[0001] L'invention concerne une ferrure de verrouillage de type crémone ou crémone-serrure
comprenant, logé dans un boîtier, un mécanisme de commande conçu apte à agir sur au
moins un organe de commande, de type pêne de blocage, pêne d'enroulement ou autre,
prévu pour se déplacer dans ledit boîtier suivant une direction perpendiculaire à
la direction de déplacement d'au moins une tringle de manoeuvre ou un chevalet, ledit
mécanisme de commande comportant des moyens de transmission sous forme d'au moins
une biellette conçue apte à assurer un déplacement vertical d'au moins une tringle
ou chevalet sous l'impulsion d'un déplacement horizontal dudit organe de commande
dans ledit boîtier, ladite biellette étant rendue solidaire d'une première articulation
dudit organe de commande et par une seconde articulation de ladite tringle ou chevalet.
[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine de la quincaillerie
du bâtiment et a trait, plus particulièrement, aux ferrures de verrouillage du type
crémone ou crémone-serrure.
[0003] On connaît d'ores et déjà une ferrure de verrouillage répondant à la description
ci-dessus, notamment au travers du document
FR-A-2.871 501.
[0004] Ainsi, dans ce document, il est décrit une crémone-serrure telle qu'une crémone verrou
ou à barillet comportant, logé dans un boîtier, un mécanisme de commande comprenant
un fouillot conçu apte à agir, sous l'action d'une poignée, sur une ou des tringles
de manoeuvre, sachant que ce mécanisme de commande comporte encore un barillet à clé
prévu pour actionner au moins un pêne dormant.
[0005] De plus, des moyens de transmission relient le pêne dormant à la ou les tringles
de manoeuvre et sont conçus pour répercuter au moins partiellement une commande dudit
pêne dormant sur cette ou ces tringles, sachant que des moyens d'entraînement viennent
encore relier le fouillot à ce pêne dormant.
[0006] Plus particulièrement, les moyens de transmission sont conçus sous forme d'une genouillère
apte à repousser une tringle dans un déplacement perpendiculaire à la commande d'entraînement
du pêne dormant. Plus exactement, ces moyens de transmission se présentent sous forme
d'une biellette montée articulée, d'une part, sur la queue du pêne dormant et, d'autre
part, sur ladite tringle de manoeuvre.
[0007] En réalité, comme il ressort de ce document antérieur, c'est au travers du fouillot
que l'on agit pour partie sur les tringles de manoeuvre et le pêne dormant dont on
vient entamer la course de verrouillage. Celle-ci est terminée par l'intermédiaire
du barillet à clé.
[0008] On peut encore envisager une commande complète au moyen de ce barillet, en d'autres
termes, que la commande en déplacement horizontal du pêne dormant se traduise, sous
l'effet de la biellette qui le relie à la tringle de manoeuvre en un déplacement vertical
de cette dernière.
[0009] Les inconvénients de cette conception résultent des efforts susceptibles d'être transmis
aux différentes pièces en mouvement.
[0010] Tout particulièrement, plus la distance suivant une direction verticale, qui sépare
les axes de pivotement de la biellette sur la tringle d'une part et le pêne dormant
d'autre part, est importante, plus le bras de couple est élevé de sorte que les efforts
transmis au pêne dormant sont susceptibles de vaincre une force de résistance au déplacement
procuré par ladite tringle.
[0011] Or, justement, ce bras de couple est faible en début de commande de verrouillage
correspondant à l'entrée dans leur gâche respective de l'organe de verrouillage actionné
au travers de ladite tringle. Autrement dit, lorsque l'on dispose d'un bras de couple
faible, c'est à cet instant qu'il conviendrait d'appliquer sur la tringle un effort
maximum pour vaincre les forces de résistance qu'elle est amenée à rencontrer.
[0012] La solution consiste à rallonger la biellette ce qui a une répercussion évidente
sur l'encombrement du mécanisme de commande de la ferrure de verrouillage.
