[0001] La présente invention concerne un dispositif de commande de soupape pour un moteur
à combustion interne ainsi qu'un moteur équipé d'un tel dispositif (voir
US-A-5 339 777).
[0002] Les soupapes sont des éléments essentiels des moteurs à combustion interne. Elles
permettent le fonctionnement de ces derniers en alternant deux positions:
[0003] Une première position dite "ouverte" permet des échanges entre l'intérieur et l'extérieur
d'un cylindre utilisant cette soupape, par exemple pour injecter un carburant dans
ce cylindre.
[0004] Une deuxième position dite "fermée" empêche tout échange entre l'intérieur et l'extérieur
de ce cylindre, par exemple pour permettre la compression de carburant injecté.
[0005] Dans un moteur classique, les soupapes sont actionnées grâce à des liaisons mécaniques
relativement complexes avec le reste du moteur. Dans la période récente, des moteurs
à soupapes commandées électriquement ont été développés, cette commande permettant
de choisir à volonté les moments d'ouverture et de fermeture.
[0006] Un tel dispositif comporte des ressorts et au moins un ou deux électroaimants, ces
derniers recevant des signaux de commande pour positionner la soupape en position
ouverte ou fermée.
[0007] Un dispositif connu de ce type est représenté sur la figure 1. Il comprend un ressort
12 hélicoïdal entourant une tige 14 solidaire d'une soupape 10 et s'appuyant, d'un
côté, contre une butée 16 solidaire de cette tige 14 et, d'un autre côté, contre une
butée 18 entourant une ouverture 20 du corps du cylindre 21 correspondant.
[0008] Avec la tige 14 (ou queue de soupape) coopère une autre tige 22 portant un plateau
26 en matériau magnétique. Entre les tiges 22 et 14, on prévoit un jeu 24 permettant
à la tige 22 de coulisser alors même que la tige 14 reste immobile lorsque la tige
22 est en fin de course vers le haut de la figure 1.
[0009] Le plateau 26 est installé entre deux électroaimants 28 et 30 traversés par la tige
22. Ces deux électroaimants 28 et 30 incluent chacun une bobine, représentée conventionnellement
dans la coupe de la figure 1 par deux croix, et un circuit magnétique, respectivement
29 et 31, en matériau magnétique. L'extrémité 32 de la tige 22 qui est opposée à la
liaison 24 coopère avec la première extrémité d'un autre ressort 34.
[0010] La seconde extrémité de ce ressort 34 est fixée à un appui 36 solidaire d'un châssis
37. Les ressorts 34 et 12 maintiennent le plateau 26 équidistant des deux électroaimants
28 et 30 lorsque ces derniers ne génèrent pas de champ magnétique. Cette position
peut être réglée en faisant varier la position de l'appui 36 par rapport au châssis
37.
[0011] Lorsque l'électroaimant 28 est activé, il attire le plateau 26 et ce dernier vient
au contact d'une partie du circuit magnétique de cet électroaimant 28. Ce déplacement
entraîne un coulissement de la tige 22 et de la tige 14 - suivant un axe 27 confondu
avec l'axe de ces tiges - tel que la tête 38 de la soupape 10 est amenée à reposer
sur son siège. La soupape 10 est alors fermée.
[0012] Lorsque l'électroaimant 30 est activé, ce dernier attire le plateau 26 qui vient
au contact d'une partie du circuit magnétique de ce second électroaimant, entraînant
la tige 22 et la tige 14 suivant l'axe 27, la tête 38 s'éloignant par conséquent de
son siège. La soupape 10 est alors en position ouverte.
[0013] Les ressorts 12 et 34 sont associés au mouvement des tiges 14 et 22 en se comprimant
ou en se détendant suivant les mouvements de ces dernières, un système électromécanique
résonnant étant ainsi formé.
