[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de combustion d'un combustible liquide,
ainsi qu'à un brûleur mettant en oeuvre le procédé selon l'invention.
[0002] Lors de la mise en place d'un système de combustion pour four industriel par exemple,
une des préoccupations majeures est d'optimiser l'efficacité de la combustion en contrôlant
au mieux les propriétés de flammes, tout en respectant les besoins du procédé chauffé
en terme de transferts thermiques et en diminuant au maximum les rejets de polluants
atmosphériques.
[0003] La combustion diphasique d'un combustible liquide par un oxydant gazeux comporte
deux étapes principales avant qu'il ne soit procédé à la combustion proprement dite.
Dans un premier temps, il est nécessaire de procéder à l'atomisation du combustible
liquide au moyen d'un gaz d'atomisation injecté de manière à déstabiliser le flux
de combustible liquide et former un spray de combustible présentant une surface de
contact accrue avec le comburant en vue de favoriser la combustion. Le gaz d'atomisation
utilisé peut être de l'air, de l'oxygène, de la vapeur ou encore du gaz naturel, par
exemple. Il est ensuite nécessaire que les gouttes de combustible liquide ainsi formées
s'évaporent avant que celui-ci ne brûle avec le comburant. Le temps de vaporisation
des gouttes de combustible étant grand devant le temps de réaction, le mélange des
réactifs et, par conséquent, les propriétés de combustion dépendent essentiellement
des caractéristiques du spray de combustible, notamment de la taille des gouttes de
combustible formées.
[0004] Les caractéristiques du spray dépendent du type d'injecteur utilisé. La plupart des
injecteurs mettent en oeuvre un différentiel de vitesse important entre le gaz d'atomisation
et le combustible liquide pour déstabiliser ce dernier et former le spray. Il existe
deux types d'injecteurs selon qu'un écoulement de grande vitesse est imposé au combustible
ou au gaz d'atomisation, à savoir les injecteurs mécaniques dans lesquels le combustible
est soumis à une pression élevée et s'écoule à grande vitesse à travers un orifice
de faible diamètre, et les injecteurs dits « à deux fluides » dans lesquels un jet
de combustible s'écoule à une vitesse relativement faible et est déstabilisé par un
écoulement à grande vitesse de gaz d'atomisation. Toutefois, les injecteurs mécaniques
sont peu utilisés car ils présentent, d'une part, des risques élevés d'obturation
de l'orifice d'injection du combustible par des dépôts, et d'autre part, une gamme
de débit limitée en raison du coût important des compresseurs nécessaires pour atteindre
des pressions de liquide élevées.
[0005] Les injecteurs à deux fluides peuvent quant à eux permettre de très grandes vitesses
d'écoulement du gaz d'atomisation. Dans cette catégorie, on distingue les atomiseurs
assistés par air, fonctionnant avec de faibles débits de gaz éjecté à très grande
vitesse, et les atomiseurs à pulvérisation caractérisés par des vitesses d'écoulement
du gaz d'atomisation plus faibles mais des débits plus élevés. Le mélange des deux
fluides peut s'effectuer dans un milieu confiné (injecteur à mélange interne) ou en
dehors du système d'injection (injecteur à mélange externe).
[0006] Par ailleurs, l'écoulement de combustible liquide peut éventuellement être orienté
de manière à former un film sur une surface appropriée avant sa mise en contact avec
l'écoulement de gaz d'atomisation. Dans ce cas, l'injecteur sera appelé atomiseur
avec formation préalable d'une nappe liquide ("prefilming atomizer" en anglais), et
dans le cas contraire, atomiseur avec écoulement liquide complet ("plain jet atomizer"
en anglais).
[0007] Les injecteurs les plus communément utilisés en oxy-combustion sont de type injecteurs
à deux fluides, à pulvérisation avec une vitesse de gaz d'atomisation inférieure à
200 m.s
-1, à mélange externe, et avec écoulement liquide complet (plain jet).
[0008] Le contrôle des propriétés de combustion d'un spray produit par de tels injecteurs
s'effectue principalement en modifiant les vitesses relatives du gaz d'atomisation
et du combustible liquide. Ce faisant, la taille moyenne des gouttes du spray de combustible
s'en trouve modifiée, et, par voie de conséquence, le temps de vaporisation par rapport
au temps de réaction de la combustion l'est également. La taille des gouttes et le
temps de vaporisation contrôlent le mélange du combustible évaporé avec le comburant,
et sont donc des paramètres très importants de la combustion, déterminant notamment
si la combustion est complète ou non. Toutefois, bien que le contrôle des vitesses
d'injection permette de régler les propriétés du spray et de la combustion diphasique
pour les adapter au procédé chauffé, de tels injecteurs présentent encore un manque
de flexibilité.
