(19)
(11) EP 1 801 759 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
27.06.2007  Bulletin  2007/26

(21) Numéro de dépôt: 06126782.9

(22) Date de dépôt:  21.12.2006
(51) Int. Cl.: 
G07D 7/12(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HU IE IS IT LI LT LU LV MC NL PL PT RO SE SI SK TR
Etats d'extension désignés:
AL BA HR MK YU

(30) Priorité: 21.12.2005 FR 0513013

(71) Demandeur: BANQUE DE FRANCE
F-75001 Paris (FR)

(72) Inventeurs:
  • Grimal, Jean-Michel
    63122 Ceyrat (FR)
  • Perron, Maurice
    VIROFLAY 78220 (FR)
  • Jacquet, Philippe
    CLERMONT FERRAND 63100 (FR)
  • Thiebaut, Jean-Marie
    BEAUMONT 63110 (FR)

(74) Mandataire: Le Forestier, Eric et al
Cabinet Régimbeau 20, rue de Chazelles
75847 Paris cedex 17
75847 Paris cedex 17 (FR)

   


(54) Procédé de sécurisation de documents, machine et procédé d'authentification associés


(57) L'invention concerne un procédé de sécurisation d'un document, comprenant une étape consistant à associer au document un signe de sécurité, le signe de sécurité comprenant un premier milieu apte à générer un premier rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation et un deuxième milieu, distinct du premier milieu, apte à générer un deuxième rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation, le premier rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel large et le deuxième rayonnement luminescent étant constitué d'une ou de plusieurs raies d'émission lumineuse(s).
L'invention concerne également un document sécurisé correspondant, ainsi qu'un procédé et une machine d'authentification d'un tel document sécurisé.




Description


[0001] La présente invention concerne de manière générale la fabrication et l'authentification de documents sécurisés.

[0002] Plus précisément, l'invention concerne un procédé de sécurisation d'un document, comprenant l'association au document d'un signe de sécurité luminescent qui produit une réponse lumineuse déterminée en réponse à un rayonnement d'excitation, la réponse lumineuse s'effectuant au moins partiellement selon un spectre large.

[0003] L'invention concerne également un document sécurisé obtenu par un tel procédé.

[0004] Et l'invention concerne également un procédé d'authentification d'un tel document sécurisé, et une machine d'authentification associée.

[0005] On précise qu'on entend par « spectre large » un spectre de longueurs d'onde qui se différencie d'une simple raie, en couvrant sans discontinuité un domaine de longueurs d'onde sensiblement plus étendu.

[0006] Et on définit une « raie » comme un spectre essentiellement limité à un intervalle de longueurs d'onde très étroit - c'est à dire couvrant une gamme de longueurs d'onde de l'ordre d'environ 10 nm seulement.

[0007] De manière correspondante, on entend par « faible résolution », une résolution supérieure à 10 nm.

[0008] Et on entend par « résolution élevée », une résolution inférieure ou égale à 10 nm.

[0009] On connaît déjà des procédés de sécurisation du type mentionné ci-dessus.

[0010] Il est ainsi connu par exemple d'associer à un document sécurisé, tel qu'un billet de banque, un signe de sécurité luminescent qui produit une réponse dans le spectre visible en réponse à un rayonnement d'excitation qui peut être dans le spectre ultra violet (UV).

[0011] L'authentification du document résulte de la comparaison de la réponse lumineuse du document exposé au rayonnement d'excitation, avec une réponse attendue mémorisée.

[0012] Cette authentification peut être réalisée par une machine.

[0013] Elle peut également être réalisée dans certains cas directement par un observateur humain (notamment à l'oeil nu).

[0014] Ce type de procédé offre ainsi un certain niveau de sécurité.

[0015] Le document US 6 552 290 décrit une structure présentant une ou plusieurs régions, chaque région incluant un colorant en combinaison avec une ou plusieurs lanthanides sélectionnés pour produire des longueurs d'onde prédéterminées λ1, λ2, λ3. Une authentification publique peut être réalisée en soumettant la structure à une illumination de faible niveau, générée par exemple par une source à ultraviolets et en mesurant une émission fluorescente large bande générée par le colorant. Une authentification par machine peut également être réalisée en soumettant la structure à une source laser et en mesurant une émission de raies aux longueurs d'ondes λ1, λ2, λ3.

[0016] Le but de l'invention est d'augmenter encore le niveau de sécurité qui peut être obtenu.

[0017] Afin d'atteindre ce but, l'invention propose un procédé de sécurisation d'un document, comprenant une étape consistant à associer au document un signe de sécurité, le signe de sécurité comprenant un premier milieu apte à générer un premier rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation et un deuxième milieu, distinct du premier milieu, apte à générer un deuxième rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation, le premier rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel large et le deuxième rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel constitué d'une ou de plusieurs raie(s).

