[0001] L'invention se rapporte au domaine des planches de glisse destinées à la pratique
du surf sur neige.
[0002] Une planche présente traditionnellement une longueur mesurée selon une direction
longitudinale entre une première extrémité et une deuxième extrémité, une largeur
mesurée selon une direction transversale entre un premier bord et un deuxième bord,
et une hauteur mesurée entre un dessous et un dessus. La planche comprend aussi une
première et une deuxième zones d'accueil d'un pied, d'une chaussure, et d'un dispositif
de retenue du pied ou de la chaussure.
[0003] Pour la conduire, un utilisateur sollicite la planche. C'est notamment le cas en
surf sur neige, ou snowboard.
[0004] Dans cette discipline l'utilisateur a les deux pieds retenus sur la planche, respectivement
dans la première et dans la deuxième zone d'accueil. Les pieds sont orientés chacun
dans une direction sensiblement transversale de la planche. Cela facilite les prises
d'appui latérales, avec les talons ou les pointes des pieds.
[0005] En général l'utilisateur privilégie un sens de glissement longitudinal de la planche,
qui est celui pour lequel il se sent le plus à l'aise. Ainsi on considère de manière
arbitraire un pied comme étant arrière, l'autre comme étant avant par rapport au sens
de glissement longitudinal privilégié. Par analogie on considère qu'une extrémité
de la planche est arrière et l'autre avant, et qu'une zone d'accueil est arrière et
l'autre avant. Bien entendu, ces zones sont respectivement l'une ou l'autre des première
et deuxième zones d'accueil.
[0006] L'utilisateur peut effectuer des figures comprenant des sauts. L'une d'entre-elles
est appelée "ollie". Il s'agit de faire décoller la planche en prenant appui sur l'une
de ses extrémités. Généralement l'appui est pris sur l'extrémité arrière, pour sauter
en glissant dans le sens longitudinal privilégié.
[0007] Pour effectuer un ollie, l'utilisateur cintre la planche et décale le centre de gravité
de son corps vers l'extrémité arrière.
[0008] Le cintrage est obtenu par faction des jambes, de façon que le centre de courbure
soit situé du côté du dessus. Le cintrage doit être compris comme étant une déformation
élastique réversible de la planche, selon un axe transversal de la planche. Cette
déformation élastique correspond à une accumulation d'énergie par la planche. Le cintrage,
combiné au décalage du centre de gravité, permet dans un premier temps un soulèvement
de l'extrémité avant et un appui au sol sur l'extrémité arrière. Lors de l'appui,
de l'énergie est accumulée par déformation en flexion de l'extrémité arrière. Cette
déformation complète le cintrage. Ensuite l'utilisateur ramène son centre de gravité
vers l'extrémité avant, et laisse la planche retrouver sa forme initiale par libération
de l'énergie accumulée. En conséquence l'extrémité arrière se soulève à son tour.
Lorsque les deux extrémités sont soulevées, c'est-à-dire éloignées du sol, la planche
est totalement au-dessus du sol.
[0009] Afin de faciliter ce type de saut, ou ollie, il est connu de réduire la hauteur de
la planche entre les zones d'accueil. La réduction de hauteur réduit localement la
section transversale de la planche, et crée de ce fait une zone de flexion de la planche.
La réduction de hauteur facilite la flexion de la planche, et donc son cintrage. En
effet là où la hauteur est réduite la résistance en flexion, selon un axe transversal,
est moindre. Ainsi la planche fléchit plus facilement.
[0010] De manière traditionnelle il est connu de positionner la section transversale la
plus petite sensiblement à mi-chemin entre les zones d'accueil. Cependant cette configuration
rend le ollie difficile à effectuer. En effet, la zone qui facilite la flexion de
la planche est relativement éloignée du pied. Ainsi l'effort à fournir pour obtenir
la flexion est important. La réalisation du saut est fatigante.
