[0001] L'invention a trait à une nacelle élévatrice ainsi qu'à un procédé de commande d'une
telle nacelle.
[0002] Il est connu d'équiper une nacelle élévatrice avec un mât de longueur variable, le
plus souvent télescopique, à l'extrémité duquel est montée une plateforme sur laquelle
peut se tenir un opérateur ou grâce à laquelle on peut soulever des objets à disposer
en hauteur.
FR-A-2 808 791 et
FR-A-2 836 465 divulguent de telles nacelles.
[0003] Dans de telles nacelles, il importe de connaître à chaque instant la longueur du
mât télescopique, afin de s'assurer que la position de la plateforme est bien comprise
dans une enveloppe ou abaque correspondant à une zone de fonctionnement sécurisée
de la nacelle. En effet, si le mât est trop étendu, le poids de la plateforme peut
générer un porte-à-faux susceptible de faire basculer la nacelle.
[0004] Pour connaître la longueur du mât d'une nacelle, il est connu de tendre un câble
sur sensiblement toute la longueur du mât, au moins entre une pièce solidaire de son
extrémité supérieure et une pièce solidaire de son extrémité inférieure. Un tambour
est prévu pour dérouler ou enrouler le câble en fonction de l'allongement ou du raccourcissement
du mât. L'enroulement du câble est détecté par un potentiomètre associé au tambour
et qui délivre un signal électrique représentatif de la longueur du mât.
[0005] Les nouvelles normes tendent à imposer une redondance des dispositifs de mesure des
paramètres de sécurité, y compris dans les nacelles élévatrices. Tel doit être le
cas pour la longueur du mât. Or, l'utilisation de deux câbles, de deux tambours d'enroulement
et de deux potentiomètres s'avère peu pratique car ces matériels sont encombrants,
lourds et d'un coût significatif. En outre, le fonctionnement de deux dispositifs
de détermination de longueur de mât utilisant chacun un câble peut être perturbé par
une même cause, de sorte que le redondance ne serait alors plus efficace pour détecter
un éventuel dysfonctionnement.
[0006] C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention, en
proposant une nouvelle nacelle élévatrice dont le fonctionnement est fiabilisé par
rapport aux nacelles de l'état de la technique, alors que son prix de revient et ses
coûts d'exploitation ne sont pas augmentés de façon significative.
[0007] A cet effet l'invention concerne une nacelle élévatrice qui comprend un mât de longueur
variable, la nacelle étant équipée d'au moins un dispositif de mesure de la longueur
du mât, ce dispositif délivrant un premier signal représentatif de la longueur de
ce mât. Cette nacelle est caractérisée en ce qu'elle comprend :
- des moyens indépendants du dispositif de mesure et aptes à générer un deuxième signal
représentatif d'une plage de position relative entre deux pièces mobiles l'une par
rapport à l'autre en fonction de l'allongement du mât et
- des moyens de vérification de la cohérence entre le premier et le deuxième signal
susmentionnés.
Grâce à l'invention, les moyens de détermination de la plage de position relative,
entre les deux pièces mobiles l'une par rapport à l'autre n'ont pas à être aussi précis
que le dispositif de mesure de la longueur du mât. Ils peuvent donc être particulièrement
simples et robustes, ce qui leur permet de résister aux conditions de fonctionnement
d'une nacelle élévatrice en extérieur. En cas de défaut du dispositif de détermination
de la longueur, notamment en cas de rupture du câble ou de dysfonctionnement du potentiomètre,
la valeur mesurée par ce dispositif n'est pas cohérente avec la plage de position
repérée grâce aux moyens précités, ce qui permet aux moyens de vérification de cohérence
d'établir qu'une situation anormale est rencontré et, le cas échéant, de la signaler
à l'opérateur ou d'initier des actions correctives, telles que le raccourcissement
du mât.