[0018] Un observateur non averti, ayant à sa disposition des techniques usuelles d'authentification et cherchant à caractériser le rayonnement produit par le signe de sécurité, ne percevra que le premier rayonnement luminescent généré par le premier milieu. Le premier rayonnement luminescent masque ainsi la présence du deuxième rayonnement luminescent. C'est pourquoi, le procédé de l'invention permet d'augmenter le niveau de sécurité de marquage par rapport aux procédés connus.

[0019] Le procédé de l'invention permet de générer un document pouvant être authentifié selon deux modes possibles d'authentification : un premier mode d'authentification ou mode simplifié dans lequel le premier rayonnement est analysé et un deuxième mode d'authentification ou mode avancé dans lequel le deuxième rayonnement est analysé. Le document peut ainsi être soumis à des tests d'authentification par des moyens d'authentification classiques ou à des tests d'authentification par des moyens d'authentification plus élaborés. Le deuxième milieu permet ainsi une sécurisation supplémentaire du document par rapport au premier milieu seul.

[0020] En outre, le procédé de l'invention est simple à mettre en oeuvre du fait que chaque rayonnement luminescent est généré par un milieu distinct. Chaque milieu peut donc être choisi de manière indépendante pour obtenir un rayonnement souhaité.

[0021] Des aspects préférés, mais non limitatifs du procédé de sécurisation selon l'invention sont les suivants :
  • le premier milieu comprend un premier pigment apte à générer le premier rayonnement luminescent et le deuxième milieu comprend un deuxième pigment apte à générer le deuxième rayonnement luminescent,
  • la ou les raie(s) du deuxième rayonnement est (sont) située(s) hors du spectre large du premier rayonnement,
  • la ou les raie(s) du deuxième rayonnement est (sont) située(s) dans un domaine de longueur d'onde couvert par le spectre large du premier rayonnement,
  • le spectre du deuxième rayonnement comprend d'une part une ou plusieurs raie(s) située(s) dans un domaine de longueur d'onde couvert par le spectre large du premier rayonnement et d'autre part une ou plusieurs raie(s) située(s) hors du spectre large du premier rayonnement,
  • le rayonnement d'excitation présente un spectre fréquentiel centré autour d'une longueur d'onde inférieure ou égale à environ 370 nm,
  • le spectre large s'étend dans une gamme de longueurs d'ondes comprise dans le spectre visible,
  • le spectre large s'étend dans une gamme de longueurs d'ondes comprise entre environ 500 nm et environ 560 nm,
  • le deuxième milieu comprend une pluralité de deuxièmes pigments, chaque deuxième pigment étant apte à générer une ou plusieurs raie(s),
  • le signe de sécurité comprend en outre un colorant,
  • le colorant est apte à filtrer des longueurs d'ondes d'un spectre visible,
  • le colorant constitue un filtre passe-bande pour des longueurs d'ondes des rayonnements luminescents émis par le signe de sécurité,
  • au moins une raie présente une longueur d'onde comprise dans une bande passante du filtre passe-bande.


[0022] L'invention se rapporte également à un document sécurisé, tel qu'un billet de banque, le document comprenant un signe de sécurité associé, le signe de sécurité comprenant un premier milieu apte à générer un premier rayonnement luminescent en réponse à un rayonnement d'excitation et un deuxième milieu, distinct du premier milieu, apte à générer un deuxième rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation, le premier rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel large et le deuxième rayonnement luminescent présentant un spectre constitué d'une ou de plusieurs raie(s).

[0023] Et l'invention concerne également un procédé d'authentification d'un document sécurisé tel que défini précédemment, comprenant une étape consistant à illuminer le document avec un rayonnement d'excitation, le procédé comprenant en outre, selon un premier mode d'authentification simplifié, des étapes consistant à :
  • détecter un premier spectre fréquentiel large d'un premier rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité en réponse au rayonnement d'excitation,
    et/ou selon un deuxième mode d'authentification avancé, des étapes consistant à :
  • détecter un spectre d'un deuxième rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité, en réponse au rayonnement d'excitation,
  • comparer le deuxième spectre détecté avec un spectre de référence constitué d'une ou de plusieurs raie(s),
    le procédé comprenant en outre une étape consistant à déduire des étapes qui précédent si le document sécurisé est authentique.


[0024] Des aspects préférés, mais non limitatifs de ce procédé d'authentification sont les suivants :
  • selon le premier mode d'authentification simplifié, l'étape de détection du premier spectre est réalisée à l'oeil nu par un observateur,
  • selon le premier mode d'authentification simplifié, l'étape de détection du premier spectre est réalisée par une machine,
  • la machine comprend des moyens aptes à caractériser une colorimétrie du premier rayonnement lumineux émis par le signe de sécurité,
  • selon le deuxième mode d'authentification avancé, les étapes de détection et de comparaison du deuxième spectre sont réalisées par une machine.


