[0001] L'invention concerne un module optique pour un projecteur destiné notamment à un
véhicule automobile. L'invention concerne également un projecteur équipé d'un tel
module optique, ainsi qu'un véhicule automobile équipé d'au moins un tel projecteur.
Parmi les projecteurs existants, l'invention concerne plus particulièrement les projecteurs
du type à source lumineuse unique, et à cache mobile.
[0002] De façon connue, un tel projecteur est apte à émettre un faisceau lumineux vers l'avant
d'un véhicule. Le projecteur comprend de façon usuelle un réflecteur de type elliptique,
qui comporte deux foyers agencés sur son axe optique, une source lumineuse située
au voisinage du premier foyer, et un cache agencé au voisinage du second foyer. Le
cache est monté pivotant autour d'un axe de rotation orthogonal à l'axe optique, et
il est muni de volets. En fonction de la position angulaire du cache, les volets réalisent
la coupure du faisceau lumineux, c'est-à-dire qu'ils interceptent une partie des rayons
lumineux émis par la source lumineuse. Cela donne au projecteur plusieurs modes d'éclairage
qui se différencient par leur portée en longueur, largeur et ligne de coupure et qui
sont sélectionnés par le conducteur ou activés automatiquement en fonction des conditions
de circulation.
[0003] Parmi les modes d'éclairage usuels, on peut citer par exemple les feux de position,
les faisceaux de croisement, les faisceaux de route, les faisceaux pour conduite sur
autoroute, pour conduite en ville, pour conduite par mauvais temps, les faisceaux
antibrouillard. Egalement il existe des caches qui modifient la ligne de coupure du
projecteur selon que le véhicule se trouve dans un pays à circulation à droite ou
à gauche de la chaussée.
[0005] En règle générale, la position angulaire du cache est pilotée par un moteur électrique
avec éventuellement une transmission intermédiaire entre le moteur et l'arbre du cache.
[0006] Les positions extrêmes du cache sont déterminées à l'aide de butées. Entre ses positions
extrêmes, le cache est asservi en rotation par exemple à l'aide d'un transducteur
qui réagit en fonction de la position angulaire du cache. Il existe aussi des dispositifs
de commande du cache qui mettent en oeuvre un moteur pas à pas et/ou un ou plusieurs
électroaimants.
[0007] Ces systèmes donnent de bons résultats, mais leur structure est complexe. De ce fait
les modules existants sont relativement coûteux à fabriquer.
[0008] Compte tenu de cet état de la technique, il existe un besoin pour un module optique
de projecteur qui est amélioré en ce qu'il présente une structure simplifiée, à ce
titre qui est plus simple à fabriquer et à monter, et qui est moins coûteux.
[0009] Ces buts et d'autres buts qui apparaîtront au cours de la description qui va suivre
sont atteints par le module optique de l'invention.
[0010] Ce module comprend un réflecteur, une source lumineuse associée au réflecteur, le
réflecteur définissant un axe optique, un cache mobile en rotation autour d'un axe
sensiblement perpendiculaire à l'axe optique du réflecteur avec au moins un volet
disposé de façon à intercepter au moins en partie le faisceau de rayons, un système
de commande en rotation du cache mobile pour piloter sa position angulaire.
[0011] Le système de commande en rotation du cache comprend un moteur avec un système d'entraînement
apte à entraîner le cache dans au moins un sens de rotation vers une position extrême,
et un dispositif élastique de rappel pour rappeler le cache vers une position active
de repos.
[0012] Avantageusement, le système d'entraînement est apte à entraîner le cache dans deux
sens de rotation différents.
[0013] Le cache peut présenter, notamment, trois positions angulaires discrètes, comprenant
par exemple deux positions angulaires extrêmes et une position intermédiaire, qui
pourra être la « position de repos » du cache.
[0014] L'invention sera mieux comprise en se référant à la description ci-dessous et aux
dessins en annexe qui lui sont rattachés.
La figure 1 est une vue générale d'un module optique selon un premier mode de mise
en oeuvre de l'invention.
La figure 2 représente le module optique de la figure 1 sans la lentille.
La figure 3 est une vue partielle qui montre le montage du ressort de rappel.
La figure 3a est une variante de construction relative au montage du ressort.
Les figures 4 à 6 illustrent les différentes positions du cache.
La figure 7 montre de façon schématique une variante de montage de l'arbre sur son
châssis
La figure 8 est relative à un second mode de mise en oeuvre de l'invention.
