Domaine technique de l'invention
[0001] L'invention est relative à une ceinture d'encordement comprenant une structure de
garnissage, un dispositif porte-matériel, et des moyens d'attache agencés à l'avant
de la ceinture. Le dispositif porte-matériel est constitué par une pluralité de boucles
servant à accrocher toutes sortes de matériels, notamment des mousquetons, un descendeur,
des bloqueurs, pitons et autres. La ceinture est généralement intégrée dans un harnais
utilisé en escalade, alpinisme, ou les travaux en hauteurs.
Etat de la technique
[0002] Selon le document
US 5445114, le dispositif porte-matériel d'un harnais est réalisé au moyen d'une cordelette
continue fixée par des coutures le long de la structure de garnissage en formant une
succession de boucles d'accrochage.
[0003] La formation des boucles s'effectue au moyen de plusieurs pièces de tissu de formes
rectangulaires cousues sur la ceinture, et constituant en même temps des poches. La
fabrication d'une telle ceinture est compliquée et onéreuse.
[0004] Il est également connu de réaliser le dispositif porte-matériel d'une ceinture ou
harnais d'encordement au moyen de bracelets fractionnés solidarisés individuellement
le long de la ceinture. Pour des raisons de sécurité, chaque bracelet doit être fixé
à la ceinture au moyen de coutures très solides. Chaque bracelet possède ainsi une
résistance individuelle importante, mais au détriment du poids et du coût de fabrication.
Objet de l'invention
[0005] L'objet de l'invention consiste à réaliser une ceinture d'encordement légère équipée
d'un dispositif porte-matériel de résistance mécanique élevée, et d'un coût de fabrication
réduit.
[0006] La ceinture selon l'invention est caractérisée en ce que les bouts de la cordelette
sont solidarisés à la ceinture par des premières coutures d'extrémités résistant à
des efforts supérieurs à ceux des deuxièmes coutures intermédiaires formant les boucles
d'accrochage.
[0007] En cas de mauvaise utilisation de la ceinture d'encordement, par exemple si la personne
s'accroche par inadvertance à la cordelette du porte-matériel au lieu de l'anneau
d'attache principal, la résistance des premières coutures d'extrémités est calculée
pour supporter le poids d'un homme en cas de chute dynamique. La cordelette du dispositif
porte-matériel reste attachée à la ceinture au niveau des premières coutures d'extrémités,
et la sécurité est ainsi garantie même après déchirement des deuxièmes coutures intermédiaires
sous l'effet du choc.
[0008] Les deuxièmes coutures intermédiaires sont moins solides que les premières coutures
d'extrémités, car elles doivent simplement assurer le maintien du matériel accroché
aux boucles. La mise en oeuvre de ces deuxièmes coutures intermédiaires est ainsi
plus rapide que dans le cas de bracelets fractionnés.
[0009] D'autres caractéristiques techniques de l'invention peuvent être utilisées isolément
ou en combinaison :
- la cordelette du dispositif porte-matériel est solidarisée par les coutures à une
sangle de fixation continue s'étendant sur toute la longueur de la structure de garnissage
renforcée par des biais;
- la cordelette du dispositif porte-matériel est connectée aux coutures d'extrémités
en raccordant deux bouts d'une sangle discontinue avec les moyens d'attache ;
- les coutures intermédiaires de la cordelette sont agencées sur la structure de garnissage
;
- la liaison série des deux boucles successives du dispositif porte-matériel est fixée
soit sous la couture des biais au niveau du chant supérieur de la ceinture, soit passe
par-dessus les biais du chant supérieur.
Description sommaire des dessins
[0010] D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description
qui va suivre d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non
limitatif, et représenté aux dessins annexés, dans lesquels:
- la figure 1 montre une vue développée à échelle agrandie de la ceinture équipée du
dispositif porte matériel selon l'invention ;
- les figures 2 à 4 sont des vues identiques de la figure 1 de différentes variantes
de réalisation ;
- la figure 5 représente une vue en perspective de la ceinture selon la figure 1, avec
son système d'attache.
Description détaillée des modes de réalisation.
[0011] En référence à la figure 1, une ceinture 10 d'encordement, notamment pour un harnais
d'escalade, est constituée par des biais 11 de renforcement cousus de chant le long
de la périphérie d'une structure de garnissage 12 interne.
[0012] La structure de garnissage 12 peut être formée à titre d'exemple, par un filet, une
toile synthétique aérée à mailles fines, ou un revêtement matelassé à base de mousse.
[0013] La ceinture 10 est équipée d'un dispositif porte matériel 13 sur lequel l'utilisateur
accroche les appareils nécessaires pour la sécurité, notamment des mousquetons, descendeurs,
bloqueurs, etc...
[0014] Le dispositif porte matériel 13 est réalisé au moyen d'une cordelette 14 continue
fixée le long d'une sangle 15 de fixation en formant une succession de boucles 16
d'accrochage en forme de U. La sangle 15 est solidarisée à la structure de garnissage
12 par les différentes coutures C1, C2, C3, C4, C5, C6 de formation des boucles 16
de la cordelette 14. Les bouts 17, 18 opposés de la sangle 15 sont reliés à l'anneau
d'attache principal (non représenté) du harnais.
