DOMAINE TECHNIQUE ET ART ANTÉRIEUR
[0001] La présente invention se rapporte à un dispositif de détection de la position de
deux éléments mobiles l'un par rapport à l'autre dont l'intégration est améliorée,
notamment à un capteur destiné à être mis en oeuvre dans des dispositifs d'assistance
ou de surveillance, type alarme.
[0002] Les dispositifs de détection ou capteur d'une position relative de deux éléments
de type connu sont interposés entre les deux éléments et captent une modification
des paramètres de l'environnement, du fait par exemple d'un déplacement d'une pièce
mobile dans le capteur. Dans le cas d'un réfrigérateur, l'ouverture de la porte provoque
l'illumination de l'ampoule qui est disposée à l'intérieur du réfrigérateur. Dans
ce cas, le capteur est formé d'un téton maintenu en contact avec la porte par un ressort.
Le déplacement de ce téton provoque, lorsque la porte est fermée, l'ouverture du circuit
électrique d'alimentation de l'ampoule. Lors de l'ouverture de la porte, le téton
se déplace en position inverse, provoquant la fermeture du circuit électrique et l'alimentation
en électricité de l'ampoule et son illumination. Le circuit électrique est rapporté
sur la structure du réfrigérateur.
[0003] Le document
EP 1 014 322 B1 décrit un dispositif d'effraction d'un volet roulant obturant une ouverture. Ce dispositif
comporte un capteur sur la lame inférieure du volet pour informer de la position de
la lame inférieure relativement au cadre inférieur du volet. Ce capteur est formé
par un téton en saillie de la lame inférieure. Celui-ci, lorsque le volet roulant
est fermé, est en contact avec le cadre inférieur de l'ouverture. Le téton occupe
alors une position enfoncée, et aucune information n'est envoyée par onde radio à
un récepteur radio.
[0004] En cas d'effraction, c'est-à-dire lorsque le volet roulant est soulevé, la lame inférieure
est alors écartée du bord inférieur de l'ouverture, et le téton n'occupe plus de position
enfoncée. Ce changement de position du téton provoque l'envoi d'un signal radio par
un émetteur au récepteur radio, et par exemple l'activation d'une alarme. L'émetteur
est rapporté sur le volet roulant.
[0005] L'on connait, encore, par le document
US-5.229.560 un dispositif de détection présentant les caractéristiques du préambule de la revendication
1.
[0006] Ces dispositifs de détection présentent l'inconvénient de nécessiter d'être rapportés
sur l'un au moins des éléments dont on veut détecter un déplacement relatif, ou à
proximité de ceux-ci. Cet ajout peut être parfois complexe, inesthétique et augmenter
le coût de revient de la structure.
[0007] C'est par conséquent un but de la présente invention d'offrir un dispositif de détection
intégré au système qu'il équipe, sans en perturber le fonctionnement, ni en détériorer
de manière substantielle l'apparence.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0008] Le but précédemment énoncé est atteint par un dispositif de détection de la position
relative de deux éléments tel que défini dans la revendication 1, l'un des deux éléments
remplissant une fonction mécanique à part entière, le dispositif comportant au moins
l'un des éléments.
[0009] En d'autres termes, on utilise au moins l'un des éléments dont on veut capter la
position relativement à l'autre élément pour transmettre l'information du rapprochement
ou de l'éloignement des deux éléments, alors que cet élément remplit sa fonction mécanique.
[0010] Pour cela, le capteur selon la présente invention comporte un circuit électrique
apte à être ouvert et fermé suivant la position des deux éléments, l'un au moins des
éléments étant un conducteur électrique formant une partie d'un circuit électrique,
le rapprochement ou l'éloignement de l'autre élément provoquant la fermeture ou l'ouverture
d'un circuit électrique.
[0011] La présente invention présente l'avantage d'offrir un dispositif de détection très
robuste, puisqu'il n'est pas rapporté sur le dispositif équipé, mais intégré au moins
en partie à l'un des éléments dont on veut détecter la position relative.
[0012] La présente invention, par conséquent, a principalement pour objet un dispositif
de détection d'une position relative d'un premier élément, ayant une fonction mécanique
principale, et d'un deuxième élément, comportant un circuit électrique dont l'ouverture
et la fermeture correspondent respectivement à une première et une deuxième position
des premier et deuxième éléments l'un par rapport à l'autre, dans lequel au moins
le premier élément forme une partie du circuit électrique.