[0011] Pour faciliter la pratique des sauts, il a été proposé de rapprocher la zone qui
facilite la flexion vers une zone d'accueil. Plus précisément, pour tenir compte du
sens de glisse préféré par l'utilisateur, la zone dont la hauteur est réduite a été
placée à proximité de la zone de retenue du pied arrière. Ainsi l'utilisateur dispose
d'un bras de levier plus important pour provoquer le cintrage avec le pied avant.
Bien entendu, le bras de levier est la distance comprise entre la zone qui facilite
la flexion de la planche et la zone de retenue du pied avant. En conséquence l'utilisateur
a plus de facilités pour effectuer un saut en glissant dans le sens privilégié.
[0012] Le corollaire est qu'il a moins de facilités pour effectuer un saut dans le cas où
il glisse dans le sens inverse au sens privilégié. En d'autres termes la planche facilite
les sauts pour un seul sens d'évolution, c'est-à-dire un seul sens de glissement.
[0013] L'un des buts de l'invention est de faciliter l'exécution de sauts, notamment les
ollies, dans les deux sens de déplacement longitudinal. C'est-à-dire le sens privilégié,
et le sens inverse.
[0014] Un autre but de l'invention est d'avoir une planche plus polyvalente.
[0015] Le document
EP-A-1 440 712 décrit une planche de glisse selon le préambule de la revendication 1.
[0016] Pour cela l'invention propose une planche de glisse ou de roulage qui présente une
longueur mesurée selon une direction longitudinale entre une première extrémité et
une deuxième extrémité, une largeur mesurée selon une direction transversale entre
un premier bord et un deuxième bord, et une hauteur mesurée entre un dessous et un
dessus, la planche comprenant une première zone d'accueil d'un pied ou d'une chaussure
et une deuxième zone d'accueil d'un pied ou d'une chaussure.
[0017] La planche selon l'invention est définie par la revendication 1.
[0018] La première zone de flexion est proche de la première zone d'accueil, tandis que
la deuxième zone de flexion est proche de la deuxième zone d'accueil.
[0019] Cette disposition crée deux bras de levier pour cintrer la planche avec les jambes.
L'un des bras s'étend depuis la première zone de flexion jusqu'à la deuxième zone
de retenue, et l'autre s'étend depuis la deuxième zone de flexion jusqu'à la première
zone de retenue. Il s'ensuit que l'utilisateur peut facilement cintrer la planche,
et il peut facilement soulever l'une ou l'autre des extrémités, quel que soit son
sens longitudinal de déplacement.
[0020] En conséquence l'utilisateur peut faire emmagasiner à sa planche beaucoup d'énergie
par cintrage, quel que soit le sens longitudinal d'évolution.
[0021] Un avantage qui en découle est qu'il peut effectuer des sauts, tels que des ollies,
avec la même facilité dans les deux sens d'évolution. La planche selon l'invention
est donc plus polyvalente qu'une planche selon l'art antérieur.
[0022] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, par une forme
de réalisation non limitative, comment l'invention peut être réalisée, et dans lequel
:
- la figure 1 est une vue en perspective d'une planche selon la forme de réalisation
de l'invention,
- la figure 2 est une coupe selon II-II de la figure 1,
- la figure 3 est une coupe similaire à la figure 2, pour une alternative de construction
qui fait partie de la forme de réalisation,
- la figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 1,
- la figure 5 est une vue de côté de la planche de la figure 1.
[0023] Bien que la forme de réalisation concerne une planche de snowboard, il doit être
compris qu'elle a trait également à d'autres planches adaptées à la pratique de sports
comme évoqués avant.
[0024] La forme de réalisation est présentée à l'aide des figures 1 à 5.