[0015] La résistance mécanique des premières coutures d'extrémités C1 et C6 est plus importante
que celle des deuxièmes coutures intermédiaires C2 à C5 effectuant la mise en série
des différentes boucles 16.
[0016] En cas de surcharge sur la cordelette suite à une erreur de manipulation, les premières
coutures d'extrémités C1 et C6 sont calculées pour résister à une force de déchirement
très importante, notamment supérieure à 4 kN. La cordelette 14 du dispositif porte
matériel 13 reste attachée à la ceinture au niveau des premières coutures d'extrémités
C1 et C6, et la sécurité est ainsi garantie jusqu'à ce seuil de déclenchement, même
en cas de déchirement des deuxièmes coutures intermédiaires C2 à C5 sous l'effet du
choc.
[0017] Sur les trois variantes de ceintures 100, 200 et 300 illustrées aux figures 2 à 4,
les mêmes numéros de repères seront utilisés pour désigner des pièces identiques ou
similaires à celles de la figure 1. Dans les trois variantes, la solidité mécanique
des premières coutures d'extrémités C1 et C6 est plus importante que celle des coutures
intermédiaires C2 à C5.
[0018] En référence à la figure 2, la sangle de fixation 15 est discontinue, et s'arrête
au niveau des premières coutures d'extrémités C1 et C6 de la cordelette 14 du dispositif
porte matériel 130. La résistance entre les deux extrémités de la sangle 15 est assurée
par les biais 11 via les coutures C7 à C10. Les deuxièmes coutures intermédiaires
C2 à C5 de la cordelette 14 pour la formation des boucles 16 sont opérées directement
sur la structure de garnissage 12. La liaison série des boucles 16 successives est
avantageusement fixée sous la couture des biais 11 au niveau du chant supérieur de
la ceinture 100.
[0019] La ceinture 200 de la figure 3 est similaire à celle de la figure 2, seule diffère
la liaison série de certaines boucles 16 du dispositif porte matériel 230 qui passe
par dessus les biais 11 supérieurs.
[0020] La ceinture 300 de la figure 4 est similaire à celle de la figure 3, seule diffère
la liaison série médiane 19 des boucles intermédiaires du dispositif porte matériel
330, qui n'est pas fixée sous la couture des biais, mais se trouve directement en
contact avec la structure de garnissage 12.
[0021] La figure 5 représente la ceinture de la figure 1 avec les deux bouts 17, 18 de la
sangle 15 reliés à des moyens d'attache 20 destinés à venir en liaison avec la corde
d'assurage.
1. Ceinture d'encordement (10, 100, 200, 300) comprenant une structure de garnissage
(12), un dispositif porte-matériel (13, 130, 230, 330), et des moyens d'attache (20)
agencés à l'avant de la ceinture, ledit dispositif porte-matériel étant réalisé au
moyen d'une cordelette (14) continue fixée par des coutures (C1 à C6) le long de la
structure de garnissage (12) en formant une succession de boucles (16) d'accrochage,
caractérisée en ce que les bouts de la cordelette (14) sont solidarisés à la ceinture par des premières
coutures d'extrémités (C1, C6) résistant à des efforts supérieurs à ceux des deuxièmes
coutures intermédiaires (C2 à C5) formant les boucles (16) d'accrochage.
2. Ceinture d'encordement selon la revendication 1, caractérisée en ce que la structure de garnissage (12) est renforcée par des biais (11) cousus de chant
le long de la périphérie.
3. Ceinture d'encordement selon la revendication 1, caractérisée en ce que la cordelette (14) du dispositif porte-matériel (10) est solidarisée par les premières
et deuxièmes coutures (C1 à C6) à une sangle (15) de fixation continue s'étendant
sur toute la longueur de la structure de garnissage (12).
4. Ceinture d'encordement selon la revendication 1, caractérisée en ce que la cordelette (14) du dispositif porte-matériel (130) est connectée aux premières
coutures d'extrémités (C1 et C6) en raccordant deux bouts (17, 18) d'une sangle discontinue
avec les moyens d'attache (20).
5. Ceinture d'encordement selon la revendication 4, caractérisée en ce que les deuxièmes coutures intermédiaires (C2 à C5) de la cordelette (14) sont agencées
sur la structure de garnissage (12).
6. Ceinture d'encordement selon la revendication 4, caractérisée en ce que la liaison série des deux boucles (16) successives du dispositif porte-matériel (130)
est fixée sous la couture des biais (11) au niveau du chant supérieur de la ceinture
(100).
7. Ceinture d'encordement selon la revendication 4, caractérisée en ce que la liaison série de deux boucles (16) successives du dispositif porte-matériel (230)
passe par-dessus les biais (11) du chant supérieur.
8. Ceinture d'encordement selon la revendication 4, caractérisée en ce que la liaison série (19) médiane des boucles (16) d'accrochage du dispositif porte-matériel
(330) se trouve en contact avec la structure du garnissage (12).