[0008] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, une telle nacelle
peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes prises dans toute
combinaison techniquement admissible :
- Les moyens de vérification de cohérence comprennent un comparateur apte à comparer
une valeur correspondant à la longueur du mât représentée par le premier signal avec
des valeurs minimale et maximale de longueur dans la plage représentée par le second
signal.
- Il est prévu des moyens d'affichage du résultat de la vérification de cohérence, en
particulier des moyens d'alarme sonore ou visuelle aptes à être actionnés lorsque
les premier et second signaux ne sont pas cohérents entre eux.
- Selon un premier mode de réalisation, les deux pièces dont la position relative est
représentée par le second signal sont un cylindre et une tige d'un vérin de commande
de l'allongement du mât. Selon un autre mode de réalisation, les deux pièces dont
la position relative est représentée dans le second signal sont deux tronçons du mât
qui coulissent l'un par rapport à l'autre en fonction de l'allongement du mât.
- Selon une première approche, les moyens de détermination de la position relative des
deux pièces comprennent une série de capteurs de proximité répartis sur l'une des
pièces selon la direction de déplacement relative de ces pièces, ces capteurs étant
aptes de détecter le passage d'une partie de l'autre pièces dans leur voisinage. Selon
une autre approche, les moyens de détermination de la position relative des deux pièces
comprennent un capteur de proximité monté sur l'une des pièces et une série d'organe
d'activation de ce capteur répartis sur l'autre pièce, selon la direction de déplacement
relative des deux pièces, ces organes d'activation étant amenés sélectivement en regard
du capteur, en fonction de l'allongement du mât.
[0009] L'invention concerne également un procédé de commande d'une nacelle élévatrice telle
qu'évoquée ci-dessus qui comprend un dispositif de mesure de la longueur du mât délivrant
un premier signal et, plus spécifiquement, un procédé qui comprend des étapes consistant
à :
a) - déterminer une plage de position relative de deux pièces mobiles l'une par rapport
à l'autre en fonction de l'allongement du mât de la nacelle ;
b) - générer un deuxième signal représentatif de la plage de position relative déterminée
et
c) - vérifier la cohérence des valeurs du premier signal et du second signal.
[0010] Selon un premier aspect avantageux du procédé de l'invention, on détermine, lors
de l'étape c), si une valeur correspondant à la longueur représentée par le premier
signal est comprise dans un intervalle de longueur correspondant à la plage de position
relative représentée par le deuxième signal et, si tel est le cas, on considère que
des premier et deuxième signaux sont cohérents alors que, si tel n'est pas le cas,
on considère que les premier et deuxième signaux ne sont pas cohérents.
[0011] On peut prévoir que, si les premier et deuxième signaux ne sont pas considérés comme
cohérents à l'issue de l'étape c), on émet un signal d'alarme sonore ou visuelle et,
éventuellement, on empêche les mouvements de la nacelle ou on rétracte le mât.
[0012] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre de deux modes de réalisation
d'une nacelle conforme à son principe et de son procédé de commande, donnée uniquement
à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique de côté d'une nacelle conforme à un
premier mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 2 est une vue à plus grande échelle du vérin de commande d'expansion du
mât de la nacelle de la figure 1 ;
- la figure 3 est un schéma de principe de la méthode de commande mise en oeuvre avec
la nacelle des figures 1 et 2 ;
- la figure 4 est une vue de côté d'une nacelle conforme à un second mode de réalisation
de l'invention et
- la figure 5 est une vue à plus grande échelle, en coupe axiale, du détail V à la figure
4.
[0013] La nacelle 1 représentée aux figures 1 et 2 comprend un châssis 2 qui repose sur
la surface S du sol par quatre roues dont deux sont visibles avec les références 3A
et 3B à la figure 1. A la place de roues, le châssis 2 pourrait être équipé de chenilles
formant des organes de liaison au sol. La roue 3A est motrice, c'est-à-dire reliée
à un moteur 4 intégré au châssis 2. La roue 3B est directrice, c'est-à-dire a une
orientation variable par rapport au châssis 2, ceci permettant de diriger la nacelle
1.