[0014] Dans certaines réalisations, pour des raisons d'économie d'énergie lors du maintien
de la soupape en position ouverte ou fermée, les circuits magnétiques 29 et 31 des
électroaimants sont du type dits polarisés, c'est-à-dire qu'ils comportent un aimant
permanent. Ceci permet un blocage magnétique du plateau 26 en position respectivement
ouverte ou fermée à courant nul ou faible dans l'électroaimant, respectivement 30
ou 28. Mais il est par conséquent nécessaire de fournir un effort lors des transitions
d'une position à une autre car il faut vaincre la force magnétique générée par l'aimant
permanent. Un tel effort est coûteux en énergie.
[0015] La présente invention résulte de la constatation qu'un tel dispositif de commande
n'est pas énergétiquement optimisé.
[0016] La présente invention remédie à ces inconvénients. Elle concerne un dispositif électromécanique
de commande de soupape pour moteur à combustion interne, caractérisé en ce que le
circuit magnétique de l'électroaimant et/ou le plateau incluent un matériau magnétique
présentant une aimantation rémanente lorsque la soupape est en position ouverte ou
fermée, ladite aimantation rémanente étant réversible de manière à être annulée lors
d'un changement de position de la soupape et présentant un champ coercitif inclus
entre 10 Oersted et 600 Oersted.
[0017] Les matériaux présentant une aimantation rémanente et réversible sont aussi appelés
communément matériaux semi-durs ou à hystérésis. Les matériaux utilisés dans l'invention
possèdent une induction rémanente élevée ainsi qu'un champ coercitif intermédiaire
en comparaison aux matériaux doux et aux matériaux durs. En effet, l'hystérésis d'un
matériau magnétique est défini par deux grandeurs magnétiques : le champ coercitif
et l'induction. Dans les matériaux doux, le cycle d'hystérésis est très étroit ce
qui ne permet pas d'observer une aimantation rémanente. Leur champ coercitif est souvent
inférieur à 1 Oersted (80 A/m). Dans les aimants permanents, le cycle d'hystérésis
est aussi large que possible. Il est convenu que le domaine des aimants permanents
commence avec les matériaux qui présentent un champ coercitif d'au moins 600 Oersted
(5000 Ampère par mètre). Un des inconvénients de tels matériaux est qu'il est difficile
de leur faire subir une désaimantation. L'autre grandeur magnétique, l'induction B,
caractérise la capacité à posséder une aimantation induite. On comprend bien qu'elle
est avantageusement aussi élevée que possible dans l'invention.
[0018] Un matériau possédant une valeur d'induction élevée ainsi qu'un champ coercitif intermédiaire
peut ainsi être aimanté de manière rémanente et réversible. En fonction du moment
au sein d'un cycle d'ouverture et de fermeture de la soupape, l'aimantation du plateau
et/ou du circuit magnétique de l'électroaimant peut ainsi être modifiée. Cela permet
d'avoir un plateau et/ou un circuit magnétique aimanté lors du maintien en position
de la soupape. Ce maintien est donc possible avec un courant nul ou faible dans l'électroaimant.
Une valeur de champ coercitif de 10 Oersteds permet d'obtenir un maintien en position
correct dans les applications de soupape. Un tel maintien n'est pas assuré par un
simple matériau présentant une aimantation rémanente de type Aciers Durs (au carbone
par exemple) utilisés parfois. Un tel magnétisme résiduel est du type de celui observé
avec une pièce en acier passagèrement aimantée et qui parvient à attirer des clous
par exemple. Une telle valeur de champ coercitif permet également de désaimanter le
plateau et/ou le circuit magnétique de l'électroaimant juste avant la transition d'une
position à une autre de manière à ne pas avoir à fournir d'effort important lors de
la transition. Les modifications d'aimantation ne nécessitant pas une grande quantité
d'énergie, la consommation en énergie électrique du dispositif est réduite par rapport
à un dispositif connu.
[0019] Selon un mode de réalisation préféré, le matériau présentant une aimantation rémanente
et réversible a un champ coercitif inclus entre 50 Oersted et 500 Oersted.
[0020] Un tel intervalle sélectif de champ coercitif, particulièrement adapté aux applications
soupape, permet d'assurer un bon maintien et de minimiser l'énergie nécessaire pour
désaimanter le matériau.
