[0001] La présente invention concerne, de façon générale, le domaine de l'analyse par exemple
l'analyse biologique. Plus spécifiquement, la présente invention concerne un dispositif
d'analyse intégré, adaptable sur un conteneur d'un échantillon à analyser.
[0002] Dans le domaine de l'analyse, en particulier celui de l'analyse biologique, se pose
régulièrement le problème de la sécurité du personnel technique qui manipule les échantillons,
notamment à cause des risques de contamination existant lors du prélèvement d'un aliquote,
en vue d'une analyse.
[0003] Ainsi, on connaît les risques encourus par le personnel technique qui doit prélever
un aliquote dans une poche de sang destiné à la transfusion, afin de vérifier l'innocuité
de ce prélèvement. Les poches de sang sont loin de constituer un conteneur facile
à manipuler de par leurs parois souples. Il s'ensuit que les personnes qui manipulent
ces poches de sang, peuvent très facilement entrer en contact avec le prélèvement
et risquer de se contaminer si ce dernier n'est pas exempt d'agents pathogènes.
[0004] La contamination peut également se produire en sens inverse. En effet, il arrive
que lors de prélèvement de liquides biologiques, tels que les urines, suspectés d'être
contaminés, le personnel qui effectue le prélèvement contamine lui-même ce dernier,
entraînant une impossibilité de fournir un diagnostic fiable à partir dudit prélèvement.
[0005] Dans le cas de prélèvements alimentaires à des fins de contrôle qualité, il est aussi
très important de s'assurer qu'aucune contamination parasite n'est effectuée par le
personnel technique qui est en charge de l'analysé. En outre, il est fréquent de procéder
à une mise en culture du prélèvement alimentaire, qui a été réalisé. Cette mise en
culture consiste généralement à mettre le prélèvement dans une poche en plastique
contenant un milieu de culture, qui permet le développement des microorganismes, en
particulier des bactéries. Après un temps d'incubation nécessaire au développement
microbiologique, un ou plusieurs prélèvements aliquotes du milieu de culture sont
réalisés, afin de mettre en oeuvre une analyse microbiologique. Les prélèvements aliquotes
sont généralement réalisés en ouvrant la poche, au niveau de l'orifice d'introduction
du prélèvement alimentaire et du milieu de culture. Un tel processus est souvent critique
à mettre en oeuvre dans la mesure où le technicien chargé de cette démarche, doit
simultanément maintenir la poche ouverte, tenir le dispositif de fermeture de la poche,
ainsi que la pipette qui lui sert à aspirer le milieu de culture. Par ailleurs, de
telles conditions de manipulation allongent sensiblement le temps d'analyse. Or, lorsque
le nombre d'échantillons est important, la productivité peut en être sérieusement
entamée.
[0006] Des dispositifs d'analyses destinés à être raccordés à un conteneur d'échantillon
biologique ont déjà été décrits. C'est le cas par exemple du dispositif d'analyse
du document
WO-A-03/030739. Le dispositif d'analyse décrit dans cette demande est constitué d'une poche, contenant
le réactif d'analyse, avec un tube de connexion permettant au dispositif d'analyse
d'être connecté au conteneur de l'échantillon biologique.
[0007] Le document
DE-A-35 04 527 décrit également un dispositif d'analyse sous forme d'une poche, contenant le réactif
d'analyse, avec un tube de connexion ; ledit dispositif étant destiné à être connecté
avec une poche d'urine.
[0008] Si ce type de dispositif résout partiellement les problèmes identifiés ci-dessus,
il n'en demeure pas moins qu'il comporte un certain nombre d'inconvénients. Le principal
est qu'il ne peut être utilisé qu'avec un conteneur comportant également un tube de
connexion sur lequel ledit dispositif peut être adapté. Si ce type de conteneur est
largement utilisé dans le domaine médical, il est quasi inexistant dans le domaine
du contrôle qualité agroalimentaire, dans lequel les conteneurs sont beaucoup plus
simples.
[0009] Il s'ensuit que ce type de dispositif ne peut être adapté qu'à un nombre limité de
conteneurs, plus spécifiquement dédiés au domaine médical.
[0010] Un autre inconvénient de ce type de dispositif est qu'il comporte un tube de connexion
fluidique avec l'extérieur de la poche. Même si ce tube est initialement bouché, il
n'en demeure pas moins un risque que le dispositif de fermeture du tube se rompt,
entraînant la mise en communication de la poche avec l'air ambiant ; ce qui peut constituer
une source importante de contamination ou de dégradation du dispositif d'analyse.
[0011] Enfin, un dernier inconvénient d'un tel dispositif est qu'il ne permet pas d'éliminer
totalement les risques de contamination du personnel technique, au moment de la connexion
du dispositif au conteneur de l'échantillon biologique.
[0012] Le document
US 5,788,863 décrit un dispositif permettant d'analyser un liquide qui comprend un corps comprenant
un canal, un réservoir et un système de circulation du fluide (par exemple une seringue)
entre lesquels se trouve une membrane avec une phase de capture susceptible de capturer
l'analyte. Le système de circulation du fluide et le réservoir sont couplés de façon
que le fluide puisse circuler à travers la membrane dans les deux directions. Le passage
du fluide dans les deux directions à travers la membrane est caractéristique de cet
appareillage et l'analyse du liquide nécessite un mouvement du liquide dans deux directions.