[0014] Sur le châssis 2 est monté, avec possibilité de pivotement autour d'un axe Z-Z' qui
est vertical lorsque la surface S est horizontale, une embase 5 sur laquelle est articulée
un mât télescopique 6. Le mât 6 est articulé sur l'embase 5 autour d'un axe X-X' perpendiculaire
à l'axe Z-Z'. La double flèche F
1 à la figure 1 représente le mouvement de pivotement du mât 6 autour de l'axe X-X',
ce mouvement étant contrôlé grâce à un vérin 51 disposé entre les composants 5 et
6. La double flèche F
2 représente le mouvement de pivotement de l'embase 5 par rapport au châssis 2. La
double flèche F
3 représente le mouvement d'avance ou de recul de la nacelle 1 par rapport à la surface
S, alors que la double flèche F
4 représente les changements de direction possibles de la nacelle 1.
[0015] Le mât 6 est télescopique dans ce sens qu'il comprend un fût 61 articulé sur l'embase
5 et une partie 62 adaptée pour coulisser à l'intérieur du fût 61 en étant commandée
par un vérin hydraulique 63 dont le corps 631 est solidaire du fût 61 grâce à une
patte de fixation 632. La tige 633 du vérin 63 est équipée d'une patte 634 de fixation
sur la partie 62.
[0016] En fonction de l'activation du vérin 63, la partie 62 se déplace parallèlement à
un axe longitudinal A-A' du mât 6 par rapport au fût 61, ce que représente la double
flèche F
5.
[0017] Deux positions de la partie 62 par rapport au fût 61 sont représentées à la figure
1 et illustrent cette possibilité d'extension du mât 6.
[0018] L'extrémité supérieure de la partie 62, c'est-à-dire son extrémité la plus éloignée
du fût 61, est pourvue d'un étrier 621 d'accrochage d'une structure à parallélogramme
64 sur laquelle est suspendue une plateforme 7 où peut se tenir un opérateur O ou
sur laquelle on peut disposer des charges à transporter en hauteur.
[0019] Pour éviter les risques de basculement de la nacelle 1, il est connu que l'extrémité
supérieure 6A du mât 6 doit demeurer à l'intérieur d'un volume dont la limite est
représentée par la courbe en traits mixtes C à la figure 1, cette courbe étant parfois
dénommée « abaque de sécurité » pour la nacelle 1.
[0020] Pour contrôler que l'extrémité 6A demeure bien dans le volume de sécurité, il convient
de connaître avec précision la longueur L
6 du mât 6, c'est-à-dire la distance, prise parallèlement à l'axe A-A', entre l'extrémité
6A et l'axe X-X'.
[0021] Pour déterminer la longueur L
6, on utilise un dispositif 8 qui comprend un câble 81 accroché sur la partie 62 au
voisinage de l'étrier 621, c'est-à-dire au voisinage de l'extrémité 6A, ce câble circulant
à l'intérieur du mât 6 jusque dans l'embase 5 où il est enroulé sur un tambour 82
tournant autour d'un axe X
82 parallèle à l'axe X-X'. Un potentiomètre 83 est associé au tambour 82 et permet de
connaître le nombre de tours effectués par ce tambour à partir d'une position de référence
correspondant à une configuration du mât 6 où sa longueur L
6 est connue. Dans chaque configuration du mât 6, le nombre d'enroulements du câble
81 sur le tambour 82 est connu par le potentiomètre 83. Ainsi, le signal de sortie
S
1 du potentiomètre 83 permet de déterminer la longueur L
6. Le signal S
1 est fourni à une première entrée d'un comparateur 9 intégré à l'embase 5.
