[0001] L'invention concerne le conditionnement des produits de type fromager dans des emballages
fermés.
[0002] Elle concerne plus particulièrement les fromages à pâte molle et à croûte naturelle,
fleurie ou non, tels que camembert, brie, coulommiers, chaource, palet de chèvre,
etc.
[0003] Traditionnellement, ces produits sont présentés sous forme de fromages entiers entièrement
enveloppés dans un "habillage fromager" ou "complexe d'emballage", c'est-à-dire dans
une feuille souple en contact avec le fromage, le tout étant ensuite placé dans une
boîte en carton ou en bois telle qu'une boîte à camembert, donnant à l'ensemble une
présentation traditionnelle, d'apparence artisanale.
[0004] Cet emballage classique, qui a peu évolué depuis sa création, est cependant source
de freins à la consommation.
[0005] Les consommateurs formulent en effet plusieurs reproches à l'égard de ce type de
conditionnement, notamment :
- la difficulté à conserver les caractéristiques organoleptiques que le fromage avait
au moment de l'achat,
- la difficulté pour choisir des produits à un stade d'affinage précis (le fromage est
emballé donc n'est pas visible),
- des odeurs parfois gênantes,
- et une praticité à améliorer, compte tenu du double emballage (habillage souple plus
boîte), des difficultés à refermer le tout et des risques de souillure une fois le
fromage entamé.
Il a été proposé de supprimer la feuille d'habillage enveloppant le fromage, et de
placer celui-ci nu dans un récipient fermé creux de type ramequin ou barquette, fermé
en partie supérieure par une membrane "respirante", c'est-à-dire formée d'un film
à perméabilité contrôlée apte à réguler les échanges gazeux, notamment en oxygène
et en gaz carbonique, entre le volume interne de l'emballage et l'atmosphère extérieure
ambiante.
De tels conditionnements sont par exemple décrits dans les documents
EP-A-1 277 445 (BSA),
EP-A-1 184 298 (Fromageries Bel) ou encore
FR-A-2 866 638 (L'Étoile du Vercors).
[0006] L'avantage de ces conditionnements mettant en oeuvre une membrane respirante est
de contrôler l'atmosphère interne de l'emballage et ainsi permettre le développement
aérobie des microorganismes : le fromage peut alors être conditionné plus tôt au cours
de son processus de maturation, permettant une poursuite ultérieure de l'affinage,
pendant le stockage.
[0007] La régulation des échanges gazeux permet également de ralentir la dégradation de
surface, notamment pour les fromages à croûte fleurie qui peuvent ainsi conserver
un bon aspect visuel pendant une longue durée de conservation sans altération notable,
donnant ainsi au consommateur une image très positive du produit.
[0008] L'utilisation d'un emballage clos permet également de limiter la diffusion d'odeurs
parfois gênantes avec les fromages (camembert, brie, ...) qui "respirent" tout au
long de leur durée de conservation, en dégageant des molécules volatiles, entre autres
de l'ammoniac et des molécules soufrées.
[0009] La barquette est cependant un type d'emballage assez ordinaire, peu employé pour
des produits de haut de gamme, à moins de la présenter sous forme d'un ramequin en
grès, coûteux.
[0010] Dans une variante, il a été proposé de remplacer la barquette par un socle supportant
le produit, fermé par une cloche de protection qui vient recouvrir le tout pour assurer,
avant l'achat et entre deux utilisations, la protection du fromage posé sur le socle.
[0011] Le
EP-A-1 184 298 (Fromageries Bel) précité décrit un tel type de conditionnement, où la cloche est
réalisée dans un matériau imperméable aux gaz et fermée en partie inférieure par une
membrane respirante définissant un volume clos. Le produit, qui est un fromage à pâte
molle et à croûte fleurie, est disposé à l'intérieur de ce volume et le tout est posé
sur le plateau ; la membrane respirante est donc disposée en partie inférieure, en
contact avec la surface du fromage et interposée entre celui-ci et le socle. A la
première utilisation, la membrane est arrachée, puis le fromage est disposé sur la
surface du plateau pour être consommé.