[0013] Dans la présente demande, on entend par «élément ayant une première fonction mécanique
principale », un élément qui remplit une fonction mécanique quelconque. Celle-ci peut
être, par exemple une fonction de support dans le cas d'un cadre de porte, de préhension,
dans le cas notamment d'une poignée de porte, de suspension ou d'accrochage, dans
le cas par exemple d'un moyen d'accrochage d'objet. La liste énoncée ci-dessus n'est
pas exhaustive, elle peut concerner également un élément de support, telle qu'une
console, des tasseaux, etc.
[0014] On entend également, dans la présente demande, par première position et deuxième
position, une disposition relative et une autre disposition relative, chacune de ces
dispositions relatives n'étant pas nécessairement unique. Par exemple, dans le cas
d'une porte, la première position peut correspondre à la position complètement fermée,
dans laquelle le battant est aligné avec le chambranle et la deuxième position correspond
à la position ouverte, cette position ouverte comportant toutes les positions du battant
de porte par rapport au chambranle de la porte, de faiblement ouverte à grande ouverte.
Ainsi la deuxième position comporte en réalité une multitude de positions du battant
par rapport au chambranle.
[0015] On pourrait également prévoir que la position fermée pour une porte corresponde à
un seuil de fermeture minimale, par exemple dans le cas de volet roulant. On pourrait
considérer que le volet roulant est en position fermée, lorsqu'il obture l'ouverture
au 3/4 ou 4/5
ème.
[0016] Ainsi, le premier élément, en plus de remplir sa fonction mécanique première, remplir
la fonction supplémentaire, de transmetteur d'information à un dispositif de détection
de la position relative de ce premier élément par rapport au deuxième élément. Ce
deuxième élément peut remplir une fonction mécanique identique à celle du premier
élément, par exemple dans le cas d'une poignée formée par un premier élément et un
deuxième élément. Le deuxième élément peut également remplir une fonction complémentaire
à celle du premier élément, par exemple dans le cas où le premier élément est un encadrement
d'une porte et le deuxième élément et un battant de la porte.
[0017] Selon l'invention, le premier élément peut comporter deux parties conductrices électriquement
isolées.
[0018] Le dispositif selon l'invention peut servir à la détection d'une ouverture ou d'une
fermeture d'une porte ou d'une fenêtre. Le premier élément est un chambranle de porte
ou de fenêtre, et le deuxième élément peut être un ouvrant de porte ou de fenêtre
respectivement.
[0019] Le chambranle de porte comporte un cadre extérieur électriquement conducteur et un
cadre intérieur électriquement conducteur, lesdits cadres extérieur et intérieur formant
lesdits conducteurs électriques, au moins l'un des cadres comportant une discontinuité
électrique apte à être comblée par une pièce électriquement conductrice mobile pour
fermer le circuit électrique, ladite pièce mobile étant soit portée par l'ouvrant,
soit disposée dans la discontinuité et mettant en contact des parties de part et d'autre
de la discontinuité lors du rapprochement ou de l'éloignement de l'ouvrant.
[0020] La pièce mobile, électriquement conductrice, est par exemple en forme de T, les bras
du T étant destinés à venir chacun en contact avec des parties de part et d'autre
de la discontinuité et le pied du T servant de moyen d'actionnement destiné à venir
en contact avec l'ouvrant, la fermeture de la porte provoquant un éloignement des
branches du T des parties de part et d'autre de la discontinuité.
[0021] La pièce mobile électriquement conductrice peut également être formée par une gâche
mobile apte à être déplacée par un pêne.
[0022] Il peut également être prévu des moyens d'illumination type diode, aptes à être éclairés
lorsque le circuit électrique est fermé, montés entre le cadre intérieur et le cadre
extérieur.
[0023] La présente invention a également pour objet une installation de surveillance, comportant
plusieurs dispositifs de détection selon la présente invention, reliés électriquement
en série.
[0024] Les premiers éléments de chaque dispositif peuvent alors être reliés électriquement
par des plinthes.
[0025] La présente demande décrit, également, un dispositif de détection de la présence
ou de l'absence d'un objet, ce dispositif ne faisant pas partie de l'invention et
comportant le premier élément formant un support d'accrochage pour un bras de suspension
dudit objet.
[0026] Les deux conducteurs électriques sont alors aptes à être connectés électriquement
pour fermer le circuit électrique par le deuxième élément formé par un plongeur électriquement
conducteur déplaçable par application d'une charge sur le bras de suspension.