[0025] L'invention se rapporte enfin à une machine d'authentification d'un document sécurisé tel que défini précédemment, comprenant des moyens pour illuminer le document avec un rayonnement d'excitation, des moyens d'authentification en mode simplifié comprenant :
  • des moyens pour détecter un premier spectre fréquentiel large d'un premier rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité en réponse au rayonnement d'excitation,
    et/ou des moyens d'authentification en mode avancé comprenant :
  • des moyens pour détecter un deuxième spectre d'un deuxième rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité, en réponse au rayonnement d'excitation,
  • des moyens pour comparer le deuxième spectre détecté avec un deuxième spectre de référence constitué d'une ou de plusieurs raie(s),
    la machine comprenant en outre des moyens pour en déduire si le document sécurisé est authentique.


[0026] Des aspects préférés, mais non limitatifs d'une telle machine sont les suivants :
  • les moyens pour détecter le deuxième spectre comprennent une pluralité de capteurs, chaque capteur étant apte à détecter individuellement une raie du deuxième spectre,
  • les moyens pour détecter le deuxième spectre comprennent une pluralité de capteurs, chaque capteur étant apte à détecter une raie du deuxième spectre autour d'une longueur d'onde individuellement associée au capteur, l'ensemble des raies détectées couvrant au moins une partie d'un spectre visible,
  • chaque capteur est apte à détecter une raie présentant une largeur de l'ordre de 20 nm,
  • les moyens pour illuminer le document sont aptes à émettre un rayonnement d'excitation centré autour d'une longueur d'onde inférieure ou égale à une valeur de l'ordre de 370 nm.


[0027] D'autres aspects, buts et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description suivante, faite en référence aux dessins annexés sur lesquelles :
  • la figure 1 est une représentation schématique d'un document de sécurité tel qu'un billet de banque, réalisé selon l'invention,
  • les figures 2a et 2b sont deux représentations schématiques illustrant deux modes d'authentifications d'un tel document de sécurité (la figure 2a correspondant à un mode d'authentification simplifié et la figure 2b correspondant à un mode d'authentification avancé),
  • la figure 3 représente schématiquement des moyens d'authentification d'un tel document.


[0028] En référence tout d'abord à la figure 1, on a représenté schématiquement un document sécurisé 10 tel qu'un billet de banque.

[0029] Le document 10 comprend au moins une région 100 correspondant à un signe de sécurité luminescent.

[0030] La région 100 peut avoir été associée au document par toute technique connue en soi (impression offset, sérigraphie, typographie, taille-douce, application ou transfert à chaud d'une bande de support ou d'un film, intégration d'un élément en feuille ou d'un fil luminescent, ...).

[0031] Comme cela est connu, la région 100 du document 10 est sensible à un rayonnement d'excitation 210. Autrement dit, la région 100 est apte à produire, lorsqu'elle est exposée au rayonnement d'excitation 210 (comme représenté sur les figure 2a et 2b), une réponse 220 de caractéristiques déterminées.

[0032] Plus précisément, la réponse comprend un premier rayonnement 221 présentant un spectre fréquentiel large, comme cela est symbolisé sur le diagramme de la figure 2a (le spectre du premier rayonnement 221 couvre une gamme de longueurs d'onde sensiblement plus importante qu'un intervalle de l'ordre de 20 nm).

[0033] On précise que ce diagramme (comme celui de la figure 2b) représente le spectre fréquentiel du rayonnement, comprenant une intensité du rayonnement (en ordonnées) en fonction de longueurs d'onde λ (en abscisse).

[0034] Les caractéristiques du premier rayonnement 221 dépendent des caractéristiques du rayonnement d'excitation 210, et des propriétés luminescentes du signe de sécurité constitué par la région 100.

[0035] Dans le cadre de l'invention, la réponse du signe de sécurité de la région 100 à un rayonnement d'excitation n'est cependant pas limitée au premier rayonnement 221 tel que représenté sur la figure 2a.

[0036] En effet, comme cela est représenté sur la figure 2b, le même signe de sécurité de la région 100 est apte à émettre un deuxième rayonnement 222 en réponse au rayonnement d'excitation 210.

[0037] Le deuxième rayonnement 222 est constitué d'au moins une raie (trois raies dans le cas de la représentation de la figure 2b).

[0038] La superposition des rayonnements 221 et 222 forme la réponse luminescente 220 émise par le signe de sécurité, cette réponse 220 étant émise en réponse au rayonnement d'excitation 210 unique.

[0039] On distingue ainsi deux composantes de la réponse du signe de sécurité 100 :
  • une première composante (premier rayonnement 221) qui présente un spectre fréquentiel large bande,
  • une deuxième composante (deuxième rayonnement 222) qui présente un spectre fréquentiel constitué d'une ou plusieurs raie(s).


