[0001] L'invention concerne une bougie d'allumage pour le moteur à combustion interne d'un
véhicule automobile, de forme générale sensiblement allongée, comportant :
- une partie inférieure essentiellement capacitive comportant deux électrodes coaxiales,
dont une électrode centrale et un culot fileté pour le vissage de la bougie sur le
moteur
- une partie supérieure essentiellement inductive comportant un bobinage central qui
comporte plusieurs spires enroulées autour d'un mandrin coaxial, une enveloppe et
un isolant interposé entre l'enveloppe et le bobinage
la partie essentiellement capacitive et la partie essentiellement inductive étant
reliées entre elles mécaniquement de façon à permettre la transmission d'un couple
de serrage appliqué à l'enveloppe à la partie inférieure essentiellement capacitive.
Une telle bougie d'allumage est connue de
FR-A-2 859 869.
[0002] Les impératifs d'accroissement de rendement et de diminution de la pollution génèrent
des contraintes de plus en plus importantes sur l'architecture des moteurs. Ces contraintes
se traduisent en particulier, pour le système d'allumage, par des dimensions de bougie
de plus en plus réduites, ainsi que par une réduction des dimensions radiales du puits
d'accès à la bougie, ce, afin de pouvoir, notamment, augmenter l'espace disponible
dans la culasse pour permettre le passage de nouveaux canaux de refroidissement :
la réduction de l'espace alloué à la bougie et à son puits d'accès a conduit, entre
autres, à la réalisation de bobines de type "crayon" placées directement dans le puits
d'accès à la bougie.
[0003] Néanmoins, en raison, d'une part, de la différence de durée de vie entre la bougie
proprement dite et sa bobine, ainsi que, d'autre part, des objectifs de standardisation
des composants (chaque type de moteur nécessite en effet une bougie spécifiquement
adaptée, alors qu'un type de bobine de la bougie peut être commun à plusieurs types
de moteurs), la bougie et sa bobine sont, le plus souvent, séparées, et la seule liaison
existant entre elles est alors de type électrique, le maintien mécanique de chacun
de ces deux éléments étant assuré de manière indépendante, y compris dans le cas des
bobines "crayon" précédemment mentionnées.
[0004] Par ailleurs, suivant un mode de montage bien connu dans l'état de la technique,
le couple de serrage de la bougie est généralement appliqué sur le culot de la bougie,
le culot comportant, classiquement, un filetage mâle destiné à coopérer avec un filetage
femelle complémentaire réalisé dans la culasse, ainsi qu'un élément destiné au serrage
contrôlé de l'assemblage fileté. Un tel mode de montage nécessite alors l'utilisation
d'un outil spécifique que l'on glisse, autour de la bobine et de la bougie, dans le
puits d'accès à la bougie : une telle configuration impose donc, notamment, qu'il
existe, autour de la bobine et dans le puits d'accès à la bougie, un espace libre
inutilisé en dehors des opérations de montage et de démontage de la bougie. Or l'existence
d'un tel espace va à l'encontre des contraintes dimensionnelles précédemment évoquées.
[0005] Dans tout ce qui suit, on désignera par "inférieure" la partie d'une bougie d'allumage
destinée à être la plus proche de la chambre de combustion d'un moteur à combustion
interne, et par "supérieure" la partie opposée de la bougie.
[0006] On désignera également par « couche mince conductrice » d'un matériau présentant
une forte conductivité électrique, une couche métallique d'un matériaux amagnétique
d'une épaisseur au moins égale ou supérieure à l'épaisseur de peau dans le domaine
de fréquence considéré, c'est-à-dire entre 1 Mégahertz et 10 Mégahertz, garantissant
une fonction de blindage électromagnétique. La forte conductivité des matériaux sera
analogue à celle du cuivre ou de l'argent, matériaux de référence dans ce domaine.
[0007] On connaît différents modes de montage d'une bougie et de sa bobine dans lesquels
l'espace réservé autour de l'ensemble pour le passage d'un outil destiné au montage
mécanique de la bougie sur la culasse du moteur est réduit au minimum.