[0027] La charge est, par exemple transmise par le bras de suspension au plongeur.
[0028] Les deux conducteurs électriques peuvent être formés par des profilés ou des câbles
aptes à permettre la suspension et la surveillance de plusieurs objets.
[0029] Dans le cas où les conducteurs électriques sont formés par des profilés, un premier
profilé comporte un tube à section rectangulaire muni sur une face d'une rainure,
un deuxième profilé comporte un tube à section rectangulaire muni sur une face d'une
rainure, les deux rainures étant disposées en regard, un matériau électriquement isolant
étant disposé entre les deux faces des tubes comportant les rainures, le deuxième
tube comportant sur une face opposée à la face comportant la rainure des orifices
pour le passage d'un doigt de transmission de la charge, le palpeur étant monté mobile
perpendiculairement à l'axe du tube, une base du plongeur étant montée dans le tube
du premier élément, un palpeur du plongeur étant monté dans le tube du deuxième élément,
ledit palpeur étant en regard d'un passage du doigt, le palpeur étant rappelé élastiquement
vers le passage du doigt.
[0030] La présente demande décrit, également, une installation de surveillance, qui ne fait
pas partie de l'invention, et dans laquelle le premier élément du dispositif forme
une corniche courant le long d'au moins une partie d'un mur permettant la fixation
et de plusieurs objets l'un à côté des autres et leur surveillance.
[0031] Le premier et le deuxième élément, qui ne font pas partie de l'invention, sont, par
exemple deux parties d'une poignée d'ouverture d'un ouvrant, lesdites parties étant
réalisées en matériaux électriquement conducteurs, l'actionnement de la poignée provoquant
la mise en contact électrique des premier et deuxième éléments et l'activation d'un
moyen d'assistance à l'ouverture.
[0032] Les deux éléments de la poignée comportent avantageusement une partie allongée avec
une saillie en partie médiane, les deux saillies étant en regard et destinées à venir
en contact, des moyens élastiques maintenant les deux saillies éloignées l'un de l'autre
au repos.
[0033] Le moyen d'assistance peut être du type moteur électrique.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0034] La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre
et des dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique d'un premier exemple de réalisation
d'un dispositif de détection selon la présente invention appliqué au contrôle de la
fermeture d'une porte,
- la figure 2A est une vue en coupe selon un plan horizontal, la porte étant en position
fermée,
- la figure 2B est une vue de détail au niveau d'une partie centrale de la porte et
du cadre de la porte, la porte étant en position fermée, le battant de la porte étant
omis,
- la figure 3 est une représentation schématique d'un autre exemple de dispositif de
détection appliqué à une porte,
- les figures 4A et 4B sont des vues en perspective d'un autre exemple de réalisation
d'un dispositif de détection selon la présente invention dans deux positions différentes,
- la figure 5 est vue de détail d'une variante de réalisation d'un dispositif muni d'un
capteur selon la présente invention,
- la figure 6 est une représentation schématique d'un système d'alarme pour porte et
fenêtres d'une habitation,
- les figures 7A et 7B sont des représentations schématiques de côté d'un autre mode
de réalisation d'un dispositif de détection qui ne fait pas partie de la présente
invention,
- les figures 8A à 8C sont des représentations schématiques d'un premier exemple de
réalisation d'un troisième mode de réalisation d'un dispositif de détection qui ne
fait pas partie de la présente invention,
- les figures 9A à 9C sont des vues en perspective des différents éléments composant
un dispositif de détection selon un deuxième exemple de réalisation du troisième mode
de réalisation qui ne fait pas partie de l'invention,
- les figures 10A à 10C sont des représentations en coupe du dispositif de détection
des figures 9A à 9C.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PARTICULIERS
[0035] Sur la figure 1, on peut voir un premier exemple de réalisation d'un dispositif de
détection selon la présente invention destiné à permettre la détection de l'ouverture
et de la fermeture d'une porte 2.
[0036] Selon la présente invention, le dispositif de détection comporte un circuit électrique
4 apte à être fermé par fermeture de la porte 2 et ouvert par ouverture de la porte
2, l'ouverture et la fermeture du circuit étant traitées par une unité 5 de traitement
d'information qui, en fonction du passage ou non du courant, émet un signal d'information
relatif à la fermeture ou à l'ouverture de la porte.