[0040] La superposition des composantes 221 et 222 forme la réponse au rayonnement d'excitation 210.

[0041] Comme indiqué ci-dessus, la deuxième composante 222 se distingue de la première composante 221 à spectre large. La deuxième composante 222 est en effet une composante dont le spectre est constitué d'une raie lumineuse ou d'une pluralité de raies lumineuses distinctes.

[0042] Ces raies peuvent être toutes situées hors du domaine de longueurs d'onde couvert par le spectre large de la première composante 221.

[0043] Ces raies peuvent également se trouver dans le domaine de longueurs d'onde couvert par ledit spectre large de la première composante 221.

[0044] Dans ce cas, l'intensité de chaque raie sera sensiblement supérieure à l'intensité du premier rayonnement à spectre large, pour la fenêtre de longueurs d'onde correspondant à la raie.

[0045] Il est également possible de prévoir que la deuxième composante 222 comprenne plusieurs raies lumineuses, réparties à la fois à l'intérieur du domaine de longueurs d'onde couvert par la première composante 221 à spectre large et en dehors de ce domaine de longueurs d'onde.

[0046] C'est cette dernière variante qui est schématiquement illustrée sur la figure 2b (le graphe associé à cette figure reprenant en traits pointillés la première composante 221 à spectre large).

[0047] On notera que l'intégrale de la réponse au rayonnement d'excitation est sensiblement égale à l'intégrale de la première composante 221 (la contribution de la deuxième composante 222 à l'intégrale de la réponse est négligeable, c'est-à-dire inférieure à 10% de la réponse globale).

[0048] Dans le cas où la réponse est émise dans le domaine du visible, un observateur à l'oeil nu ne perçoit pas de différence entre une réponse globale au rayonnement d'excitation (comprenant la première composante 221 et la deuxième composante 222) et une réponse qui ne comprendrait que la première composante 221.

[0049] En variante, l'observateur perçoit une réponse présentant en apparence un spectre large, différent de celui de la première composante, mais proche d'un spectre large issu d'un signe de sécurité qui ne contiendrait qu'un milieu.

[0050] Cependant, la dérivée de la réponse au rayonnement d'excitation fait apparaître un ou plusieurs "pic(s)" supplémentaire(s) par rapport à la dérivée de la première composante 221 seule.

[0051] Pour obtenir une telle « double réponse » (composantes 221 et 222), le signe de sécurité 100 présente des propriétés de luminescence particulières.

[0052] Le signe 100 comprend en effet un premier milieu apte à générer un premier rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation et un deuxième milieu, distinct du premier milieu, apte à générer un deuxième rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation.

[0053] Le premier milieu comprend au moins un premier pigment sensible au rayonnement d'excitation. Le premier pigment est apte à générer, en réponse au rayonnement d'excitation 210, un rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel large et constituant la première composante 221.

[0054] Le deuxième milieu comprend au moins un deuxième pigment sensible au rayonnement d'excitation. Le deuxième pigment est apte à générer, en réponse au rayonnement d'excitation 210, une ou des raie(s) d'émission(s) lumineuses constituant la deuxième composante 222.

[0055] On a donc incorporé au signe 100 ce(s) pigment(s), par tout procédé connu en soi. Par exemple, les premier et deuxième pigments peuvent être mélangés à une encre offset qui sera déposée sur le document pour former la région 100.

[0056] Le rayonnement d'excitation 210 peut présenter un spectre centré dans le domaine UV.

[0057] Le rayonnement d'excitation 210 peut ainsi, dans un mode de réalisation de l'invention, correspondre à un spectre de longueurs d'onde centré autour d'une longueur d'onde du spectre UV.

[0058] Cette longueur d'onde peut par exemple être inférieure ou égale à une valeur de l'ordre de 370 nm.

[0059] La première composante 221 à spectre large correspond de préférence à une gamme de longueurs d'onde comprise dans le spectre visible.

[0060] On pourra par exemple prévoir que ce spectre large de la première composante 221 s'étende dans une gamme de longueurs d'onde comprise environ 500 nm et environ 560 nm.

[0061] Comme on l'a dit, chaque raie de la deuxième composante 222 est obtenue par l'intégration d'un ou de plusieurs deuxième(s) pigment(s) spécifique(s) dans le signe de sécurité 100.

[0062] Chaque deuxième pigment peut ainsi générer au moins une raie en réponse au rayonnement d'excitation 210.

[0063] Par ailleurs, le signe de sécurité 100 peut comprendre en outre un colorant.

[0064] On définit ici un « colorant » comme des moyens permettant d'assurer une fonction de filtre lumineux, selon une fenêtre de longueurs d'onde désirée.

[0065] Le colorant peut comprendre une substance ou une poudre intégrée au signe de la région 100, ou à tout autre moyen de filtrage optique qui ne laisse passer que des rayonnements dans une gamme de longueurs d'onde données.