[0013] Le document
EP 0 678 745 décrit un dispositif se présentant sous forme d'un kit composé de deux éléments distincts
destinés à être assemblés pour l'analyse, le premier élément d'incubation comporte
au moins un réceptacle apte à recevoir le produit à analyser, le second élément de
réaction comporte au moins une cuvette fermée par une membrane d'étanchéité sur le
fond de laquelle est fixée une couche réactionnelle. Le dispositif comporte, des moyens
d'assemblage desdits éléments et des moyens de perforation et d'injection, aptes à
réaliser d'abord la perforation de la membrane puis l'injection du contenu du réceptacle
dans la cuvette à travers ladite membrane perforée, une fois que les deux éléments
sont assemblés. Selon ce système, une connexion de la cavité et du conteneur est donc
nécessaire contrairement au système de la présente invention.
[0014] Eu égard aux problèmes techniques soulevés par l'état de la technique considéré ci-dessus,
un des objectifs essentiels de la présente invention est de fournir un dispositif
d'analyse, d'un coût de revient réduit, pouvant être facilement adapté à tout type
de conteneur renfermant des échantillons, du type prélèvements biologiques ou prélèvements
en vue d'un contrôle qualité ; de tels conteneurs étant par exemple des poches ou
des sacs en matière plastique souples.
[0015] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
qui, lorsqu'il est adapté auxdits conteneurs, limite les manipulations de l'échantillon
contenu dans le conteneur, limitant de ce fait les risques de contamination, soit
du personnel manipulant l'échantillon, soit de l'échantillon lui- même.
[0016] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
moins soumis au risque de contamination ou de dégradation.
[0017] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
qui permet de s'affranchir, si nécessaire, de l'utilisation de matériel de prélèvement
du type pipette ou seringue.
[0018] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
qui permet de diminuer le temps nécessaire à l'analyse de l'échantillon.
[0019] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
permettant de réaliser différents types d'analyse.
[0020] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
qui, étant lié au conteneur de l'échantillon à analyser, permet une meilleure traçabilité
du résultat d'analyse.
[0021] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
qui permet de récupérer l'échantillon ou un prélèvement aliquote de l'échantillon
pour analyse ultérieure.
[0022] Un autre objectif de la présente invention est de fournir un dispositif d'analyse
qui permet de prélever un échantillon à travers la paroi souple d'un conteneur, tout
en conservant l'étanchéité dudit conteneur.
[0023] Un dernier objectif de la présente invention est également de fournir un conteneur
destiné à renfermer un échantillon biologique, ledit conteneur intégrant, à demeure,
un dispositif d'analyse, limitant ainsi la manipulation de l'échantillon et facilitant
l'analyse.
[0024] Ces objectifs, parmi d'autres, sont atteints par la présente invention, qui concerne
en premier lieu un dispositif d'analyse destiné à être associé à un conteneur, comportant
un échantillon à analyser, ledit dispositif comportant essentiellement :
- une première membrane étanche ;
- une deuxième membrane étanche superposée à la première membrane ;
- lesdites première et deuxième membranes étant solidarisées sur au moins une partie
de leur surface, définissant une zone périphérique, de manière à créer un espace interstitiel
formant une cavité réactionnelle interne, sans moyen de communication fluidique avec
l'extérieur dudit dispositif d'analyse ;
- au moins un moyen d'analyse, disposé à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle
interne, destiné à être mis en contact avec l'échantillon
- au moins un moyen destiné à créer une voie d'entrée de l'échantillon à l'intérieur
de ladite cavité réactionnelle interne.
[0025] Selon un mode de réalisation préférentiel, le moyen destiné à créer une voie d'entrée
de l'échantillon à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle interne, est constitué
par au moins une zone préférentielle de préhension, disposée sur une desdites première
ou deuxième membrane, permettant de désolidariser au moins partiellement lesdites
première et deuxième membranes l'une de l'autre, afin de rendre la cavité réactionnelle
interne accessible à l'échantillon contenu dans le conteneur.
[0026] Selon un autre mode de réalisation, le moyen destiné à créer une voie d'entrée de
l'échantillon à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle interne, est constitué
par au moins un moyen destiné à agir sur l'une desdites première ou deuxième membrane.
[0027] Préférentiellement, ce moyen est un moyen de perforation.
[0028] Plus préférentiellement encore, le moyen de perforation est disposé à l'intérieur
de la cavité.
[0029] Selon un mode de réalisation alternatif, le moyen destiné à créer une voie d'entrée
de l'échantillon à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle interne est constitué
par la deuxième membrane, constituée d'un matériau présentant une valeur de résistance
à la rupture inférieure à celle du matériau constituant la première membrane.
[0030] Plus particulièrement, ce matériau est pris dans le groupe comprenant : l'aluminium,
le cuivre ou tout feuillard laminable.
[0031] Selon une variante avantageuse, le dispositif d'analyse comporte un septum solidaire
de la première membrane, recouvrant au moins partiellement cette dernière.
[0032] De préférence, le moyen d'analyse est pris dans le groupe comprenant les supports
de réaction poreux tels que les bandelettes de mesure du pH, les bandelettes d'immunochromatographie,
des bandelettes de substrats biochimiques ou tout autre moyen d'analyse équivalent.
[0033] Un autre objet de l'invention concerne un conteneur comportant au moins un dispositif
d'analyse tel que défini ci-dessus.
[0034] Selon un mode de réalisation préféré, le dispositif d'analyse est solidaire d'une
paroi dudit conteneur.
[0035] Selon une première variante de ce mode de réalisation, la deuxième membrane du dispositif
d'analyse est solidaire de la paroi du conteneur.
[0036] Selon une seconde variante de ce mode de réalisation, la deuxième membrane est en
contact direct avec l'échantillon à analyser.