Les figures 9 à 11 illustrent les différentes positions du cache du dispositif de
la figure 8.
La figure 12 représente un autre mode de mise en oeuvre de l'invention.
Les figures 13 et 14 illustrent de façon schématique l'asservissement du moteur d'entraînement.
[0015] Le module optique de projecteur 10 qui est représenté dans la figure 1 est plus particulièrement
adapté à équiper un projecteur avant pour un véhicule automobile. Il comprend un cadre
11 par lequel le module est assemblé au reste du véhicule. En arrière du cadre le
module présente un réflecteur 12. De façon classique le réflecteur peut être monobloc
avec le cadre ou être assemblé à celui-ci par tout moyen approprié. Le réflecteur
a une surface optique interne qui est de type ellipsoïdale et il est ouvert vers l'avant.
Le réflecteur possède deux foyers, un foyer arrière et un foyer avant qui sont situés
le long de son axe optique. Les termes avant et arrière sont à interpréter en relation
avec la direction d'éclairage du projecteur. Une source lumineuse est située au niveau
du foyer arrière. Toute source lumineuse convient. Par exemple comme cela est représenté,
la source lumineuse est une lampe à décharge 15, notamment une lampe au xénon montée
à l'arrière du réflecteur.
[0016] Vers l'avant le réflecteur a une ouverture qui débouche sur une lentille 17. La lentille
est portée par un porte-lentille 18 qui est assemblé sur l'avant du cadre 11. D'autres
modes de construction peuvent également convenir.
[0017] Un cache mobile 20 est situé au niveau du foyer avant du réflecteur. Il est plus
particulièrement visible en figure 2. De façon connue, il présente un arbre 21 orienté
perpendiculairement à l'axe optique du réflecteur. L'arbre 21 porte des volets radiaux
tels que les volets 22, 23, 24 qui ont chacun une ligne de crête définie. Les volets
sont prévus pour intercepter une partie des rayons lumineux à la sortie du réflecteur
de façon à former un faisceau lumineux avec une portée, une largeur et une ligne de
coupure déterminées.
[0018] Le cache est mobile en rotation autour de l'axe de l'arbre. L'arbre du cache est
porté par les joues latérales d'un châssis 26 qui est assemblé au cadre 11. Le châssis
peut aussi former un ensemble monobloc avec le cadre.
[0019] Le cache présente au plus trois positions angulaires stables, c'est à dire deux positions
extrêmes et une position intermédiaire de repos. Dans chacune de ces positions angulaires
stables les volets sont présents ou absents dans le faisceau des rayons.
[0020] Par exemple pour le cache de la figure 2, les volets 22 et 23 sont utilisés conjointement
pour former un faisceau de croisement qui permet de croiser un véhicule sans éblouir
son conducteur, le volet 24 forme un faisceau d'autoroute d'une portée d'environ 200
mètres. Dans une troisième position du cache, le faisceau n'est coupé par aucun volet,
cela correspond à la position route. D'autres volets peuvent être utilisés pour d'autres
fonctions que celles décrites.
[0021] Un ensemble de transmission permet d'entraîner le cache en rotation. Selon le mode
de réalisation illustré, cet ensemble comprend un moteur électrique 28 monté sur le
châssis 26, un engrenage 29 monté sur l'arbre du moteur et une roue dentée de transmission
30 monté à une extrémité de l'arbre du cache.
[0022] Le cache 20 a deux sens de rotation distincts. De préférence, le moteur 28 qui l'entraîne
est du type à courant continu, son sens de rotation étant déterminé par la polarité
de la tension qui est appliquée à ses bornes d'alimentation. D'autres systèmes d'entraînement
peuvent aussi convenir.
[0023] Selon une caractéristique de l'invention, le moteur 28 entraîne le cache 20 vers
l'une ou l'autre des deux positions extrêmes contre la force de rappel d'un dispositif
de rappel élastique qui rappelle le cache vers la position intermédiaire de repos.