[0022] Comme représenté à la figure 2, le corps 631 du vérin 63 est équipé de capteurs de
proximité 635
1 à 635
22 répartis sur la longueur de ce corps, parallèlement à l'axe A-A'. Par ailleurs, le
piston 636 du vérin 63, qui est disposé au bout de la tige 633, est équipé d'un aimant
637 dont chaque capteur 635
i (i étant compris entre 1 et 22) peut détecter la proximité. Ainsi, à partir d'une
position basse où le piston 636 est à proximité du capteur 635
1, le passage de l'aimant 637 successivement devant les capteurs 635
i permet de détecter entre quelle paire de capteurs 635
i et 635
i+1 est disposé le piston 636.
[0023] On note I
6 la distance entre le fond 638 du corps 631 et le centre du piston 636. La distance
I
6 est reliée par une relation univoque à la distance L
6, cette relation étant définie par les dimensions des parties constitutives du mât
6, le mode d'assemblage du mât 6 et les jeux de fonctionnement. On note I
i la distance entre chaque capteur 635
i et le fond 638. Lorsque le centre du piston 636 se trouve entre deux capteurs 635
i et 635
i+1, la distance I
6 est comprise entre les valeurs I
i et I
i+1.
[0024] Les capteurs 635
i sont reliés à un boîtier 639 de collecte des données issues des capteurs 635
i, lequel boîtier génère, à partir de ces donnés, un signal S
2 représentatif de la paire de capteurs 635
i-635
i+1 entre lesquels se trouve l'aimant 637. Les valeurs I
i de tous les capteurs 635
i sont stockées dans une mémoire intégrée ou associée au comparateur 9.
[0025] Les signaux S
1 et S
2 sont fournis au comparateur 9 dans lequel il est vérifié à chaque instant que la
valeur L
6, mesurée grâce au dispositif 8, correspond à une valeur I
6 qui est comprise dans la plage délimitée par les capteurs 635
i et 635
i+1 entre lesquels se trouve l'aimant 637. Une mémoire 91 est prévue dans le comparateur
9 pour associer chaque valeur L
6 a la valeur correspondant de I
6.
[0026] En d'autres termes, on vérifie à intervalle régulier, par exemple toutes les 100
ms, et grâce au comparateur 9, si la relation

est respectée en permanence pour une valeur I
6 correspondant à la valeur L
6, une mémoire 91.
[0027] Si tel est le cas, un signal S
3 de fonctionnement normal de la nacelle 1 est adressé à une unité électronique 10
de commande de cette nacelle. Si tel n'est pas le cas un signal d'alarme S
4 est émis et, un moyen d'alarme 11 est activé, par exemple une sirène ou un flash
clignotant.
[0028] Ainsi, en cas de défaillance du dispositif 8, notamment en cas de rupture du câble
81 ou de dysfonctionnement du potentiomètre 83, la valeur L
6 mesurée par le dispositif 8 est telle que la valeur correspondante I
6 n'appartient pas à la plage de position relative déterminée grâce aux capteurs 635
i, de sorte qu'une situation de danger potentiel peut être anticipée.
[0029] Lorsqu'une situation de danger potentiel est anticipée grâce à la comparaison des
signaux S
1 et S
2, on peut, à la place ou en complément de l'activation de l'alarme 11, arrêter les
mouvements de déploiement du mât 6, qui risque d'aggraver la situation, ou piloter
les vérins 51 et 63 pour rétracter le mât et/ou l'abaisser. On peut également, dans
ce cas, bloquer le fonctionnement de la nacelle pour que l'opérateur puisse apprécier
la situation.
[0030] Le nombre de capteurs 635
i est choisi en fonction de la précision souhaitée pour les plages de position relative.
Il peut être largement inférieur à 22, par exemple de l'ordre de 5, ou au contraire
supérieur à 22.
[0031] Dans le second mode de réalisation de l'invention représenté aux figures 4 et 5,
les éléments analogues à ceux du premier mode de réalisation portent des références
identiques. La nacelle 1 de ce mode de réalisation est équipée d'un châssis 2 reposant
sur la surface du sol S au moyen de quatre roues dont deux sont visibles avec les
référence 3A et 3B. Le châssis 2 porte un ensemble de motorisation 4 auquel est associé
un mât 6 comprenant un fût 61, ainsi que deux parties 62A et 62B télescopiques l'une
par rapport à l'autre et par rapport au fût 61. La possibilité d'extension du mât
6 est représentée par les doubles flèches F
5.