[0037] La porte 2 comporte un chambranle 6 délimitant une ouverture 8 et un battant 10 destiné
à venir s'appliquer contre le chambranle 6 pour obturer l'ouverture 8.
[0038] Selon la présente invention, le chambranle 6 comporte un cadre extérieur 12 en matériau
conducteur, un cadre intérieur 14 également en matériau conducteur, le premier 12
et le deuxième 14 cadre sont raccordés électriquement et reliés à une source de courant
électrique 16, formant le circuit électrique 4.
[0039] Le cadre intérieur 14 comporte une discontinuité électrique. Dans l'exemple représenté,
celui-ci comporte une première partie 14.1 et une deuxième partie 14.2 séparées par
un espace 15 rempli soit par de l'air, soit par un matériau solide électriquement
isolant.
[0040] Le battant 10 est monté pivotant dans l'exemple représenté sur la chambranle 6, mais
il pourrait également être monté coulissant dans celui-ci.
[0041] Le battant 10 comporte au moins un élément 18 en matériau conducteur électrique disposé
de telle sorte qu'il mette en contact électrique les première 14.1 et deuxième 14.2
parties du cadre intérieur 14, lorsque le battant 10 est appliqué contre le chambranle
6.
[0042] Sur la figure 2A, on peut voir le cadre extérieur 12 et le cadre intérieur 14 formés
par des profilés. Dans l'exemple représenté, le cadre extérieur 12 a une section transversale
en forme d'équerre et le cadre intérieur a une section transversale rectangulaire.
Un matériau électriquement isolant 17 est interposé entre le cadre extérieur 12 et
le cadre intérieur 14.
[0043] Dans l'exemple représenté, l'élément 18 est formé par une plaque montée sur la face
du battant 10 destinée à venir en contact avec le chambranle 6.
[0044] Sur la figure 2B, on peut voir la plaque 18 reliant électriquement les première 14.1
et deuxième 14.2 parties du cadre intérieur 14. Dans cette configuration, le courant
circule dans le circuit 4 et l'unité de traitement détecte la fermeture de la porte
2.
[0045] Dans la configuration de la figure 1, la plaque 18 ne relie pas électriquement les
première 14.1 et deuxième 14.2 parties du cadre intérieur 14, le courant ne circule
pas dans le circuit électrique 4, l'unité de traitement détecte alors la position
ouverte de la porte 2.
[0046] La présente invention s'applique également à des fenêtres. Dans le cas de fenêtres
à plusieurs battants, notamment à deux battants, il est prévu de pouvoir détecter
l'ouverture de l'un et/ou de l'autre des battants. Dans l'exemple représenté, l'élément
porté par chacun des battants, et apte à ouvrir le circuit électrique lorsque le battant
est fermé, est disposé sur le côté de la fenêtre portant les gonds. Cet élément peut
aussi être disposé sur l'une des autres parties de l'encadrement de la fenêtre.
[0047] On peut ainsi réaliser une surveillance de toutes ou partie des ouvertures d'une
habitation, tel que cela est schématiquement représenté sur la figure 6, sur lequel
les cadres intérieur 14 et extérieur 12 d'une porte P, les cadres intérieur 28 et
extérieur 30 d'une première fenêtres F1, les cadres intérieur 32 et extérieur 34 d'une
deuxième fenêtre F2 sont reliées électriquement en série par des plinthes conductrices
36, 38 formant le prolongement de chacun des cadres intérieur 14, 28, 32 et extérieur
12, 30, 34. Dans cette configuration, un seul battant ouvert ferme le circuit électrique
reliant toutes les ouvertures de l'habitation et provoque, par exemple l'émission
d'un signal d'alarme. La configuration inverse, dans laquelle l'ouverture d'un battant
provoquerait l'ouverture du circuit est également envisageable, de manière comparable
au dispositif de la figure 1.
[0048] Les éléments électriquement conducteurs peuvent être, par exemple réalisés en matériau
conducteur massif ou comporter une âme ou une couche de matériau conducteur.
[0049] Sur la figure 3, on peut voir un autre exemple de porte, dans laquelle la plaque
18 est placée sur une tranche 20 du battant 10 ; dans ce cas le cadre intérieur 14
est disposé perpendiculairement aux faces du battant 10.
[0050] On peut également envisager d'utiliser un pêne de la porte pour fermer le circuit
électrique 4.