[0024] Dans le mode de réalisation illustré, un ressort 32 est situé à l'extrémité de l'arbre
21 du côté opposé à la roue dentée 30. Le ressort représenté est du type ressort de
torsion cylindrique à spires dont la contrainte augmente avec un rapprochement de
ses branches d'extrémité 33 et 34. L'axe des spires du ressort est parallèle ou sensiblement
parallèle à l'axe de l'arbre du cache. Le ressort est monté de façon flottante, c'est
à dire que ses spires sont engagées sur l'extrémité dé l'arbre et ses branches d'extrémité
33 et 34 du ressort sont retenues par un appui simple entre une butée d'entraînement
du cache et une butée de retenue du châssis. Chaque butée est ici formée de deux pattes,
les pattes d'entraînement 36 et 37 pour le cache 20, et les pattes de retenue 38 et
39 pour le châssis 26. Les branches d'extrémité du ressort sont orientées dans un
plan perpendiculaire à l'axe de l'arbre. Les pattes d'entraînement et les pattes de
retenue sont en vis-à-vis, et leur écartement est prévu pour que chacune des branches
33 et 34 du ressort 32 s'appuie simultanément sur une patte d'entraînement et une
patte de retenue lorsque le cache se trouve dans sa position intermédiaire de repos.
Selon ce qui est représenté, dans cette position, les deux branches d'extrémité du
ressort sont parallèles et les pattes du châssis ont le même écartement que celles
du cache. Cependant ce n'est pas limitatif, et les pattes d'appui pourraient être
disposées de façon que les branches du ressort ne soient pas parallèles dans la position
active de repos du cache.
[0025] Lorsque le moteur entraîne le cache en rotation dans un sens ou dans l'autre, une
des pattes d'entraînement du cache emmène avec elle une des branches d'extrémité du
ressort. L'autre branche du ressort est retenue par une patte de retenue du châssis.
Le ressort est contraint davantage en torsion. Ainsi la force de rappel qu'il exerce
sur le cache augmente avec l'amplitude de la rotation du cache. Lorsque l'alimentation
du moteur cesse, le ressort rappelle le cache dans sa position de repos.
[0026] Pour améliorer la précision et la stabilité de la position de repos, on peut prévoir
par exemple qu'au moins une des branches d'extrémité du ressort repose sur des biseaux
inversés des pattes d'entraînement et de retenue, comme cela est représenté en figure
3a. De cette façon la branche du ressort joue en flexion et le ressort équilibre ses
appuis entre les quatre pattes du châssis et du cache. D'autres moyens peuvent aussi
convenir, par exemple un patin d'appui élastiquement déformable pour une branche du
ressort sur l'une au moins des pattes.
[0027] Pour des commodités de montage et d'encombrement le ressort se trouve à l'extrémité
de l'arbre opposée à celle qui porte la roue dentée 30. Ceci n'est pas limitatif,
et on peut monter le ressort du côté de l'engrenage.
[0028] La position intermédiaire de repos est une position active du cache qui correspond
à un des modes d'éclairage du projecteur. Le « repos » est en effet à comprendre comme
celui du système comprenant le cache et le ressort de rappel, alors que la position
dite « active » est la position optiquement active du cache : le cache est dit « actif
» optiquement quand il agit sur le faisceau émit par la source, en interceptant une
partie des rayons émis.
[0029] De préférence, cette position intermédiaire de repos correspond donc à un faisceau
à coupure, notamment un faisceau de type code/croisement. De cette façon en cas de
défaillance du moteur d'entraînement, ou de son alimentation, le ressort rappelle
le cache dans cette position qui est la plus polyvalente pour les différents modes
de circulation d'un véhicule. En outre, conformément à la réglementation, en cas de
défaillance le projecteur doit envoyer un faisceau non éblouissant, ce qui est bien
le cas avec les feux de croisement. Les faisceaux de type croisement/code présentent
une coupure généralement avec un pan oblique au moins. La position de repos peut aussi
être une position active du cache correspondant à d'autres types de faisceaux à coupure,
comme une coupure plate (faisceaux de type anti brouillard).
[0030] Lorsque le moteur est alimenté, il entraîne le cache en rotation dans un sens ou
dans l'autre jusqu'à une position extrême. Chaque position extrême est marquée par
la coopération d'une cale 44 du châssis et d'une came 43 du cache. De préférence,
comme cela est représenté dans les figures 4 à 6, la cale et la came se trouvent du
côté de l'engrenage. Ceci a pour effet notamment d'éviter que le cache soit sollicité
en torsion lorsque ces éléments viennent au contact l'un de l'autre.
[0031] La cale 44 présente deux butées de fin de course 45 et 46 qui coopèrent chacune avec
une face de contact 47, 48 de la came 43 définissant ainsi les deux portions extrêmes
du cache. Les figures 5 et 6 représentent le cache dans chacune de ces positions extrêmes.
