaque encoche deux pistons mobiles 110 étant montés.
[0028] On comprend que lorsque le tube plongeur est en position rentrée comme cela est représenté
sur les figures 6B, les crabots 108 entrant dans les encoches 106 poussent les pistons
110. En revanche, lorsque le tube plongeur est en position sortie, aucune action n'est
exercée sur le piston 110. C'est cette absence d'action sur les pistons 110 qui va
être utilisée pour commander le pivotement de l'ergot mobile 42.
[0029] Comme le montre mieux la figure 5, chaque piston 110 est constitué par une tige 112
susceptible de recevoir l'action des crabots 108 par sa première extrémité 112a alors
que sa deuxième extrémité 112b coopère avec un ressort de rappel 114. A la tige 112
est associé un piston 116 monté mobile dans une enceinte cylindrique 118 remplie d'un
liquide incompressible. Le piston 116 divise le cylindre 118 en deux chambres respectivement
120 et 122. Chaque chambre est reliée par une conduite 124, 126 à un vérin de commande
128 et 130. Les vérins de commande 128 et 130 agissent de part et d'autre de l'axe
de pivotement 44 de l'ergot 42 pour amener respectivement cet ergot en positon sortie
ou en position rentrée.
[0030] On comprend que lorsque le tube plongeur est en positon rentrée (figure 3B) les crabots
108 appuient sur l'extrémité 112A de la tige 112, ce qui a pour effet d'une part de
comprimer le ressort de rappel 114 et d'autre part d'alimenter en liquide incompressible
le vérin 128, ce qui amène l'ergot 42 en position rentrée. En revanche, lorsqu'on
provoque la sortie du tube plongeur par rapport à la tarière (figure 3B), les crabots
cessent d'agir sur l'extrémité 112a de la tige 112 qui est déplacée sous l'effet du
ressort de rappel 114 en chassant le liquide incompressible de la chambre 120 vers
le vérin 130, ce qui amène l'ergot 42 en position sortie, l'ergot étant maintenu dans
cette position par le ressort de rappel 114.
[0031] Les figures 6, 7 et 8 illustrent un deuxième mode de réalisation de l'invention.
Dans ce mode de mise en oeuvre, on utilise un mouvement de rotation du tube plongeur
par rapport à la tarière pour commander les moyens moteurs de l'ergot mobile. Au niveau
de la tête de mise en rotation de la tarière 30, on prévoit un moteur supplémentaire
140 qui permet de provoquer un mouvement de rotation du tube plongeur 100 par rapport
à l'âme 32 de la tarière. Plus précisément, cette possibilité de rotation est limitée
par deux butées 142 et 144 ménagées à l'extrémité supérieure de l'âme 32 de la tarière
et par une extension 146 solidaire de la face externe de l'extrémité supérieure 100a
du tube plongeur. Par rotation autour de son axe longitudinal, le tube plongeur 100
peut être amené dans une première position dans laquelle l'extension 146 est au contact
de la butée 142 et une deuxième position dans laquelle l'extension 146 est au contact
de la deuxième butée 144.
[0032] Comme le montre mieux la figure 6, à proximité de son extrémité inférieure, le tube
plongeur 100 comporte une portion en creux 150 par rapport à sa paroi extérieure 100b
qui est visible également sur les figures 8A et 8B. Cette portion d'évidement 150
constitue une came rotative autour de l'axe longitudinal X, X' du tube plongeur et
de l'âme 32 de la tarière. Au niveau de l'ergot mobile 42 sont montés deux poussoirs
152 et 154 mobiles en translation dans des perçages 156 et 158 ménagés dans l'âme
32 de la tarière. Les premières extrémités des poussoirs sont au contact de la face
externe du tube plongeur 100 alors que leurs deuxièmes extrémités sont au contact
de la partie de commande de l'ergot mobile 42 de part et d'autre de son axe de pivotement
44.
[0033] Dans la première position angulaire du tube plongeur 100, le poussoir 152 est au
contact de la paroi externe 100b du tube plongeur alors que le poussoir 154 est au
contact de l'évidement 150, ce qui amène l'ergot mobile 42 en position sortie (figure
8A). En revanche, pour la deuxième position angulaire, c'est le premier poussoir 152
qui au contact de l'évidement 150, alors que le deuxième poussoir 154 est au contact
de la paroi externe 100b du tube plongeur 100. On obtient ainsi le maintien de l'ergot
42 dans sa position rentrée.
