[0001] L'invention se rapporte à un dispositif d'accueil d'un pied ou d'une chaussure sur
un engin de sport tel que, notamment, un engin de glisse ou de roulage.
[0002] De tels dispositifs sont utilisés pour la pratique du surf sur neige ou snowboard,
du ski sur neige ou sur eau, de la raquette à neige, du patin à roues, ou autre.
[0003] Certains dispositifs selon l'art antérieur comprennent une assise, prévue pour accueillir
la plante du pied ou 1a semelle de la chaussure, ainsi qu'un élément d'appui arrière,
prévu pour supporter le bas de jambe d'un utilisateur. L'élément d'appui arrière présente
une face d'appui opposée à une face libre. La face d'appui, tournée vers l'assise,
est destinée à recevoir le bas de jambe.
[0004] L'élément d'appui arrière transmet des sollicitations liées à la conduite de l'engin,
du côté des talons de l'utilisateur.
[0005] Ce cas de figure est fréquent en snowboard. Dans cette discipline l'utilisateur a
les deux pieds retenus sur une même planche, et orientés dans une direction sensiblement
transversale de la planche. Les sollicitations transversales sont donc localisées
vers la pointe des pieds, ou vers les talons. Dans le cas de sollicitations vers la
pointe des pieds, l'élément d'appui arrière ne supporte pas ou peu de contraintes.
Par contre, lors de sollicitations vers les talons, l'élément d'appui arrière supporte
des contraintes qui peuvent être très élevées.
[0006] Par exemple lors d'une prise de carre arrière, c'est-à-dire vers les talons, l'élément
d'appui arrière transmet des impulsions arrière envoyées par le bas de jambe. Dans
d'autres cas l'élément d'appui arrière renvoie à l'utilisateur des impulsions issues
du sol.
[0007] Afin de garantir une transmission fidèle des impulsions liées à la conduite de la
planche, il est connu de donner à l'élément d'appui arrière une certaine rigidité.
Notamment, l'élément doit résister à une sollicitation en flexion arrière selon un
axe transversal. Bien entendu cette sollicitation est celle qui tend à faire fléchir
l'élément d'appui arrière, dans un sens d'éloignement de l'assise.
[0008] Pour donner une bonne stabilité à l'élément d'appui arrière, il est connu de solidariser
à ce dernier une butée, laquelle prend généralement appui sur l'assise ou encore sur
un élément associé à l'assise. La position de la butée peut être ajustée, le long
de l'élément d'appui arrière, par un mécanisme qui comprend une vis. Bien entendu
le changement de position de la butée se fait en desserrant puis en resserrant la
vis. Cela permet de régler l'inclinaison de l'élément d'appui arrière.
[0009] Afin de permettre l'action manuelle sur la vis, c'est-à-dire sans l'aide d'un outil,
il est connu d'associer une manette au corps de vis. Généralement la manette est articulée
relativement au corps, ce qui permet soit de la rabattre vers la butée, soit au contraire
de la déployer pour actionner la vis.
[0010] Il est connu de disposer la manette de façon qu'une fois rabattue, celle-ci prenne
appui sur la tête de la vis. En d'autres termes la manette en position rabattue est
disposée de manière sensiblement centrée par rapport à l'axe du corps de vis. Cela
présente l'avantage de pouvoir rabattre facilement la manette quelle que soit la position
angulaire de la vis, c'est-à-dire quel que soit le niveau de serrage de la vis.
[0011] Par corollaire l'articulation de la manette est décalée par rapport à l'axe du corps
de vis. Il s'ensuit que la manipulation de la vis, c'est-à-dire sa mise en rotation
pour un serrage ou un desserrage, n'est pas très facile. Un mouvement de rotation
du poignet n'est pas suffisant pour agir sur la vis. Il faut en plus agir par flexion
des doigts, ce qui est d'autant moins simple que l'utilisateur porte généralement
des gants.
[0012] D'autre part la manette prend des positions aléatoires par rapport au corps de vis,
notamment sous l'influence de la gravité. En d'autres termes la manette tend à retomber
le long de la butée si elle est livrée à elle-même après avoir été déployée. Cela
gêne également les manipulations de la vis. En effet étant donné que pour faire faire
plusieurs tours à la vis la manette est alternativement lâchée et reprise, l'obligation
de la déployer plusieurs fois est une contrainte.