[0051] On peut envisager d'ouvrir le circuit électrique 4 lorsqu'on ferme la porte, au lieu
de le fermer. Dans ce cas, on peut prévoir une gâche avec une partie mobile, cette
partie mobile fermant le circuit électrique lorsque la porte est ouverte, et ouvrant
le circuit lors de la fermeture de la porte, par pression du pêne sur la partie mobile
de la gâche.
[0052] Dans les exemples de réalisation décrits, la fermeture du circuit électrique s'effectue
sensiblement au niveau d'une poignée de porte (non représentée), mais la plaque 18,
ainsi que la discontinuité du cadre intérieur 14 peuvent être prévues à un emplacement
différent, par exemple sur une partie supérieure de la porte ou du côté des gonds,
de manière à améliorer d'avantage l'esthétique de la porte.
[0053] Sur les figures 4A et 4B, on peut voir un autre exemple de réalisation d'un dispositif
de détection appliqué à une porte, dans ce cas l'ouverture ou la fermeture du circuit
électrique est obtenue par une pièce conductrice mobile dans le chambranle, dont le
déplacement est commandé par le battant de porte.
[0054] Les mêmes références que celles utilisées pour les figures 1 à 3 seront utilisées
pour la description des figures 4A et 4B.
[0055] Dans l'exemple représenté, c'est le cadre extérieur 12 qui est discontinu et comporte
une première 12.1 et deuxième 12.2 parties séparées par un espace 15 non conducteur
électrique; les parties 12.1 et 12.2 sont destinées à être mises en contact électrique
par comblement de l'espace 15 ou franchissement par un conducteur électrique de l'espace
15.
[0056] Une pièce conductrice 22 est montée mobile dans l'espace 15. Elle peut être par exemple
en forme de T, les deux branches du T 22.1, 22.2 venant en contact respectivement
avec les parties 12.1, 12.2 et permettant le passage du courant.
[0057] Le pied 22.3 du T 22 est monté dans l'espace 15 et est destiné à venir en contact
avec le battant 10. Le T 22 est rappelé élastiquement vers l'extérieur du cadre extérieur
12, en direction du battant 10.
[0058] Ainsi, lorsque la porte est ouverte (figure 4B), les branches du T reliant électriquement
les première 22.1 et deuxième 22.2 parties du cadre extérieur 12, provoquant le passage
du courant dans le circuit, l'unité de traitement détecte l'ouverture de la porte.
[0059] Lorsque la porte est fermée (figure 4A), le battant 10 est en appui sur le pied 22.3
du T 22 et éloigne les branches 22.1, 22.2 des première 12.1 et deuxième 12.2 parties
du cadre intérieur 12 respectivement, ce qui ouvre le circuit électrique 4. L'unité
de traitement détecte alors la fermeture de la porte.
[0060] Contrairement aux exemples de réalisation des figures 1 à 3, le courant circule dans
le circuit électrique lorsque la porte est ouverte.
[0061] Le dispositif de détection peut permettre, par exemple d'activer un éclairage à l'intérieur
de la pièce ou de l'espace fermé par la porte.
[0062] Sur la figure 5, on peut voir des ampoules 24, type LED câblées en parallèle sur
le cadre intérieur 14 et le cadre extérieur 12, telles que représentées sur la figure
5.
[0063] Ainsi, lorsque le courant circule dans le circuit électrique 4, les diodes 24 s'éclairent.
[0064] Par conséquent, lorsque la porte est ouverte dans l'exemple de la figure 4B, les
diodes illuminent l'intérieur de l'espace.
[0065] Le dispositif de détection selon la présente invention peut donc être intégré à un
meuble en matériau électriquement conducteur, par exemple en aluminium pour éclairer
l'intérieur du meuble, lorsqu'un utilisateur ouvre la porte. En ouvrant le battant,
la pression sur la pièce mobile 22 est relâchée, ce qui permet alors au courant de
circuler dans les cadres intérieur 14 et extérieur 12 et dans les diodes.
[0066] Dans le cas d'un chambranle réalisé selon la figure 5, celui-ci peut permettre de
signaler une issue de secours.
[0067] On peut prévoir d'avoir une installation de surveillance d'une habitation comportant
plusieurs dispositifs selon la présente invention, dans laquelle les dispositifs de
détection peuvent être tous identiques ou être de structures différentes, par exemple
une porte ou plusieurs portes peuvent être équipées du dispositif selon le deuxième
exemple de réalisation et les fenêtres peuvent être équipées du dispositif selon le
premier exemple de réalisation.