[0034] En se référant maintenant aux figures 9, 10A et 10B, on va décrire une variante du
premier mode de réalisation de l'invention.
[0035] Pour commander les déplacements de l'ergot mobile 42, on utilise le mouvement de
translation verticale du tube plongeur 100 par rapport à l'âme de la tarière 32. L'organe
de commande est essentiellement constitué par une bague en partie dentée 160 qui entoure
le tube plongeur 100 et qui est libre en rotation par rapport à celui-ci mais immobilisé
en translation verticale par rapport au tube plongeur. La bague 160 est solidaire
d'un doigt de commande 162 qui pénètre dans une fente hélicoïdale 164 ménagée dans
la portion correspondante du tube plongeur et qui constitue une came. En réalité,
pour tenir compte de la longueur de la course relative du tube plongeur par rapport
à l'âme de la tarière, la fente hélicoïdale ménagée dans le tube plongeur est précédée
par une fente verticale qui est donc sans effet sur la bague. La portion dentée de
la bague rotative 162 coopère avec une portion de commande 42a de l'ergot mobile 42
qui est également dentée. L'engrènement entre la partie dentée de la bague 162 et
la partie de commande 42a de l'ergot 42 se fait par l'intermédiaire d'une fente 166
ménagée dans la partie inférieure de l'âme creuse 32 de la tarière.
[0036] On comprend que lorsque l'on déplace le tube plongeur 100 selon la direction verticale
par rapport à l'âme de la tarière, la fente hélicoïdale 164 qui joue le rôle de came
provoque la rotation dans un sens ou dans l'autre du doigt de commande 162 et donc
la rotation de la bague partiellement dentée 162. La rotation de cette bague entraîne
elle-même la rotation de l'ergot mobile 42 autour de son axe 44 pour l'amener soit
en position rentrée comme cela est représenté sur la figure 10A, soit en position
sortie comme cela est représenté sur la figure 10B.
[0037] Comme dans le premier mode de mise en oeuvre, on peut monter sur l'axe 44 de pivotement
de l'ergot 42 un capteur de rotation. Le signal délivré par ce capteur et transmis
à l'ensemble de commande de la tarière permet de s'assurer que l'ergot 42 occupe effectivement
la position souhaitée.
[0038] Cependant, dans ces deux modes de mise en oeuvre, on utilisera plutôt les déplacements
relatifs (rotation ou translation) du tube plongeur par rapport à l'âme de la tarière
pour détecter que l'ergot 42 a bien été amené en position sortie. En effet, ces mouvements
peuvent aisément être détectés à l'extrémité supérieure de la tarière.
[0039] En se référant maintenant aux figures 11A et 11B, on va décrire un troisième mode
de mise en oeuvre de l'invention. Il correspond au cas où la tarière 30 n'est pas
équipée d'un élément tubulaire s'étendant sur toute la longueur de l'âme de la tarière.
L'injection de coulis ou de béton dans le forage est alors réalisée en alimentant
l'âme creuse 32 de la tarière avec ce produit.
[0040] Selon ce mode de réalisation, l'extrémité inférieure de la tarière est équipée d'une
pièce mobile 170 constituée par une portion de tube 172 de longueur réduite par rapport
à la longueur de la tarière et obturée à son extrémité inférieure par un fond 174
de forme conique qui forme la pointe de la tarière. La portion de tube 172 est libre
en translation dans l'âme creuse de la tarière et munie d'orifices 176 pour la sortie
du coulis ou du béton. De plus, lorsque la pièce mobile 170 est en position rentrée
dans la tarière, la pièce mobile est solidaire en rotation de celle-ci par des crabots
178 et des encoches 180 ménagées dans le bord inférieur de l'âme 32 de la tarière.