[0013] Par rapport à cela l'invention a notamment pour but de faciliter la manipulation
de la vis. L'invention a également pour but d'améliorer l'efficacité de serrage d'une
vis actionnée à la main. L'invention cherche aussi à améliorer la mise en oeuvre manuelle
d'une butée sur un dispositif d'accueil.
[0014] Pour ce faire l'invention propose un dispositif d'accueil d'un pied ou d'une chaussure
sur un engin de sport, le dispositif comprenant une vis, la vis comprenant un corps
qui s'étend depuis une extrémité filetée jusqu'à une extrémité de manoeuvre, la vis
comprenant une manette articulée relativement au corps selon une articulation située
du côté de l'extrémité de manoeuvre, la manette présentant une surface de came au
niveau de l'articulation.
[0015] Le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait que la vis comprend un
épaulement situé entre les extrémités filetée et de manoeuvre, et par le fait que
l'axe d'articulation de la manette passe sensiblement au niveau de l'axe de la vis.
[0016] Parce qu'il passe vers l'axe de la vis, l'axe d'articulation de la manette permet
à cette dernière de se déployer sensiblement dans un plan qui contient le corps de
la vis. C'est pourquoi après son déploiement la manette prolonge sensiblement le corps
de la vis. Il s'ensuit que la manipulation de cette dernière est facilitée. Notamment,
une rotation du poignet suffit pour agir sur la vis.
[0017] En complément le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait qu'un moyen
élastique est disposé entre l'épaulement et la manette pour solliciter la manette
dans une position stable rabattue ou déployée.
[0018] Le moyen élastique maintient de manière stable la manette relativement au corps de
vis, que ce soit pour une position rabattue ou déployée. Ce maintien permet une préhension
rapide et simple, particulièrement dans la situation déployée. En effet, dans ce dernier
cas l'accès manuel à la manette est immédiat. Aucune manipulation de remise en place
n'est nécessaire entre chaque mouvement de rotation de la main, pour visser ou dévisser.
La manipulation est donc facilitée.
[0019] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon une
forme d'exécution non limitative, comment l'invention peut être réalisée, et dans
lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective arrière d'un dispositif d'accueil selon la
forme de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est une vue en perspective éclatée d'une vis du dispositif d'accueil de
la figure 1,
- la figure 3 est une vue de côté de la vis de la figure 2, dans un cas où les constituants
sont assemblés,
- la figure 4 est une coupe partielle du dispositif selon IV-IV de la figure 1, dans
un cas où une poignée de la vis est rabattue,
- la figure 5 est similaire à la figure 4, dans un cas où la poignée est dans une position
intermédiaire,
- la figure 6 est similaire à la figure 4, dans un cas où la poignée est déployée.
[0020] Bien que la forme décrite ci-après se rapporte plutôt au domaine du snowboard, il
doit être compris qu'elle s'applique aussi à d'autres domaines comme évoqué avant.
[0021] La forme d'exécution est présentée à l'aide des figures 1 à 6.
[0022] Comme on le voit sur la figure 1 en perspective, un dispositif d'accueil 1 permet
l'accueil temporaire sur une planche 2 d'une chaussure non représentée.
[0023] De manière connue le dispositif d'accueil 1 comprend une assise 3 qui s'étend en
longueur entre une extrémité arrière 4 et une extrémité avant 5, et en largeur d'un
premier bord 6 à un deuxième bord 7.
[0024] L'assise 3 présente une face supérieure 8 prévue pour être en regard de la semelle
de la chaussure, et une face inférieure 9 prévue pour être au-dessus de la planche
2.
[0025] L'assise 3 comprend de préférence une embase 10 associée à un coussin arrière 11
et à un coussin avant 12. L'embase 10 est une pièce rigide qui délimite au moins en
partie la face inférieure 9. Les coussins quant à eux délimitent au moins en partie
la face supérieure 8. Selon la forme d'exécution décrite, les coussins 11, 12 sont
disposés respectivement à l'arrière et à l'avant de l'assise 3. Cela permet un contact
amorti avec le talon ou la pointe de la semelle de la chaussure.