[0009] Par exemple, il est difficile de contrôler efficacement le refroidissement de l'injecteur.
En effet, une augmentation du débit du gaz d'atomisation se traduit par une réduction
de la taille moyenne des gouttes, et par conséquent par un rapprochement de la zone
de réaction et donc un échauffement de l'injecteur.
[0010] De plus, pour un débit de gaz d'atomisation trop élevé, le mode d'atomisation peut
passer d'un mode fibre, c'est-à-dire avec un cône liquide pleinement développé, à
un mode superpulsant, c'est-à-dire avec un cône liquide court et tronqué. Dans ce
cas, la zone de réaction risque de se stabiliser dans le voisinage immédiat du brûleur
et conduire à sa destruction. Par ailleurs, une vitesse du gaz d'atomisation trop
élevée peut également conduire à une instabilité de la flamme. En effet, il a été
montré que la stabilité de la flamme pouvait être reliée au rapport du temps de mélange
sur le temps caractéristique de la chimie de combustion, la flamme étant stable lorsque
ce rapport est supérieur à 1. Dans le cas d'une augmentation trop importante de la
vitesse du gaz d'atomisation, le temps de mélange devient inférieur au temps caractéristique
de la chimie de combustion et la condition de stabilité n'est plus vérifiée.
[0011] Un autre inconvénient est que les caractéristiques du spray influent sur plusieurs
paramètres qu'il n'est donc pas possible de contrôler indépendamment les uns des autres.
Ainsi, il n'est pas possible de contrôler indépendamment la taille des gouttes du
spray et l'angle du spray, caractéristiques dépendant toutes deux du rapport de la
quantité de mouvement du gaz d'atomisation sur celle du combustible. Plus particulièrement
dans le cas où ce rapport des quantités de mouvement est inférieur à 5, une augmentation
du débit du gaz d'atomisation se traduit simultanément par une diminution de la taille
des gouttes et par un élargissement de l'angle du spray, la flamme risquant alors
d'interagir avec celles de brûleurs adjacents.
[0012] Un autre inconvénient apparaît dans le cas où un combustible présentant une viscosité
élevée est utilisé. Dans ce cas, un simple flux de gaz d'atomisation injecté en couronne
autour du flux de combustible liquide ne permet pas une atomisation régulière produisant
un spray avec des tailles de gouttes homogènes. Ceci entraîne une irrégularité de
la combustion et des difficultés de stabilisation de la flamme.
[0013] La présente invention a pour but de pallier les inconvénients précédemment évoqués
et consiste pour cela en un procédé de combustion d'un combustible liquide comprenant
les étapes visant à produire un spray du combustible liquide par injection d'un flux
principal d'un gaz d'atomisation au contact du combustible liquide, ledit procédé
étant caractérisé en ce qu'au moins un flux secondaire de gaz d'atomisation est injecté
à proximité du spray de manière à réaliser une atomisation secondaire dudit spray
préalablement à sa mise en contact avec un jet de comburant en vue de procéder à la
combustion du combustible.
[0014] Ainsi, pour un même débit total du gaz d'atomisation, le débit du premier flux d'atomisation
est diminué, ce qui entraîne la formation d'un spray présentant une taille des gouttes
formées au voisinage de l'injecteur plus importante. Les gouttes de combustible du
premier spray subissent ensuite une deuxième atomisation conduisant à un spray modifié
présentant des gouttes de petite taille. Un premier spray étant déjà formé, l'atomisation
secondaire est plus efficace, notamment dans le cas d'un combustible présentant une
viscosité importante, et entraîne les gouttes du spray modifié plus loin de l'injecteur.
De par cette atomisation étagée du combustible liquide, la réaction de combustion
intervient plus loin de l'injecteur, diminuant ainsi les risques d'échauffement et
de destruction du brûleur. Il convient de noter que dans le cas où le brûleur possède
une canne d'injection en retrait, l'atomisation secondaire permet d'opérer avec un
retrait plus important. Par ailleurs, les écoulements de gaz d'atomisation ainsi multipliés
permettent un refroidissement plus efficace du brûleur. La durée de vie de l'injecteur
s'en trouve augmentée et la maintenance réduite.