[0012] Le
FR-A-2 804 413 (Société anonyme des caves et des producteurs réunis de Roquefort) décrit un autre
type de conditionnement, où le fromage est, au contraire du cas précédent, placé directement
sur un plateau support coopérant avec une coque de protection amovible. Le conditionnement
ne comprend pas de membrane à perméabilité contrôlée, mais il incorpore un élément
formant buvard destiné à absorber l'exsudat produit par le fromage en cours de stockage.
Ce conditionnement, qui cherche à limiter au maximum le volume d'air autour du fromage
pendant son stockage et après sa première utilisation, convient mieux à des fromages
du type roquefort qu'à des fromages à croûte naturelle, notamment des fromages à croûte
fleurie, qui présentent une activité biologique et respiratoire beaucoup plus importante
et dont les propriétés gustatives et d'aspect sont susceptibles d'évoluer rapidement,
et de façon négative, si certaines conditions de respect du métabolisme ne sont pas
vérifiées.
[0013] Le
EP-A-0 299 845 (Bongrain) décrit un autre exemple de conditionnement où un fromage à croûte fleurie est présenté
sur un socle fermé par un couvercle. Le couvercle comprend une fenêtre latérale fermée
par une membrane à perméabilité contrôlée permettant au fromage de poursuivre son
affinage même une fois conditionnement refermé. Le fromage n'y est pas placé directement
sur le socle, mais avec interposition d'une plaque d'interface destinée, d'une part,
à assurer une ventilation de la sous-face du fromage pour permettre un développement
normal de la flore à cet endroit, comme sur les autres faces et, d'autre part, à absorber
une partie importante de l'humidité perdue par le fromage en début de stockage après
fermeture de la boîte (c'est-à-dire lorsque le fromage n'est pas encore affiné), pour
la restituer ensuite dans le volume intérieur du conditionnement.
[0014] Malgré la très grande diversité de ces propositions, il existe toujours un certain
nombre de problèmes non résolus, qui ont jusqu'à présent limité le développement de
ce type de conditionnement des fromages, et restreint son application à certaines
spécialités seulement.
[0015] Le
premier problème résulte de la condensation à l'intérieur de la cloche, surtout pour les produits
les plus humides. En effet, les variations de température dans les linéaires sont
permanentes ; les rayons réfrigérés ouverts entraînent une génération de froid discontinu,
ce qui provoque des phénomènes de condensation à l'intérieur des emballages. Cette
condensation, qui apparaît difficile à éliminer, crée un risque d'humidification du
produit par ruissellement, susceptible d'entraîner des défauts d'aspect du produit.
[0016] Le
deuxième problème est lié aux variations dimensionnelles du produit qui évolue en cours de stockage,
variations qui peuvent être importantes notamment pour les produits les plus souples
(camembert, ...). En effet, la texture molle du fromage génère un affaissement et
une augmentation de diamètre : le produit vient alors progressivement au contact de
la cloche sur le côté, et l'on observe alors à cet endroit un phénomène d'adhésion
suffisamment important pour supprimer tous les bénéfices de praticité de l'emballage,
le fromage restant collé et bloqué à l'intérieur de la cloche. Le remède ne consiste
pas à prévoir une cloche suffisamment large, car alors le fromage aura tendance à
occuper l'espace disponible, en se déformant de manière peu attrayante en prenant
une forme très éloignée, par exemple, de celle d'un camembert emballé dans sa boîte.
[0017] Le
troisième problème tient au fait que, notamment pour les fromages à croûte fleurie, lors de l'affinage
et du stockage la fleur (association de
Penicillium et de
Geotrichum) se développe et peut dans certains cas présenter un aspect "cotonneux" inhabituel
pour un consommateur. Même si ce phénomène est neutre sur le plan gustatif, il est
généralement considéré comme un défaut par le consommateur, qui se détournera de ce
produit.