[0026] Bien entendu il peut être prévu d'autres structures pour l'assise 3, comme par exemple
une embase associée à un coussin unique, lequel s'étend de l'extrémité arrière 4 à
l'extrémité avant 5 de l'assise 3.
[0027] L'assise 3 est retenue à la planche 2 par un moyen réalisé sous la forme d'un disque
13, lui-même retenu à la planche 2 par des vis 14.
[0028] Bien entendu, d'autres moyens de retenue de l'assise 3 pourraient être prévus.
[0029] L'assise 3 est bordée latéralement par une première partie représentée sous la forme
d'un premier flasque 20, ainsi que par une deuxième partie représentée sous la forme
d'un deuxième flasque 21. En l'occurrence le premier flasque 20 est latéral et le
deuxième 21 est médial, mais cela aurait pu être le contraire. Les flasques 20, 21
sont reliés l'un à l'autre par un arceau 22, au niveau de l'extrémité arrière 4. Ainsi
les flasques 20, 21 et l'arceau 22 délimitent une zone d'accueil 23 de la chaussure.
Lorsque cette dernière est en place sur le dispositif 1, les flasques 20, 21 longent
la semelle latéralement. Bien entendu il pourrait être prévu autre chose que les flasques
20, 21 pour former les parties latérale et médiale. Par exemple des butées pourraient
convenir.
[0030] De préférence, l'embase 10, les flasques 20, 21 et l'arceau 22 forment une pièce
monobloc réalisée par exemple en matière synthétique. Cependant il pourrait être prévu
que les flasques 20, 21 soient des pièces solidarisées à l'embase par tout moyen,
tel qu'un collage, une soudure, un vissage, un emboîtement, ou autre.
[0031] Il est également prévu deux liens pour maintenir de façon amovible la chaussure sur
l'assise 3, entre les flasques 20, 21, dans la zone d'accueil 23.
[0032] Un premier lien 24 se situe vers l'avant, au niveau de l'articulation métatarsophalangienne
quand le pied est maintenu. Un deuxième lien 25 se situe vers l'arrière, au niveau
du cou-de-pied quand le pied est maintenu.
[0033] Chacun des liens 24, 25 s'étend transversalement entre les flasques 20, 21.
[0034] Bien entendu il pourrait être prévu un nombre de liens différent.
[0035] Le premier lien 24 comprend par exemple une portion latérale 26 et une portion médiale
27, lesquelles sont respectivement attachées aux flasques latéral 20 et médial 21.
Un dispositif de liaison 28 permet de relier l'une à l'autre, de manière réversible,
les portions latérale 26 et médiale 27. Le dispositif de liaison 28 permet de serrer
la chaussure selon une intensité voulue.
[0036] Dans le même esprit le deuxième lien 25 comprend par exemple une portion latérale
29 et une portion médiale 30, lesquelles sont respectivement attachées aux flasques
latéral 20 et médial 21. Là encore un dispositif de liaison 31 permet de relier l'une
à l'autre, de manière réversible, les portions latérale 29 et médiale 30. Le dispositif
de liaison 31 permet de serrer la chaussure selon une intensité voulue.
[0037] Le dispositif 1 comprend aussi un élément d'appui arrière 40, pour que l'utilisateur
puisse prendre des appuis arrière avec le bas de jambe.
[0038] L'élément d'appui arrière 40 comprend un corps 41 qui s'étend longitudinalement entre
des première 42 et deuxième 43 extrémités d'attache et une extrémité libre 44, transversalement
entre un premier bord ou bord latéral 45 et un deuxième bord ou bord médial 46, et
en épaisseur entre une face d'appui 47 et une face libre 48.
[0039] Bien entendu la face d'appui 47 est prévue pour recevoir l'arrière du bas de jambe
de l'utilisateur, l'élément d'appui arrière 40 et l'embase 10 étant associés en conséquence.
