[0001] L'invention a trait à un interrupteur-sectionneur de circuit électrique apte à recevoir
un fusible de protection.
[0002] Par définition, un interrupteur-sectionneur remplit la fonction d'interrupteur en
permettant de couper et de rétablir le passage du courant électrique dans le circuit
sur lequel il est monté. Un interrupteur-sectionneur peut également isoler une section
de ligne électrique pour permettre d'y accéder sans danger de rétablissement intempestif
du passage du courant électrique par manipulation de l'interrupteur. La fonction de
sectionneur consiste à empêcher tout passage du courant dans l'interrupteur même en
cas de surtension. De plus, lorsqu'un tel interrupteur-sectionneur est muni d'un fusible,
il permet de protéger le circuit électrique contre d'éventuels courts-circuits ou
surcharges électriques.
[0003] EP-A-0 584 587 décrit un interrupteur-sectionneur à fusible apte à remplir correctement ces différentes
fonctions et qui comprend un boîtier présentant à ses extrémités deux bornes pour
sa connexion à deux sections de lignes électriques. Pour remplir sa fonction d'interrupteur,
cet interrupteur-sectionneur est équipé d'un dispositif de commutation comprenant,
notamment, une plaque de contact amovible sous l'effet d'une manette pivotante autour
d'un axe. Dans sa partie médiane, le boîtier définit une cavité apte à recevoir un
insert portant un fusible. Cette cavité présente, dans sa partie supérieure, une ouverture
par laquelle peut être introduit l'insert à fusible, lorsque l'ouverture n'est pas
recouverte par la manette, comme dans le cas de la figure 3 de
EP-A-0 584 587.
[0004] Lorsqu'il est introduit dans la cavité en position d'enclenchement, l'insert à fusible
relie électriquement les bornes entre elles, tout en remplissant la fonction de protection
du circuit. A l'inverse, lorsque l'insert à fusible est ôté de la cavité, l'interrupteur
est ouvert, le contact électrique entre les bornes ne peut pas être établi et l'interrupteur-sectionneur
remplit alors sa fonction de sectionneur.
[0005] Pour atteindre sa position d'enclenchement du contact électrique, l'insert à fusible
est vissé dans la cavité jusqu'à l'appui d'un pont de contact mobile sur un contact
électriquement relié à l'une des bornes. Afin de déterminer si la position d'enclenchement
est atteinte, c'est-à-dire si le contact électrique est effectivement établi, un cliquet
est rabattu par un ressort de torsion contre l'insert à fusible, de façon à émettre
un bruit témoignant de l'enclenchement de l'insert à fusible au fond de la cavité.
De plus, le cliquet empêche de rabattre la manette pour fermer le dispositif de commutation
tant que la plaque de contact et le contact sont disjoints.
[0006] L'interrupteur-sectionneur décrit dans
EP-A-0 584 587 présente néanmoins des inconvénients qui en limitent les performances. En effet,
le vissage et le dévissage de l'insert à fusible nécessitent des gestes précis et
s'avèrent relativement longs, puisqu'il faut visser jusqu'à atteindre la position
d'enclenchement du cliquet.
[0007] En outre, il est nécessaire de maîtriser avec précision les dimensions des filetages
et de lubrifier les filetages pour minimiser l'effort de serrage. Par ailleurs, il
n'est pas aisé pour un opérateur de déterminer rapidement si l'insert à fusible est
ou non suffisamment vissé pour établir le contact électrique. En effet, le bruit émis
par le cliquet heurtant l'insert à fusible est difficilement audible, en particulier
dans un environnement industriel bruyant.
[0008] US-3 474 373 décrit un interrupteur-sectionneur de ligne électrique comprenant un boîtier avec
deux bornes et un commutateur pour couper et rétablir le passage du courant. Le boîtier
définit une cavité ouverte pour recevoir un insert à fusibles. Les deux ergots pour
la fixation de l'insert dans la cavité ne permettent pas un verrouillage simple ni
efficace de l'insert dans le boîtier. En effet, le mouvement de l'insert n'est pas
guidé de façon précise et il n'est pas prévu de moyens spécifiques pour assurer son
maintien en position de contact.
[0009] La présente invention vise notamment à remédier à ces inconvénients en proposant
un interrupteur-sectionneur où l'on peut mettre en place l'insert à fusible de manière
simple, rapide et certaine.