[0015] Cette amélioration du refroidissement de l'injecteur est particulièrement intéressante
dans le cas où le gaz d'atomisation utilisé est l'oxygène, gaz pour lequel les risques
d'échauffement sont élevés.
[0016] En outre, la présence d'un flux d'atomisation secondaire réduit la dépendance entre
la taille des gouttes (longueur de flamme) et l'angle du spray (largeur de flamme)
en limitant l'augmentation de ce dernier. La longueur de flamme peut donc être plus
facilement contrôlée tout en limitant les risques d'interaction avec les flammes de
brûleurs adjacents.
[0017] Un autre avantage de l'invention est la réduction des émissions de composés NOx.
En effet, la température de la flamme obtenue étant plus homogène, la formation de
NOx est réduite. Ce phénomène est accentué par une meilleure dilution des réactifs
et des produits de combustion grâce au flux secondaire de gaz d'atomisation.
[0018] Selon une première variante de mise en oeuvre du procédé, le flux secondaire de gaz
d'atomisation est injecté selon une direction parallèle à la direction d'injection
du combustible liquide.
[0019] Selon une deuxième variante de mise en oeuvre du procédé, le flux secondaire de gaz
d'atomisation est injecté selon une direction oblique convergeant vers la direction
d'injection du combustible liquide. Il est ainsi possible de contrôler l'angle du
spray de manière plus précise, l'angle du spray modifié étant égal à deux fois l'angle
entre la direction d'injection du flux secondaire de gaz d'atomisation et la direction
d'écoulement du combustible. Avantageusement, le flux secondaire de gaz d'atomisation
sera injecté selon un angle compris entre 0 et 60°, de préférence selon un angle compris
entre 0 et 30°
[0020] On peut éventuellement prévoir des moyens de réglage permettant d'orienter la direction
d'injection du flux de gaz d'atomisation secondaire par rapport à la direction d'injection
du combustible liquide afin de permettre l'augmentation de la largeur de la flamme,
et par voie de conséquence le transfert de chaleur au procédé chauffé, si nécessaire.
[0021] Avantageusement, le flux secondaire de gaz d'atomisation est injecté de manière à
présenter un écoulement turbulent. Ainsi, l'écoulement turbulent améliore la dilution
des réactifs et des produits de combustion et réduit encore les émissions de composés
NOx.
[0022] De manière préférentielle, le débit secondaire de gaz d'atomisation représente entre
20 % et 70 % du débit total de gaz d'atomisation.
[0023] Avantageusement, le flux secondaire de gaz d'atomisation est divisé en plusieurs
flux injectés de manière uniformément répartie et à égale distance autour du flux
de combustible liquide. L'injection peut être effectuée, entre autres, par un écoulement
concentrique autour de l'injection de combustible ou par une pluralité d'ouvertures
débouchant au niveau de la tête du brûleur et régulièrement réparties autour de l'injection
de combustible. Plus précisément, le flux principal de gaz d'atomisation est injecté
coaxialement autour du combustible liquide tandis que le flux secondaire est injecté
par la pluralité d'ouvertures.
[0024] Le procédé selon l'invention convient parfaitement au procédé de combustion étagée
dans lequel le comburant est injecté est divisé en plusieurs flux introduits à différentes
distances du spray de combustible, tel que celui notamment décrit dans
WO 2004/094902. Ainsi, le jet de comburant peut être divisé en un jet de comburant primaire et un
jet de comburant secondaire, le jet de comburant primaire étant injecté à proximité
du spray de combustible de manière à engendrer une première combustion incomplète,
les gaz issus de cette première combustion comportant encore au moins une partie du
combustible, tandis que le jet de comburant secondaire est injecté à une distance
I
1 du spray de combustible qui est supérieure à la distance entre le spray de combustible
et le jet de comburant primaire le plus proche du spray de combustible, de manière
à entrer en combustion avec la partie du combustible présent dans les gaz issus de
la première combustion. L'invention couvre également le cas où un troisième jet de
comburant est injecté à une distance I
2 du spray de combustible qui est supérieure à la distance I
1.
[0025] Le procédé selon l'invention est particulièrement adapté aux brûleurs diphasiques
dans lesquels le gaz d'atomisation est injecté, d'une part, avec une vitesse au moins
10 fois supérieure à la vitesse d'injection du combustible, et d'autre part, avec
un débit massique de gaz d'atomisation supérieur à 10 % du débit massique du combustible.