[0040] Selon la forme d'exécution décrite, l'élément d'appui arrière 40 est monté rotatif
par rapport à l'assise 3. Pour cela l'élément d'appui arrière est relié aux flasques
20, 21 au moyen d'une première articulation 49, située au niveau de la première extrémité
d'attache 42, et au moyen d'une deuxième articulation 50, située au niveau de la deuxième
extrémité d'attache 43. Chaque articulation 49, 50 est respectivement orientée sensiblement
selon un premier 51 et un deuxième 52 axe transversal du dispositif 1. Chaque articulation
49, 50 peut comprendre tout composant tel qu'une vis, un rivet, une rondelle, un écrou,
un tourillon, ou autre.
[0041] Chaque articulation 49, 50 autorise un mouvement de rotation de l'élément d'appui
arrière 40 vers l'assise 3. Un avantage qui en découle est de faciliter le rangement.
[0042] Une butée 60 limite la rotation vers l'arrière de l'élément d'appui éponyme 40, en
prenant appui sur l'arceau 22. Cet appui peut être direct, ou se faire par l'intermédiaire
d'un coussin 53.
[0043] La butée 60 est immobilisée, par rapport à l'élément d'appui arrière 40, dans une
position choisie le long d'une direction principale M de l'élément d'appui arrière
40. La direction principale M s'étend entre les extrémités d'attache 42, 43 et l'extrémité
libre 44 de l'élément d'appui arrière 40.
[0044] La figure 4 montre mieux comment la butée 60 est immobilisée.
[0045] Une crémaillère 61 fait saillie par rapport à la face libre 48 de l'élément d'appui
arrière 40. Une crémaillère 62 est ménagée sur une face antérieure 63 de la butée
60. Un moyen de serrage amovible, comprenant une vis 70, permet de serrer la butée
60 sur l'élément d'appui arrière 40 de façon que les crémaillères 61, 62 soient en
prise. En fonction de la position relative des crémaillères 61, 62 après serrage,
la position de la butée 60 selon la direction principale M de l'élément d'appui arrière
40 n'est pas la même.
[0046] Il est ainsi possible d'ajuster l'inclinaison vers l'arrière de l'élément d'appui
arrière 40.
[0047] Comme on le comprend notamment à l'aide des figures 2 et 3, la vis 70 comprend un
corps 71 qui s'étend depuis une extrémité filetée 72 jusqu'à une extrémité de manoeuvre
73. La vis 70 comprend une manette 74 articulée relativement au corps 71, selon une
articulation 75 située du côté de l'extrémité de manoeuvre 73.
[0048] Selon la forme de réalisation décrite, l'articulation 75 comprend un tourillon 76
d'axe 77. Le tourillon 76 est par exemple muni à une extrémité d'une tête 78, l'autre
extrémité étant destinée à être aplatie pour maintenir la manette 74 sur le corps
71.
[0049] Comme on en verra mieux l'intérêt par la suite l'axe 77 du tourillon 76, ou de l'articulation
75, est orienté sensiblement perpendiculairement à l'axe 79 du corps 71 de la vis
70. Plus précisément, l'axe 77 de l'articulation 75 croise l'axe 79 du corps de vis.
[0050] Bien entendu, comme on le voit aussi sur les figures 4 à 6, le tourillon 76 traverse
à la fois la manette 74 et le corps 71. Cela permet une rotation de l'une 74 relativement
à l'autre 71, selon l'axe 77 du tourillon 76 ou de l'articulation 75.
[0051] La manette 74 présente une surface de came 85 au niveau de l'articulation 75. La
surface 85 est prévue pour coopérer avec une surface 86 associée au corps 71, de façon
à assurer au moins une position stable de la manette 74 par rapport au corps. Cette
faculté sera décrite plus précisément après.
[0052] Selon l'invention, comme on le comprend à l'aide de l'ensemble des figures, la vis
70 comprend un épaulement 90 situé entre les extrémités filetée 72 et de manoeuvre
73, l'axe d'articulation 77 de la manette 74 passant sensiblement au niveau de l'axe
79 de la vis 70, un moyen élastique 91 étant disposé entre l'épaulement 90 et la manette
74 pour solliciter en permanence la surface de came 85 de la manette.
[0053] L'épaulement 90 fournit la surface 86 destinée à coopérer avec la surface de came
85. Etant donné que le moyen élastique 91 est disposé entre l'épaulement 90 et la
manette 74, la coopération entre la surface 86 de l'épaulement 90 et la surface de
came 85 de la manette est indirecte.