[0013] Un autre inconvénient de cette solution correspondant à l'état de la technique consiste
en ce que l'amplitude de déplacement vertical susceptible d'être communiqué à une
tringle de manoeuvre ou à un chevalet est, là encore, limitée de sorte que selon le
jeu de feuillure existant entre le vantail d'une porte et son cadre dormant, il n'est
pas certain en fin de fermeture que les organes de blocage aient totalement gagné
leur position de verrouillage dans leur gâche.
[0014] La solution proposée par la présente invention a pour but de remédier aux inconvénients
précités.
[0015] Ainsi, l'invention concerne une ferrure de verrouillage de type crémone ou crémone-serrure
comprenant, logé dans un boîtier, un mécanisme de commande conçu apte à agir sur au
moins un organe de commande, de type pêne de blocage, pêne d'enroulement ou autre,
prévu pour se déplacer dans ledit boîtier suivant une direction perpendiculaire à
la direction de déplacement d'au moins une tringle de manoeuvre ou un chevalet, ledit
mécanisme de commande comportant des moyens de transmission sous forme d'au moins
une biellette conçue apte à assurer un déplacement vertical d'au moins une tringle
ou chevalet sous l'impulsion d'un déplacement horizontal dudit organe de commande
dans ledit boîtier, ladite biellette étant rendue solidaire d'une première articulation
dudit organe de commande et par une seconde articulation de ladite tringle ou chevalet,
caractérisée par le fait qu'entre lesdites première et seconde articulations, la biellette
comporte un pivot d'axe parallèle aux axes d'articulation monté mobile de manière
guidée en translation verticale dans ledit boîtier en vue de définir un axe instantané
de rotation autour duquel vient pivoter, pour l'entraînement de la tringle de manoeuvre
du chevalet, le deuxième axe d'articulation de ladite biellette.
[0016] Les avantages qui découlent de la présente invention consistent en ce que le déplacement
de la tringle de manoeuvre ou du chevalet résulte d'un mouvement combiné de déplacement
vertical au niveau de la biellette et de la rotation de l'axe d'articulation qui relie
cette biellette au chevalet autour de ce pivot de sorte qu'en début de commande de
verrouillage, le déplacement de la tringle ou du chevalet résulte, essentiellement,
d'un déplacement vertical du pivot, donc du centre instantané de rotation, tandis
qu'en fin de mouvement ce déplacement est essentiellement le résultat de la rotation
de la biellette autour du pivot, plus exactement du bras de levier que définit la
portion de cette biellette séparant le second axe d'articulation qui la relie à la
tringle au pivot précité.
[0017] En somme, en fin de verrouillage, il se produit une démultiplication du mouvement
qui a pour conséquence d'imprimer au chevalet ou à une tringle de manoeuvre un déplacement
complémentaire garant du verrouillage.
[0018] Selon une autre particularité de la présente invention, l'action de l'organe de commande,
par exemple du pêne dormant, sur la biellette a pour conséquence d'imprimer au pivot,
guidé en translation verticale dans le boîtier, une force se décomposant en une composante
verticale et horizontale. Cette composante horizontale génère, au travers du guidage
par le boîtier, une force réactive, d'où résultent des forces de frottement susceptibles
de s'opposer au déplacement vertical du pivot. En d'autres termes, ces forces de frottement
peuvent générer une résistance supérieure à la composante verticale de la force imprimée
à la biellette par l'organe de commande. Ce problème est particulièrement gênant en
fin de déverrouillage où justement, comme cela a été rappelé dans la partie introductive,
le bras de levier, correspondant à la distance séparant l'axe d'articulation sur l'organe
de commande et le pivot est moindre en raison d'un faible angle d'inclinaison de la
biellette par rapport à l'horizontale. Dans ces conditions, la composante horizontale
tend à croître fortement et la tringle de manoeuvre ou le chevalet ne peut regagner
sa position totalement déverrouillée sans effort inconsidéré exercé sur ledit organe
de commande.