[0008] Le document
EP1249907 présente ainsi, par exemple, un procédé de montage d'une bougie et de sa bobine dans
lequel le puits d'accès à la bougie est constitué d'un certain nombre de trous lisses,
sensiblement cylindriques, concentriques, et dont les diamètres respectifs sont adaptés
de manière à former au moins un siège sensiblement perpendiculaire à l'axe du puits,
une surface d'appui de la bougie perpendiculaire à l'axe commun à la bougie et au
puits d'accès venant en appui sur le siège, le positionnement de la bougie étant réalisé
par l'intermédiaire d'un élément saillant situé sur la partie inférieure de la bougie
et destiné à coopérer avec un usinage complémentaire réalisé dans les parois du puits
d'accès. Dans le dispositif présenté par le document
EP1249907, un capuchon, constitué d'une partie tubulaire sensiblement cylindrique terminée
par une bride sensiblement plane dont le diamètre extérieur est supérieur au diamètre
du puits d'accès et dont la surface est sensiblement perpendiculaire à l'axe de la
partie tubulaire et du puits d'accès, vient alors se placer sur la partie supérieure
de la bougie. Les dimensions du capuchon sont ajustées de manière que, lorsque la
bride sensiblement plane est en appui sur la face supérieure du puits d'accès à la
bougie, l'extrémité de la partie tubulaire du capuchon vient en appui sur une partie
de la bougie, assurant ainsi un maintien en compression de la bougie dans son puits
d'accès : le serrage de l'ensemble est réalisé par vissage de la bride sensiblement
plane sur la face supérieure de la chambre de combustion. Dans le dispositif présenté
par le document
EP1249907, la bobine est en outre intégrée au capuchon, le contact électrique entre la bobine
et la bougie étant réalisé au moyen d'un ressort hélicoïdal mis en compression lors
du positionnement du capuchon.
[0009] Un tel dispositif, s'il permet de s'affranchir de la nécessité de ménager un espace
spécifiquement destiné au passage d'un outil de serrage dans le puits d'accès à la
bougie, impose toutefois la réalisation d'un nombre important de pièces de précision.
[0010] Il n'est, en outre, qu'imparfaitement adapté à des bougies à plasma radiofréquence,
notamment en raison du mode de liaison entre la bougie et sa bobine retenu.
[0011] En effet, une bougie à plasma radiofréquence comporte généralement une partie supérieure,
essentiellement inductive, principalement constituée de la bobine de la bougie et
d'une enveloppe formant blindage de la partie essentiellement inductive, et une partie
inférieure essentiellement capacitive composée principalement d'une structure coaxiale,
l'ensemble se comportant comme un résonateur LC. Or, il est connu que la continuité
et la qualité de la liaison électrique entre les différents composants d'un tel résonateur
jouent un rôle capital dans l'optimisation de ses performances. Par ailleurs, les
dimensions desdits éléments du résonateur doivent être définies, en fonction du domaine
de fonctionnement en radiofréquence, de manière à optimiser les performances du résonateur
: en particulier, la longueur de la partie essentiellement capacitive doit être aussi
réduite possible, compte tenu des caractéristiques géométriques du filetage d'accès
à la chambre de combustion, afin que la valeur de la capacité reste faible. En outre,
le diamètre de la partie essentiellement inductive doit être aussi élevé que possible,
afin que la valeur du coefficient de surtension du résonateur ainsi constitué soit
optimale. Ces contraintes impliquent alors de revoir le mode de réalisation et de
montage des éléments de l'ensemble constituant le résonateur précédemment évoqué.
[0012] La présente invention a pour but de proposer un dispositif d'assemblage dans lequel
la liaison entre la bobine et les autres éléments constituant la bougie assure à la
fois la continuité électrique et un couplage mécanique, tout en permettant la mise
en place de l'ensemble ainsi constitué sans avoir à glisser un outil autour de la
bobine pour venir prendre appui sur le culot de la bougie.
[0013] A cet effet, l'invention propose une bougie du type cité ci-dessus,
caractérisé en ce que le mandrin est déformable élastiquement de manière à compenser les effets de la dilatation
de l'isolant.
[0014] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le mandrin est un cylindre à section
polygonale.
[0015] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le mandrin est un cylindre de révolution.