[0032] Le mât 6 pourrait avoir plus de deux parties 62A et 62B ou, au contraire, une seule
telle partie.
[0033] En partie supérieure du mât 6 est prévu un étrier 621 sur lequel est articulée une
structure à parallélogramme 64 supportant une plateforme 7. En variante, un mât auxiliaire
peut être monté sur l'étrier 621, conformément à l'enseignement technique de
FR-A-2 808 791.
[0034] Un dispositif 8 de mesure de la longueur L
6 du mât 6 est prévu sous la forme d'un câble 81 tendu entre l'extrémité supérieure
6A du mât, au niveau de la partie 62B et au voisinage de l'étrier 621, et l'ensemble
de motorisation 4. Le câble 81 s'enroule autour d'un tambour 82 dont la position angulaire
est repérée grâce à un potentiomètre 83. On note S
1 le signal de sortie du potentiomètre 83.
[0035] Comme il ressort plus particulièrement de la figure 5, la partie 62A est pourvue,
sur sa longueur, c'est-à-dire parallèlement à l'axe longitudinal A-A' du mât 6, d'une
série d'étiquettes ou pastilles 641
1, 645
2, ... 645
j portant chacune un aimant. On note 645
j une pastille où j a une valeur comprise entre 1 et le nombre de pastilles. Un capteur
à effet Hall 647 est disposé au voisinage de l'extrémité supérieure du fût 61. Ce
capteur génère un signal S
2 à chaque fois qu'il détecte une pastille, ce qui permet de connaître le nombre de
pastilles 645
j situées respectivement au-dessus et en-dessous de lui dans la configuration de la
figure 4. Ainsi, le signal S
2 délivré par le capteur 647 permet de connaître dans quelle plage de position relative
se trouvent les parties 61 et 62A l'une par rapport à l'autre.
[0036] A la place d'un capteur à effet Hall, on peut utiliser pour le capteur 647 un capteur
de type ILS (interrupteur à lame souple ou à effet Reed).
[0037] Si le déplacement des parties 62A et 62B par rapport au fût 61 est coordonné, par
exemple mécaniquement, le signal de sortie du capteur 647 permet de connaître dans
quelle plage de valeurs devrait se trouver une valeur I
6 correspondant à la valeur mesurée L
6, ce qui permet de procéder à une vérification de cohérence, comme dans le premier
mode de réalisation.
[0038] Si les parties 62A et 62B ont des mouvements indépendants l'une par rapport à l'autre,
plusieurs dispositifs de détermination de position relative comprenant des pastilles
aimantées et des capteurs à effets Hall peuvent être prévus, respectivement dans les
zones d'interfaces entre un élément du mât 6 et l'élément adjacent.
[0039] Dans tous les cas, le ou les moyens de détermination de la position relative permettent
de connaître une plage de position relative dans laquelle doivent se trouver les parties
61, 62A et 62B, cette plage permettant de vérifier la cohérence des informations reçues
du dispositif 8, sous la forme du signal S
1, et du capteur 647, sous la forme du signal S
2.
[0040] Les différents modes de réalisation peuvent être combinés entre eux ; en particulier,
les capteurs mentionnés dans le premier mode de réalisation peuvent être utilisés
avec un mât vertical, alors que les capteurs mentionnés dans le second mode de réalisation
peuvent être utilisé avec un mât articulé par rapport à un ensemble de motorisation.
[0041] L'invention a été représentée lors de son utilisation avec un dispositif de mesure
de la longueur L
6 du mât comprenant un câble, un tambour et un potentiomètre. Elle est toutefois applicable
avec d'autres types de dispositifs de mesure.