[0021] Ce matériau est avantageusement choisi parmi les alliages Fer-Cobalt-Vanadium ou
parmi les alliages Alnico (Aluminium-Nickel-Cobalt) à faible champ coercitif.
[0022] Selon une mise en oeuvre avantageuse, le matériau présentant une aimantation rémanente
et réversible est sous forme laminée.
[0023] La forme laminée est obtenue lorsque le matériau est produit en bande. Cela est le
cas pour les FeCoVa par exemple. La forme laminée réduit les pertes par courants induits.
[0024] Dans une réalisation, le positionnement de la soupape en une seconde position (fermée
ou ouverte) est obtenu par l'action d'un second électroaimant agissant sur le plateau,
le circuit magnétique du second électroaimant et/ou le plateau incluant un matériau
présentant une aimantation rémanente et réversible.
[0025] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront avec la description
faite ci-dessous, cette dernière étant effectuée à titre descriptif et non limitatif
en faisant référence aux dessins ci-après sur lesquels:
la figure 1, déjà décrite, représente un dispositif de commande de soupape connu,
les figures 2a, 2b, 2c, 2d et 2e sont des schémas illustrant le fonctionnement d'un
dispositif de commande selon l'invention.
[0026] Dans l'exemple proposé dans les figures 2a à 2e, le plateau est l'élément du dispositif
incluant un matériau à aimantation rémanente et réversible.
[0027] Le dispositif de commande selon l'invention inclut un électroaimant 28 et un plateau
26 qui est solidaire d'une soupape non représentée sur les figures 2a à 2e. L'électroaimant
28 comprend une bobine représentée par deux croix sur les sections présentées dans
les figures 2a à 2e et un circuit magnétique 29 en matériau magnétique.
[0028] Sans pré-magnétisation du plateau 26 et sans courant dans la bobine, ainsi que présenté
sur la figure 2a, aucune force n'est créée entre le plateau 26 et l'électroaimant
28.
[0029] A l'établissement du courant i dans la bobine, ainsi que représenté sur la figure
2b, se crée un flux Fb qui magnétise le plateau 26 en matériau semi-dur. Le plateau
crée alors à son tour et suivant le sens du courant dans la bobine, un flux dit rémanent
Fp.
[0030] A l'interruption du courant dans la bobine, le flux rémanent Fp créé par l'aimantation
rémanente du plateau 26 dans le circuit magnétique 29 de l'électroaimant 28 permet
de conserver une induction notable dans le circuit magnétique 29 de l'électroaimant
28 et donc de générer une force électromagnétique entre le plateau 26 et l'électroaimant
28. Cette force ne dépend pratiquement pas de l'intensité du courant précédemment
appliquée à la bobine. Le plateau 26 peut alors être maintenu en position avec un
courant nul ou faible de la même manière qu'avec un plateau possédant une aimantation
permanente.
[0031] A l'application d'un courant de sens inverse par rapport au courant précédemment
appliqué dans la bobine, le plateau 26 se démagnétise. Le flux rémanent Fp disparaît
alors. Il faut noter que si le courant appliqué est trop important, selon le phénomène
d'hystérésis caractéristique de ces matériaux, le plateau 26 va se démagnétiser de
nouveau mais dans un sens inverse des précédents. Dans l'application visée, cette
situation est à éviter car il se produirait alors à nouveau une attirance entre le
plateau 26 et l'électroaimant 28. La connaissance des grandeurs caractéristiques de
la boucle d'hystérésis du matériau permet aisément d'éviter de défaut.
[0032] A l'interruption du courant de sens inverse dans la bobine, le dispositif de commande
est à nouveau dans la situation présentée sur la figure 2a c'est-à-dire sans pré magnétisation
ou avec une pré magnétisation réduite et ainsi, sans force exercée sur le plateau
26.
[0033] L'application d'un courant de sens inverse à la bobine permet donc de relâcher le
plateau 26 qui devient aisé à mobiliser pour réaliser la transition d'une position
à une autre. Un faible effort est alors nécessaire pour réaliser la transition.
