[0001] La présente invention concerne les fauteuils, plus particulièrement mais non exclusivement,
roulants, qui sont utilisés par les handicapés et les invalides et elle vise, indifféremment,
les fauteuils roulants, pliants ou non.
[0002] Il est incontestable que les fauteuils roulants ont apporté une possibilité de mobilité
aux handicapés et aux invalides. Ces fauteuils roulants possèdent, toutefois, plusieurs
inconvénients tenant au fait que les utilisateurs ne peuvent occuper qu'une position
assise, par ailleurs maintenue en général pendant des durées relativement longues.
[0003] Une telle position n'est pas à même d'apporter une réadaptation à la vie courante
et ne facilite pas les contacts sociaux. En outre, une telle position assise, maintenue
pendant des durées relativement longues, est responsable d'une dégradation physique,
telle que perte d'amplitude angulaire des membres inférieurs, circulation sanguine
défectueuse, ralentissement des fonctions digestives et intestinales, fragilité osseuse,
etc.
[0004] Pour remédier aux inconvénients ci-dessus, il a été proposé des fauteuils dont le
châssis supporte une structure articulée comprenant un dossier, une assise et un repose-pieds.
Une telle structure est montée articulée par l'assise sur un axe frontal horizontal,
perpendiculaire au plan de symétrie verticale du châssis. La structure articulée peut
être commandée avec motorisation complète ou assistance, pour faire passer l'assise
d'une position d'abaissement à une position d'élévation et inversement. De tels fauteuils
sont, généralement, qualifiés de « fauteuils élévateurs ou verticalisateurs ».
[0005] Que la source de puissance, commandant ou permettant de commander l'élévation et
l'abaissement de la structure articulée, soit à base d'énergie électrique, de vérins
élastiques, notamment à gaz, ou purement manuelle, les fauteuils du type ci-dessus
ont certainement permis de résoudre, pour une grande partie, les inconvénients découlant
de l'utilisation d'un fauteuil classique.
[0006] C'est certainement la raison du succès de tels fauteuils depuis déjà un certain nombre
d'années. A titre de référence, il est possible de citer le brevet
FR 2 529 456 qui est justement relatif à une telle conception de fauteuil verticalisateur.
[0007] Bien que donnant satisfaction, de tels fauteuils ont, semble-t-il, fait naître une
objection de confort tenant, notamment, à la nature de la structure articulée permettant
d'élever ou d'abaisser, dans une position de sécurité maximale, le sujet invalide
ou handicapé.
[0008] Il faut, en effet, tenir compte du caractère articulé de cette structure qui peut
passer d'une position de siège traditionnel à une position d'élévation ou de verticalisation
dans laquelle les différents segments la constituant sont sensiblement alignés dans
le prolongement les uns des autres, selon une direction pseudo-verticale.
[0009] Pour répondre à l'exigence anatomique dans les différentes positions susceptibles
d'être occupées, la structure articulée est composée d'un élément d'assise, d'un élément
de dossier et d'un élément repose-pied qui doivent donc pouvoir occuper relativement
une position générale du type siège ou assise et être placés dans le prolongement
les uns des autres dans la position de verticalisation ou debout.
[0010] Afin de permettre ce mouvement d'élévation-abaissement, la structure articulée est
constituée par deux systèmes articulés symétriques latéraux comprenant chacun un premier
quadrilatère déformable contribuant au support de l'assise, composé de deux barres,
respectivement supérieure et inférieure, articulées sur la partie antérieure d'un
châssis et liées vers leur partie arrière par une pièce d'écartement. Chaque système
articulé latéral comprend, également, un second quadrilatère déformable contribuant
au support du repose-pied, ainsi qu'une armature de dossier qui est articulée sur
le premier quadrilatère, à l'opposé du second quadrilatère, par l'intermédiaire de
la pièce d'écartement au moins et qui comprend au moins un montant solidaire de la
pièce d'écartement.
[0011] Le fauteuil comprend, enfin, un ensemble de manoeuvre, interposé entre les ensembles
latéraux et le châssis et assumant une fonction de commande et de contrôle du pivotement
relatif des ensembles latéraux d'une position d'abaissement à une position d'élévation
de la structure par rapport au châssis et inversement.
[0012] Une telle conception du fauteuil donne entière satisfaction pour ce qui concerne
son usage assis ou debout. Toutefois, en cas de longues périodes d'utilisation, il
est apparu que l'impossibilité d'incliner temporairement le dossier vers l'arrière,
voire de placer l'ensemble de la structure d'assise en position allongée ou semi-allongée,
pouvait constituer une source d'inconfort.
