[0001] La présente invention concerne l'application, par pulvérisation, d'un agent de traitement
sur des toitures et/ou des façades. Elle concerne plus particulièrement une installation
permettant de réaliser cette application depuis le sol, même pour des maisons à un
étage, sans qu'il soit nécessaire à l'opérateur de monter sur une échelle, un échafaudage
ou autre moyen de mise en hauteur.
[0002] On connaît par le document
EP-0.925.843 un dispositif portable pour couverture de toit qui comprend une canne manuelle avec
un pulvérisateur et un système pour transporter un agent de traitement ou pulvérisateur.
Ce système comprend un chariot mobile qui supporte les pompes, les instruments de
mesure et moyens d'alimentation en agent de traitement, éventuellement sous pression.
Des tuyaux de raccordement permettent d'amener l'agent de traitement à la canne manuelle,
laquelle comprend une gâchette et des moyens de contrôle nécessaires la pulvérisation
de l'agent de traitement.
[0003] Dans ce document
EP-0.925.843, le chariot mobile reste au sol tandis que l'opérateur monte sur la couverture de
toit et se déplace sur celle-ci pendant qu'il effectue la pulvérisation. Ceci présente
beaucoup d'inconvénients. Le fait que l'opérateur soit obligé de monter et de se déplacer
sur le toit constitue un risque majeur d'accident. De plus, à moins de prévoir des
longueurs de tuyaux de raccordement particulièrement importantes, il est nécessaire
soit que l'opérateur descende régulièrement du toit pour déplacer le chariot mobile,
soit qu'il fasse appel à une tierce personne pour réaliser ce déplacement.
[0004] Par ailleurs, le dispositif de ce document antérieur n'est pas adapté pour l'application
de l'agent de traitement sur des façades verticales, notamment à une hauteur nettement
supérieure à la taille de l'opérateur.
[0005] Le but visé par la présente invention est de proposer une installation qui pallie
les inconvénients précités.
[0006] Il s'agit d'une installation de pulvérisation d'un agent de traitement, notamment
pour toitures et façades, qui comprend, de manière connue par le document
EP-0.925.843, d'une part, une canne manuelle équipée d'une buse de pulvérisation et, d'autre part,
une station mobile de stockage et d'alimentation de l'agent de traitement sous pression
jusqu'à la buse, par l'intermédiaire d'un tuyau de raccordement.
[0007] De manière caractéristique, selon la présente invention, la canne est une canne télescopique,
du type canne à pêche, composée de plusieurs parties emboîtables deux à deux, de diamètre
dégressif, depuis une partie proximale de portage de plus grand diamètre jusqu'à une
partie distale de plus petit diamètre, la buse de pulvérisation étant solidarisée
à la partie distale et le tuyau de raccordement étant fixé à chaque partie de la canne
par au moins un collier de fixation.
[0008] Le principe de la présente invention est de mettre à profit, dans le domaine de la
pulvérisation, l'agencement, le faible poids et la résistance mécanique de la canne
à pêche, qui permet au pêcheur de porter la canne pendant un temps assez long sans
trop de fatigue.
[0009] Certes, le poids de la buse de pulvérisation peut entraîner une certaine flexion
de la canne entre la partie proximale et la partie distale, mais cette flexion n'est
pas rédhibitoire du fait de la souplesse du tuyau de raccordement qui épouse également
cette flexion.
[0010] Selon une variante de réalisation, l'installation comporte plusieurs buses de pulvérisation,
montées sur des bras déformables ou à écartement réglable fixés sur la partie distale.
De préférence chaque bras est déformable de manière réversible, le bras peut être
dans un matériau déformable à mémoire de forme. Ceci permet d'orienter et/ou d'écarter
les buses à la demande.
[0011] Selon une variante de réalisation, l'installation comporte une rampe rectiligne,
de préférence en forme d'équerre, sur laquelle sont montées plusieurs buses de pulvérisation.