[0037] Un autre objet de la présente invention concerne une méthode d'analyse d'un échantillon
contenu dans un conteneur, présentant au moins une paroi au moins partiellement constituée
d'un matériau apte à être perforé, ladite méthode comprenant essentiellement les étapes
suivantes :
- a) fixation par tout moyen approprié, du dispositif d'analyse selon l'une des revendications
1 à 8, sur la partie de la paroi du conteneur constituée d'un matériau apte à être
perforé ;
- b) mise en contact de l'échantillon à analyser avec le moyen d'analyse du dispositif
d'analyse, par perforation de la deuxième membrane du dispositif d'analyse et la partie
de la paroi du conteneur située en regard de ladite deuxième membrane, permettant
ainsi le transfert de l'échantillon dans la cavité réactionnelle interne ;
- c) analyse du résultat fourni par le moyen d'analyse.
[0038] Selon une première variante, l'étape a) est réalisée à l'aide du moyen de perforation
disposé dans la cavité réactionnelle interne.
[0039] Selon une seconde variante, l'étape a) est réalisée à l'aide d'un moyen de perforation
indépendant du dispositif d'analyse.
[0040] Selon un mode préférentiel de cette seconde variante, l'étape a) consiste à perforer
les deux membranes du dispositif et la paroi du conteneur, à l'aide du moyen de perforation,
un septum solidaire de la première membrane délimitant la zone de perforation de ladite
première membrane, empêchant ainsi l'échantillon à analyser de s'échapper hors du
dispositif d'analyse, une fois le moyen de perforation retiré.
[0041] Un autre objet de la présente invention concerne une méthode d'analyse d'un échantillon
contenu dans un conteneur, ladite méthode comprenant essentiellement les étapes consistant
à :
- a') placer le dispositif d'analyse selon l'une des revendications 1 à 8, à l'intérieur
du conteneur ;
- b') mettre en contact l'échantillon à analyser avec le moyen d'analyse du dispositif
d'analyse, par transfert de l'échantillon dans la cavité réactionnelle interne ;
- c') analyser le résultat fourni par le moyen d'analyse.
[0042] Selon une premier mode de réalisation, l'étape b') consiste à perforer la première
ou la deuxième membrane du dispositif d'analyse.
[0043] Selon un second mode de réalisation, l'étape b') consiste à désolidariser au moins
partiellement les première et deuxième membranes, à l'aide des zones préférentielles
de préhension disposées sur lesdites première et deuxième membranes.
[0044] Un autre objet de la présente invention concerne, l'utilisation d'un dispositif d'analyse,
pour analyser un échantillon contenu dans un conteneur.
[0045] Les buts et avantages de la présente invention seront mieux compris à la lumière
de la description détaillée qui suit, faite en référence aux dessins dans lesquels
:
La figure 1A représente une vue de dessus d'un premier mode de réalisation du dispositif
d'analyse selon l'invention.
La figure 1B représente une vue en coupe longitudinale selon l'axe I-I du dispositif
d'analyse représenté à la figure 1A.
La figure 2 représente un conteneur portant un dispositif d'analyse tel que représenté
aux figures 1A et 1B.
La figure 3A représente une vue partielle en coupe longitudinale selon l'axe III-III
du conteneur représenté à la figure 2.
La figure 3B représente une vue partielle en coupe longitudinale selon l'axe III-III
du conteneur représenté à la figure 2, lors de l'étape de perforation du dispositif
d'analyse.
La figure 3C représente une vue partielle en coupe longitudinale selon l'axe III-III
du conteneur représenté à la figure 2, après que l'échantillon a pénétré la cavité
réactionnelle interne.
La figure 4A représente une vue partielle en coupe longitudinale d'un conteneur portant
un deuxième mode de réalisation du dispositif selon l'invention.
La figure 4B représente le conteneur représenté à la figure 4A, après que l'échantillon
a pénétré la cavité réactionnelle interne,
La figure 5A représente une vue partielle en coupe longitudinale d'un conteneur portant
un troisième mode de réalisation du dispositif selon l'invention.
La figure 5B représente le conteneur représenté à la figure 5A, après que l'échantillon
a pénétré la cavité réactionnelle interne.
La figure 6A représente une vue partielle en coupe longitudinale d'un conteneur à
l'intérieur duquel se trouve un quatrième mode de réalisation du dispositif selon
l'invention.
La figure 6B représente le conteneur représenté à la figure 6A, après que l'échantillon
a pénétré la cavité réactionnelle interne.
[0046] Le dispositif d'analyse, tel que représenté aux figures 1A et 1B, conformément à
un premier mode de réalisation, se présente sous la forme d'un patch 10. Il comporte
une première membrane 12, constituant la membrane supérieure sur la figure 1B et une
deuxième membrane 14, constituant, quant à elle, la membrane inférieure. Ces deux
membranes sont avantageusement constituées d'un matériau plastique du type polyéthylène
(PE), polypropylène (PP) ou tout matériau équivalent. Un tel matériau permet d'obtenir
des membranes souples, transparentes et étanches. Toutefois, il est essentiel que
ce matériau puisse être perforé. Les deux membranes sont solidarisées sur une partie
de leur surface interne par collage ou tout autre moyen équivalent approprié tel que
le thermosoudage, définissant ainsi une zone interstitielle 16, jouant le rôle de
cavité réactionnelle interne. Cette cavité se présente ici sous la forme d'une partie
rectangulaire de largeur limitée, se prolongeant à l'une de ses extrémités par une
zone sphérique. A l'intérieur de la partie rectangulaire de la cavité réactionnelle
interne 16, est disposé un moyen d'analyse 18.
[0047] Par moyen d'analyse, on entend tout test réactionnel permettant de mesurer un ou
plusieurs paramètres biologiques et/ou physico-chimiques d'un échantillon, de mettre
un évidence la présence d'un contaminant ou d'un marqueur particulier dans ledit échantillon.