[0041] Lors du mouvement de descente de la tarière qui correspond au creusement du forage,
la pièce mobile 170 est maintenue rentrée dans l'âme de la tarière (figure 11A). En
revanche, lorsqu'on remonte la tarière et qu'on injecte un coulis ou un béton dans
l'âme creuse de celle-ci, la pression du matériau sur la pièce mobile 170 ainsi que
l'action du sol environnant provoquent un mouvement relatif de translation de la pièce
mobile 170 par rapport à l'âme de la tarière, l'amplitude de ce mouvement relatif
est limitée par exemple, par des butées (non représentées sur les figures). C'est
ce qui est représenté sur la figure 11B.
[0042] Ce résultat peut également être obtenu en interposant un ressort entre l'âme de la
tarière et la pièce mobile. Lors du mouvement de descente de la tarière, le ressort
est comprimé. Lorsqu'on amorce le mouvement de remontée, le ressort se détend et provoque
la sortie de la pièce mobile.
[0043] Ce mouvement relatif de translation sert à commander le pivotement de l'ergot 42
par des moyens moteurs représentés symboliquement par la référence 181.
[0044] Les moyens de commande peuvent être du type illustré par les figures 6 à 8 (hydraulique)
ou du type illustré par les figures 9 et 10 (mécanique), la portion de tube 172 de
la pièce mobile remplaçant le tube plongeur.
[0045] La figure 12 illustre un quatrième mode de mise en oeuvre de l'invention.
[0046] Selon ce mode de mise en oeuvre, la tarière 30 est équipée d'une pièce mobile 170
montée coulissante dans l'âme creuse 32 de la tarière. La différence avec le troisième
mode de réalisation consiste dans le fait que la face externe de la portion du tube
172 et l'extrémité inférieure de la face interne de l'âme creuse 32 de la tarière
comportent des reliefs conjugués 182 capables de convertir le mouvement relatif de
translation de la pièce mobile 170 par rapport à l'âme de la tarière, lors de la remontée
de celle-ci, en un mouvement de rotation. C'est ce mouvement qui est utilisé pour
commander le déplacement de l'ergot 42.
[0047] Les moyens de commande symbolisés par la référence 184 peuvent alors être du type
représenté sur les figures 6 et 8, la portion de tube 172 remplaçant le tube plongeur.
[0048] Dans les modes de réalisation de l'invention décrits en liaison avec les figures
3 à 12, l'ergot mobile est animé d'un mouvement de rotation pour passer de sa position
rentrée à sa position active ou sortie. On comprend cependant que, par des modifications
à la portée de l'homme de l'art, les moyens de commande pourraient être agencés pour
que l'ergot mobile soit animé d'un mouvement de translation selon une direction radiale
par rapport à l'axe de l'âme de la tarière.
[0049] En se référant maintenant aux figures 13 à 23, on va décrire un cinquième mode de
réalisation de l'invention.
[0050] Dans ce mode de réalisation, la tarière est constituée par une tête de coupe 220
qui est montée à l'extrémité inférieure d'un train de tiges creuses, ces tiges étant
munies d'une pale hélicoïdale externe. Dans la description qui suit, on ne considérera
que la tête de coupe 220 qui permet le mouvement de l'ergot 240. Comme on le verra,
le mouvement de l'ergot est un mouvement en translation selon une direction radiale
sensiblement orthogonale à l'axe longitudinal de la tête de coupe 220. Il va cependant
de soi que, par une modification simple à la portée de l'homme de l'art, ce mouvement
pourrait être un mouvement de pivotement autour d'un axe lié à la tête de coupe.
[0051] La tête de coupe 220 comprend une partie supérieure 222 et une partie inférieure
224. L'extrémité inférieure 222b de la tête de coupe est reliée à un train de tiges
à pale par des moyens de connexion 226. L'extrémité inférieure 222b de la partie supérieure
est prolongée vers le bas par une extension tubulaire 228. La partie supérieure 222
est constituée par un corps cylindrique 230 et une pale 232.
[0052] La partie inférieure 224 a la forme générale d'une tige creuse cylindrique 234 munie
d'une pale 236. L'extension 218 de la partie inférieure 222 est montée coulissante
dans la tige creuse 234 de la partie inférieure 224.
[0053] La partie inférieure 224 est reliée à la partie supérieure 222 par des moyens de
connexion 238. Les moyens de connexion 238 solidarisent en rotation les parties 222
et 224 et autorisent un mouvement relatif en translation des parties 222 et 224 d'amplitude
limitée.