[0026] La présente invention se rapporte également à un brûleur mettant en oeuvre le procédé
de combustion diphasique précédent, ledit brûleur comprenant au moins un moyen d'injection
d'un combustible associé à au moins un moyen d'injection de gaz d'atomisation de manière
à produire un spray de combustible, et au moins un moyen d'injection en comburant,
caractérisé en ce qu'il comprend au moins un moyen d'injection secondaire de gaz d'atomisation
disposé à proximité du moyen d'injection de combustible. Il convient de noter que
dans le cas d'un brûleur à jets hautement séparés, un tel brûleur comprend un moyen
d'injection primaire en comburant, un moyen d'injection secondaire en comburant disposé
à une distance du moyen d'injection en combustible supérieure à celle du moyen d'injection
primaire, et éventuellement un moyen d'injection tertiaire en comburant disposé en
bordure du brûleur.
[0027] Avantageusement, le moyen d'injection secondaire de gaz d'atomisation est réalisé
par dérivation d'une alimentation commune de gaz d'atomisation. Le choix du diamètre
de la dérivation permet de définir un ratio entre le flux primaire de gaz d'atomisation
et le flux principal. Avantageusement encore, le moyen d'injection secondaire est
orienté parallèlement ou obliquement par rapport au moyen d'injection en combustible.
[0028] La mise en oeuvre de l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée
qui est exposée ci-dessous en regard du dessin annexé dans lequel :
- la figure 1 est une représentation schématique partielle agrandie en coupe longitudinale
d'une tête d'atomisation d'un brûleur selon l'invention.
- la figure 2 est une vue de face de la tête d'atomisation de la figure 1.
- la figure 3 est une représentation schématique partielle agrandie en coupe longitudinale
d'une autre tête d'atomisation d'un brûleur selon l'invention.
[0029] Un procédé de combustion selon l'invention est mis en oeuvre par un brûleur comportant
une tête d'atomisation 6 à pulvérisation avec mélange externe telle que représentée
sur les figures 1 et 2. Cette tête d'atomisation 6 comprend :
- un conduit d'éjection 7 d'un flux de combustible liquide 4 délivré par une alimentation
en combustible 2 et
- un conduit d'éjection 8 de gaz d'atomisation concentrique au conduit d'éjection 7
du combustible et relié à une alimentation 9 en gaz d'atomisation et débouchant au
contact du flux de combustible 4 de manière à produire un spray 10 de combustible
liquide sous l'action d'un flux principal 3 de gaz d'atomisation.
[0030] De plus, la tête d'atomisation 6 présente six canaux d'éjection secondaires 11 orientés
parallèlement au conduit d'éjection 7 du combustible et au conduit d'éjection 8 de
gaz d'atomisation. Ces six canaux d'éjection secondaires 11 sont répartis uniformément
autour des conduits d'éjection 7, 8 et sont destinés à créer des flux secondaires
1 de gaz d'atomisation prélevés de l'alimentation 9 en gaz d'atomisation par des canaux
de dérivation 12. Sous l'effet de ces flux secondaires 1 de gaz d'atomisation, le
spray 10 de combustible liquide subit ainsi une deuxième atomisation produisant un
spray modifié 13. Ce spray modifié 13 est ensuite destiné à venir au contact d'un
flux de comburant (non représenté), éventuellement divisé en un flux primaire et un
flux secondaire, pour procéder à la combustion du combustible. Une alimentation tertiaire
en comburant peut également être située à une distance relativement important de la
tête d'atomisation 6 et est utilisée pour injecter de l'oxygène avec une vitesse élevée
de manière à assurer une dilution suffisante des réactifs avant la zone principale
de combustion afin d'éviter une formation trop importante de composés NOx thermiques.
Des expériences ont permis de montrer qu'un tel brûleur dans lequel 50 % de l'oxygène
total était injecté au niveau de l'alimentation tertiaire, permettait d'obtenir, toutes
choses étant égales par ailleurs, une distance de stabilisation de flamme égale à
environ quatre fois la distance de stabilisation de flamme d'un injecteur classique
sans flux secondaire de gaz d'atomisation. Cette plus grande distance de stabilisation
permet de réduire l'échauffement de la tête d'atomisation 6. Par ailleurs, il a également
été montré que la flamme obtenue était plus homogène et plus longue due à l'atomisation
retardée, le spray 10 possédant une taille de gouttes plus importante qu'un spray
issu d'un brûleur classique, tandis que le spray modifié 13 présente une taille de
gouttes plus petite et des gouttes mieux diluées et donc réparties de façon plus homogène.