[0048] Ainsi, à titre d'exemple et de façon nullement limitative, le moyen d'analyse peut
être une bandelette réactionnelle avantageusement utilisée dans le contrôle qualité
environnemental, tel que l'analyse physico-chimique de l'eau, la mesure du pH, le
contrôle agro-alimentaire, tel que le contrôle microbiologique, la détection de vecteurs
d'allergie, le bioterrorisme, ou bien entendu des analyses cliniques, tels que le
contrôle chimique ou microbiologique des urines, du sang, les tests de grossesse.
Ce type d'outils est bien connu de l'homme du métier et largement employé tant dans
les laboratoires d'analyses que dans les industries.
[0049] Sur la face externe de la première membrane 12 et en aplomb de la zone sphérique
de la cavité réactionnelle interne, on trouve un dépôt d'un matériau aux propriétés
élastiques, sous forme d'une couche 20 de surface réduite. Cette couche 20 joue le
rôle de septum. La fonction de cette couche sera plus amplement explicitée aux figures
3A à 3C ci-après. Le matériau élastique constituant le septum 20 peut être par exemple
un matériau silicone approprié, tel qu'un matériau silicone réticulable à fonctions
alcoxy ou en caoutchouc naturel.
[0050] La figure 2 représente une vue de face d'un conteneur d'un échantillon à analyser.
Plus précisément, ce conteneur 22 est, dans cet exemple, une poche de prélèvement
sanguin. Ce conteneur 22 comporte deux parois souples, éventuellement transparentes,
une paroi antérieure 24 et une paroi postérieure non représentée sur cette figure,
ces deux parois étant solidarisées à leur périphérie. Il comporte en outre, dans sa
partie inférieure, un embout 26 à partir duquel l'échantillon 28 est acheminé dans
le conteneur. Cet embout est obturé au moyen d'un moyen d'obturation non représenté.
Sur la paroi antérieure 24 est disposé le dispositif d'analyse 10, tel que représenté
aux figures 1A et 1B. Ce dispositif d'analyse 10 est positionné de telle sorte qu'il
est en contact avec une partie de la paroi 24, elle-même en contact avec l'échantillon
28.
[0051] Une vue en coupe partielle selon l'axe III-III de la figure 2 est représentée sur
la figure 3A. On constate que le dispositif d'analyse 10 est solidarisé à la paroi
24 du conteneur 22, par l'intermédiaire de sa deuxième membrane 14. Cette solidarisation
peut être réalisée au moyen d'une film collant disposé sur la face externe de la membrane
14, lors de la fabrication du dispositif d'analyse 10. Selon une variante, il est
possible d'utiliser un dépôt de colle ou un morceau de ruban collant double-faces,
au moment du positionnement du dispositif d'analyse sur le conteneur. Il s'ensuit
que le dispositif d'analyse se retrouve solidarisé au conteneur 22 et est prêt à être
utilisé.
[0052] Lorsque le technicien en charge de l'analyse décide d'effectuer cette dernière, il
se sert d'un moyen de perforation, représenté sur la figure 3B sous la forme générale
d'une pointe 32. Cette pointe 32 est positionnée au-dessus du septum 20. Le technicien
perfore alors le dispositif d'analyse au niveau du septum 20 selon un mouvement représenté
par la double flèche A, de sorte que le moyen de perforation 32 perfore séquentiellement
le septum 20, les membranes 12 et 14 du dispositif d'analyse et la paroi antérieure
24, sans toutefois perforer le paroi postérieure 30 du conteneur 22. Le moyen de perforation
32 est ensuite retiré, conformément à la flèche A.
[0053] Il s'ensuit que la cavité réactionnelle interne 16 du dispositif d'analyse 10 communique
alors avec l'intérieur du conteneur 22 et se retrouve donc en contact avec l'échantillon
28, comme représenté sur la figure 3C. Ce dernier est, de fait, aspiré dans l'orifice
formé dans la paroi antérieure 24 et dans la membrane 14 par effet capillaire, jusqu'à
atteindre la cavité réactionnelle interne 16 et entre alors en contact avec le moyen
d'analyse 18. Après retrait du moyen de perforation 32, l'orifice réalisé dans septum
20 se referme par lui-même, grâce aux propriétés élastiques du matériau constituant
le septum, ne laissant apparaître qu'une simple cicatrice 34 dans ledit septum. Il
s'ensuit donc que le dispositif d'analyse recouvre ses propriétés d'étanchéité, empêchant
l'échantillon de se répandre hors du dispositif d'analyse et ainsi de contaminer l'environnement
ou le technicien manipulant l'échantillon.
[0054] Le moyen d'analyse 18 se retrouvant au contact de l'échantillon 28, l'analyse peut
alors se dérouler, de sorte que, après le temps nécessaire à la réaction, le technicien
peut lire le résultat de l'analyse sur le moyen d'analyse à travers la membrane 12,
puisque celle-ci est en matériau transparent.
[0055] Bien que sur ces figures 3A et 3B, le moyen de perforation représenté soit une pointe,
il est néanmoins possible d'utiliser tout moyen de perforation adapté à partir du
moment où ce dernier est inerte vis-à-vis de la ou des réactions chimiques ou biologiques
se déroulant lors de l'analyse.