[0010] A cet effet, l'invention concerne un interrupteur-sectionneur de ligne électrique
comprenant un boîtier comportant deux bornes, aptes à recevoir des sections de lignes
électriques, ainsi qu'un dispositif de commutation apte à couper et à rétablir le
passage d'un courant électrique entre les bornes, le boîtier définissant une cavité
ouverte et étant apte à recevoir un insert à fusible, la cavité étant définie, près
de son ouverture, par une paroi solidaire du boîtier et destinée à guider l'insert
à fusible vers la cavité, le boîtier comportant un premier organe de contact, positionné
au fond de la cavité et relié électriquement à l'une des bornes, ainsi qu'un deuxième
organe de contact positionné entre l'ouverture et le premier organe de contact et
relié électriquement à l'autre borne,
caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de verrouillage rapide de l'insert à fusible
par vissage de l'insert à fusible limité à une révolution partielle d'angle inférieur
ou égal à 270°, l'insert à fusible étant apte à relier électriquement les premier
et deuxième organes de contact lorsqu'il est en position verrouillée, et en ce que
les moyens de verrouillage comportent au moins un ergot solidaire de l'insert à fusible
et au moins une rainure de réception dudit ergot, en ce que la paroi présente une
forme globalement cylindrique à base partiellement circulaire et les moyens de verrouillage
rapide comprennent deux ergots et deux rainures comportant chacune une rampe hélicoïdale
s'étendant sur une partie limitée de la paroi et débouchant au niveau de l'ouverture
de la cavité, chaque rainure étant apte à guider l'un des ergots lors de son introduction
dans la cavité, au moins l'une des rainures se terminant par un siège présentant un
retrait vers l'ouverture par rapport à la rampe correspondante et contre lequel est
maintenu l'ergot correspondant au moyen d'un organe élastique exerçant un effort tendant
à repousser l'insert à fusible selon l'axe de la paroi et en direction de l'ouverture.
[0011] En d'autres termes, le fusible permet le passage du courant lorsque l'insert est
verrouillé dans le boîtier par un vissage bref, de type quart-de-tour ou équivalent.
Les rainures à rampes hélicoïdales permettent un guidage précis du mouvement de l'insert
dans la cavité et le siège en retrait terminant l'une de ces rampes assure un maintien
ferme de l'insert dans la cavité, donc son verrouillage dans le boîtier.
[0012] Selon d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention :
- le deuxième organe de contact est monté fixe entre le premier organe de contact et
les rainures, et l'insert à fusible présente une languette en matériau électriquement
conducteur connectée au fusible et apte à entrer en contact avec le deuxième organe
de contact lorsque l'insert à fusible est en position verrouillée ;
- chaque rainure présente un méplat prolongeant la rampe ;
- le deuxième organe de contact est agencé sur la périphérie de la cavité et l'interrupteur-sectionneur
comprend au moins une nervure de protection réalisée en matériau électriquement isolant
et recouvrant partiellement le deuxième organe de contact ;
- il comprend deux nervures de protection globalement planes et parallèles entre elles
et le deuxième organe de contact comprend une portion destinée à établir le contact
avec la languette et positionnée entre les deux nervures de façon à définir un logement
pour la languette ;
- le pas de vis des rampes est orienté à droite et les deux rainures s'étendent de façon
sensiblement symétrique par rapport à l'axe de la paroi ;
- la partie de la paroi est limitée à un angle compris entre 85° et 105°, de façon à
réaliser une révolution partielle sur environ un quart-de-tour ;
- la partie de la paroi est limitée à un angle compris entre 160° et 200°, de façon
à réaliser une révolution partielle sur environ un demi-tour ;
- le pas de l'hélice est déterminé de sorte que la hauteur de l'hélice selon l'axe de
la paroi est comprise entre 2 et 6 mm ;
- chaque rampe débouche sur l'ouverture par l'intermédiaire d'une rainure rectiligne
et parallèle à l'axe de la paroi ;
- l'insert à fusible comporte un capuchon présentant une surface externe de forme cylindrique
à base circulaire d'où s'étendent les ergots, le capuchon présentant un moyen de repérage
symétrique par rapport à un plan comprenant l'axe de la surface externe et le boîtier
comporte un repère fixe positionné de manière à témoigner de la position verrouillée
de l'insert à fusible dans le boîtier par son alignement avec le moyen de repérage
;
- l'ouverture est en forme de disque co-axial à l'axe de la paroi prolongé par une région
délimitée par deux parois, non circulaires et parallèles à l'axe de la paroi, la languette
présentant une superficie inférieure à celle de la région et remplissant la fonction
de détrompeur lors de l'introduction de l'insert à fusible dans la cavité.
