[0001] La présente invention concerne un abattant pour toilettes à circulation d'air, inhalant
les odeurs directement au niveau de la cuvette.
[0002] En effet, dans la majorité des pièces sanitaires, le système de ventilation mécanique
contrôlée ou VMC, situé en général en partie haute, voire au plafond de la pièce,
fait remonter de manière très peu judicieuse les odeurs d'usage des cuvettes de toilettes
au nez des occupants.
[0003] De nombreux modèles de toilettes à circulation d'air ont déjà été proposés par le
passé en vue de réduire ou de supprimer les odeurs dégagées. L'extraction de l'air
au niveau de la cuvette s'effectue, soit au moyen de la VMC équipant les locaux, soit
au moyen d'un moteur électrique spécialement affecté à cet usage.
[0004] Toutefois, aucune de ces propositions n'a jusqu'à présent donné entière satisfaction
et il n'existe d'ailleurs à notre connaissance aucune réalisation industrielle. De
plus, dans le cas de la VMC, l'extraction de l'air s'y effectue généralement de manière
permanente, ce qui peut amener des perturbations dans le système général de ventilation
de la pièce, de la maison ou de l'immeuble collectif.
[0005] La présente invention a donc pour but principal de remédier à cette lacune et, pour
ce faire, elle a pour objet un abattant destiné à être monté sur la plupart des cuvettes
de toilettes dont la pièce est équipée d'un système d'extraction d'air, caractérisé
essentiellement en ce qu'il se compose d'une lunette venant s'appliquer de manière
étanche sur la cuvette, tout en ménageant une entrée d'air à l'avant et une sortie
d'air à l'arrière, ladite sortie étant reliée au système d'extraction d'air, et d'un
couvercle qui en position fermée obture l'entrée d'air avant.
[0006] Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, la lunette est constituée
par une galette de forme appropriée à celle de la cuvette, pourvue sur sa face inférieure
de deux patins latéraux reposant de manière étanche sur la cuvette, tandis que le
couvercle est articulé sur la lunette et comporte à l'avant un rebord inférieur venant
masquer l'espace libre ménagé entre les deux patins latéraux de la lunette.
[0007] Ainsi, lors de l'utilisation des toilettes, le relèvement de la lunette déclenche
une circulation d'air au travers de la cuvette entre l'entrée et la sortie, ce qui
permet d'évacuer en permanence les mauvaises odeurs. Après utilisation, et à condition
d'avoir préalablement rabattu le couvercle, la cuvette se trouve pratiquement étanche,
évitant ainsi de rejeter dans la pièce des gaz malodorants lors de l'actionnement
de la chasse, sous l'effet de l'arrivée massive d'une certaine quantité d'eau dans
la cuvette. L'obturation de la prise d'air au niveau de la cuvette évite ainsi de
perturber l'aspiration haute de la VMC de la pièce qui redevient seule efficace.
[0008] De préférence, le couvercle comporte une poignée disposée de manière à empêcher l'actionnement
de la chasse lorsqu'il se trouve en position ouverte.
[0009] On évite ainsi le rejet de gaz malodorants lors de l'actionnement de la chasse. De
plus, la présence d'une poignée rend plus hygiénique le maniement du couvercle.
[0010] De préférence également, le débit assuré par l'entrée d'air avant est inférieur au
débit d'air extrait par la sortie arrière, ce qui permet de maintenir la cuvette en
dépression pendant toute la durée de l'utilisation et encore plus après la fermeture
du couvercle.
[0011] Plusieurs formes d'exécution de l'invention sont décrites ci-après à titre d'exemples,
en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective d'une cuvette de toilettes équipée d'un abattant
conforme à l'invention ;
- la figure 2 est une vue de dessus de la cuvette avec le couvercle de l'abattant enlevé
;
- la figure 3 est une vue de côté avec le couvercle fermé ;
- la figure 4 est une vue de côté avec le couvercle ouvert ; et
- les figures 5 à 8 sont des vues analogues aux figures 1 à 4 d'une variante de réalisation
de l'invention.