[0018] Les trois problèmes que l'on vient d'exposer se posent tout particulièrement dans
le cas des fromages à pâte molle et croûte naturelle, avec plus ou moins d'acuité
relative selon le type de pâte (humidité, souplesse, ...) et de fleur
(Penicillium et
Geotrichum en particulier).
[0019] L'état de la technique ne comporte pas d'indication permettant de résoudre ces problèmes,
et c'est l'une des raisons pour lesquelles, jusqu'à présent, les conditionnements
de type socle et cloche appliqués à des fromages à pâte molle n'ont pas connu de véritable
succès commercial auprès des consommateurs, ces derniers étant habitués au degré de
qualité élevé obtenu, malgré leur moindre commodité d'usage, avec les emballages traditionnels
du type boîte à camembert et habillage fromager isolant.
[0020] Pour résoudre les problèmes que l'on vient d'exposer, l'invention propose de conditionner
le fromage sous la forme d'un article alimentaire du type général connu, divulgué
par exemple par le
EP-A-0 299 845 précité, c'est-à-dire comprenant une masse d'un produit de type fromager et un emballage
fermé logeant ce produit, comprenant un socle rigide supportant le produit et une
cloche externe formant avec le socle un volume fermé contenant le produit, cloche
et socle comprennent des moyens de fermeture coopérants. La cloche comporte une ouverture
close par des moyens, notamment une membrane à perméabilité contrôlée, aptes à réguler
la teneur en oxygène et en gaz carbonique du volume gazeux intérieur de l'emballage
par échange gazeux entre ce volume interne et l'atmosphère extérieure ambiante.
[0021] De façon caractéristique de l'invention, l'emballage comprend en outre une coiffe
en matériau souple et perméable aux gaz et à la vapeur d'eau, cette coiffe recouvrant
au moins partiellement la surface libre du produit dans l'intervalle compris entre
cette dernière et la surface intérieure de la cloche.
[0022] La coiffe en matériau souple assure ainsi trois fonctions, permettant de résoudre
simultanément les trois problèmes précités, à savoir :
- isoler le produit de la condensation quand il n'est pas possible de la supprimer,
- permettre de conditionner de manière ajustée le produit dans son emballage, avec peu
ou pas d'espace entre le produit et la cloche, notamment sur les côtés, en évitant
que le produit légèrement affaissé ne vienne coller à la cloche,
- dans le cas d'un fromage à croûte fleurie, plaquer la fleur du fromage lors de la
mise en boîte, pour éviter un aspect cotonneux déplaisant pour le consommateur.
[0023] Le produit de type fromager est avantageusement un fromage à croûte naturelle fleurie,
morgée ou mixte avec présence de levures, moisissures, cultures de micro-organismes
ou bactéries communément présents en fromagerie, ce fromage étant un fromage du groupe
comprenant : les pâtes ferme, semi-dure, pressée ou non, cuite ou non avec croûte
naturelle ; les pâtes persillées à croûte fleurie, morgée, ou non ; et les pâtes molles
à croûte naturelle fleurie et/ou morgée.
[0024] La coiffe recouvre de préférence toute l'étendue de la face supérieure du produit,
et/ou la surface latérale périphérique du produit sur la hauteur de celui-ci située
en vis-à-vis de la cloche. Elle peut comporter une languette de préhension apte à
faciliter son enlèvement et son retrait au moment de la première ouverture.
[0025] Les dimensions transversales de la cloche sont avantageusement choisies, en fonction
des dimensions correspondantes du produit et de la déformabilité de ce dernier, de
manière à ne laisser subsister que peu ou pas d'espace libre entre produit et cloche
dans la région périphérique latérale de l'emballage.