[0013] Ainsi, il est apparu le besoin d'un fauteuil verticalisateur dont la structure articulée
permette une inclinaison du dossier réglable à la demande et, éventuellement ,une
inclinaison de l'ensemble de la structure d'assise pour la placer en position allongée
ou semi-allongée tout en conservant la fonctionnalité de verticalisation et cela avec
une structure aussi légère que possible.
[0014] Afin d'atteindre cet objectif, l'invention concerne un fauteuil verticalisateur pour
handicapés et invalides, comprenant un châssis supportant une structure articulée
supportant un dossier, une assise, un repose-pied et étant mobile entre une position
assise et une position verticalisée. Selon l'invention, le fauteuil verticalisateur
est caractérisé en ce que la structure articulée comprend :
■ un système articulé de support de l'assise et du dossier comprenant :
■ au moins un quadrilatère déformable qui comprend au moins :
■ un longeron supérieur,
■ une entretoise postérieure articulée à l'arrière par un pivot sur le longeron supérieur
et liée de manière rigide à un montant contribuant au support du dossier,
■ une entretoise antérieure articulée à l'avant par un pivot sur le longeron supérieur
pour être mobile en rotation par rapport au châssis jusqu'à une position de rotation
maximale définie par des moyens de limitation de course,
■ et un longeron inférieur qui est articulé à l'avant par un pivot sur l'entretoise
antérieure et à l'arrière un pivot sur l'entretoise postérieure, le longeron supérieur
ou inférieur contribuant au support de l'assise et étant articulé à l'avant sur le
châssis par un pivot pour être mobile en rotation entre, d'une part, la position d'assise
dans laquelle le longeron articulé sur le châssis est en appui sur une butée d'assise
portée par le châssis et, d'autre part, la position verticalisée,
■ et des moyens de manoeuvre qui sont interposés entre le châssis et l'entretoise
postérieure ou le longeron qui n'est pas articulé directement sur le châssis et qui
sont adaptés pour, par un déplacement du longeron qui n'est pas articulé directement
sur le châssis, d'une part, assurer un réglage de l'inclinaison du montant de dossier
lorsque le longeron articulé sur le châssis est en appui sur la butée d'assise et,
d'autre part, verticaliser la structure articulée lorsque l'entretoise antérieure
a atteint sa position de rotation maximale.
[0015] La cinématique adoptée pour le fauteuil verticalisateur selon l'invention permet
de réaliser de manière particulièrement simple la fonction de réglage inclinaison
à la demande du dossier. De plus, cette inclinaison à la demande du dossier est assurée
avec les mêmes moyens de manoeuvre que ceux permettant la verticalisation. Ainsi,
dans le cas où les moyens de manoeuvre sont constitués par un vérin motorisé, c'est
le même vérin qui permet de commander l'inclinaison du dossier et la verticalisation
de sorte que ces deux fonctions peuvent être motorisées avec une augmentation du poids
total du fauteuil inférieure à celle requise par une cinématique imposant des moteurs
ou vérins électrifiés différents pour le mouvement d'inclinaison du dossier et pour
le mouvement de verticalisation. Bien entendu, selon l'invention, les moyens de manoeuvre
de la structure articulée ne sont pas nécessairement motorisés et peuvent être actionnés
manuellement.
[0016] Selon l'invention cela peut être soit le longeron inférieur, soit le longeron supérieur
qui est articulé directement par un pivot sur le châssis, l'autre longeron n'étant
pas articulé directement sur le châssis. De même, l'assise peut être supportée par
soit par le longeron supérieur, soit par le longeron inférieur.
[0017] Dans une forme préférée de réalisation, le longeron supérieur contribue au support
de l'assise et se trouve articulé à l'avant sur le châssis par un pivot pour être
mobile en rotation entre, d'une part, la position d'assise dans laquelle le longeron
supérieur est en appui sur la butée d'assise) portée par le châssis et, d'autre part,
la position verticalisée tandis que l'entretoise antérieure est mobile en rotation
par rapport au châssis jusqu'à une position de rotation maximale qui correspond à
une position de recul maximal et qui est définie par des moyens de limitation de course.
Les moyens de manoeuvre sont alors interposés entre le châssis et le longeron inférieur
et sont adaptés pour, par un déplacement du longeron inférieur, d'une part, assurer
un réglage de l'inclinaison du montant de dossier lorsque le longeron supérieur est
en appui sur la butée d'assise et, d'autre part, verticaliser la structure articulée
lorsque l'entretoise antérieure a atteint sa position de rotation ou de recul maximal.