[0066] Le colorant peut en particulier effectuer un filtrage dans une fenêtre de longueurs d'onde ou bande passante du spectre visible.

[0067] Le colorant constitue ainsi un filtre passe-bande pour les longueurs d'onde des réponses du signe de sécurité 100.

[0068] Cette fonction de filtrage permet d'éliminer d'éventuelles composantes indésirables des rayonnements 221 et/ou 222.

[0069] On pourra prévoir que lorsqu'on emploie un tel colorant, au moins une raie d'émission de la deuxième composante 222 présente une longueur d'onde comprise dans la fenêtre de longueurs d'onde du filtre passe-bande constitué par colorant.

[0070] Dans ce cas, le colorant laisse le signe 100 émettre la raie en question, et celle-ci pourra être détectée par des moyens d'authentification adaptés.

[0071] On a dit que la deuxième composante 222 était élaborée à partir d'au moins une raie, et qu'elle pouvait se composer de plusieurs raies distinctes.

[0072] Il est également possible de réaliser à partir d'une combinaison donnée de différentes raies un codage de la deuxième composante 222.

[0073] Et on peut également envisager de décliner ce codage par exemple en fonction de différents groupes de documents sécurisés.

[0074] On peut ainsi envisager de coder :
  • avec un premier code général la composante 222 d'un premier groupe de billets (correspondant par exemple à une première valeur faciale),
  • avec un deuxième code général un deuxième groupe de billets, etc.


[0075] Et à l'intérieur de chacun de ces groupes, chaque billet peut éventuellement être associé à un code spécifique de la composante 222, ce code spécifique correspondant à une déclinaison particulière du code général associé au groupe auquel le billet appartient.

[0076] L'authentification du signe de sécurité se déroule de la manière suivante.

[0077] On illumine le document 10 avec un rayonnement 210 d'excitation prédéterminé.

[0078] Selon un premier mode d'authentification simplifié, on détecte la présence ou l'absence d'une réponse 220 (par des moyens qui vont être décrits ultérieurement). Ce premier mode d'authentification simplifié est un mode tout ou rien dans lequel on détermine si une réponse 220 comprend une première composante 221 large bande attendue émise par le signe de sécurité.

[0079] Selon un deuxième mode d'authentification avancé, on recueille la réponse 220 (par des moyens qui vont être décrits ultérieurement), puis on compare la réponse 220 à une réponse attendue, qui est mémorisée dans les moyens d'authentification (par exemple dans une machine d'authentification, ou dans un serveur auquel la machine d'authentification est reliée), la réponse attendue mémorisée comprenant une deuxième composante 222.

[0080] On va maintenant décrire les principales étapes du procédé d'authentifications du document 10, en référence notamment à la figure 3.

[0081] Cette figure représente schématiquement un dispositif d'authentification 30 pour le document 10.

[0082] Le dispositif 30 est fixe, le document 10 défilant en regard de moyens capteurs de ce dispositif dans la direction de la flèche F.

[0083] Le dispositif 30 est muni de moyens pour générer un rayonnement d'excitation 210.

[0084] Sur la représentation de la figure 3, ces moyens comprennent une source de lumière 310.

[0085] Dans un mode de réalisation, les moyens d'illumination 310 de la machine sont ainsi aptes à émettre un rayonnement d'excitation présentant un spectre fréquentiel centré autour d'une longueur d'onde inférieure ou égale à une valeur de l'ordre de 370 nm.

[0086] Dans tous les cas, le rayonnement 210 est dirigé vers une zone fixe devant être traversée par le signe de sécurité 100 du document 10 en défilement.

[0087] On précise qu'il est possible en variante de prévoir que le document 10 soit fixe, et que ce soit le dispositif 30 qui soit mobile par rapport au document.

[0088] Lorsque le signe de sécurité 100 arrive dans une zone illuminée par le rayonnement d'excitation 210, ce signe de sécurité produit une réponse 220 au rayonnement 210. Si le document est authentique, la réponse 220 comprend deux composantes 221 et 222.

[0089] On a vu ci-dessus que le document de sécurité 10 (qui peut être par exemple un billet de banque) comportait un signe de sécurité luminescent 100 auquel au moins un deuxième pigment était incorporé de manière à générer en addition d'un premier rayonnement 221 (ou première composante) à spectre fréquentiel large, un deuxième rayonnement 222 (ou deuxième composante) dont le spectre est constitué d'au moins une raie, en réponse au rayonnement d'excitation 210.

[0090] Il est ainsi possible de mettre en oeuvre l'authentification d'un tel document selon un premier mode d'authentification, dit « simplifié », et/ou selon un deuxième mode d'authentification, dit « avancé ».