[0026] Dans une forme de réalisation préférée, la paroi supérieure de la cloche est essentiellement
formée par la membrane à perméabilité contrôlée. L'ouverture de la cloche est notamment
une ouverture centrale s'étendant sur la majeure partie de la face supérieure de la
cloche avec un rebord périphérique formant plage de scellage pour la membrane à perméabilité
contrôlée, et/ou une traverse diamétrale apte à limiter la déformation de la membrane
à l'encontre d'une sollicitation extérieure.
[0027] Dans le cas d'un produit fromager du type à pâte molle et croûte fleurie, la configuration
intérieure de la face supérieure de la cloche est de préférence choisie de manière
à plaquer la coiffe contre la face supérieure du produit fromager lorsque la cloche
est mise en place sur le socle.
[0028] Avantageusement, l'emballage comprend en outre un manchon extérieur, notamment un
manchon thermorétractable, disposé à cheval sur la cloche et sur le socle et enserrant
ensemble ces deux éléments, ce manchon étant en un matériau déchirable empêchant toute
ouverture de l'emballage sans endommagement du manchon.
[0029] Enfin, le socle peut éventuellement comprendre des nervures saillantes vers l'intérieur,
formées sur la région en contact avec la sous-face du produit.
[0030] On va maintenant décrire un exemple de réalisation de l'emballage selon l'invention,
en référence aux dessins annexés sur lesquels les mêmes références numériques désignent
sur les figures des éléments identiques.
La figure 1 est une vue en coupe du fromage conditionné dans son emballage, montrant
les différents éléments constitutifs de ce dernier.
La figure 2 est une vue en perspective de la cloche externe de fermeture, considérée
isolément.
[0031] Sur la figure 1, la référence 10 désigne l'article tel qu'il se présente avant la
première utilisation par le consommateur, avec un fromage 12 reposant sur un socle
plat 14 fermé par une cloche amovible 16.
[0032] Dans la suite, on évoquera un article de forme cylindrique aplatie, mais cette forme
n'est aucunement limitative et d'autres emballages, correspondant à d'autres formes
de fromages, peuvent aussi bien être envisagées, par exemple des formes carrées, rectangulaires,
tronconiques, en tronc de pyramide, triangulaire ou en forme de secteur circulaire
(forme d'une "pointe de brie"), etc.
[0033] L'emballage de l'invention se révèle particulièrement approprié au conditionnement
des fromages à croûte naturelle fleurie, morgée ou mixte, avec présence des levures,
moisissures, cultures de micro-organismes ou bactéries communément présents en fromagerie.
[0034] Parmi ces fromages on trouve notamment :
- les pâtes ferme, semi-dure, pressée ou non, cuite ou non avec croûte naturelle,
- les pâtes persillées à croûte fleurie, morgée, ou non,
- les pâtes molles à croûte naturelle fleurie et/ou morgée (camembert, coulommiers,
brie, chaource, pont-l'évêque, livarot, ... ainsi que les diverses spécialités à croûte
fleurie de ce type).
Ces exemples avantageux ne sont toutefois pas limitatifs, et le terme de "produit
de type fromager" doit être entendu dans son acception la plus large. L'emballage
de l'invention est notamment applicable au conditionnement non seulement de fromages
proprement dits, mais aussi de préparations alimentaires, en particulier celle possédant
une croûte fleurie, ainsi que de préparations de type fromager comprenant au moins
un ingrédient non laitier, par exemple des préparations alimentaires comparables à
des fromages, dans lesquelles tout ou partie de la matière grasse animale a été remplacée
par de la matière grasse végétale.