[0019] Selon l'invention, la ferrure de verrouillage comporte des moyens de compensation
de ces forces de frottement du pivot par rapport à ces moyens de guidage en translation
verticale dans le boîtier.
[0020] Selon un mode de réalisation préférentiel, ces moyens de compensation se présentent
sous forme d'une rampe sur laquelle la biellette est prévue apte à prendre appui,
notamment pendant cette phase finale de déverrouillage de manière à s'opposer à cette
composante horizontale de la force de traction exercée par l'organe de commande sur
ladite biellette.
[0021] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée
qui va suivre se rapportant à un mode de réalisation et dont la compréhension sera
facilitée en se référant aux dessins ci-joints.
- la figure 1 est une représentation schématisée d'une ferrure de verrouillage du type
crémone appliquée à un vantail tel qu'une porte ;
- la figure 2 est une représentation schématisée partielle et ouverte d'un boîtier de
mécanisme de commande de ferrure de verrouillage de type crémone conforme à l'invention
étant illustré en position déverrouillée ;
- la figure 3 est une représentation schématisée en coupe selon III-III de la figure
2;
- la figure 4 est une vue similaire à la figure 2 illustrant le positionnement des éléments
du mécanisme en position de verrouillage ;
- les figures 5 et 6 correspondent à des vues similaires aux figures 2 et 4, les éléments
du mécanisme étant illustrés dans leur positionnement en cours de déverrouillage progressif.
[0022] L'invention concerne le domaine des ferrures de verrouillage de type crémone, crémone-serrure
ou similaire. Ainsi, tel que visible dans la figure 1, une telle crémone ou crémone-serrure
1 peut être appliquée à un vantail tel qu'une porte 2 prévue apte à venir se refermer
sur un cadre dormant 3.
[0023] Cette crémone ou crémone-serrure comporte un mécanisme de commande 4 venant se loger
dans un boîtier 5 qui, selon un mode de conception, peut être monté en applique sur
le vantail ou être encastré dans le chant avant de ce dernier.
[0024] Cette crémone ou crémone-serrure comporte encore une ou plusieurs tringles de manoeuvre
6 venant s'étendre au-dessus et/ou en-dessous dudit boîtier 5, tringles de manoeuvres
conçues aptes à agir sur des organes de verrouillage prévus pour coopérer avec des
gâches 7 implantées en correspondance sur le cadre dormant.
[0025] A noter que l'extrémité même supérieure et/ou inférieure d'une telle tringle de manoeuvre
6 peut en soi constituer un organe de verrouillage prévu apte à venir s'engager dans
une gâche 7 implantée en partie supérieure du cadre dormant 3 ou au niveau du seuil
de la porte.
[0026] En se rapportant aux figures 2 à 6, on notera que ce mécanisme de commande 4 de ladite
crémone ou crémone-serrure 1 comporte au moins un organe de commande 8 qui peut emprunter
la forme d'un pêne de blocage de type pêne dormant, pêne demi-tour, 9 conçu apte à
se déplacer transversalement dans le boîtier 5, déplacement que l'on qualifiera d'horizontal
par rapport au déplacement vertical qu'emprunte la ou les tringles de manoeuvre 6.
[0027] Ledit mécanisme de commande 4 comporte encore des moyens de transmission 10 sous
forme d'au moins une biellette 11 conçue apte à assurer un déplacement vertical d'au
moins une tringle de manoeuvre 6 sous l'impulsion du déplacement horizontal dudit
organe de commande 8. On notera, à ce propos, que cet organe de commande 8 peut transmettre
les mouvements en direction opposée à deux tringles de manoeuvre 6 s'étendant respectivement
au-dessus et en-dessous du boîtier 5. Cette transmission peut également être assurée
au travers d'un chevalet sur lequel agit ladite biellette 11, chevalet ensuite raccordé
à cette ou ces tringles de manoeuvre 6.