[0031] La flamme plus homogène ainsi obtenue a pour conséquence une réduction de l'écart
de température entre les points chauds et les points froids.
[0032] Il a également été montré une réduction significative des émissions de composés NOx
par un brûleur équipé d'une tête d'atomisation 6 selon l'invention. Une réduction
d'un facteur variant entre 1,2 et 1,5 selon la distribution de comburant choisie peut
être obtenue pour un même débit total de gaz d'atomisation. Cette réduction peut être
expliquée par le retard de la zone de réaction obtenu grâce à l'invention.
[0033] En variante, une tête d'atomisation 1, telle que représentée sur la figure 3, diffère
de la tête d'atomisation 6 uniquement par le fait qu'elle comprend des conduits d'éjection
secondaires 14 orientés obliquement d'un angle α par rapport à la direction de l'écoulement
de combustible. L'angle α est avantageusement compris entre 0 et 60°, de préférence
entre 0 et 30°. Ces conduits d'éjection secondaires 14 délivrent des flux secondaires
5 de gaz d'atomisation venant former avec le spray 10 un spray modifié 13 possédant
un angle de spray égal à 2α. Une telle tête d'atomisation 1 permet un réglage plus
précis de la largeur de la flamme.
[0034] Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec des exemples particuliers de
réalisation, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend
tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si
celles-ci entrent dans le cadre de l'invention.
1. Procédé de combustion d'un combustible liquide comprenant les étapes visant à produire
un spray (10) du combustible liquide par injection d'un flux principal (3) d'un gaz
d'atomisation au contact du combustible liquide (4), ledit procédé étant caractérisé en ce qu'au moins un flux secondaire (1, 5) de gaz d'atomisation est injecté à proximité du
spray (10) de manière à réaliser une atomisation secondaire dudit spray (10) préalablement
à sa mise en contact avec un jet de comburant en vue de procéder à la combustion du
combustible.
2. Procédé de combustion selon la revendication 1, caractérisé en ce que le flux secondaire (1) de gaz d'atomisation est injecté selon une direction parallèle
à la direction d'injection du combustible liquide.
3. Procédé de combustion selon la revendication 1, caractérisé en ce que le flux secondaire (5) de gaz d'atomisation est injecté selon une direction oblique
convergeant vers la direction d'injection du combustible liquide.
4. Procédé de combustion selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le flux secondaire (1, 5) de gaz d'atomisation est injecté de manière à présenter
un écoulement turbulent.
5. Procédé de combustion selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le débit de gaz d'atomisation dans le flux secondaire (1, 5) de gaz d'atomisation
représente entre 20 % et 70 % du débit total de gaz d'atomisation.
6. Procédé de combustion selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le flux secondaire (1, 5) de gaz d'atomisation est divisé en plusieurs flux injectés
de manière uniformément répartie et à égale distance autour du flux de combustible
liquide (4).
7. Procédé de combustion selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le jet de comburant est divisé en un jet de comburant primaire et un jet de comburant
secondaire, le jet de comburant primaire étant injecté à proximité du spray de combustible
liquide de manière à engendrer une première combustion incomplète, les gaz issus de
cette première combustion comportant encore au moins une partie du combustible, tandis
que le jet de comburant secondaire est injecté à une distance I2 du spray de combustible qui est supérieure à la distance entre le jet de combustible
liquide et le jet de comburant primaire le plus proche du spray de combustible liquide,
de manière à entrer en combustion avec la partie du combustible présent dans les gaz
issus de la première combustion.
8. Brûleur comprenant au moins un moyen d'injection (7) d'un combustible liquide associé
à au moins un moyen d'injection (8) de gaz d'atomisation de manière à produire un
spray (10) de combustible, et au moins un moyen d'injection en comburant, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un moyen d'injection secondaire (11, 12, 14) de gaz d'atomisation
disposé à proximité du moyen d'injection de combustible.
9. Brûleur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le moyen d'injection (11, 12, 14) secondaire de gaz d'atomisation est réalisé par
dérivation d'une alimentation commune (9) de gaz d'atomisation.
10. Brûleur selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que le moyen d'injection (11, 12, 14) secondaire est orienté parallèlement ou obliquement
par rapport au moyen d'injection (7) en combustible.