[0034] En résumé, l'aimantation du plateau s'effectue par le flux de la bobine à chaque
fois que le plateau est attiré par l'électroaimant, par exemple au démarrage ou lors
d'une transition. Pendant le maintien en position ouverte ou fermée, l'aimantation
rémanente de la palette permet de conserver une induction notable dans le circuit
magnétique. Cela permet d'obtenir une force de maintien qui peut être suffisante pour
obtenir le maintien à courant nul ou faible dans la bobine. Pour lâcher le plateau
par exemple lors d'une transition, un courant de démagnétisation est appliqué pour
désaimanter le plateau.
[0035] Les avantages de l'invention sont notamment d'obtenir un blocage en position ouverte
ou fermée à courant nul ou faible et, en même temps, de permettre des transitions
peu coûteuses en énergie puisque l'aimantation peut être annulée au moment de la transition.
[0036] Le cycle d'application du courant à la bobine, défini par l'intensité et le sens
du courant et les durées d'application, est fonction du cycle désiré pour l'ouverture
et de fermeture de la soupape.
[0037] Par exemple, lorsque selon une réalisation présentée ci-dessus, le positionnement
de la soupape en une seconde position est obtenu par l'action d'un second électroaimant
agissant sur le plateau, le courant destiné à parcourir ce second électroaimant est
synchronisé avec le courant négatif parcourant le premier électroaimant pour désaimanter
le plateau. Dans ce cas, la transition est peu coûteuse en énergie car le plateau
est relâché par le premier électroaimant au moment où il est appelé à se déplacer
vers le second électroaimant.
[0038] Un avantage supplémentaire de l'invention réside dans le fait que les matériaux semi-durs
présentent une perméabilité apparente plus grande que celle des aimants. Cela engendre
donc une meilleure efficacité de la bobine. De plus, un dispositif selon l'invention
ne présente pas de risque de désaimantation irréversible du plateau, un tel défaut
étant d'autant plus préjudiciable dans des applications nécessitant une grande fiabilité
telle qu'un moteur.
[0039] Dans la description des figures 2a à 2e, l'invention a été présentée avec un plateau
réalisé en matériau semi-dur. Selon une variante de l'invention, le plateau inclut
un matériau magnétique doux et le circuit magnétique de l'électroaimant inclut un
matériau magnétique à aimantation rémanente et réversible. Il est aussi possible d'envisager
que le plateau et le circuit magnétique de l'électroaimant incluent tous deux un matériau
magnétique semi-dur.
[0040] Par exemple, le positionnement de la soupape dans une seconde position peut aussi
être réalisée selon l'action de moyens connus, notamment mécaniques. Dans ce cas,
seulement une position, ouverte ou fermée, est assurée selon l'invention. L'autre
position peut par exemple mettre en oeuvre un ressort.
1. Dispositif de commande de l'ouverture et de la fermeture d'une soupape (38) de moteur
à combustion interne, le positionnement de la soupape (38) en au moins une position
(ouverte ou fermée) étant obtenu par l'action d'un électroaimant (28) incluant une
bobine et un circuit magnétique (29) et agissant sur un plateau (26) commandant le
positionnement de la soupape, caractérisé en ce que le circuit magnétique (29) de l'électroaimant (28) et/ou le plateau (26) incluent
un matériau magnétique présentant une aimantation rémanente lorsque la soupape (38)
est en position ouverte ou fermée, l'aimantation rémanente étant réversible de manière
à être annulée lors d'un changement de position de la soupape (38) et présentant un
champ coercitif inclus entre 50 Oersted et 500 Oersted.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau présentant une aimantation rémanente et réversible est choisi parmi les
alliages Fer-Cobalt-Vanadium.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau présentant une aimantation rémanente et réversible est choisi parmi les
alliages Aluminium-Nickel-Cobalt à faible champ coercitif.
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le matériau présentant une aimantation rémanente et réversible est sous forme laminée.