Cette forme de réalisation présente notamment l'avantage de garder immobile l'assise
lors du réglage de l'inclinaison du dossier ainsi que de placer la plupart des éléments
mobiles de la structure articulée sous l'assise réduisant ainsi les risques de blessures
par pincement de l'utilisateur du siège verticalisateur.
[0018] Selon l'invention, le système de support du repose-pied peut être réalisé de toute
manière appropriée et par exemple mettre en oeuvre un polygone déformable distinct
du quadrilatère supportant l'assise et le dossier.
[0019] Dans une forme préférée de réalisation de l'invention, la structure articulée comprend
un système de support du repose-pied comprenant au moins un segment jambier qui est
solidaire du repose-pied et qui est lié de manière rigide à l'entretoise antérieure.
[0020] Cette forme préférée de réalisation présente l'avantage de lier l'inclinaison du
repose-pied à celle du dossier de manière à en relever le repose-pied lorsque le dossier
est incliné pour placer la structure d'assise formée par le dossier, l'assise et le
repose-pied en position allongée ou semi - allongée.
[0021] Il doit être noté que, selon l'invention, la notion de liaison rigide entre le segment
jambier et l'entretoise antérieure ainsi qu'entre l'entretoise postérieure et le montant
signifie simplement que le mouvement de la structure d'assise n'influe ni sur l'angle
entre le segment jambier et l'entretoise antérieure ni sur l'angle entre le montant
et l'entretoise postérieure. Cette notion de liaison rigide n'exclut pas la possibilité
d'un réglage effectué, par exemple en atelier, de l'angle entre le segment jambier
et l'entretoise antérieure, d'une part, et de l'angle entre le montant et l'entretoise
postérieure, d'autre part, afin par exemple de tenir compte de la morphologie de l'utilisateur
du fauteuil élévateur selon l'invention.
[0022] Selon une caractéristique de l'invention et afin d'augmenter le confort de l'utilisateur
du fauteuil en fonction de sa posture et de la position de la structure d'assise,
le système de support du repose-pied comprend au moins :
■ un chariot sur lequel est fixé le repose-pieds et qui est adapté sur le segment
jambier de manière à être mobile en translation par rapport à l'entretoise antérieure,
■ et des moyens de réglage de la position du chariot en fonction de l'angle formé
par le longeron supérieur et l'entretoise antérieure.
[0023] Selon une autre caractéristique de l'invention visant à offrir une stabilité maximale
du fauteuil en position verticalisation, le chariot et les moyens de réglage de la
position du chariot sont adaptés pour amener le chariot et/ou le repose-pied en appui
sur le sol lorsque la structure articulée est en position verticalisée.
[0024] Selon encore une autre caractéristique de l'invention, le système articulé de support
de l'assise du dossier comprend des moyens de verrouillage de la déformation du quadrilatère
déformable. Cette caractéristique de l'invention permet de manière fort avantageuse,
par une simple action des moyens de manoeuvre, un passage direct de la position verticalisée
à une position allongée sans passer par la position assise et inversement.
[0025] Selon une forme préférée de réalisation, le quadrilatère déformable défini par les
pivots de liaison entre les longerons et les entretoises est choisi pour être un parallélogramme.
En effet, l'adoption de cette forme permet de faciliter les réglages du fauteuil étant
entendu qu'il est possible d'adopter d'autres formes pour le quadrilatère déformable
tout en étant de préférence proche d'une forme d'un parallélogramme parfait.
[0026] Selon une caractéristique de l'invention, la position de la butée d'appui est réglable
de manière à permettre un réglage de l'assiette de l'assise lorsque la structure articulée
est en position d'assise.
[0027] Selon encore une autre caractéristique de l'invention, le fauteuil verticalisateur
comprend des moyens de stabilisation de la position de recul maximal de l'entretoise
antérieure. La mise en oeuvre de tels moyens de stabilisation permet de réduire les
mouvements parasites lors de la verticalisation de manière à procurer un plus grand
confort et un sentiment de sécurité à l'utilisateur du fauteuil.
[0028] Dans une forme préférée mais non strictement nécessaire de réalisation, les moyens
de stabilisation de la position de recul maximal de l'entretoise antérieure comprennent
alors au moins un ressort à gaz articulé par des pivots sur, d'une part, le châssis
et, d'autre part, le longeron inférieur. De manière plus particulièrement préférée
mais non nécessaire, l'axe du pivot de liaison du ressort avec le châssis est disposé
pour se trouver aligné avec l'axe du pivot de liaison entre l'entretoise antérieure
et le longeron inférieur lorsque l'entretoise antérieure est en position de recul
maximal. Le fait d'adopter cette configuration pour la position des pivots permet
de garder constante l'élongation du ressort à gaz pendant tout le mouvement de verticalisation
réduisant ainsi plus encore les déplacements parasites susceptibles d'intervenir pendant
ce mouvement.