[0035] Le socle 14 est de préférence en matière plastique, par exemple injecté ou thermoformé,
mais d'autres matériaux peuvent être envisagés, notamment des associations de bois,
de carton et de matière plastique. Le fromage est posé directement sur la face supérieure,
plane 18 du socle 14. Cette surface 18 peut être éventuellement pourvue de nervures
ou autres reliefs permettant de limiter l'adhésion du fromage sur le socle et d'assurer
une ventilation de la sous-face du fromage. La face inférieure 20 du socle 14 peut
être conformée de manière à présenter des nervures ou des pieds 22 permettant de surélever
le socle et également de laisser subsister un lit d'air entre deux articles lorsque
ceux-ci sont empilés sur des rayons. Enfin, le socle 14 comporte en périphérie un
rebord 24 en forme de gouttière 24 recevant de manière emboîtante la cloche lors de
la fermeture de l'emballage.
[0036] La cloche 16 est en matière plastique, éventuellement transparente, par exemple en
polypropylène, et peut être injectée ou thermoformée. D'autres matériaux peuvent toutefois
être envisagés, notamment des associations de bois, de carton et de matière plastique.
La surface périphérique latérale 26 de la cloche 16 se termine par un bord libre 28
conformé de manière à venir s'emboîter dans la gouttière 24 du socle, de manière à
éviter tout passage de liquide et limiter la diffusion d'odeurs après première ouverture.
Les hauteurs relatives du socle et de la cloche sont choisies de manière que la cloche
soit notablement plus haute que le socle, avec par exemple des hauteurs relatives
dans un ratio de l'ordre de 3:1 ou 4:1, de manière qu'une fois la cloche enlevée le
fromage puisse être aisément saisi, ou bien découpé directement sur le socle. La partie
supérieure 30 de la cloche 16 comporte une large ouverture 32 de forme approximativement
circulaire, fermée par une membrane à perméabilité contrôlée 34 (présentant par exemple
une perméabilité à l'oxygène de 80 000 cm
3/m/24h) solidarisée à la périphérie de la face supérieure de la cloche, par exemple
à l'endroit d'une plage de scellage 36, permettant ainsi de tendre la membrane 34
au-dessus de la fenêtre 32 à la manière d'une peau de tambour.
[0037] Avantageusement, la cloche est pourvue à l'endroit de la fenêtre 32 d'une traverse
diamétrale 38 permettant, d'une part, de limiter la déformation de la membrane en
cas de sollicitation extérieure en prévenant ainsi toute rupture de celle-ci et, d'autre
part, d'éviter que la membrane ne puisse venir en contact avec le fromage 12.
[0038] En effet, la pratique montre que dans le cas de camemberts, environ 70 % des consommateurs
"pressent" les camemberts lors de l'achat pour vérifier leur degré d'affinage et il
est indispensable d'éviter toute rupture de la membrane à cette occasion.
[0039] Par ailleurs, à la fabrication, cette traverse 38 facilite le moulage par injection
en positionnant le point d'injection au centre de la pièce, autorisant ainsi un répartition
homogène de la matière lors du moulage.
[0040] Enfin, cette traverse 38 peut être utilisée comme support pour l'insertion éventuelle
sous la membrane d'un accessoire : absorbeur d'humidité, message publicitaire (ticket
donnant droit à une prime, par exemple), etc.
[0041] La membrane 34 est une membrane à perméabilité contrôlée, c'est-à-dire qu'elle autorise
un échange gazeux de l'oxygène et du gaz carbonique entre l'atmosphère interne de
l'emballage et l'environnement extérieur. La perméabilité de la membrane peut être
intrinsèque, par le choix du matériau, ou obtenue mécaniquement par des micro-perforations.
De préférence, le matériau de la membrane est transparent pour permettre au consommateur
d'apercevoir le fromage à l'intérieur de l'emballage, et sert également de support
d'impression de textes et de graphismes. Un matériau typique est un complexe OPA/PE
(polyamide orienté/polyéthylène) 15 µm/50 µm, microperforé de façon sélective, en
fonction du type et de la masse du fromage et de la surface de la membrane, de manière
à en ajuster la perméabilité à l'équilibre métabolique recherché. D'autre matériaux
peuvent être envisagés, tels que PET/PE 12/50 µm ou OPP 40 µm. De façon caractéristique
de l'invention, sur sa face supérieure et sur ses côtés le fromage 12 est entouré
d'une coiffe 40.