[0025] De manière connue comme on le voit notamment sur la figure 1, une planche de snowboard
1 présente une longueur mesurée selon une direction longitudinale entre une première
extrémité 2 et une deuxième extrémité 3. La direction longitudinale est repérée à
l'aide de l'axe longitudinal central Lo. Les première 2 et deuxième 3 extrémités sont
chacune arrondie, mais elles pourraient alternativement présenter une forme différente
comme celle d'une pointe, ou d'une nageoire. La planche 1 présente également une largeur
mesurée selon une direction transversale entre un premier bord latéral 4 et un deuxième
bord latéral 5, ainsi qu'une hauteur mesurée entre un dessous ou face de glisse 6
et un dessus ou face d'accueil 7. La direction transversale est repérée à l'aide de
l'axe transversal médian Wo. Le pourtour de la planche comprend les extrémités et
les bords. Pour chaque bord, la ligne de cotes selon la forme de réalisation représentée
est concave par rapport à la direction longitudinale Lo.
[0026] Bien entendu, la direction transversale est perpendiculaire à la direction longitudinale,
et est parallèle à la face de glisse 6.
[0027] La planche 1 présente également, de la première extrémité 2 à la deuxième extrémité
3, une première zone d'extrémité 8, une première ligne de contact W1, une zone centrale
9, une deuxième ligne de contact W2, et une deuxième zone d'extrémité 10. La zone
centrale 9 comprend elle-même successivement, entre les lignes de contact W1, W2,
une première zone intermédiaire 15, une première zone de retenue 16, une deuxième
zone intermédiaire 17 disposée au niveau de l'axe médian Wo, une deuxième zone de
retenue 18, et une troisième zone intermédiaire 19.
[0028] Chaque zone de retenue 16, 18 est prévue pour recevoir un dispositif de retenue d'un
pied d'un utilisateur. Les dispositifs, non représentés, peuvent être solidarisés
à la planche 1 par un moyen tel que des vis. Chaque zone de retenue 16, 18 est munie
à cet effet d'orifices filetés 20.
[0029] Chacune des lignes de contact W1, W2 est une ligne, sensiblement transversale de
la planche 1, au niveau de laquelle la face de glisse 6 touche une surface plane quand
la planche 1 repose sur la surface sans influence extérieure.
[0030] L'aspect général de la planche 1 est celui d'une plaque allongée. Selon la forme
de réalisation représentée, le dessous 6 est légèrement concave entre les lignes de
contact W1, W2. II 6 présente un creux ou arrondi intérieur qui s'étend le long de
la zone centrale 9, sensiblement de la première 15 à la troisième 19 zone intermédiaire.
Dans la forme de réalisation représentée, l'arrondi présente une géométrie régulière.
Le dessus 7 quant à lui présente deux légères proéminences représentées par des épaisseurs
plus grandes dans les zones de retenue 16, 18. Aussi, la planche est légèrement réduite
en largeur entre les bords 4, 5 au niveau de la deuxième zone intermédiaire 17.
[0031] La hauteur de la planche 1 est visualisée en coupe sur la figure 2.
[0032] De la face de glisse 6 à la face d'accueil 7, la planche présente une semelle 21,
un premier renfort 22, un noyau 23, un deuxième renfort 24, et une couche de protection
25.
[0033] Selon le type de planche le nombre de renforts peut être modifié et être inférieur
ou supérieur à deux. La planche peut ne comprendre aucun renfort ou aucune couche
de protection.
[0034] La semelle 21 est fabriquée par exemple avec une matière plastique contenant du polyéthylène.
La couche de protection 25 est fabriquée par exemple avec une matière plastique contenant
un acétyl-butadienne-styrène.
[0035] Selon la forme de réalisation, chacun des renforts 22, 24 est réalisé à partir de
fibres imprégnées d'une résine. Les fibres peuvent être faites avec tout matériau,
ou avec tout mélange de matériaux, tels que du verre, du carbone, de l'aramide, du
métal, ou autre. Le noyau 23 comprend un corps principal 26 qui lui confère son aspect
général. Le corps principal 26 comprend par exemple du bois, une mousse d'une matière
synthétique, ou tout autre matériau.