Cette rampe est fixée sur la partie distale de la canne par des moyens de fixation,
à savoir soit des premiers moyens de fixation transversale, soit des seconds moyens
de fixation longitudinale, par rapport à la direction longitudinale de la canne.
[0012] Selon un premier mode préféré de réalisation, destiné plus particulièrement à la
pulvérisation d'un agent de traitement sur une toiture, la rampe de l'installation
étant fixée par des premiers moyens de fixation transversale, ladite installation
comporte un élément de roulement d'axe de rotation transversal qui est fixé à la partie
distale.
[0013] Selon cette disposition particulière, il suffit à l'opérateur de positionner la partie
distale de la canne de telle sorte que l'élément de roulement vienne s'appliquer sur
la toiture. Il peut ensuite déplacer la canne de telle sorte que l'élément de roulement
se déplace le long de toute la hauteur de la toiture, réalisant à chaque passe le
traitement sur une largeur déterminée qui correspond à la largeur de traitement des
buses de pulvérisation alignées sur la rampe.
[0014] De préférence, l'élément de roulement comprend deux roues montées libres en rotation
aux deux extrémités d'un arbre, lequel arbre est fixé à la partie distale par au moins
une entretoise de liaison. La présence des deux roues permet une parfaite stabilité
de la partie distale de la canne lors du déplacement de celle-ci par l'opérateur.
De plus, le choix de la longueur de l'entretoise détermine la hauteur de pulvérisation,
c'est-à-dire la distance des buses par rapport à la toiture.
[0015] Dans l'élément de roulement, les deux roues montées libres peuvent aussi être solidarisées
directement à la partie distale par deux bras rectilignes ou recourbés.
[0016] Selon un autre mode préféré de réalisation, la rampe est fixée à la partie distale
de la canne par des seconds moyens de fixation longitudinale, faisant avec ladite
partie distale un angle α, ledit angle étant ajustable de préférence entre 5° et 20°.
[0017] Cette disposition particulière permet de compenser la flexion de la canne lors de
la finition de la toiture, par exemple le long des côtés d'un chien assis qui ne peuvent
pas être facilement pulvérisés avec la canne configurée, comme décrit ci-dessus, avec
l'élément de roulement. Cette disposition particulière permet également d'obtenir
que la canne soit en position verticale lors du traitement d'une façade, l'opérateur
étant nécessairement en retrait par rapport au pied de la façade.
[0018] Selon une variante de réalisation, un interrupteur de commande de pulvérisation est
monté sur la partie proximale, étant directement accessible à l'opérateur portant
la canne.
[0019] Selon une variante de réalisation, la station d'alimentation et de stockage est montée
sur un chariot de portage, de préférence autotracté, qui comporte un support de canne,
comprenant un tube creux dans lequel peut être emmanchée la partie proximale de la
canne. Il suffit dans ce cas, à l'opérateur d'installer la canne en position sur le
support monté sur le chariot de portage et de déplacer ledit chariot le long de la
maison pour réaliser le traitement en continu, soit sur la toiture, soit sur la façade.
Bien sûr, pour ce faire, il est nécessaire d'avoir un espace totalement dégagé le
long de ladite maison pour réaliser le déplacement du chariot en continu. Le réglage
de la vitesse du déplacement du chariot permet de garantir l'uniformité de l'application
du traitement.
[0020] De préférence, dans cette variante, le support de canne comprend des moyens de réglage
en hauteur et/ou en inclinaison du tube creux, afin de pouvoir faire les ajustements
nécessaires en fonction de la pente du toit et de la hauteur de la maison.
[0021] Dans une variante de réalisation particulièrement simplifiée, la station d'alimentation
et de stockage est portable, par exemple en bandoulière, consistant en une cuve équipée
d'un système manuel de mise sous pression, provenant d'un pulvérisateur manuel, tel
que proposé dans les jardineries. Le demandeur a en effet constaté que la pression
développée dans une telle cuve, de l'ordre de 2,5 bars, était suffisante pour réaliser
l'alimentation d'une ou deux buses de pulvérisation, montées à l'extrémité de la canne,
dans des conditions satisfaisantes. Bien sûr l'utilisateur doit régulièrement actionner
la poignée de pompage pour maintenir la pression nécessaire, à l'intérieur de la cuve.