[0091] Dans le premier mode d'authentification ou mode simplifié, on réalise les opérations suivantes :
  • on illumine le signe 100 du document avec le rayonnement d'excitation 210,
  • on recueille une réponse lumineuse 220 émise par le signe de sécurité 100 en réponse au rayonnement d'excitation, avec un moyen capteur large bande de résolution faible (inférieure à 10 nm), en vue de rechercher uniquement la première composante 221 de la réponse 220 qui présente un spectre large (c'est à dire la réponse 220),
  • si le capteur détecte la présence de la première composante 221, on conclut à l'authenticité du signe selon le mode simplifié.


[0092] Le moyen capteur large bande peut être un capteur unique, ou un ensemble de capteurs. Il est dans tous les cas apte à recueillir la première composante 221.

[0093] Dans le deuxième mode d'authentification ou mode avancé, on réalise les opérations suivantes :
  • on illumine le signe 100 du document avec le rayonnement d'excitation 210,
  • on recueille la réponse lumineuse 220 du signe de sécurité 100 au rayonnement d'excitation 210, avec un moyen capteur de résolution plus élevée (par exemple un capteur à 33 canaux présentant une résolution supérieure à 10 nm) apte à déceler la présence de raies lumineuses isolées, en vue de rechercher la deuxième composante 222 de la réponse 220 qui présente un spectre constitué d'au moins une raie d'émission lumineuse,
  • on compare le spectre de la réponse 220 recueillie avec un deuxième spectre de référence attendu mémorisé incluant une ou plusieurs raie(s) et,
  • si les deux spectres comparés satisfont une correspondance donnée, on conclut à l'authenticité du signe selon le mode avancé.


[0094] Le moyen capteur apte à déceler la présence de raie(s) lumineuse(s) isolée(s) peut ici encore être un capteur unique.

[0095] Il peut également se présenter sous la forme d'une pluralité de capteurs. Il peut ainsi notamment comprendre un capteur pour détecter chacune des raies de la deuxième composante 222 attendue.

[0096] Et il est possible que le moyen capteur large bande et le moyen capteur de raies soient confondus en un même moyen capteur. On pourra ainsi prévoir que ce moyen capteur rassemble une pluralité de capteurs dits « capteurs de raie », individuellement associés à la détection de la réponse 220 du signe 100 selon une gamme de fréquence donnée.

[0097] Dans ce cas, l'ensemble des capteurs de raie peut couvrir un spectre de longueurs d'onde continu, les fenêtres de longueurs d'onde associées aux différents capteurs pouvant être adjacentes.

[0098] Le spectre couvert par la réunion des fenêtres de longueurs d'onde associées aux différents capteurs peut en particulier couvrir au moins une partie du spectre visible. Et de manière plus générale, les composantes 221 et 222 peuvent ainsi couvrir au moins une partie du spectre visible.

[0099] Ces composantes peuvent notamment être comprises dans des longueurs d'onde entre environ 500 nm et environ 560 nm.

[0100] Il est également possible que ce spectre couvre sensiblement la totalité du spectre visible.

[0101] Les gammes de fréquence associées aux différents capteurs de raie peuvent correspondre à des fenêtres de longueurs d'onde de l'ordre de 20 nm de large.

[0102] Les différents moyens capteurs sont intégrés dans la machine d'authentification 30 dont une illustration schématique est donnée sur la figure 3.

[0103] Sur cette illustration, les moyens capteurs se présentent ainsi sous la forme d'une pluralité de capteurs de raie 32.

[0104] La machine comprend également des moyens 33 qui sont reliés aux moyens capteurs 32.

[0105] Ces moyens 33 sont aptes à réaliser des opérations de comparaison et de diagnostic d'authenticité qui vont être décrites plus loin dans ce texte. La machine 30 comprend ainsi les éléments suivants :
  • des moyens 310, 311 d'illumination du signe de sécurité 100 du document 10,
  • des moyens 32 d'acquisition de la réponse lumineuse du signe de sécurité 100,
  • des moyens de mémorisation d'au moins une composante attendue,
  • des moyens de comparaison de la composante recueillie et d'une composante attendue mémorisée.


[0106] Les moyens 33 comprennent les moyens de mémorisation de composante(s) attendue(s) et les moyens de comparaison (ou bien peuvent entrer en contact avec une mémoire distante - par exemple au niveau d'un serveur central).

[0107] Les moyens 33 sont ainsi aptes à détecter la présence ou l'absence de la réponse lumineuse du signe de sécurité.

[0108] Ces moyens 33 sont en outre aptes à comparer la réponse 220 recueillie par les moyens capteurs avec un deuxième spectre de référence mémorisé, et à donner une indication de bonne comparaison (correspondance de la réponse recueillie et de la réponse mémorisée) ou de mauvaise comparaison.