[0013] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront aussi
à la lumière de la description qui va suivre d'un interrupteur-sectionneur conforme
à l'invention, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins
annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective partielle d'un interrupteur-sectionneur conforme
à l'invention dans une position où le circuit électrique est ouvert et l'insert à
fusible retiré ;
- la figure 2 est une vue en perspective partielle de l'interrupteur-sectionneur de
la figure 1 dans une position intermédiaire ;
- la figure 3 est une vue en perspective de l'interrupteur sectionneur de la figure
1 dans une position où le circuit électrique est ouvert mais où l'insert à fusible
est en position de connexion ;
- la figure 4 est une vue à plus grande échelle d'un détail de l'interrupteur-sectionneur
de la figure 1 ;
- la figure 5 est une vue de dessus de l'interrupteur-sectionneur des figures 1 à 4
dans sa position illustrée par la figure 2 ;
- la figure 6 est une vue de dessus d'un détail de l'interrupteur-sectionneur ;
- la figure 7 est une vue en perspective par l'intérieur de la moitié du boîtier de
l'interrupteur-sectionneur dont la trace est représentée en traits mixtes sur la figure
1 ;
- la figure 8 est une vue éclatée de l'insert à fusible.
[0014] L'interrupteur-sectionneur illustré par la figure 1 comprend un boîtier 1 globalement
en forme de parallélépipède droit, dont les extrémités longitudinales selon l'axe
X d'un repère orthogonal X-Y-Z logent respectivement une borne amont 2 et une borne
aval 3. Les termes amont et aval sont choisis par référence au sens arbitraire d'un
courant susceptible de transiter dans l'interrupteur-sectionneur et symbolisé par
une flèche I sur les figures 1 à 3, 5 et 7. Sur la figure 1, seule une moitié 1A du
boîtier 1 est représentée en traits pleins pour mieux visualiser sa composition interne.
Son autre moitié 1 B est représentée, à la figure 1, par sa trace en traits mixtes,
et à la figure 7 en perspective. Les bornes 2 et 3 sont montées fixes par rapport
au boîtier 1 et coopèrent chacune avec une vis de contact 2A ou 3A apte à comprimer
une voire deux terminaison(s) de ligne(s) électrique(s) L
2 et L
3, représentées en traits mixtes, au sein d'un logement 2B ou 3B. Au sein des logements
2B et 3B, les terminaisons des sections L
2 et L
3 sont mises en contact respectivement avec une lamelle de contact amont 4 et une lamelle
de contact aval 5.
[0015] Dans sa partie médiane, le boîtier 1 définit une cavité 10 apte à recevoir un insert
20 comportant un fusible 21. Pour l'introduction de l'insert 20 dans la cavité 10,
cette dernière présente une ouverture supérieure 9. Les termes supérieur et inférieur,
haut et bas ou horizontal et vertical sont employés ici en référence à la position
de l'interrupteur-sectionneur représenté sur les figures 1 à 3 et 7 et à un axe vertical
ascendant Z.
[0016] La partie aval du boîtier 1 loge un dispositif de commutation destiné à remplir la
fonction d'interrupteur, c'est-à-dire à couper ou à rétablir le passage du courant
I dans la ligne électrique. Le dispositif de commutation comprend notamment une manette
8A montée pivotante par rapport au boîtier 1 autour d'un axe Y
8-Y'
8 parallèle à l'axe Y. La manette 8A permet d'interrompre le passage du courant I agissant
sur un levier 8B représenté uniquement à la figure 7 qui fait coulisser vers le bas
un pont de contact 7 de façon à le séparer de la lamelle aval 5 et d'une lamelle intermédiaire
6. Sur les figures 1 à 3, la manette 8A est représentée dans la position d'ouverture
du circuit. La flèche symbolisant le courant I est donc représentée en traits pointillés,
car le courant I ne passe pas. Un ressort 7A exerce un effort vertical ascendant de
rappel du pont 7 vers les lamelles 5 et 6. Ainsi, lorsque la manette 8A est rabattue
sur la partie supérieure du boîtier 1, le contact est rétabli et le courant I peut
circuler depuis la lamelle intermédiaire 6 vers la lamelle aval 5. Le fonctionnement
du dispositif de commutation n'est pas décrit plus en détail ici, car il est semblable
à celui décrit par
EP-A-0 584 587.
[0017] La lamelle intermédiaire 6 est positionnée au fond de la cavité 10. La lamelle 6
est montée mobile par rapport au boîtier 1 sensiblement selon l'axe Z. En l'occurrence,
elle peut coulisser vers le bas lorsqu'elle est poussée par le fusible 21 arrivant
au fond de la cavité 10 et elle est repoussée vers l'ouverture 9 par la force de rappel
exercée par un organe élastique 6A, lorsque l'insert 20 est extrait de la cavité 10.
En l'occurrence, l'organe élastique de rappel est constitué par un ressort 6A.
[0018] Au voisinage de son ouverture 9, la cavité 10 est définie par une paroi globalement
cylindrique 11 réalisée dans le boîtier 1 ou dans une pièce solidaire du boîtier 1.