[0022] A titre d'exemple non exhaustif, la canne est composée de trois parties, à savoir
:
- une partie proximale ayant une longueur L1 faisant de l'ordre de 130 cm à 140 cm,
un diamètre D1 maximal de l'ordre de 42 mm à 40 mm et un diamètre D2 minimal de l'ordre
de 36 mm à 35 mm,
- une partie intermédiaire ayant une longueur L2 faisant de l'ordre de 480 cm à 500
cm, un diamètre minimal D3 de l'ordre de 35 mm à 20 mm et
- une partie distale ayant une longueur L3 faisant de l'ordre de 110 cm à 120 cm, un
diamètre minimal D4 de l'ordre de 20 mm à 10 mm, le poids total des trois dites parties
faisant de l'ordre de 750 g à 950 g.
[0023] Ce type de canne correspond à des modèles courants de canne à pêche comprenant quatre
parties, le scion d'extrémité étant exclu, du fait qu'il est trop flexible.
[0024] De préférence il est prévu un renfort interne, à l'intérieur de la partie distale
de la canne, au niveau de la fixation de l'élément supportant la ou les buses de pulvérisation.
Il peut par exemple s'agir d'un tube en aluminium emmanché dans ladite partie distale
et de préférence collé.
[0025] Dans une variante de réalisation, les moyens de fixation :
- de la rampe de pulvérisation sur la partie distale,
- du ou des tuyaux de raccordement sur chaque partie de la canne,
- de l'élément de roulement sur la partie distale,
- de l'interrupteur sur la partie proximale ou sur le chariot de portage ou sur la base
de la station mobile,
sont des moyens de fixation temporaires, permettant le passage rapide pour l'opérateur
d'une configuration à l'autre.
[0026] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va être
faite d'une installation perfectionnée de pulvérisation d'un agent de traitement pour
toitures et façades, illustrée par le dessin annexé dans lequel :
- la figure 1 est une vue schématique simplifiée d'un premier mode de réalisation dans
lequel la canne ne comporte, dans sa partie distale, qu'une seule buse de pulvérisation,
- la figure 2 est une vue schématique en perspective de la partie distale d'un second
mode de réalisation pour la pulvérisation de toitures, dans lequel la partie distale
est équipée d'une rampe transversale de pulvérisation et d'un élément de roulement,
- la figure 3 est une vue schématique et partielle en coupe de la rampe et de sa fixation
sur la partie distale de la figure 2,
- la figure 4 est une vue schématique de côté de la partie distale d'un troisième mode
de réalisation, dans lequel la rampe de pulvérisation a une direction longitudinale,
étant décalée angulairement par rapport à la partie distale de la canne et,
- la figure 5 est une représentation schématique d'une variante de réalisation mettant
en oeuvre la partie distale de la figure 3 dans une canne qui est montée sur un chariot
autotracté.
[0027] L'installation 1, qui est illustrée sur la figure 1, représente le mode de réalisation
le plus simple de la présente invention. Cette installation 1 de pulvérisation d'un
agent de traitement comporte une buse de pulvérisation 2 qui est fixée sur une canne
3 du type canne à pêche, plus précisément sur l'extrémité de la partie distale 4 de
cette canne 3, laquelle comporte, dans l'exemple illustré, également une partie intermédiaire
5 et une partie proximale 6. Ces trois parties 4,5,6 sont emboîtables deux à deux,
présentent un diamètre dégressif depuis la partie proximale 6 qui sert au portage
de la canne 3 par l'opérateur, jusqu'à la partie distale 4 sur laquelle est fixée
la buse 2 ou plus généralement des éléments de pulvérisation.