[0016] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le mandrin est un tube.
[0017] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le mandrin est un cylindre plein.
[0018] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le mandrin comporte à l'une de ses
extrémités un évidemment de profondeur axiale qui reçoit un bouchon et en ce que la
profondeur est égale ou supérieure à une distance définie entre l'extrémité du mandrin
et une première spire du bobinage.
[0019] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, l'extrémité correspond à la connexion
avec l'électrode centrale.
[0020] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le bouchon est en polymère haute
densité.
[0021] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le mandrin est choisi parmi des polymères.
[0022] Préférentiellement mais de manière non exclusive, l'invention s'applique à une bougie
d'allumage à plasma radiofréquence.
[0023] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description d'exemples de réalisation en référence aux figures annexées.
La figure 1 représente une vue schématique en coupe selon l'axe Z d'une bougie à plasma
radiofréquence selon l'invention.
La figure 2 représente une vue schématique en perspective d'un isolant interposé entre
une enveloppe et un mandrin cylindrique à section polygonale déformable élastiquement
d'une bougie à plasma radiofréquence selon un premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 3 représente une vue schématique en perspective d'un isolant interposé entre
une enveloppe et un mandrin cylindrique à section polygonale déformé d'une bougie
à plasma radiofréquence selon un premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 4 représente une vue schématique en perspective d'un isolant interposé entre
une enveloppe et un mandrin cylindrique de révolution déformable élastiquement d'une
bougie à plasma radiofréquence selon un second mode de réalisation de l'invention.
La figure 5 représente une vue schématique en perspective d'un isolant interposé entre
une enveloppe et un mandrin cylindrique de révolution déformé d'une bougie à plasma
radiofréquence selon un second mode de réalisation de l'invention.
La figure 6 représente une vue schématique en perspective d'un isolant interposé entre
une enveloppe et un mandrin qui est cylindrique à section polygonale, déformable élastiquement
et comportant un bouchon, d'une bougie à plasma radiofréquence selon l'invention.
[0024] Des éléments identiques ou analogues sont désignés par les mêmes chiffres de référence.
[0025] Tel que représenté à la figure 1, une bougie à plasma radiofréquence 1 de forme générale
sensiblement cylindrique comporte principalement une partie inférieure essentiellement
capacitive C et une partie supérieure essentiellement inductive I, les parties C et
I étant de forme sensiblement allongée, connectées en série et comportant un axe longitudinal
commun Z.
[0026] Un mode de liaison rigide est introduit entre certains des éléments de chacune des
parties essentiellement capacitives C et essentiellement inductives I. Par la mise
en oeuvre de matériaux et de formes permettant la transmission d'un couple de serrage
de la partie essentiellement inductive I à la partie essentiellement capacitive C,
permet que la liaison entre les parties C et I de la bougie 1 puisse être réalisée
de manière optimale tant sur le plan mécanique que sur le plan électrique.
[0027] La partie essentiellement capacitive C comporte, notamment, un culot 2 destiné à
être relié à la masse et entourant une électrode centrale 3, sensiblement cylindrique,
d'axe Z, jouant le rôle d'électrode haute tension. Un bloc électriquement isolant,
appelé « isolant » 4 est placé entre le culot 2 et l'électrode centrale 3, l'isolant
4 étant configuré de manière à guider les étincelles entre les électrodes 2 et 3.
D'une manière bien connue dans l'état de la technique, le culot 2 présente, sur la
face extérieure de sa partie inférieure la plus proche de la culasse du moteur à combustion
interne équipé de la bougie 1, une forme appropriée à la mise en place, au maintien
et au serrage de la bougie 1 sur la culasse (par exemple et de manière non limitative,
ainsi que représenté sur la figure 1 : un filetage).