[0109] Comme on l'a dit, les moyens d'acquisition 32 de la machine peuvent comprendre des capteurs individuels permettant de recueillir individuellement une réponse du document selon une de raie, notamment pour détecter le(s) raie(s) générée(s) par le(s) deuxième(s) pigment(s) incorporé(s) au signe de sécurité du document, lors d'une authentification en mode avancé.

[0110] L'authentification en mode avancé peut se faire en même temps que l'authentification en mode simplifié.

[0111] Il est également possible de ne mettre en oeuvre qu'une authentification en mode simplifié, dans laquelle on illumine le signe 100 avec le rayonnement d'excitation 210 et on ne détecte que la présence ou l'absence de la première composante 221.

[0112] Dans ce cas, l'authentification se fait sans rechercher dans la réponse lumineuse du signe de sécurité la présence de raies lumineuses isolées.

[0113] Cette possibilité pourra notamment être mise en oeuvre par des machines d'authentification simples qui ne comprennent pas de moyens capteurs de raies.

[0114] Il sera ainsi possible d'utiliser, pour une telle authentification réalisée en mode simplifié uniquement, des machines existantes munies seulement de capteurs de faible résolution.

[0115] De tels capteurs de faible résolution peuvent par exemple ne permettre que la détection et la reconnaissance d'une colorimétrie de la réponse 220 du signe de sécurité qui est défini par un spectre large.

[0116] Et les moyens 33 des machines utilisées uniquement pour une authentification en mode simplifié ne comportent ainsi pas nécessairement de moyens de comparaison avec un deuxième spectre de référence, ni même de moyens de mémorisation d'un deuxième spectre fréquentiel à raie(s) attendu.

[0117] L'authentification en mode simplifié peut également être réalisée visuellement par un opérateur humain.

[0118] L'authentification en mode avancé est quant à elle nécessairement réalisée par machine.

[0119] Dans le cas où les raies de la deuxième composante 222 forment un code, la machine d'authentification 30 est associée non seulement à des moyens de détection et d'authentification de la deuxième composante, mais également à des moyens de reconnaissance de ce code.

[0120] Ces moyens peuvent être incorporés dans les moyens 33. Ils peuvent également être déportés au niveau d'un serveur central avec lequel la machine est apte à communiquer.

[0121] Le fait de prévoir des moyens spécifiques pour une authentification en mode avancé permet de renforcer de manière significative le niveau de sécurité associé au document.

[0122] Et la combinaison des composantes 221 et 222 permet à la fois :
  • Une reconnaissance de la première composante 221 du signe de sécurité avec des machines d'authentification simples, pourvues seulement de moyens capteurs de faible résolution, ou même par un observateur regardant à l'oeil nu le document illuminé par un rayonnement d'excitation 210. Les documents de sécurité selon l'invention peuvent ainsi être authentifiés (comme certains documents existants) sur le seul fondement de la reconnaissance du premier rayonnement large bande 221.
  • Une sécurisation supplémentaire, par la deuxième composante 222. On remarquera notamment qu'un contrefacteur voulant fabriquer de faux documents 10 munis d'un signe 100, et ayant détecté sur un document 10 authentique seulement la première composante large bande 221, ne reproduira dans son imitation du signe 100 que les moyens permettant de générer la composante large bande 221, et n'intègrera pas dans cette imitation du signe 100 de deuxième(s) pigment(s) permettant de générer la deuxième composante à raie(s) 222.



Revendications

1. Procédé de sécurisation d'un document, comprenant une étape consistant à associer au document un signe de sécurité, le signe de sécurité comprenant un premier milieu apte à générer un premier rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation et un deuxième milieu, distinct du premier milieu, apte à générer un deuxième rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation, le premier rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel large et le deuxième rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel constitué d'une ou de plusieurs raie(s).
 
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le premier milieu comprend un premier pigment apte à générer le premier rayonnement luminescent et le deuxième milieu comprend un deuxième pigment apte à générer le deuxième rayonnement luminescent.
 
3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel la ou les raie(s) du deuxième rayonnement est (sont) située(s) hors du spectre large du premier rayonnement.
 
4. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel la ou les raie(s) du deuxième rayonnement est (sont) située(s) dans un domaine de longueur d'onde couvert par le spectre large du premier rayonnement.
 
5. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel le spectre du deuxième rayonnement comprend d'une part une ou plusieurs raie(s) située(s) dans un domaine de longueur d'onde couvert par le spectre large du premier rayonnement et d'autre part une ou plusieurs raie(s) située(s) hors du spectre large du premier rayonnement.
 
6. Procédé selon l'une des revendications qui précèdent, dans lequel le rayonnement d'excitation présente un spectre fréquentiel centré autour d'une longueur d'onde inférieure ou égale à environ 370 nm.
 
7. Procédé selon l'une des revendications qui précèdent, dans lequel le spectre large s'étend dans une gamme de longueurs d'ondes comprises dans le spectre visible.
 