[0068] Sur les figures 7A et 7B, on peut voir un autre mode de réalisation d'un dispositif
de détection qui ne fait pas partie de la présente invention, adapté notamment aux
fenêtres dans les toits, de type Velux®.
[0069] Ce type de fenêtre est équipé d'un ouvrant monté mobile en rotation autour d'un axe
passant sensiblement au niveau de sa partie médiane.
[0070] L'ouverture de ce type de fenêtre s'effectue par traction sur une poignée disposée
le long d'un montant de l'ouvrant, le déplacement de cette poignée provoque le déplacement
du pêne par rapport à la gâche, et le déverrouillage de l'ouvrant par rapport au cadre.
[0071] Ce type de fenêtre peut être difficilement manipulable, notamment dans le cas de
fenêtres de grandes dimensions. En effet, du fait du poids de l'ouvrant, celui-ci
peut être difficilement retenu par une personne et celle-ci risque d'être entraînée
par le mouvement de l'ouvrant. En outre, la fermeture de ce type de fenêtre nécessite
de relever l'ouvrant, ce qui peut également être problématique.
[0072] Pour cela, il a été envisagé d'assister l'ouverture et la fermeture des Velux® par
un moteur électrique, qui lors de la manipulation de la poignée se met en route pour
aider à la rotation dans un sens d'ouverture ou de fermeture de la fenêtre. Le moteur
peut alors exercer un couple de rotation sur l'ouvrant au niveau de son axe, ou exercer
un effort de traction ou de poussée sur l'ouvrant par un système de vis crémaillère
montée à une extrémité de l'ouvrant.
[0073] Habituellement, un dispositif de détection de déplacement rapporté sur l'ouvrant
détecte le déplacement de la poignée par rapport à l'ouvrant.
[0074] Ce dispositif de détection est directement intégré à la poignée et ne nécessite pas
de dispositif de détection extérieur.
[0075] Il est alors prévu de réaliser une poignée composite formée par des parties électriquement
conductrices qui sont, en position de repos, éloignées l'une de l'autre et qui, lors
de la manipulation de la poignée, viennent en contact et ferment un circuit électrique
relié à une unité de traitement qui enverra un signal d'activation au moteur électrique.
[0076] Sur les figures 7A et 7B, on peut voir un exemple de réalisation d'une telle poignée
40 comportant une première partie 42 et une deuxième partie 44 sensiblement parallèles
et mobiles l'une par rapport à l'autre. La première partie 42 est fixée à l'encadrement
de l'ouvrant (non représenté), et la deuxième partie 44 est montée articulée, par
exemple sur la première partie ou sur le châssis de la fenêtre.
[0077] Chaque partie 42, 44 est de forme allongée, et comporte une saillie 46, 48 sensiblement
dans sa partie centrale, en regard de la saillie 48, 46 de l'autre partie 44, 42.
[0078] Les deux parties 42, 44 sont reliées à une unité de traitement 5.
[0079] Les parties de poignées 42, 44 sont élastiquement éloignées l'une de l'autre par
des moyens élastiques 50. Ainsi sans effort contrant les efforts exercés par les moyens
élastiques, les parties sont éloignées et le circuit électrique est ouvert.
[0080] En cas de manipulation de la poignée, les parties 42, 44 se rapprochent, les saillies
46, 48 viennent en contact comme représenté sur la figure 7B, ce qui provoque la fermeture
du circuit électrique et le passage du courant, qui est détecté par l'unité de traitement
5. L'unité de traitement 5 considère la fermeture du circuit comme une volonté d'ouvrir
la fenêtre et envoie un signal approprié au moteur électrique ou à une source d'alimentation
du moteur.
[0081] Ainsi, l'actionnement de la poignée est détecté sans utilisation d'un dispositif
de détection extérieur, la poignée elle-même fait partie du dispositif de détection.
Le système est alors simplifié et plus esthétique.
[0082] Le dispositif de détection peut s'appliquer également à l'ouverture de porte de grandes
dimensions, dont le déplacement manuel peut être difficile ou à l'ouverture de couvercle
ou de coffre de véhicule automobile.
[0083] La forme des deux parties 42, 44 n'est pas limitée à la forme décrite, on peut prévoir
par exemple des saillies à chacune des extrémités du corps allongé.