[0054] L'extrémité inférieure 224a de la partie inférieure 224 est munie d'un ergot mobile
(ou dent de coupe) 240. L'ergot 240 est relié à des moyens de déplacement 242 pour
déplacer l'ergot.
[0055] L'extrémité inférieure 228a de l'extrémité tubulaire 228 est munie de moyens de commande
244.
[0056] Les moyens de commande 244 coopèrent avec les moyens de déplacement 242.
[0057] Comme on l'expliquera plus en détails ultérieurement, lorsque la partie supérieure
222 est en appui sur l'extrémité supérieure 224b de la partie inférieure, l'ergot
240 est dans sa position rétractée représentée sur la figure 13. Cela correspond au
mouvement de descente de la tarière. Lorsque la partie supérieure 222 et la partie
inférieure 224 sont écartées comme cela est représenté sur la figure 14, les moyens
de commande 244 agissent sur les moyens de déplacement 242 pour amener l'ergot 240
dans sa position de sortie et l'y maintenir. Cela correspond au mouvement de remontée
de la tarière.
[0058] En se référant maintenant aux figures 16 à 20, on va décrire un mode préféré de réalisation
des moyens de connexion 238.
[0059] Ainsi que le montrent les figures 16 à 20, l'extrémité supérieure 234a de la tige
creuse 234 est solidaire d'une boîte femelle de connexion hexagonale 246. L'extrémité
inférieure 222b de la partie supérieure 222 est solidaire de la partie supérieure
248a d'un organe mâle d'entraînement hexagonal 248. L'extrémité inférieure 248b de
l'organe mâle 248 est solidaire de l'extrémité supérieure 228b de l'extension 228.
Les organes mâle et femelle 246 sont solidaires en rotation.
[0060] L'extrémité supérieure 246a de l'organe femelle est munie d'une bague de retenue
250 solidaire de la boîte d'entraînement femelle 246 et fait saillie hors de la paroi
interne 246c de la boîte d'entraînement 246. La paroi externe 248c de l'organe mâle
248 est munie d'un épaulement 252 qui coopère avec la bague de retenue 250.
[0061] Lorsque la partie supérieure 222 est écartée de la partie inférieure 224, l'amplitude
du déplacement est limitée par la coopération de la bague 250 et de l'épaulement 252.
[0062] En se référant maintenant aux figures 21 à 23, on va décrire un mode préféré de réalisation
des moyens de commande et de déplacement 242, 244.
[0063] A proximité de l'extrémité inférieure 224a de la partie inférieure, un volume protégé
254 est limité par l'hélice 256 de la pale, par une paroi latérale 258 et par une
plaque inférieure 259. Dans le volume 254, un tube guide 260 à axe horizontal est
fixé sur la tige 234 de la partie inférieure 224. Le tube 260 s'étend radialement.
Un piston 262 est monté coulissant dans ce tube. L'ergot 240 est fixé à une première
extrémité 262a du piston. La deuxième extrémité du piston a la forme d'une surface
inclinée 264.
[0064] L'extrémité inférieure de la tige 234 est munie d'une fente 266 dans laquelle un
organe de commande en forme de coin 268 peut se déplacer verticalement. Le coin 268
est fixé sur l'extrémité inférieure de l'extension 228. Un déplacement vertical de
l'extension 228 est converti en un mouvement horizontal de l'ergot 240 par la coopération
de la surface 264 et du coin 268. Lorsque le coin 268 ne coopère pas avec la surface
264, un système de rappel constitué par le levier 270 relié au piston 262 et un ressort
de rappel 272 provoque le retrait de l'ergot 240.
[0065] Le fonctionnement de ce cinquième mode de réalisation de l'invention est le suivant
:
Lorsque la tête de coupe 220 a un mouvement de descente et de rotation pour réaliser
le forage, la partie supérieure 222 est en appui sur la partie inférieure 224. L'extension
228 est en position basse dans la tige 234 de la partie inférieure 224 et le coin
268 n'agit pas sur la surface inclinée 264. L'ergot 240 est maintenu dans sa position
rétractée.