[0028] L'installation 1 comporte une station 7 de stockage et d'alimentation de l'agent
de traitement qui est reliée à la buse 2 par un tuyau souple de raccordement 8, lequel
tuyau 8 est fixé le long de la canne 3 à chaque partie 6,5,4 de celle-ci par au moins
un collier de fixation 9. La station 7 est conçue pour permettre l'alimentation de
la buse 2 sous pression, comportant tous les moyens adaptés, notamment pompe, filtre,
vannes, réservoir. Dans ce premier exemple de réalisation, l'actionnement de la pompe
est obtenu grâce à un interrupteur 33 qui est monté sur la partie proximale 6 de la
canne 3, de manière à pouvoir être actionné directement par l'opérateur.
[0029] La station 7 est mobile, étant montée sur une base 10 équipée de roulettes de transport
11 et d'une poignée de traction 12. Ainsi, l'opérateur peut très facilement porter
la canne 3 et déplacer la station 7 à proximité de la zone dans laquelle il va effectuer
le traitement ou tout autre type de traitement.
[0030] Il peut s'agir d'un traitement destiné à l'élimination de mousses ou autres parasites
se développant sur les toits et sur les façades des maisons. Il peut également s'agir
d'un traitement destiné à éliminer les traces de salpêtre sur les maisons neuves.
[0031] Le matériau dans lequel est réalisé la canne 3 est du type connu dans la fabrication
des cannes à pêche, notamment matériau composite à base de fibres de carbone. On obtient
ainsi une très grande légèreté alliée à une excellente résistance mécanique, avec
de grandes capacités de fléchissement sans rupture.
[0032] Dans ce premier exemple, la pulvérisation se fait à l'aide d'une seule buse 2, fixée
à l'extrémité de la partie distale 4 de la canne 3. Il s'agit d'une buse qui peut
être à diffusion conique ou linéaire. Ceci convient parfaitement lorsqu'il s'agit
de réaliser une pulvérisation très localisée. Par contre, ce premier mode de réalisation
n'est pas satisfaisant lorsqu'il s'agit de traiter une surface importante avec une
pulvérisation homogène sur toute ladite surface. Pour ce faire, on met en oeuvre non
plus une seule buse mais plusieurs buses de pulvérisation 2, soit montées sur une
seule rampe 13, ladite rampe étant fixée à la partie distale 4 de la canne 3, soit
montées sur plusieurs bras, chacun étant fixé à ladite partie distale. Dans ce dernier
cas, de préférence il s'agit de bras déformables, dans un matériau à mémoire de forme,
permettant à l'utilisateur d'orienter les buses et/ou de les écarter, en fonction
de la configuration de la zone à traiter.
[0033] Dans le deuxième exemple illustré à la figure 2, la rampe 13 est une cornière en
L et supporte trois buses de pulvérisation, réparties l'une en partie médiane et les
deux autres en partie extrême de ladite rampe 13. La fixation de la rampe 13 sur la
partie distale 4 est obtenue en mettant en oeuvre une portion de tube d'emmanchement
14, dont le diamètre est déterminé en sorte que cette portion puisse être emmanchée
sur ladite partie distale 4, avec blocage éventuel par une vis ou un tampon tangent
non représenté. Ce tube d'emmanchement 14 est fixé à l'aile supérieure 13a de la rampe
13 par deux pattes de fixation 15. Les trois buses 2 sont fixées, quant à elles, sur
l'aile inférieure 13b de la rampe 13. Ainsi, dans cette configuration, la fixation
de la rampe 13 est transversale par rapport à la direction longitudinale de la partie
distale 4 de la canne 3.
[0034] L'opérateur peut donc, en déplaçant la canne 3 dans cette direction longitudinale,
réaliser la pulvérisation sur une zone rectangulaire de grande surface, l'emplacement
de chaque buse 2 étant déterminé en sorte de ne pas laisser de zone non pulvérisée
entre chaque buse.
[0035] L'homogénéité de pulvérisation, dans ce mode de réalisation, dépend bien sûr de la
hauteur de pulvérisation, c'est-à-dire de la distance existant entre les buses et
la surface à traiter.