[0056] Un deuxième mode de réalisation du dispositif d'analyse selon l'invention est représenté
sur les figures 4A et 4B. Conformément aux figures 3A à 3C, le dispositif d'analyse
40 est représenté solidarisé au conteneur 22. De façon similaire au premier mode de
réalisation décrit à la figure 1B, le dispositif 40 comporte une première membrane
42, constituant la membrane supérieure sur la figure 4A et une deuxième membrane 44,
constituant quant à elle, la membrane inférieure. Les deux membranes sont solidarisées
sur une partie de leur surface interne par collage ou tout autre moyen équivalent
approprié, définissant ainsi la zone interstitielle 46, jouant le rôle de cavité réactionnelle
interne. A l'intérieur de la cavité réactionnelle interne 46, est disposé le moyen
d'analyse 47. Le dispositif d'analyse 40 comporte en outre un moyen de perforation
48 également disposé à l'intérieur de la cavité réactionnelle interne 46. Ce moyen
de perforation 48 est ici constitué par une pointe solidaire du dispositif d'analyse,
par son extrémité 481, opposée à l'extrémité pointue. Cette pointe peut être constituée
en tout matériau rigide tel qu'un métal ou un alliage inoxydable, une matériau plastique,
etc. Il importe toutefois que ce matériau soit inerte vis-à-vis de la ou des réactions
chimiques ou biologiques se déroulant lors de l'analyse.
[0057] Il est à noter que le dispositif d'analyse 40 peut avantageusement se présenter indépendant
du conteneur, bien que ceci ne soit pas représenté sur les figures 4A et 4B.
[0058] Lors de la réalisation de l'analyse, le technicien manipulateur prend le conteneur
dans ses mains au voisinage du dispositif d'analyse et effectue un mouvement de torsion
de ce dernier et donc du conteneur 22 conformément aux flèches B, de sorte que la
pointe du moyen de perforation 48 vienne perforer la membrane 44 du dispositif d'analyse
ainsi que la paroi antérieure 24 du conteneur 22, sans perforer la paroi postérieure
30. Avantageusement, le moyen de perforation peut comprendre une garde permettant
de limiter la course de ce dernier. Une fois la perforation effectuée, le manipulateur
relâche son effort de pression de sorte que le dispositif d'analyse 40 et le conteneur
22 reprennent leur forme initiale. Le moyen de perforation 48 reprend alors sa position
sensiblement parallèle à la membrane 44. L'échantillon 28, qui s'était éventuellement
retiré au niveau de la zone de torsion, reprend alors sa place et se trouve aspiré
dans le trou 49, réalisée dans la membrane 44 et la paroi antérieure 24 du dispositif
d'analyse, jusqu'à atteindre la cavité réactionnelle interne, tel que représenté sur
la figure 4B. Le moyen d'analyse entre donc alors en contact avec l'échantillon, de
sorte qu'en cas de présence du ou des analytes à détecter, une réaction se déroule
dans la cavité réactionnelle interne 46. Le résultat de l'analyse peut alors être
lu directement à travers la membrane 42 transparente.
[0059] Un troisième mode de réalisation du dispositif d'analyse selon l'invention est représenté
aux figures 5A et 5B.
[0060] Contrairement aux deux premiers modes de réalisation décrits ci-dessus, le dispositif
d'analyse 501 représenté aux figures 5A et 5B fait ici partie intégrante du conteneur
50. Le dispositif d'analyse 501, comporte toujours deux membranes, une première membrane
52, constituant la membrane supérieure sur les figures 5A et 5B et une deuxième membrane
54, constituant quant à elle, la membrane inférieure. Les deux membranes sont solidarisées
sur une partie de leur surface interne par collage ou tout autre moyen équivalent
approprié, définissant ainsi la zone interstitielle 56, jouant le rôle de cavité réactionnelle
interne. A l'intérieur de la cavité réactionnelle interne 56, est disposé le moyen
d'analyse 57. Comme on peut le voir sur les figures 5A et 5B, la paroi antérieure
58 du conteneur 50 présente une découpe dans une zone située en aplomb du dispositif
d'analyse 501 de telle sorte que la membrane 54 du dispositif d'analyse est directement
en contact avec l'échantillon 28 contenu dans le conteneur 50, par l'intermédiaire
de sa face externe. Ce dernier comporte par ailleurs une paroi postérieure 59.
[0061] Concernant la membrane inférieure 54, il est avantageux que cette dernière soit constituée
dans un matériau ayant une valeur de résistance à la rupture assez faible. Un tel
matériau est différent de celui utilisé pour constituer la membrane supérieure 52,
qui doit présenter une valeur de résistance à la rupture supérieure à la membrane
54. Ainsi, le matériau constituant la membrane 54 peut être par exemple une feuille
d'aluminium, ayant une épaisseur allant de quelques centièmes de micromètres à quelques
micromètres et avantageusement quelques dixièmes de micromètres. Selon une alternative,
ce matériau peut également être du cuivre ou tout feuillard laminable. Le matériau
constituant la membrane 52 est quant à lui, identique à celui utilisé pour les modes
de réalisations décrits ci-dessus.
[0062] Pour mettre le dispositif d'analyse en contact avec l'échantillon, il convient d'utiliser
un moyen de perforation (non représenté sur les figures 5A et 5B). Un tel moyen de
perforation peut être par exemple du type pince. Cette pince peut comporter avantageusement
un bras dont l'extrémité présente une zone en saillie, dite partie mâle et un bras
dont l'extrémité présente une zone en cuvette complémentaire de la zone en saillie,
dite partie femelle. La technicien manipulateur vient donc pincer le conteneur 50
au niveau du dispositif d'analyse 501, conformément aux flèches C, de telle sorte
que les membranes du dispositif d'analyse et la paroi postérieure 59 du conteneur
soient coincées entre la partie mâle et la partie femelle. Il s'ensuit qu'en exerçant
une pression suffisante, la membrane 54 rompt, alors que la membrane 52 et la paroi
postérieure 59 résistent, du fait de leurs propriétés de résistance supérieures. Comme
on peut le voir sur la figure 5B, la membrane 54 présentant une perforation 541, l'échantillon
28 contenu dans le conteneur s'infiltre dans la cavité réactionnelle interne 56 et
entre ainsi en contact avec le moyen d'analyse 57. Le résultat de l'analyse peut alors
être lu directement à travers la membrane 42 transparente.