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4. caractérisé en ce que le positionnement de la soupape en une seconde position (fermée ou ouverte) est obtenu
par l'action d'un second électroaimant (30) agissant sur le plateau (26), le circuit
magnétique (31) du second électroaimant (30) et/ou le plateau (26) incluant aussi
dudit matériau magnétique.
6. Moteur à combustion interne comprenant un dispositif de commande selon l'une des revendications
1 à 5.
1. Device for controlling the opening and closing of a said internal combustion engine
valve (38), the positioning of the said valve (38) in at least one position (open
or closed) being obtained by the action of a said electromagnet (28) containing a
said coil and a said magnetic circuit (29) and acting on a said plate (26) controlling
the positioning of the valve, characterized in that the said magnetic circuit (29) of the said electromagnet (28) and/or the said plate
(26) contain a magnetic material having a remanent magnetization when the said valve
(38) is in the open or closed position, the remanent magnetization being reversible
so as to be cancelled when the said valve (38) changes position and having a coercive
field strength in the range of 50 Oe to 500 Oe.
2. Device in accordance with claim 1, characterized in that the material having a remanent and reversible magnetization is selected from among
the Iron-Cobalt-Vanadium alloys.
3. Device in accordance with claim 1, characterized in that the material having a remanent and reversible magnetization is selected from among
the Aluminum-Nickel-Cobalt alloys with low coercive field strength.
4. Device in accordance with one of the claims 1 through 4, characterized in that the material having a remanent and reversible magnetization is in the laminated form.
5. Device in accordance with one of the claims 1 through 4, characterized in that the positioning of the valve in a second position (closed or open) is obtained by
the action of a said second electromagnet (30) acting on the said plate (26), the
said magnetic circuit (31) of the said second electromagnet (30) and/or the said plate
(26) also containing the said magnetic material.
6. Internal combustion engine comprising a control device in accordance with one of the
claims 1 through 5.
1. Vorrichtung zum Ansteuern der Öffnung und der Schließung eines Ventils (38) eines
Innenverbrennungsmotors, wobei die Positionierung des Ventils (38) in zumindest einer
Stellung (offen oder geschlossen) durch das Einwirken eines Elektromagneten (28) mit
einer Spule und einem Magnetkreislauf (29) erreicht wird, der auf eine Scheibe (26)
einwirkt, die die jeweilige Positionierung des Ventils ansteuert; sie ist dadurch gekennzeichnet, dass der Magnetkreislauf (29) des Elektromagneten (28) und/ oder die Scheibe (26) ein
magnetisches Material enthalten, das eine remanente Magnetisierung aufweist, wenn
das Ventil (38) offen oder geschlossen ist, wobei die remanente Magnetisierung so
umkehrbar ist, dass sie bei einer Änderung der Position des Ventils (38) verschwindet,
und eine Koerzitiv-Feldstärke zwischen 50 Oersted und 500 Oersted aufweist.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, die dadurch gekennzeichnet ist, dass das Material, das eine remanente und umkehrbare Magnetisierung aufweist, unter Eisen-Kobalt-Vanadium
Legierungen ausgesucht wird.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1, die dadurch gekennzeichnet ist, dass das Material, das eine remanente und umkehrbare Magnetisierung aufweist, unter Aluminium-Nickel-Kobalt
Legierungen mit einer schwachen Koerzitiv-Feldstärke ausgesucht wird.
4. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, die dadurch gekennzeichnet ist, dass das Material, das eine remanente und umkehrbare Magnetisierung aufweist, gewalzt
ist.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, die dadurch gekennzeichnet ist, dass die Positionierung des Ventils in einer zweiten Stellung (geschlossen oder offen)
durch das Einwirken eines zweiten Elektromagneten (30) erreicht wird, der auf die
Scheibe (26) einwirkt, wobei der Magnetkreislauf (31) des zweiten Elektromagneten
(30) und/ oder die Scheibe (26) ebenfalls das besagte magnetische Material enthalten.
6. Innenverbrennungsmotor, der eine Steuervorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis
5 enthält.