Dans la figure 5, la rotation du cache est entravée par le contact de la face de contact
47 avec la butée de fin de course 45. Dans la figure 6, le cache a été entraîné dans
la direction inverse, et sa rotation est entravée par le contact de la face de contact
48 avec la butée de fin de course 46.
[0032] Chacune des positions extrêmes est atteinte après une rotation du cache de 120 degrés
environ. Cependant ceci n'est pas limitatif, et l'amplitude de rotation du cache pourrait
être différente. L'important est que dans chacune des positions intermédiaire ou extrêmes
du cache il n'y ait pas de coupure des rayons lumineux par un volet inactif.
[0033] Le cache et le châssis sont réalisés en tout matériau approprié et notamment ils
sont réalisés en matière plastique ou encore en métal.
[0034] Pour faciliter le montage du cache sur le châssis, on peut prévoir des ouvertures
évasées dans les joues latérales du châssis qui débouchent dans un logement formant
un palier pour les extrémités de l'arbre. Une de ces ouvertures 40 est visible dans
la figure 2. Son ouverture est orientée vers la partie supérieure du châssis.
[0035] L'orientation des ouvertures n'est pas limitative. De façon avantageuse, on peut
prévoir que les ouvertures soient orientées dans la même direction que les branches
d'extrémité du ressort. De cette façon le montage est simplifié. En effet, dans un
premier temps le ressort est mis en place à l'extrémité de l'arbre, il est mis sous
précontrainte relativement au cache. Il forme alors avec le cache un sous-ensemble
autonome. Puis par le même mouvement les extrémités de l'arbre sont mises en place
dans le châssis et les branches du ressort sont mises en place relativement aux pattes
de retenue du châssis.
[0036] La figure 7 illustre un tel mode de montage. Le châssis présente sur chaque joue
une ouverture évasée telle que l'ouverture 41 en forme d'entonnoir qui est orientée
vers la direction générale des branches du ressort 42, dans la position intermédiaire
de repos du cache. Un logement est prévu au fond de l'ouverture pour l'arbre. Ce logement
forme un palier de rotation pour l'arbre, et l'arbre y pénètre à la suite d'une déformation
élastique de la joue. Lorsque le cache est présenté en regard de l'ouverture, le ressort
42 est déjà mis en place sur l'arbre du cache, et ses branches d'extrémité sont retenues
par les pattes de retenue 49 et 50 du cache. Le ressort est alors sous précontrainte.
Ensuite, en même temps que l'arbre du cache se met en place au fond de son logement,
les branches d'extrémité du ressort viennent en appui contre les pattes de retenue
51 et 52 du châssis. On peut remarquer ici que les branches d'extrémité du ressort
ne sont pas parallèles dans la position intermédiaire de repos du cache. Toutefois,
l'axe médian de l'ouverture 41 est commun avec l'axe médian formé par les branches
du ressort 42 une fois monté dans le châssis. Tout ceci contribue à la simplicité
du montage du cache sur le châssis.
[0037] L'angle formé par les branches est ici d'environ 270 degrés. Cette valeur est seulement
indicative, et d'autres valeurs d'angles plus grandes ou plus petites peuvent aussi
convenir. De préférence, l'angle formé par les branches d'extrémité est compris entre
120 et 270 degrés afin de faciliter la mise en place du ressort au moment du montage
du cache dans le châssis. De préférence également, les pattes d'entraînement du cache
sont plus proches de l'axe de rotation de l'arbre que les pattes de retenue du châssis
pour ne pas gêner la course du cache. Ceci permet aussi de diminuer l'inertie du cache
en rotation. De préférence aussi, le ressort est monté de telle façon que la rotation
du cache vers sa position extrême tende à enrouler les spires plutôt qu'à les dérouler..Mais
l'autre mode de montage convient également.
[0038] D'autres modes de construction et d'autres modes opératoires pourraient également
convenir.
[0039] Les figures 8 à 11 sont relatives à un autre mode de réalisation. Comme précédemment
le cache 53 est monté en rotation sur un châssis 54. A son extrémité opposée à l'engrenage
le cache présente un entraîneur 55 à deux branches 55a et 55b. Le cache et l'entraîneur
sont solidaires en rotation. Deux biellettes 56 et 57 sont montées en rotation libre
à l'extrémité de l'entraîneur. Les biellettes sont rappelées élastiquement par un
ressort 59 contre des plots d'entraînement 55c, 55d que présente chacune des branches
55a et 55b. Le ressort est du type ressort de torsion cylindrique à spires. Comme
précédemment, le ressort est monté de façon flottante avec ses spires engagées sur
l'extrémité de l'entraîneur 55 et ses branches d'extrémité accrochées aux biellettes.