[0036] Les renforts 22, 24 et le noyau 23 forment un panneau sandwich qui s'étend selon
au moins 50% de la surface de la planche, et de préférence sensiblement selon la totalité
de la surface.
[0037] La planche 1 comprend encore un premier longeron latéral 30 situé au niveau du premier
bord latéral 4, ainsi qu'un deuxième longeron latéral 31 situé au niveau du deuxième
bord latéral 5. Cela confère à la planche une structure de type caisson. Un longeron
30, 31 comprend par exemple une matière synthétique, telle qu'un acétyl-butadienne-styrène.
[0038] Alternativement, comme on le voit sur la figure 3, il peut être prévu une construction
qui fait partie de la forme de réalisation de l'invention. Cette alternative exclut
les longerons. Les premier 22 et deuxième 24 renforts se joignent directement. Cela
confère à la planche une structure de type coque.
[0039] Bien entendu, toute autre structure peut être prévue. Par exemple une portion de
la planche peut être de type caisson, alors qu'une autre est de type coque.
[0040] II est également prévu une carre périphérique 32 qui borde la semelle 21. La carre
32 est continue mais elle pourrait aussi être segmentée, ou ne pas s'étendre sur toute
la périphérie. Par exemple elle pourrait comprendre une portion située le long du
premier bord 4 et une portion située le long du deuxième bord 5. La carre 32 comprend
de préférence un métal, ou un alliage métallique, tel que l'acier, ou autre.
[0041] Selon l'invention, entre les zones d'accueil ou de retenue 16, 18, la planche 1 comprend
une première zone de flexion 41, située vers la première zone d'accueil 16, ainsi
qu'une deuxième zone de flexion 42, située vers la deuxième zone d'accueil 18. Plus
précisément, la première zone de flexion 41 est située entre la première zone d'accueil
16 et l'axe transversal médian Wo, et la deuxième zone de flexion 42 est située entre
la deuxième zone d'accueil 18 et l'axe transversal médian Wo.
[0042] S'il décale son centre de gravité vers la première extrémité 2 l'utilisateur peut
facilement appuyer avec une jambe dans la première zone de retenue 16, en même temps
qu'il tire avec l'autre jambe au niveau de la deuxième zone de retenue 18. La première
zone de flexion 41 facilite le cintrage de la planche 1 de façon que le centre de
courbure soit tourné vers le dessus 7. Le bras de levier s'étend depuis la première
zone de flexion 41 jusqu'à la deuxième zone de retenue 18.
[0043] A l'inverse s'il décale son centre de gravité vers la deuxième extrémité 3 l'utilisateur
peut facilement appuyer avec une jambe dans la deuxième zone de retenue 18, en même
temps qu'il tire avec l'autre jambe au niveau de la première zone de retenue 16. La
deuxième zone de flexion 42 facilite le cintrage de la planche 1 de façon que le centre
de courbure soit tourné vers le dessus 7. Le bras de levier s'étend depuis la deuxième
zone de flexion 42 jusqu'à la première zone de retenue 16.
[0044] Ainsi quelle que soit l'extrémité de la planche qu'il veut soulever, l'utilisateur
retrouve la même facilité d'action. En conséquence il est aussi facile de sauter dans
chaque sens de glissement longitudinal.
[0045] Selon la forme de réalisation décrite de l'invention, comme on le comprend à l'aide
de l'ensemble des figures 1 à 5, la première 41 et la deuxième 42 zones de flexion
présentent chacune une réduction localisée de la hauteur de la planche. Pour obtenir
la réduction de hauteur, l'épaisseur du noyau 23 est réduite au niveau de chacune
des zones de flexion 41, 42. Par corollaire, la hauteur de la planche est plus grande
dans une zone de jonction 43 que dans les zones de flexion 41, 42, la zone de jonction
reliant l'une à l'autre les zones de flexion 41, 42. On remarque que la deuxième zone
intermédiaire 17 comprend la première zone de flexion 41, la zone de jonction 43,
et la deuxième zone de flexion 42.