Lorsque la tête de coupe 220 a un mouvement ascendant, les parties supérieure 222
et inférieure 224 sont écartées l'une de l'autre. Le coin 268 occupe une position
haute et agit sur la surface inclinée 264 du piston 262. L'ergot 240 est amené dans
sa position "sortie" et est maintenu dans cette position aussi longtemps qu'une traction
est exercée sur la partie supérieure 222 de la tête de coupe.
1. Tarière pour réaliser un forage présentant dans sa paroi interne une rainure sensiblement
hélicoïdale, ladite tarière comprenant :
- une âme ;
- au moins une pale hélicoïdale montée sur la face externe de l'âme et s'étendant
sur au moins une partie substantielle de la longueur de l'âme ;
- un ergot mobile de découpe apte à prendre une position active dans laquelle l'ergot
fait saillie hors du volume limité par la périphérie de la pale et une position rentrée
dans laquelle il est disposé à l'intérieur dudit volume ; et
- des moyens pour déplacer ledit ergot de sa position rentrée à sa position active
;
ladite tarière
se caractérisant en ce que :
- ladite âme de la tarière est creuse ; et
- lesdits moyens de déplacement comprennent :
. un organe additionnel monté mobile dans ladite âme en translation et/ou en rotation
et disposé au moins à l'extrémité inférieure de ladite âme ; et
. un moyen de commande pour provoquer le déplacement dudit ergot de sa position rentrée
à sa position active en réponse au mouvement relatif dudit organe additionnel par
rapport à au moins la partie inférieure de ladite âme creuse.
2. Tarière selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit organe additionnel est un élément tubulaire s'étendant sur toute la longueur
de l'âme de la tarière et dont l'extrémité supérieure est raccordée à une conduite
d'alimentation en liquide chargé sous pression et dont l'extrémité intérieure est
munie d'au moins un orifice pour permettre l'injection dans le forage.
3. Tarière selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit élément tubulaire est mobile en translation dans ladite âme et en ce que ledit moyen de commande provoque le déplacement de l'ergot de sa position rentrée
à sa position active en réponse au mouvement de translation dudit élément tubulaire.
4. Tarière selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit élément tubulaire est mobile en rotation dans ladite âme et en ce que ledit moyen de commande provoque le déplacement de l'ergot de sa position rentrée
à sa position active en réponse à la rotation dudit élément tubulaire.
5. Tarière selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que ledit élément tubulaire est un tube plongeur qui est mobile en translation dans ladite
âme creuse entre une position rentrée dans laquelle l'extrémité inférieure du tube
plongeur obture l'extrémité inférieure de l'âme de la tarière et une position sortie
dans laquelle l'extrémité inférieure du tube plongeur fait saillie hors de l'extrémité
inférieure de la tarière.
6. Tarière selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit ergot est monté pivotant autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe de
l'âme, et en ce que les moyens de commande comprennent un piston mobile monté à l'extrémité inférieure
de l'âme de la tarière, occupant une première position pour une première position
relative du tube plongeur par rapport à l'âme de la tarière et une deuxième position
pour une deuxième position relative du tube plongeur par rapport à l'âme de la tarière,
ledit piston, dans sa première position, alimentant un premier vérin agissant sur
l'ergot mobile pour amener celui-ci dans sa première position, et, dans sa deuxième
position, alimentant un deuxième vérin agissant sur l'ergot mobile pour amener celui-ci
dans sa deuxième position.
7. Tarière selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit ergot est monté pivotant autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe de
l'âme, et en ce que les moyens de commande comprennent une bague montée rotative autour du tube plongeur
et immobile en translation par rapport à l'âme de la tarière, ladite bague étant solidaire
d'un doigt de commande apte à coopérer avec une fente hélicoïdale ménagée dans le
tube plongeur ou ladite pièce mobile par quoi la translation du tube plongeur ou de
la pièce mobile est convertie en une rotation de ladite bague, ladite bague comportant
au moins une portion dentée apte à coopérer avec une portion dentée de l'ergot mobile.