8. Procédé selon l'une des revendications qui précèdent, dans lequel le spectre large s'étend dans une gamme de longueurs d'ondes comprises entre environ 500 nm et environ 560 nm.
 
9. Procédé selon l'une des revendications qui précèdent, dans lequel le deuxième milieu comprend une pluralité de deuxièmes pigments, chaque deuxième pigment étant apte à générer une ou plusieurs raie(s).
 
10. Procédé selon l'une des revendications qui précèdent, dans lequel le signe de sécurité comprend en outre un colorant.
 
11. Procédé selon la revendication 10, dans lequel le colorant est apte à filtrer des longueurs d'ondes d'un spectre visible.
 
12. Procédé selon l'une des revendications 10 ou 11, dans lequel le colorant constitue un filtre passe-bande pour des longueurs d'ondes des rayonnements luminescents émis par le signe de sécurité.
 
13. Procédé selon la revendication 12, dans lequel au moins une raie présente une longueur d'onde comprise dans une bande passante du filtre passe-bande.
 
14. Document sécurisé, tel qu'un billet de banque, le document comprenant un signe de sécurité associé, le signe de sécurité comprenant un premier milieu apte à générer un premier rayonnement luminescent en réponse à un rayonnement d'excitation et un deuxième milieu, distinct du premier milieu, apte à générer un deuxième rayonnement luminescent en réponse au rayonnement d'excitation, le premier rayonnement luminescent présentant un spectre fréquentiel large et le deuxième rayonnement luminescent présentant un spectre constitué d'une ou de plusieurs raie(s).
 
15. Procédé d'authentification d'un document sécurisé conforme à la revendication 14, comprenant une étape consistant à illuminer le document avec un rayonnement d'excitation,
le procédé comprenant en outre, selon un premier mode d'authentification simplifié, des étapes consistant à :

- détecter un premier spectre fréquentiel large d'un premier rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité en réponse au rayonnement d'excitation,
et/ou selon un deuxième mode d'authentification avancé, des étapes consistant à :

- détecter un deuxième spectre d'un deuxième rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité, en réponse au rayonnement d'excitation,

- comparer le deuxième spectre détecté avec un deuxième spectre de référence constitué d'une ou de plusieurs raie(s),
le procédé comprenant en outre une étape consistant à déduire des étapes qui précédent si le document sécurisé est authentique.


 
16. Procédé selon la revendication 15, dans lequel selon le premier mode d'authentification simplifié, l'étape de détection du premier spectre est réalisée à l'oeil nu par un observateur.
 
17. Procédé selon la revendication 15, dans lequel selon le premier mode d'authentification simplifié, l'étape de détection du premier spectre est réalisée par une machine.
 
18. Procédé selon la revendication 17, dans lequel la machine comprend des moyens aptes à caractériser une colorimétrie du premier rayonnement lumineux émis par le signe de sécurité.
 
19. Procédé selon l'une des revendications 15 à 18, dans lequel selon le deuxième mode d'authentification avancé, les étapes de détection et de comparaison du deuxième spectre sont réalisées par une machine.
 
20. Machine d'authentification d'un document sécurisé conforme à la revendication 14, comprenant des moyens pour illuminer le document avec un rayonnement d'excitation, des moyens d'authentification en mode simplifié comprenant :

- des moyens pour détecter un premier spectre fréquentiel large d'un premier rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité en réponse au rayonnement d'excitation,
et/ou des moyens d'authentification en mode avancé comprenant :

- des moyens pour détecter un spectre d'un deuxième rayonnement luminescent émis par le signe de sécurité, en réponse au rayonnement d'excitation,

- des moyens pour comparer le deuxième spectre détecté avec un deuxième spectre de référence constitué d'une ou de plusieurs raie(s),
la machine comprenant en outre des moyens pour en déduire si le document sécurisé est authentique.


 
21. Machine selon la revendication 20, dans laquelle les moyens pour détecter le deuxième spectre comprennent une pluralité de capteurs, chaque capteur étant apte à détecter individuellement une raie du deuxième spectre.
 
22. Machine selon l'une des revendications 20 ou 21, dans laquelle les moyens pour détecter le deuxième spectre comprennent une pluralité de capteurs, chaque capteur étant apte à détecter une raie du deuxième spectre autour d'une longueur d'onde individuellement associée au capteur, l'ensemble des raies détectées couvrant au moins une partie d'un spectre visible.
 
23. Machine selon la revendication 22, dans laquelle chaque capteur est apte à détecter une raie présentant une largeur de l'ordre de 20 nm.
 
24. Machine selon l'une des revendications 20 à 23, dans laquelle les moyens pour illuminer le document sont aptes à émettre un rayonnement d'excitation centré autour d'une longueur d'onde inférieure ou égale à une valeur de l'ordre de 370 nm.
 




Dessins







Rapport de recherche










Références citées

RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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