La paroi 11 est destinée à guider avec un jeu fonctionnel l'insert 20, lors de son
introduction dans la cavité 10. La paroi 11 présente une forme composée d'un cylindre
à base circulaire jouxtant un prisme à base triangulaire et s'étendant selon un axe
Z
11-Z'
11 parallèle à l'axe Z. La paroi 11 comprend une partie 11A en forme de portion de cylindre
ménagée dans la moitié 1A du boîtier 1, ainsi qu'une autre partie 11 B en forme de
demi-cylindre ménagé dans la moitié 1 B. La base de la paroi 11 est définie par l'ouverture
9 qui est en forme de disque dont un quart est prolongé par une région triangulaire
19. La région 19 est ici en forme de triangle rectangle isocèle délimité par deux
parois 11A1 et 11A2 planes, parallèles à l'axe Z
11-Z'
11 et visibles notamment sur la figure 5.
[0019] Comme le montrent les figures 1, 4 et 6, l'interrupteur-sectionneur comprend deux
rainures 12 et 13 comportant chacune une rampe 12A ou 13A de forme hélicoïdale. Ces
rampes hélicoïdales 12A et 13A s'étendent chacune sur une partie de la paroi 11 limitée
à un angle α de l'ordre de 95° visible sur la figure 5. Cet angle α correspond à une
révolution d'environ un quart-de-tour, si bien qu'il est compris entre 85° et 105°.
Chaque rainure 12 ou 13 débouche dans sa partie supérieure sur l'ouverture 9 par l'intermédiaire
d'une rainure 14 ou 15 rectiligne et parallèle à l'axe Z
11-Z'
11. Dans la partie inférieure, la rainure 13 se termine par un siège 18 de profil rectangulaire.
[0020] Dans la rainure 13, comme il ressort plus particulièrement de la figure 4, la jonction
entre la rampe hélicoïdale 13A et le siège 18 est réalisée par un méplat 16 suivi
d'une courte rampe terminale 17 aboutissant sur le siège 18 et dirigée vers le haut,
contrairement à la rampe hélicoïdale 13A. Le pas de l'hélice définissant les rampes
hélicoïdales est déterminé pour obtenir une course C en translation verticale comprise
entre 2 et 6 mm et valant en l'occurrence 3,5 mm. Le retrait du siège 18, c'est-à-dire
la distance verticale
d séparant le méplat 16 du sommet du siège 18, peut être de l'ordre de 1 mm.
[0021] A l'instar de la rainure 13, la rainure 12 présente une rampe hélicoïdale 12A, puis
un méplat 16. La section orthogonale de chaque rainure 12 ou 13 est rectangulaire.
[0022] A la différence de la rainure 13, la rainure 12 ne présente pas de siège, mais débouche
simplement dans le volume prismatique défini par l'ouverture 19 et par l'axe Z
11-Z'
11. Néanmoins la rainure 12 pourrait également présenter un siège, en fonction des géométries
sélectionnées pour le boîtier et pour l'insert.
[0023] Les rainures 12 et 13 sont ainsi aptes à guider chacune un ergot 23 ou 24 solidaire
de l'insert 20 à fusible 21. Dans la mesure où les rainures 12 et 13 s'étendent symétriquement
par rapport à l'axe Z
11-Z'
11, les ergots 23 et 24 sont disposés de façon diamétralement opposée par rapport à
un axe Z
20-Z'
20 selon lequel s'étend l'insert 20.
[0024] Les rampes 12A et 13A s'appuient sur une hélice dextre. Le pas de vis qu'elles constituent
est donc orienté à droite. Par conséquent, pour être introduit dans la cavité 10 ou
pour en être extrait, l'insert 20 doit être respectivement vissé ou dévissé d'un quart-de-tour.
L'extrémité interne ou inférieure de la rainure 12 s'évase de manière à former le
siège 18 dont le sommet 18A est situé, par rapport au fond du boîtier 1 opposé à l'ouverture
9, à une altitude supérieure à celle du point le plus bas 13D de la rampe 13A. Les
adjectifs interne et externe sont employés par référence à la cavité 10 et au boîtier
1. En d'autres termes, le sommet 18A est en retrait vers le haut par rapport au point
interne extrême de la rampe 13A de la rainure 13.
[0025] Lorsque l'insert 20 est vissé à fond dans les rainures 12 et 13, l'ergot 23 est logé
au sein du siège 18 dans lequel il est maintenu par le ressort 6A qui exerce un effort
vertical ascendant sur l'insert 20 par l'intermédiaire du contact 6. Les rainures
12 et 13, les ergots 23 et 24 et le ressort 6A constituent donc des moyens de verrouillage
rapide, par vissage à quart-de-tour, de l'insert 20 dans le boîtier 1.