[0063] Selon une variante de ce mode de réalisation, le matériau constituant la membrane
54 peut être un matériau cassant. Ainsi, le technicien devant réaliser l'analyse peut
se dispenser d'utiliser un objet du type pince pour percer la membrane 54. Il lui
suffit de perforer le dispositif avec un ongle ou bien de le tordre de manière à casser
la membrane.
[0064] Il convient de noter que selon ce mode de réalisation et contrairement à ceux décrits
supra, le conteneur est fabriqué avec le dispositif d'analyse intégré. En effet, ce dernier
ne peut pas être rapporté sur l'une des parois du conteneur.
[0065] Par contre, une autre variante de ce mode de réalisation consiste dans un dispositif
d'analyse fabriqué indépendamment du conteneur, de sorte qu'il puisse être glissé
à l'intérieur du conteneur, directement en contact avec l'échantillon. Pour réaliser
l'analyse, il convient alors de coincer le dispositif d'analyse dans un des coins
inférieurs du conteneur, de sorte que le technicien manipulateur puisse perforer le
dispositif à l'aide de la pince décrite ci-dessus et ce, directement à travers le
conteneur. Il convient bien entendu pour que cette variante de réalisation fonctionne
correctement, que les parois du conteneur résistent à la perforation, mais également
que celles-ci soient suffisamment souples pour permettre la perforation du dispositif
d'analyse. Il convient en outre, que les parois du conteneur soient transparentes
pour pouvoir lire le résultat de l'analyse.
[0066] Un dernier mode de réalisation est représenté sur les figures 6A et 6B. De façon
comparable à la variante du précédent mode de réalisation, décrite ci-dessus, le dispositif
d'analyse 60 décrit ici est adapté pour être placé à l'intérieur d'un conteneur 70,
comportant deux parois 72 et 74, définissant un volume intérieur dans lequel se trouve
l'échantillon 28. Ce dispositif d'analyse 60 est constitué d'une première membrane
62, constituant la membrane supérieure sur la figure 6A et une deuxième membrane 64,
constituant quant à elle, la membrane inférieure. Ces deux membranes sont solidarisées
sur une partie de leur surface interne, définissant ainsi la zone interstitielle 66,
jouant le rôle de cavité réactionnelle interne. A l'intérieur de la cavité réactionnelle
interne 66, est disposé le moyen d'analyse 67. Le dispositif d'analyse 60 comporte
en outre deux zones préférentielles de préhension. La première zone préférentielle
de préhension 621 est disposée dans le prolongement de la membrane 62. La deuxième
zone préférentielle de préhension 641 est disposée dans le prolongement de la membrane
64. Contrairement à la première, cette deuxième zone de préhension 641 comporte préférentiellement
un retour de sorte qu'elle se présente sensiblement superposée à la membrane 64. Il
s'ensuit que les extrémités libres des zones de préhension 621 et 641 se retrouvent
orientées en sens inverse. Ces zones de préhension peuvent être constituées dans un
matériau plastique identique à celui constituant les membranes 62 et 64. Avantageusement,
les zones de préhension font partie intégrante des membranes 62 et 64. Plus avantageusement
encore, ces zones de préhension peuvent comporter des moyens facilitant la préhension.
Ces moyens peuvent par exemple être des anneaux.
[0067] Lorsque le technicien manipulateur souhaite faire l'analyse, il attrape le dispositif
d'analyse à travers le conteneur de façon à tenir la zone de préhension 621 avec une
main et la zone de préhension 641 avec l'autre main. Entre chaque main, il tient donc
respectivement une des parois du conteneur et une zone de préhension. En tirant en
sens opposé sur les zones de préhension, les membranes 62 et 64 se désolidarisent
partiellement, de sorte que la cavité réactionnelle interne 66 se retrouve en contact
avec l'échantillon 28, comme représenté sur la figure 6B. Il est avantageux que le
moyen de solidarisation des membranes 62 et 64, autrement dit la colle utilisée, ne
produise pas une solidarisation trop importante, afin d'assurer une séparation facile
des deux membranes, lorsque l'on tire sur les zones de préhension 621 et 641. Ce paramètre
est d'autant plus important que la manipulation du dispositif d'analyse se fait à
l'intérieur du conteneur. De ce fait, la manipulation du dispositif d'analyse est
limitée en terme d'espace. Il convient également pour ce mode de réalisation, que
le conteneur comporte des parois les plus souples possibles pour faciliter la préhension
du dispositif d'analyse.
[0068] Il peut également être envisagé une variante du dispositif d'analyse dans lequel
le moyen d'analyse peut être désolidarisé dudit dispositif une fois l'analyse réalisée.
En effet, ce moyen d'analyse comportant un concentré de l'échantillon analysé, il
peut être envisagé de s'en servir pour réaliser d'autres analyses. Ces analyses peuvent
être par exemple des analyses microbiologiques. Le dispositif d'analyse peut alors
servir à ensemencer un milieu de culture microbiologique sur boite de Pétri.
[0069] Le dispositif d'analyse selon l'invention peut être adapté à différents types de
conteneurs, tels que les poches de sang, les sacs servant aux analyses microbiologiques
industrielles et plus généralement à tout conteneur qui comporte des parois souples,
pouvant être perforées ou facilement appréhendées. Il constitue donc un dispositif
de choix pour réaliser des analyses diverses sur des prélèvements très divers également.