[0029] Dans une forme préférée de réalisation, le châssis du fauteuil de verticalisation
selon l'invention est équipé de roues de manière à constituer un fauteuil roulant
à déplacements motorisés ou manuels selon que certaines des roues sont équipées ou
non de moteur électrique.
[0030] Bien entendu, les différentes caractéristiques de l'invention évoquées ci-dessus
peuvent être mises en oeuvre les unes avec les autres selon différentes combinaisons
lorsqu'elles ne sont pas incompatibles ou exclusives les unes des autres.
[0031] Par ailleurs, diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description
faite ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples
non limitatifs, une forme de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une perspective d'un fauteuil verticalisateur roulant selon l'invention en position
assise.
La fig. 2 est une perspective analogue à la fig. 1 sans les moyens de maintien des jambes, ni la grande roue gauche et son carter.
La fig. 3 est une perspective de trois quarts arrière, analogue à la fig. 2, du fauteuil en position verticalisée ou debout.
Les fig. 4 et 5 sont des coupes longitudinales selon le plan IV-IV de la fig. 2 du fauteuil verticalisateur.
La fig. 6 est une élévation en vue de gauche de la perspective de la fig. 3.
Les fig. 7 à 9 sont des schémas de principe de la cinématique du fauteuil respectivement, en position
assise, en position semi-allongée et en position verticalisée, sur ces vues seuls
sont représentés les éléments nécessaires à la compréhension du principe de fonctionnement
du fauteuil selon l'invention.
[0032] L'invention vise à permettre un réglage facile par l'utilisateur de l'inclinaison
du dossier d'un fauteuil verticalisateur roulant, tel qu'illustré aux
fig. 1 à
3, et désigné dans son ensemble par la référence
1, afin d'offrir le meilleur confort possible à l'utilisateur du fauteuil.
[0033] Un tel fauteuil
1 comprend un châssis
2, composé de deux demi-châssis latéraux
3 et
4, réunis entre eux par des traverses
5 et
6. Ces différents éléments constitutifs définissent une armature porteuse pourvue de
roues motrices
10 et de roues directrices orientables
11.
[0034] Tel qu'illustré, le châssis
2 correspond à un fauteuil de conception rigide, mais il est bien évident qu'une conformation
sensiblement analogue pourrait être retenue pour un fauteuil repliable. En effet,
dans un tel cas, les traverses rigides
5 et
6 sont alors remplacées par des éléments pliants de conception connue en soi.
[0035] Le châssis
2, décrit ci-dessus, est équipé d'un dispositif verticalisateur qui est réalisé sous
la forme d'une structure articulée
12 portée par le châssis
2. La structure articulée
12 comprend au moins un et selon l'exemple illustré exactement un quadrilatère déformable
13 mieux visible aux
fig. 4 à
6 sur lesquelles il est matérialisé en traits mixtes. Le quadrilatère déformable
13 est également visible sur les schémas de principe des
fig. 7 à
9.
[0036] Le quadrilatère déformable
13 comprend au moins un et, selon l'exemple illustré, deux longerons supérieurs
14 et
15 disposés respectivement sur les côtés gauche et droit du fauteuil
1. Les deux longerons supérieurs
14 et
15 contribuent au support de l'assise
A visible à la
fig. 3. Les longerons supérieurs
14 et
15 sont chacun articulés à l'avant sur le châssis
2 par un pivot
16,17 d'axe horizontal. Bien entendu, les axes de rotation des pivots
16 et
17 sont alignés ou confondus.
[0037] Le quadrilatère déformable
13 comprend également au moins une et, selon l'exemple illustré, exactement une entretoise
postérieure
20 réalisée ici sous la forme d'une traverse. L'entretoise postérieure
20 est alors articulée à l'arrière des longerons supérieurs
14 et
15 par des pivots
21 et
22 dont les axes sont horizontaux et sensiblement confondus ou alignés. L'entretoise
postérieure
20 liée de manière rigide à au moins un et, selon l'exemple illustré, à deux montants
24 et
25 disposés de part et d'autre de la structure articulée
12 chacun sensiblement dans l'alignement d'un longeron
14,15. Les montants
24 et
25 contribuent au support d'un dossier
D visible à la
fig. 3 et sont reliés par une traverse arrière
26. La référence à une liaison rigide n'exclut pas une possibilité de réglage de l'angle
α entre chaque montant
24,25 et l'entretoise postérieure
20 et doit être entendue comme signifiant que l'angle α reste constant lors des mouvements
d'élévation/verticalisation et d'abaissement de la structure articulée
12.