[0026] Dans cette position terminale d'enclenchement, le pôle inférieur 21A du fusible 21
touche la lamelle 6. Il peut alors être électriquement relié à la lamelle aval 4 dans
le cas où le pont 7 établit l'interconnexion après commutation en position fermée
de la manette 8A et du levier 8B.
[0027] L'insert 20 comporte un capuchon 22 en matériau électriquement isolant maintenant
la cartouche fusible 21 de façon amovible. En effet, lorsque le fusible 21 a fondu
après avoir protégé la ligne électrique contre un court-circuit ou une surcharge électrique,
la cartouche doit pouvoir être ôtée et remplacée pour rétablir le passage du courant
I dans la ligne électrique. Pour cela, la partie supérieure du fusible 21 peut être
enchâssée par fixation élastique au sein d'une zone de réception non représentée du
capuchon 22. Le fusible 21 et son capuchon 22 s'étendent selon l'axe Z
20-Z'
20 qui est parallèle à l'axe Z lorsque l'insert 20 est introduit dans la cavité 10.
[0028] Le capuchon 22 présente une surface externe globalement cylindrique 22A à base circulaire,
de manière à être guidé par la paroi 11. L'insert 20 porte les deux ergots 23 et 24
en saillie par rapport au capuchon 22 et diamétralement opposés par rapport à l'axe
Z
20-Z'
20, ce qui leur permet de s'engager simultanément dans les rampes hélicoïdales 12A et
13A.
[0029] L'insert 20 présente en outre une languette de contact 25 réalisée en un matériau
électriquement conducteur. La languette 25 s'étend dans un plan perpendiculaire à
l'axe Z
20-Z'
20 en saillie par rapport à la surface externe de l'insert 20. La languette 25 est orientée
selon un angle β d'environ 45° par rapport à l'axe diamétral reliant les ergots 23
et 24. La pièce 26 formant la languette 25 est pliée et agencée dans le capuchon 22
de manière à entrer en contact avec le pôle supérieur 21 B visible à la figure 8 du
fusible 21 lorsqu'il est recouvert par le capuchon 22. Le pôle inférieur 21A du fusible
21 est susceptible d'être relié électriquement à la borne aval 3 et le pôle supérieur
du fusible 21 à la borne amont 2.
[0030] Pour établir le contact avec la languette 25, la lamelle amont 4 comporte une portion
4A plane s'étendant à proximité de la cavité 10 et en forme de rectangle sectionné
au quart par un segment circulaire. Dans la direction verticale, la portion 4A se
trouve située entre la lamelle 6 et l'ouverture 9. Plus précisément, la portion 4A
se trouve à une altitude inférieure à celles du bas de la paroi 11 et des rainures
12 et 13.
[0031] La géométrie et la position de la portion 4A sont déterminées de façon à établir
le contact avec la languette 25, lorsque l'insert 20 est introduit dans la cavité
10 et que ses ergots 23 et 24 sont vissés à fond dans les rainures 12 et 13, respectivement
jusque dans le siège 18 et le prisme triangulaire. En l'occurrence, l'extrémité de
la portion 4A se trouve en porte-à-faux dans la périphérie de la cavité 10 et présente
une forme sensiblement cylindrique inscrite sur le prolongement fictif du cylindre
formant la paroi 11. Une telle forme ne fait donc pas obstacle à l'introduction de
l'insert 20 ni, en particulier, au passage du capuchon 22 et de la languette 25.
[0032] Les dimensions de la languette 25 et de la portion 4A correspondante sont sélectionnées
en fonction du calibre thermique de l'interrupteur-sectionneur, c'est-à-dire de manière
à obtenir une superficie et une section suffisante pour le passage du courant sans
risquer la détérioration des pièces en contact.
[0033] Comme le montre la figure 7, le boîtier 1 comporte une nervure de protection 10A
positionnée de manière à recouvrir les faces supérieure et interne de la portion 4A.
Une telle nervure 10A est réalisée en matériau électriquement isolant et elle est
solidaire du boîtier 1. Elle permet de masquer la portion 4A afin d'empêcher un contact
accidentel avec le doigt d'un opérateur passant à travers l'ouverture 9, pour le cas
où la section amont L
2 de la ligne électrique est directement reliée à un générateur de courant maintenu
sous tension.
[0034] De plus, le boîtier 1 présente une seconde nervure 10C de protection disposée parallèlement
à la nervure 10A et sous celle-ci, de façon à empêcher un contact accidentel entre
la portion 4A et le doigt se repliant vers le haut d'un opérateur. La portion 4A et
la nervure 10C ménagent un espace 10B apte à loger la languette 25. Lorsque l'insert
20 est en position verrouillée symbolisée par la lettre F à la figure 5 et correspondant
à la position illustrée par la figure 3, la languette 25 se trouve donc encadrée dessus
et dessous par la portion 4A et les nervures 10A et 10C. Lorsque le boîtier 1 est
issu du moulage d'un matériau électriquement isolant, les nervures 10A et 10C peuvent
par exemple être constituées d'ailes horizontales moulées depuis l'une des parois
latérales du boîtier 1 dans la cavité 10.