1. Nacelle élévatrice (1) comprenant un mât (6) de longueur (L
6) variable et au moins un dispositif (8) de mesure de la longueur du mât, ce dispositif
délivrant un premier signal (S
1) représentatif de la longueur du mât,
caractérisée en ce que la nacelle comprend :
- des moyens (635, 637 ; 645, 647) indépendants du dispositif de mesure et aptes à
générer un deuxième signal (S2) représentatif d'une plage de position relative entre deux pièces (631, 633 ; 61,
62A) mobiles l'une par rapport à l'autre en fonction de l'allongement (F5) du mât (6) et
- des moyens (9) de vérification de cohérence entre le premier et le deuxième signal
(S1, S2).
2. Nacelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de vérification de cohérence comprennent un comparateur (9) apte à comparer
une valeur (I6) correspondant à la longueur du mât (L6) représentée par le premier signal avec des valeurs (Ii, Ii+1) minimale et maximale de longueur dans la plage représentée par le second signal
(S2).
3. Nacelle selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'il comprend des moyens d'affichage du résultat de la vérification de cohérence, en
particulier des moyens d'alarme (11) sonore ou visuelle aptes à être actionnés (S4) lorsque les premier et second signaux (S1, S2) ne sont pas cohérents entre eux.
4. Nacelle selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les deux pièces dont la position relative est représentée par le second signal (S2) sont un cylindre (631) et une tige (633) d'un vérin (63) de commande de l'allongement
du mât (6).
5. Nacelle selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les deux pièces dont la position relative est représentée par le second signal sont
deux tronçons (61, 62A) du mât (6) qui coulissent l'un par rapport à l'autre en fonction
de l'allongement du mât.
6. Nacelle selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de détermination de la position relative des deux pièces comprennent une
série de capteurs de proximité (635i) répartis sur l'une des pièces (631) selon la direction (A-A') de déplacement relatif
des deux pièces, ces capteurs étant aptes à détecter le passage d'une partie (637)
de l'autre pièce (633) dans leur voisinage.
7. Nacelle selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les moyens de détermination de la position relative des deux pièces comprennent un
capteur de proximité (647) monté sur l'une (61) des pièces et une série d'organes
(645j) d'activation du capteur répartis sur l'autre pièce (62A), selon la direction (A-A')
de déplacement relatif des deux pièces, ces organes d'activation étant amenés sélectivement
en regard du capteur, en fonction de l'allongement du mât (6).
8. Procédé de commande d'une nacelle élévatrice (1) comprenant un mât (6) de longueur
variable (L
6) et un dispositif (8) de mesure de la longueur du mât, ce dispositif délivrant un
premier signal (S
1) représentatif de la longueur du mât,
caractérisé en ce qu'il comprend des étapes consistant à :
a) déterminer une plage de position relative de deux pièces (631, 633 ; 61, 62A) mobiles
l'une par rapport à l'autre en fonction de l'allongement (F5) du mât (6)
b) générer un deuxième signal (S2) représentatif de la plage de position relative déterminée et
c) vérifier (en 9) la cohérence des valeurs du premier signal et du second signal
(S1, S2).
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que lors de l'étape c), on détermine si une valeur (I6) correspondant à la longueur (L6) du mât (6) représentée par le premier signal est comprise dans un intervalle de
longueurs [li ; Ii+1] correspondant à la plage de position relative représentée par le deuxième signal
(S2) et, si tel est le cas, on considère que les premier et deuxième signaux (S1, S2) sont cohérents, alors que, si tel n'est pas le cas, on considère que les premier
et deuxième signaux ne sont pas cohérents.
10. Procédé selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que, si les premier et deuxième signaux (S1, S2) ne sont pas considérés comme cohérents à l'issue de l'étape c), on émet un signal
d'alarme (S4) sonore ou visuelle et, éventuellement, on empêche les mouvements de la nacelle ou
on rétracte le mât.