[0012] Les toilettes représentées sur les figures 1 à 4 comprennent tout d'abord une cuvette
1 surmontée d'un réservoir de chasse d'eau 2 muni d'un bouton d'actionnement 3 à sa
partie supérieure. Conformément à l'invention, ces toilettes sont équipées d'une lunette
constituée par une galette 4 dont la forme correspond à celle de la cuvette 1 et qui
est pourvue sur sa face inférieure de deux patins latéraux 5 reposant de manière étanche
sur le bord supérieur de la cuvette, tout en ménageant une entrée d'air 6 à l'avant
et une sortie d'air 7 à l'arrière. Cette lunette est fixée de manière classique sur
la cuvette au moyen de deux tiges filetées associées à des écrous 16.
[0013] La sortie d'air 7 est reliée à la ventilation mécanique (VMC) équipant les locaux,
par l'intermédiaire d'une boîte à air 8 disposée entre la lunette 4 et le réservoir
de chasse 2, en continuité avec la sortie d'air 7 afin d'éviter tout siphonnement,
et de gaines telles que 9 et 10. La gaine verticale 10 est située du côté inverse
à celui du robinet d'alimentation du réservoir et elle est reliée au raccord de dérivation
14 posé sur la bouche de ventilation mécanique générale 15. Ce raccord de dérivation
secondaire sera d'un diamètre bien moindre que celui de la ventilation mécanique principale
de la pièce pour éviter toute inversion du système préjudiciable à l'ensemble de la
maison ou de l'immeuble.
[0014] En l'absence de VMC dans les locaux, on pourra prévoir un moteur électrique indépendant
raccordé à une sortie spécialement aménagée à cet effet. De plus, l'entrée d'air 6
est calculée pour assurer un débit d'air inférieur à celui de la sortie d'air 7 située
à l'arrière, afin de créer une dépression dans la cuvette 1.
[0015] La forme arrière particulière et droite de la lunette sert également à réduire son
ouverture à l'arrière et limiter ainsi les entrées d'air trop proches de la sortie
7, favorisant le siphonnement.
[0016] L'abattant selon l'invention est complété par un couvercle 11 articulé sur la lunette
4 et comportant à l'avant un rebord inférieur 12 qui vient obturer l'entrée d'air
6 lorsqu'il est rabattu sur la lunette, comme représenté sur la figure 3. De préférence,
ce couvercle 11 est muni sur sa face supérieure d'une poignée 13 qui lorsque le couvercle
est ouvert, comme représenté sur la figure 4, empêche d'avoir accès au bouton 3 d'actionnement
de la chasse.
[0017] Ainsi, lors de l'utilisation des toilettes, une circulation d'air s'établit naturellement
entre l'entrée 6 et la sortie 7 sous l'effet de la dépression provoquée par la VMC.
Les mauvaises odeurs sont donc automatiquement et en permanence évacuées vers l'extérieur
au niveau de la cuvette par la VMC, sans avoir à traverser la pièce pour être récupérées
en hauteur, comme c'est le cas jusqu'à maintenant.
[0018] Après utilisation, il convient tout d'abord de rabattre le couvercle 11 sur la lunette
4, afin d'avoir accès au bouton 3 d'actionnement de la chasse. Ce faisant, l'entrée
d'air 6 se trouve obturée par le rebord 12 du couvercle 11, rendant ainsi les toilettes
pratiquement étanches. Grâce à cette disposition, lors de l'actionnement de la chasse,
on évite de rejeter dans les locaux des gaz malodorants poussés hors de la cuvette
par l'arrivée brutale d'une importante masse d'eau.
[0019] Une fois le couvercle rabattu, l'entrée d'air 6 se trouve obturée par le rebord 12
du couvercle, rendant ainsi les toilettes quasi-étanches.
[0020] Il convient par ailleurs de noter qu'en dehors des périodes d'utilisation des toilettes,
et à condition que le couvercle 11 soit bien fermé, la cuvette 1 n'aspire que très
légèrement par manque d'entrée d'air, ce qui permet de rendre toute son efficacité
à la prise d'air haute de VMC de la pièce et d'éviter toute perturbation du système
de la maison ou de l'immeuble collectif.