[0084] Les poignées, dans le cas du Velux, sont recouvertes d'un revêtement électriquement
isolant, telle qu'une peinture. En outre, le circuit fonctionne à basse tension. Ainsi,
les utilisateurs ne risquent pas de s'électrocuter.
[0085] Cette remarque s'applique à toute mise en oeuvre, dans lequel une protection électrique
vis-à-vis des utilisateurs et/ou de l'environnement extérieur est requise.
[0086] Sur les figures 8A à 8C, on peut voir une représentation schématique d'un premier
exemple d'un troisième mode de réalisation d'un dispositif de détection de déplacement
qui ne fait pas partie de la présente invention appliqué à la surveillance d'objets,
notamment de tableaux.
[0087] Un tableau peut, par exemple, être fixé par une tige à un câble tendu le long d'un
mur. Ce câble peut faire tout le tour de la pièce et supporter plusieurs tableaux.
[0088] Le dispositif de détection qui ne fait pas partie de l'invention comporte deux conducteurs
électriques 52, 54 parallèles destinés à supporter au moins un tableau 56, ces conducteurs
électriques 52, 54, par exemple de type câble forment une partie d'un circuit électrique
et sont reliés à une unité de traitement (non représentée).
[0089] Le tableau 56 est accroché aux câbles 52, 54 par l'intermédiaire d'une tige 58 fixée
par une première extrémité 60 au tableau 56 et par une deuxième extrémité 62 aux câbles
52, 54. La deuxième extrémité 62 est en forme de crochet.
[0090] Le dispositif de détection qui ne fait pas partie de la présente invention comporte
également un contacteur 64 interposé entre la tige 58 et les câbles 52,54, ce contacteur
64 est mobile relativement aux conducteurs électriques 52, 54.
[0091] Le contacteur 64 comporte un corps 65 muni d'un côté de deux rainures 66, 68 recevant
chacune un câble 52, 54, d'un téton 70 mobile dans le corps 65 et d'un élément 72
conducteur métallique destiné à relier électriquement les deux câbles 52, 54.
[0092] L'élément conducteur 72 est maintenu en contact avec le téton 70 par un ressort 74.
[0093] Sur la figure 8C, le téton 70 est au repos en saillie du corps 65 sous l'action du
ressort 74
[0094] Sur la figure 8B, un tableau 56 est accroché aux câbles, le crochet 62 appuie sur
le téton 70 qui se déplace, le déplacement du téton 70 provoque le déplacement de
l'élément 72, qui s'éloigne des câbles 52, 54. Le circuit électrique est ouvert.
[0095] Si le tableau 56 est retiré, le téton 70, du fait de l'effort du ressort 74, se déplace
vers l'extérieur du corps 65, l'élément conducteur 72 vient en contact électrique
avec les deux câbles 52, 54 et ferme le circuit électrique. Le courant peut alors
circuler, l'unité de traitement envoie alors un signal d'absence du tableau.
[0096] Tous les tableaux accrochés aux câbles 52, 54, peuvent être équipés d'un tel dispositif
de détection.
[0097] Sur les figures 9A à 9C et 10A à 10C, on peut voir un deuxième exemple de réalisation
du troisième mode de réalisation d'un dispositif de détection qui ne fait pas partie
de la présente invention, dans lequel les câbles 52, 54 sont remplacés par une corniche
formée de deux profilés en matériaux électriquement conducteurs isolés électriquement.
[0098] Le dispositif de détection qui ne fait pas partie de la présente invention comporte
un support 76 pour accrocher un tableau 56 formant une corniche le long d'un mur 78.
[0099] Ledit support est formé par un élément inférieur 80 et un élément supérieur 82, de
type profilés métalliques superposés, destinés à être fixés au mur 78.
[0100] L'élément inférieur 80 comporte un tube 84 d'axe X1 à section rectangulaire comportant
une rainure 86 axiale dans un côté 90 du tube 84.
[0101] Un côté 92 orthogonal au côté 90 comportant la rainure 86, se prolonge par une plaque
d'appui 94, de manière à former une embase destinée à venir en contact plan avec le
mur 78.
[0102] L'élément supérieur 82 a sensiblement la même forme que celle de l'élément inférieur
80. Les références utilisées pour désigner les parties de l'élément 80 seront utilisées
en ajoutant « ' », pour désigner les parties similaires de l'élément supérieur 82.
[0103] L'élément supérieur 82 est disposé sur l'élément inférieur 80, de manière à ce que
la rainure 86' soit en regard de la rainure 86.