[0028] Aussi, on comprendra dans la suite de la description, lorsqu'il est fait référence
à une tringle de manoeuvre, que celle-ci peut correspondre en réalité à un tel chevalet.
[0029] Pour en revenir à la biellette 11 définissant les moyens de transmission 10, elle
est reliée par une première articulation 12 à l'organe de commande 8 et par une seconde
articulation 13 à ladite tringle de manoeuvre 6, sachant que, selon une particularité
de la présente invention, entre la première 12 et la seconde articulation 13, la biellette
11 comporte un pivot 14 monté de manière guidée en translation verticale dans le boîtier
5, ceci afin de définir un axe instantané de rotation 15 autour duquel est amené à
pivoter, pour l'entraînement de ladite tringle de manoeuvre 6, le second axe d'articulation
13 de ladite biellette 11.
[0030] Plus exactement, comme visible dans la figure 3, le pivot 14 vient coopérer avec
une lumière oblongue 16 ménagée dans l'une des parois 17 du boîtier 5. A noter d'ailleurs
à ce propos que ce pivot 14 pourrait coopérer avec des lumières oblongues 16 ménagées
symétriquement dans chacune des parois latérales dudit boîtier 5.
[0031] De même, l'on observera que selon le mode de réalisation illustré, au droit du pivot
14, ladite tringle de manoeuvre 6 comporte une ouverture de circulation 18 permettant
son libre déplacement dans le boîtier 5 par rapport à ce pivot 14.
[0032] On notera, encore, que le pivot 14 que comporte la biellette 11 est décalé par rapport
au plan passant par les axes d'articulation 12 et 13, de manière à définir entre le
premier axe 12 et le pivot 14, un premier bras de levier 11A et entre le pivot 14
et le second axe d'articulation 13 un second bras de levier 11B.
[0033] Ainsi, comme cela ressort plus particulièrement de la figure 2, partant d'une position
déverrouillée qui illustre cette figure et en soumettant l'organe de commande 8 à
un déplacement horizontal, déplacement que l'on qualifiera en direction de verrouillage,
à supposer que ledit organe de commande 8 constitue, par exemple, un pêne dormant
ou similaire, il en résulte un déplacement identique du premier axe d'articulation
12 ayant pour conséquence une poussée verticale ascendante sur le pivot 14 en même
temps qu'une rotation de la biellette 11, cette rotation se traduisant par un pivotement
du second axe d'articulation 13 de ladite biellette 11 autour du pivot 14.
[0034] On notera d'ailleurs à ce propos que le second axe d'articulation 13 qui relie la
biellette 11 à la tringle de manoeuvre 6 présente une certaine mobilité au moins transversale
par rapport à ladite tringle de manoeuvre 6, celle-ci comportant une lumière oblongue
19 à cet effet. Cette lumière oblongue 19 est définie de longueur, dans le sens horizontal,
au moins égale à la course transversale que peut avoir le second axe d'articulation
13 sous l'effet de sa rotation autour du pivot 14 entre les positions déverrouillées
et les positions verrouillées.
[0035] Toutefois, comme il est illustré sur la figure 2, la lumière oblongue 19 est conçue
inclinée selon un angle α par rapport à l'horizontale de sorte que sous l'effet du
déplacement transversal du second axe d'articulation 13 résultant du pivotement de
la biellette 11 autour du pivot 14, il en découle un déplacement complémentaire vertical
de la tringle de manoeuvre 6.
[0036] En somme, l'amplitude du déplacement vertical de cette tringle de manoeuvre 6 résulte
:
- de l'amplitude du déplacement vertical du pivot 14 par rapport au boîtier 5 ;
- de l'angle de rotation du second axe d'articulation 13 par rapport à ce pivot 14 ;
- et de l'amplitude du déplacement transversal de ce second axe d'articulation 13 dans
la lumière inclinée 19.