[0036] Pour garder constante cette hauteur H de pulvérisation et également pour faciliter
le travail de l'utilisateur, dans ce deuxième exemple, il est prévu un élément de
roulement 16, qui est fixé à la partie distale 4 de la canne 3 en arrière de la rampe
13. Cet élément de roulement 16 est, dans l'exemple illustré à la figure 2, constitué
de deux roues 17, montées libres sur un arbre transversal 18, lequel est relié à la
partie distale 4 par une entretoise de liaison 19 terminée par une portion de tube
d'emmanchement 20, similaire à ce qui a été décrit précédemment pour la fixation de
la rampe 13. Il peut bien sûr être prévu que l'entretoise de liaison 19 soit télescopique
pour permettre le réglage de la hauteur H de pulvérisation. Il peut également être
prévu des éléments de liaison entre l'élément de roulement 16 et la rampe de pulvérisation
13 pour améliorer la stabilité de l'ensemble.
[0037] Il serait possible de prévoir de motoriser le déplacement de l'élément de roulement
16 ainsi que des moyens de réglage du débit des buses de pulvérisation en fonction
de la vitesse de déplacement dudit élément de roulement 16, ceci afin d'optimiser
l'uniformité du traitement et de le rendre indépendant de la manipulation de la canne
3 par l'opérateur.
[0038] Dans le troisième mode de réalisation qui est illustré à la figure 4, la fixation
de la rampe de pulvérisation 13 est réalisée, non plus transversalement comme dans
le second mode de la figure 2, mais longitudinalement, ladite rampe 13 étant sensiblement
dans le même plan que la partie distale 4 de la canne 3.
[0039] Comme cela apparaît clairement sur la figure 4, la rampe 13 fait un angle α avec
la partie distale 4, grâce à la différence de longueur des deux pattes de fixation
21,22 assurant la liaison entre la rampe 13 et la partie distale 4. Chacune desdites
pattes de fixation 21,22 est, à une de ses extrémités, fixée sur l'aile supérieure
13a de la rampe 13 et à l'autre extrémité à une portion de tube d'emmanchement 23,24
comme expliqué précédemment. L'angle α est de préférence compris entre 5° et 20°.
Ce décalage angulaire a pour but de permettre à l'opérateur de disposer la rampe 13
de manière verticale et donc parallèle au mur de façade qu'il a à traiter tout en
étant à une certaine distance en retrait par rapport à la base dudit mur.
[0040] De préférence, l'opérateur maintient la canne 3 à une hauteur déterminée et se déplace
parallèlement au mur. Il duplique la même opération en abaissant la canne autant que
nécessaire. Si besoin est, il lui est possible de retirer la partie initialement proximale
et de porter la canne avec la partie intermédiaire 5 devenant transitoirement la partie
proximale.
[0041] Sur la figure 5, on a représenté une version plus complexe de l'installation 25 qui
met en oeuvre une canne 3 dont la partie distale 4 est équipée des mêmes moyens de
fixation longitudinale que ce qui vient d'être décrit en relation avec la figure 4.
[0042] Dans cette installation 25, la station d'alimentation et de stockage est montée sur
un chariot 26, de préférence autotracté. Il peut notamment s'agir d'une tondeuse autotractée
sur laquelle a été prévue une plateforme pour le placement de la station 7 et également
un support de canne 27. Ce support de canne comprend un tube creux 28 dans lequel
peut être emmanchée la partie proximale 6 de la canne 3. Il comporte également des
moyens de réglage en hauteur et en inclinaison du tube creux 28.