[0038] Le quadrilatère déformable
13 comprend également au moins une et, selon l'exemple illustré, exactement une entretoise
antérieure
27 qui, selon l'exemple illustré, est réalisée sous la forme d'une traverse. L'entretoise
antérieure
27 est articulée à l'avant sur chacun des longerons supérieurs
14 et
15 par un pivot, respectivement,
28 et
29. Les axes des pivots
28 et
29 sont horizontaux et sensiblement confondus. Par ailleurs, selon l'exemple illustré,
les axes des pivots
28 et
29 sont confondus avec les axes des pivots
16 et
17. Toutefois, une telle configuration n'est pas nécessaire à la réalisation d'un système
articulé de support de l'assise du dossier conforme à l'invention et les axes des
pivots
28 et
29 pourraient être décalés et distincts des axes des pivots
16 et
17.
[0039] Le quadrilatère déformable
13 comprend enfin au moins un et, selon l'exemple illustré, exactement un longeron inférieur
35 qui est articulé à l'avant sur l'entretoise antérieure par un pivot
36 d'axe horizontal et à l'arrière sur l'entretoise postérieure par un pivot
37 d'axe également horizontal. Il apparaît donc que les pivots
36 et
37, ainsi que les paires de pivots
21, 22 et
28,29 définissent les sommets du quadrilatère déformable
13 qui présente, selon l'exemple illustré, une forme de parallélogramme.
[0040] Afin d'assurer le support d'un repose-pied
R, la structure articulée
12 comprend en outre, en tant que système de support du repose-pied
R, au moins un et, selon l'exemple illustré, deux segments jambiers
40 et
41 qui sont liés de manière rigide à l'entretoise antérieure
27. Comme dans le cas des montants
24 et
25, la référence à une liaison rigide n'exclut pas ici une possibilité de réglage de
l'angle β entre chaque segment jambier
40,41 et l'entretoise antérieure
27 et doit être entendue comme signifiant que l'angle β reste constant lors des mouvements
d'élévation/verticalisation et d'abaissement de la structure articulée
12. Le système de support du jambier comprend en outre deux chariots
42 et
43 qui sont chacun adaptés sur un segment jambier respectivement
40 et
41 de manière à être mobiles en translation sur le segment jambier correspondant par
rapport à l'entretoise antérieure
27. Chaque chariot
42 et
43 est alors relié au longeron correspondant respectivement
14 et
15 par des moyens
44, 45 de réglage de la position du chariot par rapport à l'angle formé par le longeron
supérieur et l'entretoise antérieure comme cela apparaîtra par la suite. Le repose-pied
R est alors fixé aux chariots
42 et
43. Afin de faciliter la lecture des schémas de principe, les chariots et les moyens
de réglage de leurs positions n'ont pas été représentés aux
fig. 7 à
9.
[0041] La structure articulée
12 ainsi constituée est donc mobile entre une position assise
P1 telle qu'illustrée aux
fig. 1, 2, 4 et
7 et une position verticalisée P2 telle qu'illustrée aux fig. 3, 6, et 9. Afin d'assurer
ses déplacements, le système articulé de support de l'assise et du dossier comprend
des moyens de manoeuvre
50 qui sont interposés entre le châssis
2 et le longeron inférieur
35. Selon l'exemple illustré, les moyens de manoeuvre sont formés par un vérin électrique
50 alimenté par une batterie
51 et piloté au moyen d'une télécommande filaire non représentée.
[0042] En position assise
P1, les longerons supérieurs
14 et
15 viennent en appui chacun sur une butée d'assise
52, 53 portée par le châssis
2. De manière préférée, la position ou hauteur des butées
52,53 par rapport au châssis
2 est réglable pour permettre un réglage de l'inclinaison en position assise
P1 des longerons supérieurs
14 et
15 et donc de l'assiette de l'assise
A.