Le ressort 59 est précontraint pour que les biellettes exercent une contrainte élastique
sur chacune sur une branche 55a, 55b de l'entraîneur avec une contrainte élastique.
[0040] En position active de repos, chaque biellette est en appui contre une butée de retenue.
La butée de retenue est ici formée de deux plots 60, 61. La position relative de ces
plots est prévue pour que les biellettes soient simultanément en appui contre les
butées d'entraînement 55c, 55d des branches et les plots de retenue 60, 61 du châssis.
Eventuellement on peut prévoir un élément élastiquement déformable au contact d'au
moins une butée ou tout autre moyen approprié pour équilibrer les appuis dans cette
position.
[0041] Cette position du cache est sa position intermédiaire de repos, pour laquelle le
projecteur émet de préférence un faisceau de croisement.
[0042] Lorsque le moteur entraîne le cache dans un sens ou l'autre, l'entraîneur 55 emmène
avec lui l'une ou l'autre des biellettes 56, 57, alors que l'autre biellette reste
en appui contre son plot de retenue. Ce mouvement augmente la contrainte de rappel
que le ressort exerce sur la biellette en déplacement qui la transmet à son tour au
cache par l'intermédiaire de l'entraîneur.
[0043] La rotation de chacune des biellettes est limitée par une butée de fin de course
qui définit chacune des positions extrêmes du cache. Chaque butée de fin de course
est par exemple formée par des plots en saillie relativement à la joue du châssis.
Dans les figures 7 à 11, seul le plot de fin de course 65 est visible, l'autre butée
de fin de course se trouvant sur l'autre joue du châssis. D'autres modes de construction
peuvent cependant convenir.
[0044] Ainsi le module fonctionne selon trois modes d'éclairage qui sont définis par deux
positions extrêmes du cache atteintes par entraînement du cache à l'aide du moteur
dans un sens ou l'autre, et une position intermédiaire de repos vers laquelle le cache
est ramené par le ressort de rappel.
[0045] Pour ce mode de réalisation, le montage du cache 53 sur le châssis 54 est réalisé
de façon simple, à la manière de ce qui a été décrit relativement à la figure 7. Les
joues du châssis 54 présentent une ouverture en forme d'entonnoir telle que l'ouverture
62, dont l'axe médian est parallèle à l'axe médian des branches d'extrémité du ressort,
une fois l'assemblage réalisé. Ainsi, le même mouvement met en place le cache dans
le châssis, et place les biellettes en position relativement aux plots de retenue
60, 61. L'angle que forme les biellettes dans la position intermédiaire de repos du
cache est ici voisin de 120 degrés.
[0046] La figure 12 illustre un autre mode de construction. Pour le montage du ressort de
rappel. Le ressort 63 est du type ressort de torsion cylindrique à spires. Comme précédemment
il est monté avec ses spires engagées sur l'extrémité de l'arbre du cache 64. A l'état
de service, c'est à dire en précontrainte, les branches d'extrémité 66 et 67 du ressort
s'étendent radialement. Sous l'effet de la précontrainte, elles pincent une butée
d'entraînement 68 qui est portée par la roue dentée 69 et une butée de retenue 70
présente sur la joue latérale du châssis 71. Lorsque le cache est entraîné en rotation
par le moteur dans un sens ou l'autre, la butée 68 qui est liée en rotation avec le
cache emmène avec elle l'une des branches d'extrémité 66, 67 et l'autre branche se
trouve retenue par la butée 70.
[0047] Comme dans les cas précédents, ce mode de construction comprend des butées de fin
de course qui délimitent les positions extrêmes du cache. Elles ne seront pas décrites
ici en détail.
[0048] D'autres modes de construction du dispositif de rappel élastique peuvent également
convenir, par exemple un ressort à spirale dont une extrémité est liée par encastrement
à l'arbre du cache et l'autre au châssis. La position intermédiaire de repos du cache
est marquée par l'absence de contrainte dans le ressort.