[0046] La hauteur de la planche 1 est plus grande dans la première zone de retenue 16 que
dans la première zone de flexion 41, et la hauteur est plus grande dans la deuxième
zone de retenue 18 que dans la deuxième zone de flexion 42.
[0047] Ainsi, vue de profil, la planche 1 présente trois sommets 16, 43, 18 entre les lignes
de contact W1, W2. Ces sommets sont successivement la première zone d'accueil ou de
retenue 16, la zone de jonction 43, et la deuxième zone de retenue 18. Les sillons
41, 42 séparant les sommets sont bien entendu les première 41 et deuxième 42 zones
de flexion. Bien entendu chaque sommet 16, 18 des zones d'accueil est prévu pour recevoir
des dispositifs de retenue d'une chaussure et présente de ce fait une surface adaptée,
par exemple approximativement plane ou aplatie.
[0048] A titre d'exemple non limitatif la hauteur de la planche, au niveau d'une zone de
retenue 16, 18 ou de la zone de jonction 43, est comprise entre 7 et 20 mm. La hauteur
au niveau des zones de flexion 41, 42 est comprise entre 5 et 15 mm.
[0049] Dans une zone de retenue 16, 18, la hauteur de la planche est sensiblement constante
selon la direction transversale Wo. Dans une zone de flexion 41, 42, et dans la zone
de jonction 43, chaque section transversale de la planche présente une hauteur sensiblement
constante. Cela donne à la planche une homogénéité transversale.
[0050] Depuis la première zone de retenue 16 jusqu'à la deuxième 18, la hauteur de la planche
varie de manière continue et progressive. Ainsi longitudinalement le dessus 7 est
concave dans la première zone de flexion 41, convexe dans la zone de jonction 43,
et concave dans la deuxième zone de flexion 42.
[0051] Bien entendu, il pourrait alternativement être prévu des variations de hauteur non
continues et/ou non progressives. Par exemple une zone de flexion pourrait comprendre
une rainure transversale.
[0052] Chaque zone de flexion 41, 42 est orientée selon la direction transversale Wo de
la planche 1. En d'autres termes les points où la hauteur de planche est la plus faible,
c'est-à-dire le fond des sillons 41, 42, sont contenus dans une section transversale.
Ainsi la planche 1 est stable en appui au moment des sauts.
[0053] On peut alternativement prévoir des orientations différentes des sillons 41, 42.
[0054] De manière non limitative, les hauteurs des première 16 et deuxième 18 zones de retenue
sont les mêmes. La hauteur maximale de la zone de jonction est sensiblement égale
à la hauteur des zones de retenue 16, 18.
[0055] On peut bien sûr alternativement prévoir que ces zones 16, 18, 43 présentent des
hauteurs diverses les unes des autres.
[0056] L'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques de mise en
oeuvre connus de l'homme du métier.
[0057] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0058] Il peut être prévu de combler un sillon entre deux sommets, par un élément de garniture
ou d'amortissement.
[0059] Si la planche décrite est sensiblement symétrique selon un axe transversal central,
au moins entre les lignes de contact W1, W2, il peut alternativement être prévu qu'elle
ne le soit pas.
1. Planche de glisse destinée à la pratique du surf sur neige (1) qui présente une longueur
mesurée selon une direction longitudinale (Lo) entre une première extrémité (2) et
une deuxième extrémité (3), une largeur mesurée selon une direction transversale (Wo)
entre un premier bord (4) et un deuxième bord (5), et une hauteur mesurée entre un
dessous (6) et un dessus (7), la planche (1) comprenant une première zone d'accueil
(16) d'un pied ou d'une chaussure et une deuxième zone d'accueil (18) d'un second
pied ou chaussure; chaque zone d'accueil étant prévue pour recevoir un dispositif
de retenue d'un pied d'un utilisateur,
caractérisée par le fait qu'entre les zones d'accueil (16, 18) la planche (1) comprend une première zone de flexion
(41), située vers la première zone d'accueil (16), ainsi qu'une deuxième zone de flexion
(42), située vers la deuxième zone d'accueil (18), la première (41) et la deuxième
(42) zones de flexion présentant chacune une réduction localisée de la hauteur de
la planche et la hauteur de la planche étant plus grande dans une zone de jonction
(43) que dans les zones de flexion (41, 42), la zone de jonction (43) reliant l'une
à l'autre les zones de flexion (41, 42).