[0054] Grâce à l'épaulement 90, le moyen élastique 91 prend appui sur le corps 71 pour solliciter
la manette 74. En pratique, le moyen élastique 91 frotte en permanence sur la surface
de came 85. Cette dernière sera décrite plus précisément après. Il s'ensuit que la
manette tend à garder une position stable, lorsqu'elle n'est pas sollicitée par l'utilisateur.
En conséquence les manipulations du moyen de serrage amovible, et donc du dispositif
d'accueil, sont plus simples.
[0055] Selon la forme de réalisation décrite, l'épaulement 90 est droit. Ainsi la surface
86 en regard de la manette 74 est sensiblement perpendiculaire à l'axe 79 du corps
71 de la vis 70.
[0056] Le moyen élastique 91, quant à lui, comprend une coupelle 92. Celle-ci 92 présente
une forme générale circulaire, avec une face concave 93 opposée à une face convexe
94. Comme on le verra mieux après, la forme bombée et creusée de la coupelle 92 lui
donne une élasticité. La coupelle 92 est réalisée par exemple avec une matière plastique
telle du polyéthylène, du polyuréthane, ou tout matériau équivalent. La coupelle 92
pourrait aussi être faite avec un métal ou un alliage métallique, ou encore comprendre
plusieurs matériaux tels que du plastique et du métal.
[0057] Selon la forme de réalisation décrite la face concave 93, c'est-à-dire creusée, est
tournée vers la manette 74. Par corollaire la face convexe 94, qui elle est bombée,
est tournée vers l'épaulement. Ainsi c'est la partie creusée de la coupelle 92 qui
agit sur la manette, et la partie bombée qui agit sur l'épaulement. Cependant, l'inverse
eût été possible.
[0058] En fait selon la forme décrite de l'invention, la manette 74 présente une première
95 et une deuxième 96 branches au niveau de l'articulation 75. Ce sont ces branches
95, 96 qui portent la surface de came 85, laquelle est divisée en deux. Chaque portion
de surface 85 est en appui en permanence sur la périphérie de la face concave 93 de
la coupelle 92.
[0059] Par opposition, seule la portion centrale de la face convexe 94 de la coupelle 92
prend appui sur l'épaulement 90.
[0060] En conséquence la coupelle 92 se comporte comme un ressort, et sollicite en permanence
l'épaulement 90 et la manette 74 via la surface 85.
[0061] On peut maintenant mieux décrire le fonctionnement de la vis 70, en s'appuyant notamment
sur les figures 4 à 6.
[0062] On remarque que la surface de came 85 de la manette 74 présente une portion d'extrémité
100, laquelle est sensiblement droite ou légèrement convexe. La portion d'extrémité
100 est orientée selon l'épaisseur "t" de la manette 74, parallèlement à l'axe 77
de l'articulation 75. La surface de came 85 présente aussi une première 101 et une
deuxième 102 portions latérales bombées, reliées à la portion d'extrémité 100 par
des premier 103 et deuxième 104 raccords. Les portions latérales 101, 102 sont ménagées
chacune respectivement sur une première 105 ou une deuxième 106 face de la manette
74, les faces 105, 106 étant opposées l'une par rapport à l'autre. Bien entendu, l'épaisseur
"t" de la manette 74 s'étend entre les faces 105, 106. En conséquence, la surface
de came 85 s'étend de la première face 105 à la deuxième 106, en affichant successivement
la première portion latérale 101, le premier raccord 103, la portion d'extrémité 100,
le deuxième raccord 104, et la deuxième portion latérale 102.
[0063] Il s'ensuit que lorsqu'elle est en position rabattue, selon la figure 4, la manette
74 est sensiblement perpendiculaire à l'axe 79 du corps 71. En d'autres termes la
manette 74 est parallèle à la butée 60, ou à l'élément d'appui arrière 40. Alors la
première portion latérale 101, ou bien la deuxième portion latérale 102, prend appui
sur la coupelle 92.