[0043] Dans l'exemple illustré à la figure 5, lesdits moyens de réglage comportent un montant
vertical 29, de préférence télescopique, avec des moyens de réglage en hauteur, par
exemple du type trous et goupilles. Le tube creux 28 est monté à pivotement selon
un axe horizontal 32 sur l'extrémité supérieure du montant vertical 28 de manière
à ce que l'opérateur puisse faire varier son inclinaison en fonction de la pente du
toit 30 à traiter. Le réglage de cette inclinaison est obtenu, par exemple par une
biellette 31 de réglage angulaire à pas inverses, ladite biellette étant elle-même
reliée à pivotement à la fois au montant vertical 29 et au tube creux 28 dans sa portion
28a opposée à la canne 3 par rapport à l'axe de pivotement 32.
[0044] Dans ce mode de réalisation, l'interrupteur d'actionnement des buses 2 de pulvérisation
peut être monté sur le chariot mobile 26, éventuellement accessible à l'opérateur
dirigeant le chariot en particulier lorsque celui-ci est autotracté.
[0045] Ce mode de réalisation est particulièrement adapté aux surfaces à traiter de grandes
dimensions avec un espace dégagé permettant un libre déplacement du chariot 26.
[0046] Dans ces derniers modes de réalisation, on retrouve la canne avec ses trois parties
distale 4, intermédiaire 5 et proximale 6, sa rampe de pulvérisation 13, les tuyaux
de raccordement 8 et la station de stockage et d'alimentation 7. De préférence, les
moyens de fixation de la rampe de pulvérisation sur la partie distale, les moyens
de fixation des tuyaux de raccordement sur les différentes parties de la canne, les
moyens de fixation de l'élément de roulement sur la partie distale, les moyens de
fixation de l'interrupteur sur la partie proximale ou sur la base de la station mobile
ou sur le chariot de portage sont tous des moyens de fixation temporaire, ce qui a
l'avantage de permettre à l'opérateur de réaliser un passage rapide de l'installation
d'une configuration à l'autre en fonction du type de surfaces à traiter.
[0047] On comprend en particulier que le traitement de la toiture et des façades d'une maison
nécessite le passage d'une configuration à l'autre, notamment lorsque la toiture est
équipée de chien assis.
[0048] La présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui ont été décrits
ci-dessus à titre d'exemple non exhaustif. En particulier, il serait possible d'adapter
sur la partie distale de la canne un élément de brossage, éventuellement combiné avec
l'élément de roulement décrit dans le second mode de réalisation précité, ledit élément
de brossage étant destiné à éliminer au moins en partie la mousse développée sur la
toiture.
[0049] En particulier la station mobile de stockage et d'alimentation de l'agent de traitement
peut, dans une version particulièrement simplifiée, être portable par l'utilisateur,
notamment en bandoulière. Dans ce cas, cette station consiste en une cuve équipée
d'un système de mise sous pression manuelle, provenant par exemple d'un pulvérisateur
manuel proposé dans les jardineries. Le système de mise sous pression comporte une
poignée de pompage, qui est actionnée par l'utilisateur pour obtenir et maintenir
la pression à l'intérieur de la cuve, pression qui peut être de l'ordre de 2,5 bars.
Il a été en effet constaté que cette pression s'avère suffisante pour obtenir une
pulvérisation de l'agent dans des conditions satisfaisantes à partir d'une voire deux
buses de pulvérisation, montées à l'extrémité de la canne. Bien sûr, dans cette variante
simplifiée, l'utilisateur doit régulièrement actionner la poignée de pompage pour
maintenir la pression suffisante pour le maintien de la pression nécessaire à la pulvérisation.
[0050] En particulier, il peut être souhaitable de disposer à l'intérieur de la partie distale
de la canne un élément de renfort, tel qu'un tube métallique, par exemple en aluminium,
emmanché et collé à l'intérieur de la canne, au niveau de la zone de la partie distale
sur laquelle peuvent être fixés des éléments externes, notamment les tubes d'emmanchement
14, 20 respectivement de la rampe 13 et de l'élément de roulement 16.