[0037] Les avantages plus particuliers résultant de la présente invention sont rendus visibles
en se reportant aux figures respectivement 5 puis 4 où l'on passe d'une position quasiment
verrouillée à la position de verrouillage.
[0038] Dans ce cas, on constate que sous l'effet d'une implantation fortement inclinée voire
quasi verticale de la biellette 11, en ce qui concerne son premier bras de levier
11A, un déplacement complémentaire de l'organe de commande 8, procurant un déplacement
horizontal du premier axe d'articulation 12, n'engendre qu'un faible déplacement vertical
du pivot 14. Pour autant, l'angle de rotation ainsi imprimé à ladite biellette 11
est directement répercuté sur la tringle de manoeuvre 6 au travers de la rotation
du second axe d'articulation 13 autour de ce pivot 14.
[0039] A l'inverse, lors du verrouillage, le second bras de levier 11B, par rotation autour
du pivot 14 vient à assurer une démultiplication du mouvement pour ramener la tringle
de manoeuvre 6 selon une amplitude suffisante depuis sa position de verrouillage dans
la position déverrouillée.
[0040] Toutefois, de manière avantageuse, sur au moins une partie de la course de déverrouillage,
plus particulièrement dans la partie finale de cette course, la ferrure selon l'invention
comporte des moyens de compensation 20 de la force de réaction transversale du pivot
14 dans sa lumière de guidage 16 dans le boîtier 5.
[0041] En effet, comme on peut le voir au niveau de la figure 2, durant cette phase finale
de déverrouillage, la traction horizontale exercée par l'organe de commande 8 sur
le premier axe d'articulation 12 de la biellette 11, a pour conséquence d'imprimer
une force à composante horizontale importante sur le pivot 14. Sans de tels moyens
de compensation 20, cette force à composante horizontale se traduit par des forces
de frottement non négligeables qui peuvent être, en module, plus importantes que la
force de composante verticale par ailleurs imprimée au pivot 14. Il peut donc en résulter
une situation de blocage.
[0042] Ainsi, les moyens de compensation 20 sont définis par un bossage 21 conçu apte à
coopérer avec une rampe d'appui 22 ménagée en conséquence dans le boîtier 5, sachant
que le bossage 21 et ladite rampe 22 sont de forme conçue pour procurer sur la course
choisie, une force de contre-réaction égale à ladite composante horizontale de l'effort
exercé par la biellette 11 sur le pivot 14.
[0043] Ainsi, le bossage 21 est défini apte, sous l'effet du déplacement de la biellette
11, à rouler le long de la rampe 22 autour d'un axe instantané de rotation se situant
dans un même plan horizontal que l'axe instantané de rotation 15 que définit le pivot
14 lors de sa progression dans la lumière de guidage 16.
[0044] Comme il est illustré dans la figure 3, la biellette 11 peut comporter des moyens
de maintien dans le boîtier 5 sur une direction transversale au plan médian de ce
dernier.
[0045] Ces moyens de maintien sont ici définis sous forme de bossages périphériques évitant,
en particulier, le dégagement du pivot 14 de la lumière 16 ou encore celui du second
axe d'articulation 13 de sa lumière 19.
[0046] Un tel maintien s'oppose, par ailleurs, à tout effet de flambage.
[0047] Tel qu'il ressort de la description qui précède, la présente invention vient de remédier
de manière avantageuse au problème de l'état de la technique.