[0043] Lorsque les longerons supérieurs
14 et
15 sont en appui sur les butées
52,53, une action des moyens de manoeuvre
50 sur le longeron inférieur
35 permet de faire pivoter la traverse antérieure
27 et la traverse postérieure
20 autour de leurs axes de rotation
28,29 et
21,22. Ainsi, une rétraction du vérin électrique
50, dans le sens de la flèche
F1 fait avancer le longeron inférieur
35 et donc les traverses antérieures
27 et
20, ce qui permet d'incliner simultanément les segments jambiers
40,41 et les montants de dossier
24 et
25 pour placer le fauteuil verticalisateur selon l'invention en position semi-allongée
P3 telle qu'illustrée aux
fig. 5 et
8. Il doit être remarqué que selon l'amplitude possible du déplacement des moyens de
manoeuvre
50, le déplacement du longeron inférieur 35 peut permettre de placer la structure articulée
dans une position complètement allongée, non représentée.
[0044] À partir de la position semi-allongée
P3, une action en sens inverse des moyens de manoeuvre
50, ici dans le sens d'une extension du vérin comme indiqué par la flèche
F2 repousse vers l'arrière le longeron inférieur
35 de manière à faire pivoter les entretoises ou les traverses antérieure
27 et postérieure
20 jusqu'à ce que la rotation de la traverse antérieure
27 soit arrêtée par des moyens de limitation de course
55. Sur les
fig. 7 et
8, les moyens de limitation de course sont schématisés par une butée portée par le châssis
sur laquelle vient en appui l'entretoise antérieure
27. Selon la forme de réalisation représentée aux
fig. 1 à
6, les moyens de limitation de courses sont formés par des butées à galet contre lesquelles
viennent en appui les chariots
42 et
43 portés par les segments jambiers
40,41. Compte tenu du caractère rigide de la liaison entre les segments jambiers
40, 41, et la traverse antérieure
27, cela arrête le déplacement vers l'arrière de cette dernière.
[0045] Le siège verticalisateur
1 est alors dans la position assise
P1 et si le vérin
50 poursuit son mouvement d'extension, les longerons supérieurs
14,15 et inférieur
35 se lèvent jusqu'à placer la structure articulée
12 en position verticalisée
P2.
[0046] À partir de la position verticalisée
P2 et dans la mesure où la déformation du quadrilatère déformable
13 est libre, un mouvement en sens inverse des moyens de manoeuvre et donc ici une rétraction
dans le sens de la flèche
F1 du vérin
50 induit un repliement de la structure articulée
12 pour revenir en position assise
P1. En revanche, dans la mesure où il est mis en oeuvre des moyens
56 de blocage de la déformation du quadrilatère déformable
13, il est possible de passer de la position verticalisée
P2 à une position allongée sans passer par la position assise
P1. Selon l'invention, les moyens de blocage
56 peuvent être réalisés de toute façon appropriée. Selon l'exemple illustré, les moyens
de blocage
56 sont formés par une butée verrouillable portée par les longerons supérieurs
14 et
15 et contre laquelle le longeron inférieur
35 vient en appui dans la position verticalisée
P2. Bien entendu, les moyens de verrouillage
56 pourraient être réalisés d'une autre façon comme par exemple sous la forme d'un segment
télescopique qui constituerait une diagonale du quadrilatère déformable
13 et dont l'élongation serait verrouillable.
[0047] Par ailleurs, afin d'éviter des mouvements parasites de la structure articulée
12, notamment lors du passage de la position verticalisée
P2 à la position assise
P1, il est également mis en oeuvre des moyens
57 de stabilisation de la position de recul maximal de l'entretoise antérieure
27 en appui contre les butées
55. Selon l'exemple illustré, les moyens de stabilisation
57 comprennent des ressorts à gaz interposés entre le châssis
2 et le longeron inférieur
35. Chaque ressort à gaz
57 est alors lié par un pivot
58 au châssis
2 et par un pivot
59 au longeron inférieur
35. Les pivots
58 sont alors disposés pour avoir un axe horizontal sensiblement aligné ou confondu
avec l'axe du pivot
36 lorsque l'entretoise antérieure est dans sa position de recul maximal en appui contre
la butée
55. Cette disposition avantageuse de l'invention évite ainsi toute variation de la longueur
des ressorts à gaz pendant le mouvement de verticalisation. Par ailleurs, en plus
d'assurer une stabilisation de la position de recul maximal, les ressorts à gaz
57 assurent également un verrouillage automatique réversible de la position de recul
maximal de l'entretoise ou traverse antérieure
27.