[0035] Pour mettre en place l'insert 20 muni de son fusible 21 dans la cavité 10, il faut
donc le visser dans le boîtier 1 suivant une révolution à quart-de-tour pour amener
la languette 25 au contact de la portion 4A. Pour cela, il faut tout d'abord présenter,
face à l'ouverture 9, la partie inférieure du fusible 21, puis l'introduire au sein
du volume globalement cylindrique défini par la paroi 11. Il faut ensuite présenter
la languette 25 en face de la région triangulaire 19 correspondante de l'ouverture
9. La languette 25 est alors en position ouverte ou sectionnée symbolisée par la lettre
O à la figure 5, correspondant à la position illustrée par la figure 2.
[0036] La présence de la languette 25 en saillie par rapport à la face externe de l'insert
20 constitue un moyen de détrompage imposant un sens de montage unique de l'insert
20 dans le boîtier 1. Pour pouvoir être engagée dans la région 19, la languette 25
présente une superficie inférieure à celle de l'ouverture ou région 19.
[0037] Les ergots 23 et 24 sont ensuite engagés respectivement dans les rainures d'entrée
14 et 15 avant d'aborder les rampes hélicoïdales 12A et 13A. L'opérateur doit alors
tourner l'insert 20 pour lui imprimer un mouvement hélicoïdal, dans le sens de la
flèche H à la figure 3, guidé par les rainures 12 et 13. Au cours de ce mouvement
H, l'insert 20 accoste le contact intermédiaire 6 par le biais du pôle inférieur 21A.
Le contact 6 constitue donc le premier organe de contact électrique touché par l'insert
20.
[0038] Lorsque l'opérateur continue à déplacer l'insert 20 vers le bas, il commence alors
à comprimer le ressort 6A par l'intermédiaire du premier organe de contact 6. Arrivé
à l'extrémité inférieure des rampes hélicoïdales, les ergots 23 et 24 s'engagent contre
les méplats 16 grâce auxquels le mouvement de l'insert 20 devient une révolution pure,
sans translation. Les méplats 16 correspondent aux points les plus bas atteints par
les ergots 23 et 24, où le ressort 6A est le plus comprimé.
[0039] Une révolution supplémentaire de l'insert 20 fait ensuite remonter l'ergot 24 le
long de la rampe terminale 17 jusqu'au siège 18 situé en retrait vertical par rapport
au point le plus bas 13D de l'hélice, c'est-à-dire par rapport à l'altitude des méplats
16. Il en va de même au niveau de l'ergot 23 et de la rampe 12, l'ergot 23 parvenant
alors au-dessous de la région 19. Le ressort 6A se détend alors légèrement tout en
maintenant le contact entre la lamelle 6 et le pôle inférieur 21A.
[0040] Au fur et à mesure de la révolution de l'insert 20, la languette 25 vient se placer
en regard de la portion 4A de la lamelle amont 4. Lors du guidage de l'ergot 24 par
la rampe terminale 17, l'insert 20 remonte légèrement, si bien que la languette 25
accoste la face inférieure de la portion 4A établissant ainsi la conduction électrique
entre le pôle supérieur 21 B du fusible 21 et la lamelle amont 4. Cette dernière constitue
donc chronologiquement le deuxième organe de contact électrique touché par l'insert
20. Le ressort 6A exerce alors un effort dirigé vers le haut sur la lamelle 6, donc
sur le pôle inférieur 21A. Le fusible 21 transmet cet effort à la languette 25 qui
est maintenue en contact avec la portion 4A par une pression assurant une superficie
d'interface électrique importante, minimisant ainsi l'échauffement des pièces conductrices.
[0041] En revanche, le ressort 6A n'est pas destiné à exercer l'effort sur les ergots 23
et 24, qui, en l'occurrence, demeurent exempts de contraintes mécaniques lorsqu'ils
occupent leurs positions terminales respectives au sein des rainures 13 et 12. Les
ergots 23 et 24 flottent ainsi au niveau du siège 18 et du volume prismatique triangulaire.
[0042] Ainsi, lorsque l'insert 20 est en place au fond de la cavité 10, le fusible 21 relie
électriquement le premier organe 6 au deuxième organe 4. De plus, lorsque la manette
8A est rabattue sur le boîtier 1 fermant ainsi le circuit électrique, la lamelle 6
est électriquement reliée à la lamelle aval 5 par l'intermédiaire du pont 7, ce qui
permet le passage du courant I à travers l'interrupteur-sectionneur.