[0028] La partie essentiellement inductive I de la bougie 1 comporte, pour sa part, un bobinage
5 dont l'axe est avantageusement sensiblement confondu avec l'axe Z de l'électrode
centrale 3 et de la bougie 1. Le bobinage 5 est, par ailleurs, entouré d'une enveloppe
6. Elle est destinée à réduire les émissions électromagnétiques de la bougie 1 et
à jouer le rôle de blindage. Le couple de serrage pour la réalisation de la liaison
entre la partie essentiellement capacitive C et la partie essentiellement inductive
I de la bougie 1 est transmis par l'enveloppe 6. L'avantage principal de ce type de
transmission est qu'il ramène les contraintes mécaniques sur le plus grand rayon disponible,
à l'endroit où l'effet de bras de levier est optimal, minimisant ainsi les contraintes
mécaniques sur les matériaux proprement dits. La transmission du couple de serrage
de la partie essentiellement inductive I à la partie essentiellement capacitive C
revient alors à la transmission d'un couple de torsion de l'enveloppe 6 au culot 2.
[0029] Cette enveloppe 6 est réalisée dans un matériau rigide par exemple un polymère, un
métal.
[0030] Dans le cas où l'enveloppe est métallique. Selon les procédés industriels connus,
l'enveloppe 6 peut être réalisée dans différents matériaux métalliques et par différentes
techniques appropriées. Elle peut notamment, à titre d'exemple et de manière non exhaustive,
être réalisée en même temps que le culot 2 (par matriçage ou emboutissage), ou être
soudée au culot 2 après réalisation séparée des deux pièces (matriçage du culot 2
et tréfilage / laminage de l'enveloppe 6). La face intérieure de l'enveloppe 6 doit
être revêtue d'une couche de quelques dizaines de microns d'épaisseur (typiquement
30 à 50 µm, par exemple) d'un matériau à forte conductivité électrique (par exemple
et de manière non limitative : de l'argent ou du cuivre), ce, afin d'améliorer la
conductivité radiofréquence de l'enveloppe 6 et de limiter les pertes par effet de
peau au sein de celle-ci. La transmission du couple de serrage (couple de torsion
ici) de la partie essentiellement inductive I à la partie essentiellement capacitive
C de la bougie est obtenue par la liaison métallique rigide réalisée, lors de la fabrication
entre l'enveloppe 6 et le culot 2, par l'un des moyens décrits précédemment (fabrication
simultanée de l'enveloppe et du culot par matriçage ou emboutissage, ou fabrications
séparées, puis assemblage rigide de l'enveloppe 6 et du culot 2, par exemple par soudure).
[0031] Dans le cas où l'enveloppe est réalisée dans un matériau isolant de type polymère.
Ces matériaux présentant une rigidité mécanique plus faible que les matériaux métalliques,
l'enveloppe 6 doit alors présenter une épaisseur relativement importante (sensiblement,
et à titre d'exemple, de l'ordre de quelques millimètres) de manière à pouvoir permettre
la transmission du couple de serrage au culot 2. Afin d'assurer la fonction de blindage
de la partie essentiellement inductive la face extérieure de l'enveloppe 6 doit être
revêtue d'une couche de quelques dizaines de microns d'épaisseur (typiquement et à
titre d'exemple non limitatif : 30 à 50 µm) d'un matériau à forte conductivité électrique
(par exemple et de manière non limitative : de l'argent ou du cuivre). L'application
de ce revêtement à la face extérieure de l'enveloppe 6 permet d'augmenter légèrement
le diamètre extérieur de la partie essentiellement inductive I, ce qui améliore le
coefficient de surtension du résonateur constitué des parties C et I. La transmission
du couple de serrage entre la partie essentiellement I et la partie essentiellement
capacitive C de la bougie 1 est obtenue par une mise en forme appropriée de l'interface
entre le culot 2 et l'enveloppe 6 tel que décrit dans la demande de brevet non publiée
FR0452790.
[0032] Les dimensions de l'enveloppe 6 sont calculées de manière à minimiser les risques
de claquage entre le bobinage 5 et l'enveloppe 6. Avantageusement, afin de réduire
encore les risques de claquage, sources de dissipations parasites d'énergie, un isolant
7 est placé entre le bobinage 5 et l'enveloppe 6, et le bobinage 5 est réalisé autour
du mandrin 8. Dans le mode de réalisation de la bougie à plasma radiofréquence présenté
sur la figure 1, un isolant complémentaire 9 est en outre placé entre l'isolant 7
et l'isolant 4 séparant le culot 2 et l'électrode centrale 3, une pièce 10 reliée
électriquement au culot 2 assurant la liaison entre le maintien des isolants 4, 7,
et 9.