[0070] Un autre avantage du dispositif d'analyse selon l'invention est qu'il permet d'éviter
si besoin est tout contact direct avec l'échantillon, dans le cas où ce dernier s'avère
dangereux.
1. Conteneur, contenant un échantillon à analyser, comportant au moins un dispositif
d'analyse, ledit dispositif comportant essentiellement :
• une première membrane étanche ;
• une deuxième membrane étanche superposée à la première membrane ;
• lesdites première et deuxième membranes étant solidarisées sur au moins une partie
de leur surface, définissant une zone périphérique, de manière à définir un espace
interstitiel formant une cavité réactionnelle interne, sans moyen de communication
fluidique avec l'extérieur dudit dispositif d'analyse ;
• au moins un moyen d'analyse, disposé à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle
interne, destiné à être mis en contact avec l'échantillon
• au moins un moyen destiné à créer une voie d'entrée de l'échantillon à l'intérieur
de ladite cavité réactionnelle interne.
2. Conteneur selon la revendications précédente, dans lequel le dispositif d'analyse
est solidaire d'une paroi dudit conteneur.
3. Conteneur selon la revendications précédente, dans lequel la deuxième membrane du
dispositif d'analyse est solidaire de la paroi du conteneur.
4. Conteneur selon la revendication précédente, dans lequel la deuxième membrane est
en contact direct avec l'échantillon à analyser.
5. Conteneur selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel le moyen destiné à créer
une voie d'entrée de l'échantillon à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle interne,
est constitué par au moins un moyen de perforation desdites première ou deuxième membranes
du dispositif d'analyse.
6. Conteneur selon la revendication 5, dans lequel le moyen de perforation est disposé
à l'intérieur de la cavité du dispositif d'analyse.
7. Conteneur selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel le moyen destiné à créer
une voie d'entrée de l'échantillon à l'intérieur de ladite cavité réactionnelle interne
est constitué par la deuxième membrane, constituée d' un matériau présentant une valeur
de résistance à la rupture inférieure à celle du matériau constituant la première
membrane.
8. Conteneur selon la revendication précédente, dans lequel le matériau est pris dans
le groupe comprenant : l'aluminium, le cuivre ou tout feuillard laminable.
9. Conteneur selon l'une des revendications précédentes, qui comporte, en outre, un septum
solidaire de la première membrane du dispositif d'analyse et recouvrant au moins partiellement
cette dernière.
10. Conteneur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le moyen d'analyse
est pris dans le groupe comprenant les supports de réaction poreux tels que les bandelettes
de mesure du pH, les bandelettes d'immunochromatographie, les bandelettes biochimiques
ou tout système d'analyse équivalent.
11. Méthode d'analyse d'un échantillon contenu dans un conteneur selon l'une des revendications
1 à 10, présentant au moins une paroi au moins partiellement constituée d'un matériau
apte à être perforé, ladite méthode comprenant essentiellement les étapes suivantes
:
a) mise en contact de l'échantillon à analyser avec le moyen d'analyse du dispositif
d'analyse, par perforation de la deuxième membrane du dispositif d'analyse et de la
partie de la paroi du conteneur située en regard de ladite deuxième membrane, permettant
ainsi le transfert de l'échantillon dans la cavité réactionnelle ;
b) analyse du résultat fourni par le moyen d'analyse.
12. Méthode selon la revendication précédente, dans laquelle l'étape a) est réalisée à
l'aide du moyen de perforation disposé dans la cavité réactionnelle.
13. Méthode selon la revendication 11, dans laquelle l'étape a) est réalisée à l'aide
d'un moyen de perforation indépendant du dispositif d'analyse.
14. Méthode selon la revendication 13, dans laquelle l'étape a) consiste à perforer les
deux membranes du dispositif et la paroi du conteneur à l'aide du moyen de perforation,
un septum solidaire de la première membrane délimitant la zone de perforation de ladite
première membrane, empêchant ainsi l'échantillon à analyser de s'échapper hors du
dispositif d'analyse, une fois le moyen de perforation retiré.
15. Utilisation d'un conteneur selon l'une des revendications 1 à 10, pour analyser un
échantillon.
1. Behälter, der eine zu analysierende Probe enthält, der mindestens eine Analysevorrichtung
aufweist, wobei die Vorrichtung hauptsächlich aufweist:
• eine erste dichte Membran;
• eine zweite dichte Membran, die über der ersten Membran angeordnet ist;
• wobei die erste und die zweite Membran über mindestens einen Teil ihrer Fläche fest
miteinander verbunden sind, der eine Umfangszone bildet, um einen Zwischenraum zu
definieren, der einen inneren Reaktionshohlraum ohne Fluidverbindungseinrichtung mit
der Außenumgebung der Analysevorrichtung bildet;
• mindestens eine im Inneren des inneren Reaktionshohlraums angeordnete Analyseeinrichtung,
die dazu bestimmt ist, mit der Probe in Kontakt gebracht zu werden;
• mindestens eine Einrichtung, die dazu bestimmt ist, einen Eingangskanal der Probe
ins Innere des inneren Reaktionshohlraums zu erzeugen.
2. Behälter nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Analysevorrichtung fest mit einer
Wand des Behälters verbunden ist.
3. Behälter nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die zweite Membran der Analysevorrichtung
fest mit der Wand des Behälters verbunden ist.
4. Behälter nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die zweite Membran in direktem Kontakt
mit der zu analysierenden Probe ist.
5. Behälter nach einem der Ansprüche 1 bis 4, wobei die Einrichtung, die dazu bestimmt
ist, einen Eingangskanal der Probe ins Innere des inneren Reaktionshohlraums zu erzeugen,
aus mindestens einer Einrichtung zur Perforation der ersten oder zweiten Membran der
Analysevorrichtung besteht.