Cette coiffe est réalisée en un matériau souple, perméable aux gaz impliqués dans
le métabolisme du fromage (oxygène, gaz carbonique, vapeur d'eau, ..), par exemple
un matériau non-tissé, enduit ou non, dont les dimensions permettent de recouvrir
le dessus et les côtés du fromage.
Cette coiffe peut être pourvue d'une languette permettant de l'enlever plus aisément
au moment de la première ouverture ; par ailleurs, si elle est suffisamment fine pour
ne pas provoquer de rupture d'étanchéité, la coiffe peut déborder du socle : ce cas
se présente notamment lorsque l'on recouvre un fromage rond avec une coiffe carrée,
les parties débordantes (les coins du carré) étant alors pincées entre le socle et
la cloche au moment de la fermeture de l'emballage.
[0042] Comme on l'a indiqué plus haut, la coiffe assure un triple rôle :
- isoler le produit de la condensation, les gouttes de condensation ne pouvant pas entrer
en contact direct avec le produit,
- limiter la déformation du produit en permettant de le conditionner de manière ajustée
(c'est-à-dire avec peu ou pas d'espace latéral 42 subsistant entre le fromage et la
cloche) et simultanément de permettre une meilleure ouverture en évitant que le fromage
ne colle à la cloche,
- plaquer la fleur du fromage pour éviter la repousse lors du stockage.
On peut par exemple utiliser pour la coiffe un complexe formé des couches suivantes
: impression / matière plastique 14 g/m
2 / matériau non-tissé 14 g/m
2 / enduction hydrophobe 3 g/m
2, et présentant une perméabilité à la vapeur d'eau de 500 g/m
2/24h à 38°C/90% (méthode
lyssy), et de 280 à 300 g/m
2/24h à 23°C/90% (méthode
mocom), une perméabilité à l'oxygène de 250 cm
3/m
2/24h à 23°C/90%, et un pouvoir d'absorption correspondant à un indice COBB de 39 g/m
2.
Avantageusement, une fois le produit placé dans l'emballage et la cloche refermée
sur le socle, socle et cloche sont solidarisés entre eux de manière hermétique par
ajout d'un manchon rétractable 44 faisant office de témoin d'effraction et pouvant
également servir de support d'impression de textes et de graphismes pour l'information
du consommateur et l'identification du produit. Ce manchon s'étend en partie supérieure
46 en direction de la face supérieure de la cloche 16. Il s'étend en partie inférieure
48 de manière à venir enserrer le socle 14, sous la gouttière périphérique 24. Ce
manchon sera arraché par le consommateur à la première utilisation, pour accéder à
la cloche 16 et déboîter celle-ci du socle 14, présentant ainsi le fromage 12 sur
son socle, après retrait de la coiffe 40.
Enfin, on peut prévoir de donner au rebord intérieur de la cloche 16, situé en partie
supérieure au voisinage de la membrane 34, une forme de gouttière périphérique 50.
Cette gouttière permettra de capter le ruissellement lié à la condensation pendant
le stockage de l'emballage si celui-ci est en position inclinée dans un système "caisse-présentoir".
Elle évitera qu'au moment où l'emballage est basculé en position horizontale (lorsqu'il
est mis en rayon ou saisi par le consommateur) les condensats formés sur la membrane
ne tombent sur le fromage.
1. Un article alimentaire (10), comprenant :
- une masse d'un produit de type fromager (12), et
- un emballage fermé logeant ce produit, comprenant :
· un socle rigide (14) supportant le produit, et
· une cloche externe (16) formant avec le socle un volume fermé contenant le produit,
cloche et socle comprenant des moyens de fermeture coopérants (24, 28), et la cloche
comportant une ouverture (32) close par des moyens (34) pour réguler la teneur en
oxygène et en gaz carbonique du volume gazeux intérieur de l'emballage par échange
gazeux entre ce volume interne et l'atmosphère extérieure ambiante,
caractérisé en ce que l'emballage comprend en outre :
· une coiffe (40) en un matériau souple et perméable aux gaz et à la vapeur d'eau,
cette coiffe recouvrant au moins partiellement la surface libre du produit dans l'intervalle
compris entre cette dernière et la surface intérieure de la cloche.