2. Planche de glisse (1) selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la première zone de flexion (41) est située entre la première zone d'accueil (16)
et un axe transversal médian (Wo), et par le fait que la deuxième zone de flexion (42) est située entre la deuxième zone d'accueil (18)
et l'axe transversal médian (Wo).
3. Planche de glisse (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que l'épaisseur d'un noyau (23) de la planche est réduite au niveau de chacune des zones
de flexion (41, 42).
4. Planche de glisse (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la hauteur de la planche est plus grande dans la première zone d'accueil (16) que
dans la première zone de flexion (41), et que la hauteur est plus grande dans la deuxième
zone de retenue (18) que dans la deuxième zone de flexion (42).
5. Planche de glisse (1) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'entre deux lignes de contact (W1, W2), la planche présente trois sommets qui sont
successivement la première zone d'accueil (16), la zone de jonction (43), et la deuxième
zone d'accueil (18).
6. Planche de glisse (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que dans une zone de flexion (41, 42), la section transversale de la planche présente
une hauteur sensiblement constante.
7. Planche de glisse (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que depuis la première zone d'accueil (16) jusqu'à la deuxième (18), la hauteur de la
planche varie de manière continue et progressive.
8. Planche de glisse (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que le dessus (7) est concave dans la première zone de flexion (41), convexe dans la
zone de jonction (43), et concave dans la deuxième zone de flexion (42).
9. Planche de glisse (1) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que la planche est sensiblement symétrique selon un axe transversal central (Wo), entre
les lignes de contact (W1, W2).
1. Gliding board (1) adapted for snowboarding, having a length measured along a longitudinal
direction (Lo) between a first end (2) and a second end (3), a width measured along
a transverse direction (Wo) between a first edge (4) and a second edge (5), and a
height measured between a bottom (6) and a top (7), the board (1) including a first
zone (16) for receiving a foot or a boot and a second zone (18) for receiving a second
foot or boot, each receiving zone being provided to receive a device for retaining
a user's foot,
characterized in that between the receiving zones (16, 18), the board (1) comprises a first flexion zone
(41) located toward the first receiving zone (16), as well as a second flexion zone
(42) located toward the second receiving zone (18), the first (41) and second (42)
flexion zones each having a localized reduction in the height of the board, and the
height of the board being greater in a connecting zone (43) than in the flexion zones
(41, 42), the connecting zone (43) connecting the flexion zones (41, 42) together.
2. Gliding board (1) according to claim 1, characterized in that the first flexion zone (41) is located between the first receiving zone (16) and
a median transverse axis (Wo), and in that the second flexion zone (42) is located between the second receiving zone (18) and
the median transverse axis (Wo).
3. Gliding board (1) according to claim 1 or 2, characterized in that the thickness of a core (23) of the board is reduced in the area of each of the flexion
zones (41, 42).
4. Gliding board (1) according to one of claims 1 to 3, wherein the height of the board
is greater in the first receiving zone (16) than in the first flexion zone (41), and
in that the height is greater in the second retaining zone (18) than in the second
flexion zone (42).
5. Gliding board (1) according to one of claims 1 to 4, characterized in that between two contact lines (W1, W2), the board has three peaks which, successively,
are the first receiving zone (16), the connecting zone (43), and the second receiving
zone (18).
6. Gliding board (1) according to one of claims 1 to 5, characterized in that the transverse cross section of the board has a substantially constant height in
a flexion zone (41, 42).