[0064] Au contraire lorsqu'elle est en position déployée, selon la figure 6, la manette
74 est sensiblement parallèle à l'axe 79 du corps 71. Dans ce cas elle 74 est perpendiculaire
à la butée 60, ou à l'élément d'appui arrière 40. Alors la portion d'extrémité 100
prend appui sur la coupelle 92.
[0065] Dans une position intermédiaire, selon la figure 5, la manette forme un angle compris
entre 0 et 90° avec l'axe 79 du corps 71. Dans ce cas c'est le premier 103 ou le deuxième
104 raccord qui prend appui sur la coupelle 92.
[0066] On remarque que la coupelle 92, ou le moyen élastique 91, est toujours sollicitée
par la surface de came de la manette. Cependant la sollicitation varie en fonction
de la position angulaire de la manette 74 par rapport au corps 71. La sollicitation
est réduite quand la manette 74 est en position rabattue selon la figure 4 ou déployée
selon la figure 6. La sollicitation est plus forte quand la manette est dans une position
intermédiaire selon la figure 5. Ainsi la manette est naturellement sollicitée vers
l'une des positions voulues, rabattue ou déployée. L'utilisateur a une meilleure perception
des positions.
[0067] Les manipulations de la manette sont aisées. Notamment, parce que la manette 74 déployée
est dans un plan qui contient le corps 71, la vis 70 se tourne facilement à la main.
En conséquence la butée 60 s'ajuste rapidement, sans outil.
[0068] D'une manière générale, l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des
techniques de mise en oeuvre connus de l'homme du métier. En particulier le matériau
constitutif de la coupelle 92 peut comprendre une matière synthétique, comme du polyéthylène,
de polyamide, ou tout équivalent. La coupelle 92 pourrait aussi comprendre un métal.
[0069] Bien entendu l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution décrite, et comprend
tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications qui
vont suivre.
[0070] Par exemple le moyen élastique 91 pourrait comprendre un ressort hélicoïdal.
1. Dispositif d'accueil (1) d'un pied ou d'une chaussure sur un engin de sport (2), le
dispositif (1) comprenant une vis (70), la vis (70) comprenant un corps (71) qui s'étend
depuis une extrémité filetée (72) jusqu'à une extrémité de manoeuvre (73), la vis
(70) comprenant une manette (74) articulée relativement au corps (71) selon une articulation
(75) située du côté de l'extrémité de manoeuvre (73), la manette (74) présentant une
surface de came (85) au niveau de l'articulation (75),
caractérisé par le fait que la vis (70) comprend un épaulement (90) situé entre les extrémités filetée (72) et
de manoeuvre (73), et par le fait que l'axe d'articulation (77) de la manette (74) passe sensiblement au niveau de l'axe
(79) de la vis (70).
2. Dispositif d'accueil (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un moyen élastique (91) est disposé entre l'épaulement (90) et la manette (74) pour
solliciter la manette (74) dans une position stable rabattue ou déployée.
3. Dispositif d'accueil (1) selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le moyen élastique (91) comprend une coupelle (92), avec une face concave (93) opposée
à une face convexe (94).
4. Dispositif d'accueil (1) selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la face concave (93) est tournée vers la manette (74), la face convexe (94) étant
tournée vers l'épaulement.
5. Dispositif d'accueil (1) selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait que la coupelle (92) est réalisée avec une matière plastique.
6. Dispositif d'accueil (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la manette (74) présente une première (95) et une deuxième (96) branches au niveau
de l'articulation (75), les branches (95, 96) portant la surface de came (85).
7. Dispositif d'accueil (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la surface de came (85) de la manette (74) présente une portion d'extrémité (100),
laquelle est droite ou légèrement convexe, ainsi qu'une première (101) et une deuxième
(102) portions latérales reliées à la portion d'extrémité (100) par des premier (103)
et deuxième (104) raccords, les portions latérales (101, 102) étant ménagées chacune
respectivement sur une première (105) ou une deuxième (106) face de la manette (74),
les faces (105, 106) étant opposées l'une par rapport à l'autre.
8. Dispositif d'accueil (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comprend un élément d'appui arrière (40) et une butée (60), la vis (70) permettant
de serrer la butée (60) sur l'élément d'appui arrière (40).
9. Dispositif d'accueil (1) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comprend une assise (3).