6. Behälter nach Anspruch 5, wobei die Perforationseinrichtung im Inneren des Hohlraums
der Analysevorrichtung angeordnet ist.
7. Behälter nach einem der Ansprüche I bis 6, wobei die Einrichtung, die dazu bestimmt
ist, einen Eingangskanal der Probe ins Innere des inneren Reaktionshohlraums zu erzeugen,
aus der zweiten Membran besteht, die aus einem Material besteht, das einen Reißfestigkeitswert
geringer als derjenige des die erste Membran bildenden Materials aufweist.
8. Behälter nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei das Material aus der Gruppe genommen
wird, die enthält: Aluminium, Kupfer oder jedes walzbare Bandmaterial.
9. Behälter nach einem der vorhergehenden Ansprüche, der außerdem ein Septum aufweist,
das fest mit der ersten Membran der Analysevorrichtung verbunden ist und letztere
zumindest teilweise bedeckt.
10. Behälter nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Analyseeinrichtung aus
der Gruppe genommen wird, die die porösen Reaktionsträger wie die Messstreifen des
pH-Werts, die Immunchromatographie-Streifen, die biochemischen Streifen oder jedes
gleichwertige Analysesystem enthält.
11. Verfahren zur Analyse einer Probe, die in einem Behälter nach einem der Ansprüche
1 bis 10 enthalten ist, der mindestens eine Wand aufweist, die zumindest teilweise
aus einem perforierbaren Material besteht, wobei das Verfahren hauptsächlich die folgenden
Schritte enthält:
a) Inkontaktbringen der zu analysierenden Probe mit der Analyseeinrichtung der Analysevorrichtung,
mittels Perforieren der zweiten Membran der Analysevorrichtung und des Teils der Wand
des Behälters, der sich gegenüber der zweiten Membran befindet, wodurch die Übertragung
der Probe in den Reaktionshohlraum ermöglicht wird;
b) Analyse des von der Analyseeinrichtung gelieferten Resultats.
12. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei der Schritt a) mit Hilfe der im
Reaktionshohlraum angeordneten Perforationseinrichtung durchgeführt wird.
13. Verfahren nach Anspruch 11, wobei der Schritt a) mit Hilfe einer von der Analysevorrichtung
unabhängigen Perforationseinrichtung durchgeführt wird.
14. Verfahren nach Anspruch 13, wobei der Schritt a) darin besteht, die zwei Membranen
der Vorrichtung und die Wand des Behälters mit Hilfe der Perforationseinrichtung zu
perforieren, wobei ein fest mit der ersten Membran verbundenes Septum die Perforationszone
der ersten Membran begrenzet, wodurch verhindert wird, dass die zu analysierende Probe
aus der Analysevorrichtung austritt, wenn die Perforationseinrichtung zurückgezogen
wurde.
15. Verwendung eines Behälters nach einem der Ansprüche I bis 10 zur Analyse einer Probe.
1. Container, containing a sample to be analyzed, comprising at least one analysis device,
said device essentially comprising:
• a first impervious membrane,
• a second impervious membrane superposed on the first membrane,
• said first and second membranes being fixedly attached over at least a portion of
their surface, defining a peripheral zone, in order to create an interstitial space
forming an internal reaction cavity, with no means of fluid communication with the
outside of said analysis device ,
• at least one analysis means, placed inside said internal reaction cavity, designed
to be placed in contact with the sample
• at least one means designed to create a way for the sample to enter said internal
reaction cavity.
2. Container according to the preceding claim, wherein the analysis device is fixedly
attached to a wall of said container.
3. Container according to the preceding claim, wherein the second membrane of the analysis
device is fixedly attached to the wall of the container.
4. Container according to the preceding claim, wherein the second membrane is in direct
contact with the sample to be analyzed.
5. Container according to one of claims 1 to 4, wherein means designed to create a way
for the sample to enter said internal reaction cavity, comprises at least a perforation
means of said first or second membranes of the analysis device.
6. Container according to claim 5, wherein the perforation means is place inside the
cavity of the analysis device.
7. Container according to one of claims 1 to 6, in which the means designed to create
a way for the sample to enter said internal reaction cavity consists of the second
membrane consisting of a material having a breaking strength value less than that
of the material forming the first membrane.
8. Container according to the preceding claim, in which the material is included in the
group comprising: aluminum, copper or any strip than can be laminated.
9. Container according to one of the preceding claims, which further comprises an septum
fixedly attached to the first membrane of the analysis device and at least partially
covering the latter.
10. Container according to one of the preceding claims, wherein the analysis means is
included in the group comprising the porous reaction media such as strips for measuring
pH, the immunochromatography strips, biochemical strips or any equivalent analysis
system.
11. A method of analyzing a sample contained in a container, having at least one wall
at least partially formed of a material capable of being perforated, said method essentially
comprising the following steps:
a) placing the sample to be analyzed in contact with the analysis means of the analysis
device, by perforating the second membrane of the analysis device and the part of
the wall of the container situated opposite said second membrane, thus making it possible
to transfer the sample into the internal reaction cavity;
b) analyzing the result supplied by the analysis means.
12. Method according to the preceding claim, wherein step a) is carried out with the aid
of the perforation means placed inside the reaction cavity.
13. Method according to claim 11, wherein step a) is performed using a perforation means,
independent from the analysis device.
14. Method according to claim 13, wherein step a) consists in perforating the two membranes
of the device and the wall of the container with the piercing means, a septum integral
with the first membrane defining the perforation area of said first diaphragm, thereby
preventing the test sample from escaping out of the assay device, once the perforation
means has been removed.
15. Use of a container according to one of claims 1 to 10, for analyzing a sample.