[0033] Les matériaux et modes de réalisation et d'assemblage de ces différents éléments
sont définis et mis en oeuvre de manière à limiter au maximum toute inclusion d'air
au niveau des interfaces, également sources de claquages et de pertes.
[0034] Un enroulement de mesure de courant 11 est également généralement réalisé autour
du bobinage 5, et un dispositif de connexion 13, solidaire d'un connecteur 12 (non
détaillés sur les figures), est placé à l'extrémité supérieure de la bougie 1. La
spire supérieure 52 du bobinage 5 est reliée au connecteur 12, la spire inférieure
51 du bobinage 5 étant reliée par des moyens appropriés 14 (non détaillés sur les
figures) à une extrémité interne de l'électrode centrale 3.
[0035] Afin de réduire au maximum les capacités parasites (ainsi qu'il a été mentionné plus
haut, les performances du résonateur ainsi constitué sont d'autant meilleures que
la valeur de la capacité de la partie capacitive est faible), la longueur de la liaison
entre la partie essentiellement capacitive C et la partie essentiellement inductive
I doit être réduite autant que possible. De même, le coefficient de surtension du
résonateur LC constitué par la partie essentiellement inductive I et la partie essentiellement
capacitive C placées en série est d'autant meilleur que le diamètre de la partie essentiellement
inductive I est élevé. Enfin, la qualité électrique de la liaison entre les parties
essentiellement capacitive C et inductive I (continuité électrique, en particulier)
doit également être maximale afin d'optimiser les performances du résonateur.
[0036] Selon un premier mode de réalisation, le mandrin 8 est un tube à section polygonal
déformable élastiquement. Tel que représenté à la figure 2, le tube est à section
hexagonale. L'épaisseur de chacune des parois ou faces axiales 82 est dimensionnée
de telle façon que les parois ou faces axiales 82 sont aptes à se déformer élastiquement.
Par exemple, les parois ou faces axiales 82 peuvent avoir une épaisseur, entre 0.2
et 0.5 mm. L'isolant 7 placé entre le bobinage 5 et l'enveloppe 6 peut être choisi
parmi des fluides ou des solides non compressibles présentant un coefficient de dilatation
important avec la température, par exemple et de façon non limitative le silicone
. Dans ce cas, les parois ou faces axiales 82 peuvent se déformer élastiquement de
manière à compenser les effets de la dilatation de l'isolant 7. Lors de cette déformation,
les parois ou les faces axiales 82 peuvent s'incurver radialement vers l'intérieur
du tube et les arêtes axiales 83 gardent un positionnement sensiblement identique
permettant au bobinage de garder sensiblement le même positionnement d'enroulement
autour du mandrin 8, tel que représenté à la figure 3.
[0037] Selon un second mode de réalisation, le mandrin 8 est un cylindre plein à section
polygonal déformable élastiquement. Tel que représenté à la figure 4, le cylindre
plein est à section cylindrique. Le mandrin 8 est choisi parmi les matériaux compressibles
tel que les polymères (par exemple : mousse de polymère, polymère expansé). L'isolant
7 placé entre le bobinage 5 et l'enveloppe 6 peut être choisi parmi les fluides ou
les solides non compressibles présentant un coefficient de dilatation important avec
la température, par exemple et de façon non limitative le silicone. Dans ce cas, le
mandrin 8 peut se déformer par une diminution de son volume de manière à compenser
les effets de la dilatation de l'isolant 7, tel que représenté à la figure 5.
[0038] Dans les modes de réalisations décrits, les matériaux généralement choisis ont une
faible densité. Il s'ensuit une réduction de masse de l'ensemble bobinage/bougie et
donc un gain important du point de vue de l'inertie des pièces en vibration.