[0048] Comme cela a été précisé précédemment et afin d'assurer un confort optimal à l'utilisateur
du fauteuil, la distance entre l'entretoise antérieure
27 et le repose-pied
R est modifiée en fonction de la configuration de la structure articulée
12 et notamment de l'angle entre les segments jambiers
40, 41 et les longerons supérieurs
14,15. À cet effet, les moyens de réglage
44 et
45 comprennent, comme le montre plus particulièrement la
fig. 6, un palonnier
60 articulé par un pivot central à l'entretoise antérieure
27. Une extrémité du palonnier
60 est reliée par une biellette
61 à un chariot
42,43 tandis que l'autre extrémité du palonnier
60 est reliée par une biellette 62 à un longeron
14,15. Les moyens de réglage
44 et
45 sont alors adaptés pour permettre une augmentation de la distance entre le chariot
42, 43 et l'entretoise antérieure
27 lorsque l'angle entre cette dernière et les longerons supérieurs
14,15 augmentent et inversement. Dans une forme préférée de réalisation, les moyens de
réglage
44 et
45 ainsi que les chariots
42 et
43 sont adaptés pour que le repose-pied R et/ou l'extrémité inférieure des chariots
42 et
43 viennent en contact avec le sol lorsque la structure articulée
12 est en position verticalisée
P2. Cette dernière caractéristique permet alors de garantir la stabilité du fauteuil
dans cette position verticalisée
P2.
[0049] Selon l'exemple illustré et décrit précédemment, la structure articulée
12 comprend deux longerons supérieurs
14,15, un longeron inférieur
35 et deux montants
24,25. Toutefois, il est également possible de réaliser la structure articulée
12 avec un seul longeron supérieur et un seul montant ou encore avec plus de deux longerons
supérieurs et inférieurs et deux montants ou plus. De même, il peut être mis en oeuvre
un, deux segments jambiers ou plus associés avec autant de chariots, étant entendus
que la mise en oeuvre de chariots n'est pas strictement nécessaire et que le repose-pied
pourrait être directement fixé sur le ou les segments jambiers.
[0050] De même, selon l'exemple illustré et décrit précédemment, il est mis en oeuvre une
fonction dite d'allongement du repose-pied par les chariots
42 et
43 et les moyens de réglage
44,45. Il pourrait également être envisagé de mettre en oeuvre une fonction analogue au
niveau du dossier. Cette fonction dite d'allongement du dossier serait assurée par
des chariots portant le dossier
D et étant adaptés sur les montants
24,25. Les chariots seraient associés à des moyens de réglage de la distance entre les
chariots de dossier et l'entretoise postérieure
20 en fonction de l'angle entre l'entretoise postérieure et les longerons supérieurs
14,15.
[0051] Par ailleurs, selon les dessins ce sont les longerons supérieurs qui sont articulés
directement sur le châssis et le longeron inférieur qui n'est pas articulé directement
sur le châssis. Toutefois, une configuration inverse peut être envisagée de sorte
que le longeron inférieur sera directement articulé à l'avant sur le châssis et les
longerons supérieurs ne seront pas directement articulés sur le châssis tout en supportant
de préférence l'assise bien qu'une autre configuration soit envisageable. Les moyens
de manoeuvre seront alors interposés entre le châssis et l'un au moins des longerons
supérieur. Le réglage de l'inclinaison du dossier se fera alors en faisant pivoter
l'entretoise antérieure vers l'arrière, et à partir d'une position inclinée du dossier
ou semi allongée du fauteuil les moyens de manoeuvre déplaceront vers l'avant l'entretoise
antérieure jusqu'à une position de rotation maximum vers l'avant pour ensuite assurer
la verticalisation de la structure articulée en relevant les longerons.
[0052] Bien entendu, diverses autres modifications peuvent être apportées au fauteuil verticalisateur
sans sortir du cadre de la présente invention.