7. Gliding board (1) according to one of claims 1 to 6, characterized in that the height of the board continuously and progressively varies from the first receiving
zone (16) up to the second receiving zone (18).
8. Gliding board (1) according to one of claims 1 to 7, characterized in that the top (7) is concave in the first flexion zone (41), convex in the connecting zone
(43), and concave in the second flexion zone (42).
9. Gliding board (1) according to one of claims 1 to 8, characterized in that the board is substantially symmetrical along a central transverse axis (Wo), between
the contact lines (W1, W2).
1. Gleitbrett bestimmt zum Ausüben des Snowboardens (1), welches eine Länge, gemessen
entlang einer Längsrichtung (L0) zwischen einem ersten Ende (2) und einem zweiten
Ende (3), eine Breite, gemessen entlang einer Querrichtung (WO) zwischen einem ersten
Rand (4) und einem zweiten Rand (5), und eine Höhe gemessen zwischen einer Oberseite
(7) und einer Unterseite (6) aufweist, wobei das Brett (1) einen ersten Aufnahmebereich
(16) eines Fußes oder eines Schuhs und einen zweiten Aufnahmebereich (18) eines zweiten
Fußes oder Schuhs umfasst; wobei jeder Aufnahmebereich vorgesehen ist, um eine Haltevorrichtung
eines Fußes eines Benutzers aufzunehmen, dadurch gekennzeichnet, dass zwischen den Aufnahmebereichen (16, 18) das Brett (1) einen ersten Biegebereich (41)
umfasst, welcher sich bei dem ersten Aufnahmebereich (16) befindet, sowie einen zweiten
Biegebereich (42), welcher sich am zweiten Aufnahmebereich (18) befindet, wobei der
erste (41) und der zweite (42) Biegebereich jeder eine örtliche Verringerung der Höhe
des Bretts aufweisen, und die Höhe des Bretts in einem Verbindungsbereich (43) höher
ist als in den Biegebereichen (41, 42) wobei der Verbindungsbereich (43) die Biegebereiche
(41, 42) miteinander verbindet.
2. Gleitbrett (1) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sich der erste Biegebereich (41) zwischen dem ersten Aufnahmebereich (16) und einer
mittleren Querachse (WO) befindet, und dadurch, dass sich der zweite Biegebereich
(42) zwischen den zweiten Aufnahmebereich (18) und der mittleren Querachse (WO) befindet.
3. Gleitbrett (1) nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Dicke eines Kerns (23) des Bretts auf Höhe von jedem der Biegebereiche (41, 42)
verringert ist.
4. Gleitbrett (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Höhe des Bretts in dem ersten Aufnahmebereich (16) höher ist als in dem ersten
Biegebereich (41) und dass die Höhe in dem zweiten Haltebereich (18) höher ist als
in dem zweiten Biegebereich (42).
5. Gleitbrett (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass das Brett (3) zwischen zwei Kontaktlinien (W1, W2) Spitzen aufweist, welche aufeinanderfolgend
den ersten Aufnahmebereich (16), den Verbindungsbereich (43) und den zweiten Aufnahmebereich
(18) ausmachen.
6. Gleitbrett (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass in den Biegebereichen (41, 42) der Querschnitt des Bretts eine im Wesentlichen gleichförmige
Höhe aufweist.
7. Gleitbrett (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass von dem ersten Aufnahmebereich (16) bis zum zweiten Aufnahmebereich (18) die Höhe
des Bretts sich in kontinuierlicher und fortlaufender Weise verändert.
8. Gleitbrett (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Oberseite (7) in dem ersten Biegebereich (41) konkav, in dem Verbindungsbereich
(43) konvex und in dem zweiten Biegebereich (42) konkav ist.
9. Gleitbrett (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Brett im Wesentlichen symmetrisch entlang einer zentralen Querachse (W0) zwischen
den Kontaktlinien (W1, W2) ist.