2. L'article de la revendication 1, dans lequel ladite masse d'un produit de type fromager
(12) est un fromage à croûte naturelle fleurie, morgée ou mixte avec présence de levures,
moisissures, cultures de micro-organismes ou bactéries communément présents en fromagerie,
ce fromage étant un fromage du groupe comprenant : les pâtes ferme, semi-dure, pressée
ou non, cuite ou non avec croûte naturelle ; les pâtes persillées à croûte fleurie,
morgée, ou non ; et les pâtes molles à croûte naturelle fleurie et/ou morgée.
3. L'article de la revendication 1, dans lequel la coiffe (40) recouvre toute l'étendue
de la face supérieure du produit.
4. L'article de la revendication 1, dans lequel la coiffe (40) recouvre la surface latérale
périphérique du produit sur la hauteur de celui-ci située en vis-à-vis de la cloche.
5. L'article de la revendication 1, dans lequel la coiffe comporte une languette de préhension,
apte à faciliter l'enlèvement et le retrait de la coiffe au moment de la première
ouverture.
6. L'article de la revendication 1, dans lequel les dimensions transversales de la cloche
(16) sont choisies, en fonction des dimensions correspondantes du produit et de la
déformabilité de ce dernier, de manière à ne laisser subsister que peu ou pas d'espace
libre (42) entre produit (12) et cloche (16) dans la région périphérique latérale
de l'emballage.
7. L'article de la revendication 1, dans lequel lesdits moyens pour réguler la teneur
en oxygène et en gaz carbonique du volume gazeux intérieur de l'emballage comprennent
une membrane à perméabilité contrôlée (34).
8. L'article de la revendication 7, dans lequel la paroi supérieure de la cloche (16)
est essentiellement formée par ladite membrane à perméabilité contrôlée (34).
9. L'article de la revendication 7, dans lequel ladite ouverture de la cloche (16) est
une ouverture centrale (32) s'étendant sur la majeure partie de la face supérieure
de la cloche avec un rebord périphérique (36) formant plage de scellage pour la membrane
à perméabilité contrôlée (34).
10. L'article de la revendication 7, dans lequel ladite ouverture de la cloche (16) est
une ouverture centrale (32) s'étendant sur la majeure partie de la face supérieure
de la cloche, avec une traverse diamétrale (38) apte à limiter la déformation de la
membrane à l'encontre d'une sollicitation extérieure.
11. L'article de la revendication 1, dans lequel le produit de type fromager est du type
à pâte molle et croûte fleurie, et la configuration intérieure de la face supérieure
de la cloche est choisie de manière à plaquer la coiffe (40) contre la face supérieure
du produit de type fromager (12) lorsque la cloche est mise en place sur le socle.
12. L'article de la revendication 1, dans lequel l'emballage comprend en outre :
. un manchon extérieur (44, 46, 48), notamment un manchon thermorétractable, disposé
à cheval sur la cloche (16) et sur le socle (14) et enserrant ensemble ces deux éléments,
ce manchon étant en un matériau déchirable empêchant toute ouverture de l'emballage
sans endommagement du manchon.
13. L'article de la revendication 1, dans lequel le socle comprend des nervures saillantes
vers l'intérieur, formées sur la région en contact avec la sous-face du produit.
14. L'article de la revendication 1, dans lequel la cloche (16) comporte en partie supérieure,
au voisinage de la membrane (34), un rebord périphérique intérieur (50) de recueil
de condensats, en forme de gouttière.