[0039] Dans les modes de réalisation précédemment décrits, tel que représenté à la figure
6, de façon à éviter des fuites électriques au niveau des moyens 14 reliant la spire
inférieure 51 du bobinage 5 et l'électrode centrale 3. Pour cela, le mandrin 8 comporte
à l'une de ses extrémités 81 un évidemment de profondeur h axiale qui reçoit un bouchon
20. De plus, la profondeur h est égale ou supérieure à une distance d définie entre
l'extrémité 81 du mandrin 8 et la spire inférieure 51 du bobinage 5. De plus, le bouchon
20 est dimensionné de façon à assurer le maintien mécanique et la co-axialité entre
le mandrin 8 et l'électrode centrale 3, le mandrin 8 comporte, à son extrémité 81,
le bouchon 20 percé d'un trou 21 de telle façon qu'au moins la tête de l'électrode
centrale 3 passe à travers ce trou 21. Le bouchon 20 peut être en polymère haute densité
tel que le polyéthylène.
[0040] Dans tous les modes de réalisation précédemment décrits, la continuité électrique
de l'ensemble de la bougie 1 selon l'invention est finalisée par l'élément de connexion
13 destiné au raccordement du connecteur 12 à l'alimentation électrique de la bougie
1.
[0041] Avantageusement, l'élément 13, lié sous une forme rigide, notamment à l'enveloppe
6 (par exemple et de manière non limitative, grâce à un des moyens du type de ceux
qui viennent d'être décrits pour la liaison de l'enveloppe 6 avec le culot 2), présente
une forme adaptée à l'utilisation d'un outil de serrage simple pour la mise en place
et le serrage de la bougie 1 dans la culasse du moteur.
[0042] Il apparaît ainsi qu'une bougie 1 d'allumage selon l'invention peut être mise en
place et retirée de son puits d'accès sans qu'il soit besoin de glisser un outil spécifique
autour de la bougie : il n'est donc pas nécessaire de ménager, dans le puits d'accès
à la bougie 1, un espace nécessaire au passage de l'outil spécifique et utilisé uniquement
pour les opérations de montage et de démontage de la bougie.
[0043] Il est à noter que le principe de liaison rigide à la fois mécanique et électrique
entre les deux parties d'une bougie 1 d'allumage (bougie proprement dite et son bobinage),
ici décrit dans son application à une bougie à plasma radiofréquence, et préférentiellement
destiné à ce type de bougie, peut être transposé à tout type de bougie conventionnelle.
1. Bougie d'allumage (1) pour le moteur à combustion interne d'un véhicule automobile,
de forme générale sensiblement allongée, comportant :
- une partie inférieure essentiellement capacitive (C) comportant deux électrodes
coaxiales, dont une électrode centrale (3) et un culot (2) fileté pour le vissage
de la bougie (1) sur le moteur
- une partie supérieure essentiellement inductive (I) comportant un bobinage (5) central
qui comporte plusieurs spires (51) enroulées autour d'un mandrin (8) coaxial, une
enveloppe (6) et un isolant (7) interposé entre l'enveloppe (6) et le bobinage (5)
la partie essentiellement capacitive (C) et la partie essentiellement inductive (I)
étant reliées entre elles mécaniquement de façon à permettre la transmission d'un
couple de serrage appliqué à l'enveloppe (6) à la partie inférieure essentiellement
capacitive (C)
caractérisée en ce que le mandrin (8) est déformable élastiquement de manière à compenser les effets de
la dilatation de l'isolant (7).
2. Bougie d'allumage (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mandrin (8) est un cylindre à section polygonale.
3. Bougie d'allumage (1) selon la revendication 2, caractérisée en ce que le mandrin (8) est un cylindre de révolution.
4. Bougie d'allumage (1) selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que le mandrin (8) est un tube.
5. Bougie d'allumage (1) selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que le mandrin (8) est un cylindre plein.
6. Bougie d'allumage (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le mandrin (8) comporte à l'une de ses extrémités (81) un évidemment de profondeur
(h) axiale qui reçoit un bouchon (20) et en ce que la profondeur (h) est égale ou supérieure à une distance (d) définie entre l'extrémité
(81) du mandrin (8) et une première spire (51) du bobinage (5).
7. Bougie d'allumage (1) selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'extrémité (81) correspond à la connexion avec l'électrode centrale (3).