[0049] Egalement l'arbre de cache pourrait être creux et être traversé par un fil de torsion
dont une extrémité est liée par encastrement au cache et l'autre liée par encastrement
au châssis. Comme précédemment un tel dispositif de rappel élastique rappelle le cache
dans une position intermédiaire de repos où sa contrainte interne s'annule. D'autres
dispositifs peuvent également convenir.
[0050] Lorsque le cache est entraîné vers une position extrême, il est maintenu dans cette
position jusqu'à ce qu'une commande de rappel soit ordonnée par le conducteur du véhicule
ou activée automatiquement. Pour entraîner le cache vers une position extrême et l'y
maintenir il est prévu d'alimenter le moteur avec un circuit de commande. Un tel circuit
72 est représenté schématiquement en figure 13 pour le moteur 73. Il s'agit par exemple
d'un circuit de commande qui délivre au moteur un signal avec une courbe d'intensité
variable dans le temps. La puissance fournie au moteur est suffisante pour vaincre
la force de rappel du dispositif élastique de rappel et atteindre la position extrême
en un temps maximum donné. Lorsque la position extrême est atteinte, ce qui peut être
détecté par exemple par une variation de la tension aux bornes du moteur, le circuit
72 réagit et alimente le moteur avec une intensité plus faible, qui est néanmoins
suffisante pour que le moteur maintienne le cache en position extrême malgré la force
de rappel du dispositif élastique. Selon une variante qui met en oeuvre des temporisateurs,
un signal de commande est envoyé pendant une durée déterminée qui est supérieure ou
égale à la durée estimée pour que le cache atteigne la position extrême, puis ensuite
un second signal de consigne est envoyé pour que le moteur maintienne le cache dans
cette position extrême.
[0051] Tout moyen approprié convient pour réaliser un tel circuit, et notamment un microprocesseur
chargé avec un programme adéquat.
[0052] Lorsque la commande de retour à la position intermédiaire est envoyée, l'alimentation
du moteur est coupée. Le dispositif de rappel agit alors sur le cache pour le ramener
dans sa position intermédiaire de repos. Le but recherché est alors d'atteindre cette
position active de repos le plus rapidement possible, avec précision et sans effet
de rebond.
[0053] Ainsi, de préférence on prévoit un circuit d'amortissement 76 qui met à profit le
fait que le moteur est entraîné par le système de rappel du cache et qu'il fonctionne
alors comme un générateur de courant. Selon un premier mode de mise en oeuvre schématisé
dans la figure 14, lors du retour en position intermédiaire une résistance 75 est
connectée aux bornes du moteur 73. Cette résistance dissipe une partie de l'énergie
que le moteur fournit durant la phase de retour du cache vers la position active de
repos du cache tandis que l'autre partie de l'énergie sert à alimenter le moteur pour
le freiner, le freinage du moteur dépend donc de sa vitesse, d'où un amortissement
efficace pour une valeur de résistance bien choisie. La valeur de la résistance est
calculée pour optimiser la course de retour du cache. Elle est déterminée en fonction
de l'inertie du cache, du moteur et du système de transmission, du coefficient de
réduction, de la raideur du système de rappel, des pertes mécaniques par frottement
et de la constante de couple, de la résistance interne et de l'inductance du moteur.
On peut ajouter à la résistance d'autres composants passifs.
[0054] Selon un autre mode de mise en oeuvre, on commande le moteur à l'aide du circuit
72 précédent qui alimente le moteur avec un signal permettant de contrôler sa rotation
au cours de cette phase de retour et en particulier de le freiner efficacement à la
fin de cette phase de retour, et éventuellement de l'accélérer dans une phase précédente
pour diminuer le temps total de retour.
[0055] Naturellement la présente description n'est donnée qu'à titre indicatif et l'on pourrait
adopter d'autres mises en oeuvre de l'invention sans pour autant sortir du cadre de
celle-ci.
[0056] Notamment, au lieu de deux positions extrêmes, le cache pourrait avoir une seule
position extrême vers laquelle il est entraîné par le moteur, et une position intermédiaire
de repos vers laquelle le dispositif de rappel élastique le ramène lorsque l'alimentation
du moteur est coupée.
[0057] Egalement, pour maintenir le cache dans une position extrême, on peut prévoir un
blocage mécanique par exemple à l'aide d'un cliquet.
[0058] Les butées d'entraînement, de retenue et de fin de course pourraient être construites
de façon différente de ce qui a été décrit.