[0104] L'élément supérieur comporte parallèlement à la plaque d'appui 94', une plaque 96'
s'étendant d'un côté 100' parallèle au côté 92'.
[0105] Des orifices 102' sont pratiqués dans un côté 104' opposé au côté 90' comportant
la rainure 86', pour permettre le passage d'un doigt 200.
[0106] Les plaques 94, 94' comportent des orifices 106, 106' de fixation des éléments supérieure
82 et inférieur 80 au mur 78.
[0107] Un plongeur 202 est monté mobile dans le tube 84, orthogonalement à son axe, et fait
saillie dans le tube 84' par les rainures 86, 86'.
[0108] Le plongeur 202 apte à conduire le courant électrique, comporte à une extrémité inférieure
une embase 204 disposée dans le tube 84 et à une extrémité supérieure un palpeur 206
dans le tube 84', en regard d'un orifice 102', le palpeur 206 étant destiné à venir
en contact avec le doigt 200.
[0109] Le plongeur 202 est ramené élastiquement en direction de l'orifice 102' par une moyen
élastique 208, type ressort hélicoïdal monté en réaction entre un fond d'un alésage
pratiqué dans l'embase 204 du plongeur 202 et le côté 104.
[0110] Le doigt 200 forme l'extrémité de la tige de suspension du tableau.
[0111] Deux bandes 210 de matériau électriquement isolant sont disposées le long des rainures
86, 86' de manière à isoler les deux éléments supérieur 82 et inférieur 80.
[0112] Nous allons maintenant expliquer le fonctionnement du dispositif de détection.
[0113] Les deux profilés 80, 82, ainsi que le plongeur 202 font partie d'un circuit électrique
alimenté par une unité de traitement (non représentée).
[0114] Lorsqu'un effort vers le bas est appliqué sur le plongeur 202 par le doigt 200 tel
que représenté sur la figure 10A, ce qui signifie qu'une charge est appliquée sur
la tige de suspension par un tableau 56 suspendu, le plongeur 202 se trouve en position
basse, le circuit électrique est alors ouvert. L'unité de traitement détecte alors
la présence du tableau.
[0115] Par contre en l'absence de tableau, comme représenté sur la figure 10B, aucun effort
ne s'applique sur le plongeur 202 à l'encontre du ressort 208, le plongeur 202 a alors
une position haute, son embase vient en contact avec les bords de la rainure 86 du
profilé 80 et le palpeur 206 vient en contact avec les contours de l'orifice 102'.
Le circuit électrique est alors fermé, l'unité de traitement en déduit l'absence du
tableau et génère alors un signal d'alarme.
[0116] Les profilés 80, 82 sont destinés à courir le long d'un mur ou de plusieurs murs
d'une pièce pour supporter plusieurs tableaux. Il est alors prévu, dans le profilé
supérieur 82, des orifices aux endroits où l'on souhaite accrocher les tableaux.
[0117] On peut également prévoir d'utiliser un support 76 pour un seul tableau.
[0118] Les dispositifs de détection de présence des tableaux sont reliés électriquement
en série. Ainsi, en l'absence d'un tableau l'unité de traitement va envoyer un signal
d'alarme, alors que cette absence peut être due à une volonté de ne pas accrocher
de tableau à cet endroit. Il est alors avantageusement prévu un dispositif pour exercer
un effort sur le plongeur de manière à le maintenir en position basse, dont un exemple
de réalisation est représenté sur la figure 10C.
[0119] Celui-ci est formé dans l'exemple représenté par un corps 212 muni d'un téton 214
en saillie, de forme et de dimensions similaires à celles du doigt 200 de la tige
de suspension et d'une goupille 216 destinée à pénétrer dans un alésage 218 prévu
dans le corps 212 et un passage 220 pratiqué dans la plaque 96'.
[0120] Le téton 214 est alors maintenu appliqué contre le palpeur 206 par le montage de
la goupille 216 dans l'alésage 218 et le passage 220.
[0121] Ce dispositif forme ainsi un leurre pour le dispositif de détection.
[0122] Il peut être avantageux de prévoir que la tige 58 soit solidaire du tableau 56.
[0123] Les dispositifs mettant en oeuvre la présente invention fonctionnent avantageusement
sous basse tension, par exemple inférieure à 5V et une intensité de courant comprise
entre 1 µA et quelques ampères.