[0043] Lorsque l'opérateur souhaite isoler la ligne électrique où est montée l'interrupteur-sectionneur,
il doit d'abord relever la manette 8A coupant le courant I de façon à accéder à l'insert
20. Il doit ensuite dévisser d'un quart-de-tour l'insert 20 pour l'extraire de la
cavité 10. Pour cela, la partie supérieure du capuchon 22 présente deux zones de préhension
22B et 22C symétriques par rapport au plan vertical médian et grâce auquel l'opérateur
peut saisir et manipuler l'insert 20. Lorsque ce dernier est ôté de la cavité 10,
la ligne électrique L
2-L
3 sur laquelle est monté l'interrupteur-sectionneur est effectivement isolée, sans
risque de rétablissement intempestif du courant I.
[0044] Au lieu d'un quart-de-tour, on peut prévoir la fixation de l'insert 20 dans le boîtier
1 au moyen d'un verrouillage rapide à demi-tour, c'est-à-dire selon une course angulaire
limitée à un angle compris entre 160° et 200°.
[0045] Une fois la ligne isolée, l'opérateur peut, le cas échéant, remplacer le fusible
21. La fixation élastique de ce dernier dans le réceptacle du capuchon 22 peut être
réalisée au moyen d'une lamelle de contact pliée de façon à se conformer à une portion
substantielle de la circonférence interne du réceptacle du capuchon 22. La lamelle
peut être surmoulée, soudée ou accrochée par coincement dans le capuchon 22.
[0046] Par ailleurs, la face supérieure 22D du capuchon 22 présente une géométrie symétrique
par rapport au plan médian vertical. Cette face 22D globalement en forme de rectangle
horizontal peut ainsi être alignée par l'opérateur face à un repère fixe 1C prévu
sur le boîtier 1 pour témoigner de manière certaine de la mise en place effective
et complète de l'insert 20 en position verrouillée F dans la cavité 10. En d'autres
termes, l'opérateur constate visuellement que le contact est établi grâce au fusible
21 lorsqu'il a aligné la face 22D et le repère 1C, sans avoir besoin d'entendre un
déclic. La mise en place de l'insert 20 est donc particulièrement rapide et intuitive
pour un opérateur. Ceci constitue un avantage essentiel lorsque l'opérateur doit mettre
en place un nombre élevé d'inserts à fusibles.
[0047] De plus, l'interrupteur-sectionneur peut comprendre un dispositif de verrouillage
non représenté empêchant l'opérateur de rabattre la manette 8A en position fermée
lorsque le contact n'est pas établi, c'est-à-dire lorsque l'insert 20 à fusible 21
n'est pas lui-même en position fermée F.
[0048] Ce dispositif de verrouillage peut être construit de façon analogue à celui décrit
par
EP-A-0 584 587, avec palette et ressort de torsion et adapté à la configuration de l'objet de l'invention.
[0049] Le fond de la cavité 10 peut aussi être muni d'un système de blocage pour y retenir
de façon inamovible une rondelle de détrompage dont le diamètre interne correspond
aux dimensions externes du pôle inférieur 21A d'un fusible 21 adapté au calibre thermique
dévolu à l'interrupteur-sectionneur, comme le décrit
EP-A-0 584 587.
[0050] Dans l'exemple des figures, les lamelles de contact 6, d'une part, et 4 et 5, d'autre
part, sont formées par des lames pliées respectivement en Ω et en Z droit. Cependant,
ces contacts peuvent présenter des nombres ou géométries différents, sans pour autant
sortir du cadre de cette invention.