8. Tarière selon la revendications 5, caractérisée en ce que ledit ergot est monté pivotant autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe de
l'âme, et en ce que le tube plongeur est mobile en rotation et les moyens de commande comprennent une
portion en creux réalisée dans la face externe du tube plongeur sur une partie de
sa périphérie et deux poussoirs montés coulissant dans l'âme de la tarière, chaque
poussoir ayant une première extrémité au contact de la face externe du tube plongeur
ou de la pièce mobile et une deuxième extrémité en contact avec ledit ergot mobile
par quoi la rotation relative du tube plongeur par rapport à l'âme de la tarière provoque
des déplacements desdits poussoirs pour commander la rotation de l'ergot mobile dans
un sens et dans l'autre.
9. Tarière selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit organe additionnel est une portion de tube montée mobile en translation et/ou
en rotation dans l'âme creuse de la tarière, à son extrémité inférieure.
10. Tarière selon la revendication 9, caractérisée en ce que ladite portion de tube est montée mobile en translation à l'intérieur de l'âme de
la tarière et en ce que lesdits moyens de commande provoquent le déplacement de l'ergot de sa position rentrée
à sa position active en réponse au déplacement de la portion de tube.
11. Tarière selon la revendication 10, caractérisée en ce que les moyens de commande comprennent un piston mobile monté à l'extrémité inférieure
de l'âme de la tarière, occupant une première position pour une première position
relative de ladite portion de tube par rapport à l'âme de la tarière et une deuxième
position pour une deuxième position relative de ladite portion de tube par rapport
à l'âme de la tarière, ledit piston, dans sa première position, alimentant un premier
vérin agissant sur l'ergot mobile pour amener celui-ci dans sa première position,
et, dans sa deuxième position, alimentant un deuxième vérin agissant sur l'ergot mobile
pour amener celui-ci dans sa deuxième position.
12. Tarière selon la revendication 10, caractérisée en ce que ledit ergot est monté pivotant autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe de
l'âme, et en ce que les moyens de commande comprennent une bague montée rotative autour de la portion
du tube et immobile en translation par rapport à l'âme de la tarière, ladite bague
étant solidaire d'un doigt de commande apte à coopérer avec une fente hélicoïdale
ménagée dans ladite portion de tube mobile par quoi la translation du tube plongeur
ou de la pièce mobile est convertie en une rotation de ladite bague, ladite bague
comportant au moins une portion dentée apte à coopérer avec une portion dentée de
l'ergot mobile.
13. Tarière selon la revendication 9, caractérisée en ce que ladite portion de tube est mobile en rotation à l'intérieur de l'âme de la tarière
et en ce que lesdits moyens de commande provoquent le déplacement de l'ergot de sa position rentrée
à sa position active en réponse à la rotation de ladite portion de tube.
14. Tarière selon la revendication 10, caractérisée en ce que ledit ergot est monté pivotant autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe de
l'âme, et en ce que les moyens de commande comprennent une portion en creux réalisée dans la face externe
de la portion de tube sur une partie de sa périphérie et deux poussoirs montés coulissant
dans l'âme de la tarière, chaque poussoir ayant une première extrémité au contact
de la face externe de la portion de tube et une deuxième extrémité en contact avec
ledit ergot mobile par quoi la rotation relative de la portion de tube par rapport
à l'âme de la tarière provoque des déplacements desdits poussoirs pour commander la
rotation de l'ergot mobile dans un sens et dans l'autre.
15. Tarière selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'âme de ladite tarière comprend une partie supérieure et une partie inférieure mobile
en translation par rapport à ladite partie supérieure sur une longueur prédéterminée,
ledit ergot étant monté sur ladite partie inférieure, en ce que ledit organe additionnel comprend une pièce tubulaire solidaire de l'extrémité inférieure
de la partie supérieure de ladite âme et pénétrant à l'intérieur de ladite partie
inférieure de l'âme creuse, et en ce que lesdits moyens de commande sont montés sur ladite pièce tubulaire de telle manière
que le déplacement relatif en translation de ladite partie inférieure de l'âme et
de ladite pièce tubulaire provoque le déplacement de l'ergot de sa position rentrée
à sa position active.
16. Tarière selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des moyens pour solidariser en rotation lesdites parties supérieure
et inférieure de l'âme.
17. Tarière selon la revendication 16, caractérisée en ce que ledit ergot est mobile en translation selon une direction radiale.