1. Installation de pulvérisation d'un agent de traitement, notamment pour toitures et
façades, comprenant, d'une part, une canne (3) manuelle équipée d'une buse de pulvérisation
et, d'autre part, une station mobile de stockage et d'alimentation de l'agent de traitement
sous pression jusqu'à la buse, par l'intermédiaire d'un tuyau de raccordement, caractérisée en ce que la canne (3) est une canne télescopique, du type canne à pêche, composée de plusieurs
parties (4,5,6) emboîtables deux à deux, de diamètre dégressif, depuis une partie
proximale de portage de plus grand diamètre jusqu'à une partie distale (4) de plus
petit diamètre, ladite canne étant dans un matériau léger, résistant mécaniquement
et ayant une grande capacité de fléchissement sans rupture, la buse (2) de pulvérisation
étant solidarisée à la partie distale (4) de plus faible diamètre et le tuyau de raccordement
(8) étant fixé à chaque partie (4,5,6) de la canne (3) par au moins un collier (9)
de fixation.
2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une rampe (13) rectiligne, de préférence en forme d'équerre, sur laquelle
sont montées plusieurs buses de pulvérisation (2) et en ce que ladite rampe (13) est fixée sur la partie distale (4) de la canne (3) par des moyens
de fixation, à savoir soit des premiers moyens de fixation transversale, soit des
seconds moyens de fixation longitudinale, par rapport à la direction longitudinale
de la canne.
3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la rampe (13) étant fixée par des premiers moyens de fixation transversale, elle
comporte un élément de roulement (16) d'axe de rotation transversal, qui est fixé
à la partie distale.
4. Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'élément de roulement (16) comprend deux roues (17) montées libres en rotation aux
deux extrémités d'un arbre (18), lequel arbre (18) est fixé à la partie distale (4)
par au moins une entretoise de liaison (18).
5. Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que la rampe (13) étant fixée à la partie distale (4) de la canne (3) par des seconds
moyens de fixation longitudinale, ladite rampe (13) fait avec ladite partie distale
(4) un angle α, ledit angle étant ajustable de préférence entre 5° et 20°.
6. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs buses de pulvérisation, montées sur des bras déformables ou
à écartement réglable.
7. Installation selon l'une quelconque des revendications 2, 3, 5 ou 6, caractérisée en ce que la station d'alimentation et de stockage (7) est montée sur un chariot de portage
(26), de préférence autotracté, qui comporte un support de canne, comprenant un tube
creux (28) dans lequel peut être emmanchée la partie proximale (6) de la canne (3).
8. Installation selon l'une des revendication 1 à 7, caractérisée en ce que la station d'alimentation et de stockage est portable par l'utilisateur, consistant
en une cuve équipée d'un système de mise en pression manuel.
9. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8,
caractérisée en ce que la canne (3) est composée de trois parties provenant d'une canne à pêche, à savoir
:
- une partie proximale ayant une longueur L1 faisant de l'ordre de 130 cm à 140 cm,
un diamètre D1 maximal de l'ordre de 42 mm à 40 mm et un diamètre D2 minimal de l'ordre
de 36 mm à 35 mm,
- une partie intermédiaire ayant une longueur L2 faisant de l'ordre de 480 cm à 500
cm, un diamètre minimal D3 de l'ordre de 35 mm à 20 mm et
- une partie distale ayant une longueur L3 faisant de l'ordre de 110 cm à 120 cm,
un diamètre minimal D4 de l'ordre de 20 mm à 10 mm, le poids total des trois dites
parties faisant de l'ordre de 750 g à 950 g.
10. Installation selon l'une quelconque des revendications 2 à 9,
caractérisée en ce que les moyens de fixation :
- de la rampe de pulvérisation (13) sur la partie distale (4),
- du ou des tuyaux de raccordement (8) sur chaque partie (4,5,6) de la canne (3),
- de l'élément de roulement (16) sur la partie distale (4),
- de l'interrupteur (33) sur la partie proximale (6) ou sur le chariot de portage
(26) ou sur la base de la station mobile,
sont des moyens de fixation temporaires, permettant le passage rapide pour l'opérateur
d'une configuration à l'autre.