1. Interrupteur-sectionneur de ligne électrique (L2-L3) comprenant un boîtier (1) comportant deux bornes (2, 3), aptes à recevoir des sections
de lignes électriques (L2, L3), ainsi qu'un dispositif de commutation (7, 7A, 8A, 8B) apte à couper et à rétablir
le passage d'un courant électrique (1) entre les bornes (2, 3), le boîtier (1) définissant
une cavité (10) ouverte (9) et étant apte à recevoir un insert (20) à fusible (21),
la cavité (10) étant définie, près de son ouverture (9), par une paroi (11) solidaire
du boîtier (1) et destinée à guider l'insert (20) à fusible (21) vers la cavité (10),
le boîtier (1) comportant un premier organe de contact (6), positionné au fond de
la cavité (10) et relié électriquement à l'une des bornes (3), ainsi qu'un deuxième
organe de contact (4) positionné (4A) entre l'ouverture (9) et le premier organe de
contact (6) et relié électriquement à l'autre borne (2), caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de verrouillage rapide de l'insert (20) à fusible (21) par
vissage de l'insert (20) à fusible (21) limité à une révolution partielle d'angle
(α) inférieur ou égal à 270°, l'insert (20) à fusible (21) étant apte à relier électriquement
les premier (6) et deuxième (4) organes de contact lorsqu'il est en position verrouillée
(F), et en ce que les moyens de verrouillage comportent au moins un ergot (23, 24) solidaire de l'insert
(20) à fusible (21) et au moins une rainure (12, 13) de réception dudit ergot, en ce que la paroi (11) présente une forme globalement cylindrique (Z11-Z'11) à base (9) partiellement circulaire et en ce que les moyens de verrouillage rapide comprennent deux ergots (23, 24) et deux rainures
(12, 13) comportant chacune une rampe (12A, 13A) hélicoïdale s'étendant sur une partie
limitée (α) de la paroi (11) et débouchant au niveau de l'ouverture (9) de la cavité
(10), chaque rainure (12, 13) étant apte à guider l'un des ergots (23, 24) lors de
son introduction dans la cavité (10), au moins l'une des rainures (13) se terminant
par un siège (18) présentant un retrait (18A) vers l'ouverture (9) par rapport à la
rampe (13A) correspondante et contre lequel est maintenu l'ergot (23, 24) correspondant
au moyen d'un organe élastique (6A) exerçant un effort tendant à repousser l'insert
(20) à fusible (21) selon l'axe (Z11-Z'11) de la paroi (11) et en direction de l'ouverture (9).
2. Interrupteur-sectionneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième organe de contact (4) est monté fixe entre le premier organe de contact
(6) et les rainures (12, 13), et en ce que l'insert (20) à fusible (21) présente une languette (25) en matériau électriquement
conducteur connectée au fusible (21) et apte à entrer en contact avec le deuxième
organe de contact (4) lorsque l'insert (20) à fusible (21) est en position verrouillée
(F).
3. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que chaque rainure (12, 13) présente un méplat (16) prolongeant la rampe (12A, 13A).
4. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le deuxième organe de contact (4) est agencé (4A) sur la périphérie de la cavité
(10) et en ce que l'interrupteur-sectionneur comprend au moins une nervure (10A) de protection réalisée
en matériau électriquement isolant et recouvrant partiellement le deuxième organe
de contact (4).
5. Interrupteur-sectionneur selon les revendications 2 et 4, caractérisé en ce qu'il comprend deux nervures de protection (10A, 10C) globalement planes (X-Y) et parallèles
entre elles et en ce que le deuxième organe de contact (4) comprend une portion (4A) destinée à établir le
contact avec la languette (25) et positionnée entre les deux nervures (10A, 10C) de
façon à définir un logement (10B) pour la languette (25).
6. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pas de vis des rampes (12A, 13A) est orienté (H) à droite et en ce que les deux rainures (12, 13) s'étendent de façon sensiblement symétrique par rapport
à l'axe (Z11-Z'11) de la paroi (11).
7. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la partie de la paroi (11) est limitée à un angle (α) compris entre 85° et 105°,
de façon à réaliser une révolution partielle sur environ un quart-de-tour.
8. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que la partie de la paroi (11) est limitée à un angle (α) compris entre 160° et 200°,
de façon à réaliser une révolution partielle sur environ un demi-tour.
9. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pas de l'hélice est déterminé de sorte que la hauteur (C) de l'hélice selon l'axe
(Z11-Z'11) de la paroi (11) est comprise entre 2 et 6 mm.
10. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque rampe (12A, 13A) débouche sur l'ouverture (9) par l'intermédiaire d'une rainure
(14, 15) rectiligne et parallèle à l'axe (Z11-Z'11) de la paroi (11).
11. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'insert (20) à fusible (21) comporte un capuchon (22) présentant une surface externe
(22A) de forme cylindrique à base circulaire d'où s'étendent les ergots (23, 24),
le capuchon (22) présentant un moyen de repérage (22D) symétrique par rapport à un
plan comprenant l'axe (Z20-Z'20) de la surface externe (22A) et en ce que le boîtier (1) comporte un repère fixe (1C) positionné de manière à témoigner de
la position verrouillée (F) de l'insert (20) à fusible (21) dans le boîtier (1) par
son alignement avec le moyen de repérage (22D).
12. Interrupteur-sectionneur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'ouverture (9) est en forme de disque co-axial à l'axe (Z11-Z'11) de la paroi (11) prolongé par une région (19) délimitée par deux parois (11A1, 11A2),
non circulaires et parallèles à l'axe (Z11-Z'11) de la paroi (11), la languette (25) présentant une superficie inférieure à celle
de la région (19) et remplissant la fonction de détrompeur lors de l'introduction
de l'insert (20) à fusible (21) dans la cavité (10).