1. Fauteuil verticalisateur pour handicapés et invalides, comprenant un châssis
(2) supportant une structure articulée
(12) supportant un dossier
(D), une assise
(A), un repose-pied
(R) et étant mobile entre une position assise (
P1) et une position verticalisée (
P2),
caractérisé en ce que la structure articulée comprend :
■ un système articulé de support de l'assise (A) et du dossier (D) comprenant :
■ au moins un quadrilatère déformable (13) qui comprend au moins :
■ un longeron supérieur (14,15),
■ une entretoise postérieure (20) articulée à l'arrière par un pivot (21,22) sur le longeron supérieur (14,15) et liée de manière rigide à un montant (24,25) contribuant au support du dossier (D),
■ une entretoise antérieure (27) articulée à l'avant par un pivot (28,29) sur le longeron supérieur (14,15) pour être mobile en rotation par rapport au châssis (2) jusqu'à une position de rotation maximale définie par des moyens (55) de limitation de course,
. et un longeron inférieur (35) qui est articulé à l'avant par un pivot (36) sur l'entretoise antérieure (27) et à l'arrière un pivot (37) sur l'entretoise postérieure (20), le longeron supérieur (14,15) ou inférieur (35) contribuant au support de l'assise et étant articulé à l'avant sur le châssis (2) par un pivot (16,17) pour être mobile en rotation entre, d'une part, la position d'assise (P1) dans laquelle le longeron articulé sur le châssis est en appui sur une butée d'assise
(52,53) portée par le châssis (2) et, d'autre part, la position verticalisée (P2),
■ et des moyens de manoeuvre (50) qui sont interposés entre le châssis (2) et l'entretoise postérieure ou le longeron qui n'est pas articulé sur le châssis
et qui sont adaptés pour, par un déplacement du longeron qui n'est pas articulé sur
le châssis, d'une part, assurer un réglage de l'inclinaison du montant de dossier
(24,25) lorsque le longeron articulé sur le châssis est en appui sur la butée d'assise (52,53) et, d'autre part, verticaliser la structure articulée (12) lorsque l'entretoise antérieure (27) a atteint sa position de rotation maximale.
2. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 1,
caractérisé en ce que :
■ le longeron supérieur (14,15) contribue au support de l'assise (A) et est articulé à l'avant sur le châssis (2) par un pivot (16,17) pour être mobile en rotation entre, d'une part, la position d'assise (P1) dans laquelle le longeron supérieur (14,15) est en appui sur la butée d'assise (52,53) portée par le châssis (2) et, d'autre part, la position verticalisée (P2),
■ l'entretoise antérieure (27) est mobile en rotation par rapport au châssis (2) jusqu'à une position de rotation maximale qui correspond à une position de recul
maximal et qui est définie par des moyens (55) de limitation de course,
■ et les moyens de manoeuvre (50) sont interposés entre le châssis (2) et le longeron inférieur (35) et sont adaptés pour, par un déplacement du longeron inférieur, d'une part, assurer
un réglage de l'inclinaison du montant de dossier (24,25) lorsque le longeron supérieur (14,15) est en appui sur la butée d'assise (52,53) et, d'autre part, verticaliser la structure articulée (12) lorsque l'entretoise antérieure (27) a atteint sa position de rotation ou de recul maximal.
3. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la structure articulée (12) comprend un système de support du repose-pied comprenant au moins un segment jambier
(40,41) qui est solidaire du repose-pied (R) et qui est lié de manière rigide à l'entretoise antérieure (27).
4. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 3,
caractérisé en ce que le système de support du repose-pied comprend au moins :
■ un chariot (42,43) sur lequel est fixé le repose-pieds (R) et qui est adapté sur le segment jambier (40,41) de manière à être mobile en translation par rapport à l'entretoise antérieure,
■ et des moyens (44,45) de réglage de la position du chariot en fonction de l'angle formé par le longeron
supérieur (14,15) et l'entretoise antérieure (27).
5. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le chariot (42,43) et les moyens (44,45) de réglage de la position du chariot sont adaptés pour amener le chariot et/ou le
repose-pied en appui sur le sol lorsque la structure articulée est en position verticalisée
(P2).
6. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le système articulé de support de l'assise du dossier comprend des moyens (56) de verrouillage de la déformation du quadrilatère déformable.
7. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le quadrilatère déformable (13) défini par les pivots de liaison (21,22/37/36/28,29) entre les longerons (14,15/35) et les entretoises (20/27) est un parallélogramme.
8. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la position de la butée d'appui (52,53) est réglable de manière à permettre un réglage de l'assiette de l'assise (A) lorsque
la structure articulée est en position d'assise (P1).
9. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (57) de stabilisation de la position de rotation maximale de l'entretoise antérieure.
10. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 9 caractérisé en ce que le longeron supérieur (14,15) est articulé sur le châssis (2) et en ce que les moyens de stabilisation de la position de rotation maximale de l'entretoise antérieure
comprennent un ressort à gaz (57) articulé par des pivots (58,59) sur, d'une part, le châssis (2) et, d'autre part, le longeron inférieur (35).
11. Fauteuil verticalisateur selon la revendication 10 caractérisé en ce que l'axe du pivot (58) de liaison du ressort avec le châssis étant disposé pour se trouver aligné avec l'axe
du pivot (36) de liaison entre l'entretoise antérieure (27) et le longeron inférieur (35) lorsque l'entretoise antérieure est en position de rotation maximale.
12. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre (50) comprennent un vérin motorisé.
13. Fauteuil verticalisateur selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le châssis est équipé de roues (10,11).