8. Bougie d'allumage (1) selon l'une des revendications 6 à 7, caractérisée en ce que le bouchon (20) est en polymère haute densité.
9. Bougie d'allumage (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le mandrin (8) est choisi parmi des polymères.
1. Spark plug (1) for the internal combustion engine of a motor vehicle, of essentially
long general shape, comprising:
- an essentially capacitive lower portion (C) comprising two coaxial electrodes, of
which one is a central electrode (3) and one is a threaded barrel (2) for screwing
the plug (1) into the engine;
- an essentially inductive upper portion (I) comprising a central winding (5) which
comprises several coils (51) wound round a coaxial core (8), a casing (6) and an insulator
(7) placed between the casing (6) and the winding (5),
the essentially capacitive portion (C) and the essentially inductive portion (I) being
connected together mechanically so as to allow the transmission of a tightening torque
applied at the casing (6) to the essentially capacitive lower portion (C),
characterized in that the core (8) is elastically deformable so as to compensate for the effects of the
expansion of the insulator (7).
2. Spark plug (1) according to Claim 1, characterized in that the core (8) is a cylinder with a polygonal section.
3. Spark plug (1) according to Claim 2, characterized in that the core (8) is a cylinder generated by rotation.
4. Spark plug (1) according to Claim 2 or 3, characterized in that the core (8) is a tube.
5. Spark plug (1) according to Claim 2 or 3, characterized in that the core (8) is a solid cylinder.
6. Spark plug (1) according to one of the preceding claims, characterized in that the core (8) comprises at one of its ends (81) a recess of axial depth (h) which
receives a plug (20) and in that the depth (h) is equal to or more than a defined distance (d) between the end (81)
of the core (8) and a first coil (51) of the winding (5).
7. Spark plug (1) according to Claim 6, characterized in that the end (81) corresponds to the connection with the central electrode (3).
8. Spark plug (1) according to one of Claims 6 to 7, characterized in that the plug (20) is made of high density polymer.
9. Spark plug (1) according to one of the preceding claims, characterized in that the core (8) is selected from various polymers.
1. Zündkerze (1) für den Verbrennungsmotor eines Kraftfahrzeugs mit allgemein länglicher
Form, umfassend:
- einen im Wesentlichen kapazitiven inneren Teil (C), der zwei koaxiale Elektroden
aufweist, eine davon eine Mittelelektrode (3) und einen Gewindekörper (2) zum Verschrauben
der Zündkerze (1) mit dem Motor,
- einen im Wesentlichen induktiven oberen Teil (I), der eine Mittelspule (5), die
mehrere Windungen (51) aufweist, welche um einen koaxialen Dorn (8) gewickelt sind,
einen Mantel (6) und einen zwischen dem Mantel (6) und der Spule (5) angeordneten
Isolator (7) aufweist,
wobei der im Wesentlichen kapazitive Teil (C) und der im Wesentlichen induktive Teil
(I) so mechanisch miteinander verbunden sind, dass sie die Übertragung eines an den
Mantel (6) angelegten Anziehmoments auf den im Wesentlichen kapazitiven unteren Teil
(C) gestatten,
dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) ein Zylinder mit einem polygonalen Querschnitt ist.
2. Zündkerze (1) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) ein Zylinder mit einem polygonalen Querschnitt ist.
3. Zündkerze (1) nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) ein Kreiszylinder ist.
4. Zündkerze (1) nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) ein Rohr ist.
5. Zündkerze (1) nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) ein Vollzylinder ist.
6. Zündkerze (1) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) an einem seiner Enden (81) eine Ausnehmung mit einer axialen Tiefe (h)
aufweist, die einen Stopfen (20) aufnimmt, und dass die Tiefe (h) größer gleich einem
zwischen dem Ende (81) des Dorns (8) und einer ersten Windung (51) der Spule (5) definierten
Abstand (d) ist.
7. Zündkerze (1) nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass das Ende (81) der Verbindung mit der Mittelelektrode (3) entspricht.
8. Zündkerze (1) nach einem der Ansprüche 6 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass der Stopfen (20) ein Polymer hoher Dichte ist.
9. Zündkerze (1) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Dorn (8) unter Polymeren ausgewählt ist.