[0021] La variante de réalisation représentée sur les figures 5 à 8 illustre l'application
de l'invention à un système de toilettes à réservoir intégré, c'est-à-dire dans lequel
le réservoir de chasse d'eau 2 est encastré dans le mur de façon à être invisible.
Seul le bouton d'actionnement 3 de la chasse est apparent à travers une ouverture
pratiquée à cet effet dans le mur. Dans ce cas, la poignée 13 est située dans le prolongement
du couvercle et sert également à empêcher d'avoir accès au bouton d'actionnement 3,
tout en participant à l'amélioration générale de l'hygiène.
[0022] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté
et décrit, et on peut lui apporter de nombreuses modifications sans, pour autant,
sortir du cadre de la présente invention.
[0023] L'invention pourra en particulier être adaptée sans difficulté à la plupart des toilettes
existantes. On pourra même réutiliser des lunettes existantes en rajoutant simplement
deux patins latéraux 5 sous la forme de baguettes adhésives et en y accolant une prise
d'air à l'arrière, reliée à la VMC existante ou à une ventilation mécanique à créer.
Bien entendu, il conviendra également de modifier le couvercle en conséquence en lui
rajoutant un rebord 12 et une poignée 13.
[0024] On peut également concevoir des toilettes spécialement adaptées à l'invention. Dans
ce dernier cas, la prise d'air pourra avantageusement être intégrée à la porcelaine
de la cuvette qu'elle traversera pour venir derrière le réservoir, ou à côté s'il
est intégré, se raccorder à la gaine verticale arrière 10, elle-même cachée dans le
doublage de la pièce, pour rendre l'ensemble du système totalement invisible.
1. Abattant destiné à être monté sur une cuvette de toilettes (1) équipée d'un système
d'extraction d'air, caractérisé en ce qu'il se compose d'une lunette (4) venant s'appliquer de manière étanche sur la cuvette
(1), tout en ménageant une entrée d'air (6) à l'avant et une sortie d'air (7) à l'arrière,
ladite sortie (7) étant reliée au système d'extraction d'air (8, 9, 10, 14, 15), et
d'un couvercle (11) qui en position fermée obture l'entrée d'air avant (6).
2. Abattant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lunette est constituée par une galette (4) de forme appropriée à celle de la cuvette
(1), pourvue sur sa face inférieure de deux patins latéraux (5) reposant de manière
étanche sur la cuvette (1), tandis que le couvercle (11) est articulé sur la lunette
(4) et comporte à l'avant un rebord inférieur (12) venant masquer l'espace libre (6)
ménagé entre les deux patins latéraux (5) de la lunette (4).
3. Abattant selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le couvercle (11) comporte une poignée (13) disposée de manière à empêcher l'actionnement
de la chasse lorsqu'il se trouve en position ouverte.
4. Abattant selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le débit assuré par l'entrée d'air avant (6) est inférieur au débit d'air extrait
par la sortie arrière (7).
Revendications modifiées conformément à la règle 86(2) CBE.
1. Abattant destiné à être monté sur une cuvette de toilettes (1) équipée d'un système
d'extraction d'air, se composant d'une lunette (4) venant s'appliquer de manière étanche
sur la cuvette (1), tout en ménageant une entrée d'air (6) à l'avant et une sortie
d'air (7) à l'arrière, ladite sortie (7) étant reliée au système d'extraction d'air
(8, 9, 10, 14, 15), et d'un couvercle (11), caractérisé en ce que le couvercle en position fermée obture l'entrée d'air avant (6).
2. Abattant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lunette est constituée par une galette (4) de forme appropriée à celle de la cuvette
(1), pourvue sur sa face inférieure de deux patins latéraux (5) reposant de manière
étanche sur la cuvette (1), tandis que le couvercle (11) est articulé sur la lunette
(4) et comporte à l'avant un rebord inférieur (12) venant masquer l'espace libre (6)
ménagé entre les deux patins latéraux (5) de la lunette (4).
3. Abattant selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le couvercle (11) comporte une poignée (13) disposée de manière à empêcher l'actionnement
de la chasse lorsqu'il se trouve en position ouverte.
4. Abattant selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le débit assuré par l'entrée d'air avant (6) est inférieur au débit d'air extrait
par la sortie arrière (7).