[0059] D'autres variantes de construction sont aussi possibles.
[0060] Enfin il va de soi que l'invention n'est pas limité à un projecteur avant de véhicule,
elle s'applique de façon générale à tout type de dispositif d'éclairage ou de signalisation.
1. Module optique pour un projecteur comprenant un réflecteur (12), une source lumineuse
(15) associée au réflecteur définissant un axe optique, un cache (20, 53, 64) mobile
en rotation autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à l'axe optique du réflecteur
avec au moins un volet (22, 23, 24) disposé de façon à intercepter au moins en partie
le faisceau, un système de commande en rotation du cache mobile pour piloter sa position
angulaire, caractérisé par le fait que le système de commande en rotation du cache comprend un moteur (28, 73) avec un système
d'entraînement (29, 30, 69) apte à entraîner le cache dans au moins un sens de rotation
vers une position extrême, et un dispositif élastique de rappel (32, 42, 59) pour
rappeler le cache vers une position active de repos.
2. Module selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le système d'entraînement (29, 30, 69) est apte à entraîner le cache (20, 53, 64)
dans deux sens de rotation différents.
3. Module selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le cache (20, 53, 64) présente trois positions angulaires discrètes, comprenant notamment
deux positions angulaires extrêmes et une position intermédiaire, constituant notamment
la position de repos du cache.
4. Module selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le cache (20, 53, 64) est mobile relativement à un châssis (26, 54, 71), et que le
dispositif de rappel est un ressort de torsion (32, 42, 59) monté entre le cache (20,
53, 64) et le châssis (26, 54, 71).
5. Module selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le ressort (32, 42, 59) est monté de façon flottante, qu'il a deux branches d'extrémité
(33, 34, 66, 67) en appui à la fois contre une butée d'entraînement (36, 37, 49, 50,
55c, 55d, 68) liée en rotation avec le cache (20, 53, 64) et une butée de retenue
(38, 39, 51, 52, 60, 61, 70) du châssis.
6. Module selon la revendication 5, caractérisé par le fait que chaque butée comprend deux pattes (36, 37, 38, 39) en vis-à-vis.
7. Module selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que dans la position intermédiaire de repos du cache, l'angle formé par les branches
d'extrémité du ressort (32, 42, 63) est compris entre120 et 270 degrés.
8. Module selon l'une des revendication 4 à 7, caractérisé par le fait que le cache est solidaire en rotation avec un entraîneur (55) à deux branches (55a,
55b), que les branches d'extrémité du ressort (59) sont accrochées chacune à une biellette
(56, 57) montée en rotation libre sur l'entraîneur (55), que le ressort rappelle chacune
des biellettes en appui contre une butée d'entraînement (55c, 55d) de l'entraîneur
(55) et une butée de retenue (60, 61) du châssis (54).
9. Module selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'une butée de fin de course (44, 65) limite la rotation du cache (20, 53) vers chacune
de ses positions extrêmes.
10. Module selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les extrémités du cache (20, 53) sont montées dans des joues latérales du châssis
((26, 54), que les joues du châssis présente des ouvertures (41, 62) en forme d'entonnoir
dont l'axe médian est parallèle à l'axe médian des branches (32, 59) du ressort une
fois le cache monté dans le châssis.
11. Module selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le moteur (28, 73) est piloté par un circuit de commande (72, 76).
12. Module selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le circuit de commande (72) délivre au moteur un signal avec une courbe d'intensité
variable dans le temps.
13. Module selon la revendication 11 ou 12, caractérisé par le fait que le circuit de commande (72) envoie au moteur un signal d'intensité plus faible une
fois que le cache a atteint l'une des positions extrêmes.
14. Module selon l'une des revendication 11 à 13, caractérisé par le fait que le circuit d'amortissement (76) comprend une résistance (75) sur laquelle le moteur
(73) est connecté dans la phase de retour du cache vers sa position intermédiaire
de repos.
15. Module selon l'une des revendications 11 à 14 caractérisé par le fait que le circuit de commande (72) envoie au moteur (73) un signal permettant de contrôler
sa rotation durant la phase de retour vers la position active de repos intermédiaire.
16. Projecteur caractérisé par le fait qu'il comprend un module optique selon l'une quelconque des revendications précédentes.
17. Véhicule automobile caractérisé par le fait qu'il comprend au moins un projecteur selon la revendication 16.