1. Ferrure de verrouillage de type crémone (1) ou crémone-serrure comprenant, logé dans
un boîtier (5), un mécanisme de commande (4) conçu apte à agir sur au moins un organe
de commande (8), de type pêne (9) de blocage, pêne d'enroulement ou autre, prévu pour
se déplacer dans ledit boîtier (5) suivant une direction perpendiculaire à la direction
de déplacement d'au moins une tringle de manoeuvre (6) ou un chevalet, ledit mécanisme
de commande (4) comportant des moyens de transmission (10) sous forme d'au moins une
biellette (11) conçue apte à assurer un déplacement vertical d'au moins une tringle
(6) ou chevalet sous l'impulsion d'un déplacement horizontal dudit organe de commande
(8) dans ledit boîtier (5), ladite biellette (11) étant rendue solidaire d'une première
articulation (12) dudit organe de commande (8) et par une seconde articulation (13)
de ladite tringle (6) ou chevalet, caractérisée par le fait qu'entre lesdites première (12) et seconde (13) articulations, la biellette (11) comporte
un pivot (14) d'axe parallèle auxdits axes d'articulation (12,13) monté mobile de
manière guidée en translation verticale dans ledit boîtier (5) en vue de définir un
axe instantané de rotation (15) autour duquel vient pivoter, pour l'entraînement de
la tringle de manoeuvre (6) du chevalet, le deuxième axe d'articulation (13) de ladite
biellette (11) ;
2. Ferrure de verrouillage selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que ledit pivot (14) que comporte ladite biellette (11) est décalé par rapport au plan
passant par lesdits axes d'articulation (12) et (13), de manière à définir entre ledit
premier axe (12) et ledit pivot (14), un premier bras de levier (11A) et entre ledit
pivot (14) et ledit second axe d'articulation (13) un second bras de levier (11B).
3. Ferrure de verrouillage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit pivot (14) est conçu apte à coopérer avec au moins une lumière oblongue (16)
ménagée dans l'une des parois (17) dudit boîtier (5).
4. Ferrure de verrouillage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit second axe d'articulation (13) qui relie ladite biellette (11) à ladite tringle
de manoeuvre (6) est monté mobile au moins transversalement par rapport à une lumière
oblongue (19) que comporte ladite tringle de manoeuvre (6).
5. Ferrure de verrouillage selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que ladite lumière oblongue (19) est définie de longueur, dans le sens horizontal, au
moins égale à la course transversale que peut avoir ledit second axe d'articulation
(13) sous l'effet de sa rotation autour dudit pivot (14) entre les positions déverrouillées
et les positions verrouillées.
6. Ferrure de verrouillage selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisée par le fait que ladite lumière oblongue (19) est conçue inclinée selon un angle (a) par rapport à
l'horizontale.
7. Ferrure de verrouillage selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisée par le fait qu'elle comporte, sur au moins une partie de la course de déverrouillage, plus particulièrement
dans la partie finale de cette course, des moyens de compensation (20) de la force
de réaction transversale du pivot (14) dans sa lumière de guidage (16) dans le boîtier
(5).
8. Ferrure de verrouillage selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que lesdits moyens de compensation (20) sont définis par un bossage (21) conçu apte à
coopérer avec une rampe d'appui (22) ménagée en conséquence dans ledit boîtier (5),
ledit bossage (21) et ladite rampe (22) étant de forme conçue pour procurer sur la
course choisie, une force de contre-réaction égale à ladite composante horizontale
de l'effort exercé par ladite biellette (11) sur ledit pivot (14).
9. Ferrure de verrouillage selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que ledit bossage (21) est défini apte, sous l'effet du déplacement de la biellette (11),
à rouler le long de ladite rampe (22) autour d'un axe instantané de rotation se situant
dans un même plan horizontal que ledit axe instantané de rotation (15) que définit
ledit pivot (14) lors de sa progression dans ladite lumière de guidage (16).
10. Ferrure de verrouillage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ladite biellette (11) comporte des moyens de maintien dans ledit boîtier (5) sur
une direction transversale au plan médian de ce dernier, lesdits moyens de maintien
étant notamment définis sous forme de bossages périphériques.
11. Ferrure de verrouillage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que, au droit dudit pivot (14), ladite tringle de manoeuvre (6) comporte une ouverture
de circulation (18) permettant son libre déplacement dans ledit boîtier (5) par rapport
audit pivot (14).